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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 20:53

kill_bill2.jpg1

 

 

Suite logique et quasi immédiate au premier opus, « Kill Bill volume 2 » de Quentin Tarantino sort dans la foulée en 2004.

On y suit la poursuite de la vengeance de la Mariée (Uma Thurman) avec au fur et à mesure du récit la divulgations d’informations concernant le massacre en lui-même dans l’église de Two Pins au Texas et les motivations du principal commanditaire Bill (David Carradine) leader du Détachement International des Vipères Assassines.

On découvre donc que Bill était l’amant de la Mariée et qu’il l’a poussée à suivre les enseignements d’un expert en arts martiaux chinois appelé Pai Mei (Gordon Liu).

Dans ce long flash back, on suit tous les clichés des films d’art martiaux sur l’enseignement du vieux maitre à la jeune recrue ignorante sans réellement savoir quelle est la part de moquerie (Pai Mei est en réalité un jeune acteur affublé d’un ridicule accoutrement de vieillard) et la part de sérieux (la rudesse du traitement infligé à la Mariée).

Etrange donc pour ne pas dire irritant, mais toujours est il que ceci explique les stupéfiantes capacités en arts martiaux de la Mariée.

Sa vendetta l’amène à la rencontre de Sidewinder (Michael Madsen) devenu une caricature de beauf américain bedonnant, buveur et vivant dans une caravane.

Pourtant Sidewinder surprend la Mariée et lui tire au fusil en plein plexus.

Comment la Mariée survivra à cet impact, cela le film ne le dira jamais.

Toujours est il que Sidewinder décide d’enterrer sa victime vivante dans l’une des scènes les plus pénibles à endurer de tout le film.

La Mariée parvient grâce aux techniques de Pai Mei à se sortir de ce cauchemar claustrophobe et n’a qu’à affronter California moutain snake (Daryl Hannah) après qu’elle eut elle-même tué ce brave Sidewinder aveuglé par sa cupidité.

Après une lutte au sabre d’une violence extrême dans la roulotte, la Mariée se débarrasse du dernier employé de Bill et se rend chez son ex mentor et amant.

Mais Bill lui montre une facette inattendue de sa personnalité en se montrant comme un bon père ayant pris soin de leur fille commune recueillie après la tentative de meurtre à l’Eglise.

Commence alors une scène interminable se voulant la plus introspective du film.

Finalement l’affrontement a lieu et le happy end annoncé également.

En conclusion, meme si on peut avoir de la sympathie pour le régrétté David Kung Fu Carradine, « Kill bill volume 2 » est pour moi moins bon que le premier opus.

On perd en effet la grâce relative de l’univers du combat de sabre asiatique, pour basculer dans quelques chose de plus commun, brutal et finalement plus laid.

 

Avec ses quelques scènes fortes jetées pèle mêle, des références aux westerns et aux films d’arts martiaux s’entrechoquant on ne sait pas très bien pourquoi ni comment et surtout de grandes longueurs dans des dialogues entre Carradine et Thurman à franchement mourir d’ennui, « Kill Bill volume 2 » s’est finalement avéré une mixture trop indigeste pour moi.

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 20:17

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En proie à des influences extérieures, j’ai regardé le premier volume des Kill Bill, avec « Kill Bill volume 1 » de Quentin Tarentino.

Sorti en 2003, « Kill Bill volume 1 »  raconte l’histoire de la sombre vengeance d’une femme appelée la Mariée (Uma Thurman) laissée pour morte d’une balle dans la tete alors qu’elle répétait sa cérémonie de mariage au Texas.

Lorsque la Mariée sort de quatre ans de coma, elle prend conscience qu’elle a perdu toute sa famille et ses amis, massacrés lors de la cérémonie.

Elle décide alors de mettre à profit ses dons d’ex tueuse pour retrouver les cinq personnes qu’elle soupçonne d’avoir commis ses crimes, ses ex associés de la bande du Détachement International des Vipères Assassines commandée par un certain Bill (David Carradine).

Après avoir éliminé Copperhead (Vivia A Fox) sous les yeux de sa propre fille, la Mariée se lance alors dans la traque d’une ennemie encore plus redoutable, Cottonmouth (Lucy Liu) tueuse sino-américaine devenue l’une des figures les plus établies des clans Yakuza de Tokyo.

Très protégée, notamment par une horde de quatre vingt huit gardes du corps et par sa gardienne privée la teenager Gogo Yubari (Chiaki Kuriyama) aux airs d’héroïne de manga, Cottonmouth est une proie difficile voir impossible à atteindre.

Pour s’armer dans sa quête, la Mariée se rend chez Hattori Hanzo (Sonny Chiba), expert ancestral dans la fabrication de sabre de samouraïs, appelé katana.

Ayant sensibilisé le vieil homme reconverti en restaurateur de sa responsabilité de fournisseurs d’armes aux Vipères, la Mariée parvient à le convaincre de lui forger un ultime et merveilleux sabre.

Regonflée à bloc, la Mariée affronte Cottonmouth et son armée dans une succession de combats non stop, ou le sang gicle à torrent et les membres volent comme si ils étaient ceux de volailles à l’abattoir.

Après cette interminable hystérie de violence, la Mariée peut après s’être débarrassée de la coriace Gogo, affronter Cottonmouth dans un combat singulier et se venger dans la plus pure tradition des samouraï.

Le premier volet s’achève donc sur la première partie de la vengeance de la Mariée et l’assassinat de deux personnes sur cinq dans la fameuse liste.

En conclusion, « Kill bill volume 1 » est un film étrange, construit sur un scenario de type western (la grâce et le mystère en moins) et réalisé comme un pur film d’arts martiaux asiatiques traditionnels.

Coté positif une certaine folie et une certaine esthétique notamment lors du combat final superbe dans un décor de neige, viennent étonner.

Il est également indéniable que Tarantino sait filmer des scènes d’action, sauf qu’il verse systématiquement dans l’outrance et finit par lasser lors de ses interminables combat au sabre ou les morts tombent comme dans un jeu vidéo.

Toujours gêné par cette représentation ludique de la violence, c’est le principal reproche que j’adresserai à ce film rythmé.

Coté acteur, si Lucy Liu m'est remarquable de beauté cruelle, je suis resté complètement insensible au charme de Uma Thurman et demeuré sceptique sur ses invraisemblables performances physiques.

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 19:32

deadpool.jpg3

 

 

Dans le monde toujours vaste et évolutif des super héros Marvel, j’ai découvert assez tardivement Deadpool avec l’album « Deadpool : Il faut soigner le soldat Wilson » de Duane Swirczynski sur des dessins de Jason Pearson.

Sorti en 2010, « Deadpool : Il faut soigner le soldat Wilson » (quel excellent titre ! ) est un court récit ayant le mérite de remettre en lumière les origines d’un super héros au comportement fascinant car aussi détestable que jouissif en raison de sa haute teneur psychotique.

Arrêté par le gouvernement américain, Deadpool est alors contraint par les sénateurs de se défendre après le massacre par lui et son équipe de narco trafiquants sur le sol mexicain.

A cette occasion, Wade Wilson explique donc qu’il est un ancien soldat qui après avoir appris qu’il était atteint d’une tumeur incurable au cerveau, a servi de cobaye à l’armée américaine pour expérimenter un facteur auto guérisseur similaire à celui de Wolverine.

Bien que défiguré et rendu à moitié fou par les traitements, Wilson survécut et intégra le projet arme X avec d’autres cobayes comme le Tireur (Bullseye) bien connu des fans de Daredevil et de deux femmes Silver Sable et Domino, tous devenus de formidables machines à tuer pour les opérations ultra secrètes du gouvernement americian.

L’essentiel du récit consiste donc dans les élucubrations d’un type masqué, malade mental imprévisible mentant et jouant avec un jury chargé de lui extirper un semblant de vérité.

L’exercice est rendu plaisant par le coté délirant de la personnalité de Deadpool, tueur quasi immortel capable de tout y compris de faire croire que son vrai visage est celui de Michael Jackson !

En conclusion, en permanence sur le fil du rasoir, oscillant comme un funambule sur son fil entre réalité et pur délire, Swirczynski réussit son pari à priori délicat et à donner des informations sur un héros par nature insaisissable, mystérieux et  anti politiquement correct.

Mais l’humour et l’auto dérision (Deadpool n’hésite pas interpeller le lecteur en lui faisant prendre conscience qu’il sait qu’il lit un comic !) sont en permanence contre balancés par une violence sauvage, comme lors des horribles exactions du commando de l’arme X.

Enfin, même si je ne suis pas un grand fan des dessins sombres et anguleux de Pearson, son style sec et nerveux donne suffisamment de punch au récit pour maintenir l’attention du lecteur embarqué sur des chemins souvent sinueux.

Deadpool, un personnage à suivre pour moi pour son coté hors norme même si dans le registre fou dangereux, le Tireur qui fait ici quelques apparitions aura toujours assurément ma préférence.

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 18:56

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Iron man toujours avec la succulente « Guerre des armures » coécrit en 1987/1988 par David Micheline et Bob Layton avec un épilogue de Barry Windsor-Smith sur des dessins de Mark D Bright, Bob Layton et Barry Windsor-Smith.

« Iron man : la guerre des armures » est un récit remarquable en huit épisodes au cours duquel Tony Stark découvre que des composants électroniques issus d’un de ses anciens laboratoires ont été dérobés et utilisés par de nombreux super criminels en armure.

Le choc est rude pour l’industriel qui vit très mal sur un plan moral que ses trouvailles technologiques soient utilisées à des fins criminelles.

Stark décide donc de passer par ses avocats mais en constatant que ces composants sont  tombés dans le domaine public, découvre que la voie légale ne sera pas la plus rapide pour empêcher des exactions.

Il décide donc de contourner la loi et après avoir identifié sur un listing informatique les potentiels bénéficiaires de ce vol, lance son alter égo Iron man dans une quête frénétique pour récupérer ses biens.

Les débuts sont encourageants quand Iron man neutralise facilement des super criminels de second rang comme le Scarabée, le Corrupteur, les Raiders ou le pittoresque Homme aux échasses mais se compliquent grandement quand il décide d’interpeller l’agent gouvernemental Stingray qu’il soupçonne également, en définitif à tort.

Iron commence alors à s’attirer les animosités du gouvernement américain puis de ses coéquipiers Vengeurs de la cote ouest qu’il refuse à vrai dire d’informer sur ses motivations profondes.

Stark est alors contraint par son service de relations publiques à licensier officiellement Iron man pour que son entreprise ne pâtisse pas du comportement de son garde du corps officiel.

Stark s’attaque ensuite à forte partie en voulant neutraliser les Mandroides, soldats en armure employés par le S.H.I.E.L.D de Nick Fury.

Il parvient à ses fins mais son comportement trouble dérange.

Lorsqu’il traite le cas des Gardiens et doit pour cela neutraliser Captain america, il est contraint de rendre des comptes aux Vengeurs.

Le passage le plus interessant est celui ou Stark construit une armure furtive pour passer de l’autre coté du rideau de fer et neutraliser les soldats gouvernementaux soviétiques Dynamo Pourpre et Homme de Titanium.

Lors de la lutte, cet Iron man sous armé est contraint de tuer l’Homme de Titanium et ce crime meme fortuit conduit dans le contexte politique de l’époque, le gouvernement américain à mettre sur pied un programme spécial appelé Firepower pour l’éliminer.

Habile, Justin Hammer rival historique de Stark accepte de réaliser le prototype de l’armure qui vaincra Iron man en échange d’un financement colossal du gouvernement américain.

Lâché par les Vengeurs, Iron man affronte le soldat Firepower, doté d’ une armure colossale dotée d’une puissance de feu sans égal.

Laissé pour mort après le premier affrontement, Stark se ressaisit, façonne une armure encore plus performante et prend sa revanche sur ce soldat utilisée par Hammer à des fins criminelles.

Enfin tranquillisé, Stark peut alors retrouve alors en apparence un semblant de sérénité que viendra allégrement briser le dernier épisode de Barry Windsor Smith ou Stark affronte son propre double maléfique dans un hallucinant cauchemar mettant en lumière les terribles séquelles qu’ont laissé cette affaire dans le psychisme du héros.

En conclusion, « Iron man : la guerre des armures » est une excellente aventure de tète de fer qui se savoure d’une traite du début à la fin.

On appréciera l’intrigue originale et complexe, avec en arrière plan le monde trouble et toujours fascinant des contrats d’armement.

Une nouvelle fois fragilisé et en proie à un dilemme qui le ronge de l’intérieur, ce Tony Stark en proie au doute est des plus séduisants.

Au niveau de l’action on reste en revanche plus sur sa faim tant Iron man défait plutôt aisément ses opposants seuls l’Homme de Titanium et Firepower présentant finalement de véritables challenges.

Rien à signaler également sur les dessins sur les dessins de Bright et Layton, parfaits dans ce style sobre et puissant emblématique des années 80, ceux de Windsor Smith dénotant par leur coté surnaturel et horrifique dans l’univers habituellement essentiellement technologique du vengeur rouge et or.

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 17:42

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J’ai découvert The 69 eyes de manière curieuse, lors d’un voyage de jeunesse aux Etats Unis.

L’ami que je venais visiter était en pleine période gothico-dépressive et  écoutait en boucle ce groupe et en particulier l’album « Devils ».

Nuit et jour, nous avons donc fait quelques centaines de kilomètres au son de ce disque qui a fini par me de devenir familier.

Aussi est-ce avec un parfum de nostalgie que vais je chroniquer ce disque de ce groupe finlandais existant depuis le début des années 90.

Malgré sa pochette hideuse mettant en avant le chanteur de charme du groupe Jyrki 69, le disque commence plutôt bien avec un « Devils » morceau fluide aux refrains rythmés.

Tout de suite la voix de Jyrki frappe avec par sa frappante similarité  avec Elvis Presley dont ce coté chaud et enveloppant qui ne laisse personne de marbre.

Après cet échauffement on attaque « Feel berlin » fonctionnant grâce  à la recette combinant claviers d‘accompagnement, chœurs féminins aux guitares rock de Timo-timo et Bazie pour fusionner au groove sensuel de la voix du chanteur.

Plutôt rock, « Nothing on you » passe sans problème avant que n’arrive subitement un titre fort, « Sister of charity » aux refrains à l’irrésistible sensualité nappée dans une ambiance religieuse très prenante.

The 69 eyes accélère la cadence avec « Lost boys » à la dynamique plaisante.

Ensuite, le soufflet retombe, est trop rapide pour une ballade et trop mou pour un titre de rock « Jimmy » ennuie, « August moon » s’englue dans une solennité superflue.

Même le méritant « Beneath the blue » manque de punch et on s’ennuie à mourir sur le long et trop terne « Christian death ».

On lève un sourcil sur les quelques touches mélodiques de « Devioso »  mais même la languissante ballade « Only you can save me » ne parvient pas à récupérer l’attention initiale.

En conclusion, « Devils » est un sacré coup de bluff et peut réussir en plaçant toutes ses meilleures cartouches dans sa première moitié à faire illusion.

Pour autant après les premiers instants de découverte ou on peut se raisonnablement se demander si on ne va pas devenir complètement fan du groupe, l’enthousiasme descend graduellement pour finir à un niveau assez bas.

Trop long, « Devils » se montre incapable de tenir la distance et sa formule de rock gothique lorgnant vers une pop charmeuse finit assez rapidement par trouver ses limites.
Seul intérêt notable, la voix de Jyrki 69, faisant il est vrai figure de curiosité.

A réserver à ceux qui demeurent inconsolables de la mort de Peter Steele, l’autre gigantesque voix du goth-rock de charme.

Pour le reste, mon voyage aux Etats Unis semble avoir un peu perdu de son charme, comme un canada dry au gout finalement assez éventé.

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 16:49

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Cinq longues années séparent « Metallica » de « Load ».

Compte tenu de l’immense succès commercial de « Metallica » en 1991 et notamment la conquête de toutes les radios du monde entier avec des tubes fracassants, « Load » était fortement attendu y compris par votre serviteur à l’époque qui plaçait le groupe de San Francisco comme leader incontestable d’un genre qu’il venait d’embrasser.

En 1996, après des tournées intensives et une grosse remise en question artistique, les four horsemen devenus des superstars prennent un virage à 180°, délaissant pour de bon leur thrash-heavy metal pour se diriger vers un rock lourd et poisseux.

Pochette étrange très concept, changement de style, de logo et de look (les musiciens commettent le sacrilège de se couper les cheveux !) , il n’en fallait pas plus pour que les fans purs et durs ne les étripent.

« Load » démarre pourtant de manière nerveuse avec « Ain’t my bitch » titre rapide, lourd et agressif truffé de refrains très rentre dedans, rien à dire.

Pourtant dès le second titre, les choses prennent une autre tournure, « 2x4 » est un boogie rock qui balance lourdement tandis que « The house of jack built » bien qu’assez réussi surprend par  sa structure alambiquée, ses sonorités étranges et sinistres rappelant Alice in Chains.

Plus classique, « Until it sleeps » déroule un heavy rock mélangeant habilement riffs, mélodie et passages plus appuyés.

Aidé par une vidéo promotionnelle au visuel très fort,  le single eut un joli succès radio, sans doute l’un des derniers du groupe en France.

On reste dans le dur avec « King nothing » titre trapu aux riffs robustes lui aussi doté d’une vidéo elle aussi réussie tournée dans une ambiance de désert neigeux.

Ensuite vient « Hero of the day » sans nul doute le titre le plus mauvais de toute la discographie de Metallica avec une pop irritante au possible.

Ceci est heureusement contre balancé par « Bleeding me » et ses huit minutes de rock planant ou le chant d‘Hetfield très aérien se montre superbe.

Souvent mésestimé, « Bleeding me » est  sans nul  doute l’une tentatives les plus réussies de cet album audacieux et mériterait assurément d’être rangé au même niveau que la ballade  « Nothing else matters ».

Après cette première partie jusqu’alors tout à fait convenable, Metallica dévisse franchement avec « Cure » rock médiocre et pataud puis « Poor twisted me » tellement planant qu’il perd tout contact avec la croute terrestre.

Seul titre de qualité dans ce musée des bizarreries, « Wasting my hate » décroche un bref uppercut de heavy agressif et méchant avant de laisser sa place à l’abominable ballade country « Mama said ».
On se souvient du clip hallucinant ou on voyait Hetfield déguisé en cow boy trainer un pauvre cheval dans un décor complètement toc le long des interminables cinqs minutes de ce calvaire.

Avec son heavy rock sombre et torturé à la Alice in Chains, « Torn within » ne rassure pas beaucoup plus et ce sentiment se concrétise avec la deuximéme purge country « Ronnie » elle aussi bien insupportable.

L’album se termine pourtant sur une très bonne note par le mystique « The outlaw torn » titre complexe à l’ambiance d’orage menaçant s’étalant sur prêt de dix minutes.

Comme pour « Bleeding me » , le chant de Hetfield est fantastique.

En conclusion, « Load » est assurément l’album le plus fou de toute la discographie de Metallica.

On peut se demander si après avoir atteint le maximum du succés avec « Metallica » , les musiciens n’ont pas éprouvé le besoin de tout envoyer valser en brisant la dynamique de leur invraisemblable succés.

Complétement à contre courant, « Load » est un album de heavy rock fourre tout ou se croisent expérimentations diverses pop, grunge, blues et country.

Souvent étrillé par les fans adeptes d‘un métal simple et sans fioriture, « Load » est interessant par sa complexité et par ses atmosphères souvent planantes et étranges.

Il est aussi souvent incroyablement irritant par son manque de structure et ses incessants changements de direction musicales sans qu’on sache réellement ou le groupe veut en venir.

A réserver donc à un public plutôt large d’esprit.

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 22:51

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2

 

 

Après avoir chroniqué l’excellent best of des Sisters of mercy « A slight case of overbombing » je me devais logiquement de passer au crible leur album maitre, « Floodland » sorti en 1987.

Deuxième album dans la carrière du groupe, « Floodland » voit le tatillon chanteur-guitariste Andrew Eldritch virer l’essentiel de son groupe, engager la sculpturale bassiste Patricia Morrison qui figurera dans la plupart de ses vidéo clips et avoir le génie de s’adjoindre les chœurs la New York Choral Society en renfort.

Seul Doktor Avalanche, la batterie automatique échappe au massacre, mais il faut bien dire que la machine ne contestait pas beaucoup les décisions de son maitre.

Avec sa pochette gothique en diable, « Floodland » débute par « Dominion/Mother Russia » monstrueuse pièce épique de sept minutes ou la voix sépulcrale de Eldritch est formidablement contre balancée par les chœurs aériens et féminins.

Le clip tourné dans les temple de la ville de Petra en Jordanie est un chef d’œuvre visuel à l’atmosphère de mystère exotique et grandiose.

Changement radical d’ambiance avec « Flood 1 » beaucoup plus lent, froid, calme pour ne pas dire ennuyeux.

Mais « Lucretia my reflection » un nouveau missile à tête chercheuse vient ensuite percuter l’auditeur de plein fouet.

La rigidité de la batterie automatique est ici encore une fois soumise au contraste de refrains puissamment enivrants.

L’alternance entre violence et calme se poursuit avec « 1959 » belle ballade à la mélancolie glacée évoquant par instant du Nick Cave enchainé par le colossal « This corrosion » qui développe grâce aux chœurs une puissance épique égale voir supérieure à « Dominion/Mother russia » en raison d’une dynamique purement irrésistible.

On poursuit avec « Flood II » légèrement plus dynamique que son prédécesseur.

L’ennui est en revanche à son comble sur « Driven like the snow » qui manque considérablement d’impact.

On finit par s’endormir complètement avec l’atone « Never land (a fragment ) » lente berceuse au beat hypnotique.

Peu de choses à dire que les morceaux additionnels « Torch » déprimant à souhait, le long requiem électronique « Colours » envoutant et effrayant comme un désert sans fin.

La version longue de « Never land » est un affreux calvaire qui donne des envie de révolte et on ne peut résister à faire avance rapide pour finir malgré les quelques moments de grâce d‘« Emma ».

En conclusion « Floodland » constitue une grande déception.

Les quelques chefs d'oeuvres des Sisters of Mercy masquent en réalité une musique froide, trop linéaire, calme et sombre pour moi.

« Floodland » est en réalité un disque à 80% composé de musique ambiante ou Eldritch se complait dans des univers de pure noirceur gothique.

Globalement trop déprimant, « Floodland » me conforte dans la nécessité de ne posséder que le best of du groupe qui contient une dynamique beaucoup plus importante et convient mieux à mes gouts.

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 22:53

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3

 

 

Vous ne trouverez pas en principe de critiques dithyrambiques sur Quentin Tarantino dans ces colonnes, tant ce cinéaste surcoté et branché m’insupporte la plupart du temps.

Pourtant, poussé par un avis extérieur j’ai visionné « Inglorious basterds » parodie de film de guerre réalisée en 2009.

L’histoire fait bien entendu penser au classique « Les douze salopards » de Robert Aldrich de 1967 , avec l’envoi pendant la seconde guerre mondiale d’un commando dirigé par les anglais composé de juifs et d’allemands renégats afin de semer la terreur au sein de l’armée allemande par l’intermédiaire d’assassinats barbares ou les victimes seraient scalpées aprés avoir été atrocement torturées.

Le lieutenant  Aldo Raine (Brad Pitt) véritable brute épaisse de l’armée britannique commande donc une troupe de durs dont les membres d ’élite sont les sergents Donowitz (Eli Roth) , Hugo Stieglitz (Til Schweiger) que les coups de force font connaitre à Adolf Hitler en personne.

Ayant une taupe auprès de l’élite nazi en la personne de l‘actrice Bridget von Hammersmark (Diane Kruger), le commando parvient à savoir qu’Hitler et son état major seront à la première d’un film de propagande nazi de Goebbels diffusée dans un cinéma parisien.

Même si l’opération coute la vie au lieutenant Hicox (Michael Fassbender) démasqué par son accent et ses manières par un officier  allemand dans une mémorable scène de cave, le commando recueille assez d’informations pour pouvoir mener une action suicide afin de décapiter le III iéme Reich et par conséquent metttre fin à cette guerre sanglante.

Mais l’action du commando va se croiser malgré elle avec celle plus isolée et personnelle de Soshanna Dreyfus (Mélanie Laurent) seule rescapée d’une rafle nazi ayant décimée toute sa famille et désireuse de déclencher un incendie dans le cinéma qu’elle possède ou sera projeté le film nazi.

Tarantino joue donc astucieusement entre l’entrecroisement de ses deux histoires, entre un commando de professionnels durs à cuirs et une femme isolée, civile mais déterminée dans sa quête de vengeance.

Autour de ses lignes de forces gravitent des personnages secondaires mais indispensables à l’intrigue comme le colonel Hans Lada (Christoph Waltz) vénéneux SS traqueur de juifs que l’intelligence acérée rend redoutable ou le caporal Fredrick Zoller (Daniel Brühl), tireur d’élite propulsé héros de propagande par Goebbels dont le stupide enamourement pour Soshanna conduira assez ironiquement sa hierarchie à sa perte.

En conclusion, il ne faut jamais se dire que l’on ne changera jamais d’avis, car malgré toutes mes appréhensions « Inglorious basterds » est un film intéressant non pas sur le plan historique largement falsifié mais sur le plan de la réalisation.

Bien entendu on y retrouve les habituels défaut des films de Tarantino comme la vulgarité, l’humour noir creux et surtout cette violence démesurée que j’ai du mal à accepter.

Mais transposée dans ce cadre militaire, cette violence demeure ici presque tolérable.

Les qualités essentielles du films reposent pour moi  sur sa construction très cohérente et sur ses longues scènes d’attente ou la tension est à son comble.

On citera la fantastique scène introductive avec la rafle d’enfants juifs par Lada chez un paysan français ou celle plus classique du jeu de carte dans la taverne allemande avec ce jeu du chat et de la souris entre officier nazi et espion anglais infiltré.

Le jeu des acteurs est déjà plus discutable, Brad Pitt cabotinant comme un crétin, tandis que Christoph Waltz est impressionnant en salaud fin et racé.

Mais cessons donc de faire la fine bouche, globalement « Inglorious basterds » est un tout à fait réussi dont la maitrise et la reconstitution historique impressionnent.

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 21:45

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Compte tenu de son immense renommée et sa difficulté supposée, j’ai longtemps pensé que Friedrich Nietzsche était un penseur inaccessible pour mes modestes moyens intellectuels.

Ce n’est qu’après avoir lu un grand nombre de philosophes que je me suis (enfin) senti digne de m’attaquer à son œuvre.

Publié vers 1883, « Ainsi parlait Zarathoustra » est considéré comme l’une des œuvres maitresses du philosophe allemand.

Assez difficile d’accès, « Ainsi parlait Zarathoustra » se présente sous la forme d’un conte philosophique en quatre parties ou Nietzsche relate les aventures d’un prophète nommé Zarathoustra annonçant l’avènement d’une nouvelle philosophie venu supplanter la religion et les philosophies antérieures.

Il s’agit donc d’une œuvre de rupture, audacieuse au style exalté, mystique et métaphoriquement puissant.

Après avoir essuyé un terrible échec en prêchant ses idées devant une population de villageois railleurs et incrédules, Zarathoustra décide de se retirer dans la solitude d’une vie d’ermite de montagne ou il vit entourés d’animaux mais ou il fait quelques rencontres capitales qui lui permettent de mettre à l’épreuve sa philosophie.

L’idée principale de Zarathoustra est la thèse du Surhomme, qui constitue un dépassement de la condition du simple humain, pour se réaliser dans toute la plénitude de son existence en se délivrant des contraintes traditionnelles des vertus philosophiques (sagesse, tempérance, justice) ou des celles de la religion chrétienne prônant humilité, miséricorde et soumission.

En prenant en main son existence, le Surhomme se fait à l’image d’un dieu créateur de son propre monde par la seule force de sa volonté de puissance.

Il doit donc se faire non pas adorateur d’un hypothétique au-delà symbole irréel et dangereux d’une perfection inatteignable, mais conquérant implacable d’une réalité matérielle très concrète ou il pourra jouir pleinement de son existence.

Dans cette quête individualiste, les notions toutes chrétiennes de compassion et d’amour de son prochain sont méprisées par le philosophe.

Zarathoustra prend également le contre pied des institutions traditionnelles comme le mariage, les enfants, les amis en les soumettant à son idéal d’atteinte du surhumain.

Il proclame ensuite dans une phrase restée célèbre la mort de Dieu.

Ces thèmes seront ensuite continuellement repris sous diverses formes métaphoriques au cours des chapitres du livre avec une succession d’attaques en règles contre les vertus philosophiques et chrétiennes.

Obsédé par une volonté d’élévation, Zarathoustra s’estime indigne de la fréquentations des beaux parleurs, savants, poètes ou prêtres qui déguisent leur volonté de puissance sous des discours factices destinés à emprisonner les hommes.

C’est cette volonté alliée à son égoïsme et son désir de volupté qui permettra au Surhomme de dépasser les fausses notions de bien et de mal.

Zarathoustra table sur le futur, sur une nouvelle générations de surhumains se servant des hommes de son temps commede  ponts vers cet état transfiguré.

Une autre idée importante de la pensée Nietzschéenne est le développement de l’Eternel retour qui fait poursuivre par cycle infinis la naissance et la destruction des êtres tout en le distinguant des réincarnations platoniciennes.

Cet Eternel retour incite l’homme libre à désirer que ses actions se répètent à l’infini.

La dernière partie de l’œuvre, la plus métaphorique fait Zarathoustra rencontrer plusieurs hommes symbolisant de potentiels apôtres, comme deux rois, un enchanteur, un scrupuleux de l’esprit, un mendiant volontaire, un pape, un homme hideux, un voyageur  assimilée à son ombre.

Tous ont adhérés sans le savoir aux idées du prophète, ont renoncé à leur existence sociale pour par partir à sa rencontre et chercher avec lui à atteindre la condition de Surhomme.

Zarathoustra les réunit dans une caverne et s’entretient avec eux pour consolider leurs bases philosophiques.

La danse et le rire viennent compléter et humaniser les préceptes du prophète.

En conclusion, « Ainsi parlait Zarathoustra » est une œuvre unique, à la fois puissante et terriblement dérangeante.

Son charme principal réside dans son style, d’une richesse et d’une beauté exceptionnelle.

Imagination et figures poétiques viennent en effet rendre incroyablement attrayant un texte aux idées souvent difficiles à décrypter en raison de leur caractère métaphorique.

Sur le fond, les idées du philosophe vont effectivement à contre courant de tout ce qui a été établi précédemment.

Nietzsche peut seulement être attaché à une certaine idée du matérialisme et de l’épicurisme mais tout le reste et en particulier la religion chrétienne est rejeté en bloc.

Bien qu’il se défendit de tout antisémitisme, Nietzsche propage dans sa philosophie proclamant l’arrivée de Surhommes conquérants dominant par leur pureté les parasites comme les « hommes efféminés, fils d’esclaves et surtout les populations métissées » des idées suffisamment troubles pour donner prises aux thèses extrémistes que diffuseront les penseurs nazis du III iéme Reich.

Les passages sur les femmes sont également d’un très grand machisme.

Avec sa philosophie de l’homme fort, libre, viril et indépendant s’affranchissant égoïstement de toute éthique morale pour assouvir ses désirs profonds, Nietzsche crée donc une terrible et inarrêtable machine de guerre philosophique dans laquelle je ne peux me reconnaitre.

A lire donc pour le coté hors norme, même si on n’adhère pas (comme moi) au fond.

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Published by Seth - dans Philosophie
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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 16:26

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Bouclons la boucle avec Tim « Ripper » Owens, chanteur que j’ai toujours suivi et soutenu malgré les critiques.

Après son éviction d’Iced earth et l’attitude assez détestable de Jon Schaffer, les choses se compliquent pour Ripper dont le projet avec Beyond fear ne parvient pas à le faire rebondir (j’ai à ce titre en mémoire l’annulation d’une date parisienne à l’Elysée Montmartre en raison de l’insuffisance des ventes).

Alors le chanteur devient une sorte d’intérimaire (de luxe) du heavy metal, participant à l’album « Perpetual flamme » du guitariste Yngwie Malmsteen en 2008 sans que celui ci ne rencontre un fort succès.

Mais en bon américain confiant à présent en ses capacités, Tim se lance cette fois ci dans un véritable projet solo sous son propre nom Tim « Ripper » Owens et sort « Play my game » en 2009 à l’atroce pochette représentant un dessin du chanteur comme réalisé sous un logiciel de traitement d’images des années 80.

Profitant de son carnet d’adresse étoffé, le chanteur s’entoure d’une impressionnante liste musiciens de talents comme les guitaristes Bob Kulick (Kiss, Wasp, Lou Reed, Meat Loaf), Craig Goldy (Dio) , Doug Aldrich (Dio),  Steve Stevens (Billy idol) Michael Wilton (Queensryche), Chris Caffery (Savatage) les bassiste Rudy Sarzo (Ozzy Osbourne, Whitesnake), Dave Ellefson (Megadeth) et  les batteur Simon Wright (Ac/Dc, Dio) , Brette Chassen, Boby Jarzombeck (Halford)  tout en conservant son ancien partenaire de Beyond fear, le guitariste John Comprix.

Alléchant sur le papier, « Play my game » démarre avec « Starting over » mid tempo mélodique à demi raté tentant de sonner comme du Dio période fatiguée.

On poursuit avec le trop long, plat et ennuyeux « Believe », puis « Cover up » massacré par des refrains affreux.

Meme « Pick yourself up » malgré la présence de Steve Stevens parait terriblement linéaire et poussive tandis que « It is me » coule à pic plombé par une incroyable lourdeur de composition.

Etonné on ravale donc son amertume, en cherchant la pépite qui viendrait faire oublier la déception de l’écoute de ce disque.

En vain.

« No good goodbyes » est médiocre, cafouilleux, « The world is blind » fait illusion avec un meilleur feeling hard rock et même le plus mélodique « To live again » finit par agacer avec ses refrains irritants.

On finit donc par capituler et à attendre fébrilement la fin de ce calvaire.

Le très mal nommé « The light » renvoie aux bases les plus obscures de la musique.

Ripper tente de rejouer les gros bras sur le title-track « Play my game » mais sa voix grondante sonne dans le vide sur un titre touffu et sans structure.

Le rush final a lieu avec « Death race » très influencé par  Judas priest manquant de vitesse et d’impact puis « The shadows are alive »  ou le chanteur parvient enfin à émouvoir sur une composition plus lente, nuancée et travaillée.

En conclusion, « Play my game » est plus qu’une déception, un naufrage, une catastrophe totale.

Les titres sont creux, sans cohésion, punch, mélodie ou refrains digne d’un homme ayant côtoyé la première division du heavy metal.

Le résultat est d’autant plus incroyable que Ripper Owens est pourtant entouré des musiciens de gros calibre mais qui se contentent de faire des piges sans s’impliquer dans une cohésion d’ensemble.

Il faut donc se rendre à l’évidence, si Ripper Owens est sans doute l’un des meilleurs chanteurs de heavy metal du monde, ses qualités de compositeurs demeurent trop faibles pour lui permettre de prétendre jouer les premiers rôles.

On comprend alors mieux pourquoi toutes ses idées étaient systématiquement écartées au sein de Judas priest, tout simplement parce qu’elles n’étaient pas à la hauteur de la paire Tipton-Downing.

Ainsi la comparaison avec Rob Halford tourne court, car si les deux hommes possèdent tous les deux des voix exceptionnelles, le britannique est quand à lui capable d’écrire de formidables chanson et d’entrainer dans son sillage les autres musiciens travaillant à ses cotés.

Ripper devrait donc accepter ses limites et revenir dans un groupe ou de vrais et talentueux compositeurs lui écriraient de grands titres sur lesquels exprimer son talent d’interprétation.

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