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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 19:12

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5

 

 

Voici avec « Aguirre la colère de Dieu » de Werner Herzog un film véritablement envoutant et fascinant.

Réalisé en 1972, cette oeuvre atypique raconte une expédition espagnole qui au XVI iéme siècle après Jésus Christ parcourt la jungle amazonienne du coté du Pérou pour trouver le mythique pays des cités d’or appelé par les indiens Eldorado.

Mais embarrassés par leur lourd attirail (canons, armures, hallebardes, chevaux et chaises à porteur !) parfaitement inadapté à la jungle, sa dense végétation, ses marécages boueux et sa chaleur suffocante, les conquistadors se retrouvent bien vite bloqués dans leur progression.

Les soldats sont accompagnés de femmes de la noblesse, de quelques esclaves maures et d’une dizaine d’indiens considérés comme des bêtes de somme.

Le chef de l’expédition charge donc le noble Don Pedro De Ursua (Ruy Guerra) de chercher du secours par la voix fluviale.

De Ursua embarque donc avec sa femme Inez de Antinazi (Helena Rojo), son lieutenant Don Lope de Aguirre (Klaus Kinski) et sa fille Flores (Cecilia Rivera), le prêtre missionnaire Don Gaspar de Carjaval (Del Negro ) principal narrateur de l’histoire et une vingtaine d’hommes soldats et porteurs indiens.

Mais les dangers combinés du fleuve et des indiens de la foret par essence hostiles aux hommes blancs, vont s’avérer être mortels pour les soldats.

Plus grave, Aguirre homme implacable, dur et avide de pouvoir va réaliser un coup de force et destituer De Ursua de sa légitimité.

Mué en dictateur avide de richesse, Aguirre va éliminer physiquement ses opposants, nommer un empereur fantoche du nom de Don Fernando de Guzman ( Peter Berling),  et enfin contraindre De Ursua blessé par balle et sa femme à la captivité après qu‘il fut gracié par le nouvel empereur.

Même de Carjaval prend lâchement parti pour le nouveau chef et abandonne De Ursua.

La suite du film consiste en une longue progression à travers les méandres d’un fleuve mortel, dans l’attente des flèches empoisonnées des indiens anthropophages, avec l’épuisement des ressources alimentaires et les inévitables tensions apparaissant entre des hommes poussés à la limite de leurs forces.

De Guzman tué par ses hommes parce qu’il mangeait trop, Aguirre a alors tout le loisir de faire exécuter de Ursua dans une scène poignante ou le noble exténué et impuissant accepte sans broncher son sort.

Encore plus déchirant, sa femme ne supportant pas sa mort s’enfonce dans la foret pour un voyage sans retour.

Les hommes tombent donc un par un  tandis qu’Aguirre sombre dans la folie de ses rêves démesurés s’accrochant à son désir de gloire et de richesse.

Le tyran entrainera toute l’équipe vers l’anéantissement qui n‘épargnera pas non sa propre fille.

Le film se termine sur une scène d’une force inouïe ou le conquistador arpente nerveusement seul son radeau dérivant avec ses hommes morts agonisants, tandis que des hordes de singes investissent le bord.

Solitude du dictateur sanguinaire aveugle et paranoiaque …

En conclusion, « Aguirre la colère de Dieu » est un pure chef d’œuvre du cinéma, une œuvre inclassable, un délire autour de la quête d’un absolu inatteignable et de la folie des hommes se prenant pour des dieux.

Outre l’approche intéressante de la quête du pouvoir menant pour l’homme déterminé à toutes les pires exactions, le film est une vibrante critique des volontés occidentales de colonisation.

L’échec cuisant que rencontre l’expédition face à des forces naturelles qui la dépassent de beaucoup montre clairement toute la vanité de cette entreprise.

La religion est elle aussi taillée en pièce, car se rangeant toujours du coté des forts pour accroitre elle aussi son pouvoir et demandant la mise à mort d’un chef indien qui n’avait pas par ignorance reconnu une bible.

Mais plus que ces approches en elle seule captivantes, « Aguirre, la colère de Dieu » passionne par son ambiance exotique, mystique, son rythme lent, hypnotique, la beauté des images magnifiquement mise en musique par les synthétiseurs de Popol Vuh.

On soulignera enfin, la qualité impressionnante du jeu des acteurs, particulièrement émouvants, mais surtout la présence dévorante de Klaus Kinski acteur fou et génial, parfait en conquistador mégalomane.

On pourra ranger ce pur joyau de cinéma aux cotés de « Apocalypse now » de Francis Ford Coppola ou du plus récent « Valhalla Rising » de Peter Winding Refn.

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 11:49

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4

 

 

La suite ou plutôt la fin de « Star wars » avec le troisième volet de la saga intitulé « Star wars III: la revanche des Sith ».

En 2005, George Lucas termine donc son projet initial de donner une suite à la première trilogie terminée dans les années 80 en parachevant son œuvre d’une seconde trilogie débutée en 1999.

Lucas reprend donc l’histoire à la suite de la guerre des clones, lorsque Obi-Wan Kenobi  (Ewan Mc Gregor) et Anakin Skywalker (Hayden Christensen) attaquent les vaisseaux de la Confédération commandés par le comte Dooku (Christopher Lee) afin de libérer le sénateur Palpatine (Ian Mc Diarmid) retenu en otage.

La scène introductive constitue donc en une hallucinante bataille spatiale avec chasseurs de combats virevoltants face au redoutables droides de combat du général cyborg Grievous.

De plus en plus puissant, Anakin parviennent à tuer Dooku et à libérer le sénateur mais le tenace et redoutable Grievous parvient à s’échapper pour continuer la guerre.

Grievous semble travailler pour le compte d’un mystérieux Sith appelé Dark Sidious.

De retour sur Coruscant, Anakin est favorisé par Palpatine qui le fait nommer au conseil des Jedi.

Mais le conseil des Jedi se méfie du sénateur, limite les pouvoirs d'Anakin et lui demande de l’espionner.

Ecartelé par sa reconnaissance envers son bienfaiteur et sa fidélité aux Jedi notamment à son maitre Obi-Wan, Anakin est très troublé.

Il est également progressivement tenté par Palpatine qui lui fait miroiter les fantastiques pouvoirs que pourraient lui offrir le coté sombre de la Force maitrisé par les seigneurs Sith.

Le jeune homme y voit le moyen d’empêcher le mort future de sa femme Padmé Amidala (Natalie Portman) enceinte de jumeaux qu’il sait devoir mourir à l’issue de l’accouchement.

Une grande partie du film réside donc en ses intrigues politiques complexes pour le pouvoir.

Ayant repéré la position de Grievous sur la planète Utapau, le conseil des Jedi charge Obi-Wan de le tuer.

Windu (Samuel L Jackson) interdit à Anakin de prendre part à la mission et cette humiliation s’ajoute à la limitation initial de ses pouvoirs au sein du conseil.

Dans le même temps, Yoda est chargé de coordonner le combat contre les droides sur la planète Kashyyyk, territoire des Wookies.

Après une lutte incroyable ayant mêlé combats robotiques au sabre laser et poursuite en lézard, Obi-Wan parvient à tuer Grievous en pilonnant son thorax dénudé de rayons laser.

Mais Palpatine alias Dark Sidious élimine les Jedi du Conseil en parvenant à faire basculer Anakin du coté sombre de la Force.

Windu est éliminé par les éclairs électriques de Dark Sidious après qu’Anakin lui ait prêté main forte.

Ayant prêté allégeance à Dark Sidious, Anakin rejoint les seigneurs Sith et prend le contrôle de la République.

Les clones se retournent donc contre les Jedi et les massacrent tous sur Kashyyyk.

Seul Yoda aidé par deux Wookies dont Chewbacca, parvient à s’échapper.

Dark Sidious se proclame Empereur devant le Sénat manipulé et fait d’Anakin son Dark Vador.

Yoda décide d’attaquer Sidious tandis que Obi-Wan est chargé d’éliminer son ancien disciple Anakin.

Le combat entre le maitre et l’élève a lieu sur la planète volcanique de Mustafar, non sans que Padmé ait une ultime fois tenté de raisonner son mari.

Après d’épiques joutes au sabre laser, Yoda ne peut vaincre Sidious, mais réussit à s’enfuir, tandis que Obi-Wan tranche les membre d’Anakin qui horriblement brulé par la lave en fusion parvient à survivre grâce à la technologie de l’Empereur.

Encarapaconné, revitalisé et mécaniquement amélioré, Anakin revêt l’aspect du Dark Vador des origines avec cette voix sépulcrale et cette respiration sous caisson pressurisé si oppressante.

Lorsque l’Empereur apprend à Vador que Padmé est morte en donnant naissance à deux jumeaux (Luke et Leia) , sa haine croit ….augmentant sa puissance.

Les jumeaux sont séparés, Luke ira se cacher sur Tatooine auprès d‘une famille adoptive même si Obi-Wan le suivra à distance, Leia recevra une éducation de princesse sur Alderaan, quand à Yoda il se retirera sur un planète perdue appelée Dagobah.

En conclusion, « Star wars III: la guerre des clones » est sans nul doute le plus réussi de la nouvelle trilogie.

Certains esprits intégristes ont pu vivement critiquer l’entreprise de George Lucas, jugeant qu’il dénaturerait l’esprit originel de la magie de la première trilogie et j’avoue que le premier opus, la menace fantôme laissait craindre effectivement le pire avec une relecture bien édulcorée du mythe.

Il n’en est rien de la revanche des Sith, qui sur un rythme trépidant, permet de suivre les passionnantes évolutions permettant de comprendre l’agencement des forces qui seront mises en présence en 1977.

Le combat intérieur d’Anakin est le thème central du film, avec ce dévoiement , cette corruption d’un code de l’honneur des chevaliers pour rejoindre la violence et l’égoïsme du pouvoir absolu.

Mais Anakin trahit pour une raison presque excusable, l’amour ce qui atténue son coté maléfique et rend le personnage de Dark Vador plus humain.

On goute à la déception d’Obi-Wan, qui plaçai tout ses espoirs en lui et croyait que son disciple serait celui qui rééquilibrerait la Force.

Grand film sombre et dramatique donc, truffé des essentiels effets spéciaux, ce troisième volet est un must, brillant par les étonnantes prestations du charismatique ennemi robotisé, le redoutable et impitoyable général Grievous pour qui j’ai un indiscutable faible.

Seul manque peut être une pincée d’humour, plus présent dans les premiers numéros, avec Chewbacca, D2-R2 et C-3PO, mais on peut considérer que le but de Lucas est ici atteint et que la boucle de cet univers à la richesse foisonnante est bouclée.


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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 10:17

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4

 

 

Après avoir connu une passe difficile dans les années 90 avec le départ de Bruce Dickinson et son remplacement par Blaze Bailey qui fut loin de faire l’unanimité, Iron maiden retrouve son chanteur original et sort au début du nouveau millénaire « Brave new world ».

Comme si le retour de Dickinson ne suffisait pas, les anglais réintègrent également Dave Murray ce qui porte à trois le nombre de guitaristes avec Jannick Gers présent depuis 1990.

Je vous ai déjà dit combien quelques fois on pouvait s’attacher à un disque qui vous rappelle une période de votre vie qu’elle soit heureuse ou malheureuse.

C’est le cas avec « Brave new world » avec une période plutôt heureuse de ma vie, rimant avec jeunesse, audace, soleil, liberté et surtout premier inoubliable concert des anglais à Bercy avec Slayer en première partie.

Difficile donc sans doute pour moi d’etre pleinement objectif mais autant s’atteler le plus dignement possible à la chronique de ce disque inspiré du roman d’Aldous Huxley « Le meilleur des mondes », preuve que les hard rockers lisent aussi (parfois) des livres entre deux cuites et deux virées en moto.

L’album tant attendu débute dans le bon sens avec « The wicker man » , titre single idéal en raison de son rythme rapide et de ses refrains entrainants.

Du travail impeccable de vieux routiers maitrisant leur art.

Changement d’ambiance avec « Ghost of the Navigator »  long et lent dont le thème maritime fait penser à « The rhyme of the ancient mariner » mis à part que ce titre plus modeste et équilibré réussit fort bien à émouvoir en raison des grandioses lignes de chant de Dickinson.

On retrouve le même type de construction longue et dense avec « Brave new world » que de magnifiques refrains épiques contribuent à enflammer et à élever au rang de classique puis avec « Blood brothers » également de bonne qualité bien qu’un cran moins prenant.

« The mercenary » tente de briser cette dynamique en insufflant plus de vitesse mais cet effet est immédiatement annulé par les neuf minutes de « Dream of mirrors » .

D’ordinaire assez réfractaire aux titres à rallonge, j’avoue avoir été capté par ce morceau complexe à l’ambiance progressive traversé d’épars passages plus puissants.

On se bouge un peu  avec « The Fallen angel » plus rythmé bien que très classique pour du Maiden avant de replonger dans une ambiance progressive néo orientale sur « The nomad » s’étalant également sur plus de neuf minutes.

Même si Iron maiden a déjà utilisé ce type d’influence par le passé  (« Powerslave » « To tame a land » ) , le chant haut en couleur de Dickinson rend formidablement et fait agréablement passer ce titre épique.


Inutile d’espérer des titres plus compacts et agressifs, cette tendance à la longueur et à la mélodie durera jusqu’au terme du disque.

Influencé par la science fiction, « Out of the silent planet »  demeure plaisant par ses refrains puissants martelés avant de lancer le dernier titre « The thin line between love and hate » sans doute le titre le moins marquant avec son ambiance rock progressive hyper mélodique.

En conclusion, bien que relativement atypique « Brave new world » marque un retour réussi pour Iron maiden.

Le style pratiqué est moins incisif et moins puissant que celui du heavy metal des années 80, les morceaux sont incroyablement longs, lents et truffés d’influences progressives mélodiques.

A priori ce style me rebute mais la qualité est ici au rendez vous et le chant exalté de Bruce Dickinson permet de conserver l’intensité nécessaire pour ne pas décrocher.

Iron maiden continuera par la suite dans ce style, avec selon moi moins d’inspiration et de réussite, finissant par se recycler lui-même, mais ceci est une autre histoire.

Mes souvenirs ne m’ont donc pas trahi, « Brave new world » est un très bon album de heavy métal adulte et intello.

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 22:17

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3

 

 

Après Bendis, l’autre grande star du comic book Marvel avec Mark Millar auteur de « Ultimate X-men, tome un : l’homme de demain » dessiné par Andy Kubert, Tom Raney et Tom Derenick.

Cette belle série datant de 2001, propose une légère variation de la constitution de l’équipe des X-men avec pour toile de fond une thématique par contre très classique (et un peu rabâchée) de l’affrontement entre humains et mutants, avec pour ces derniers un clivage entre deux courants antagonistes, celui de Magnéto, prônant la guerre totale et la destruction de l’humanité pour proclamer le règne des homo Superior, et celui de Charles Xavier plus pacifiste, prônant le dialogue et la cohabitation entre humains et mutants.

Pour arriver à ses fins, les gouvernement américain de George W Bush  ne fait pas de détail et lâche aveuglément ses robots Sentinelles sur tous les mutants qu’il identifie.

En face, Xavier, Cyclope et Marvel Girl se coordonnent et recrutent de nouveaux élèves un par un, le Fauve (par encore transformé en bête à fourrure bleue) ,Tornade en adolescente écervelée pseudo punk, Colossus sous l’emprise de la mafia russe puis le jeune Iceberg âgé simplement de quinze ans.

De son coté, Magnéto s’appuie sur la confrérie des mauvais mutants (Mystique, le Cerveau, Crapaud, Colosse, Vif Argent, Sorcière rouge ) et recrute un Wolverine déboussolé par son passage au sein du projet arme-X pour infiltrer les X-men et tuer Xavier.

Le plan fonctionne car les X-men vont libérer Wolverine capturé par le Colonel Wraith, chef du projet ultra secret arme-X qui consiste à capturer, droguer, torturer des mutants pour en faire des machines à tuer pour mener des opérations gouvernementales top secrètes.

L’enlèvement de la fille du président des Etats Unis par Magnéto pour exercer un chantage, entraine l’intervention des X-men et un violent affrontement qui blesse grièvement le Fauve et provoque le départ de Cyclope pour rejoindre le maitre du magnétisme.

Aidé par ce nouvel allié, Magnéto provoque des attentats anti humains et retourne les Sentinelles contre leurs concepteurs.

Les X-men avec un Wolverine rallié à leur cause prennent donc le parti d’aider les humains et détruisent les Sentinelles.

Blessé par Wolverine au cours de la bataille, Magnéto est éliminé par Xavier qui par la suite peut entamer un plan de paix avec les autorités américaines.

Puis Wolverine décide quitter le groupe pour régler les problèmes de son passé, revenant sur les traces canadiennes de l’arme-X.

On découvre alors que Diablo a lui-même fait partie du projet dirigé par le colonel Wraith du S.H.I.E.LD.

Celui-ci n’accepte pas les avancées dans le processus de paix entre mutants et humains et lance une redoutable équipe de mutants contrôlés par des puces électroniques contre les X-men.

Ainsi le Fléau, Dents de Sabre, Diablo et Malicia n’ont-ils aucune difficulté à capturer les X-men, à les emprisonner et à les doter d’implants cérébraux pour les contrôler.

Bien entendu seul Wolverine échappe à la rafle et même Xavier le plus puissant télépathe du monde est sous l’emprise du colonel.

La première mission des X-men contrôlés par Wraith consiste à sauver un Nick Fury afro américain capturé en Inde, à tuer un organisme mutant puis le savant qui l’a engendré.

C’est Jean Grey soumise à une torture psychique intenable qui doit s’acquitter de cette horrible besogne.

Ivre de pouvoir, Wraith trahit le gouvernement américain et assassine les cadres de l’armée après que ceux-ci lui aient annoncé l’arrêt du financement de ses projets.

Torturé par Dents de Sabre, Wolverine reçoit l’aide de la Confrérie des Mauvais mutant qui libèrent les X-men de leur prison et de leurs implants grâce aux pouvoirs magiques de la Sorcière rouge.

Il peut régler ses comptes avec son ennemi héréditaire dans un sanglant affrontement dans la foret canadienne.

Malgré les nouveaux implants (griffes et dents en adiantum) de son rival, Wolverine triomphe après avoir failli être noyé.

Les X-men arrêtent Wraith lâché par ses propres recrues et lui sauve in extremis du courroux de Wolverine.

C’est sur ce happy end que se clôt cet album non sans l’annonce de la survie de Magnéto.

En conclusion, bien que globalement assez classique et sans surprise de taille, « Ultimate X-men, tome un : l’homme de demain » est une solide aventure réutilisant plutôt habilement des ingrédients maintes fois éprouvés.

Dans cette revisite du mythe, l’aspect et les relations des personnages évoluent légèrement, Wolverine devient l’amoureux attitré de Jean Grey au détriment de Cyclope et le Fauve file le parfait amour avec la jeune Tornade.

Pas trop de prise de risques et de surprises donc mais la dose nécessaire d’action est au rendez vous avec le stylede Kubert  efficace et soigné à défaut d’être génial.

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 20:01

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5

 

 

Datant de 2004, « The new avengers, tome 1, chaos » a été écrit par la star Brian Michael Bendis et dessiné par David Finch.

On retrouve dans ce comic book audacieux de chez Marvel, la volonté déjà présente dans la série « Ultimates » de donner un souffle nouveau aux Vengeurs avec des histoires plus sombres, plus ancrées dans la réalité et la politique de l’époque contemporaine.

Cette fois ci c’est une mystérieuse succession d’événements aussi dramatiques qu’inexpliqués qui vont venir frapper en plein cœur les Vengeurs, avec l’explosion du Valet de Cœur pour tuer Scott Lang (l'Homme Fourmi), le corps androïde de la Vision utilisé comme niche de lancement pour coordonner l’attaque simultanée de robots Ultron ou un discours particulièrement agressif de Tony Stark lors d’une réunion des Nations Unies qui lui vaudra son limogeage du poste d’actuel ministre de la Défense américaine.

Ces événements perturbateurs aboutissent à une explosion de rage incontrôlée de Miss Hulk qui détruit le corps de la Vision avant de s’en prendre violemment à ses coéquipiers pour n’être stoppée que par Ion man.

Au cours des combats, la Guêpe est blessée et plongée dans un coma profond.

Puis comme si cela ne suffisait pas les Vengeurs doivent faire face à une invasion des Krees qu’ils repoussent avec l’aide de tous les ex-Vengeurs venus leur prêter main forte.

Après ce combat d’envergure ou Œil de faucon trouve la mort, le Docteur Strange surgit et leur livre la clé de l’énigme, la dépression de la Sorcière rouge qui devenue folle manipule la réalité à sa guise.

Le Sorcier suprême doit recourir à toute sa magie pour l’arrêter et la restituer inconsciente à son père Magnéto.

Mais les pertes subies et l’arrêt du financement de leur équipe par un Tony Stark en difficulté, provoquent la dissolution des Vengeurs.

Cet épisode, superbe et riche en émotion, voit chacun des Vengeurs se remémorer dans une atmosphère d’enterrement, les grandes étapes de leur carrière avec la découverte de Captain america congelé, la guerre Kree-Skrulls, les menaces Korvacs, Thanos, puis celles plus conventionnelles des Maitres du Mal ou de Ultron.

Mais le monde du crime ne restera pas longtemps inactif.

Electro court-circuite les systèmes de sécurité d’un complexe ultra surveillé de la prison de Ryker’s Island ce qui provoque l’évasion d’une centaine de puissants super criminels.

Présents sur place, Daredevil, Spider woman et Luke Cage épaulés de Spider man font de leur mieux sans pouvoir faire mieux que contenir les furies échappées avant que Captain america, Iron man et Sentry ne vienne faire basculer le rapport de force en faveur des héros même si une quarantaine de criminels dont Electro parviennent à s’évanouir dans la nature.

Satisfaits de l’efficacité de cette équipe improvisée, Captain america et Iron man décide de recréer une équipe de Vengeurs en enrôlant de nouveaux membres.

Ces nouveaux Vengeurs se déclareront indépendants de toute influence gouvernementale et en particulier de celle du S.H.I.E.L.D qui voit cela d’un très mauvais œil.

Après avoir arraisonné Electro, les Vengeurs apprennent que son but principal était de faire évader Karl Lykos alias Sauron brillant scientifique et mutant ptérodactyle draineur d’énergie retourné en Terre Sauvage, région préhistorique située en Antarctique bien connue des fans des X-men.

Il s’y rendent dans leur nouveau Quinjet flambant neuf, tombent sur un Wolverine en cavale avant d’être tous capturés par Lykos et son armée de mutants génétiquement modifié par ses expérimentations pseudo scientifique.

Lykos leur révèle qu’il travaille pour le S.H.I.E.L.D afin de leur fournir du vibranium métal précieux constituants d’armes.

La technologie de l’armure d’Iron man permet aux Vengeurs de se libérer, de vaincre Sauron et ses mutants, avant de constater que le S.H.I.E.L.D fait détruire la mine d’extraction de vibranium en prétextant une trahison dans son organisation.

Circonspects, les Vengeurs constatent que le S.H.I.E.L.D conservait les super criminels dans sa base secrète dans un but mystérieux.

L’album se termine sur l’enrôlement très controversé de Wolverine au sein des Vengeurs.

En conclusion, j’ai été on ne peut plus charmé par « The new avengers, tome 1, chaos ».

Difficile en effet de rester insensible à cette histoire sombre et complexe narrant la déchéance d’un des plus mythiques équipes de super héros de l’univers Marvel.

C’est dans ces moments la, quand les héros s’avèrent vulnérables, quand leur idéalisme est pris en affaibli par la bureaucratie, les intérêts politiques, les organisations ambigües comme le S.H.I.E.L.D, qu'ils demeurent les plus humains et touchants.

Si l’affaire de la Sorcière rouge ne me passionne pas plus que cela, ses rebondissements sont en revanches passionnants, avec une équipe obligée de repartir à zéro en incorporant de nouvelles forces vives, plutôt habituées à travailler en solitaires.

Le spectacle est également au rendez vous avec de somptueuses batailles … les dessins de Finch sombres et puissants sont à tomber couper le souffle mais plus que tout c’est l’incroyable coté émotionnel de ces aventures que l’on retient avec la mort de héros tombés au champ d’honneur (Œil de faucon, Vision, Homme Fourmi, la Guêpe ) ou ceux traumatisés par leurs échecs (Miss Hulk).


Sombre, intelligent, profond et majestueux, « The new avengers, tome 1, chaos » constitue donc un grand moment de bande dessinée.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 21:46

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5

 

 

Envie de retourner à plus de profondeur et de calme après être retourné sur les traces historiques du heavy metal anglais d’Iron maiden.

La philosophie en général et le petit essai en particulier de Pascal Bruckner intitulé « L’euphorie perpétuelle » m’est alors apparu comme un excellent remède.

J’ai acheté ce livre lors d’un période assez sombre de ma vie ou je n’étais pas heureux, cherchant les raisons profondes de mon mal mais surtout de mon décalage avec la majeure partie de mon entourage rivé à une approche intégriste du « sois heureux » inculqué à coup de régime forcé.

En quatre courtes mais denses parties, Bruckner propose une étude sur le thème du bonheur, depuis sa définition dans l’Antiquité jusqu’à nos jours en passant par le Moyen Age chrétien et le XVIII iéme siècle des Lumières.

Si la notion de bonheur est introduite pour la première fois par les philosophes grecs qui en font avec Aristote le corollaire de l’accession à la sagesse avec une vie équilibrée centrée sur l’exercice des vertus, de la mesure et de la vie intellectuelle, les Chrétiens en font un bien atteignable que dans un lointain au-delà situé au paradis.

Cette approche religieuse conditionnera pendant des siècles les mentalités des hommes, nés pour l’église d’un péché originel et devant expier cette faute tout leur vie terrestre, se montrer humbles, soumis, irréprochables, accepter la douleur comme punition divine pour en espérer en tirer les bénéfices au moment du jugement des âmes.

On regrettera cependant que l’auteur ne développe pas les visions du bonheur des deux autres grandes religions monothéistes comme l’Islam et le Judaïsme, même si on les devine assez similaires à celle du Christianisme.

Les choses changent avec la philosophie des Lumières, les progrès de la science, de la médecine, rendent les hommes optimistes dans la maitrise de leur destin et l’idée de la souffrance intolérable.

Poussée par le vent du progrès, l’église n’a d’autres choix que d’assouplir sa position déjà en grande perte de vitesse dans une société alors en plein mouvement.

Mais le tournant est franchi après les grandes guerres de la fin du XX iéme siècle, ou l’Occident traumatisé et meurtri se réveille avec un irrésistible envie de jouir de la vie.

Les mouvements pacifistes et libertaires de gauche de la fin des années 60 accentuent le phénomène,  faisant du bonheur individuel et hédoniste la valeur dominante de l’Occident.

La nouvelle norme sociale est définie et tout le monde est sommé de s’y conformer.

Le bonheur doit être permanent, sans a coups et chaque défaillance est incomprise voir même dument réprimandée.

La souffrance et encore davantage le déplaisir ne sont plus tolérés, pourtant malgré les progrès de la technologie, des maladies incurables comme le cancer et le sida rappellent à l’homme sa fragile condition de mortel.

Mais celui-ci se refuse de voir la réalité en face, s’auto persuadant par exemple que les soins palliatifs permettent une mort en douceur.

Compte tenu de la difficulté à mesurer de manière objective cette entité abstraite, la définition du bonheur se modèle suivant les époques.

Avec l’avènement de l’ultra libéralisme, de la frénésie de la société de consommation et de la communication, elle revêt la forme du matérialisme, de la quête de l’enrichissement et par une forme de reconnaissance médiatique obtenue par exemple par le biais des nouveaux média comme Internet.

Bruckner dépeint un monde en perte de repères, s’auto conditionnant de son immortalité et son éternelle jeunesse, luttant sans fin à coup de distractions préprogrammées pour ne pas sombrer dans un ennui et dans une inactivité jugés comme mortels.

Le vide spirituel laissé par le déclin des religions, a laissé la place à une version défigurée et allégée du bouddhisme propagé par le Dalai Lama pour séduire les Occidentaux sans leur imposer une révision trop profonde de leur mode de vie egocentrique.

L’ouvrage se termine sur une note positive, montrant l’absurdité de la négation de la malheur tout comme celle du bonheur continu, l’impossibilité de parer les coups du sort décidant à notre place (maladies, accidents) , tout en prônant de savoir profiter des moments de bonheur quand ils arrivent comme par exemple gouter à la communion avec la nature, découvrir une belle œuvre ou triompher d’une difficulté.

En conclusion, « L’euphorie perpétuelle » est un livre difficile, brillant d’intelligence et développant des idées à contre courant de la pensée dominante.

Les références (philosophes, écrivains, scientifiques, journalistes)  utilisées par Bruckner sont réellement impressionnantes et totalement maitrisées.

Le cheminement est imparable, avec chaque étape historique marquant une évolution vers la notion de bonheur.

Mon sentiment est que privé de puissants systèmes de pensées religieux, philosophiques ou politiques, privé aussi souvent de grands évènements lui rappelant sa fragilité (guerre, épidémie, catastrophe) , l’homme occidental moderne se raccroche artificiellement à une conception factice d’un bonheur inatteignable pour combler le terrible sentiment de vide en lui qu’aucune recherche de biens matériels ou de richesse ne saurait combler.

C’est donc comme si la société se droguait elle-même au bonheur pour ne plus voir la petitesse, la vacuité et l’inutilité de la condition humaine.

A mon sens la science est à terme une illusion, il y a eu un avant l’homme et il y aura un après.

L’homme n’est qu’un voyageur, une ombre de passage, le comprendre c’est déjà avoir la lucidité nécessaire pour tenter de faire quelque chose de sa vie pour rendre ce passage le moins désagréable possible tout en acceptant que les moments pénibles succèdent inlassablement aux moments heureux dans un infernal ballet cyclique ou l’homme subit plutôt qu’il n’agit.

Même si Bruckner est dur avec l’insensibilité stricte des philosophes Stoïciens, je me sens beaucoup plus proches du messages des philosophes grecs que des tous les autres avec cette approche de la recherche d’un équilibre entre passions et besoins corporels avec comme unique boussole (certes grandement imparfaite) l’intellect faisant office de régulateur.

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Published by Seth - dans Philosophie
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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 20:31

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Les années se suivent et se ressemblent ou presque pour Iron maiden alors au fait de se gloire et régnant sans ambages (avec Judas priest) sur le monde du heavy metal alors au summum de sa popularité car porté par le vent de la nouveauté notamment des mouvements émergent du thrash métal américain qui viennent stimuler la concurrence des seigneur du heavy anglais.

Tandis que Carl Lewis armé de sa grace féline, conquiert le monde aux jeux olympiques de Los Angeles, Iron maiden, poursuivant lui aussi son rythme de forçat, sort en 1984 « Powerslave ».

« Powerslave » marque le début d’une certaine démesure avec cette pochette représentant un Eddy pharaonisé dans une égyptologie de pacotille.

L’entame se fait avec « Aces High » véritable chef d’œuvre de heavy metal violent et épique mené à un train d’enfer.

Ayant pour thème la résistance héroïque des avions Spitfire anglais face aux Stuka et Messerschmitt allemand pendant la seconde guerre mondiale, « Aces High » fait preuve d’une virulence encore jamais éprouvée par les anglais avec des refrains tournoyants avec une puissance inouïe.

On poursuit avec « Two minutes to midnight » considéré comme un classique à mon sens bien surestimé en raison de ses refrains faiblards.

Puis vient un long instrumental à mon sens bien inutile « Losfer words (Big’Orra) » surtout quand on le compare avec ce que produisait le Metallica de Cliff Burton à la même époque.

Malgré la vivacité et la puissance pure des ses riffs, « Flash of the blade » manque d’impact sur les refrains et le constat est le même pour « The duellist » peu palpitant et péchant par un excès démesuré de  longueur.

Le comble de la médiocrité est atteinte avec « Back to the village » transformé en infâme bouillabaisse à riffs.

Iron maiden refait le coup des influences orientales cette fois mal intégrées avec « Powerslave » avec une ambiance grandiloquente plus proche du ridicule que du grand mystère qu’elle est sensée véhiculer.

L’album se termine avec « Rhyme of the ancient mariner » morceau d’une longueur criminelle sans aucune intensité ni feeling.

En conclusion, alors que j’avais été plutôt élogieux sur les premiers albums d’Iron maiden, « Powerslave » marque malgré sa grande renommée, le premier faux pas dans mon appréciation de la carrière du groupe.

Voulant jouer la carte de la sophistication et de la puissance pour faire la nique aux jeunes groupes émergents, Maiden durcît le ton tout en laissant fortement inspiration et feeling au vestiaire.

Mis à part le titre d’ouverture, redoutable, rien en fait ne me charme dans cet album pompeux et creux aux compositions peu marquantes.

Largement surcoté et dispensable donc à mon sens.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 19:43

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5

 

 

 

Surfant sur sa nouvelles vague de popularité et l’arrivée d’une nouvelle recrue au potentiel immense, Iron maiden ne chôme pas et enchaine les albums année aprés année.

En 1983, les nouveaux héros du heavy métal se séparent de leur batteur Clive Burr incapable de tenir le rythme des tournées éreintantes du à leur statut de star nouvellement acquis pour recruter Nicko Mc Brain, ex batteur des français antisociaux de Trust.

Avec sa pochette bien quelconque représentant un Eddy camisolé, « A piece of mind » sort dans la foulée.

Le premier titre « When eagles dare » est assez surprenant.

Au lieu de rentrer bille en tête comme sur les précédents disques, « When eagles dare » est un titre long, complexe au tempo médian mais qui recèle une atmosphère emphatique au final très prenante.

Le niveau s’élève brutalement avec une incroyable power ballade « Révélations » au rythme lent, presque sensuel et doté de passages mélodiques d’une douceur inouïe avant de basculer dans une heavy metal plus débridé.

Le chant de Dickinson est renversant de douceur et de finesse.

Le groupe signe ensuite deux classiques immortels « Flight of Icarus » merveille mélodique inspirée de la mythologie grecque puis « The trooper » à l’intensité épique sur fond dramatique de guerre entre Russes et Anglais dans l’horreur d’un champs de bataille ou nul ne gagne à la fin.

Exaltant l’héroïsme, mais aussi la peur et le désespoir devant l’insanité d’un dernier assaut perdu d’avance, « The trooper » est pour moi sans nul doute l’un des meilleurs morceaux jamais écrits par Iron maiden.

Ces deux joyaux sont entrecoupés du plus quelconque mais néanmoins sympathique « Die with your boots on ».

On reprend ses esprits et calme ses sens avec l’étonnant « Still life » à l’ambiance  rock assez commercial, le bien calibré « Quest for fire » également très emphatique puis le plus terne « Sun and steel ».

Ces titres agréables manquent néanmoins d’impact pour devenir des classiques, au contraire de « To tame a land » mettant pour la première fois en évidence le gout d’Iron maiden pour les titres fleuves, complexes et construits autour de trames épiques généralement historique ou ici de science fiction avec le roman « Dune » de Franck Herbert.

« To tame a land » est une merveille à l’influence orientale invitant au voyage ou à la rêverie vers un monde désertique.

En conclusion, bien que moins connu et moins spectaculaire que « The number of the beast » , « Piece of mind » me parait plus intéressant car plus varié et aventureux que son prédécesseur.

La haute qualité est toujours au rendez vous malgré une petite baisse de rythme sur la fin du disque heureusement brillamment rattrapé par le titre final.

En délaissant sans doute pour la première fois la grosse artillerie et en faisant preuve de plus de finesse, Iron maiden se montre finalement encore plus impressionnant.

A conseiller aux les puristes et aux amateurs de heavy mélodique, soigné et inspiré.

La grande classe en somme.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 19:06

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5

 

 

 

Comme expliqué dans la chronique précédente, Iron maiden décide peu après la sortie du redoutable « Killers » de se séparer de son chanteur originel Paul Di Anno en raison de divergences musicales et de son style de vie trop dissolu.

Son remplacement ne prend pas longtemps puisque c’est Bruce Dickinson qui prend la suite en 1982 pour la sortie de « The number of the beast ».

Dickinson possède un style différend de Di Anno, moins agressif et compact, plus emphatique et propre aux grandes envolées lyriques et il saura imposer sa patte au fil des années pour devenir l’un des ténors indiscutés du genre avec feu Ronnie James Dio et Rob Halford.

Avec sa pochette franchement satanique qui déchaina les foudres des autorités chrétiennes et fit beaucoup pour la publicité du groupe, « The number of the beast » est considéré comme le chef d’œuvre absolu d’Iron maiden, son « Highway to hell » ou son « Paranoid » en quelque sorte.

L’album débute par un titre très rapide et enlevé, « Invaders » qui compense un relatif manque de feeling par une redoutable pugnacité.

On monte de plusieurs crans avec « Children of the damned » magnifique power ballade alternant somptueux passages mélodiques avec montées en puissance contrôlées.

Dans ce registre plus émotionnel, Dickinson s’avère grandiose.

Puis, « The prisoner » inspiré par une célèbre série télévisée britannique des années 60 au climat paranoïaque arrive avec un savant mélange de vitesse et de mélodie.

Iron maiden se fait à nouveau grand seigneur sur « 22 acacia avenue » , doté de riffs implacables avec un chant de Dickinson charriant émotion et puissance vibrante inouïe.

Relatant la vie d‘une prostituée anglaise de 40 ans, « 22 acacia avenue »  constitue une véritable tranche de vie digne d'un roman.

Sans souffler on enchaine avec « The number of the beast » le « Highway to hell » ou le « Paranoid » du groupe, classique météorique un peu surestimé à mes yeux, aux paroles versants dans un satanisme de bazar ne laissant aucune place au doute.

Les classiques justement, pullulent sur ce disque, tel « Run to hills » qui a pour lui ses riffs entrainants et ses refrains capables de magnétiser des stades entiers.

Après toutes ces émotions, il faut bien souffler un peu, rôle rempli par « Gangland » sans prétention mais nerveux en diable puis « Total eclipse » à l’ambiance plus calme.

Les anglais terminent en force par « Hallowed be thy name » , incroyable morceau fleuve qui après une grandiose introduction mélodique se déchaine sur un rythme frénétique truffé de riffs de référence sur plus de sept minutes.


En conclusion, « The number of the beast » n’est absolument pas surestimé et mérite assurément sa place dans le catalogue des cinqs meilleurs albums de heavy metal de tous les temps et dans ceux des dix meilleurs albums de (hard) rock.

L’arrivée de Dickinson sublime la musique d’Iron maiden, lui fait atteindre une nouvelle dimension supérieure avec un style moins heurté et agressif que Di Anno et un répertoire toujours puissant mais beaucoup plus mélodique et donc accessible pour les oreilles plus délicates.

Moins centré sur le coté social, les textes de Dickinson se voudront également plus littéraires avec de nombreuses influences comme l’histoire, la bible, la science fiction ou le roman policier.

Comme Halford avec Tipton et Downing, l’alchimie musicale fonctionne entre Dickinson, Harris, Murray et Smith.

En réalité, malgré tout le respect qu’on peut avoir pour le remarquable travail de Di Anno, Dickinson marque d’entrée sa supériorité avec cet album de haute volée.

Si vous ne devez écouter qu’un disque de la vierge de fer dans votre vie, je vous conseille celui la …

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 11:33

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Après un très bon premier album qui fit connaitre Iron maiden au Royaume Uni, le groupe de Steve Harris enchaine dans la foulée avec « Killers » qui voit le jour en 1981.

Dennis Stratton le premier guitariste est déjà éjecté pour être remplacé par un homme de confiance du bassiste, Adrian Smith.

L’artwork du premier opus est quasiment repris à l’identique tout en accentuant le coté agressif de la menace avec un Eddy meurtrier armé d’une hache sanglante destinée à achever une victime implorante.

« Killers » démarre avec un court mais puissant instrumental « The ides of march » qui introduit formidablement « Wrathchild »  titre de heavy metal très rentre dedans doté de refrains musclés et efficaces.

Morceau idéal d’ouverture en vertu de son irrésistible puissance de brise glace, « Wrathchild » est remarquable en raison de la forte teneur sociale de ses paroles.

Iron maiden a semble t il décidé de frapper fort car « Murders in the rue morgue » tiré de la nouvelle d’Edgar Poe, continue à pleine vitesse avec un débit de parole digne d’une mitrailleuse de Di Anno.

L’agressivité est toujours de mise avec « Another life » trop linéaire et brutal auquel succède le banal instrumental « Genghis khan ».

Assez déséquilibré,  « Innocent exile » alterne passages introspectifs avec gros délires de guitaristes et il faut attendre « Killers » vibrant de rage et de menace sourde pour retrouver un morceau de grande classe.

Tel « Wrathchild », « Killers » est un feu d’artifice permanent de puissance avec un Di Anno impérial au chant.

Respiration acoustique et légère avec  l‘insipide « Prodigal son » avant d’attaquer « Purgatoire », qui réussit enfin à équilibrer sa fougue hard-punk par des refrains mélodiques.

Tempo plus hard rock avec « Twilight zone » qui peine à séduire avant d’arriver sur le rush terminal « Drifter » aussi véloce, teigneux et linéaire que la quasi-totalité de l’album.

En conclusion, à seulement une année d‘intervalle avec « Iron maiden » , « Killers » marque déjà un changement dans le style d’Iron maiden avec une orientation vers une musique beaucoup plus dure et agressive ou les influences punk de Di Anno se font indéniablement sentir.

Cette divergence musicale avec les aspirations plus mélodiques et subtiles de Harris conjuguées avec le caractère ingérable du chanteur, mèneront à son éviction après la sortie de l’album.

Violent, adepte de prise de drogues et d’alcool, Di Anno n’était pas assez stable pour rassurer Harris dans les hautes ambitions qu’il nourrissait pour son groupe.

Le chanteur restera donc dans l’histoire comme le premier à avoir lancé la carrière du groupe avec deux albums qu’on peut qualifier d’irréprochables dans leurs genres respectifs.

La suite ne sera pour lui qu’une longue descente aux enfers avec des problèmes financiers et la case prison pour fraude fiscale.

On peut donc parler d’un beau gâchis quand on entend ce dont était capable ce chanteur talentueux à ses débuts.

Dans l’absolu « Killers » est un vrai album de heavy metal, sans doute le plus violent de la carrière d’Iron maiden.

Je lui reproche sa trop grand linéarité et un manque de mélodie venant canaliser cette puissance brute et sauvage assommante sur la durée.

Par la suite, les choses changeront nettement avec l’arrivée de Bruce Dickinson au chant.

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