Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 10:57

abyss.jpg

4

 

 

J’ai déjà été plusieurs fois élogieux en ces colonnes avec James Cameron, même pour parler de projet ratissant plus large comme son dernier  « Avatar » il est vrai que l’univers de science fiction que propose ce réalisateur audacieux est souvent intéressant.

Sorti en 1989, « Abyss » est considéré comme l’un de ses meilleurs films.

Détail croustillant, la première fois que j’ai entendu parler de ce film était lors d’un séjour en classe de neige, on la neige n’étant pas au rendez vous les professeurs avaient proposé en alternative d’aller voir ce film que j’avais à l’époque copieusement boudé.

« Abyss » démarre par le spectaculaire naufrage de sous marin nucléaire US Montana, mystérieusement heurté par un énorme faisceau d’énergie qui rend inopérant tous ses systèmes électrique.

En pleine période de guerre froide, l’escalade monte vite entre les USA et l’URSS, ces derniers étant accusés par les premiers.

L’armé américaine réquisitionne alors une équipe de civils spécialisée en robotique sous marine pour forage pétrolier afin de retrouver le sous marin et les têtes nucléaires présentes à son bord.

Virgil Brigman dit Bud (Ed Harris) dirige cette plateforme sous marine mobile doté d’engins robotisés extrêmement évolués capable d’intervenir dans les très hautes profondeurs (prêt de 7000 mètres) ou est échoué le sous marin.

Charismatique et proche de ses hommes, Bud doit pourtant composer avec une équipe de commando Seal envoyés à bord pour diriger l’opération de sauvetage.

Le lieutenant Hiram Cofey (Michael Biehn) dirige les militaires et se montre particulièrement autoritaire avec les civils aussi Bud doit user de toute son influence pour calmer ses troupes composés d’ouvriers spécialisés aguerris mais peu enclin à respecter la stricte discipline militaire.

On trouve Alain Carnes dit Hippy (Todd Graff) sorte de geek malingre trimballant toujours avec lui son rat , Catfish De Vries (Leo Burmester) gros costaud élevé aux Big Mac, Sonny Arliss Dawson (JC Quinn) et Lisa Standing (Kimberly Scott) pétulante femme noire boulotte.

De plus Bud doit faire face à des problèmes conjugaux avec Lindsey (Mary Elisabeth Mastrantonio) sa femme à la forte personnalité qui l’a rejoint sans le prévenir pour participer à la mission.

Hiram et Bud dirigent chacun leurs hommes pour inspecter le sous marin.

L’expédition est un des moments les plus intenses du film en raison d’une ambiance oppressante et morbide en raison de la découverte des corps flottants de l’équipage noyé.

Au cours de l’inspection, Arliss rencontre la créature d’énergie et perd les pédales.

Il doit être évacué en catastrophe tandis que Hiram parvient à récupérer les têtes nucléaires du sous marin.

L’équipage est alors témoin de la venue de la créature qui se utilise de l’eau de mer animée pour modeler son apparence et tenter de communiquer.

Mais un ouragan se déchaine en surface rendant non seulement impossible la remontée mais provoquant également la chute d’une énorme grue métallique qui manque d’écraser la plateforme sous marine.

A bord de la plateforme, une lutte d’influence commence alors entre Bud, Lindsey et Coley qui reçoit l’ordre de détruire le sous marin et les mystérieuses créatures à l’aide des têtes nucléaires.

Perturbé nerveusement par le syndrome des basses profondeurs, Coley utilise la force pour enfermer les civils et disposer les têtes sur un petit robot sous marin afin de déclencher l’explosion nucléaire à distance.

Bud et Catfish parviennent à s’échapper en nageant dans la sas de plongée et affrontent Coley.

Après une lutte féroce, Coley est tué dans son robot alors qu’il tentait de lancer les bombes mais le petit robot chargé coule au fond de la fosse sous marine à plus de 9000 mètres.

La mort de Coley broyé par l’énorme pressions sous marine est atroce.

Puis deux scènes fortes se suivent, l’évacuation de Lindsey en état de quasi mort clinique par Bud qui parvient ensuite à la faire renaitre à la vie puis l’exploration de la fosse par Bud qui après avoir ingéré un liquide lui permettant de supporter la pression descend à pic à 9000 mètres pour désamorcer les têtes nucléaires.

La descente d’un Bud rendu aphone dans un univers aussi extrême avec un dialogue de sa femme pour l’aider à ne pas devenir fou est pour moi l’une des scènes les plus cultes de l’histoire du cinéma.

Laissé pour mort, Bud est secouru par les créatures qui le recueille dans leur immense vaisseau translucide et gavé d’énergie.

Il comprend que les créatures après avoir envisagé d’anéantir l’espèce humaine par une immense tempête tsunami, se sont ravisées en découvrant l’amour qui existant entre lui et sa femme.

Pacifiques et sages, les créatures font remonter l’équipage depuis leur immense vaisseau qui soulève même les navires des militaires américains placés en surface.

La fin du film, un peu niaise, voit les hommes rendus à la sagesse par les créatures, renoncer à l’escalade nucléaire et Bud se réconcilier avec Lindsey.

En conclusion, j’aurais du en 1990 aller dans cette fameuse salle de cinéma et découvrir « Abyss » car cette œuvre de James Cameron est une des plus belles réussites des film de science fiction, surclassant de très loin son « Avatar » numérique.

Le monde sous marin étant inquiétant, hostile et mystérieux, Cameron exploite formidablement cette atmosphère pour réaliser un film claustrophobe et oppressant au possible.

Les technologies utilisées sont à couper le souffle pour l ‘époque avec ces incroyables robots sous marins maniés avec dextérité par des acteurs sur entrainés et des impeccables effets spéciaux permettant de donner vie à des créatures extra terrestres ressemblant à des raies translucides des grands fonds.

Malgré sa longueur, des acteurs un peu caricaturaux (le militaire dictatorial, les ouvriers des mers bourrus au grand cœur, les femmes modernes pénibles et indépendantes)  et une happy end dégoulinante de bon sentiments, « Abyss » peut être considéré comme un véritable chef d’œuvre de science fiction sous marine.

Repost 0
29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 21:34

killing_season.jpg

 

3

 

 

Bien relancé par un « The art of dying » de bonne facture, Death angel poursuit en 2008 sa seconde carrière avec « Killing season » à la pochette similaire bien qu’un brin plus morbide.

Après l’art de la mourir, la saison du massacre, on peut dire qu’avec Death angel on a affaire à un groupe dur et sombre qui ne fait pas dans la dentelle, avec une violence contrôlée comparable à leurs confrères new yorkais d’Overkill.

« Lord of hate » ouvre les hostilités sans faire de détail avec un thrash percutant solidement ancré au sol par des refrains en béton armé.

Le son est lourd, presque gras, les guitares tournoient à la vitesse d’un rotor d’hélicoptère pour offrir sur « Sonic beatdown » une leçon de tabassage en règle duquel nul être vivant ne pourrait se tirer indemne.

Un tantinet plus calme « Dethroned » alterne en réalité passages mélodiques en clair obscur et grosses charges d’un thrash implacable digne des plus grands.

Gros riffs et rythmiques assassines prennent la relève sur le très basique « Carnival justice » .

Certes « Buried alive » n’est pas un modèle de subtilité avec ses chœurs ultra pesants, mais fait preuve d’une efficacité de panzer.

« Souless » sonne comme du Ac/Dc en plus nerveux et rugueux tandis que « The noose » balance son thrash rageur comme un poing en pleine figure.

Les gros bras continuent leur travail de démolition avec les lourdingues « When worlds collide » et « God vs God » aux influences très Machine head.

Plus vif et percutant, « Steal the crown » fait des ravages avant le coup de grâce asséné par « Resurrection machine »   mid tempo guerrier contrebalancé de quelques fugaces envolées mélodiques.

En conclusion, plus frontal et intégriste que son prédécesseur « Killing season » est un authentique album de thrash metal monolithique, violent et moderne comme j'aime à écouter parfois quand le monde me parait vraimment révoltant.

Avec ce durcissement de ton, Death angel se recentre sur sa base et rétrécit du même coup son champs musical, perdant la variété musicale si plaisante de « The art of dying ».

Mais le groupe assume son choix artistique et plonge avec force et conviction dans ce bain de jouvence en jouant à fond la carte de la puissance brute ou les guitares claquent comme fouets mortels sur des tempos de rouleau compresseur.

Impressionnant et maitrisé de bout en bout, « Killing season » impose le respect et achève de nous convaincre que Death angel est un groupe de sacrés clients pouvant sans peine prétendre au rang de maitres du thrash pur et dur.

Repost 0
Published by Seth - dans Thrash Metal
commenter cet article
29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 20:13

art_dying.jpg

3

 

 

Zoom sur la deuxième division du thrash metal avec Death angel, groupe californien ayant la particularité d’être entièrement d’origine asiatique, philippine plus précisément.

Ayant eu son heure de gloire à la fin des années 80, Death angel profite du revival de la scène et refait surface à la surprise générale en 2004 après 14 ans de mise en sommeil.

Petit miracle, le line up original est ici conservé prêt de vingt ans après les débuts et cette reformation donne naissance à « The art of dying ».

On appréciera l’effort mis sur l’artwork de la pochette, à la fois sobre, sombre et beau.

La galette débute par « Thrown to the wolves » longue pièce de plus de sept minutes d’un thrash old school rentre dedans aux refrains très efficaces.

La voix nasillarde et rêche de Mark Osegueda se cale parfaitement sur les rythmiques saccadées et puissantes des guitares de la paire Aguilar/Cavestany sur « 5 steps to freedom » qui compense une certaine linéarité par une intensité soutenue.

Alors qu‘avec « Thicker than blood » on s’apprête à rentrer dans une logique routinière et peu inspirée de thrash prévisible à outrance, l’ange de la mort surprend avec « The devil incarnate » longue pièce reptilienne évoquant un climat de sorcellerie et de menace larvée digne d’un Black sabbath des meilleurs jours.

Véritable bijou noir, « The devil incarnate » me fait curieusement penser à des trajets que j’effectuais très tôt le matin en voiture sur des petites routes désertes de l’Essonne dans un climat de brouillard fantomatique et de nuits hivernales en parfaite adéquation avec l’ambiance assez fantastique de ce titre.

On est également agréablement surpris par « Famine » aux forts relents de Metallica grungy période « Load-Reload ».

Retour à du thrash plus classique sur le basique « Prophecy » à la forte puissance de feu puis baisse de régime avec le laborieux punkoide « No » .

Les quelques variations mélodiques sur le chant de « Spirit » viennent diluer l’abrasive recette thrash habituelles des cuistots en chef.

Les refrains virils sur le très bourrin « Land of blood » contrastent avec un final plus calme composé de « Never me » qui mélange passages nuancés presque rock à des solides refrains thrash puis « Word to the Wise » superbe semi ballade acoustique ou la belle voix cassée de Osegueda couplée à des guitares pleines de feeling, parvient à faire passer un flot intense d’émotion.

En conclusion, « The art of dying » est une bonne surprise de vétérans d’une scène qu’on pensait oubliée à jamais.

Meme si la recette de base des américains est à la base beaucoup trop prévisible et linéaire à mes yeux, ceux-ci ont l’intelligence d’introduire d’étonnantes variations qui si elles ne révolutionnent pas la face de la musique aèrent leur thrash frontal pour en relever l’intérêt.

« The art of dying » est un disque astucieux capable de réaccrocher les fans de thrash des années 80 mais aussi par sa relative ouverture de capter un public plus adepte d’une certaine modernité.

Retour réussi donc pour Death angel qui recycle son bon vieux thrash pour faire du neuf avec du vieux.

Repost 0
Published by Seth - dans Thrash Metal
commenter cet article
27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 22:33

from_here.jpg1

 

 

Exploration du punk rock avec après les Sex Pistols, l’autre légende anglaise de ce mouvement The Clash.

Sorti en 1999, « From here to eternity » est une compilation de titres joués entre 1978 et 1982 soit l’âge d’or du groupe.

On peut trouver l’idée curieuse, un brin mercantile mais on peut aussi prendre cela comme une bonne occasion de découvrir l’impact d’un des groupes les plus réputés sur scène de l’histoire du rock.

La compilation commence  avec « Complete control » titre truffé de chœurs plus rock que punk permettant de chauffer la salle en douceur.

Le coté plus agressif, braillard et bordélique du punk vient sur « London’s burning » puis sur le musclé « What’s my name » avec toujours des chœurs en soutien de la voix de cockney de Joe Strummer.

C’est simple, énergique peut être un peu trop pauvre.

Si « Clash city rockers » se montre un morceau aux riffs rock entrainants, la formule commence à lasser avec « Carrer opportunities » vraiment trop balourd.

Pas grand intérêt pour moi avec le reggae « (White man) in hammersmith palais » ni le trop basique « Capital radio » ni « City of dead » aux riffs et aux refrains bien faciles.

Les irréprochables classiques arrivent enfin avec l‘hymne « I fought the law »  puis « London calling » et son atmosphère plus mesurée si particulière.

Je ne peux que décrocher sur le pur reggae « Armagideon time » non pas que le morceau soit mauvais dans l’absolu mais parce que ce style de musique trop planant ne me convient pas.

On passe sur l’insipide « Train in vain »  que ne parvient pas à relever le très surestimé « Guns of Brixton ».

Il faut attendre « The magnificent seven » au rythme funkisant et le plus appuyé « Know your rights » qui malgré un message politique assommant, parviennent à réintroduire plus d’intensité.

Le plus grand tube des Clash « Should I stay of should I go » est asséné avec force avant de conclure par un trop  long « Straight to hell » en forme de pénible monologue.

En conclusion, vous l’aurez compris en lisant mes commentaires pour le moins contrastés, je n’adhère globalement pas à la musique de The Clash et ce live bien qu’exhaustif n’y changera rien.

Bien entendu j’aime quelques chansons d’eux mais relativement peu.

Je trouve leur punk pas assez instincintif, pas assez sauvage ni acéré, pas assez nihiliste et au final trop métissé avec des ambiances reggae et pop rock que je ne goute pas.

Le coté simpliste des riffs, la voix parfois irritante de Strummer et les refrains téléphonés ne me séduisent pas.

Je ne pense donc pas être la bonne cible pour ce « From here to eternity ».

Peut être me pencher sur leurs meilleurs albums studio changera-t-il l’opinion que j’ai de ce groupe trop mainstream pour moi.

Repost 0
Published by Seth - dans Punk Rock
commenter cet article
27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 21:39

tireur_couche.jpg

2

 

 

Roman policier avec « La position du tireur couché » de Jean-Patrick Manchette.

Un peu à l’instar de Joël Houssin dans un genre différent, Manchette appartient à cette génération d’auteurs de polars à la française, d'un genre viril qui faisait fureur au début des années 80 et qui furent souvent incarnés au cinéma par Alain Delon, Jean-Paul Belmondo ou Lino Ventura dans des films de flics gros bras macho carburants aux gauloises et au whisky avant de faire tomber les jolies filles une fois les voyous forcément en cheville avec des politiques ripoux mis hors d’état de nuire.

Court roman policier, « La position du tireur couché » narre de manière classique les aventures d’un tueur professionnel appelé Martin Terrier mystérieusement traqué alors qu’il vient d’annoncer à son patron dénommé Monsieur Cox qu’il prenait sa retraite.

Cette traque un brin emberlificotée va nous emmener de Paris à … Paris après un bref détour dans un village du Sud ouest (Nauzac) ou notre antihéros tentait de renouer avec ses racines et son amour de jeunesse Anne, remariée depuis avec un notable forcément pas à la hauteur du tempérament explosif de l’héroïne.

Bien entendu, le tueur traqué va s’avérer avoir de la ressource et être capable d’éliminer les tueurs lancé à ses trousses notamment Claudia Rossi, la sœur d’une de ses victimes italiennes.

Après un dernier contrat en forme de faux attentat destiné à l‘éliminer, Terrier (dont suprême cliché le meilleur ami est noir !) se retourne contre son ancien patron dans un final en forme de feu d’artifice.

 

Mais la morale sera sauve et le tueur n'en sortira pas pour autant totalement indemne.

 

En conclusion, bien que relativement bien écrite, « La position du tireur couché » ne contient pas une intrigue suffisamment interessante pour me passionner.

Le personnage du tueur invincible à le froide efficacité mécanique ne peut pas pour moi générer de l’empathie et sa manière de traiter les femmes (notamment sa première petite amie Alex assassinée par sa faute) a de quoi irriter.

Outre ce fond qui m’a déplu, on notera une efficacité d’écriture et une très grande dose de violence avec des meurtres dispensés à grande échelle dans une grande sauvagerie.

A réserver donc pour les fans (pas trop exigeants ) de polars français à l’ancienne.

Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article
27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 21:02

brando.jpg4

 

 

Considéré avec raison comme le meilleur acteur de tous les temps à égalité avec le redoutable Clovis Cornillac, Marlon Brando m’a depuis toujours fasciné, aussi est-ce avec délectation que j’ai lu sa biographie écrite au début des années 2000 par Patricia Bosworth « Marlon Brando ».

De manière très classique mais sérieuse, la biographie relate par ordre chronologique la vie de l’acteur en insistant fortement sur la composante familiale principal levier déclencheur des velléités artistiques de ce jeune homme né en 1924 au Nebraska.

Car le jeune Marlon est issu d’une famille plutôt particulière avec un père d’origine alsacienne (Marlon Brando Sr) représentant de commerce, autoritaire, buveur, coureur de jupon, en proie à des accès de brutalité inouïs qui terrorisent sa famille et surtout sa mère Dorothy dite Dodie.

Marlon entretient une relation quasi fusionnelle avec sa mère, femme indépendante, actrice talentueuse mais qui frustrée par la vie que lui impose son mari se réfugie dans une terrible dépendance à l’alcool.

Le couple Brando se dispute souvent en des bagarres d’ivrognes, se sépare un court moment avant de se ressouder.

Mais l’éducation très libérale de Dodie donne à Marlon le gout des milieux artistique.

Elève médiocre, paresseux, incapable de se concentrer sur la durée et de se plier longtemps à l’autorité, Brando a une personnalité hors du commun et de véritables dons pour la comédie qui se révèlent précocement par l’intermédiaire d’un professeur de théâtre à l’école des cadets militaires de Shattuck.

Réformé, Brando tente sa chance à New York et prend des cours de théâtre auprès de l’école réputée de Stella Adler.

Outre le théâtre classique, il s’initie à l’escrime et à la danse.

Malgré son indiscipline, il devient vite en raison de ses dons le favori de la directrice, qui entretiendra une liaison ambigüe avec son élève.

Repéré par les metteur en scène Elia Kazan, Brando triomphe au théâtre dans la pièce « Un tramway nommé désir » de Tennessee Williams.

L’incroyable présence de l’acteur dans un rôle pourtant contre nature ou il doit jouer un prolétaire macho dans une ambiance moite et scandaleuse, attire de façon magnétique les spectateurs.

Parallèlement à cela, Brando mène une vie de bohème à New York, fréquentant des intellectuels, des paumés et ayant de multiples maitresses qui du reste acceptent de partager le bellâtre surdoué.

Devant l’incroyable succès de cette pièce, une adaptation cinématographique est réalisée par le talentueux Elia Kazan qui sera le mentor et le père de substitution du Brando des jeunes années.

Grandement aidé par la performance inoubliable de Vivian Leigh, l’adaptation de Kazan réussit à surpasser la pièce de Williams.

De plus le réalisateur pousse son élève à pratiquer boxe et musculation pour augmenter sa virilité.

Teint en brun, moulé dans des jeans et tee shirts très serrés, le corps d’athlète de Brando dégage une force brutale contrastant avec la douceur de son visage d’ange mélancolique.

Il vampirise l’attention et devient une star doublée d’un sex symbol.

Les autres grands moments de la carrière de la star sont abordées, avec la consécration, l’oscar pour « Sur les quais » toujours avec Elia Kazan puis le rôle de motard qui fit de lui le voyou le plus sexy du monde et l’idole des jeunes avec « L’équipée sauvage » de Laslo Benedek.

Parallèlement à cela outre ses problèmes familiaux, Brando père une vie complètement dissolu et sème les enfants auprès de ses multiples femmes et maitresses.

Il épouse une américano-indienne Anna Kashfi puis l‘actrice Movita Castadena rencontrée sur un tournage au Mexique, et ces mariages seront de véritable naufrage comme Brando est trop instable pour être un bon père.

On peut néanmoins considérer que Tarita Teriipaia rencontrée en Polynésie française lors du tournage du calamiteux remake « Les révoltés du Bounty » est la femme la plus marquante de sa vie puisqu’elle lui donnera deux enfants et le poussera à acheter une ile à Bora Bora pour s’y retirer dans une quête de solitude absolue.

Dans les années 60, Brando fonde sa propre maison de production qui mal administrée par son père fera faillite, puis il se brouille avec Kazan qui a soumis à la pression du Mac Barthisme a du dénoncer des sympathisants communistes.

Brando se politise, prend la défense des minorités afro-américaines et indiennes.

Après l’assassinat de Martin Luther King il soutient même les Black Panthers avant de se retirer, refroidi par leur radicalité.

Acteur réputé ingérable et sur le déclin, Brando revient en grâce en 1972 par son incroyable prestation du « Parrain » de Francis Ford Coppola.

Il refuse pourtant de venir chercher son oscar et en état de grâce tourne avec Bertolucci le sulfureux « Dernier tango à Paris ».

Le dernier grand rôle de Brando sera lui aussi donné par Coppola en 1978 dans son fameux délire mystique d’ « Apocalypse now ».

Ensuite, l’acteur rongé par ses déboires familiaux, se laisse aller, prend du poids et se reclus dans la solitude de sa maison à Beverly Hills.

Le suicide de sa splendide fille Cheyenne après que son demi frère Christian ait assassiné son petit ami, accentuera cette longue phase dépressive.

En conclusion, « Marlon Brando » est un très bon livre, sérieux et bien documenté, idéal pour saisir les grandes lignes de la vie privée et professionnelle de l’acteur.

Véritable écorché vif, Brando apparait comme s’étant construit par opposition avec son père, envers qui il voulait sans cesse prouver quelque chose.

Ce rapport d’amour et de haine entre deux personnalités très forte, hantera Brando même après la mort de son père.

Puis il y a sa mère, symbole d’une féminité idéalisée, mais aussi d’une grande indépendance d’esprit qu’il cultivera toute son existence.

Surdoué, béni des dieux en raison de son apparence physique qui lui faisait séduire quiconque (hommes comme femmes ?) , Brando était en réalité un être sensible, dépressif et hanté par un mal être profond qu’il inculqua sans doute malgré lui à sa progéniture.

On appréciera les anecdotes savoureuses, les dons de mimétismes de l’homme, ses excès, son gout (que je trouve divin !) pour les femmes exotiques, ses engagements quelques fois hasardeux mais surtout ce coté indomptable qui le caractérisa.

Un seul regret, le livre de Bosworth s’arrête quelques années trop tot et ne traite pas des dernières années de Brando, obèse, solitaire et rongé par la mort de sa fille Cheyenne.

Je trouve en effet fascinant que l’homme le plus sexy de tous les temps ait fini aussi misérablement et surtout en enlaidissant son physique parfait.

Les dernières révélations sur sa bisexualité n’apparaissent pas non plus.

Mais « Marlon Brando » réussit à atteindre son objectif et donne envie de se replonger dans la copieuse filmographie de la star, ce qui est pour moi l’essentiel.


Repost 0
Published by Seth - dans Biographie
commenter cet article
27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 19:12

Aguirre.jpg

5

 

 

Voici avec « Aguirre la colère de Dieu » de Werner Herzog un film véritablement envoutant et fascinant.

Réalisé en 1972, cette oeuvre atypique raconte une expédition espagnole qui au XVI iéme siècle après Jésus Christ parcourt la jungle amazonienne du coté du Pérou pour trouver le mythique pays des cités d’or appelé par les indiens Eldorado.

Mais embarrassés par leur lourd attirail (canons, armures, hallebardes, chevaux et chaises à porteur !) parfaitement inadapté à la jungle, sa dense végétation, ses marécages boueux et sa chaleur suffocante, les conquistadors se retrouvent bien vite bloqués dans leur progression.

Les soldats sont accompagnés de femmes de la noblesse, de quelques esclaves maures et d’une dizaine d’indiens considérés comme des bêtes de somme.

Le chef de l’expédition charge donc le noble Don Pedro De Ursua (Ruy Guerra) de chercher du secours par la voix fluviale.

De Ursua embarque donc avec sa femme Inez de Antinazi (Helena Rojo), son lieutenant Don Lope de Aguirre (Klaus Kinski) et sa fille Flores (Cecilia Rivera), le prêtre missionnaire Don Gaspar de Carjaval (Del Negro ) principal narrateur de l’histoire et une vingtaine d’hommes soldats et porteurs indiens.

Mais les dangers combinés du fleuve et des indiens de la foret par essence hostiles aux hommes blancs, vont s’avérer être mortels pour les soldats.

Plus grave, Aguirre homme implacable, dur et avide de pouvoir va réaliser un coup de force et destituer De Ursua de sa légitimité.

Mué en dictateur avide de richesse, Aguirre va éliminer physiquement ses opposants, nommer un empereur fantoche du nom de Don Fernando de Guzman ( Peter Berling),  et enfin contraindre De Ursua blessé par balle et sa femme à la captivité après qu‘il fut gracié par le nouvel empereur.

Même de Carjaval prend lâchement parti pour le nouveau chef et abandonne De Ursua.

La suite du film consiste en une longue progression à travers les méandres d’un fleuve mortel, dans l’attente des flèches empoisonnées des indiens anthropophages, avec l’épuisement des ressources alimentaires et les inévitables tensions apparaissant entre des hommes poussés à la limite de leurs forces.

De Guzman tué par ses hommes parce qu’il mangeait trop, Aguirre a alors tout le loisir de faire exécuter de Ursua dans une scène poignante ou le noble exténué et impuissant accepte sans broncher son sort.

Encore plus déchirant, sa femme ne supportant pas sa mort s’enfonce dans la foret pour un voyage sans retour.

Les hommes tombent donc un par un  tandis qu’Aguirre sombre dans la folie de ses rêves démesurés s’accrochant à son désir de gloire et de richesse.

Le tyran entrainera toute l’équipe vers l’anéantissement qui n‘épargnera pas non sa propre fille.

Le film se termine sur une scène d’une force inouïe ou le conquistador arpente nerveusement seul son radeau dérivant avec ses hommes morts agonisants, tandis que des hordes de singes investissent le bord.

Solitude du dictateur sanguinaire aveugle et paranoiaque …

En conclusion, « Aguirre la colère de Dieu » est un pure chef d’œuvre du cinéma, une œuvre inclassable, un délire autour de la quête d’un absolu inatteignable et de la folie des hommes se prenant pour des dieux.

Outre l’approche intéressante de la quête du pouvoir menant pour l’homme déterminé à toutes les pires exactions, le film est une vibrante critique des volontés occidentales de colonisation.

L’échec cuisant que rencontre l’expédition face à des forces naturelles qui la dépassent de beaucoup montre clairement toute la vanité de cette entreprise.

La religion est elle aussi taillée en pièce, car se rangeant toujours du coté des forts pour accroitre elle aussi son pouvoir et demandant la mise à mort d’un chef indien qui n’avait pas par ignorance reconnu une bible.

Mais plus que ces approches en elle seule captivantes, « Aguirre, la colère de Dieu » passionne par son ambiance exotique, mystique, son rythme lent, hypnotique, la beauté des images magnifiquement mise en musique par les synthétiseurs de Popol Vuh.

On soulignera enfin, la qualité impressionnante du jeu des acteurs, particulièrement émouvants, mais surtout la présence dévorante de Klaus Kinski acteur fou et génial, parfait en conquistador mégalomane.

On pourra ranger ce pur joyau de cinéma aux cotés de « Apocalypse now » de Francis Ford Coppola ou du plus récent « Valhalla Rising » de Peter Winding Refn.

Repost 0
Published by Seth - dans Aventure
commenter cet article
23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 11:49

star_wars_3.jpg

4

 

 

La suite ou plutôt la fin de « Star wars » avec le troisième volet de la saga intitulé « Star wars III: la revanche des Sith ».

En 2005, George Lucas termine donc son projet initial de donner une suite à la première trilogie terminée dans les années 80 en parachevant son œuvre d’une seconde trilogie débutée en 1999.

Lucas reprend donc l’histoire à la suite de la guerre des clones, lorsque Obi-Wan Kenobi  (Ewan Mc Gregor) et Anakin Skywalker (Hayden Christensen) attaquent les vaisseaux de la Confédération commandés par le comte Dooku (Christopher Lee) afin de libérer le sénateur Palpatine (Ian Mc Diarmid) retenu en otage.

La scène introductive constitue donc en une hallucinante bataille spatiale avec chasseurs de combats virevoltants face au redoutables droides de combat du général cyborg Grievous.

De plus en plus puissant, Anakin parviennent à tuer Dooku et à libérer le sénateur mais le tenace et redoutable Grievous parvient à s’échapper pour continuer la guerre.

Grievous semble travailler pour le compte d’un mystérieux Sith appelé Dark Sidious.

De retour sur Coruscant, Anakin est favorisé par Palpatine qui le fait nommer au conseil des Jedi.

Mais le conseil des Jedi se méfie du sénateur, limite les pouvoirs d'Anakin et lui demande de l’espionner.

Ecartelé par sa reconnaissance envers son bienfaiteur et sa fidélité aux Jedi notamment à son maitre Obi-Wan, Anakin est très troublé.

Il est également progressivement tenté par Palpatine qui lui fait miroiter les fantastiques pouvoirs que pourraient lui offrir le coté sombre de la Force maitrisé par les seigneurs Sith.

Le jeune homme y voit le moyen d’empêcher le mort future de sa femme Padmé Amidala (Natalie Portman) enceinte de jumeaux qu’il sait devoir mourir à l’issue de l’accouchement.

Une grande partie du film réside donc en ses intrigues politiques complexes pour le pouvoir.

Ayant repéré la position de Grievous sur la planète Utapau, le conseil des Jedi charge Obi-Wan de le tuer.

Windu (Samuel L Jackson) interdit à Anakin de prendre part à la mission et cette humiliation s’ajoute à la limitation initial de ses pouvoirs au sein du conseil.

Dans le même temps, Yoda est chargé de coordonner le combat contre les droides sur la planète Kashyyyk, territoire des Wookies.

Après une lutte incroyable ayant mêlé combats robotiques au sabre laser et poursuite en lézard, Obi-Wan parvient à tuer Grievous en pilonnant son thorax dénudé de rayons laser.

Mais Palpatine alias Dark Sidious élimine les Jedi du Conseil en parvenant à faire basculer Anakin du coté sombre de la Force.

Windu est éliminé par les éclairs électriques de Dark Sidious après qu’Anakin lui ait prêté main forte.

Ayant prêté allégeance à Dark Sidious, Anakin rejoint les seigneurs Sith et prend le contrôle de la République.

Les clones se retournent donc contre les Jedi et les massacrent tous sur Kashyyyk.

Seul Yoda aidé par deux Wookies dont Chewbacca, parvient à s’échapper.

Dark Sidious se proclame Empereur devant le Sénat manipulé et fait d’Anakin son Dark Vador.

Yoda décide d’attaquer Sidious tandis que Obi-Wan est chargé d’éliminer son ancien disciple Anakin.

Le combat entre le maitre et l’élève a lieu sur la planète volcanique de Mustafar, non sans que Padmé ait une ultime fois tenté de raisonner son mari.

Après d’épiques joutes au sabre laser, Yoda ne peut vaincre Sidious, mais réussit à s’enfuir, tandis que Obi-Wan tranche les membre d’Anakin qui horriblement brulé par la lave en fusion parvient à survivre grâce à la technologie de l’Empereur.

Encarapaconné, revitalisé et mécaniquement amélioré, Anakin revêt l’aspect du Dark Vador des origines avec cette voix sépulcrale et cette respiration sous caisson pressurisé si oppressante.

Lorsque l’Empereur apprend à Vador que Padmé est morte en donnant naissance à deux jumeaux (Luke et Leia) , sa haine croit ….augmentant sa puissance.

Les jumeaux sont séparés, Luke ira se cacher sur Tatooine auprès d‘une famille adoptive même si Obi-Wan le suivra à distance, Leia recevra une éducation de princesse sur Alderaan, quand à Yoda il se retirera sur un planète perdue appelée Dagobah.

En conclusion, « Star wars III: la guerre des clones » est sans nul doute le plus réussi de la nouvelle trilogie.

Certains esprits intégristes ont pu vivement critiquer l’entreprise de George Lucas, jugeant qu’il dénaturerait l’esprit originel de la magie de la première trilogie et j’avoue que le premier opus, la menace fantôme laissait craindre effectivement le pire avec une relecture bien édulcorée du mythe.

Il n’en est rien de la revanche des Sith, qui sur un rythme trépidant, permet de suivre les passionnantes évolutions permettant de comprendre l’agencement des forces qui seront mises en présence en 1977.

Le combat intérieur d’Anakin est le thème central du film, avec ce dévoiement , cette corruption d’un code de l’honneur des chevaliers pour rejoindre la violence et l’égoïsme du pouvoir absolu.

Mais Anakin trahit pour une raison presque excusable, l’amour ce qui atténue son coté maléfique et rend le personnage de Dark Vador plus humain.

On goute à la déception d’Obi-Wan, qui plaçai tout ses espoirs en lui et croyait que son disciple serait celui qui rééquilibrerait la Force.

Grand film sombre et dramatique donc, truffé des essentiels effets spéciaux, ce troisième volet est un must, brillant par les étonnantes prestations du charismatique ennemi robotisé, le redoutable et impitoyable général Grievous pour qui j’ai un indiscutable faible.

Seul manque peut être une pincée d’humour, plus présent dans les premiers numéros, avec Chewbacca, D2-R2 et C-3PO, mais on peut considérer que le but de Lucas est ici atteint et que la boucle de cet univers à la richesse foisonnante est bouclée.


Repost 0
23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 10:17

brave_new_world.jpg

4

 

 

Après avoir connu une passe difficile dans les années 90 avec le départ de Bruce Dickinson et son remplacement par Blaze Bailey qui fut loin de faire l’unanimité, Iron maiden retrouve son chanteur original et sort au début du nouveau millénaire « Brave new world ».

Comme si le retour de Dickinson ne suffisait pas, les anglais réintègrent également Dave Murray ce qui porte à trois le nombre de guitaristes avec Jannick Gers présent depuis 1990.

Je vous ai déjà dit combien quelques fois on pouvait s’attacher à un disque qui vous rappelle une période de votre vie qu’elle soit heureuse ou malheureuse.

C’est le cas avec « Brave new world » avec une période plutôt heureuse de ma vie, rimant avec jeunesse, audace, soleil, liberté et surtout premier inoubliable concert des anglais à Bercy avec Slayer en première partie.

Difficile donc sans doute pour moi d’etre pleinement objectif mais autant s’atteler le plus dignement possible à la chronique de ce disque inspiré du roman d’Aldous Huxley « Le meilleur des mondes », preuve que les hard rockers lisent aussi (parfois) des livres entre deux cuites et deux virées en moto.

L’album tant attendu débute dans le bon sens avec « The wicker man » , titre single idéal en raison de son rythme rapide et de ses refrains entrainants.

Du travail impeccable de vieux routiers maitrisant leur art.

Changement d’ambiance avec « Ghost of the Navigator »  long et lent dont le thème maritime fait penser à « The rhyme of the ancient mariner » mis à part que ce titre plus modeste et équilibré réussit fort bien à émouvoir en raison des grandioses lignes de chant de Dickinson.

On retrouve le même type de construction longue et dense avec « Brave new world » que de magnifiques refrains épiques contribuent à enflammer et à élever au rang de classique puis avec « Blood brothers » également de bonne qualité bien qu’un cran moins prenant.

« The mercenary » tente de briser cette dynamique en insufflant plus de vitesse mais cet effet est immédiatement annulé par les neuf minutes de « Dream of mirrors » .

D’ordinaire assez réfractaire aux titres à rallonge, j’avoue avoir été capté par ce morceau complexe à l’ambiance progressive traversé d’épars passages plus puissants.

On se bouge un peu  avec « The Fallen angel » plus rythmé bien que très classique pour du Maiden avant de replonger dans une ambiance progressive néo orientale sur « The nomad » s’étalant également sur plus de neuf minutes.

Même si Iron maiden a déjà utilisé ce type d’influence par le passé  (« Powerslave » « To tame a land » ) , le chant haut en couleur de Dickinson rend formidablement et fait agréablement passer ce titre épique.


Inutile d’espérer des titres plus compacts et agressifs, cette tendance à la longueur et à la mélodie durera jusqu’au terme du disque.

Influencé par la science fiction, « Out of the silent planet »  demeure plaisant par ses refrains puissants martelés avant de lancer le dernier titre « The thin line between love and hate » sans doute le titre le moins marquant avec son ambiance rock progressive hyper mélodique.

En conclusion, bien que relativement atypique « Brave new world » marque un retour réussi pour Iron maiden.

Le style pratiqué est moins incisif et moins puissant que celui du heavy metal des années 80, les morceaux sont incroyablement longs, lents et truffés d’influences progressives mélodiques.

A priori ce style me rebute mais la qualité est ici au rendez vous et le chant exalté de Bruce Dickinson permet de conserver l’intensité nécessaire pour ne pas décrocher.

Iron maiden continuera par la suite dans ce style, avec selon moi moins d’inspiration et de réussite, finissant par se recycler lui-même, mais ceci est une autre histoire.

Mes souvenirs ne m’ont donc pas trahi, « Brave new world » est un très bon album de heavy métal adulte et intello.

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 22:17

homme_demain.jpg

3

 

 

Après Bendis, l’autre grande star du comic book Marvel avec Mark Millar auteur de « Ultimate X-men, tome un : l’homme de demain » dessiné par Andy Kubert, Tom Raney et Tom Derenick.

Cette belle série datant de 2001, propose une légère variation de la constitution de l’équipe des X-men avec pour toile de fond une thématique par contre très classique (et un peu rabâchée) de l’affrontement entre humains et mutants, avec pour ces derniers un clivage entre deux courants antagonistes, celui de Magnéto, prônant la guerre totale et la destruction de l’humanité pour proclamer le règne des homo Superior, et celui de Charles Xavier plus pacifiste, prônant le dialogue et la cohabitation entre humains et mutants.

Pour arriver à ses fins, les gouvernement américain de George W Bush  ne fait pas de détail et lâche aveuglément ses robots Sentinelles sur tous les mutants qu’il identifie.

En face, Xavier, Cyclope et Marvel Girl se coordonnent et recrutent de nouveaux élèves un par un, le Fauve (par encore transformé en bête à fourrure bleue) ,Tornade en adolescente écervelée pseudo punk, Colossus sous l’emprise de la mafia russe puis le jeune Iceberg âgé simplement de quinze ans.

De son coté, Magnéto s’appuie sur la confrérie des mauvais mutants (Mystique, le Cerveau, Crapaud, Colosse, Vif Argent, Sorcière rouge ) et recrute un Wolverine déboussolé par son passage au sein du projet arme-X pour infiltrer les X-men et tuer Xavier.

Le plan fonctionne car les X-men vont libérer Wolverine capturé par le Colonel Wraith, chef du projet ultra secret arme-X qui consiste à capturer, droguer, torturer des mutants pour en faire des machines à tuer pour mener des opérations gouvernementales top secrètes.

L’enlèvement de la fille du président des Etats Unis par Magnéto pour exercer un chantage, entraine l’intervention des X-men et un violent affrontement qui blesse grièvement le Fauve et provoque le départ de Cyclope pour rejoindre le maitre du magnétisme.

Aidé par ce nouvel allié, Magnéto provoque des attentats anti humains et retourne les Sentinelles contre leurs concepteurs.

Les X-men avec un Wolverine rallié à leur cause prennent donc le parti d’aider les humains et détruisent les Sentinelles.

Blessé par Wolverine au cours de la bataille, Magnéto est éliminé par Xavier qui par la suite peut entamer un plan de paix avec les autorités américaines.

Puis Wolverine décide quitter le groupe pour régler les problèmes de son passé, revenant sur les traces canadiennes de l’arme-X.

On découvre alors que Diablo a lui-même fait partie du projet dirigé par le colonel Wraith du S.H.I.E.LD.

Celui-ci n’accepte pas les avancées dans le processus de paix entre mutants et humains et lance une redoutable équipe de mutants contrôlés par des puces électroniques contre les X-men.

Ainsi le Fléau, Dents de Sabre, Diablo et Malicia n’ont-ils aucune difficulté à capturer les X-men, à les emprisonner et à les doter d’implants cérébraux pour les contrôler.

Bien entendu seul Wolverine échappe à la rafle et même Xavier le plus puissant télépathe du monde est sous l’emprise du colonel.

La première mission des X-men contrôlés par Wraith consiste à sauver un Nick Fury afro américain capturé en Inde, à tuer un organisme mutant puis le savant qui l’a engendré.

C’est Jean Grey soumise à une torture psychique intenable qui doit s’acquitter de cette horrible besogne.

Ivre de pouvoir, Wraith trahit le gouvernement américain et assassine les cadres de l’armée après que ceux-ci lui aient annoncé l’arrêt du financement de ses projets.

Torturé par Dents de Sabre, Wolverine reçoit l’aide de la Confrérie des Mauvais mutant qui libèrent les X-men de leur prison et de leurs implants grâce aux pouvoirs magiques de la Sorcière rouge.

Il peut régler ses comptes avec son ennemi héréditaire dans un sanglant affrontement dans la foret canadienne.

Malgré les nouveaux implants (griffes et dents en adiantum) de son rival, Wolverine triomphe après avoir failli être noyé.

Les X-men arrêtent Wraith lâché par ses propres recrues et lui sauve in extremis du courroux de Wolverine.

C’est sur ce happy end que se clôt cet album non sans l’annonce de la survie de Magnéto.

En conclusion, bien que globalement assez classique et sans surprise de taille, « Ultimate X-men, tome un : l’homme de demain » est une solide aventure réutilisant plutôt habilement des ingrédients maintes fois éprouvés.

Dans cette revisite du mythe, l’aspect et les relations des personnages évoluent légèrement, Wolverine devient l’amoureux attitré de Jean Grey au détriment de Cyclope et le Fauve file le parfait amour avec la jeune Tornade.

Pas trop de prise de risques et de surprises donc mais la dose nécessaire d’action est au rendez vous avec le stylede Kubert  efficace et soigné à défaut d’être génial.

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens