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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 19:06

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5

 

 

 

Comme expliqué dans la chronique précédente, Iron maiden décide peu après la sortie du redoutable « Killers » de se séparer de son chanteur originel Paul Di Anno en raison de divergences musicales et de son style de vie trop dissolu.

Son remplacement ne prend pas longtemps puisque c’est Bruce Dickinson qui prend la suite en 1982 pour la sortie de « The number of the beast ».

Dickinson possède un style différend de Di Anno, moins agressif et compact, plus emphatique et propre aux grandes envolées lyriques et il saura imposer sa patte au fil des années pour devenir l’un des ténors indiscutés du genre avec feu Ronnie James Dio et Rob Halford.

Avec sa pochette franchement satanique qui déchaina les foudres des autorités chrétiennes et fit beaucoup pour la publicité du groupe, « The number of the beast » est considéré comme le chef d’œuvre absolu d’Iron maiden, son « Highway to hell » ou son « Paranoid » en quelque sorte.

L’album débute par un titre très rapide et enlevé, « Invaders » qui compense un relatif manque de feeling par une redoutable pugnacité.

On monte de plusieurs crans avec « Children of the damned » magnifique power ballade alternant somptueux passages mélodiques avec montées en puissance contrôlées.

Dans ce registre plus émotionnel, Dickinson s’avère grandiose.

Puis, « The prisoner » inspiré par une célèbre série télévisée britannique des années 60 au climat paranoïaque arrive avec un savant mélange de vitesse et de mélodie.

Iron maiden se fait à nouveau grand seigneur sur « 22 acacia avenue » , doté de riffs implacables avec un chant de Dickinson charriant émotion et puissance vibrante inouïe.

Relatant la vie d‘une prostituée anglaise de 40 ans, « 22 acacia avenue »  constitue une véritable tranche de vie digne d'un roman.

Sans souffler on enchaine avec « The number of the beast » le « Highway to hell » ou le « Paranoid » du groupe, classique météorique un peu surestimé à mes yeux, aux paroles versants dans un satanisme de bazar ne laissant aucune place au doute.

Les classiques justement, pullulent sur ce disque, tel « Run to hills » qui a pour lui ses riffs entrainants et ses refrains capables de magnétiser des stades entiers.

Après toutes ces émotions, il faut bien souffler un peu, rôle rempli par « Gangland » sans prétention mais nerveux en diable puis « Total eclipse » à l’ambiance plus calme.

Les anglais terminent en force par « Hallowed be thy name » , incroyable morceau fleuve qui après une grandiose introduction mélodique se déchaine sur un rythme frénétique truffé de riffs de référence sur plus de sept minutes.


En conclusion, « The number of the beast » n’est absolument pas surestimé et mérite assurément sa place dans le catalogue des cinqs meilleurs albums de heavy metal de tous les temps et dans ceux des dix meilleurs albums de (hard) rock.

L’arrivée de Dickinson sublime la musique d’Iron maiden, lui fait atteindre une nouvelle dimension supérieure avec un style moins heurté et agressif que Di Anno et un répertoire toujours puissant mais beaucoup plus mélodique et donc accessible pour les oreilles plus délicates.

Moins centré sur le coté social, les textes de Dickinson se voudront également plus littéraires avec de nombreuses influences comme l’histoire, la bible, la science fiction ou le roman policier.

Comme Halford avec Tipton et Downing, l’alchimie musicale fonctionne entre Dickinson, Harris, Murray et Smith.

En réalité, malgré tout le respect qu’on peut avoir pour le remarquable travail de Di Anno, Dickinson marque d’entrée sa supériorité avec cet album de haute volée.

Si vous ne devez écouter qu’un disque de la vierge de fer dans votre vie, je vous conseille celui la …

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 11:33

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Après un très bon premier album qui fit connaitre Iron maiden au Royaume Uni, le groupe de Steve Harris enchaine dans la foulée avec « Killers » qui voit le jour en 1981.

Dennis Stratton le premier guitariste est déjà éjecté pour être remplacé par un homme de confiance du bassiste, Adrian Smith.

L’artwork du premier opus est quasiment repris à l’identique tout en accentuant le coté agressif de la menace avec un Eddy meurtrier armé d’une hache sanglante destinée à achever une victime implorante.

« Killers » démarre avec un court mais puissant instrumental « The ides of march » qui introduit formidablement « Wrathchild »  titre de heavy metal très rentre dedans doté de refrains musclés et efficaces.

Morceau idéal d’ouverture en vertu de son irrésistible puissance de brise glace, « Wrathchild » est remarquable en raison de la forte teneur sociale de ses paroles.

Iron maiden a semble t il décidé de frapper fort car « Murders in the rue morgue » tiré de la nouvelle d’Edgar Poe, continue à pleine vitesse avec un débit de parole digne d’une mitrailleuse de Di Anno.

L’agressivité est toujours de mise avec « Another life » trop linéaire et brutal auquel succède le banal instrumental « Genghis khan ».

Assez déséquilibré,  « Innocent exile » alterne passages introspectifs avec gros délires de guitaristes et il faut attendre « Killers » vibrant de rage et de menace sourde pour retrouver un morceau de grande classe.

Tel « Wrathchild », « Killers » est un feu d’artifice permanent de puissance avec un Di Anno impérial au chant.

Respiration acoustique et légère avec  l‘insipide « Prodigal son » avant d’attaquer « Purgatoire », qui réussit enfin à équilibrer sa fougue hard-punk par des refrains mélodiques.

Tempo plus hard rock avec « Twilight zone » qui peine à séduire avant d’arriver sur le rush terminal « Drifter » aussi véloce, teigneux et linéaire que la quasi-totalité de l’album.

En conclusion, à seulement une année d‘intervalle avec « Iron maiden » , « Killers » marque déjà un changement dans le style d’Iron maiden avec une orientation vers une musique beaucoup plus dure et agressive ou les influences punk de Di Anno se font indéniablement sentir.

Cette divergence musicale avec les aspirations plus mélodiques et subtiles de Harris conjuguées avec le caractère ingérable du chanteur, mèneront à son éviction après la sortie de l’album.

Violent, adepte de prise de drogues et d’alcool, Di Anno n’était pas assez stable pour rassurer Harris dans les hautes ambitions qu’il nourrissait pour son groupe.

Le chanteur restera donc dans l’histoire comme le premier à avoir lancé la carrière du groupe avec deux albums qu’on peut qualifier d’irréprochables dans leurs genres respectifs.

La suite ne sera pour lui qu’une longue descente aux enfers avec des problèmes financiers et la case prison pour fraude fiscale.

On peut donc parler d’un beau gâchis quand on entend ce dont était capable ce chanteur talentueux à ses débuts.

Dans l’absolu « Killers » est un vrai album de heavy metal, sans doute le plus violent de la carrière d’Iron maiden.

Je lui reproche sa trop grand linéarité et un manque de mélodie venant canaliser cette puissance brute et sauvage assommante sur la durée.

Par la suite, les choses changeront nettement avec l’arrivée de Bruce Dickinson au chant.

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 10:28

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4

 

 

Alors que figure ce blog la quasi intégralité des albums de Judas priest il parait étonnant de ne rien trouver sur l’autre grand groupe phare du heavy metal anglais des années 80, Iron maiden.

Ce déséquilibre est tout compte fait peu étonnant tant ma préférence va indéniablement à la bande de Halford and Co, ce qui ne veut pas dire pour autant que je considère la vierge de fer comme un mauvais groupe.

« Iron maiden », le premier album voit le jour en 1980 à Londres sous l’influence du bassiste Steve Harris principal compositeur et leader incontesté du groupe.

L’anglais s’entoure de Clive Burr à la batterie et d’une double paire de guitaristes Dave Murray et Dennis Stratton.

Ce recrutement est complété par le chanteur Paul Di Anno, issu de la scène anglaise punk alors en pleine essor.

Dés la pochette digne d'un film d'horreur de série Z, Iron maiden trouve son identité visuelle, ce sera cette grotesque mascotte de mort vivant appelée Eddie qui viendra hanter chacune des couvertures.

On entame avec « Prowler » rapide et entrainant bien que trop facile et répétitif à mon gout.

Changement assez radical d’ambiance avec la power ballade « Remember tomorrow » plus lente, travaillée, nuancée et mélancolique.

Le chant de Di Anno tout en variations est ici terriblement séduisant.

Arrive ensuite le premier hit du groupe « Running free », ode 110% rock’n’roll prônant la vie intense, instinctive toute en liberté et en outrages.

Véritable hymne hard rock truffé de riffs et de refrains accrocheurs, « Running free » fit franchement décoller la carrière alors frémissante des britanniques en leur ouvrant les portes des radio.

On retrouve parfois le coté répétitif et un peu lourd du groupe sur « Phantom of the opera » heureusement contre balancé par de surprenants passages progressifs au charme baroque ou le chant très épique de Di Anno fait des miracles.

Dans la même veine, l’instrumental « Transylvania » fait la part belle aux mélodies entrainantes noyées dans un mélange de tempo rapides et de robustes riffs.

La subtilité et la mélancolie refont surface sur le somptueux « Strange world » ou Di Anno livre sa meilleure performance vocale.

L’album se termine en force sur le musclé « Charlotte the harlot » parcouru tout de même d’un court break central plus mélodique, puis sur le franchement hard pur et dur « Iron maiden » hymne brutal chanté tout en puissance et sans fioriture par Di Anno.

En conclusion, « Iron maiden » s’avère pour un coup d’essai un véritable coup de maitre avec des compositions d’un niveau de maturité proprement hallucinant pour de si jeunes musiciens.

La musique du groupe, mélange un heavy métal traditionnel avec d’autres influences progressives voir néo-classiques ce qui en atténue le coté frontal et en rehausse sa musicalité.

 

Cette sophistication si prisée par les fans est pour moi par instant contre productive.

 

Varié, surprenant, riche et intense, « Iron maiden » est un très bon album de heavy metal avec un chanteur doté d’une voix pouvant être à la fois puissante et chaleureuse.

En somme, on est déjà pas loin du sans faute.

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 18:00

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5

 

 

J’ai toujours été intéressé par les films de guerre alors quand l’un d’entre eux a pour protagonistes principaux deux de mes acteurs favoris Marlon Brando et Yul Brynner, il devient par conséquent urgent pour moi de le visionner.

C’est le cas de « Morituri » de Bernhard Wicki sorti en 1966.

L’histoire raconte le voyage en 1942 d’un navire allemand SS Indigo chargé d’amener de Tokyo a Bordeaux une précieuse cargaison de caoutchouc pour aider les troupes allemandes alors en difficulté en Europe.

Le capitaine Muller (Yul Brynner) est chargé par sa hiérarchie notamment l’amiral (Oscar Beregi) de mener à bien cette périlleuse mission.

Homme fier au tempérament indomptable, Muller accepte mal qu’on lui impose de prendre des criminels dont un opposant politique au sein de son équipage mais l’amiral lui fait comprendre que son passé d’alcoolique lors d’une attaque ayant provoqué la perte d’un de ses navires ne lui autorise pas le choix.

Muller va croiser la route de Robert Crain (Marlon Brando) déserteur de l’armée allemande contraint par les forces anglaises à embarquer sur le navire pour le détourner vers les forces alliées.

Crain lui aussi récalcitrant pour cette mission qu’il estime trop risquée, est mis au pied du mur avec une menace de livraison à la Gestapo.

De plus il est chargé de désamorcer des bombes disséminées à l’intérieur du navire destinée à le couler en dernière extrémité.

Crain accepte cette mission quasi suicide et embarque sous la fausse identité d’un agent SS.

Cette couverture lui permet d’être respecté et craint des militaires allemands à l’exception de Muller qui ne cache pas son animosité à l’égard des SS.

Le film résidera donc pratiquement entièrement entre l’affrontement entre deux hommes d’exceptions qui se livreront un jeu d’échec complexe.

Bloqué par Muller qui le consigne dans sa cabine, Crain reçoit l’appui du capitaine en second Kruse (Martin Benrath), qui est lui un authentique nazi avide d’ambition.

Il peut ainsi se déplacer dans le navire, localiser les explosifs et les désamorcer un par un même si l’entreprise est toujours très risquée.

Les aventures se succèdent avec des rebondissements truffés de toutes les incertitudes de la guerre, comme l’évitement par Muller des navires alliés en déguisant son navire, l’apparition subite d’un sous marin allemand avec à son bord l’amiral et des prisonniers comme Esther Levy (Janet Margolin) jeune femme juive née aux Etats Unis.

Lors de l’interrogatoire de Crain par l’amiral, Muller sauve la mise à son rival en raison de son acte héroïque lors de l’attaque des navires américain.

La présence de la belle Esther entretient le trouble à bord, car la jeune femme fière ayant été violée après que sa famille ait été massacrée n’a plus rien à perdre et défie les allemands comme Kruse.

Plus humain, Muller la traite avec respect et dignité ce qui déplait à Kruse.

Celui-ci provoque d’une crise d’alcoolisme de Muller après qu’il ait appris que son fils a été décoré pour avoir coulé un navire hôpital, pour le faire mettre aux arrêts et prendre le commandement.

Comprenant que sa mission a en partie échoué et qu’il ne remettra jamais la cargaison de caoutchouc aux alliés, Crain fait exploser les bombes et provoque une mutinerie générale en ayant gagné la sympathie des prisonniers politiques.

La bagarre générale éclate et coute la vie à Esther tuée d’une balle dans la tete par Kruse.

Mis à mal le navire, vacille, entrainant la mort de Kruse et la fuite de l’équipage.

Crain et Muller restent seuls après que ce dernier ait refusé de trahir son pays pour rejoindre le camp allié.

En conclusion, assez méconnu dans la monstrueuse filmographie de Brando et de Brynner, « Morituri » est pour moi un véritable chef d’œuvre de film de guerre complexe et psychologique.

Rempli de nuances, il montre que tous les allemands ne partageaient pas le fanatisme des nazis et que certains pouvaient faire preuve de noblesse d’âme.

Brynner est à vrai dire stupéfiant dans ce rôle et parvient à faire plus que le poids face à la présence magnétique d’un Marlon Brando toujours aussi séducteur.

Brando justement, est parfait dans son rôle d’agent double marchant sur le fil du rasoir et la relation entre ces deux acteurs magnifiques, véritables sex symboles de leur époque atteint de véritables sommets.

Film en noir et blanc dans des décors exotique somptueux, disposant d’un scenario riche et prenant, « Morituri » ne déçoit jamais et constitue pour moi un des meilleurs films de guerre maritime jamais réalisés.

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Published by Seth - dans Histoire
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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 19:01

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Il  y a fort longtemps que je voulais voir « Mondowest » vieux film de science fiction de 1973 réalisé par le célébrissime auteur de « Jurassik Park » Michael Crichton.

Film en réalité très étrange puisque, se déroulant dans un futur proche (1983), ou un parc d’attractions américain robotisé sert de lieu de distraction pour touristes fortunés.

Trois mondes figurent au choix, le Far West américain, le Moyen Age européen et l’antiquité romaine.

Peter Martin (Richard Benjamin) et John Blane (James Brolin) sont deux hommes d’affaires désireux de tenter l’aventure même si Peter dont c’est la première fois est avide de l’expérience de son ami au caractère plus affirmé.

Les deux hommes choisissent le Far West et commencent par se défouler dans des duels au pistolets, bagarres de saloon et fréquentation de prostituées.

Les personnages qu’ils rencontrent sont tous des robots programmés pour se comporter de manière a exciter les touristes.

Mais les robots comme ce mystérieux cow boy androïde habillé de noir (Yul Brynner) sont théoriquement incapables de blesser les hommes.

Pourtant la belle mécanique vient se gripper et les ingénieurs œuvrant au bon fonctionnement du parc découvrent un certain nombre de dysfonctionnement d’abord mineurs dans le comportement des robots puis de plus en plus inquiétants comme la morsure de Blane par un serpent robot dans le désert.

Trop sur de lui, Blane est tué en duel par le cow boy noir qui prend en chasse Peter.

Apeuré, Peter tente de semer son redoutable prédateur en passant d’un monde à l’autre.

Après avoir constaté le massacre des touristes du monde romain, il se réfugie dans la salle de contrôle ou les ingenieurs ont été masscrés.

Il parvient à brouiller les senseurs du robot et le duel final se conclut en pleine période moyenâgeuse.

En conclusion, inutile de mentir, « Mondowest » est un vieux film de science fiction qui fait son âge, aussi ne serez vous pas bluffés en 2011 par les effets spéciaux bien pauvres.

Pas de monde hallucinant ou de technologie prodigieuse (les stations de travail des ingénieurs faisant plus figure d’oscilloscopes et tableaux à énormes diodes lumineuses plutôt que de PC informatiques dernier cri).

Malgré ce manque de spectacle et un scenario somme toute assez mince, « Mondowest »  présente un intérêt par son sujet original et par son atmosphère inquiétante due majoritairement à la présence magnétique de Yul Brynner, robot maléfique au visage impassible d’implacable tueur.
On ne peut par exemple penser lors de la scène finale à « Terminator » et on se demande si James Cameron ne s’est pas tout du moins partiellement inspiré de quelques idées brillantes de cet autre grand génie de la science fiction de Crichton pour la réalisation de son premier « Terminator ».

« Mondowest » n’est donc pas un film majeur mais une sympathique curiosité à réserver aux fans de SF, de western et (comme votre serviteur) de l’immense Yul Brynner au physique d’extra terrestre.

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 17:16

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Comme vous avez pu le sentir, ce blog ne traite pas spécialement de best sellers contemporains ou alors par accident.

« Faute de preuves » d’Harlan Coben appartient à cette catégorie de polars écrits par un auteur actuellement en vogue et si ce livre ne m’avait pas été offert en cadeau je ne l’aurais sans doute jamais spontanément lu.

« Faute de preuve » commence de manière étrange et brutale.

Wendy Tynes brillante journaliste d’investigation d’un journal du New Jersey spécialisé dans les « scoops » télévisuels piège sur un site internet un pédophile nommé Dan Mercer.

Pris alors qu’il se rendait à un rendez vous avec une mineure, Mercer est arrêté, jugé puis relâché faute de preuve contre lui.

Mais sa vie devient un enfer, il est traqué notamment par Ed Grayson un ancien Marshall  qui soupçonne Mercer d‘avoir abusé de son fils, et il ne peut plus assurer son métier d’éducateur sportif pour enfants en difficulté.

Après son acquittement, Mercer reprend contact avec Wendy et lui propose un rendez vous pour lui prouver son innocence.

Troublée malgré elle, la journaliste accepte le rendez vous pour voir Mercer se faire abattre sous ses yeux par un tueur masqué qu’elle soupçonne immédiatement d’être Grayson.

Ayant échappé au tueur, Wendy va alors se lancer dans une périlleuse enquête pour tenter de faire la lumière sur la véritable culpabilité de Mercer d’autant plus Mercer est également soupçonné d’avoir enlevé la fille de son ex femme, une adolescente nommée Haley Mc Waid, disparue depuis plusieurs semaines.

Dans cette histoire touffue et à tiroirs, Wendy va utiliser les nouvelles technologies (les moteurs de recherche et les réseaux sociaux d‘internet) pour fouiller le passé de Mercer et remonter jusqu’à ses anciens camarades de promotion ayant étudiés à Princeton.

Les choses ne seront pas simples pour Wendy, discréditée par une campagne de dénigrement sur internet, licenciée de son journal et devant de surcroit faire face à une situation personnelle complexe avec le décès accidentel de son conjoint, tué par une automobiliste ivre.

De fil en aiguille, l’opiniâtre Wendy va finir par dénouer les fils de cette intrigue tortueuse, bien aidée en cela par le shérif Walker.

En conclusion, j’ai été franchement irrité par la lecture de « Faute de preuve » tant rien ne m’a réellement captivé ni tenu en haleine dans le fond et la forme du récit de Coben.

Le thème bien racoleur de la pédophilie déjà ne m’attire pas, ensuite l’histoire trop tarabiscotée manque cruellement de rythme, les rebondissements de saveur, y compris le twist final prévisible à des kilomètres à la ronde.

Je ne ressens aucune affinité pour l’american way of life de la bourgeoisie américaine, les histoires de baseball et de basket ball, l’éducation des enfants et leurs problèmes bien superficiels d’enfants riches.

D’une grande pauvreté quand à l’inventivité (on retrouve les histoires d’anciens étudiants de prestigieuses universités liés par un terrible passé dans bon nombre de polars américains comme par exemple « La griffe du sud » de Patricia Cornwell) , « Faute de preuve » est aussi d’une platitude absolue quand au style.

En résumé, un fort mauvais livre qui me conforte dans le fait que ce style de littérature très mainstream ne me convient absolument pas.

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Published by Seth - dans Policier
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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 21:25

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4

 

 

Voici dans un registre plus léger et humoristique « Case départ » un film français de Lionel Steketee et écrit par le duo comique Thomas N’Gijol et Fabrice Eboué.

Révélés à la fin des années 2000, par Jamel Debbouze dans son Jamel Comedy Club, les deux hommes se voient ici offrir leurs premiers vrai rôles de cinéma dans cette comédie de 2010 autour d’un thème a priori pas drôle :  l’esclavage des noirs aux antilles.

« Case départ » commence par mettre en lumière deux demi frères que tout oppose.

 

Joël (Thomas N’Gijol ) grand et dégingandé, sort de prison pour un minable vol de sac à main.

Banlieusard, complexé par sa couleur et sa condition sociale modeste, il est en permanence dans la rébellion et dans la culture de l’excuse.

Mais Joël se ment surtout à lui-même et fait figure de looser intégral quand il se fait rouer de coups par sa propre mère excédé par son mauvais comportement dans un bus.

Régis (Fabrice Eboué) est quand à lui parfaitement intégré, peut être même trop.

Chef d’entreprise et conseiller municipal dans le Val de Marne, il a complètement renié ses origines antillaises et se comporte de manière sévère avec les étrangers.

A la faveur du décès de leur père, Régis et Joël vont se retrouver aux Antilles et propulsés en 1780 par une sorcière pour les punir d’avoir déchiré l’acte d’affranchissement de leurs ancêtres.

Le duo des frères ennemis va donc vivre un enfer dans une famille de békés, les Jourdain commandée par le maitre de la plantation de canne à sucre Monsieur Jourdain (Etienne Chicot).

Régis va bénéficier d’un traitement de faveur en étant intégré comme domestique de cuisine tandis que Joël va connaitre la rudesse de la vie dans les champs de canne à sucre ou sévit le vicieux Monsieur Henri (David Salles).

Après la légitime période d’incompréhension et de surprise, les deux frères vont devoir s’entraider pour faire en sorte que leurs ancêtres Isidore (Eriq Ebouaney) et Rosalie (Stefi Celma) se retrouvent pour les concevoir et les faire sortir de ce passé.

En conclusion, construit sur un scénario rachitique « Case départ » repose uniquement sur le talent comique du duo N’Gijol-Eboué.

Les deux compères, complémentaires, l’un en grand couillon de Bourvil black, et l’autre en salopard hypocrite et égoïste, font à vrai dire des étincelles et on rit franchement devant leur pitreries.

Plus intelligent qu’il n’y parait, le film ne prend pas parti et renvoie dos à dos le black rebelle se posant en victime éternelle de la cruauté des blancs et le métisse qui en fait des tonnes pour vouloir à tout prix être plus intégré qu’intégré dans le monde des blancs respectables.
C’est donc un  véritable tour de force que réussissent les trois hommes pour nous faire rire sur un sujet à priori bien miné par les relents nauséabonds des revendications historiques sur fond de communautarisme larvé.

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Published by Seth - dans Humour
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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 20:25

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2

 

 

Pendant cinq ans, j’ai toujours soutenu et suivi avec ferveur Danko Jones, power trio canadien, effectuant un véritable travaille de fan prosélyte en parvenant à « convertir » au moins quatre personnes de mon entourage à sa musique de rock musclé.

En 2008, le groupe se jugeant sans doute à un carrefour de sa carrière, change légèrement son fusil d’épaule avec le relativement mal nommé « Never too loud ».

Premier élément notable, le batteur Damon Richardson a quitté le navire, remplacé par Dan Cornélius.

Pourtant « Never too loud » et sa pochette hautement sympathique commencent de la plus belle des manières par « Code of the road » grande pièce de rock hard au groove  formidablement emballant.

Après cette introduction estampillée 100% Danko Jones arrive « City Streets » , beaucoup plus policé, même si l’efficacité mélodique est toujours au rendez vous.

C’est surtout le chant de Danko Jones qui apparait adouci et lorgnant vers des rivages plus orientés pop-rock.

Bien que sympathiquement gentillet, « Still in High school » ne contient pas l’intensité habituelle d’un titre des canadiens.

Le virage pop est franchement assumé avec « Take me home » qui est du reste agréable comme un bonbon sucré collant aux dents.

Même sur un de ses sujets de prédilection le sexe, Danko Jones parait sur « Let’s get undressed »  considérablement assagi voir amorti.

Mélodie toujours mais plus convaincante sur « King of magazines » ou le canadien s’essaie par instant de manière plus surprenante et bancale à monter dans les aigus.

L’expérimentation la plus poussée et osée est tentée sur « Forest for the trees » avec une ambiance planante assez incroyable quand on connait le coté pugnace et accrocheur habituel du groupe.

On s’ennuie franchement sur le quelconque « Your tears my smile » et meme « Something better » dans l’absolu tout à fait correct manque au final de punch.

Pop toujours avec « Ravenous » tentative semi réussie de marcher sur les traces de Thin Lizzy, avant un peu convaincant retour terminal au rock trapu sur « Never too loud » .

En conclusion, c’était sans doute écrit mais après quatre albums fantastiques, véritables odes au rock hard instinctif, sensuel et sauvage, Danko Jones change sa guitare d’épaule et régresse nettement.

Dans l’absolu « Never too loud » n’est pas une catastrophe et le chanteur n’est pas ridicule.

La seule difficulté est que son chant mélodique n’est pas à la hauteur de ses idoles que sont Paul Stanley de Kiss et Phil Lynott de Thin Lizzy.

Ce constat n’est pas honteux en soi car les deux hommes sont des références totales dans leur style, Lynott étant meme une légende pour moi.

Difficile donc de s’enthousiasmer pour cet album bien tiède et ce virage pop assez hasardeux ou le voyou dragueur de ces dames tente maladroitement de se travestir en gendre idéal en masquant ses cocards, ses cicatrices et ses tatouages.

Cet album au fort gout de reniement marquera la fin de mon adoration béate pour le groupe canadien pour qui j’ai néanmoins toujours le respect du à ses premières années si vivifiantes.

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Published by Seth - dans Hard Rock
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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 19:39

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4

 

 

Avec Killswitch engage, groupe américain de hardcore mélodique né à la fin des années 2000, nous avons affaire à une variante très lourde et violente du rock.

Sorti en 2004, « The end of heartache » est l’album qui les fit exploser sur le devant de la scène internationale.

Principaux changements pour ce troisième disque, l’arrivée du chanteur Howard Jones musculeux noir américain aux étonnantes capacités vocales venant remplacer Jesse Leach puis de Justin Foley batteur remplaçant Tom Gomes.

Pour le reste on retrouve Joël Stroetzel et Adam Dutkiewicz aux guitares et Mike d’Antonio à la basse.

Avec sa pochette assez laide, « The end of heartache » débute avec « A bit Farewell » , ou guitares sous accordées et rythmiques à la frontière entre death pugnace et power martial à la Machine head tissent la toile de fond.

Pour le reste, la marque de fabrique du groupe apparait déjà avec cette alternance de chant hurlé à la Phil Anselmo et de superbes passages mélodiques placés principalement sur les refrains.

La même recette est appliquée sur « Take this oath » à la dynamique légèrement plus fluide même si le son ultra massif du groupe fait franchement figure d’attaque de chars d’assauts.

Le chant contrasté de Jones ressort davantage sur « When darkness falls » avec des refrains presque pop contrebalancés par des barrissements de mamouth sur les couplets.

On passe le cran supérieur avec « Rose of sharyn » qui combine la vitesse à la lourdeur pour un résultat proprement dévastateur.

L’instrumental acoustique « Inhale » fait figure de courte armistice avant la reprise des hostilités, constitué par le brutal « Breath life » puis sans nul doute le morceau phare du disque « The end of heartache » aux superbes vocaux aériens ou le temps suspend brièvement son vol avant de rebasculer dans une ambiance de puissance parfaitement dosée.

On revient à du standard mais toujours envoyé comme de fracassants uppercuts au menton avec « Declaration » et le très heurté « World ablaze » .

Nouvelle courte pause instrumentale pour récupérer avec « And embers rise » avant que le feu ne se déchaine à nouveau sur « Wasted sacrifice » aux forts relents de thrash metal supersonique couplés à l’habituelle sauce mélodique du groupe.

L’album se termine sur un ultime missile exocet, « Hope is … » larger than life aux immenses refrains fédérateurs donnant envie de s’engager dans un corps à corps furieux sur un champs de bataille ou dans une mêlée de rugby avec les all blacks ce qui revient à peu prêt à la même chose.

En conclusion, « The end of heartache » est un formidable bloc de granit à la compacité inouïe.

Très intense (sans doute trop pour le commun des mortels), la musique de Killswitch engage sent la sueur, la force et la rage.

Le son du groupe qu’on pourrait qualifier d’extrême en raison de sa violence et du chant ultra agressif de Jones, est assez heureusement aéré par de belles accalmies vocales permettant de ne pas étouffer dans cet océan de destruction.

Bien entendu, j’adore ce mélange de brutalité et de douceur et ai été séduit par la formule proposée même si à dire vrai sa reproduction systématique sur chacun des titres peut s’avérer parfois lassante sur la durée.

Mais mis à part ce léger bémol, « The end of heartache » est une véritable claque de hardcore mélodique à conseiller aux adeptes de Pantera et de Machine head.

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Published by Seth - dans Hardcore
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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 13:03

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Très difficile de s’attaquer à un monument comme « Never mind the blollocks, here’s the Sex pistols » des Sex pistols tant l’unique disque studio des britanniques suffirait pour beaucoup à lui seul à résumer un mouvement : le punk des années 70.

Beaucoup de choses ont été dites, écrites et filmées sur le mouvement punk en général et sur les Sex Pistols en particulier dont le look provocant, l’attitude nihiliste « destroy » et l’agressivité contre les autorités ont longtemps fasciné.

Le punk dépasse donc le cadre de la musique pour s’inscrire dans un phénomène plus sociologique avec la révolte de la classe ouvrière blanche à la fin des années 70.

Mais plus qu’un look ou une attitude, qu’en est il de la musique après tout ?

Et bien, en 1977 le gang londonien se compose de Johnny Rotten (de son vrai nom Lydon) au chant, Paul Cook à la batterie Steve Jones à la guitare, ce dernier acceptant de céder le poste de bassiste temporairement à Sid Vicious ou Glen Matlock.

« Never mind the bollocks » débute en trombe avec « Holidays in the sun » morceau rapide et nerveux, aux riffs offensifs particulièrement typiques du son punk.

Le chant nasillard et agressif  de Rotten colle bien aux paroles très colériques et désabusées.

La tornade se poursuit avec « Bodies » aiguisé comme une lame de rasoir et doté de  refrains hurlés aussi puissants qu’une brique envoyée par un prolo dans une vitrine d’un magasin chic de Londres.

Moins d’impact sur « No feelings » et « Liar » même si le coeur y est ...

Le premier grand hit qui fit rentrer les Pistols dans l’histoire de la musique survient avec « God save the queen »  porté par des riffs simples et efficaces mais surtout par des refrains provocateurs contre la monarchie anglaise qui firent beaucoup pour la popularité du groupe.

Assez curieusement, le très énergique et plaisant « Problems » sonne presque heavy metal, ce qui rappelle que Alice Cooper a toujours été l’une des influences des anglais.

On oublie très vite le très médiocre « Seventeen » pour faire face au plus grand tube des Pistols « Anarchy in the U.K » symbole à lui seul de toute la pensée punk avec tout ce que cela implique de rébellion et de chaos.

Très jouissif « Anarchy in the U.K » brille par son intensité phénoménale, ses couplets couperets et ses refrains surgonflés.

Les fauves se font ensuite moins sauvages sur « Submission »  plus calme avec son agréable tempo reggae-rock puis sur « Pretty vacant » qui tient néanmoins solidement la route.


Tels des coureurs de 800m ayant tout donné sur le premier tour de piste, les Pistols marquent le pas avec le médiocre « New York » avant un dernier soubresaut en forme de glaviot vengeur à la face de leur ancienne maison de disque EMI « Emi unicité edition ».

En conclusion, bien construit et cohérent, « Never mind the bollocks, here’s the Sex pistols » est un morceau d’histoire et une véritable curiosité musicale.

Parfait pour ceux qui veulent découvrir le véritable son des fondateurs du mouvement punk, cet album est comme pour beaucoup d’objet culte,  surestimé et ne tient son incroyable popularité que grâce à ces deux formidables hits que sont « God save the queen » et « Anarchy in the U.K ».

Pour le reste ? La musique proposée est relativement peu variée, peu mélodique et très linéaire.

Tout se fait  à la lutte, à l’énergie, avec ce chant si particulier à l’accent anglais si prononcé.

Considérés à tort comme un groupe politique, les Sex pistols exercent la fascination du chaos, de la destruction et de certaines pulsions morbides.

Je leur préfère les Ramones, véritable seigneurs du punk-rock aux talents de song-writers plus étendus.

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Published by Seth - dans Punk Rock
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