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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 19:24

vieille_fille.jpg5

 

 

Poursuite de l’œuvre de Balzac avec « La vieille fille ».

Publié en 1836, ce roman prend place à Alençon, petite ville de basse Normandie, traumatisée comme la plupart des villes de Province par les effets dévastateurs de la Révolution française puis du règne de Napoléon.

Dans cet univers confiné, âpre au gain et assez étriqué, Balzac raconte les rivalités masculines autour de Rose Cormon, vieille fille de quarante ans dotée d’une grande fortune principalement composée d’une superbe maison bourgeoise ou se réunissent périodiquement tous les notables de la ville.

Comme beaucoup de femmes, Rose s’est montrée durant sa jeunesse trop exigeante avec ses prétendants, laissant filer ses plus belles années et se réveillant trop tard alors que les guerres napoléoniennes ont décimés la plupart des beaux partis aristocratiques et crée une pénurie d’hommes.

Tourmentée par son célibat et l’attrait de la chair, Rose s’est alors réfugiée dans une pratique stricte de la religion avec l’aide de son oncle abbé qui règne en maitre sur la maison.

Pourtant deux hommes ne sont pas encore découragés par les outrages du temps.

Il y a d’abord le chevalier de Valois, noble vieillissant et quasi ruiné, personnalité publique des plus apprécié de la ville en raison de sa sociabilité et de ses manières de séducteurs puis Du Bousquier, riche spéculateur revenu en Province après avoir subi une disgrâce impériale et qui malgré un premier refus de mariage persévère dans ses tentatives de séduction.

Entre le Noble et le Libéral, la rivalité est exacerbée et tous les coups sont permis.

A ces deux sérieux prétendants vient s’ajouter Athanase Granson, jeune homme sensible doué de dons artistiques qui est le seul à aimer Rose pour elle-même et non pour son argent.

Mais Athanase sera jusqu’au bout maudit et malheureux tant la borné et relativement peu intelligente, Rose ignorera de bout en bout ses approches amoureuses.

Au cours du roman, Balzac introduira astucieusement une quatrième élément en la personne du Vicomte de Troisville, très bel homme revenu de Russie pour s’établir à Alençon.

La déception de Rose quand elle découvrira que ce si beau parti est un homme marié sera l’un des passages les plus cruels et drôles du récit.

Ce sera finalement Du Bousquier qui bénéficiera de la lassitude et du désespoir de Rose et parviendra à l’épouser.

Cette perte provoquera la destruction des deux autres prétendants, le Chevalier de Valois se laissant dépérir et plus grave encore, Athanase incompris dans une ville trop étroite pour ses aspirations, finira par se tuer de désespoir quand il apprendra le mariage de sa belle.

La mort déchirante d’Athanase, la chagrin de sa mère et de Suzanne, belle ouvrière ambitieuse devenue courtisane à Paris constitue l’un des moments les plus forts du roman.

En définitif, Rose sauvera les apparences mais conclura en un mariage triste avec un homme avide et dominateur qui lui prendra ses biens et dont elle n’eu jamais d’enfants.

En conclusion, « La vieille fille » est un excellent roman ou se révèle tout le génie de Balzac.

L’écrivain découpe en effet au scalpel les mœurs d’une petit ville de Province, ou la les rumeurs vous rongent sournoisement un homme, ou la nouvelles bourgeoisie d’arrivistes sans élégance ni scrupules prend le dessus sur une noblesse exsangue et dépassée en efficacité.

On comprend le drame social de cette fille de quarante ans, la terrible pression qui s’exerce sur elle et la conduit au désespoir.

On est touché par le destin tragique d’Athanase, seul être pur mais trop fragile dans ce monde de requins.

Très bien construit, le roman passionne par la richesse de ses rebondissements et par l’épaisseur de ses personnages.

Encore une fois un classique qui plaira aux amateurs de « Eugénie Grandet » ou autre « Père Goriot ».

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 16:26

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Poursuite de la (re)découverte des grands écrivains français avec « La peau de chagrin » d’Honoré de Balzac.

Publié en 1831, ce roman délaisse le ton réaliste et social de la plupart des œuvres du maitre pour développer une histoire plus axée sur le fantastique.

Un jeune aristocrate nommé Raphael de Valentin se trouve en effet à errer dans le Paris de la Restauration avec de fortes envies de suicide.

Ecrivain raté, dévoré par le remord d’avoir déçu son père qui avait en lui de grandes ambitions, torturé par les échecs amoureux subis auprès de la comtesse Foedora, richissime aristocrate mais aussi grande mondaine parisienne au cœur froid, jouant aves ses prétendants pour satisfaire sa vanité personnelle.

Malgré ses déboires le personnages parait assez peu sympathique.

Il vit en effet hébergé à peu de frais dans un hôtel et n’a qu’une simple tendresse pour Pauline Gaudin, la jeune fille de la patronne, qui l’aime passionnément en retour de l’instruction qu’il lui donne.

Raphael préfère en effet se laisser influencer par son ami beau parleur le parvenu Rastignac, qui l’introduit dans les cercles mondains de la capitale, ou le train de vie excessif des fêtes conduit les hommes à la faillite.

Bien entendu, Raphael se brise les reins dans ce monde hypocrite, superficiel et dur ou il faut en permanence briller par l’esprit et les moyens matériels.

Brisé psychologiquement, le jeune homme retarde de justesse l’exécution de son suicide en pénétrant chez un vieux marchand d’objet d’arts antiques.

Emerveillé par une peau en cuir orientale provenant d‘un animal légendaire, Raphael ignore les avertissements du marchand à propos des propriétés maléfiques de l’objet et l’achète.

La peau a en effet la possibilité d’exaucer tous les vœux de son possesseur mais elle rétrécit à chaque vœu entrainant son dépérissement puis à terme sa mort.

Inconscient ou désespéré, Raphael utilise alors la peau pour prendre sa revanche sur le gotha parisien.

Il devient riche, obtient le titre de marquis, achète une grande maison à Paris et prend comme serviteur un vieil employé de la famille Jonathas.

Dispendieux, il mène grand train et dépense sans compter.

Le hasard de la vie fait qu’il retrouve sa Pauline, devenue entre temps une belle femme de surcroit riche par héritage.

Malgré sa nouvelle puissance quasi divine, Raphael prend conscience de son aveuglement et décide de vivre une histoire d’amour avec la belle Pauline dont la pureté des sentiments à son égard n’est plus à prouver.

Mais le bonheur des deux amants sera de courte durée, puisque Raphael est rattrapé par la malédiction de la peau.

Sa santé décline donc brutalement et aucun médecin n’est capable de le soigner.

Aucun scientifique non plus (mathématicien, mécanicien ou chimiste) n’est également capable de faire reprendre à la peau sa taille initiale.

Raphael se détache donc de Pauline, part avec Jonathas en cure dans les montagnes du Jura.

Ce séjour en cure est une vraie catastrophe car son état maladif épouvante les autres riches pensionnaires venus pour se distraire et non se soigner.

Provoqué en duel par un gentilhomme agressif expert en pistolet, Raphael utilise le pouvoir de la peau pour le tuer.

Il ne trouve pas davantage le repos dans la solitude de l‘Auvergne, de la contemplation de la nature et la bienveillance pas totalement désintéressé d’un couple de montagnard.

Très affaibli et déprimé , Raphael prend finalement la décision de revenir mourir à Paris auprès de sa chère Pauline qui se morfond d’angoisse sans avoir de ses nouvelles.

La fin du roman  avec Raphael expirant dans les bras de sa bien aimée, est une véritable apothéose de mort romantique.

En conclusion, « La peau de chagrin » contient beaucoup d’ingrédients d’un grand roman.

L’aspect fantastique empli de magie orientale attire épice en effet grandement le plat souvent traditionnel (même si de qualité) que sert souvent Balzac.

Détenteur d’une parcelle de la puissance divine, Raphael paie le prix fort de son marché avec les forces occultes et comprend trop tard que comme tout être humain grisé par le pouvoir a été incapable de juguler ses désirs sans limite.

Mais même avec cet aspect surnaturel, Balzac conserve l’acuité de sa plume et sa manière si féroce de dépeindre les mœurs de son temps, ici la superficialité de la vie mondaine parisienne qui attire comme des papillons les ambitieux de province venant finalement se bruler les ailes.

Heureusement dans cet océan de médiocrité finalement si humaine, demeure l’exception qui confirme la règle, la jeune, pure et dévouée Pauline qui aime sans calcul et est élevée au rang de divinité par l’écrivain.

« La peau de chagrin » peut également être vu comme un conte philosophique car Raphael est tout d’abord attiré par ce qu’il n’a pas.

Il rêve d’honneurs (littéraires) , de richesse et de conquêtes prestigieuses.

A cause de cela il passe à coté d’un bonheur qui lui tend les bras.

Lorsqu’une force mystique supérieure lui octroie l’omnipotence, il gaspille son pouvoir en assouvissant ses plus bas désirs, en faisant preuve d’un égoïsme forcené.

La prise de conscience arrive mais trop tard, l’entrainant comme un infime vers de terre poussé par un puissant courant se jetant dans un abime sans fond.

Le seul défaut que je vois à ce roman est sa construction, qui démarre puissamment avec la découverte de la peau, puis qui baisse en intensité avec la description des mœurs des riches parisiens avant repartir pour le final dramatique.

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 16:24

transgression

 

3

 

 

Déterminé à donner un nouvel allant à une carrière déclinante, Fear factory sort dans la foulée d’un « Archetype » passable « Transgression » en 2005.

La particularité de cette nouvelle formation est le départ des claviers, Steve Tushar mais surtout Rhys Fulber considéré comme un des éléments fondamental du son industriel de l’usine à (créer) de la peur.

Pour le reste, rien n’évolue ou presque, Christian Olde Wobbers tenant toujours le poste de guitariste laissé vacant par Dino Cazares.

Avec sa pochette grise bien tristounette, « Transgression » débute avec « 540,000° Fahrenheit »  dans la plus pure lignée du style habituel du groupe avec cette combinaison habile entre éruptions techno-death rugueuses et transitions plus apaisées.

Le niveau de violence croit fortement avec « Transgression » impressionnant de rage brute puis devient contre productif sur le poussif « Spinal compression ».

Les mélodies planantes refont leur apparition sur « Contagion » et « Empty vision » afin d’agrémenter le coté plus lourd et dur de la musique.

Fear factory donne l’impression de faire ce qu’il sait faire sans transcender non plus.

La languissante ballade « Echo of my scream » bien que mollassonne passe assez bien avant que le reveil sonne sur « Supernova » excellent morceau au feeling finalement assez rock.

Ces bonnes vibrations se prolongent avec « New promise » aux mélodies particulièrement délicates.

Après avoir rendu hommage à Nirvana, Fear factory honore à présent U2 en reprenant avec groove phénoménal « I will follow ».

La parenthèse rock s’achève et on revient finalement à des atmosphères plus lourdes mais toujours mélodiques comme sur « Millenium » qui appuie à peine sur les refrains avant un « Moment of impact » plus en accord avec le style plus violent et mécanique des débuts.

En conclusion, si j’avais été un peu déçu par « Archetype », je dois avoué avoir apprécié « Transgression ».

Fear factory délaisse certes la violence paroxysmique industrielle qui a fait sa renommée à ses débuts pour s’orienter dans une direction plus rock qui lui sied finalement plutôt bien à l’image du tube tout en souplesse « Supernova ».

Le cyborg donne donc l’impression de s’être débarrassé de ses implants, d’avoir ouvert la carcasse de son armure de combat pour mettre à nue sa partie organique plus fragile mais également plus touchante.

Bien que moins novateur et abouti que les premières copulations cybernétiques du groupe, « Transgression » est un album agréable d’un niveau tout à fait honorable en ce milieu d’années 2000.

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 22:45

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2

 

 

Ayant réussi un coup de maitre en 1995, Fear factory subit une érosion progressive à la fin des années 2000 et sapé par la concurrence de nouveaux mouvements émergents comme l’éphémère Néo-métal voit son succès décroitre.

Cette baisse aboutit à d’inévitables dissensions internes puis au départ du guitariste Dino Cazares.

Le groupe parvient à se reconstituer en faisant passer le bassiste Christian Olde Wolbers à la guitare, puis embauche Byron Stroud (basse) et Steve Tushar comme deuxième clavier.

En 2004, voit donc le jour « Archetype » à la pochette cette fois assez quelconque.

« Slave labor » fait une entame des plus dignes grandement aidé par une structure très travaillée s’appuyant sur des refrains aussi fluides que percutants.

Saccadé et violent, « Cyberwaste » remplit également son office sans faire d’esbroufe avant que « Act of god » ne déçoive pas ses transitions malhabiles entre death lourdingue et accalmies mélodiques au rabais.

Difficile aussi de pleinement accrocher à « Drones »  et « Archetype » dont les quelques tentatives mélodiques sont plombées par un manque global de dynamique et de fluidité.

Le fond du panier est atteint sur le très médiocre « Corporate cloning » mélangeant mélodies faiblardes, riffs enfichés au sol et groove pseudo hip hop non assumé.

Dans le registre des pures ballade « Bite the hand that bleeds », « Human Shields »  voir de la power ballade « Undercurrent » , Fear factory se montre plus convainquant, grandement aidé en cela par les qualités vocale de Bell mais cette amélioration est de courte durée tant le groupe se montre peu cinglant dés qu’il muscle un tant soit peu les débats sur les pesants mais largement prévisibles « Default jugement » ou « Bonescraper ».

L’album se clot par la traditionnelle digression atmosphérique « Ascension » ici purement instrumentale avec en bonus un hommage rendu à Nirvana avec la reprise sympathique mais franchement risible et inférieure à l’originale de « School ».

En conclusion, « Archetype » ne marque pas pour moi le retour du grand Fear factory mais la poursuite d’un lent mais ineluctable déclin.

Dino Cazares semblait apporter plus de dynamique avec ses riffs beaucoup plus puissants et inspiré que ceux de Wolbers guitariste seulement par défaut.

Mis à part sur son entrée en matiére vigoureuse et sur les morceaux les plus calmes/atmosphériques, Fear factory ne parvient pas à retrouver l’équilibre entre puissance mécanique et mélodies transcendentales.

Le résultat est donc souvent ennuyeux, plat voir irritant par son coté statique et répétitif.

Un album manquant trop de punch et d’inspiration pour sortir du lot.

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 21:40

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3

 

 

Après le succès de « Demanufacture », Fear factory savoure sa nouvelle notoriété et prend son temps pour sortir son troisième album en 1998, « Obsolete ».

Comme l’indique sa superbe pochette, « Obsolete » prend toujours place dans une atmosphère futuriste sombre, à base de technologies mal maitrisées, d’expérimentations scientifiques douteuses entrainant d’horribles fusions contre nature entre espèce humaine et machine.

L’entrée est matière a lieu avec un maximum de punch avec « Shock » puissant et brutal comme un uppercut décoché au menton.

On est ensuite surpris par la première innovation du disque, « Edgecrusher » à l‘ambiance hip-hop assez déroutante avant que « Smasher/devourer » ne remette les choses en place par son climat de violence suffocante nimbé de quelques belles envolées aériennes au charme apaisant.

Fear factory réutilise les bruitages façon forces de police sur « Securitron (police state 2000) »  titre très aride lui aussi heureusement rehaussé d’inespérées émanations mélodiques.

Cet aspect mélodique est poussé à son maximum sur « Descent » superbe power ballade nihiliste rendue particulièrement émouvante par le chant habité de Burton C Bell.

Le mélange entre violence abrupte et refrains aérien se retrouve sur « High tech hate » pourtant moins original et inspiré.

Puis la menace se fait plus explicite, (les cyborgs seraient ils à nos portes ?) avec « Freedom or fire » incandescent brulot révolutionnaire à la sauce cyber metal.

Le groupe ne fait pas dans la dentelle sur le très laborieux « Obsolete » qui proclame ni plus ni moins la fin de l’espèce humaine, forcément dépassée.

Après ces déflagrations sèches viennent enfin des morceau plus apaisés « Resurrection » remarquablement équilibré entre passages aériens d’une grande fluidité et subites coups de béliers et le final « Timelessness » grand moment de grâce en pesanteur absolue.

En conclusion, « Obsolete » est dans la plus pure lignée de « Demanufacture ».

Il en emprunte les même mécanismes à base de rude violence cybernétique frappant durement l’auditeur avant de l’emmailloter in extremis dans un cocon réparateur.

Pourtant malgré quelques belles réussites, on ne retrouve à vrai dire pas tout à fait l’amplitude sans limite, l’inspiration sans faille et l’impeccable exécution tout en fluidité de « Demanufacture ».

« Obsolete » est en effet un bon album puissant et robuste mais ne peut pas prétendre au génie de son prédécesseur.


Inutile de se mentir, malgré de multiples tentatives, Fear factory ne renouvèlera jamais l’exploit initial.

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 20:46

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Nouveau basculement dans la violence musicale avec un groupe doté d’une fort belle cote à la fin des années 90, Fear factory.

Californiens, les membres du groupe ont la bonne idée à l'orée des années 90 de croiser leurs influences (death-thrash metal) de sonorités industrielles plus que poussées le tout en créant un univers futuriste cauchemardesque nourri d’œuvres de science fiction narrant l’opposition entre hommes et machines douées de volonté autonome.

En 1995 voit donc le jour « Demanufacture »  première vraie tentative musicale illustrant cette curieuse tentative.

Fear factory est alors composé de Burton C Bell au chant, Dino Cazares à la guitare, Christian Olde Wolbers à la basse, Raymonde Herrera à la batterie et de Rhys Fulber aux claviers.

Avec sa belle pochette énigmatique montrant une mutation génétique (logique ?) d’un squelette organique en métal, « Demanufacture » met immédiatement dans l’ambiance en déployant un cyber-thrash violent aux rythmiques explosives teintées de froides sonorités technologiques.

Le chant de Bell est ici dur et hargneux pour un résultat très agressif.

Sur « Self bias resistor » il introduit quelques variations plus mélodiques notamment sur les refrains particulièrement réussis.

Cette versatilité entre death rugueux et mélodies plus aériennes constituera l’une des clés de la formule magique du groupe.

La paire Herrera-Wolbers apporte son infernale puissance de feu, Cazares ses riffs de mammouth, Fulber des univers plus doux et mystérieux, Bell faisant la jonction permanente entre ses mondes entrant en collision.

Le niveau monte encore avec « Zero signal » qui pousse encore plus loin l’apport des machines et la fluidité des refrains cette fois emplis d’une authentique grâce.

Puis vient le tube du groupe, « Replica » qui pousse l’efficacité de la formule à son paroxysme entre terribles assauts de marteaux piqueurs industriels et beauté aérienne transcendantale.

On revient à des choses plus basiques sur « New breed » très bourrin et frontal avant de passer à un registre étonnamment mélodique sur « Dog day sunrise » ou Bell révèle toute l’étendue de son étonnant talent vocal.

Mais Fear factory n’a pas tiré son dernier rayon laser puisqu’arrive le terrifiant « Body hammer » qui alterne passages d’une lourdeur pachydermique avec belles envolées en forme de chant du cygne.

L’usine à créer de la peur se fait en apparence encore plus rude sur « Flashpoint » avant de basculer dans une ambiance quasi religieuse purement envoutante.
L’auditeur est pris à la gorge par l’introduction de « Hunter-Killer » qui reproduit une communication entre forces de police pour lancer un titre porté par une rythmique folle furieuse et des refrains d’une force inouïe.

Fear factory fait encore une fois forte impression en mélangeant enfer industriel et grâce divine apaisante sur « Pissechrist » et se surpasse définitivement sur « A therapy for pain » incroyable complainte à l’atmosphère religieuse grandiose.

En conclusion, « Demanufacture » est un chef d’œuvre incontestable et une véritable synthèse vivante de ce que l’on peut faire de mieux en terme de metal industriel.

Après un début des plus rugueux, l’album dévoile peu à peu ses contours d’une richesse infinie, montrant des subtilités inattendues avant d’atteindre une sorte d’état de grâce absolue.

La violence symbolisée par les machines est en effet très présente tout au long du disque.

Elle se caractérise par des rythmiques pilonnant sans relâche comme d’infernaux marteaux piqueurs pilotés par une unité centrale devenue folle.

Au milieu de cet océan de rage mécanique surnage quelques bribes d’une humanité, fragile, touchante, aspirant vers une élévation spirituelle pour accéder au salut divin et fuir le cauchemar industriel qu’elle a elle-même crée.

Bell incarne formidablement ces deux versants du monde partagé entre violence et désir d’élévation.

 Le tout fait une œuvre unique, magistrale du métal moderne.

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 21:58

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4

 

 

Dans la catégorie monstre de l’histoire du rock, il manquait à mon palmarès « Nevermind » de Nirvana.

Sorti en 1991, « Nevermind » marque l’explosion du phénomène Grunge qui brulera de mille feux avant de se consumer trois ans après avec la mort de son leader Kurt Cobain laissant ses deux acolytes le bassiste géant Krist Novoselic et le batteur surdoué Dave Grohl orphelins à tout jamais.

En 1991, Nirvana est un groupe de l’underground assimilé au rock alternatif tendance punk et les ventes aussi colossales qu’inespérées de ce disque vont changer son statut en propulsant ses membres superstars de la musique et leaders de toute une génération en proie à un vaste mal être adolescent tendance nihiliste voir suicidaire.

Trop lourd à supporter donc pour les frêles épaules de musiciens d’une vingtaine d’années qui n’avaient rien demandé à personnes …

Mais délaissons l’aspect sociologique certes passionnant, pour nous focaliser sur l’œuvre en elle-même.

Avec sa pochette presque politiquement correcte représentant un bébé aquatique déjà attiré par l’appât du gain, « Nevermind » débute par ni plus ni moins qu’un des plus grands tubes de l’histoire du rock, « Smells like teen spirit » .

Porté par un riff imparable et par l’équilibre parfait entre accalmies à fleurs de peaux et brutaux déchainements de violence, « Smells like teen spirit » est indiscutablement le hit de Nirvana, relayé par un incommensurable matraquage vidéo sur la chaine MTV.

Secoué par la puissance du choc initial, l’auditeur avance en titubant vers la suite, encaissant un « In bloom » plus calme et passe partout avant d’être pris à revers par la mélodie d’un « Come as you are » ou la voix déchirante de Cobain véhicule une charge émotionnelle purement irrésistible.

Nirvana ressort les armes à feu avec « Breed » sauvage, destroy à la limite du punk enchainé d’un « Lithium » dont les lourdes vagues progressive d’énergie pure viennent frapper de plein fouet l’auditeur ravi de pareil traitement.

Un court break est donné avec « Polly » charmante ballade acoustique avant le féroce concentré de violence pure « Territorial pissings » .

Une baisse de niveau se fait sentir sur le plus fade et tortueux « Drain you » puis sur le déstructuré « Lounge act » avant que l’infernale machine à asséner une pluie de riffs tranchants au milieu d’une tornade d’énergie brute ne reprenne brutalement vie sur « Stay away ».

Saoulé de coups, on attaque l’esprit détaché la fin de l’album qui arrive avec « On a plain » rock mélodique agréable et une ultime et magnifique ballade « Something in the way » ou toute la sensibilité mise à nue du chanteur s’exprime.

En conclusion, qu’on aime ou qu’on aime pas Nirvana, « Nevermind » est un très grand album qui n’a pas loin de la usurpé sa réputation culte.

Au sommet de son art, Nirvana produit de véritables bombes Grunge, comprimant le coté mélodique de la pop et la férocité du punk pour créer une nouvelle musique aussi puissante qu’émotionnelle.

On sent que les musiciens ne font pas semblant, se vident les tripes sans calculer ou chercher à plaire.

Le résultat est aussi authentique, douloureux, brutal, déchirant et émouvant qu’un accouchement au forceps.

Impossible donc de ne pas être emporté par l’ambiance de révolte, de rage mais aussi de désespoir de ce disque d'écorchés vifs doublés de défoncés nihilistes.

Cette qualité musicale et cette intensité quasi surnaturelle furent sans nul doute ce qui toucha les masses et provoqua l’adhésion de tous les rockers punk, hard ou pop en mal de héros qui se retrouvèrent derrière cet album puissamment fédérateur.

« Nevermind » ou le meilleur album de Nirvana et un classique incontournable pour tout fan de rock qui se respecte.

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 20:32

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Identifié comme l’ennemi public numéro un lors de sa courte vie dans les années 70, le gangster Jacques Mesrine ne parlait pas forcément aux jeunes générations jusqu’à ce que Jean-François Richet décide d’adapter sa vie au cinéma en deux films sortis en 2008.

Le premier d’entre eux « Mesrine, l’instinct de mort » est sans nul doute le plus intéressant car il raconte la genèse du criminel, qui après son service militaire effectuée pendant la Guerre d’Algérie se montre incapable de suivre le style de vie de ses parents petits bourgeois commerçants.

Solidement bâti, sur de lui, et plutôt bel homme, Mesrine (Vincent Cassel) commence alors à sortir la nuit à Pigalle, à fréquenter les lieux de tripots et de prostitutions avec son ami Paul (Gilles Lelouche).

Après quelques cambriolages, Paul présente Jacques à Guido (Gérard Depardieu) membre de l’OAS et caïd de Pigalle qui l’embauche comme homme de main.

Rapidement, Mesrine se distingue par l’extrême violence dont il est capable, lorsqu’il enterre encore vivant un proxénète maghrébin qui a défiguré une de ses amie prostituée.

Véritable tête brulée, il montre une prédilection pour les enlèvements contre rançon ou les hold ups et fait logiquement de la prison après des tentatives ratées.

Au cours de vacances en Espagne, il rencontre Sofia (Elena Anaya) espagnole qu’il épousera alors qu’elle est enceinte.

Sofia tente d’éloigner Mesrine des chemins boueux de la criminalité et semble temporairement y parvenir lorsque celui travaille dans une entreprise de maquettage mais la perte de son emploi le replonge dans ses vieux démons.

Décidé à renouer avec Guido, Mesrine redouble de violence à l’égard de sa femme et ne prête pas attention à son départ.

Il rencontre Jeanne Schneider (Cécile de France) une escort girl qui deviendra sa maitresse.

Mais l’homme est difficilement contrôlable, et il se met à braquer les casino de parrains de la pègre ce qui lui vaut quelques inimités et l’oblige à s’exiler avec Jeanne au Canada pour échapper au cycle sanglant des règlements de comptes.

Au Canada, il tente de trouver des travails honnêtes (ouvrier dans le bâtiment, chauffeur) mais replonge dans le crime en enlevant le milliardaire paralytique pour qui il travaillait.

L’enlèvement échoue mais Mesrine fait la connaissance de Jean-Paul Mercier (Roy Dupuis) un québécois révolutionnaire aussi brutal que lui.

Arrété aux Etats Unis il est extradé au Canada et interné dans un QHS (Quartier de Haute Sécurité) d’une prison aux méthodes très dures assimilées à des actes de tortures (privations de sommeil, de lumière, gazage, tabassage répétés).

Plus remonté que jamais par son passage en QHS, Mesrine parvient avec Mercier à réussir une évasion extrêmement osée.

Les deux hommes en cavale dans la foret canadienne tuent deux gardes forestiers et armés d’armes de guerre, prennent d’assaut la prison pour libérer leurs camarades.

Bien entendu cette folle tentative échoue après une fusillade d’une férocité inouïe.

Le film s’achève sur la possibilité du retour de Mesrine en France ou Jeanne purge sa peine et ou ses amis Guido et Paul ont été assassinés, victime des règlements de compte entre OAS ou criminels.

En conclusion, même si je n‘ai aucune fascination pour le parcours de cet homme, « Mesrine, l’instinct de mort » est un film intense, très bien mené, servi par une interprétation magistrale de Vincent Cassel (césarisé pour sa prestation !) qui dégage exactement le niveau de charisme et de violence qu’on attend de la part d’un personnage aussi hors du commun.

Même si le but du cinéma est de romancer la réalité, on en peut s’empêcher d’être impressionné par le courage un brin suicidaire de ce voyou malin, déterminé et prêt à toutes les audaces.

Personnage instable, violent porté sur les coups d’éclat spectaculaire apportant un enrichissement rapide, Mesrine montre un dangereux exemple auprès de certaines personnes faibles tentés par cette voie fatalement sans issue.

On pense par exemple au « Gang des Barbares » de Bagneux, tentés par des coups d’éclats d’une violence inouïe dans le but d’un profit immédiat.

Mis à pat ces quelques restrictions, on ne peut que rester admiratif devant le savoir faire du réalisateur et la qualité incroyable du jeu d’acteur de Gilles Lelouche et Gérard Depardieu.

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Published by Seth - dans Policier
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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 19:37

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3

 

 

Dans la série classique du film d’époque, « Braveheart » se pose comme une référence.

Sorti en 1995, le film rafla en effet cinq oscars et marqua l’apogée artistique et commerciale de Mel Gibson en tant que réalisateur et acteur avant une brutale descente aux enfers suites à des problèmes personnels (alcoolisme, violences conjugales, antisémitisme).

Long de trois heures, « Braveheart » raconte l’épopée de William Wallace (Mel Gibson) chevalier écossais qui provoqua une guerre d’indépendance contre la toute puissante Angleterre du roi Edouard 1er  (Patrick Mc Goohan) au XIII iéme siècle après Jésus Christ.

Le film présente de manière schématique une Ecosse écrasée par les lois anglaises notamment le droit de cuissage exercé par les nobles anglais sur les jeunes épouses des écossais.

Wallace fou amoureux de son amour d’enfance Murron (Catherine Mc Cormack) réagit brutalement à une tentative de viol de soldats anglais ce qui provoque la mort en représailles de sa belle.

Ivre de rage, il se lance dans un raid punitif contre les soldats anglais et déclenche une révolte en chaine parmi les autres écossais qui massacre leurs bourreaux.

Pris dans un engrenage, Wallace montre ses capacités de chef en mobilisant des hommes surmotivés prêt à briser le joug anglais et inflige de sérieuses défaites à ses adversaires pourtant mieux équipés avec des arcs et une cavalerie.

Edouard 1er parti en France s’assurer de la consolidation de la paix avec ses rivaux de toujours, regrette amèrement d’avoir laissé le commandement à son fils Edouard II présenté comme homosexuel et peu enclin à diriger.

Mais même Edouard 1er doit admettre que Wallace est un redoutable chef militaire capable de défaire l’Angleterre sur ses propres territoires.

Il se montre alors brillant stratège politique en utilisant Isabelle de France (Sophie Marceau) la femme de son fils comme médiateur afin d’amadouer la position de son rival et joue ensuite habilement sur la traitrise des nobles écossais qui préfèrent préserver leurs terres en restant sous domination anglaise plutôt que de toute perdre dans une hasardeuse guerre d’indépendance.

Wallace finit par être victime de cette politique et est finalement défait après avoir essuyé la trahison de Robert le Bruce (Angus Mc Fadyen) le roi d’Ecosse.

Arrêté, Wallace demeure fidèle à ses principes d’intransigeance et meurt après avoir été supplicié en public et entrevu Murron en rêve le rassurer.

Mais la mort de Wallace sert tout du moins de détonateur pour Robert le Bruce qui s’avise de son erreur et terminera le combat pour l’indépendance de l’Ecosse.
En conclusion, « Braveheart » est un film reposant sur des idées simples et fortes ce qui explique son coté universel (la lutte pour la liberté) et son immense succès populaire.

Son intérêt principal est pour moi l’envergure des ses immenses batailles médiévales ou la férocité des combattants s’exprime dans de sanglants corps à corps à l’arme blanche.

Assez astucieusement, Gibson introduit une dimension romantique avec sa bien aimée décédée qui lui apparait en rêve pour le guider et le rassurer, ce qui lui permet d’adoucir quelque peu l’odyssée guerrière de son héros et de toucher un public féminin en général réceptif à ce type d’histoire.

Loin de partager l’engouement des critiques pour « Braveheart » , je salue cependant son efficacité et son sens du spectacle sans y trouver pourtant le moindre génie.

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Published by Seth - dans Histoire
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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 12:51

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4

 

 

Grand amateur de mythologie et de culture hellène, mais également du film « 300 » de Zack Snyder, je suis bien entendu aller avoir « Les immortels » de l’indien Tarsem Singh sorti sur les écrans en cette fin d’année 2011.

Disons le tout de go, la mythologie grecque d’Hésiode et d’Homère est ici allégrement trafiquée, déformée, amalgamée au profit d’une histoire forte et spectaculaire.

Le roi de Crète, Hypérion (Mickey Rourke !) est un tyran sanguinaire, avide de pouvoir qui reve de retrouver le fabuleux arc d’Epire forgé par Hephaistos, seul capable de réveiller les Titans retenus prisonniers sous le Mont Tartare à la suite de leur combat perdu contre les Dieux de l’Olympe.

A la tete d’une féroce armée de guerrier masqués appelées les Heraklions, il cherche à ce que l’Oracle Phèdre (Freida Pinto) du temple des Sibylles lui révèke ou est caché l’arc mas la jeune femme reste aussi muette que ses trois sœurs protectrices.

Du coté du Mont Tartare vit Thésée (Henry Cavill) qui doit faire valoir son habilité au combat pour que son origine batarde soit respectée.

Avertis par des soldats de la progression des Heraklions dans leur direction, les villageois  partent se retrancher derriere une haute muraille prêt du Mont Tartare.

Thésée est enrolé dans l’armée en raison de ses capacités guerrieres mais les Grecs sont trahis par l’un des leurs Lysandre qui révèle à Hyperion toutes les informations dont il a besoin.

Pour le remercier, Hyperion le défigure et le chatre.

Thésée est pris de cours lors du premier face à face avec les troupes d’Hyperion.

Hyperion excécute sa mère sous ses yeux, le capture et l’envoi travailler dans les mines de sel.

Il y rencontre le voleur Stavros (Stephen Dorff) , Phèdre et ses sœurs qui leur proposent un plan d’évasion.

Phèdre lit l’avenir glorieux de Thésée et se sent attirée par lui car il est le protégé des Dieux notament Zeus qui sous les traits d’un viel homme l’a formé.

Conscient d’ailleurs de la menace du reveil des Titans, Zeus interdit pourtant à ses enfants (Apollon, Athéna, Poseidon) d’intervenir dans le cours des événements, préférant leur faire confiance pour résoudre les problèmes seuls.

Pourtant Poséidon, Apollon et Athéna violent la régle et sauvent Thésée des plusieurs guet apens tendus par les soldats d’Hyperion ce qui provoque le courroux du père des Dieux.

En enterrant sa Mère dans le temps sacré, Thésée découvre l’arc d’Epire et doit combattre le Minotaure qui dans le film est un soldat d’élite d’Hyperion.

Après une lutte farouche, Thésée triomphe de la bete et la décapite.

Il a une liaison amoureuse avec Phèdre qui accepte de perdre sa virginité et ses dons d’oracle qui lui pésent comme un trop lourd fardeau.

Mais Hyperion décidement infernal parvient à récupérer l’arc divin et lance donc toutes ses troupes à l’assaut des portes du Mont Tartare.

Thésée rejoint les insurgés et malgré la passivité du Conseil, vient les galvaniser pour faire face aux féroces soldats d’Hyperion.

Son discours est une ode typique à l’heroisme grec, ou une mort précoce mais glorieuse est préférable à une vie longue sans honneur.

L’affrontement atteint alors des sommets de violence, ce qui n’empeche pas Hyperion doté de l’arc magique de pouvoir réveiller les Titans endormis.

Ceux-ci ressemblant à des indiens sanguinaires se montrent particulièrement féroces dans un combat hors du commun face aux Dieux Olympiens venus secourir les humains.

Alors que les Olympiens chutent les uns après les autres sous les coups des Titans et que Thésée lutte de maniére acharnée contre Hyperion, Zeus choisit d’ébranler les montagnes et provoque la destruction du Mont Tartare afin de neutraliser à tout jamais les Titans.

Thésée qui vient de tuer Hyperion et de venger sa Mère meurt donc en héros ensevli sous des tonnes de pierre.

Mais son fils Asamas, né de l’union avec Phèdre, grandit sous la protection de Zeus dans la mémoire glorieuse des exploits de son pére, terrasseur du Minotaure, d’Hyperion et sauveur de l’humanité.

En conclusion, « Les immortels » est une grande fresque d’aventure valant surtout le détour pour son ampleur et l’efficacité des ses effets spéciaux décuplés par le 3-D.

Bien entendu l’aspect mythologique est un peu bafoué, la plus grande déception concernant les Titans sensés etre des Géants aussi nobles que les Dieux et non des sauvageons primitfs et sanguinaires.

Les capacités des Dieux sont également insultés, ceux-ci s’abaissant la plupart du temps à des close combats au lieu de faire valoir leurs pouvoirs divins.

A priori Arès tout comme Athéna devraient être à peu prêt invincible au combat, Zeus user de la foudre, Poseidon soulever les mers ou invoquer d’invincibles monstres marins, Hadès utiliser le casque de son invisibilité et Apollon sa puissance solaire.

Il reste tout de meme une grande maestria technique de Singh, des images d’une beauté à couper le souffle et des combats sanguinaires évoquant les  « 300 » de Zack Snyder.

Les héros sont tout à fait convainquants que ce soit Cavill en beau mec athlétique, Rourke impressionnant en chef de guerre impitoyable ou Pinto à la beauté orientale purement ensorcelante.

Aussi malgré quelques imperfections, le passionné de culture héllène que je suis ne peux qu’apprécier ce type de divertissement.



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