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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 19:39

Sandman_2.jpg3

 

« Sandman, tome 2 : nocturnes » est le deuxième volume d’une célèbre série de Dc comics crée par Neil Gaiman en 1996 et publiée en 1999.

Au dessin on retrouve ici Sam Kieth.

L’histoire de ce deuxième volume nous plonge dans une atmosphère familière bien qu’étrange ou le Docteur Destiny alias, John Dee, un pensionnaire de l’asile d’Arkam horriblement défiguré, parvient à s’échapper et à dérober un rubis magique faisant de lui le maitre de toute les réalités.

Déséquilibré et dévoré par un désir de toute puissance nihiliste, Dee constitue une véritable menace pour l’humanité avec un tel pouvoir en sa possession.

Conscient du danger, Dream,  sorte de dieu gothique régissant le domaine des rêves des humains part à la recherche de son rubis qui lui a été dérobé par un mortel.

Mais Dream ne peut empecher Dee de pénétrer dans une station de service et d’imposer un véritable supplice aux clients et personnels qu’il manipule à sa guise à l’aide de son terrible pouvoir.

Tandis que leur supplice s’éternise pendant vingt quatre longues heures, Dee dérègle également les États-Unis d’Amérique sur une plus grande échelle, plongeant le pays dans le chaos.

Dream est alors forcé à intervenir et à combattre ce mortel irresponsable détenteur d’un pouvoir d’un dieu.

Effectué dans la dimension des rêves sur le terrain du dieu, le combat se solde par la neutralisation du malfaiteur et la restitution du rubis à son propriétaire.

Dee retourne donc à sa place, l’asile d’Arkam tandis que Dream participe avec son équivalent féminin Death à la moisson des êtres humains destinés à mourir.

En conclusion, pour une découverte totale basée sur le bouche à oreille, « Sandman, tome 2 : nocturnes » s’est montré plutôt une bonne surprise.

Bien entendu l’univers de Gaiman est extrêmement macabre tout en conservant une dimension onirique très marquée.

Les protagonistes comme Dream et Death semblent en effet tout droit sortis d’une soirée punk-gothique.

Le deuxième tome est très violent et il est parfois difficile de supporter les délires pervers de Dee notamment dans le long passage du restaurant ou il joue cruellement avec les vies de personnages pour lesquels on peut préalablement entrer en empathie.

Le style de Sam Kieth sombre et dur, ajoute au fort coté horrifique de l’œuvre.

Une vraie curiosité donc.

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 22:59

x_men_commencement.jpg

3

 

 

Vous vous doutiez bien entendu que le film « X-men : le commencement » de Vince Vaughn sorti cet été 2011 allait être chroniqué dans ces colonnes.

Bonne nouvelle, depuis que la trilogie des X-men s’est officiellement arrêtée en 2006, les séries dérivées n’ont jamais été aussi nombreuses.

« X-men : le commencement » se propose de replonger aux origines des super héros mutants, dans les années 60 en pleine guerre froide et affrontement USA-URSS.

Ce contexte historique très présent est assurément l’une des réussites du film.

Le casting pour le coup entièrement renouvelé, met à l’honneur le maitre du magnétisme Magneto/Eric Lensherr (Michael Fassbender) dont le principal objectif est la traque du mutant nazi Sebastian Shaw (Kevin Bacon) responsable de la mort de ses parents dans les camps de concentrations.

Obsédé par sa vengeance, Lensherr suit Shaw dans le monde entier sans se douter qu’il est à la tête du puissant Club des damnés, société secrète composée de mutants désirant provoquer une guerre atomique USA-URSS afin de provoquer la destruction de l’humanité et l’avènement de la race mutant qu’ils jugent dominante.

Mutant capable d’absorber toute forme d’énergie, Shaw est appuyé par la redoutable et sculpturale Emma Frost (January Jones) alias la Reine Blanche, télépathe surpuissante capable de changer son corps en dimant mais également de deux mutants hommes de mains appelés Azazel (Jason Flemming) sorte de Diablo maléfique et Riptide (Alex Gonzales) dont les pouvoirs générateurs de cyclones pourraient ressembler à ceux du mutant Avalanche.

Mais Magneto seul et encore tendre ne peut vaincre le Club des Damnés à lui seul.

Sa route croise alors celle de Charles Xavier/Professeur X (James Mc Avoy), jeune et chevelu, brillant étudiant en biologie et lui-même mutant télépathe vivant avec son amie d’enfance Raven/Mystik (Jennifer Lawrence )une mutante métamorphe.

Pacifiste et idéaliste, Xavier est persuadé que les mutants et les humains peuvent vivre en bonne entente.

Il prend Lensherr sous son aile et le convainc de collaborer avec la CIA pour utiliser une puissante machine à détecter les autres mutants appelée Cerebro.

Les deux hommes recrutent ainsi plusieurs jeunes mutants comme le brillant scientifique Hank Mc Coy (Nicolas Hoult) à l’agilité déconcertante , Sean Cassidy / le Hurleur (Caleb Landry Jones) aux ondes sonique dévastatrices, Alex Summers/Havok (Lucas Till) générateur vivant de terribles ondes de plasma, Angel Salvadore/Tempes (Zoe Kravitz) ailée et cracheuse de feu et Armando Munoz/Darwin (Edi Gathegi) capable de modifier son corps suivant son environnement.

Mais Shaw fait une descente dans le complexe de la CIA, tue Darwin et convainc Agnel de le rejoindre.

Conscient du danger, Xavier et Magneto quittent le giron gouvernemental, fondent leur propre institut et apprennent à leurs recrues à mieux exploiter leurs pouvoirs afin de pouvoir lutter contre les mutants plus aguerris de Shaw.

Lors de son entrainement, Mc Coy expérimente sur lui un remède sensé rendre son apparence plus acceptable mais le résultat ne fait que le rendre encore plus bestial et fait de lui le Fauve.

L’affrontement aura lieu dans le contexte bien connu de la crise des missiles de Cuba en 1962 que Shaw et ses hommes espèrent exploiter pour provoquer la guerre nucléaire entre USA et URSS.

Les X-men interviennent donc, empêchent l’affrontement entre les navires américains et russes puis affrontent le Club des Damnés sans la Reine Blanche préalablement capturée.

La bataille est terrible et voit Magneto finalement tuer Shaw qui s’était pourtant chargé auprès d’un réacteur nucléaire.

Devenu incontrôlable, Magneto bloque puis renvoie les missiles que lui envoient les navires Russes et Américains.

La rupture avec Xavier est alors inévitable, celui-ci parvenant in extremis à empêcher le meurtre des soldats.

Irréconciliables idéologiquement, les deux leaders se quittent en emportant avec eux un effectif de mutants ralliés à leur causes.

De manière surprenante, Mystik abandonne son ami d’enfance grièvement blessé aux jambes et rejoint le Maitre du magnétisme qui lui promet un avenir ou elle n’aura plus à être complexée de son physique.

En conclusion, « X-men : le commencement » est un divertissement efficace qui tourne à plein régime sans baisse de rythme.

On apprécie de remonter aux origines des personnages même si certains aménagements ont bien entendu été réalisés par rapport aux comics de Stan Lee et Jack Kirby.

Bien entendu, Magneto est le personnage le plus charismatique du film avec un Michael Fassbender monstrueux de charisme nordique à la Viggo Mortensen.

Il est vrai que ce personnage torturé et ambigu aux motivations profondes représentant à l’instar d’un Dark Vador le coté obscur des mutants a tout pour fasciner.

La forte dissension idéologique avec Charles Xavier sera à l’origine de pratiquement toute l’histoire des X-men.

Outre les effets spéciaux très réussis et spectaculaire, on appréciera la reconstitution historique des années 60, avec en toile de fond le coté réaliste de la crise des missiles de Cuba et des discours de Kennedy.

Pour être plus critique, on reprochera peut être le manque de personnages forts coté X-men sans Wolverine, Jean Grey, Tornade, Malicia ou même Cyclope seuls le Fauve ou Mystik se montrant véritablement intéressants car plus complexes.

Coté vilains, Kevin Bacon est impeccable en sale type et sa compagne la Reine Blanche parfaite dans son rôle de femme fatale aussi sexy que dangereuse.

Mais en tout état de cause, « X-men : le commencement » est une réussite venant redorer le blason quelque peu vacillant des films de super héros.

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 21:58

entre_murs.jpg

1

 

 

Focus sur l'un des rares films français à avoir décroché la palme d’or à Cannes en 2008 « Entre les murs » de Laurent Cantet d’après le roman à succès de François Bégaudeau qui y tient d’ailleurs le premier rôle.

A vrai dire « Entre les murs » est un film qui met très vite mal à l’aise puisque dès le début on se demande si on n’assiste pas simplement à un documentaire de France 3.

Le sujet est la vie d’une classe de quatrième au collège Françoise Dolto du XXème arrondissement de Paris, collège non considéré comme sensible mais simplement représentatif de l’enseignement dans les écoles publiques des quartiers populaires.

Tout le film tourne autour de scènes de classes ou François Marin (François Bégaudeau) professeur de français tente tant bien que mal d’enseigner quelque chose à ses élèves.

Parmi eux se détachent quelques fortes personnalités comme la beurette Esméralda (Esméralda Ouertani) , l’africaine Khoumba (Rachel Régulier) qui contestent frontalement l’autorité du professeur ou Souleymane (Franck Keita) jeune homme d'origne malienne en complet échec scolaire.

A ces fortes têtes s’ajoutent de simples suiveurs, éléments perturbateurs occasionnels comme Burak (Burak Ozyilmaz) ou Boubacar (Boubacar Toure) qui paraissent en comparaison presques sympathiques.

Face aux problèmes de discipline, aux incessants rapports de force, François n’abdique pas et lutte à sa manière par le dialogue ce qui revient à faire le casque bleu pendant la guerre de Yougoslavie.

Le film est pour moi le récit de cette lutte que je qualifierais de désespérée voir désespérante pour inculquer un minimum de bagages intellectuels à des adolescents qui ne se rendent pas compte qu’ils laissent passer la chance de leur vie.

Bien sur une petite dramaturgie est présente avec le destin en suspens de Souleyame qui s’enfonce chaque jour un peu plus dans la marginalité et la violence.

François l’idéaliste essaiera jusqu’au bout de sauver son élève et aura de nombreux débats avec ses collègues professeurs, partisans parfois de plus sévérité.

En conclusion, « Entre les murs » m’a laissé une terrible impression de déprime et de dégout.

J’avoue m’être longtemps posé les raisons de son invraisemblable succès.

Cinématographiquement le film tend vers la nullité absolue, avec une lumière affreuse et des acteurs irritants au possible dont on se demande si ils jouent réellement la comédie.

Après il reste son message, son constat qui est pour moi celui d’un échec comme celui de François qui se met pourtant en position d’empathie avec ses petits monstres.

Les vifs débats qu’il provoqua montrent pour moi qu’il fit simplement brutalement prendre conscience à certaines élites médiatiques de la déliquescence d’une certaine partie de son système éducatif.

Une fois ce constat passé, que reste il au delà du témoignage ? Et bien pas grand-chose pour moi et surtout aucun message d’espoir.

Ces mômes se condamnent à un non avenir et seuls peut être 5% d’entre eux parviendront à se réaliser.

De manière plus pernicieuse et sans doute bien involontaire, « Entre les murs » peut donner corps à certaines thèses d’extrême droite montrant la non intégration des jeunes issus de l’immigration.

En résumé un film à voir pour se faire sa propre opinion mais qui ne présente passé l’effet de mode passager qu’il déclencha aucun réel intérêt.


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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 12:12

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4

 

 

Compte tenu de la trop longue gestation de « Chinese democracy » , la maison de disque Greffen sortit en 2004 un best of des Guns ‘n  roses intitulé sobrement « Greatest hits ».

Généralement les fans purs et durs accueillent avec hostilité ce type d’exercice qu’ils estiment vain et uniquement motivé par des motivations purement mercantiles.

Mais pour atteindre un public plus large, la sortie d’un best of est généralement une bonne opération permettant de ne pas faire oublier un ancien groupe à succès, de le faire redécouvrir à de nouvelles générations, bref à continuer à faire parler de lui en haut de l’affiche en attendant un éventuel come back.

C’est plutôt dans cette seconde optique que j’ai abordé ce « Greatest hits » à la sobre pochette blanche.

Quatorze titres donc à dérouler.

Bien entendu c’est l’inévitable « Welcome to the jungle » qui ouvre le bal de manière vive et musclée.

Puis on bascule dans le registre mélodique avec une pluie de ballades le précurseur « Sweet child o’mine » , l’acoustique « Patience » , celle plus musclée « Paradise city » avant la reprise de Bob Dylan « Knockin’ on heaven’s door » qui donne toujours le grand frisson avec son coté hippie mystique et aérien.

Mais jugeant qu’il était temps de se rappeler que les Guns était aussi un groupe de hard rock, le best of fait la part belle au monstrueux épique « Civil war » peut être le meilleur morceau écrit par les californiens, le genre de titre qui vous élève et vous donne toujours beaucoup de courage pour avancer dans votre vis malgré les coups qui s’abattent sur vous.

Toujours hard, le body buildé « You could be mine » rappellera de bienheureux souvenirs aux amateurs du Terminator 2 de James Cameron.

Ballade toujours mais dans un registre supérieur avec la gifle « Don’t cry » capable de faire pleurer le plus endurci des Hell’s angels.

Que dire ensuite de « November rain » ? Sinon que ses neufs minutes épiques la place à un niveau encore supérieur, à celui d’un voyage dans un univers d’émotions d’une intensité aussi hors du commun que le clip de l’époque, véritable film à lui tout seul.

On revient au hard avec « Live and let die » la géniale reprise amélioré de Paul Mc Cartney avec ses riffs façon 7 sur 7 (spéciale dédicace à Anne Sinclair et à son démon de mari).

Les ballades sont toujours à l’honneur, « Yesterdays »  sympathique bien que mineur qui permet de reprendre son souffle après pareil déluge de chefs d’œuvres et le très relaxant et surf music « Since I Don’t have you » entrecoupés du très lourd « Ain’t it fun » tout en puissance et en classe.

Le best of se termine sur une reprise enfiévrée du «  Sympathy for the devil » des Rolling stones preuve que les Guns savent ou sont leurs racines très ancrées dans le rock and roll des origines.

En conclusion, n’en déplaise aux intégristes, ce « Greatest hits » est un très bon cru reflétant la période que je préfère dans la carrière des Guns, c’est-à-dire les deux albums « Use your illusion » .

Bien entendu les ballades sont prédominantes sur ce best of volontairement grand public mais les Guns’n roses ont sans doute écrit leurs plus belles chansons dans ce style aussi n’Est-ce pas dérangeant le moins du monde.

« Greatest hits » remplit donc parfaitement son rôle de compilation et se révèle un excellent investissement pour découvrir ou redécouvrir avec délice ce groupe majeur des années 90.

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 11:06

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2

 

Le très bon niveau du dernier album des Guns’n’ roses m’a donné envie de me replonger plus attentivement dans leur discographie.

Sorti en 1987, « Appetite for destruction » appartient également à la catégorie des best sellers des albums de rock de tous les temps au même rang que ceux d’Ac/Dc et Pink Floyd.

Pourtant à sa sortie, ce groupe issu de la fusion de deux formations californiennes des L.A Guns et des Hollywood Roses, est en à son premier galop d’essai qui s’avérera être en fait un coup de maitre en terme de ventes.

En 1987, le binôme Axl Rose (chant) et Slash (guitare) sur lequel repose l’ossature du groupe est déjà formé.

Izzy Stradlin (guitare) , Duff Mc Kagan (basse) et Steven Adler (batterie) viennent le compléter.

Tout de suite le visuel de la pochette, macabre mais si rock’and’ roll frappe immédiatement.

 

Il s’agit ici d’un groupe de pirates du rock prêt à tout foutre en l’air.

Le look extravaguant assez caricatural des musiciens et leur attitude de mauvais garçons feront eux aussi sensations.

L’entrée en matière est survoltée avec « Welcome to jungle » , titre emblématique de la folie urbaine de l’univers des jeunes hommes ou de puissantes guitares hard se marient avec le débit de mitrailleuse du chanteur.

En comparaison, « It’s so easy » parait bien bancal avec ses tentatives maladroites d’alternance chaud-froid.

Le groupe développe un groove intéressant sur « Night train » brillante synthèse de rock lourd.

C’est assurément cette recette d’un savant mélange entre rock et hard avec quelques pointes de punk qui fera leur succès.

On reste dans le classique avec « Out to get me » et « Mr Browstone »  qui malgré leur énergie et leur punch se montrent trop peu originaux pour captiver.

Cette linéarité est rompue avec « Paradise city » brillante power ballade qui montre déjà le talent des apprentis rockers en la matière.

Dans le registre rapide et nerveux, « My Michelle » et « Think about you » et ses refrains enlevés sont de formidables réussites.

L’émotion ressurgit avec « Sweet child o’mine » très belle ballade ou Axl laisse parler sa sensibilité et adoucît le ton aigrelet de sa voix.

La dernière partie du disque se fera plus violente avec le très punk « You’re crazy », puis les très brouillons et poussifs « Anything goes » et« Rocket queen ».

En conclusion, malgré sa haute réputation « Appetite for destruction » ne correspond pas à mes canons en terme de musique et me donne plus l’impression d’assister à la naissance de la chrysalide d’un des plus grands groupe de hard rock de l’histoire.

Bien entendu, l’énergie des premiers âges est bel et bien présente, et « Appetite for destruction » vient bousculer par son agressivité les permanentes de l’establishement des groupes américains de l’époque.

Les guitares de Slash et de Stradlin sont lourdes mais conservent néanmoins un feeling rock très marqué.

Axl chante comme un vrai chat sauvage et n’a pas encore la pleinitude de ses capacités vocales avec un chant encore trop peu varié.

Pour moi malgré quelques titres très réussis révélateurs du potentiel des Guns, « Appetite for destruction » reste trop à état de brouillon et manque de maturité pour pleinement me séduire.

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 17:02

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4

 

 

Deux ans après le succès du premier opus, Todd Philipps sort en 2011 la suite très attendue « Very bad trip 2 ».

Cette fois après le mariage catastrophique de Doug (Justin Bartha aux Etats Unis, il s’agit du mariage de de Stuart (Ed Helms) avec une américaine d’origine thaïlandaise appelée Lauren (Jamie Chung).

Stuart invite ses amis à sa noce en Thaïlande et finit aprés beaucoup d'hésitations par également demander au très perturbé Alan (Zach Galifianakis) de venir avec eux.

Teddy (Mason Lee) le jeune frère de Lauren, petit génie étudiant à seize ans à Stafford et fierté de la famille, les accompagne.

En dépit de  l’antipathie père de Lauren vis-à-vis de Stu, les quatre copains décident tout de même d’aller boire un verre sur la plage avec Teddy afin de célébrer la dernière nuit de célibataire du futur marié.

Malgré leurs précautions, leur réveil dans une chambre minable de Bangkok les laissent avec la désagréable impression qu’il s’est encore passé quelque chose de grave.

Sans aucun souvenir, Stu, Alan et Phil (Bradley Cooper) vont devoir s’activer pour retrouver le jeune Teddy qui a disparu et dont un doigt est retrouvé dans la chambre.

Bien entendu les choses vont terriblement se compliquer avec la découverte d’un singe punk qu‘adoptera immédiatement Alan, d’un tatouage sur le visage de Stu et également de l’inévitable Mr Chow (Ken Jeong) plus déchainé que jamais qui malheureusement s’écroule raide suite à l’absorption de cocaïne.

Paniqué les amis mettent le corps de Chow dans la glacière de l’hôtel et partent à la recherche de Teddy dans les rues de Bangkok.

La suite, hmm comment dire ? Est un pur foisonnement de situations les plus délirantes possibles ou la petite bande va rencontrer un vieux moine paralytique ayant fait vœux de silence, un tatoueur bourru (Liam Neeson), une stripteaseuse transsexuelle avec qui Stu a eu des rapports sexuels (en tant que passif) , des dealers russes peu sympathiques et Kingsley (Paul Giammati) un mafioso peu avenant désireux de récupérer des codes bancaires détenus par Mr Chow.

En conclusion, vous reprenez les ingrédients du premier opus, vous les transposez dans un contexte asiatique moite et dangereux, vous secouez le tout et vous obtenez « Very bad trip 2 » un cocktail de folie ou les numéros d’acteurs vous feront souvent hurler de rire.

L’humour très thrash, les guests (comme Mike Tyson) au rendez vous et les fabuleuses qualités comiques de Zach Galifianakis, Ed Helms ou Ken Jeong vous emporteront dans un véritable tourbillon de rire jubilatoire.

« Very bad trip 2 » ou comment économiser quelques mois d’abonnement dans une salle de gym avant les beaux jours en faisant travailler activement vos abdominaux pour une petite dizaine d’euros.

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 16:16

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3

 

Sorti en 2007, « Spawn, tome 3, réflexion » est la suite logique du second volume.

La principale nouvelle ici est l’arrivée d’un des papes des comics, Alan Moore venu épauler Todd Mc Farlane au scénario, ce dernier travaillant toujours avec Greg Capullo et Tony Daniel aux dessins.

Contrairement au deuxième volume, l’aspect polar avec le triangle infernal CIA-Mafia-Police est ici mis en retrait, aussi Terry Fitzgerald et Jason Wynnn sont pratiquement absents du récit.

Mc Farlane en profite donc pour s’intéresser au questionnement de Spawn sur ses origines surnaturelles et sur son but sur terre.

L’aide de Cagliostro, sorte de vieux sage apparaissant épisodiquement parait tout d’abord bien mince pour le bouillant Spawn, qui va rencontrer Gabrielle la représentante des forces divines sur terre.

Mais le super héros de l’enfer n’a peut poursuivre son enquête plus longtemps car il est attaqué par Curse, un illuminé chrétien au corps de cyborg persuadé d’avoir une mission religieuse sur terre.

Affaibli après avoir ressuscité un clochard mourant, Spawn est blessé par la grosse puissance de feu de Curse avant de reprendre et de punir le soi disant envoyé de dieu en le crucifiant dans les ruelles.

Alors que Burke et Twitch exploitent les dossiers que leur a remis Spawn pour mettre en évidence les liens entre leur patron Banks, Wynn et le tueur d’enfant Kincaid engagé pour tuer le fils d‘un sénateur, Wanda Fitzgerald se rend dans les ruelles mal famées de la ville pour en savoir plus sur l’etre qui a sauvé son mari des griffes cybernétiques d’Overt-kill.

Sa rencontre avec Spawn qui la sauve d’une agression est particulièrement troublante pour les deux, avec le sentiment indéfini de se connaitre sans pouvoir l’exprimer.

Puis deux épisodes annexes prennent alors place.

Dans le premier d’entre eux, Spawn protège des enfants maltraités par leur père puis détruit une cellule du Klux Klux Klan implantée dans le sud profond.

Il a plus maille à partir avec le Rédempteur, nouvelle incarnation  des forces chrétiennes dans le corps de Phil Timper, qui a l’avantage contrairement à Wynn d’être un fervent pratiquant.

Gavé d’énergie nucléaire, le Rédempteur s’avère supérieur à Spawn et enléve le clocard qu’il avait ressuscité.

Spawn n’a plus d’autres choix que d’aller  dans les bureaux des cieux et de prendre en otage Marie elle-même afin de faire pression sur l’ange Raphaëlle.

Il parvient à contenir de justesse la puissance du Rédempteur et reçoit la surprenante bénédiction de Marie qui annonce que Spawn sera contre toute attente l’élu dans la bataille entre les Cieux et les troupes de l’Enfer de Malebolgia.

Alan Moore intervient dans la dernière partie du récit ou John Sansker, un prétendu chasseur de vampire, se voit confier par les forces de police la difficile mission d’arrêter Spawn tenu pour responsable d’horribles meurtres nocturnes.

En pleine crise de doute, Spawn se méfie en effet de son costume qui semble agir de manière indépendante pendant son sommeil.

Très affaibli il se sépare de son costume et devient une proie facile pour Sansker qui semble doté d’une vitesse et d’une force surhumaines.

Même le clown Violator lui avoue craindre Sansker et s’apprêter à quitter les lieux sous une fausse identité.

Mais Sansker s’avère être en réalité Jean Sans Cœur, le plus puissant des vampires après Dracula et traquer les créatures surnaturelles pour se donner une couverture vis-à-vis des forces publiques et éliminer la concurrence.

Rejeté par la population et même par ses amis clochards, Spawn touche le fond du trou alors que son corps calciné dérive dans les égouts putrides de New York.

Seuls Burke et Twitch fidèle à leur sagacité parviennent à percer la couverture de Sansker et à comprendre qu’il est lui-même l’auteur des meurtres mis sur le compte de Spawn.

Reprenant contact avec son costume, Spawn affronte Sansker avec toute sa puissance et parvient à peine à le contenir.

Devenu une bête monstrueuse, Sansker s’enfuie finalement assez subitement dans les égouts de la ville laissant Spawn à ses sombres méditations.

En conclusion, « Spawn, tome 3, réflexion »  m’a moins séduit que les précédents.

Bien entendu les aventures du super héros maudit sont toujours de bonne qualité et puissamment mises en page, mais le récit moins tortueux et jouant sur moins de plans s’avère moins passionnant à suivre.

En proie à ses éternels doutes intérieurs, Spawn progresse laborieusement dans la connaissance de lui-même tout en affrontement sporadiquement des ennemis aux pouvoirs souvent trop supérieurs aux siens comme le play boy blond Sansker qui s’avère être un hideux monstre body buildé.

Une bon cru certes, mais légèrement décevant.


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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 13:36

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3

 

 

Toujours dans le registre économique et philosophique, « Le capital, sections 1 et 2 » de Karl Marx se présente comme une des œuvres les plus abouties avec un volumineux ouvrage paru en 1867.

Cet article ne traite modestement que des deux premières sections parues dans la collection Le Monde philosophique chez Flammarion.

La première section est consacrée aux marchandises et à la monnaie.

Marx distingue les valeurs d’usages des marchandises formées de  leurs propriétés physiques qui déterminent leur niveau d’utilité pour l’homme, des valeurs d’échange qui fixent la proportion d’une chose par rapport à une autre lors d’une transaction commerciale.

Fluctuantes suivant le lieu et le temps, les valeurs d’échanges sont la source du commerce.

A force de travail constante, les valeurs d’usage sont fixées par le temps de travail humain nécessaire pour les produire.

Pour étayer ses démonstrations  sur le rapport des choses entre elle, Marx utilisera ensuite de manière permanente l’exemple d’un habit qui vaut selon lui deux fois vingt mètre de toile.

Par ce biais, il établit les définitions de forme relative et de forme équivalente qui permettent de comparer quantitativement les choses entre elles suivant le temps de travail nécessaire à leur production.

Marx réalise l’extension du rapport d’une marchandise à une autre en généralisant à des rapports proportionnels avec d’autres marchandises dans ce qu’il appelle la forme développée pour arriver à la forme générale qui est qu’une quantité de marchandise (ici les vingt mètres de toiles ) sert de référence à toutes les autres.

Cette avancée est primordiale car elle aboutit à la création de la monnaie (or ou argent) base commune pour toute transaction.

La monnaie devient donc le cœur du commerce et fausse les rapports sociaux qui existaient préalablement entre échanges directs de marchandises de producteur à consommateur.

Pour Marx un fétichisme nait de la possession de l’argent et les méthodes de division du travail rendant les hommes dépendants les uns des autres n’ont pour but que l’accroissement des richesses de la classe bourgeoise.

Marx analyse ensuite les mécanismes de circulation des marchandises, dépendant de la valeur des prix, de la valeur de la monnaie fixée par les autorités et de la somme de marchandises produites.

Dans ces échanges, la marchandise vendue est transmutée en argent, avant d’être à nouveau retransformée en marchandise une fois que l’acheteur s’en sert pour acquérir un nouveau bien.

C’est donc la monnaie qui circulant de manière continue qui rythme ce cycle sans fin de transactions.

S’ajoutent ensuite les phénomènes de thésaurisation (accumulation de monnaie) et de crédits qui viennent modifier les mécanismes de circulation monétaire.

Dans la deuxième section, Marx explique le développement du système capitaliste qui consiste à placer de l’argent dans une marchandise tout en espérant en récupère un profit.

Il s’agit donc du mécanisme inverse de l’échange monétaire évoqué précédemment puisque ce n’est plus l’achat d’une marchandise qui conditionne la transaction mais l’accroissement de capital.

Contrairement au thésauriseur qui bloque la circulation de l’argent, le capitaliste en fait circuler en permanence pour accroitre son capital.

Le dernier chapitre arrive logiquement à l’achat et à la vente de la force de travail des prolétaires.

Marx montre en effet que le profit souhaité par l’économie capitaliste ne peut se déclarer que si des individus n’ont que leur force de travail à vendre pour subvenir à leurs besoins essentiels.

Le capitaliste achète en effet la force de travail de l’ouvrier pour accroitre la valeur de ses profits et ainsi s’enrichir.

Bien entendu, le capitaliste a tout intérêt à minimiser le prix de cette force de travail, en veillant à ce que les travailleurs survivent juste assez pour manger, se loger, s’habiller et se reproduire suffisamment pour assurer une nouvelle génération d’outils de production.

Marx en vient donc à ces habituelles idées sur l’aliénation du prolétaire et sa dépendance vis-à-vis du capitaliste qui exploite sa force de travail pour son enrichissement.

En conclusion, issu d‘un travail de fond, « Le capital, sections 1 et 2 » est une bonne introduction à cette œuvre majeure de l’économie politique.

Plutôt arides en raison de leur forte teneur économiste, les deux premières sections partent des racines les plus profondes des échanges humains pour aboutir finalement aux prémisses des théories marxistes.

Marx pose donc ici de puissantes fondations dont on peut percevoir toute la profondeur et la solidité, tout en se doutant que la suite se révélera plus engagée politiquement.
Pa peu Toujours dans le registre économique et philosophique, « Le capital, sections 1 et 2 » de Karl Marx se présente comme une des œuvres les plus abouties avec un volumineux ouvrage paru en 1867.

Cet article ne traite modestement que des deux premières sections parues dans la collection Le Monde philosophique chez Flammarion.

La première section est consacrée aux marchandises et à la monnaie.

Marx distingue les valeurs d’usages des marchandises formées de  leurs propriétés physiques qui déterminent leur niveau d’utilité pour l’homme, des valeurs d’échange qui fixent la proportion d’une chose par rapport à une autre lors d’une transaction commerciale.

Fluctuantes suivant le lieu et le temps, les valeurs d’échanges sont la source du commerce.

A force de travail constante, les valeurs d’usage sont fixées par le temps de travail humain nécessaire pour les produire.

Pour étayer ses démonstrations  sur le rapport des choses entre elle, Marx utilisera ensuite de manière permanente l’exemple d’un habit qui vaut selon lui deux fois vingt mètre de toile.

Par ce biais, il établit les définitions de forme relative et de forme équivalente qui permettent de comparer quantitativement les choses entre elles suivant le temps de travail nécessaire à leur production.

Marx réalise l’extension du rapport d’une marchandise à une autre en généralisant à des rapports proportionnels avec d’autres marchandises dans ce qu’il appelle la forme développée pour arriver à la forme générale qui est qu’une quantité de marchandise (ici les vingt mètres de toiles ) sert de référence à toutes les autres.

Cette avancée est primordiale car elle aboutit à la création de la monnaie (or ou argent) base commune pour toute transaction.

La monnaie devient donc le cœur du commerce et fausse les rapports sociaux qui existaient préalablement entre échanges directs de marchandises de producteur à consommateur.

Pour Marx un fétichisme nait de la possession de l’argent et les méthodes de division du travail rendant les hommes dépendants les uns des autres n’ont pour but que l’accroissement des richesses de la classe bourgeoise.

Marx analyse ensuite les mécanismes de circulation des marchandises, dépendant de la valeur des prix, de la valeur de la monnaie fixée par les autorités et de la somme de marchandises produites.

Dans ces échanges, la marchandise vendue est transmutée en argent, avant d’être à nouveau retransformée en marchandise une fois que l’acheteur s’en sert pour acquérir un nouveau bien.

C’est donc la monnaie qui circulant de manière continue qui rythme ce cycle sans fin de transactions.

S’ajoutent ensuite les phénomènes de thésaurisation (accumulation de monnaie) et de crédits qui viennent modifier les mécanismes de circulation monétaire.

Dans la deuxième section, Marx explique le développement du système capitaliste qui consiste à placer de l’argent dans une marchandise tout en espérant en récupère un profit.

Il s’agit donc du mécanisme inverse de l’échange monétaire évoqué précédemment puisque ce n’est plus l’achat d’une marchandise qui conditionne la transaction mais l’accroissement de capital.

Contrairement au thésauriseur qui bloque la circulation de l’argent, le capitaliste en fait circuler en permanence pour accroitre son capital.

Le dernier chapitre arrive logiquement à l’achat et à la vente de la force de travail des prolétaires.

Marx montre en effet que le profit souhaité par l’économie capitaliste ne peut se déclarer que si des individus n’ont que leur force de travail à vendre pour subvenir à leurs besoins essentiels.

Le capitaliste achète en effet la force de travail de l’ouvrier pour accroitre la valeur de ses profits et ainsi s’enrichir.

Bien entendu, le capitaliste a tout intérêt à minimiser le prix de cette force de travail, en veillant à ce que les travailleurs survivent juste assez pour manger, se loger, s’habiller et se reproduire suffisamment pour assurer une nouvelle génération d’outils de production.

Marx en vient donc à ces habituelles idées sur l’aliénation du prolétaire et sa dépendance vis-à-vis du capitaliste qui exploite sa force de travail pour son enrichissement.

En conclusion, issu d‘un travail de fond, « Le capital, sections 1 et 2 » est une bonne introduction à cette œuvre majeure de l’économie politique.

Plutôt arides en raison de leur forte teneur économiste, les deux premières sections partent des racines les plus profondes des échanges humains pour aboutir finalement aux prémisses des théories marxistes.

Marx pose donc ici de puissantes fondations dont on peut percevoir toute la profondeur et la solidité, tout en se doutant que la suite se révélera plus engagée politiquement.

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 17:11

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2

 

Je pourrais réutiliser ici sans problème la même introduction que pour « Highway to hell » car les chiffres de vente de « Back in black » faisant de lui le deuxième album le plus vendu de tous les temps derrière le « Thriller » de qui vous savez, ont de quoi donner le tournis.

La raison de cet engouement ? Sans doute la mort de Bon Scott en 1980 a-t-elle jouée dans cet élan populaire mais le phénomène n’aurait pas à mon sens perduré si la qualité intrinsèque du disque n’était pas elle aussi jugée comme phénoménale.

En 1980 donc, les quatre musiciens d’Ac/Dc recrutent Brian Johnson pour remplacer leur irremplaçable chanteur tragiquement décédé quelques mois plus tôt.

La pochette noire, triste et sobre est donc de rigueur pour ce deuil.

L’entame se fait avec « Hells bells » et ses cloches de l’enfer mondialement connues.

Il s’agit d’un solide mi tempo hard rock lançant des refrains énergiques et hauts en couleurs.

Tout de suite il parait évident que le groupe a embauché un braillard au timbre de voix aigu assez difficile à supporter mais « Hells bells » est dans l’absolu indéniablement un classique incontournable.

Après cette introduction en noir, le groove refait son apparition avec le musclé mais bien linéaire « Shoot to thrill » tandis que « What do you do for money honey » s’avère particulièrement irritant en raison du chant de Johnson.

Jouant sur un coté répétitif et énergique, « Givin the dog a bone » passe plutôt bien tandis que l’aspect égrillard reprend le dessus sur le bluesy-sexy « Let me put my love into you ».

Mais tout ceci fait figure de petite bière face à « Back in black » dont le riff de guitare exceptionnel parvient à éclipser les vocalises pataudes du chanteur.

On passe rapidement sur l’énorme succès commercial de « You shook me all night long » hymne de stade repris entre autre par Céline Dion, Tori Amos ou Shania Twain.

Plus intéressant est le hard blues « Have a drink on me » aux refrains amusants tandis que « Shake a leg » sent bon le titre remplissage et que le bluesy « Rock and roll ain’t noise pollution » s’avère tout juste passable.

En conclusion, je suis très loin de partager l’engouement populaire autour « Back in black ».

A l’exception de quelques titres phares comme « Hells bells » ou « Back in black » , les compositions se montrent ici moyennes mais plus grave encore le style tout en force et en hurlements de Brian Johnson écorche mes délicates oreilles.

Vous l’aurez compris, il y a pour moi deux Ac/Dc, celui des années 70 et de Bon Scott que je trouve génial car gavé de feeling, d’émotion et d’instinct et celui plus rouleau compresseur de Brian Johnson, gros docker athlétique manquant de finesse à mon sens.

Bien entendu « Back in black » n’est pas un mauvais album, il est même sans doute l’un des meilleurs de l’ère Johnson, mais son orientation gros hard rock de stade ne me convient pas.

Si on met de coté son colossal succès qu’on peut attribuer à la bonne dynamique enclenché avec Bon Scott, « Back in black » n’aura que pour successeurs que des albums médiocres qui entraineront Ac/Dc dans une lente traversée du désert qui ne prendra fin qu’au début des années 90.

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 22:33

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Attention monument !

Comment en effet présenter autrement « Highway to hell » d’Ac/Dc, l’un des albums les plus connus et les plus vendus au monde ?

Ce disque est certes archi connu en raison de son tube surjoué, mais ce serait oublier qu’en 1979, le groupe était au faite de sa créativité artistique et capable de tenir la distance sur un album en entier de haute volée.

A cette époque le bassiste Cliff Williams a remplacé Dave Evans depuis un an et le talent de Bon Scott comme chanteur et bête de scène explose à la face du monde.

Pas grand-chose à dire sur la pochette, elle aussi archi connue, si ce n’est que la moue Jaggerienne d’Angus Young couplée aux cornes et à la queue démoniaques ont grandement contribué par leur coté choquant à la renommée du groupe.

Bien entendu Ac/Dc n’est pas sataniste mais joue comme la plupart des groupes de hard rock avec cette imagerie puissante et à contre courant capable de capter un public jeune en rébellion.

On début avec le hit mammouth « Highway to hell » et vraisemblablement le riff de hard rock le plus connu de l’histoire, devant le « Smoke on the water » de Deep Purple.

Dire que ce morceau trop entendu ou trop joué ne me procure que peu de plaisir serait certes vrai mais reviendrait à critiquer le sens de l’histoire en un exercice bien vain : qu’on aime ou qu’on aime pas, « Highway to hell » est un monument d’efficacité, une gigantesque machine à embraser les stades.

Pour moi l’album commence  véritablement APRES ce titre phare, avec un « Girls got rythm » et sa rythmique hyper énergique et entrainante, un « Walk over you » plus déroutant avec sa mise en action tardive et ses refrains adoucis, avant que « Touch too much » ne vienne représenter toute la quintessence du charme irrésistible de Bon Scott.

Cerise sur le gâteau, le break central dévastateur qui vient réamorcer la remise en marche finale de l’infernale machine à riffs.

Après « Touch too much » on a le souffle coupé et les jambes molles.

On croit etre rassasié, avoir atteint l’orgasme, l’apothéose mais il n’en est rien.

L’ultra rapide « Beating around the bush » et son arriére gout de baston entre bouseux australiens déboule à la vitesse d’un express longue distance lancé sur des horizons désertiques.

Le plaisir est démultiplié et ce n’est plus simplement le pied qui bouge mais tout le corps qui gigote car pris d’incoercibles besoins de mouvements.

Ayant produit la puissante poussée initiale la mettant en orbite, la fusée Ac/Dciènne contrôle maintenant sa trajectoire avec le très efficace « Shot down in flames » troussé avec un savoir faire hérité de l’habitude comme une groupie d’après ou d’avant concert.

L’énergie déployée est néanmoins toujours fantastique, que ce soit avec le très nerveux « Get it hot » ou le chef d’œuvre « If you want blood » tutoyant les cimes de la perfection de la première à la dernière note avec les riffs d’aciers des frères Young qui viennent entrer en symbiose avec la voix surpuissante de Bon Scott pour créer un déchainement jouissif et ininterrompu de folie hard rock.

Après l’atteinte de tels sommets, il faut bien terminer plus modestement.

Ces rôles échoient à « Love hungry man » mid tempo en fusion reposant sur le seul pouvoir d’attraction sexuelle de Scott puis à l’excellent blues glauque « Night prowler » aux paroles troubles qui inspireront les crimes du tueur en série Richard Ramirez reconnu coupable des meurtres de onze personnes dans les années 80.

En conclusion, vous l’aurez compris en lisant mes commentaires, pour une fois je me sens complètement en accord avec les gouts de la majorité.

« Highway to hell » est en effet un album exceptionnel ou tout ou presque confine à la perfection la plus absolue.

Le son est excellent, puissant et fluide, les titres vous emplissent le corps et l’âme de leur monstrueuse énergie si communicative.

Tout est en place, les riffs terribles, les rythmiques infernales qui ne vous lâchent pas du début à la fin, vous faisant entrer à votre corps défendant dans un état permanent de résonnance.

Pour couronner le tout, outre la qualité intrinsèque des titres, Bon Scott est ici au firmament de son talent, monstrueux de charisme et de ce fluide animal et instinctif propre aux grands chanteurs de rock comme Iggy Pop, Jim Morrison ou Mick Jagger.

Sa mort tragique et accidentelle un an aprés la sortie du disque sera l’une des plus grande tragédies du rock.

Mais la star fauchée jeune et en pleine gloire avec un mode de vie complètement destroy ou le sexe, l’alccol et la violence étaient prédominants acquit par la même occasion un véritable statut de légende du reste largement mérité au vue de ses performances vocales et scéniques.

Bon Scott était sans nul doute un être à part, une comète brillante destinée à illuminer furtivement nos petites vie de types finalement trop rangés et sans histoires.

Pour beaucoup il fut le meilleur chanteur d’Ac/Dc et je ne suis pas loin de partager ce point de vue tant son aura conférait un charme particulier aux compositions de son époque.

Reste pour l’éternité ce « Highway to hell » joyau stellaire, intemporel, inusable qu’on peut écouter 666 666 fois d’affilée dans sa voiture en remuant la tête sans jamais vraiment se lasser ou trouver le temps long.

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