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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 09:43

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Retour vers le film d’aventures avec « Master and commander : de l‘autre coté du monde » de Peter Weir, film doublement oscarisé en 2004.

L’histoire librement inspirée de romans de Patrick O ‘Brian,  se déroule durant les guerre napoléoniennes (1805) ou la bataille entre l’Angleterre et la France se joue également sur les toutes les mers du globe.

Jack Aubrey (Russell Crowe) est le capitaine d’une frégate anglaise puissamment armée, la HMS Surprise.

Alors qu’il navigue prêt des cotes du Brésil, il est pris par surprise par un navire français du nom d’Achéron et son navire manque d’être coulé après une féroce empoignade ou la supériorité française (coque résistante, canons à plus grande portée) est éclatante.

Cette défaite fait l’effet d’un choc pour Aubrey qui n’aura de cesse de traquer son rival pour le vaincre.

Autour de cette quête intime et presque mystique à la Moby Dick, Weir décrit la vie d’un navire de guerre anglais du XIX iéme siècle avec les relations complexes des hommes d’équipages avec le Docteur Stephen Mathurin (Paul Bettany) passionné de sciences naturelles et ami de Aubrey, le lieutenant aspirant  Hollom (Lee Ingleby) qui n’arrive pas à assoir son autorité sur ses hommes qui le persécutent puis le jeune Barett Bonden (Billy Boyd) vaillant malgré ses treize ans et son bras perdu lors de l’assaut de l’Achéron.

La vie en mer est souvent impitoyable, Hollom l’apprend à ses dépens puisqu’accusé selon une vieille superstition de marin de porter le mauvais œil à bord, le jeune homme finit par se suicider.

Quand à Mathurin, il est stupidement blessé lors d’une séance de tire et reçoit une balle dans le ventre.

S’opérant lui-même (!) avec l’aide d’Aubrey, il parvient à avoir la vie sauve.

Pourtant malgré leur respect mutuel, les deux homme s’opposent, Aubrey étant obsédé par sa vocation guerrière, et Mathurin par sa curiosité scientifique.

La traque les amènent jusqu’aux iles Galápagos ou l’Achéron a fait un carnage auprès des navires baleiniers anglais.

Incapable d’aller jusqu’au bout de l’exploration de l’ile en raison des impératifs militaire, Mathurin est une nouvelle fois frustré par Aubrey.

Fin tacticien, Aubrey prépare un plan permettant à la Surprise de prendre en défaut le navire français supérieur techniquement.

Il s’agit de se transformer en navire en détresse pour obliger l’Achéron a s’approcher dangereusement et à ainsi provoquer un abordage.

Le plan fonctionne mais l’assaut n’en est pas moins d’une violence atroce.

Les pertes sont légions des deux cotés mais Aubrey triomphe finalement de son ennemi.

En conclusion, « Master and commander : de l’autre coté du monde » est un film presque d’un autre temps, mettant en avant une aventure maritime superbe se déroulant dans des paysages exotiques à couper le souffle.

Bien sur la beauté des images et la qualité de la reconstitution historique de Peter Weir ne font pas tout.

Outre la qualité des acteurs (Russel Crow impeccable dans son personnage de chef à poigne mais néanmoins humain) mettant en avant les grands idéaux patriotiques de l’époque, l’aspect psychologique est également des plus passionnants, avec le rôle d’un chef dans la gestion des hommes au cours de situations autrement plus délicates que celles auxquelles les managers de notre époque doivent faire face.

La dualité entre mission scientifique et impératifs militaires est également des plus intéressantes.

« Master and commander : de l’autre coté du monde »  est un film de grande classe, qui vous fera rêver au rythme sensuel des grands voiliers voguant gracieusement sur les eaux et vous emportera loin de vos préoccupations quotidiennes.

Un grand et beau film donc à déguster de préférence sur grand écran.

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 21:54

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3

 

 

Friedrich Nietzche toujours avec « Ecce homo »  son autobiographie philosophique publiée à titre posthume bien qu’écrite également en 1888, année décidément charnière pour le philosophe allemand.

Arrivé à un point il sent sa fragile santé décliner et ses forces l’abandonner, Nietzsche éprouve le besoin de se livrer tout en continuant à affirmer avec forces ses idées philosophiques.

Se dépeignant comme un immorale renverseur d’idoles, disciple de Dionysos attiré par le vertiges de sommets dans une constante volonté d’élévation pour atteindre le statut de surhomme débarrassé de toutes influences négatives comme la morale ou le christianisme, Nietzsche revient sur ses œuvres principales tout en s’accordant à penser que « Ainsi parlait Zarathoustra » est son chef d’œuvre, l’ouvrage qui changera à jamais la face de l’humanité.

Sur l’aspect plus personnel, le philosophe parle de sa santé précaire, des douleurs physiques que lui a infligé la maladie et des notions de décadence et de guérison qu’elle lui a enseignée.

Frappé en effet de faiblesse héréditaire avec un pére mort à trente ans, Nietzche estime avoir pris son destin en main et entamé tout seul son ascension vers la guérison.

Se jugeant fin psychologue, il estime ne pas connaitre la pitié et le ressentiment et si la guerre philosophique le passionne, ce n’est que contre des ennemis forts à la réputation établie.

Après des considérations sur l’importance de l’alimentation, du climat pour devenir un esprit avisé et égoïste, Nietzsche décrit ses modes de délassement principalement la lecture des pièces de théâtre (Horace, Molière, Racine, Corneille) ,a poésie (Heine, Goethe) , quelques romanciers (Maupassant, Stendhal, Dostoïevski)  et la musique (Wagner, Liszt, Rossini).

Le philosophe revient sur ses grands livres (« Par delà le bien et le mal » , Le «  crépuscule des idoles », « le gai savoir ») et analyse son impact sur ses lecteurs, qui du reste comprirent souvent mal son oeuvre combattant tout idéalisme pour remettre au premier plan l’humain.

Il détaille ses subites bouffées d’inspiration, la douleur qu’il éprouva après écrit « Ainsi parlait Zarathoustra » , l’estimant comme un tribut nécessaire à payer pour avoir accouché d’une œuvre immortelle.

La fin de l’œuvre constitue une féroce attaque contre ses compatriotes allemands qu’il tient décidément en piètre estime les estimant coupable de la plus grande décadence européenne depuis l’âge doré de la Renaissance en raison de leur nationalisme, de leur idéalisme, de leur manque de capacité d’auto critique, de profondeur et de leurs vertus chrétiennes.

C’est pour moi à cette occasion la première fois que Nietzsche critique l’antisémitisme du Reich ce qui ne laisse aucun doute quand à un éventuel lien de parenté de sa pensée avec l’idéologie nazi.

Enfin, Nietzsche termine en se demandant avec de forts doutes si son but a été atteint, si il a servi de révélateur contre le mensonge du christianisme afin de libérer l’humanité de l’oppression de la morale chrétienne pour arriver vers le dépassement dionysiaque tant espéré.

En conclusion, j’ai moins aimé « Ecce homo » que les précédents ouvrages de Nietzche.

Il ne contient pas le style flamboyant de « Ainsi parlait Zarathoustra » ni la brillante clarté structurelle du « Crépuscule des idoles ».

Malgré sa construction hétérogène, l’ouvrage est néanmoins intéressant par les clés partielles qu’il livre pour mieux comprendre le cheminement intérieur du philosophe et toutes les difficultés d’ordre privé qui forgèrent son incroyable détermination.

Ainsi la philosophie de Nietzsche bâtie pour les forts, les jouisseurs et les dominants trouve un écho étonnant dans l’état de grande faiblesse physique dans lequel il passa une bonne partie de sa vie.

On peut aussi imaginer que n’ayant plus rien à perdre, Nietzsche se lança dans une guerre philosophique kamikaze contre la toute puissance du christianisme et du nationalisme allemand.

Ce coté « David contre Goliath » avec un combat finalement perdu car trop en rupture avec les attentes de peuples faibles aimant à vivre dans la servitude réconfortante d’une religion ou d’une morale, me rend l’entreprise de ce fou génial éminemment sympathique même si cet égo démesuré peut par instant agacer.

On ne sent pas à vrai dire beaucoup de joie et d’apaisement dans un personnage féru d’élitisme et en perpétuelle lutte contre la médiocrité des autres.

Je ne suis pas sur non plus que la philosophie de Nietzsche complexe, atypique et à contre courant ait touché le grand public ce qui la rend unique, exotique et par endroit bouleversante.

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 20:10

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4

 

 

Suite logique de « Ainsi parlait Zarathoustra » , Le « crépuscule des idoles » est publié par Friedrich Nietzsche en 1888.

Cet ouvrage conséquent divisé en onze partie de tailles et formes hétérogènes a l’avantage de se présenter sous une forme plus classique que l’elliptique « Ainsi parlait Zarathoustra ».

Les mauvaises langues diront que ce que Nietzsche gagne en clarté il le perd en style mais j’estime que la clarté est tout même une qualité essentielle pour un philosophe.

Nietzsche n’a pourtant pas changé sa conception de guerre philosophique et « Le crépuscule des idoles » consiste majoritairement dans le renversement des principaux systèmes qui l’ont précédés et qu’il juge responsable de la décadence de l’humanité.

Au premier range de ceux-ci on trouve le système Socratique, que Nietzsche condamne pour avoir érigé la sagesse en valeur première au mépris des forces vitales de l’homme et de fait d’avoir nivelé l’humanité par le bas.

Nietzsche poursuit sa critique contre les philosophes grecs avec leur recherches des causes et des effets qui a aboutit invariablement à la recherche d’une cause première supérieure principe premier ordonnateur de toutes choses voir d’un monde parfait irréel et complètement fabulé.

Seul l’obscur Héraclite et ses théorie du mouvement permanent, du devenir et du monde apparent seul existant trouve grâce à ses yeux.

Puis vient logiquement la critique de la morale qu’elle soit chrétienne ou philosophique, jugée responsable d’actes contre nature à l’encontre des passions humaines.

Pour le philosophe, ces philosophies rationaliste ou religions moralistes n’ont que des fonctions de calmant psychologique pour l’homme désireux de se raccrocher à quelque chose.

La faux libre arbitre qui lui est gracieusement accordé n’est en réalité destiné qu’à mieux le châtier de ses erreurs ou de ses péchés.

L’homme ainsi contrôlé et amputé, perd ses instincts et entre dans la décadence.

S’ensuit une vive critique contre les Allemands et leur système éducatif abêtissant que Nietzsche semble mépriser à quelques exceptions prêts (Wagner, Goethe, Heine, Hegel, Schopenhauer).

Le philosophe fait preuve d’une rare méchanceté à l’encontre d’auteurs pourtant réputés comme Kant, Rousseau, Hugo, Zola, Dante ou Sand.

Au regard des vertus chrétiennes et moralistes, de la liberté et de la démocratie, Nietzsche érige la volonté de puissance, les passions, la force et  l’égoïsme de l’homme comme puissant moteur de sa nature profonde.

Son système démocratique et anti socialiste car profondément inégalitaire favorise les forts, les génies, les hommes d’exception, ceux qui brisent les règles avec audace, renversent les obstacles pour pleinement se réaliser et vivre leur vie comme Jules César ou Napoléon.

A ce titre le criminel est largement excusé voir encouragé.

Nietzsche rend tout de même hommage à certains anciens, quelques français (Fontenelle) , les grecs Thucydide et Horace trouvent grâce à ses yeux.

Il termine en comparant sa philosophie à une œuvre Dionysiaque ou l’homme surpasse ses inhibitions pour se réaliser totalement dans une ode à la vie éternelle exaltant ses désirs (puissance, domination, sexualité …).

En conclusion, Le « crépuscule des idoles » est une œuvre d’une puissance inouïe.

Plus accessible que les délires souvent mystiques de « Ainsi parlait Zarathoustra » elle pose de manière claire et virulente la philosophie du maitre allemand.

On est frappé par l’énergie de Nietzsche pour produire cette philosophie iconoclaste et dangereuse qu’il imagine briser à coups de marteaux les symboles religieux ou philosophiques du passé.

Même si je n’adhère pas à ses idées subversives, préférant la voie du milieu des philosophes grecs, je n’ai pu m’empêcher d’admirer le coté brillant, décalé et rebelle de cet homme unique à l’égo et l’intelligence démesurés.

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 21:52

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1

 

 

Vous l’avez sans doute compris en lisant mes critiques plutôt sévères à l’encontre d’Ac/Dc période Brian Johnson,  je ne goute pas spécialement ce groupe de boogie-hard-and-roll qui remplit des stades entiers à grands coups de tournées à grand spectacle.

Toujours est il que malgré ces réticences, Ac/Dc est toujours la après trente ans de carrière et ceci en tant que dinosaures du rock force le respect.

Huit longues années après « Stiff upper lip » , les australiens qu’on pensait rangés des voitures a plus de soixante ans remettent le couvert avec un « Black ice » à la pochette sobre et aux volumineux quinze titres.

« Rock’n roll train » ouvre le bal, on est loin des rythmes survoltés de l’autoroute de l’enfer mais sur un mid tempo très chaleureux et au groove extrêmement sympathique.

L’insipide « Skies on fire » passe comme un spectre vite chassé par un « Big jack » aux gros refrains ronflants comme un vieux moteur de pickup fatigué.

Etonnamment « Anything goes » sort des sentiers battus par son aspect plus doux et par le chant de Johnson plus mesuré que d’habitude.

Un peu de testostérone et de punch surgit enfin avec « War machine » aux refrains plus incisifs mais l’embellie est de courte durée et tout s’écroule brutalement avec « Smash N grab » qui fait plutôt office de tapette à mouche que de presse hydraulique.

L’auditeur se prend presque à y croire avec « Spoilin for a fight » un peu plus appuyé mais « Wheels » manque de vitesse, « Décibels » est un blues quelconque, « Stormy may day » un blues franchement insupportable de nullité.

Ac/Dc en pilotage automatique balance sans trop y croire « She likes rock and roll » usé jusqu’à la corde, puis « Money made » d’une lenteur atroce.

On aimerait aimer le plus émouvant « Rock n roll dream »  mais le poussif « Rocking all the way » et même le bien terne « Black ice » n’apporte franchement rien.

En conclusion, malgré ses très bonnes critiques dans une presse trop respectueuse et complaisante pour toute la légende que représente Ac/Dc, « Black ice » est un album long, sans intérêt et complètement insipide.

Privés d’inspirations, de punch, Ac/Dc se recycle en mode petit braquet.

Je laisse les fans à leur adoration béate, mais il y a pour moi beaucoup de groupes plus petits, plus intéressants et moins surestimés que le Ac/Dc de la fin années 2000.

Il serait je pense sage pour ces musiciens vieillissants de songer à la retraite.

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 20:11

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Comme dit dans la chronique précédente, le hard rock bourrin d’Ac/Dc prit une sévère claque dans les années 80 et le groupe de kangourous moribonds ne redressa vraiment la barre qu’avec le puissant « The Razor’s edge ».

Cinq après ce joli sursaut et un double live copieux assez remarquable, les australiens gonflés à bloc revinrent s’offrir une deuxième jeunesse inattendue avec « Ballbreaker » qui marqua le retour du batteur historique du groupe Phil Ruud absent depuis prêt de douze ans.

Autant j’ai été sévère sur la couverture de « Flick of the switch » autant celle de « Ballbreaker » se montre superbe tout avec cet artwork de comic book emprunté à Marvel.

C’est donc nanti d’un véritable optimisme qu’on s’attelle à « Hard as a rock » , grand tube de hard rock, aux riffs de guitare assez géniaux portant un morceau juste assez bien calibré pour cartonner sur les radios du monde entier.

Le clip, sorte de pastiche des péplums des années 60, fut également remarquable.

Malheureusement on déchante assez vite avec le lent, mou et informe « Cover you in oïl ».

Comme des vieux boxeurs se reprenant après un mauvais coup ayant troué leur garde, les vétérans se reprennent sur le plus cinglant « Furor »  avec un Brian Johnson grondant comme un vieux lion.

La facette blues du groupe est appelée avec « Boogie man » dont  le style trop statique me laisse complètement indifférent.

Ac/Dc ne fait pas mieux sur le très faible « The honey roll » qui ne fait pas de mal à une mouche, puis se ressaisit fugacement sur  le plus mordant « Burnin’ alive » ou « Hail Caesar » dont les solides refrains sauvent de la noyade.

Horriblement mauvais sont « Love bomb » et « Caught with you pants down » aussi excitants que des quinquagénaires bedonnants parlant de sexe.

La version poivrot « Whiskey on the rocks » est toute aussi navrante et cet album naufrage se clôt sur un « Ballbreaker » tendant bien tardivement de redonner un souffle plus hard à cet ensemble bien flaccide.

En conclusion, « Ballbreaker » et son titre lourdingue (casse-couilles) porte bien son nom.

Malgré le succès considérable qu’il reçut, ce disque montre pour moi un groupe vieillissant, en panne d’inspiration et d’énergie.

Mou, lent et pénible, « Ballbreaker » ne parvient à faire illusion que par de pales éclipses (comme le titre introductif « Hard as a rock »).

Un album bien dispensable à mes yeux donc.

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 18:58

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3

 

 

En 1983, Ac/Dc atteint désormais sa pleine vitesse de croisière avec son nouveau chanteur Brian Johnson qui est déjà présent sur son troisième album en trois ans.

Sort alors le peu connu « Flick of the switch » à la pochette au minimaliste assez scandaleux pour un groupe decette envergure.

« Flick of the switch » débute avec « Rising power » qui déroule un mid tempo lourd au groove efficace.

On poursuit sur cette bonne impression avec « This house is on fire » fusion idéale de hard et de blues dans un tourbillon de haute énergie en condensation.

Ac/Dc garde le cap et continue a envoyer la sauce sur « Flick of the switch », avec un Brian Johnson dosant parfaitement son chant tout en puissance et en hurlements.

Le groupe semble reprendre son souffle sur le plus placide « Nervous shakedown » avant de produire une brutale accélération sur « Landside » et « Guns for hire » aux refrains cinglants.

Passé ce court moment de démonstration de puissance, Ac/Dc retrouve son rythme de croisière sur « Deep in the hole » puis sur le massif  « Bedlam in belgium » au groove façon bulldozer proprement irrésistible.

La petite passade blues « Badlands » introduit le rush terminal « Brain shake » véritable bombe hard vicieuse et méchante en diable.

En conclusion, « Flick of the switch » est en réalité une bonne surprise et un album assez injustement mésestimé dont aucun titre ne passa à la postérité.

Il manque certes d’originalité et demeure trop linéaire mais ces défauts se retrouvent quasi systématiquement dans la musique des australiens.

Avec son hard rock, direct, nerveux et accrocheur, « Flick of the Switch » n’a pourtant pas à rougir de la comparaison avec les standards du genre et mérite à mon sens plus de respect que le relatif anonymat qu’il subit depuis plusieurs années.

Seule explication sans doute, le début des années 80 voit le développement du heavy métal anglais de haut vol à la Priest/Maiden et l’émergence d’un nouveau style, le thrash metal américain.

Pris de vitesse par cette nouvelle vague, Ac/Dc et son hard rock daté vont alors connaitre la décennie la plus noire de leur existence, ce qui n'empeche pas ce disque d'etre dans l'absolu de bonne facture.

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 21:20

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2

 

 

Explorant toujours les multiples familles du hard rock, voici Statovarius groupe finlandais adepte d’un speed métal mélodique cousin de celui déjà décrit avec les allemands de Gamma ray.

Bien que lancée à la mi 80, la carrière des finlandais prit un nouvel essor au milieu des années 90 avec l’arrivée d’un nouveau chanteur Timo Kotipelto laissant se concentrer le guitariste Timo Tolki sur le travail de composition.

En 2000, Statovarius alors a l’apogée de sa renommée sort son huitième album « Infinite ».

Comme le montre la pochette de l’album, plutôt jolie voir gentillette, la musique du groupe n’est pas sombre ni particulièrement agressive mais plutôt énergique, entrainante et positive.

« Infinite » entame avec « Hunting high and low » , titre plaisant aux refrains particulièrement entrainants ou la voix mélodieuse de Timo Kotipelto s’impose.

Le clip montrant un cadre supérieur se débarrassant de son égoïsme et de la société de consommation pour retrouver des instincts plus simples et naturels est du reste assez réussi.

On retrouve toutes les caractéristiques du speed sur « Millenium » : tempo rapide, batterie omniprésente, gros refrains et voix aigue avant de basculer sur une longue ballade « Mother gaia » très bien exécutée influencée par Queen mais sans saveur ni émotion particulière.

La force du groupe apparait sur « Phoenix » passage rapides sans toutefois commettre l’erreur de la surcharge comme le fait Gamma ray puis refrains ultra mélodiques pour adoucir le propos.

Statovarius retombe ensuite dans tous les travers du genre sur « Glory of the world », titre faible et lourdingue surchargé des claviers bien inutiles de Jens Johansson tandis que « A million light years away » vient aérer le propos avec un arrière gout de hard-FM au final pas désagréable.

L’insipide « Freedom » précède le grandiloquent « Infinity » truffé de chœurs et de grandes envolées s’étalant sur plus de neuf minutes.

L’album se termine avec « Celestial dream » qui surpasse absolument tout en matière d’exaltation pompeuse.

En conclusion, « Infinite » n’est ni un bon ni un mauvais album.

Le style de Statovarius est plus supportable que celui de Gamma ray, avec une musique moins violente, plus aérée et mélodique.

Mais ceci ne suffit pas pour autant à vraiment faire accrocher à ces compositions efficaces mais manquant de tranchant, de punch ou tout simplement de personnalité à l’image du chant de Kotipelto, lisse, propre et trop stéréotypé.
Avec son propos proche de la nature et cosmos, on a quelques fois envie de mettre des baffes au groupe pour l’obliger à se réveiller un peu et viriliser un peu sa musique et de lui dire que les dauphins c'est aussi sympa bien cuit dans son assiette.

« Infinite » ou le parfait album pour ceux qui n’aime pas le rock, sale, méchant et dangereux.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 13:25

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3

 

 

Voici à présent le traitement d’un ouvrage central dans l’univers DC comics et du comic book en général, « Crisis on infinite earths » de Marv Wolfman et George Perez au dessin.

Publié en 1985, « Crisis on infinite earths » est le premier cross over d’envergure mélangeant tous les super héros historiques de l’univers DC dans une gigantesque histoire épique dont l’issue viendra bousculer l’ordre établi.

Ce procédé sera ensuite repris, notamment par Marvel mais aussi par d’autres dessinateurs de DC.

Le cross over a ses adeptes mais aussi ses détracteurs.

Celui crée par Wolfman relate ni plus ni moins que la fin du monde, ou plutôt de tous les mondes alternatifs de l’univers DC, sombrant les uns après les autres dans une succession de catastrophes naturelles provoquées par un flux destructeur d’anti matière.

Si les mondes actuels sont touchés, ceux du passé le sont également, et les bouleversements touchent donc toutes les époques avec des effets de bords assez déroutants consistant en des mélanges entre passé et présent, ou entre des mondes alternatifs situés à une même époque.

Dison le franchement, il n’est pas facile quand on ne maitrise pas par cœur toute la cosmogonie de DC de se repérer dans les premières pages du récit, qui se chevauchent de manière particulièrement embrouillée.

Un personnage sert pourtant de fil conducteur à travers ce flot de catastrophes anxiogènes, Paria, dont les apparitions énigmatiques semblent montrer un être rongé par la culpabilité dans le tour tragique des évènements.

Le super héros Flash, parcourant le temps grâce à sa vitesse surnaturelle jouera un rôle équivalent de messager de l'apocalypse.

Ensuite apparait le Monitor, être surnaturel de l’espace envoyant sa messagère Avant Courrier(Harbringer) pour recruter des super héros de différents mondes et époques afin de constituer une équipe capable d’entraver la marche de cette catastrophe.

Sont recrutés Superman, un Green Lantern noir, Cyborg, Geoforce, le sombre Obisidian, le singe savant Solovar , la belle Dawnstar, Firebrand, le ridicule homme gadjet  Blue Bettle, Psycho Pirate,  le magicien Arion, Firestorm, le pale sosie de Magnéto Dr Polaris et le télépathe Psimon.

Leur tache principale est de combattre des spectres envahissant les terres alternatives pour précipiter leurs fins mais également de protéger une machine crée par le Monitor pour entraver le flux d’antimatière.

Au cours d’une de leurs intervention, Psycho pirate est enlevé par une être supérieur qui désire utiliser ses immenses facultés à contrôler les émotions des gens.

Cet être supérieur s’avère être l’Anti-Monitor, double maléfique du Monitor et instigateur de ce phénomène de destruction.

Contraint d’aider son nouveau maitre qui augmente ses pouvoirs et lui promet des mondes à contrôler, Psycho pirate aura pour compagnon d’infortune Flash lui-même retenu prisonnier.

Très puissant, l’Anti monitor manipule Harbringer pour tuer le Monitor mais celui l’avait prévu aussi avait-t-il chargé Alex Luthor fils de Luthor et Lois Lane dans le monde alternatif Terre-3, de reprendre son combat.

Rendu capable de manipuler les flux de matière et d’antimatière, Alex est en effet un régulateur à lui tout seul et est la principale arme contre l’Anti-Monitor.

Alex convoque une assemblée de héros encore plus large chargée de défendre les mondes non encore avalés pour retarder le processus.

Les combats sont alors innombrables sur de multiples mondes tandis qu’Alex aidé par Harbringer éloigne les mondes restant du flux d’antimatière.

Alex envoie ensuite à un commando de super héros pour aller frapper l’Anti Monitor dans son monde d’antimatière.

La bataille est épique face au monstre surpuissant qui a même le dessus sur Superman.

C’est alors Supergirl qui se sacrifie en parvenant à endommager suffisamment l’Anti Monitor pour le faire reculer.

Cette mort héroïque et l’enterrement réalisé par Superman, sont parmi les moments les plus émouvant du récit.

La suite du récit consiste en de multiples résurrection de cet ennemi increvable qui chaque fois revient à la charge pour accomplir son œuvre de destruction.

Dans cette lutte âpre et semblant sans fin, Flash contraint Psycho-pirate a se retourner contre son maitre puis se sacrifie pour détruire le canon anti matière de l’Anti-Monitor.

Les choses se compliquent avec l’arrivée d’une armée de super criminels contrôlée par le robot Brainiac et un avatar en armure de Luthor.

Le but de cette alliance est la prise de pouvoir de terres restantes.

L’affrontement d’envergure avec les super héros est alors inévitable.

La virulence de la menace de l’Anti-Monitor contre le Spectre a l’affronter

De leur lutte nait un univers unique ou certains héros apparaissent et d’autres ont disparu.

Mais alors que le récit pourrait s’arrêter la, une ultime bataille contre l’Anti-Monitor a lieu.

Conjuguant alors toutes leurs énergies et leurs talents, les héros restant affrontent le monstre dans une lutte épique.

Superman parvient à l’affaiblir assez pour que Alex Luthor le détruise et rétablisse enfin l’harmonie dans l’univers.

En conclusion, on comprend à sa lecture que « Crisis on infinite earths »  soit vu par bon nombre de lecteur de comic book comme l’une des meilleurs histoires écrites.

Le cross over crée par Wolfman est en effet une saga cosmique hyper complexe dotée d’histoires et de sous histoires à tiroirs.

On retrouve donc les principaux ingrédients de ce type de récit, une menace supérieure mobilisant les énergies de chacun et provoquant l’union sacrée des individualités, l’ampleur des aventures avec des luttes épiques dans des mondes multiples et souvent spatiaux puis les hauts sentiments nécessaires à glorifier l’attitude du héros.

Rien à dire également sur la qualité des dessins de Perez, proche du top absolu avec un mélange de classicisme et de force très impressionnant.

Les quelques reproches que je ferais sont donc, le coté interminable de la saga avec un ennemi qui n’en finit pas de mourir et de revenir et le trop grand enchevêtrement des histoires qui nuit parfois à la clarté de l’intrigue.

Le problème de ce type d’histoire est que la multiplicité des personnages oblige souvent à n’avoir que des visions superficielles des héros considérés comme secondaires.

Batman ne joue ici par exemple qu’un rôle de figurant, la part du lion étant réservée à Superman, Supergirl et Flash.

« Crisis on infinite earths » introduit un remaniement important dans l’univers DC, mettant fin à ses ridicules histoires de terres alternatives ou vivent des super héros bis, copies en toc des héros d’origine de la planète terre.

Coté méchant, mention spéciale au torturé Psycho-pirate et au télépathe rebelle Psi-mon.

Même si mon cœur appartiendra toujours à Marvel, « Crisis on infinite earths » est donc une œuvre colossale d’auteurs obsédés, un monument pharaonique du comics, qu’on peut aujourd’hui considérer avec le plus grand des respects.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 10:56

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5

 

 

Malgré le succès d’estime de « THX 1138 » oeuvre intellectuelle et torturée, c’est véritablement en 1977 avec le premier volet de la guerre des étoiles « Star wars IV : un nouvel espoir » que la carrière de George Lucas va décoller pour atteindre des sommets je pense à ce jour inégalés dans le domaine de la science fiction.

Car oui, Star wars est une saga cosmique culte qui charma et charmera plusieurs générations de jeunes et de plus âgés à présent.

Généralement on commence par la voir étant enfant, puis on la revoit plusieurs fois au cours de sa vie toujours avec tendresse, passion ou indulgence nostalgique en revenant inlassablement au même sentiment : mon dieu que c’est bien fait.

Ma prétention en chroniquant l’épisode IV de la série n’est donc pas de supplanter les aficionados du genre et les geeks de tout poil qui auraient une lecture plus fouillée et minutieuse de l’œuvre mais de livrer mon ressenti à une époque de ma vie donné de jeune adulte des années 2010.

L’histoire est connue de tous ou presque, mais il convient de la rappeler.
Dans un passé (ou un futur ?) indéterminée et imaginaire, l’univers est dominé par les armées de l’Empire, vaste organisation militaire régnant par la force et luttant contre les derniers bastions de la Rébellion, formée majoritairement d’humains dirigés par la princesse Leia (Carrie Fisher).

Leia est parvenu a dérober les plans d’une arme terrifiante crée par l’Empire, l’Etoile noire, base secrète de la taille d’une planète, disposant de la capacité de détruire à distance n’importe quel monde.

Prise en chasse par un croiseur de l’Empire, elle est finalement capturée mais a le temps d’envoyer deux de ses robots droides, C3-PO (Anthony Daniels) et D2R2 (Kenny Baker) chercher de l’aide.

Les deux robots échouent sur une planète pseudo désertique appelée Tatooine, sont capturés puis vendus comme esclaves domestiques à une famille de modestes fermiers de la région.

Le neveu des fermiers, le jeune Luke Skywalker (Mark Hamill) vit dans le souvenir d’un père mort lors de combat contre l’Empire.

Excellent pilote, curieux et intrépide, Luke va s’intéresser aux droides et découvre le message envoyée par Leia pour aller chercher de l’aide auprès de Obiwan Kenobi (Alec Guinness), vieil et mystérieux ermite vivant dans une région reculée de Tatooine.

Prêt à toute les aventures, Luke part à l’aventure chercher Obiwan, et découvre plus tard que sa famille a été massacrée par les troupes de l’Empire à la recherche des droides.

Il décide alors de s’engager dans la Rebellion avec Obiwan et de retrouver la princesse Leia sur sa planète d’origine Alderaan.

Mystique et sage, Obiwan enseigne à Luke qu’il est un chevalier Jedi, un ordre aujourd’hui disparu de chevaliers maitrisant la Force, source d’énergie qu’un Jedi est capable de mobiliser pour déplacer des objets, user de télépathie ou développer ses aptitudes physiques mais que l’ordre a été massacré par Dark Vador (David Prowse), son ancien élève, devenu Jedi félon ayant rejoint les troupes de l’Empire.

Luke se montre intéressé et commence à suivre quelques enseignements du maitre.

Mais les deux hommes ont besoin d’un transport pour se rendre sur Alderaan.

Ils le trouvent en passant un contrat avec Han Solo (Harrison Ford), contrebandier des plus louches uniquement intéressé par le profit mais possesseur d’un incroyable vaisseau spatial le Faucon Millénium capable de voler dans l’hyper espace plus vite que la vitesse de la lumière.

Hâbleur et peu fiable, Solo travaille avec son associé Chewbacca (Peter Mayhew) un immense gorille de race Wooky lui servant de pilote, mécanicien et de garde du corps.

Toute l’équipe embarque et se retrouve capturée par l’Etoile noire.

Astucieux, courageux et grandement aidé par les pouvoirs de Kenobi, la débrouillardise de Solo et les capacités techniques de droides, Luke parvient à libérer Leia et à s’enfuir sur la planète Yavin IV ou se situe la base secrète de la Rébellion.

Mais au moment de partir, Obiwan est tué au cours d’un duel au sabre laser avec Dark Vador.

Très affecté par la perte de son mentor, Luke accepte de participer à une attaque quasi suicide contre l’Etoile noire afin de déposer en un point stratégique une bombe visant à la faire imploser.

Le peu courageux Solo se détache de cette mission et après quelques tentatives infructueuses de séductions envers la princesse Leia décide de quitter l’aventure.

Luke joint donc une escadrille de chasseur X et la bataille spatiale commence donc contre les chasseurs Tai de l’empire.

C’est la le point culminant d’un film par ailleurs assez déjà assez génial, avec des combats épiques ou les lasers crépitent et ou les appareils réalisent d’impressionnantes manœuvres.

L’héroïsme est bien entendu présent avec la notion de sacrifice pour une mission plus haute que son intérêt personnel.

Mettant à profit ses dons de pilote et les enseignement d’Obiwan sur la maitrise de la Force, Luke parvient à s’infiltrer entre les défenses de l’Etoile noire et aidé par une intervention in extremis de Solo et de son Faucon Millenium qui lui permet d’écarter Vador, dépose la bombe permettant la destruction de la base.

L’épisode IV se termine donc sur un happy end avec Vador seul rescapé d’un coup d’éclat fracassant de la Rébellion contre l’Empire.

En conclusion, « Star wars IV : un nouvel espoir » est un pur chef d’œuvre.

D’une richesse et d’une créativité insensée, le film emmène le spectateur dans un monde fantastique qui stimule fortement son imagination avec des images de toute beauté que ce soit dans le design des vaisseaux spatiaux (la pureté des lignes du Faucon Millenium) ou dans les mondes exotiques peuplés d’espèces extra-terrestres.

A partir d’un schéma basique, la lutte du bien contre le mal, Lucas crée de toute pièce un univers merveilleux et insuffle un incroyable souffle épique à ses folles aventures spatiales.

Pas de temps mort, tout est ici parfaitement dosé, équilibré et disons le franchement passionnant.

On apprécie le jeune Luke, archétype du héros idéaliste, courageux et attachant parfaitement contre balancé par le coté voyou de charme de Solo, sans nul doute le meilleur rôle d’Harrison Ford avec Indiana Jones.

Le film revêt plusieurs niveaux de lecture, l’un plus ludique voir comique avec ces personnages de dessins animés que pourraient être les deux robots droides fortement inspirés de Laurel et Hardy, entre un C3-PO délicat et sensible et un D2-R2 débrouillard et joueur, l’autre plus adulte avec la dimension mystique de la maitrise d’un pouvoir absolu (la Force) allant de paire avec le code moral d’un chevalier.

Mais le personnage le plus fascinant et énigmatique de l’épisode IV demeure Dark Vador avec son masque, armure noire, sa voix issue caverneuse issue d’un caisson de survie et le versant maléfique du pouvoir corrompu qu’il incarne.

Les combats au sabre laser firent beaucoup pour le renommée de la saga, pour ma part je retiens surtout de ce premier épisode l’hallucinante séquence de fin avec l’assaut contre l’Etoile noire.

Agrémenté d’une superbe remasterisation, de l’adjonction de petite scènes introduisant par exemple Jabba le Hutt « Star wars IV : un nouvel espoir » est un film formidable justement récompensé artistiquement (par une pluie d’oscars) et commercialement par des entrées colossales.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 09:08

THX1138.jpg

3

 

 

Peu de gens savent finalement que bien avant le premier Star wars, George Lucas alors sortant de ses études de cinéma réalisa son premier long métrage appelé « THX 1138 ».

Produit en 1970 par son ami Francis Ford Coppola,  « THX 1138 » introduit dès les premières secondes le spectateur dans un univers oppressant de science fiction ou l’homme standardisé, chimiquement contrôlé n’est qu’un maillon élémentaire d’un grand système productif.

THX 1138 (Robert Duvall) est un de ces travailleurs d’un monde sous terrain.

Il assemble toute la journée des barres radioactives à l’aide de pinces manipulatrices dans une enceinte surprotégée surveillée par un poste de contrôle qui voit et entend tout.

Le soir il rentre dans son logement retrouver LUH 3417 (Maggie Mc Omie), sa compagne au crane rasé tout comme lui.

Il  se nourrit de médicaments, regarde de stupides programmes holographiques, se masturbe à l’aide de machine et effectue la prière avec LUH devant une sorte de prêtre également holographique.

Mais THX 1138 ne supporte pas cette vie abrutissante et aspire à plus de liberté.

Poussé par LUH  à la rébellion contre le système, il ne prend plus ses traitements, brave les interdits en ayant un rapport sexuel avec elle.

La réaction du système est brutale et rapide.

THX se voit séparé de LUH mais il supporte il pas qu’on lui enlève sa présence.

Son comportement devient alors déviant et entraine un accident à l’usine de nucléaire.

Il est jugé expéditivement incurable et condamné à être retraité.

Commence alors une sorte de purgatoire pour THX.

Enfermé dans une immense pièce blanche sans aucun relief ni objet, il est inlassablement épié et torturé par des policiers robots au visage de masque impassible.

Dans sa prison, il rencontre d’autres détenus comme lui, SEN 5241 (Donald Pleasance) et un hologramme noir nommé SRT (Pedro Colley) qui leur permet de s’enfuir.

Les trois hommes se retrouvent donc en cavale et pourchassés par les policiers robots.

Seul parmi eux, THX qui comprend que LUH a été exécutée, parvient à aller au bout de sa révolte en quittant le monde sous terrain après une mémorable course poursuite voiture contre moto.

Le film se termine sur la vision de THX enfin à l’air libre d’un monde en apparence désertique et baigné d’une lumière solaire quasi surnaturelle.

En conclusion, « THX 1138 » est un film impressionnant malgré son manque de moyen et intéressant dans son propos inspiré des visions totalitaires futuristes des romans de George Orwell ou d’Aldous Huxley.

Son esthétique froide et austère pourra rebuter certains et sembler bien sinistre mais le monde que décrit Lucas est ici à cette image, sans lumière, sans couleur, sans variété, privé de pulsions vitales et dominé par un pouvoir politique totalitaire s’appuyant sur une science castratrice.

Le reproche principal qu’on pourrait faire au film est un certain manque de rythme et un aspect parfois contemplatif dans certaines scènes.

Seul la scène finale avec la course poursuite entre une Ferrari customisée en engin du futur et des policiers robots juchés sur des motos montre un aspect embryonnaire du talent de Lucas pour ce type de scènes qui contribueront à sa renommée par la suite.

Finalement peu connu car trop intello, austère et empreint d’idées d’extrême gauche, « THX 1138 » est film à découvrir ou à redécouvrir avec plaisir.

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