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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 16:19

Spider_Man_1972.jpg

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La suite des aventures de l’Homme araignée avec « Spider-man, l’intégrale 1972 ».

Stan Lee est toujours aux manettes partageant les scenario avec Roy Thomas puis Gerry Conway.

Aux dessins ce sont John Romita Sr et Gil Kane qui officient.

Spider-man est tout d’abord propulsé dans un cadre assez inhabituel pour lui, la Terre sauvage, zone imaginaire pseudo préhistorique située en Antarctique.

Kraven la chasseur, décidément toujours dans les bon coups celui-ci, a pris le contrôle d’un monstrueux extra terrestre appelé Gog, enlevé Gwen Stacy la petite amie de Parker partie en reportage la bas et brigue à présent le titre de monarque de la Terre sauvage.

Spider-man reçoit l’aide de Ka-Zar le roi de la Terre sauvage, sorte de croisement entre Rahan et Tarzan,  qui finit par venir à bout de Kraven après une lutte violente ou le chasseur ne ressort pas grandi en raison des multiples coups bas qu’il emploie, tandis que Gog périt dans des sables mouvants.

Notre héros revient ensuite dans son cher New-York pour faire face à l’absurde vendetta de Jonah Jameson qui paye le savant Smythe, pour utiliser un autre de ses robots araignée afin de vaincre son ennemi.

Mais Smythe a en réalité des plans plus ambitieux et désire pirater le réseaux des camera de surveillance de la police pour permettre à ses associés criminels de piller la ville.

Mis en échec puis capturé par l’affreux robot de Smythe, Spider-man s’en sort part son astuce habituelle et parvient in extremis à protéger son identité secrète, livrant un Smythe vaincu aux forces polices.

Vient ensuite un épisode politique étonnant, ou Lee et Romita, exprime un point de vue pacifiste assez courageux pour l’époque face à la guerre du Viet Nam.

Dans cet épisode, Flash Thomson, le rival amoureux de Parker auprès de Stacy, revient de la guerre du Viet Nam et est menacé de mort par une organisation secrète
vietnamienne à la suite d’un quiproquo ayant mena au bombardement d’un temple.

Blessé au cours du conflit, Flash a été recueilli et soigné par des Vietnamiens, mais n’a pu empêcher en retour leur bombardement par les forces américaines.

Pour être honnête, l’action est ici malgré la présence superflue du Docteur Strange, d’une grande faiblesse mais le message délivré par les créateurs l’emporte sur le coté spectaculaire avec la liaison amoureuse entre Flash et la vietnamienne Sha Shan.

La suite se gâte un peu avec l’arrivée d’un personnage torturé appelé le Gibbon qui manipulé par Kraven qui renforce ses pouvoirs (agilité, force surhumaine) pour tuer Spider-man.

Mais le Gibbon réalise qu’il n’est pas un meurtrier et échappe à l’emprise de Kraven pour revenir à de plus nobles sentiments.

Le vrai problème de Parker est alors à ce moment la la disparition de sa chère tante May qui se fait embobiner par le Docteur Octopus pour vivre avec lui.

Mal en point, épuisé, victime d’ulcères à l’estomac, Spider-man ne parvient pas à empêcher la terrible guerre des gangs entre les troupes d’Octopus et de Hammerhead patron de la Maggia pour le contrôle de New-York;

Malin, Spider-man utilise un harnais fabriqué par Octopus pour compenser sa faiblesse passagère et le tenir en échec mais l’intervention d’Hammerhead permet à son ennemi de lui échapper encore une fois.

Désirant arracher sa tante des griffes d’Octopus, il se rend dans son manoir et affronte simultanément le savant et Hammerhead venu lui aussi en découdre avec son rival.

L’action est assez confuse, Hammerhead s’enfuie, Octopus est vaincu et arrêté mais Parker ne peut pour autant arracher sa tante à son emprise, perdant de fait l’essentiel.

En conclusion, « Spider-man, 1972 » est la plus faible des intégrales que j'ai lu à ce jour.

L’histoire de la Terre sauvage bien qu’originale est allégrement pompée de King-Kong avec ce monstre hideux qui ne ressemble à rien.

L’affaire Smythe est médiocre, celle du Gibbon pitoyable et l’essentiel repose donc sur les tentacules de ce bon vieux Docteur Octopus qui peinent à tenir la distance dans cette histoire embrouillée de lutte maffieuse.

Personnage de seconde zone ne faisant pas le poids face à Octopus, Hammerhead est un gangster des années 20 dont le principal « pouvoir » est un crane en adiantum, qui lui confère un aspect aplati d’une grande laideur.

 

Bien sur il reste, le courageux épisode sur le Viet Nam mais son propos est atténué par le peu d'interet de l'intrigue.

 

Rien à dire en revanche du coté des dessins, avec les styles très propres de Kane et Romita, qui insufflent beaucoup de vigueur et d’expressivité aux personnages.


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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 15:27

Spider_Man_1962-63.jpg3

 

 

« Spider-man, l’intégrale 1962-1963 » revêt sans doute un fort attrait pour les collectionneurs en raison de son coté historique voir culte, 1962 étant l’année de création du personnage par Stan Lee et Steve Ditko.

Cette intégrale nous fait donc remonter aux sources premières de ce personnage devenu aujourd’hui l’un des plus populaires auprès du grand public (derrière Superman).

Tout y est en effet pour bien comprendre ce qui a transformé Peter Parker un jeune étudiant en science timide et fragile en super héros de la ville de New York.

Parker est en effet le geek des années 60, orphelin élevé par son oncle et sa tante (la fameuse May Parker qu’il vénère) , féru de sciences mais complètement asocial, replié sur lui-même et cible permanente des autres élèves.

Mais la piqure d’une araignée radioactive transforma la vie de ce looser en lui donnant la capacité d’adhérer aux murs, une force et une agilité surhumaines en plus d’un sixième sens capable de le prévenir des dangers.

L’acte fondateur qui décida Parker a devenir un super héros est le meurtre de son oncle tué par un cambrioleur qu’il avait laissé échappé par négligence.

Comprenant que de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités, Parker va revêtir le costume de Spider-man, compléter sa panoplie de ses fameux lance toiles capable de créer des filins d’acier lui permettant de se déplacer à grande vitesse entre les buildings ou au besoin emprisonner ses ennemis.

Les premiers épisodes montrent donc les tâtonnements du personnage dans sa nouvelle identité avec l’incompréhension du grand public rendu hostile par Jonah Jameson, le patron acariâtre du journal Daily Globe qui lui vouera une haine sans limite.

Colérique et profondément antipathique, Jameson est l’un des ennemis les plus acharnés du super héros et toute l’astuce des créateurs est donc de faire embaucher Parker comme photographe dans son journal, afin qu’il soit payé par son ennemi qui ignore sa double identité.

Les premiers adversaires de Spider-man sont assez risibles comme l’improbable Caméléon et ses masques, le Bricoleur travaillent pour de mystérieux extra terrestres préparant une invasion avant que des clients plus sérieux se présentent comme le Vautour le Lézard, et surtout Docteur Octopus, brillant scientifique doté de quatre bras mécaniques commandés par sa pensée.

Outre Octopus, redoutable par son ambition et son intelligence, Spider-man affrontera pour la première fois l’Homme-Sable et ses dangereux pouvoirs (force surhumaine, possibilité de se rendre dur la pierre ou mou comme le sable) qu’il battra de manière assez invraisemblable.

Le must est tout de même atteint quand Spidey affronte le Docteur Fatalis qui lui a proposé une association criminelle.

Génie scientifique et redoutable criminel en théorie capable à lui seul de contrer les X-men ou les Fantastiques à l’aide de ses innombrables armes technologiques, Fatalis a bien du fil à retorde contre le Tisseur qui est finalement sauvé par l’arrivée des Fantastiques.

Le dernier épisode dessiné par Jack Kirby voit Spider-man aux prises avec la Torche humaine qui a été manipulé par un ridicule criminel appelé le Renard (!) pour l’amener croire qu’il était un voleur.

Bien que également en théorie surclassé, Spidey neutralise le bouillant teen ager à l’aide d’une toile résistant à la chaleur le temps de lui prouver son innocence.

En conclusion, outre sa dimension historique « Spider-man, 1962-1963 » est pour l’époque une belle réussite.

Les histoires sont parfois d’un simplisme ridicule mais l’action et la variété des menaces qu’affronte le super héros permettent de tenir le lecteur en haleine.

Il faut dire qu’avec le Lézard, Octopus, l’Homme-Sable et surtout Fatalis il y a de quoi faire.

L’autre particularité de la série est son humour, Spider-man est en effet un chambreur qui se moque de ses ennemis pour les faire sortir de leur gonds.

Ceci permet en outre de dédramatiser la violence des combats.

Le trait de Ditko accentue le coté  juvénile, fin et fragile d’un étudiant effacé et mal à l’aise dans la vie de tous les jours, se muant en redoutable combattant du crime la nuit.

A lire donc pour tous les fans et collectionneurs …


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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 18:46

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3

 

 

Continuons donc la découverte assez peu heureuse à mon gout des Smashing pumpkins.

Après « Gish » premier effort ayant bénéficié d’un simple succès d’estime vient « Siamese dream » en 1993.

Le disque débute par « Cherub rock » combinant efficacement riffs accrocheurs et poussées de fièvres judicieusement disposées.

Mélange toujours entre riffs métalliques et vocalises plus tempérées sur « Quiet » puis arrivée du premier tube de la carrière du groupe « Today » réussissant par sa synthèse quasi parfaite entre puissance brute et mélodie apaisante à lui ouvrir enfin les portes des radios internationales.

Continuant dans le même style qui leur va si bien avec ce mélange pop/rock dur, les citrouilles écrasantes alignent « Hummer » et « Rocket » un cran en dessous avant de produire leur deuxième tube « Disarm » à la mélodie impeccable et aux belles envolées emphatiques.

On reprend son souffle et revient à des choses plus convenues sur la ballade transparente « Soma » avant le retour du rock lourd et plutôt rapide de « Geek USA ».

Pas grand-chose à dire sur le mollasson « Mayonaise » affublé de surcroit d’un titre ridicule « Moutarde » devant je pense déjà être pris.

Ballade toujours, assez supportable cette fois avec « Spaceboy » puis étrange mixture composée de rock enlevé avant un grand passage de calme absolu sur les presque neuf minutes de « Silverfuck » .

La fin de l’album se fera en douceur avec les courts atmosphériques « Sweet sweet » et « Luna » qui passent comme des petits plaisirs sans conséquences.

En conclusion, « Siamese dream » semble être pour l’heure mon album favori des Smashing pumpkins.

Le groupe a beaucoup progressé depuis « Gish », ses morceaux mélangent  à présent habilement rock dur et mélodies soignées à la limite de la pop.

Bien sur les ballades avec lesquelles j’ai du mal sont encore présentes, mais en quantité plus limitée et d’un niveau sensiblement amélioré.

Remarquablement homogène et bien équilibré, « Siamese dream » bénéficie d’une excellente production le dotant d’un son puissant et clair puis de deux grands tubes imparables pour permettre aux citrouilles de passer le cran supérieur.

On peut donc le considérer comme un très bon album de rock des années 90 et digne d’un groupe de ce calibre.

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 17:53

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La critique plutôt sévère de « Mellon collie and the infinite sadness » ne m’a pas empêché de jeter une oreille sur les premiers efforts des Smashing pumpkins.

Leur premier album « Gish » voit le jour en 1991 peu après leur formation et en pleine explosion du Grunge.

Le groupe est formé de Billy Corgan, chanteur à l‘époque chevelu, guitariste et principal compositeur secondé par James Iha à la guitare, de Jimmy Chamberlain à la batterie et de la jolie blonde Darcy Wretzky à la basse.

Les premiers pas se font avec « I am one » belle réussite à la dynamique entrainante et aux riffs foncièrement hard rock.

La voix nasillarde si particulière de Corgan et le coté versatile du groupe se remarquent rapidement sur ce titre de haute qualité.

On demande à entendre la suite et ceci arrive avec « Siva » qui alterne avec réussite passages doucereux et grosses envolées de guitares.

Vient ensuite la première ballade « Rhinocéros » complètement transparente que sa longueur rend pénible à l’écoute.

Le groupe envoie ensuite un rock vigoureux  « Bury me » puis enchaine sur une longue litanie de ballades soporifiques « Crush » , « Suffer » voir « Snail » ou aucune émotion ne filtre.

Le bref sursaut de  « Tristessa » est aussitôt anéanti par « Window paine » trop lent et contemplatif malgré un final plus électrique.

La dernière ballade tout en finesse, cordes et légèreté acoustique « Daydream » fait figure d’exception confirmant la règle qui veut que les Smashing pumpkins ne me séduisent pas sur leurs morceaux mélodiques.

En conclusion, malgré un début des plus prometteurs et quelques morceaux introductifs fort alléchants, « Gish » a bien du mal à me rassasier.

Cet album contient une majorité de ballades qui pour moi tombent à plat et  brisent net sa dynamique.

On sent que le groupe a un vrai potentiel et les moyens de trousser des titres efficaces mélangeant violence des guitares et mélodie soignées mais il ne parvient pas à trouver pour moi le bon dosage, ce que fera avec génie son rival de l’époque Nirvana.

« Gish » n’est donc pas raté ou nul, il est juste très frustrant et mal équilibré entre pop contemplative et rock énergique comme si le groupe hésitait encore sur la direction à donner à sa musique.

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 22:04

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1995 est assurément une date charnière dans la carrière de Smashing pumpkins.

Le groupe faisant ses armes depuis cinq ans est dorénavant assez sur de lui pour sortir un double album « Mellon collie and the infinite sadness » qui sera couronné de succès et lui assurera un statut de poids lourd international du rock.

Avec sa pochette étrange peut être un brin naïve, le disque premier (Dawn to dusk) débute par une douce mise en bouche instrumentale au piano pour lancer le premier vrai titre, « Tonight, tonight » qui se distingue par sa subtilité et de belles envolées mélodiques.

Le rock au son lourd et gras fait ensuite son introduction avec « Jellybelly » un peu désordonné brillamment enchainé de « Zero » aux riffs d’acier implacables.

On lève ensuite le pied avec « Here is no why » trop trainant avant de se trouver face au plus grand tube du groupe « Bullet with butterfly wings » rendu intéressant par sa savante alternance entre passage faussement apaisés et gros déchainements électriques.

« To forgive » et sa fragile douceur fait figure d’interlude avant « An ode to no one » plus soutenu et l’excellent mid tempo aux riffs déjantés « Love ».

Le contraste avec les élégants et délicats  « Cupid de locke » et « Galápagos » est à vrai dire assez ahurissant.

La reprise se fait en pente douce avec « Muzzle » un brin mollasson et geignard.

Le groupe nous plonge ensuite en pleine sieste avec « Porcelina of the vast océans » aux neufs minutes insupportables avant le passage final du marchand de sable représenté par « Take me down ».

L’heure est ensuite venue de passer au disque second (Twilight to starlight) qui débute par un morceau curieusement pesant  qui ne décolle jamais vraiment «  Where boys fear to tread ».

Cette tendance se poursuit avec « Bodies » un poil plus dynamique sans être réellement transcendant.

Les citrouilles écrasante rebasculent en mode ballade mou du genou avec l’informe « Thirty three » puis le trop bien nommé « In the arms of sleep » avant le plus réussi « 1979 » ballade nostalgique qui sera un vrai tube fort mérité.

On revient à des choses plus menaçantes sur le déglingué « Tales of scorched earth » qui jure dans cet ensemble comme un punk défoncé déboulant à la messe de la nativité.

Viennent ensuite « Thru the eyes of ruby » et « X.Y.U » lourds et décousus, entrecoupés d’une autre horrible ballade « Stumbleine » .

On se prend à rêver que le cauchemar prenne fin mais ce ne sont pas les lents, mornes et pénibles «  We only come out at night » ou « Beautiful » qui viendront nous exaucer.

L’agonie se prolonge avec les  mielleux « Lily (My one and only) » et « By starlight » avant le coup de grâce final « Farewell and good night ».

En conclusion, « Mellon collie and the infinite sadness » est pour moi une double galette passablement indigeste et largement surestimée.

Seul le premier disque, alternant avec un certain brio, puissance électrique et douceur mesurée présente l’équilibre suffisant pour justifier d’un intérêt, le second disque gavé jusqu’à la gueule de ballades sirupeuses en revanche est complètement inécoutable pour votre serviteur et vient allégrement plomber l’ensemble.

« Mellon collie and the infinite sadness » est la preuve que quelques morceaux accrocheurs (ils sont trois ici, « Tonight, tonight », « Bullet with butterfly wings » et « 1979 » ) et un bon marketing peuvent permettre à un disque globalement médiocre d’atteindre les 9 millions de ventes sur le territoire américain.

Cette déception achève donc de me conforter que sauf cas particulier, The Smashing Pumpkins n'est pas un groupe pour moi.

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 19:03

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Avec le temps je souffre de plus en plus cruellement d’un manque de connaissance de l’histoire de France, aussi pour pallier à ce manque ai-je lu « Henri IV le passionné » d’André Castelot.

Ce volumineux ouvrage divisé en vingt chapitres retrace en effet l’intégralité de la vie d’un des rois de France les plus populaire de l’histoire.

Né en 1553, descendant par son père de la dynastie des Bourbon et par sa mère des rois de Navarre, Henri avait du sang royal dans les veines.

Son enfance passée dans le Béarn chez sa mère Jeanne D‘Albret, le conduit à adopter la religion de celle-ci le protestantisme.

A cette époque la France est en effet divisée en deux par de sanglantes guerres de religions entre catholiques et protestants.

Son père Antoine est tué lors d’une de ses guerres et sa mère meurt peu après de maladie.

La famille royale, catholique, est à la mort d’Henri II stupidement tué lors d‘un tournoi, prise en main par Catherine de Médicis qui manipule dans l’ombre son fils le roi Charles IX.

Charles IX n’est pas ici présenté comme quelqu’un de stupide ou de naïf, mais sa santé exécrable (il était tuberculeux) le handicape assurément dans l’exercice de son autorité et abrège son règne.

Enfant intelligent et précoce, Henri est très tôt un actif passionné de chasse et d’exercices physiques.

Il est reçu à la cours des rois de France ou il reçoit une éducation digne d’un souverain puis marié de force à Marguerite de Valois, sœur du roi afin de pacifier les relations entre catholiques et protestants.

Le massacre des protestants lors de la Saint Barthélémy, orchestré par Catherine de Médicis allié au redoutable Duc de Guise permet d’éliminer l’amiral Coligny, huguenot trop proche du roi et relance la guerre civile dans toute la France.

Henri est alors retenu en otage à Paris mais s’obstine dans sa foi protestante.

Mari volage, il trompe régulièrement sa femme et manifeste déjà un appétit sexuel hors norme qui le conduit à multiplier les maitresses.

De son coté, sa femme réputée très belle n’est pas non en reste.

A la mort de Charles IX, Henri III, devient roi de France et nourrira durant toute la durée de son règne, des relations d’estime réciproque avec son beau frère Henri IV.

Retenu en otage, Henri IV attend patiemment son heure et supporte les humiliations avant de parvenir à s’échapper pour rejoindre son royaume de Navarre ou il jouit de puissants appuis.

Il mène alors la lutte contre les troupes catholiques de la Ligue menés par le Duc de Guise et une lutte complexe à distance contre son ennemie Catherine de Médicis.

Il est en ceci appuyé par Henri III qui menacé par les ambitions du Duc, le fait assassiner à Blois.

Henri se distingue par sa bravoure au combat, son charisme et par ses nombreuses conquêtes féminines comme Diane D’andouins.

La rébellion de sa femme Marguerite qui lève une armée pour combattre son mari et le roi, l’amène à une détention prolongée de laquelle elle ne se remettra jamais.

Le rapprochement entre les deux Henri amène, Henri IV à devenir roi de France après l’assassinant de son beau frère par un moine dément.

Mais, sa foi protestante le handicapant, Henri IV va devoir batailler ferme pour conquérir pas à pas son royaume face aux troupes des Ligueurs emmenées par Mayenne et soutenus par Philippe II d’Espagne.

Pour consolider son emprise sur la France, Henri IV accepte de se convertir au catholicisme.

Par l’édit de Nantes en 1598, il autorisera une plus grande liberté et tolérance envers les protestants.

Au cours de ses périples il s’éprend de la marquise Gabrielle d’Estrées avec qui il aura trois enfants.

Alors qu’Henri voulait l’épouser au grand damne de l‘église, sa favorite fut mystérieusement assassinée.

Mais l’homme insatiable trouvera rapidement une nouvelle passion sous la forme d’Henriette d’Entragues qui devra cohabiter avec la Florentine Marie de Médicis qu’il épouse contraint et forcé en 1600.

De ces unions naitront six enfants légitimes (dont le futur Louis XIII) et trois illégitimes qui viendront s’ajouter aux obtenus avec Gabrielle d’Estrées.

Cette femme, démoniaque et machiavélique n’aura de cesse de la manipuler dans son intérêt et celui de sa famille, alimentant un climat détestable à la cour dans sa lutte contre Marie.

Il faudra qu’elle soit compromises dans plusieurs complots visant à l’assassiner pour qu’Henri ouvre les yeux sur sa véritable nature.

Du coté de la politique, si la menace avec les Espagnols est toujours belle et bien présente et oblige le roi à une grande vigilance militaire, l’administration du pays est un véritable succès avec le concours de Sully, ministre du roi qui résorbe les dettes de l’état, combat la corruption, relance l’agriculture et allège les charges contre les paysans réduits à la misère par plusieurs années de guerre.

Si Henri IV se montre enflammé dans la chasse, la guerre ou l’amour, il est revanche bienveillant avec son peuple, d’une grande tolérance et accordant souvent son pardon à ses anciens ennemis.

Pourtant c’est une encore une fois une liaison passionnelle qui le perdra, Henri IV étant prêt à déclencher une guerre avec la famille des Habsbourg pour récupérer une de ses conquêtes féminines Charlotte de Montmorency enlevée par son mari jaloux en Belgique.

En soutenant les protestants allemands contre les Habsbourg, Henri IV  aurait assurément affaibli la puissance du catholicisme en Europe, et ses ennemis qu’ils soient espagnols ou français, utiliseront Ravaillac, un illuminé manipulé pour poignarder le souverain bien aimé de tout un peuple.

Le livre laisse donc planer derrière cet assassinat l’ombre de Marie de Médicis soutenue par l’église catholique.

En conclusion, « Henri IV, le passionné » est un livre réellement passionnant de bout en bout qui malgré la complexité des relations familiales des nobles de France, parvient à restituer l’époque et la personnalité de ce roi hors du commun.

Henri IV était en réalité un personnage surprenant et plutôt sympathique.

Volage, guerrier, mangeur, son coté bon vivant le rend humain même si sa trop grande passion des femmes le contraindra à des nombreuses folies, qu’essaiera de compenser le formidable Sully superbe contre poids intègre et rigoureux à au caractère enflammé du roi.

Mais le plus agréable chez ce roi reste pour moi sa grande ouverture d’esprit, sa tolérance religieuse, sa générosité, sa simplicité et le réel soucis qu’il avait d’améliorer la situation de son peuple.

C’est en ceci que Henri IV est pour moi un des plus grands rois de France et une figure marquante de notre histoire.

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 09:29

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Après avoir chroniqué cet été les trois « Parrain » de Francis Ford Coppola, voici un autre célèbre film de gangsters, « Les affranchis » de Martin Scorcese.

Sorti en 1990, ce film basé sur un livre de Nicholas Pileggi raconte tout le parcours criminel d’un jeune italo-américain de Brooklyn, Henry Hill (Ray Liotta).

Très tôt tenté par une carrière de gangster, Henry délaisse rapidement l’école et entre à douze ans au service du plus grand caïd local Paul Cicero (Paul Sorvino).

En grandissant, il s’affirme dans on métier et se fait présenter à Jimmy Conway (Robert de Niro) et Tommy de Vito (Joe Pesci) qui deviendront ses amis.

D’origine irlandaise, Jimmy apparait comme le leader de la bande en raison de son expérience et de son coté réfléchi tandis que Tommy est un véritable psychopathe agressif et instable, capable de tuer un homme pour une phrase qui lui a déplu.

Avec ses deux amis, Henry mène la grande vie, fréquente les clubs huppés et se sent au dessus des lois.

Il trafique avec les aéroports, rackette les commerçants, n’hésitant pas user de violence pour imposer la loi de la terreur.

Henry rencontre également une femme d’origine juive, Karen (Lorraine Bracco) qui deviendra sa femme et acceptera par amour le terrible métier de son mari.

Mais le trio commet un premier faux pas en éliminant par la faute de l’impulsivité de Tommy un gros bonnet de crime sorti de prison, Billy Batts (Frank Vincent) considéré comme un intouchable.

Même si Batts est enterré discrètement, sa disparition déclenche une enquête au sein de la Mafia que même la protection de Cicero peine à juguler.

Après avoir fait quelques années en prison sans que cela nuise à leurs activités criminelles, les hommes réalisent leur plus gros coup en dérobant six millions de dollars à la Lufthansa.

Ils sont pourtant obligés d’éliminer certains de leurs associés, trop bavards ou imprudents avec l’argent récolté comme le stupide Morrie Kessler (Chuck Low).

Avec tout cet argent, Henry perd les pédales et commence à tremper dans le trafic de drogue malgré les interdictions de Cicero.

Il trompe sa femme, fréquente une toxicomane et en plus du trafic commence à se droguer lui-même.

Tommy paye de sa vie l’assassinat de Batts après une scène cruelle ou les parrains de la Mafia lui font miroiter une promotion.

Henry est ensuite logiquement arrêté par la brigade des stupéfiants.

A sa sortie de prison, il perd la protection de Cicero et devient un homme seul, craignant pour sa vie.

Il finit par témoigner contre ses anciens associés en échange d’une protection à vie que lui assurera le FBI.

Henry et Karen parviennent à échapper à la Mafia et à changer de vie, même si celle-ci a beaucoup moins de faste que sa vie de gangster.

En conclusion, « Les affranchis » est un film choc dont la première partie totalement amorale brille par une hyper violence très choquante ou les meurtres sont accomplis avec un grand naturel.

L’ascension de criminels prêts à tout parait en effet sans limite.

Dans le lot Joe Pesci est assurément le plus impressionnant avec quelques scènes anthologiques ou il liquide des types (notamment un jeune serveur) pour rien.

Puis vient la descente avec les mailles du filet qui imperceptiblement se referment sur les trois gangsters.

Devenus trop surs d’eux et imprudents, les hommes se retrouvent tiraillés entre les autres affranchis et la pression policière.

Deux seules portes de sortie donc, la prison à vie ou la mort.

Si De Niro est comme souvent impeccable dans son rôle sans trop en faire, c’est assurément Ray Liotta, acteur d’une beauté incroyable qui crève l’écran.

Son évolution au cours du film en passant du jeune homme sur de lui à un toxicomane fragile et traqué est formidable.

Enfin, la musique comme toujours fantastique chez Scorcese achève de parachever ce classique trash du film de gangster.

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 08:42

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Tout le monde ou presque connait le « Rocky » de John G Advilsen.

Le premier film de la longue série qui a consacré Sylvester Stallone voit le jour en 1976.

L’histoire est celle de Rocky Balboa (Sylvester Stallone) minable boxeur de Philadelphie vivant à moitié comme un clochard et jouant de temps à autre les gros bras pour Tony Gazzo (Joe Spinell), un petit mafioso italien du quartier.

Très populaire dans son quartier, Rocky vivote et a pour ami Paulie Pennino (Burt Young) , un petit gros colérique qui travaille dans une chambre froide.

Il convoite également sa sœur Adrian (Talia Shire quasi méconnaissable) , jeune femme timide et solitaire travaillant dans un magasin de vente d’animaux.

La première partie du film est assez lente, s’attardant longtemps sur le quotidien d’un pauvre type costaud mais pas bien malin entre piges pour Gazzo et tentatives de séduction maladroite envers Adrian.

Pourtant la vie de Rocky bascule lorsque Apollo Creed (Carl Wheaters à la plastique impeccable ) le médiatique champion du monde des poids lourds décide pour l’anniversaire de l’indépendance des Etats Unis d’affronter un boxeur de l’ombre d’origine italienne.

Le choix se porte sur Balboa.

Confronté à ce qu’il croit être la chance de sa vie, Rocky met tout en œuvre pour réussir.

Il change sa façon de vivre, arrête l’alcool et les cigarettes, renoue avec son entraineur Mickey Goldmill (Burgess Meredith) qui lui reprochait de gâcher son talent et s’astreint un désormais célèbre entrainement physique avec footing à quatre heures du matin dans les rues de Philadelphie.

Devenant le représentant d’une Amérique populaire qui souffre, Rocky reçoit le soutien de tout son quartier en plus de celui d’Adrian devenue sa compagne et de Paulie qui lui prete sa chambre froide pour s'entrainer.

Le match contre Apollo a finalement lieu et le challenger se surpasse, poussant le champion jusqu’au quinzième round et ne perdant que sur décision.

Le film s’achève sur un boxeur au visage tuméfié et ensanglanté appelant le nom de sa compagne à la fin de son match.

En conclusion, « Rocky » est le type de film qu’on voit lorsqu’on est adolescent en rêvant soi même à un destin hors norme qu’on accomplirait à la force de sa volonté.

Avec le temps, on prend un peu de recul et remet le film à sa place, celle d’une simple ode au rêve américain narrant l’ascension du faible jusqu’aux sommets.

Le personnage de gros dur raté et sensible crée par Stallone est à vrai dire plutôt touchant et parle à l’homme de la rue qui y voit toujours une vague ressemblance avec quelqu’un de sa connaissance.

Regard de cocker triste, voix rauque, épaules en rotation, Stallone puisant dans son passé difficile, n’a assurément pas trop à forcer son talent pour incarner le personnage.

Les scènes d’entrainement physique sont finalement assez courtes mais magnifiées par la musique devenue mythique de Bill Conti.

L’autre héros du film est également la ville de Philadelphie, cet environnement froid sale et urbain dans lequel le héros essaie de surnager.

Plus de quarante ans après, le film malgré  se regarde toujours malgré son propos simpliste avec une certaine tendresse.


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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 18:47

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En cette période délicate de commémoration des attentats du 11 Septembre 2001, j’ai décidé de regarder malgré une certaine répugnance « Vol 93 » de Peter Greengrass film sorti en 2006.

Tout le monde ou presque s’étant quelque peu intéressé à l’actualité sait que le vol 93 d’United Airlines fut le quatrième avion détourné par des pirates islamiques qui n’atteignit pas sa cible en raison d’une révolte des passagers qui aboutit à son crash.

Construit à la manière d’un documentaire laissant se dérouler en temps réel les évènements, « Vol 93 » possède un rythme lent, quelque fois irritant, qui permet d’instaurer de manière progressive le drame final.

La première partie du film se déroule en effet surtout dans le centre de contrôle de la Federal Administration Aviation, principale autorité régulatrices des vols civils du territoire américain, qui vit en direct les détournements des deux premiers Boeing 767 qui viendront s’écraser sur les tours jumelles du World Trade Center.

On voit surtout des types en costards s’activant, gesticulant et répétant régulièrement leur incompréhension devant des évènements qu’ils ne peuvent ni comprendre ni maitriser.

L’impression donnée est en réalité très irritante pour le spectateur qui ne connait et ne comprend rien au jargon des contrôleurs aériens.

Tout juste s’aperçoit t il du manque de communication  entre les centres civils et le centre militaire et constate t il que les militaires paraissent eux aussi complètement dépassés par la situation.

Dans le même temps, les quatre terroristes (trois saoudiens, un libanais) ont embarqué après s’être lavés, rasés le corps et avoir effectué leur prières.

Tétanisés par le poids des actes qu’ils vont commettre, ils tardent à passer à l’action dans un status quo lui aussi bien crispant.

A l’intérieur du vol assez peu rempli, les passagers et membres de l’équipage ne semblent se douter de rien et ne lèvent même pas les yeux devant les curieux manèges des quatre hommes qui paraissent tendus, échangent de nombreux regards et se rendent fréquemment aux toilettes.

Le passage à l’acte est initié par le plus jeune et le plus fougueux d’entre eux Ahmed Al Nami (Jamie Harding) .

L’action est rapide, violente avec l’assassinat d’un passager poignardé à la gorge.

L’un des hommes montre une bombe attachée à son corps pour tenir en respect les passagers tandis que ces complices agressent les hôtesses pour pénétrer dans le cockpit et assassiner les pilotes après une lutte désordonnée.

Ziad Jarrah (Khalid Abdalla) parvient grace à ses compétences en pilotage à redresser la trajectoire de l’appareil et à le dévier de sa route pour le diriger vers Washington.

Tandis que la FAA ne peut qu’assister passivement aux événements pour finalement décréter l‘arrêt de tous les vols sur le territoire américain, l’US air force patauge, recevant finalement l’autorisation d’abattre tout avion suspect.

Mais avec quatre chasseurs non armés de bombes pour toute la cote Est, la tache parait pour le moins difficile à accomplir.

C’est finalement du coté de passagers parvenus à rentrer en contact avec la terre ferme pour s’informer des attentats contre les tours jumelles que la révolte viendra.

Après avoir émis un dernier au revoir à leurs proches, les passagers prennent finalement la décision de prendre d’assaut les pirates.

Le porteur de bombe (en réalité factice ) et son complice sont lynchés, et une horde d’hommes en furie pénètre dans le cockpit ou les deux pilotes terroristes provoquent de violentes embardées.

La lutte désespérée d’une violence animale provoque le crash de l’avion prêt de Pittsburgh et la mort de tous ses occupants.

Le film se conclut sobrement après cette froide escalade de violence.

En conclusion « Vol 93 » est un film bien entendu fort mais qui s’avère à mes yeux bien trop surestimé.

Sa construction en temps réel est laborieuse et bien confuse, avec un coté incroyablement irritant montrant des types habitués à donner des ordres comme l’insupportable Ben Sliney patron de la FAA, pédaler dans la semoule et ne pas réaliser ce qui leur arrive.

Plus grave est la position de l’armée américaine représentée comme indécise et faible devant une menace venant de l’intérieur.

Une fois l’action partie en revanche le réalisme et la barbarie des actes commis donne la nausée avec des images d’une laideur inouïe.

On ressort donc de son visionnage passablement secoué et écœuré sans avoir appris grand-chose sur la nature profonde des événements (but, motivations des terroristes, parcours personnels des passagers ?) .

 

Le choc est tellement fort qu'on ne se sent meme pas en mesure d'admirer l'héroisme bien réel des passagers.

 

Une œuvre qui fait mal au corps et à l'ame donc mais pour un résultat au final bien restreint.

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Published by Seth - dans Histoire
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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 17:15

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Changement de décennie avec « Spider-man, l’intégrale 1980 » avec aux manettes Marv Wolfman qui sera remplacé par Roger Stern, David Micheline avant un court retour du maitre en personne Stan Lee qui laissera finalement sa place à Denny O’Neil.

Au niveau des dessins, les changements sont aussi nombreux avec Keith Pollard, John Byrne, Alan Weiss, Franck Miller et enfin John Romita Jr.

Cette fameuse année 80 commence aussi mal que la précédente pour Spider-man qui est cette fois carrément privé de ses pouvoirs par un sérum que lui a injecté l’un des ses pires ennemis Mysterio, directeur de la clinique ou est finalement décédée May Parker, la tante adorée de Peter.

Ivre de colère et considérablement diminué en tant que super héros, Parker va enquêter dans le passé de sa tante pour en savoir plus sur les conditions étranges de son décès.

Dans cet épisode étrange et douloureux ramenant Spider-man à ses origines, Parker découvre que le cambrioleur qui a tué son oncle Ben, est également revenu pour rechercher un trésor prétendument enfoui sous la maison occupée par sa tante.

L’homme séquestre Parker pour lui faire avouer l’emplacement de ce trésor et lui révèle finalement après un récit assez entortillé que sa tante est finalement en vie.

C’en est trop pour Spider-man qui recouvrant peu à peu ses pouvoirs se déchaine contre le cambrioleur dans une volonté quasi meurtrière.

Fort heureusement il n’a pas à le tuer puisque l’homme décède d’un arrêt cardiaque ce qui clôt d’un happy end cette page douloureuse de l’histoire du héros.

Par la suite alors que Jonah Jameson l’affreux patron de Parker au Daily Bulge est interné pour dépression nerveuse, Spider-man s’associe avec le subversif Punisher aux méthodes plus radicales afin de mettre hors d’état de nuire un mafioso.

Plus intéressant est l’épisode suivant avec Dazzler, la sexy mutante maquillée comme une chanteuse disco des années 70 manipulée par le revenant Luminex qui se nourrit de la lumière que la belle produit à partir du son.

Même si Spider-man contre Luminex de manière un peu trop facile, cet épisode original avec un ennemi de fort calibre se déguste avec grand plaisir.

Dans un registre encore plus récréatif instauré par Micheline, on retrouve également la Chatte Noire, en voleuse de charme qui dérobe des objets d’art pour … faire plaisir à Spider-man !

Si du coté de sa vie de super héros, Spider-man est irréprochable en revanche du coté de sa vie privée c’est toujours le marasme avec une étudiante  de première année qui le manipule pour avoir les sujets de partiels et un traitement très humiliant pour la pauvre Debbie Whitman systématiquement éconduite par Parker sans ménagement aucun.

L’équipe artistique est  ensuite renouvelée, Micheline cédant la place à Stern et Byrne (mon dessinateur Marvel favori) prenant la place de Pollard.

Les aventures sont plus sombres lorsque l’on découvre que Jameson est manipulé mentalement par le scientifique Jonas Harrow.

Créateur de héros de seconde voir troisième zone comme kangourou, hammerhead ou feu follet, Harrow a en effet fabriqué une machine à manipuler les émotions.

Spider-man le met pourtant en échec en serrant les dents, sauvant ainsi son ancien patron toujours aussi ingrat à son encontre !

Place ensuite au maitre Stan Lee pour un épisode sympathique mais assez faible ou Mesmero le mutant télépathe frustré de ne pas connaitre du succès dans sa carrière de music-hall décide de replonger dans la criminalité.

Spider-man défait cet ennemi ayant donné du fil à retordre aux X-men avec une décevante  facilité.

Denny O’Neil et Jon Romita Jr prennent ensuite la relève pour un plaisant épisode consacré à Fusion, créature nucléaire née de la fusion de deux jumeaux, l’un scientifique ivre de pouvoir l’autre simple balayeur plus pacifiste.

Cette créature absorbant de toute forme d’énergie et capable de devenir aussi grand que King Kong fait un ennemi véritablement spectaculaire à la personnalité schizophrénique des plus intéressantes.

Vient ensuite Alan Weiss au dessin pour un bon épisode consacré à Kraven, l’un des ennemis les plus nobles de Spider-man en raison d’un certain code de l’honneur, celui du chasseur.

Avec Miller en soutien d’O’Neil, Spider-man se lance ensuite dans une passionnante aventure pour prêter main forte au Docteur Strange, retenu en otage par un scientifique Dilby mué en redoutable sorcier par les efforts conjurés du Docteur Fatalis et du démon Dormammu.

Dans ce superbe univers empli de magie, Spider-man s’en sort plutôt honorablement, contrant les plans de Dilby pour amener l’humanité à une mystérieuse mutation et permettant à Strange de le vaincre en combat de sorcier.

On revient à du plus modeste pour finir avec John Romita Jr pour l’arrestation de Bowery escroc désireux de prendre le contrôle du Daily Globe ou travaille Peter Parker avant une belle empoignade contre le Prince des Mers, protégeant son monde sous marin contre l’implantation d’une centrale électrique marine.

A cette occasion, il est toujours un peu irritant de voir un héros ayant plusieurs fois fait jeu égal avec Hulk ou même Iron-man se faire ridiculiser par un adversaire aussi modeste que Spider-man.


En conclusion, contrairement aux autres années, « Spider-man, l’intégrale 1980 »  est un très bon cru ou la pléthore de scénaristes de premier rang apportent de très bonnes histoires variées, prenantes ou tout simplement amusantes avec l’incorporation d’autres personnages (Punisher, la Chatte Noire, Dazzler, Namor) apportant une bonne dose de sang neuf.

Dans ce domaine ultra créatif et enthousiasmant,  le must est incontestablement atteint avec l’épisode conçu par Miller et cette formidable incartade dans un monde sombre et mystique auquel Spider-man est habituellement étranger.

Coté dessin, on appréciera le style propre et clair de Romita Jr, celui supérieur de Byrne même si l’histoire pour laquelle il le met à profit est à vrai dire plutôt décevante.

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