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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 20:01

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5

 

 

Datant de 2004, « The new avengers, tome 1, chaos » a été écrit par la star Brian Michael Bendis et dessiné par David Finch.

On retrouve dans ce comic book audacieux de chez Marvel, la volonté déjà présente dans la série « Ultimates » de donner un souffle nouveau aux Vengeurs avec des histoires plus sombres, plus ancrées dans la réalité et la politique de l’époque contemporaine.

Cette fois ci c’est une mystérieuse succession d’événements aussi dramatiques qu’inexpliqués qui vont venir frapper en plein cœur les Vengeurs, avec l’explosion du Valet de Cœur pour tuer Scott Lang (l'Homme Fourmi), le corps androïde de la Vision utilisé comme niche de lancement pour coordonner l’attaque simultanée de robots Ultron ou un discours particulièrement agressif de Tony Stark lors d’une réunion des Nations Unies qui lui vaudra son limogeage du poste d’actuel ministre de la Défense américaine.

Ces événements perturbateurs aboutissent à une explosion de rage incontrôlée de Miss Hulk qui détruit le corps de la Vision avant de s’en prendre violemment à ses coéquipiers pour n’être stoppée que par Ion man.

Au cours des combats, la Guêpe est blessée et plongée dans un coma profond.

Puis comme si cela ne suffisait pas les Vengeurs doivent faire face à une invasion des Krees qu’ils repoussent avec l’aide de tous les ex-Vengeurs venus leur prêter main forte.

Après ce combat d’envergure ou Œil de faucon trouve la mort, le Docteur Strange surgit et leur livre la clé de l’énigme, la dépression de la Sorcière rouge qui devenue folle manipule la réalité à sa guise.

Le Sorcier suprême doit recourir à toute sa magie pour l’arrêter et la restituer inconsciente à son père Magnéto.

Mais les pertes subies et l’arrêt du financement de leur équipe par un Tony Stark en difficulté, provoquent la dissolution des Vengeurs.

Cet épisode, superbe et riche en émotion, voit chacun des Vengeurs se remémorer dans une atmosphère d’enterrement, les grandes étapes de leur carrière avec la découverte de Captain america congelé, la guerre Kree-Skrulls, les menaces Korvacs, Thanos, puis celles plus conventionnelles des Maitres du Mal ou de Ultron.

Mais le monde du crime ne restera pas longtemps inactif.

Electro court-circuite les systèmes de sécurité d’un complexe ultra surveillé de la prison de Ryker’s Island ce qui provoque l’évasion d’une centaine de puissants super criminels.

Présents sur place, Daredevil, Spider woman et Luke Cage épaulés de Spider man font de leur mieux sans pouvoir faire mieux que contenir les furies échappées avant que Captain america, Iron man et Sentry ne vienne faire basculer le rapport de force en faveur des héros même si une quarantaine de criminels dont Electro parviennent à s’évanouir dans la nature.

Satisfaits de l’efficacité de cette équipe improvisée, Captain america et Iron man décide de recréer une équipe de Vengeurs en enrôlant de nouveaux membres.

Ces nouveaux Vengeurs se déclareront indépendants de toute influence gouvernementale et en particulier de celle du S.H.I.E.L.D qui voit cela d’un très mauvais œil.

Après avoir arraisonné Electro, les Vengeurs apprennent que son but principal était de faire évader Karl Lykos alias Sauron brillant scientifique et mutant ptérodactyle draineur d’énergie retourné en Terre Sauvage, région préhistorique située en Antarctique bien connue des fans des X-men.

Il s’y rendent dans leur nouveau Quinjet flambant neuf, tombent sur un Wolverine en cavale avant d’être tous capturés par Lykos et son armée de mutants génétiquement modifié par ses expérimentations pseudo scientifique.

Lykos leur révèle qu’il travaille pour le S.H.I.E.L.D afin de leur fournir du vibranium métal précieux constituants d’armes.

La technologie de l’armure d’Iron man permet aux Vengeurs de se libérer, de vaincre Sauron et ses mutants, avant de constater que le S.H.I.E.L.D fait détruire la mine d’extraction de vibranium en prétextant une trahison dans son organisation.

Circonspects, les Vengeurs constatent que le S.H.I.E.L.D conservait les super criminels dans sa base secrète dans un but mystérieux.

L’album se termine sur l’enrôlement très controversé de Wolverine au sein des Vengeurs.

En conclusion, j’ai été on ne peut plus charmé par « The new avengers, tome 1, chaos ».

Difficile en effet de rester insensible à cette histoire sombre et complexe narrant la déchéance d’un des plus mythiques équipes de super héros de l’univers Marvel.

C’est dans ces moments la, quand les héros s’avèrent vulnérables, quand leur idéalisme est pris en affaibli par la bureaucratie, les intérêts politiques, les organisations ambigües comme le S.H.I.E.L.D, qu'ils demeurent les plus humains et touchants.

Si l’affaire de la Sorcière rouge ne me passionne pas plus que cela, ses rebondissements sont en revanches passionnants, avec une équipe obligée de repartir à zéro en incorporant de nouvelles forces vives, plutôt habituées à travailler en solitaires.

Le spectacle est également au rendez vous avec de somptueuses batailles … les dessins de Finch sombres et puissants sont à tomber couper le souffle mais plus que tout c’est l’incroyable coté émotionnel de ces aventures que l’on retient avec la mort de héros tombés au champ d’honneur (Œil de faucon, Vision, Homme Fourmi, la Guêpe ) ou ceux traumatisés par leurs échecs (Miss Hulk).


Sombre, intelligent, profond et majestueux, « The new avengers, tome 1, chaos » constitue donc un grand moment de bande dessinée.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 21:46

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5

 

 

Envie de retourner à plus de profondeur et de calme après être retourné sur les traces historiques du heavy metal anglais d’Iron maiden.

La philosophie en général et le petit essai en particulier de Pascal Bruckner intitulé « L’euphorie perpétuelle » m’est alors apparu comme un excellent remède.

J’ai acheté ce livre lors d’un période assez sombre de ma vie ou je n’étais pas heureux, cherchant les raisons profondes de mon mal mais surtout de mon décalage avec la majeure partie de mon entourage rivé à une approche intégriste du « sois heureux » inculqué à coup de régime forcé.

En quatre courtes mais denses parties, Bruckner propose une étude sur le thème du bonheur, depuis sa définition dans l’Antiquité jusqu’à nos jours en passant par le Moyen Age chrétien et le XVIII iéme siècle des Lumières.

Si la notion de bonheur est introduite pour la première fois par les philosophes grecs qui en font avec Aristote le corollaire de l’accession à la sagesse avec une vie équilibrée centrée sur l’exercice des vertus, de la mesure et de la vie intellectuelle, les Chrétiens en font un bien atteignable que dans un lointain au-delà situé au paradis.

Cette approche religieuse conditionnera pendant des siècles les mentalités des hommes, nés pour l’église d’un péché originel et devant expier cette faute tout leur vie terrestre, se montrer humbles, soumis, irréprochables, accepter la douleur comme punition divine pour en espérer en tirer les bénéfices au moment du jugement des âmes.

On regrettera cependant que l’auteur ne développe pas les visions du bonheur des deux autres grandes religions monothéistes comme l’Islam et le Judaïsme, même si on les devine assez similaires à celle du Christianisme.

Les choses changent avec la philosophie des Lumières, les progrès de la science, de la médecine, rendent les hommes optimistes dans la maitrise de leur destin et l’idée de la souffrance intolérable.

Poussée par le vent du progrès, l’église n’a d’autres choix que d’assouplir sa position déjà en grande perte de vitesse dans une société alors en plein mouvement.

Mais le tournant est franchi après les grandes guerres de la fin du XX iéme siècle, ou l’Occident traumatisé et meurtri se réveille avec un irrésistible envie de jouir de la vie.

Les mouvements pacifistes et libertaires de gauche de la fin des années 60 accentuent le phénomène,  faisant du bonheur individuel et hédoniste la valeur dominante de l’Occident.

La nouvelle norme sociale est définie et tout le monde est sommé de s’y conformer.

Le bonheur doit être permanent, sans a coups et chaque défaillance est incomprise voir même dument réprimandée.

La souffrance et encore davantage le déplaisir ne sont plus tolérés, pourtant malgré les progrès de la technologie, des maladies incurables comme le cancer et le sida rappellent à l’homme sa fragile condition de mortel.

Mais celui-ci se refuse de voir la réalité en face, s’auto persuadant par exemple que les soins palliatifs permettent une mort en douceur.

Compte tenu de la difficulté à mesurer de manière objective cette entité abstraite, la définition du bonheur se modèle suivant les époques.

Avec l’avènement de l’ultra libéralisme, de la frénésie de la société de consommation et de la communication, elle revêt la forme du matérialisme, de la quête de l’enrichissement et par une forme de reconnaissance médiatique obtenue par exemple par le biais des nouveaux média comme Internet.

Bruckner dépeint un monde en perte de repères, s’auto conditionnant de son immortalité et son éternelle jeunesse, luttant sans fin à coup de distractions préprogrammées pour ne pas sombrer dans un ennui et dans une inactivité jugés comme mortels.

Le vide spirituel laissé par le déclin des religions, a laissé la place à une version défigurée et allégée du bouddhisme propagé par le Dalai Lama pour séduire les Occidentaux sans leur imposer une révision trop profonde de leur mode de vie egocentrique.

L’ouvrage se termine sur une note positive, montrant l’absurdité de la négation de la malheur tout comme celle du bonheur continu, l’impossibilité de parer les coups du sort décidant à notre place (maladies, accidents) , tout en prônant de savoir profiter des moments de bonheur quand ils arrivent comme par exemple gouter à la communion avec la nature, découvrir une belle œuvre ou triompher d’une difficulté.

En conclusion, « L’euphorie perpétuelle » est un livre difficile, brillant d’intelligence et développant des idées à contre courant de la pensée dominante.

Les références (philosophes, écrivains, scientifiques, journalistes)  utilisées par Bruckner sont réellement impressionnantes et totalement maitrisées.

Le cheminement est imparable, avec chaque étape historique marquant une évolution vers la notion de bonheur.

Mon sentiment est que privé de puissants systèmes de pensées religieux, philosophiques ou politiques, privé aussi souvent de grands évènements lui rappelant sa fragilité (guerre, épidémie, catastrophe) , l’homme occidental moderne se raccroche artificiellement à une conception factice d’un bonheur inatteignable pour combler le terrible sentiment de vide en lui qu’aucune recherche de biens matériels ou de richesse ne saurait combler.

C’est donc comme si la société se droguait elle-même au bonheur pour ne plus voir la petitesse, la vacuité et l’inutilité de la condition humaine.

A mon sens la science est à terme une illusion, il y a eu un avant l’homme et il y aura un après.

L’homme n’est qu’un voyageur, une ombre de passage, le comprendre c’est déjà avoir la lucidité nécessaire pour tenter de faire quelque chose de sa vie pour rendre ce passage le moins désagréable possible tout en acceptant que les moments pénibles succèdent inlassablement aux moments heureux dans un infernal ballet cyclique ou l’homme subit plutôt qu’il n’agit.

Même si Bruckner est dur avec l’insensibilité stricte des philosophes Stoïciens, je me sens beaucoup plus proches du messages des philosophes grecs que des tous les autres avec cette approche de la recherche d’un équilibre entre passions et besoins corporels avec comme unique boussole (certes grandement imparfaite) l’intellect faisant office de régulateur.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 20:31

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1

 

 

Les années se suivent et se ressemblent ou presque pour Iron maiden alors au fait de se gloire et régnant sans ambages (avec Judas priest) sur le monde du heavy metal alors au summum de sa popularité car porté par le vent de la nouveauté notamment des mouvements émergent du thrash métal américain qui viennent stimuler la concurrence des seigneur du heavy anglais.

Tandis que Carl Lewis armé de sa grace féline, conquiert le monde aux jeux olympiques de Los Angeles, Iron maiden, poursuivant lui aussi son rythme de forçat, sort en 1984 « Powerslave ».

« Powerslave » marque le début d’une certaine démesure avec cette pochette représentant un Eddy pharaonisé dans une égyptologie de pacotille.

L’entame se fait avec « Aces High » véritable chef d’œuvre de heavy metal violent et épique mené à un train d’enfer.

Ayant pour thème la résistance héroïque des avions Spitfire anglais face aux Stuka et Messerschmitt allemand pendant la seconde guerre mondiale, « Aces High » fait preuve d’une virulence encore jamais éprouvée par les anglais avec des refrains tournoyants avec une puissance inouïe.

On poursuit avec « Two minutes to midnight » considéré comme un classique à mon sens bien surestimé en raison de ses refrains faiblards.

Puis vient un long instrumental à mon sens bien inutile « Losfer words (Big’Orra) » surtout quand on le compare avec ce que produisait le Metallica de Cliff Burton à la même époque.

Malgré la vivacité et la puissance pure des ses riffs, « Flash of the blade » manque d’impact sur les refrains et le constat est le même pour « The duellist » peu palpitant et péchant par un excès démesuré de  longueur.

Le comble de la médiocrité est atteinte avec « Back to the village » transformé en infâme bouillabaisse à riffs.

Iron maiden refait le coup des influences orientales cette fois mal intégrées avec « Powerslave » avec une ambiance grandiloquente plus proche du ridicule que du grand mystère qu’elle est sensée véhiculer.

L’album se termine avec « Rhyme of the ancient mariner » morceau d’une longueur criminelle sans aucune intensité ni feeling.

En conclusion, alors que j’avais été plutôt élogieux sur les premiers albums d’Iron maiden, « Powerslave » marque malgré sa grande renommée, le premier faux pas dans mon appréciation de la carrière du groupe.

Voulant jouer la carte de la sophistication et de la puissance pour faire la nique aux jeunes groupes émergents, Maiden durcît le ton tout en laissant fortement inspiration et feeling au vestiaire.

Mis à part le titre d’ouverture, redoutable, rien en fait ne me charme dans cet album pompeux et creux aux compositions peu marquantes.

Largement surcoté et dispensable donc à mon sens.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 19:43

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5

 

 

 

Surfant sur sa nouvelles vague de popularité et l’arrivée d’une nouvelle recrue au potentiel immense, Iron maiden ne chôme pas et enchaine les albums année aprés année.

En 1983, les nouveaux héros du heavy métal se séparent de leur batteur Clive Burr incapable de tenir le rythme des tournées éreintantes du à leur statut de star nouvellement acquis pour recruter Nicko Mc Brain, ex batteur des français antisociaux de Trust.

Avec sa pochette bien quelconque représentant un Eddy camisolé, « A piece of mind » sort dans la foulée.

Le premier titre « When eagles dare » est assez surprenant.

Au lieu de rentrer bille en tête comme sur les précédents disques, « When eagles dare » est un titre long, complexe au tempo médian mais qui recèle une atmosphère emphatique au final très prenante.

Le niveau s’élève brutalement avec une incroyable power ballade « Révélations » au rythme lent, presque sensuel et doté de passages mélodiques d’une douceur inouïe avant de basculer dans une heavy metal plus débridé.

Le chant de Dickinson est renversant de douceur et de finesse.

Le groupe signe ensuite deux classiques immortels « Flight of Icarus » merveille mélodique inspirée de la mythologie grecque puis « The trooper » à l’intensité épique sur fond dramatique de guerre entre Russes et Anglais dans l’horreur d’un champs de bataille ou nul ne gagne à la fin.

Exaltant l’héroïsme, mais aussi la peur et le désespoir devant l’insanité d’un dernier assaut perdu d’avance, « The trooper » est pour moi sans nul doute l’un des meilleurs morceaux jamais écrits par Iron maiden.

Ces deux joyaux sont entrecoupés du plus quelconque mais néanmoins sympathique « Die with your boots on ».

On reprend ses esprits et calme ses sens avec l’étonnant « Still life » à l’ambiance  rock assez commercial, le bien calibré « Quest for fire » également très emphatique puis le plus terne « Sun and steel ».

Ces titres agréables manquent néanmoins d’impact pour devenir des classiques, au contraire de « To tame a land » mettant pour la première fois en évidence le gout d’Iron maiden pour les titres fleuves, complexes et construits autour de trames épiques généralement historique ou ici de science fiction avec le roman « Dune » de Franck Herbert.

« To tame a land » est une merveille à l’influence orientale invitant au voyage ou à la rêverie vers un monde désertique.

En conclusion, bien que moins connu et moins spectaculaire que « The number of the beast » , « Piece of mind » me parait plus intéressant car plus varié et aventureux que son prédécesseur.

La haute qualité est toujours au rendez vous malgré une petite baisse de rythme sur la fin du disque heureusement brillamment rattrapé par le titre final.

En délaissant sans doute pour la première fois la grosse artillerie et en faisant preuve de plus de finesse, Iron maiden se montre finalement encore plus impressionnant.

A conseiller aux les puristes et aux amateurs de heavy mélodique, soigné et inspiré.

La grande classe en somme.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 19:06

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5

 

 

 

Comme expliqué dans la chronique précédente, Iron maiden décide peu après la sortie du redoutable « Killers » de se séparer de son chanteur originel Paul Di Anno en raison de divergences musicales et de son style de vie trop dissolu.

Son remplacement ne prend pas longtemps puisque c’est Bruce Dickinson qui prend la suite en 1982 pour la sortie de « The number of the beast ».

Dickinson possède un style différend de Di Anno, moins agressif et compact, plus emphatique et propre aux grandes envolées lyriques et il saura imposer sa patte au fil des années pour devenir l’un des ténors indiscutés du genre avec feu Ronnie James Dio et Rob Halford.

Avec sa pochette franchement satanique qui déchaina les foudres des autorités chrétiennes et fit beaucoup pour la publicité du groupe, « The number of the beast » est considéré comme le chef d’œuvre absolu d’Iron maiden, son « Highway to hell » ou son « Paranoid » en quelque sorte.

L’album débute par un titre très rapide et enlevé, « Invaders » qui compense un relatif manque de feeling par une redoutable pugnacité.

On monte de plusieurs crans avec « Children of the damned » magnifique power ballade alternant somptueux passages mélodiques avec montées en puissance contrôlées.

Dans ce registre plus émotionnel, Dickinson s’avère grandiose.

Puis, « The prisoner » inspiré par une célèbre série télévisée britannique des années 60 au climat paranoïaque arrive avec un savant mélange de vitesse et de mélodie.

Iron maiden se fait à nouveau grand seigneur sur « 22 acacia avenue » , doté de riffs implacables avec un chant de Dickinson charriant émotion et puissance vibrante inouïe.

Relatant la vie d‘une prostituée anglaise de 40 ans, « 22 acacia avenue »  constitue une véritable tranche de vie digne d'un roman.

Sans souffler on enchaine avec « The number of the beast » le « Highway to hell » ou le « Paranoid » du groupe, classique météorique un peu surestimé à mes yeux, aux paroles versants dans un satanisme de bazar ne laissant aucune place au doute.

Les classiques justement, pullulent sur ce disque, tel « Run to hills » qui a pour lui ses riffs entrainants et ses refrains capables de magnétiser des stades entiers.

Après toutes ces émotions, il faut bien souffler un peu, rôle rempli par « Gangland » sans prétention mais nerveux en diable puis « Total eclipse » à l’ambiance plus calme.

Les anglais terminent en force par « Hallowed be thy name » , incroyable morceau fleuve qui après une grandiose introduction mélodique se déchaine sur un rythme frénétique truffé de riffs de référence sur plus de sept minutes.


En conclusion, « The number of the beast » n’est absolument pas surestimé et mérite assurément sa place dans le catalogue des cinqs meilleurs albums de heavy metal de tous les temps et dans ceux des dix meilleurs albums de (hard) rock.

L’arrivée de Dickinson sublime la musique d’Iron maiden, lui fait atteindre une nouvelle dimension supérieure avec un style moins heurté et agressif que Di Anno et un répertoire toujours puissant mais beaucoup plus mélodique et donc accessible pour les oreilles plus délicates.

Moins centré sur le coté social, les textes de Dickinson se voudront également plus littéraires avec de nombreuses influences comme l’histoire, la bible, la science fiction ou le roman policier.

Comme Halford avec Tipton et Downing, l’alchimie musicale fonctionne entre Dickinson, Harris, Murray et Smith.

En réalité, malgré tout le respect qu’on peut avoir pour le remarquable travail de Di Anno, Dickinson marque d’entrée sa supériorité avec cet album de haute volée.

Si vous ne devez écouter qu’un disque de la vierge de fer dans votre vie, je vous conseille celui la …

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 11:33

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Après un très bon premier album qui fit connaitre Iron maiden au Royaume Uni, le groupe de Steve Harris enchaine dans la foulée avec « Killers » qui voit le jour en 1981.

Dennis Stratton le premier guitariste est déjà éjecté pour être remplacé par un homme de confiance du bassiste, Adrian Smith.

L’artwork du premier opus est quasiment repris à l’identique tout en accentuant le coté agressif de la menace avec un Eddy meurtrier armé d’une hache sanglante destinée à achever une victime implorante.

« Killers » démarre avec un court mais puissant instrumental « The ides of march » qui introduit formidablement « Wrathchild »  titre de heavy metal très rentre dedans doté de refrains musclés et efficaces.

Morceau idéal d’ouverture en vertu de son irrésistible puissance de brise glace, « Wrathchild » est remarquable en raison de la forte teneur sociale de ses paroles.

Iron maiden a semble t il décidé de frapper fort car « Murders in the rue morgue » tiré de la nouvelle d’Edgar Poe, continue à pleine vitesse avec un débit de parole digne d’une mitrailleuse de Di Anno.

L’agressivité est toujours de mise avec « Another life » trop linéaire et brutal auquel succède le banal instrumental « Genghis khan ».

Assez déséquilibré,  « Innocent exile » alterne passages introspectifs avec gros délires de guitaristes et il faut attendre « Killers » vibrant de rage et de menace sourde pour retrouver un morceau de grande classe.

Tel « Wrathchild », « Killers » est un feu d’artifice permanent de puissance avec un Di Anno impérial au chant.

Respiration acoustique et légère avec  l‘insipide « Prodigal son » avant d’attaquer « Purgatoire », qui réussit enfin à équilibrer sa fougue hard-punk par des refrains mélodiques.

Tempo plus hard rock avec « Twilight zone » qui peine à séduire avant d’arriver sur le rush terminal « Drifter » aussi véloce, teigneux et linéaire que la quasi-totalité de l’album.

En conclusion, à seulement une année d‘intervalle avec « Iron maiden » , « Killers » marque déjà un changement dans le style d’Iron maiden avec une orientation vers une musique beaucoup plus dure et agressive ou les influences punk de Di Anno se font indéniablement sentir.

Cette divergence musicale avec les aspirations plus mélodiques et subtiles de Harris conjuguées avec le caractère ingérable du chanteur, mèneront à son éviction après la sortie de l’album.

Violent, adepte de prise de drogues et d’alcool, Di Anno n’était pas assez stable pour rassurer Harris dans les hautes ambitions qu’il nourrissait pour son groupe.

Le chanteur restera donc dans l’histoire comme le premier à avoir lancé la carrière du groupe avec deux albums qu’on peut qualifier d’irréprochables dans leurs genres respectifs.

La suite ne sera pour lui qu’une longue descente aux enfers avec des problèmes financiers et la case prison pour fraude fiscale.

On peut donc parler d’un beau gâchis quand on entend ce dont était capable ce chanteur talentueux à ses débuts.

Dans l’absolu « Killers » est un vrai album de heavy metal, sans doute le plus violent de la carrière d’Iron maiden.

Je lui reproche sa trop grand linéarité et un manque de mélodie venant canaliser cette puissance brute et sauvage assommante sur la durée.

Par la suite, les choses changeront nettement avec l’arrivée de Bruce Dickinson au chant.

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 10:28

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Alors que figure ce blog la quasi intégralité des albums de Judas priest il parait étonnant de ne rien trouver sur l’autre grand groupe phare du heavy metal anglais des années 80, Iron maiden.

Ce déséquilibre est tout compte fait peu étonnant tant ma préférence va indéniablement à la bande de Halford and Co, ce qui ne veut pas dire pour autant que je considère la vierge de fer comme un mauvais groupe.

« Iron maiden », le premier album voit le jour en 1980 à Londres sous l’influence du bassiste Steve Harris principal compositeur et leader incontesté du groupe.

L’anglais s’entoure de Clive Burr à la batterie et d’une double paire de guitaristes Dave Murray et Dennis Stratton.

Ce recrutement est complété par le chanteur Paul Di Anno, issu de la scène anglaise punk alors en pleine essor.

Dés la pochette digne d'un film d'horreur de série Z, Iron maiden trouve son identité visuelle, ce sera cette grotesque mascotte de mort vivant appelée Eddie qui viendra hanter chacune des couvertures.

On entame avec « Prowler » rapide et entrainant bien que trop facile et répétitif à mon gout.

Changement assez radical d’ambiance avec la power ballade « Remember tomorrow » plus lente, travaillée, nuancée et mélancolique.

Le chant de Di Anno tout en variations est ici terriblement séduisant.

Arrive ensuite le premier hit du groupe « Running free », ode 110% rock’n’roll prônant la vie intense, instinctive toute en liberté et en outrages.

Véritable hymne hard rock truffé de riffs et de refrains accrocheurs, « Running free » fit franchement décoller la carrière alors frémissante des britanniques en leur ouvrant les portes des radio.

On retrouve parfois le coté répétitif et un peu lourd du groupe sur « Phantom of the opera » heureusement contre balancé par de surprenants passages progressifs au charme baroque ou le chant très épique de Di Anno fait des miracles.

Dans la même veine, l’instrumental « Transylvania » fait la part belle aux mélodies entrainantes noyées dans un mélange de tempo rapides et de robustes riffs.

La subtilité et la mélancolie refont surface sur le somptueux « Strange world » ou Di Anno livre sa meilleure performance vocale.

L’album se termine en force sur le musclé « Charlotte the harlot » parcouru tout de même d’un court break central plus mélodique, puis sur le franchement hard pur et dur « Iron maiden » hymne brutal chanté tout en puissance et sans fioriture par Di Anno.

En conclusion, « Iron maiden » s’avère pour un coup d’essai un véritable coup de maitre avec des compositions d’un niveau de maturité proprement hallucinant pour de si jeunes musiciens.

La musique du groupe, mélange un heavy métal traditionnel avec d’autres influences progressives voir néo-classiques ce qui en atténue le coté frontal et en rehausse sa musicalité.

 

Cette sophistication si prisée par les fans est pour moi par instant contre productive.

 

Varié, surprenant, riche et intense, « Iron maiden » est un très bon album de heavy metal avec un chanteur doté d’une voix pouvant être à la fois puissante et chaleureuse.

En somme, on est déjà pas loin du sans faute.

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 18:00

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5

 

 

J’ai toujours été intéressé par les films de guerre alors quand l’un d’entre eux a pour protagonistes principaux deux de mes acteurs favoris Marlon Brando et Yul Brynner, il devient par conséquent urgent pour moi de le visionner.

C’est le cas de « Morituri » de Bernhard Wicki sorti en 1966.

L’histoire raconte le voyage en 1942 d’un navire allemand SS Indigo chargé d’amener de Tokyo a Bordeaux une précieuse cargaison de caoutchouc pour aider les troupes allemandes alors en difficulté en Europe.

Le capitaine Muller (Yul Brynner) est chargé par sa hiérarchie notamment l’amiral (Oscar Beregi) de mener à bien cette périlleuse mission.

Homme fier au tempérament indomptable, Muller accepte mal qu’on lui impose de prendre des criminels dont un opposant politique au sein de son équipage mais l’amiral lui fait comprendre que son passé d’alcoolique lors d’une attaque ayant provoqué la perte d’un de ses navires ne lui autorise pas le choix.

Muller va croiser la route de Robert Crain (Marlon Brando) déserteur de l’armée allemande contraint par les forces anglaises à embarquer sur le navire pour le détourner vers les forces alliées.

Crain lui aussi récalcitrant pour cette mission qu’il estime trop risquée, est mis au pied du mur avec une menace de livraison à la Gestapo.

De plus il est chargé de désamorcer des bombes disséminées à l’intérieur du navire destinée à le couler en dernière extrémité.

Crain accepte cette mission quasi suicide et embarque sous la fausse identité d’un agent SS.

Cette couverture lui permet d’être respecté et craint des militaires allemands à l’exception de Muller qui ne cache pas son animosité à l’égard des SS.

Le film résidera donc pratiquement entièrement entre l’affrontement entre deux hommes d’exceptions qui se livreront un jeu d’échec complexe.

Bloqué par Muller qui le consigne dans sa cabine, Crain reçoit l’appui du capitaine en second Kruse (Martin Benrath), qui est lui un authentique nazi avide d’ambition.

Il peut ainsi se déplacer dans le navire, localiser les explosifs et les désamorcer un par un même si l’entreprise est toujours très risquée.

Les aventures se succèdent avec des rebondissements truffés de toutes les incertitudes de la guerre, comme l’évitement par Muller des navires alliés en déguisant son navire, l’apparition subite d’un sous marin allemand avec à son bord l’amiral et des prisonniers comme Esther Levy (Janet Margolin) jeune femme juive née aux Etats Unis.

Lors de l’interrogatoire de Crain par l’amiral, Muller sauve la mise à son rival en raison de son acte héroïque lors de l’attaque des navires américain.

La présence de la belle Esther entretient le trouble à bord, car la jeune femme fière ayant été violée après que sa famille ait été massacrée n’a plus rien à perdre et défie les allemands comme Kruse.

Plus humain, Muller la traite avec respect et dignité ce qui déplait à Kruse.

Celui-ci provoque d’une crise d’alcoolisme de Muller après qu’il ait appris que son fils a été décoré pour avoir coulé un navire hôpital, pour le faire mettre aux arrêts et prendre le commandement.

Comprenant que sa mission a en partie échoué et qu’il ne remettra jamais la cargaison de caoutchouc aux alliés, Crain fait exploser les bombes et provoque une mutinerie générale en ayant gagné la sympathie des prisonniers politiques.

La bagarre générale éclate et coute la vie à Esther tuée d’une balle dans la tete par Kruse.

Mis à mal le navire, vacille, entrainant la mort de Kruse et la fuite de l’équipage.

Crain et Muller restent seuls après que ce dernier ait refusé de trahir son pays pour rejoindre le camp allié.

En conclusion, assez méconnu dans la monstrueuse filmographie de Brando et de Brynner, « Morituri » est pour moi un véritable chef d’œuvre de film de guerre complexe et psychologique.

Rempli de nuances, il montre que tous les allemands ne partageaient pas le fanatisme des nazis et que certains pouvaient faire preuve de noblesse d’âme.

Brynner est à vrai dire stupéfiant dans ce rôle et parvient à faire plus que le poids face à la présence magnétique d’un Marlon Brando toujours aussi séducteur.

Brando justement, est parfait dans son rôle d’agent double marchant sur le fil du rasoir et la relation entre ces deux acteurs magnifiques, véritables sex symboles de leur époque atteint de véritables sommets.

Film en noir et blanc dans des décors exotique somptueux, disposant d’un scenario riche et prenant, « Morituri » ne déçoit jamais et constitue pour moi un des meilleurs films de guerre maritime jamais réalisés.

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Published by Seth - dans Histoire
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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 19:01

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Il  y a fort longtemps que je voulais voir « Mondowest » vieux film de science fiction de 1973 réalisé par le célébrissime auteur de « Jurassik Park » Michael Crichton.

Film en réalité très étrange puisque, se déroulant dans un futur proche (1983), ou un parc d’attractions américain robotisé sert de lieu de distraction pour touristes fortunés.

Trois mondes figurent au choix, le Far West américain, le Moyen Age européen et l’antiquité romaine.

Peter Martin (Richard Benjamin) et John Blane (James Brolin) sont deux hommes d’affaires désireux de tenter l’aventure même si Peter dont c’est la première fois est avide de l’expérience de son ami au caractère plus affirmé.

Les deux hommes choisissent le Far West et commencent par se défouler dans des duels au pistolets, bagarres de saloon et fréquentation de prostituées.

Les personnages qu’ils rencontrent sont tous des robots programmés pour se comporter de manière a exciter les touristes.

Mais les robots comme ce mystérieux cow boy androïde habillé de noir (Yul Brynner) sont théoriquement incapables de blesser les hommes.

Pourtant la belle mécanique vient se gripper et les ingénieurs œuvrant au bon fonctionnement du parc découvrent un certain nombre de dysfonctionnement d’abord mineurs dans le comportement des robots puis de plus en plus inquiétants comme la morsure de Blane par un serpent robot dans le désert.

Trop sur de lui, Blane est tué en duel par le cow boy noir qui prend en chasse Peter.

Apeuré, Peter tente de semer son redoutable prédateur en passant d’un monde à l’autre.

Après avoir constaté le massacre des touristes du monde romain, il se réfugie dans la salle de contrôle ou les ingenieurs ont été masscrés.

Il parvient à brouiller les senseurs du robot et le duel final se conclut en pleine période moyenâgeuse.

En conclusion, inutile de mentir, « Mondowest » est un vieux film de science fiction qui fait son âge, aussi ne serez vous pas bluffés en 2011 par les effets spéciaux bien pauvres.

Pas de monde hallucinant ou de technologie prodigieuse (les stations de travail des ingénieurs faisant plus figure d’oscilloscopes et tableaux à énormes diodes lumineuses plutôt que de PC informatiques dernier cri).

Malgré ce manque de spectacle et un scenario somme toute assez mince, « Mondowest »  présente un intérêt par son sujet original et par son atmosphère inquiétante due majoritairement à la présence magnétique de Yul Brynner, robot maléfique au visage impassible d’implacable tueur.
On ne peut par exemple penser lors de la scène finale à « Terminator » et on se demande si James Cameron ne s’est pas tout du moins partiellement inspiré de quelques idées brillantes de cet autre grand génie de la science fiction de Crichton pour la réalisation de son premier « Terminator ».

« Mondowest » n’est donc pas un film majeur mais une sympathique curiosité à réserver aux fans de SF, de western et (comme votre serviteur) de l’immense Yul Brynner au physique d’extra terrestre.

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 17:16

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Comme vous avez pu le sentir, ce blog ne traite pas spécialement de best sellers contemporains ou alors par accident.

« Faute de preuves » d’Harlan Coben appartient à cette catégorie de polars écrits par un auteur actuellement en vogue et si ce livre ne m’avait pas été offert en cadeau je ne l’aurais sans doute jamais spontanément lu.

« Faute de preuve » commence de manière étrange et brutale.

Wendy Tynes brillante journaliste d’investigation d’un journal du New Jersey spécialisé dans les « scoops » télévisuels piège sur un site internet un pédophile nommé Dan Mercer.

Pris alors qu’il se rendait à un rendez vous avec une mineure, Mercer est arrêté, jugé puis relâché faute de preuve contre lui.

Mais sa vie devient un enfer, il est traqué notamment par Ed Grayson un ancien Marshall  qui soupçonne Mercer d‘avoir abusé de son fils, et il ne peut plus assurer son métier d’éducateur sportif pour enfants en difficulté.

Après son acquittement, Mercer reprend contact avec Wendy et lui propose un rendez vous pour lui prouver son innocence.

Troublée malgré elle, la journaliste accepte le rendez vous pour voir Mercer se faire abattre sous ses yeux par un tueur masqué qu’elle soupçonne immédiatement d’être Grayson.

Ayant échappé au tueur, Wendy va alors se lancer dans une périlleuse enquête pour tenter de faire la lumière sur la véritable culpabilité de Mercer d’autant plus Mercer est également soupçonné d’avoir enlevé la fille de son ex femme, une adolescente nommée Haley Mc Waid, disparue depuis plusieurs semaines.

Dans cette histoire touffue et à tiroirs, Wendy va utiliser les nouvelles technologies (les moteurs de recherche et les réseaux sociaux d‘internet) pour fouiller le passé de Mercer et remonter jusqu’à ses anciens camarades de promotion ayant étudiés à Princeton.

Les choses ne seront pas simples pour Wendy, discréditée par une campagne de dénigrement sur internet, licenciée de son journal et devant de surcroit faire face à une situation personnelle complexe avec le décès accidentel de son conjoint, tué par une automobiliste ivre.

De fil en aiguille, l’opiniâtre Wendy va finir par dénouer les fils de cette intrigue tortueuse, bien aidée en cela par le shérif Walker.

En conclusion, j’ai été franchement irrité par la lecture de « Faute de preuve » tant rien ne m’a réellement captivé ni tenu en haleine dans le fond et la forme du récit de Coben.

Le thème bien racoleur de la pédophilie déjà ne m’attire pas, ensuite l’histoire trop tarabiscotée manque cruellement de rythme, les rebondissements de saveur, y compris le twist final prévisible à des kilomètres à la ronde.

Je ne ressens aucune affinité pour l’american way of life de la bourgeoisie américaine, les histoires de baseball et de basket ball, l’éducation des enfants et leurs problèmes bien superficiels d’enfants riches.

D’une grande pauvreté quand à l’inventivité (on retrouve les histoires d’anciens étudiants de prestigieuses universités liés par un terrible passé dans bon nombre de polars américains comme par exemple « La griffe du sud » de Patricia Cornwell) , « Faute de preuve » est aussi d’une platitude absolue quand au style.

En résumé, un fort mauvais livre qui me conforte dans le fait que ce style de littérature très mainstream ne me convient absolument pas.

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Published by Seth - dans Policier
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