Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 22:54

rollerball.jpg

2

 

 

J’ai depuis longtemps entendu parler du film « Rollerball » réalisé en 1975 par Norman Jewison.

Adapté d’une nouvelle de William Harrison, « Rollerball » dépeint un monde futuriste ou des compétitions  sportives se jouent entre plusieurs équipes circulant à vive allure en patins sur un anneau de vitesse pour récupérer une balle en acier et la mettre dans une cible.

Les équipes sont équipées de protections comme les casques et épaulettes de footballeurs américains mais également de pointes sur leurs gants.

Le Rollerball se caractérise par sa grande violence puisque l’agression physique de l’adversaire est permise voir la mise à mort.

Les compétitions organisées par les puissantes Corporations d’hommes d’affaires  drainent les foules et rendent les champions de ces équipes extrêmement populaires.

Jonathan E (James Caan) est incontestablement le meilleur joueur du monde, une véritable star qui joue pour l’équipe de Houston.

Après que Houston se soit qualifié pour les demi finales d’un championnat du monde après avoir battu Madrid, Jonathan est convoqué par Bartholomew (John Houseman) qui lui apprend que la Corporation souhaite qu’il prenne sa retraite avant la demi finale contre Tokyo.

Mais le champion ne se laisse pas faire,  il effectue des recherches pour comprendre d’où viennent les Corporations et exige de revoir son ex femme Ella (Maud Adams).

On comprend que la Corporation contrôle tout, l’état, l ‘économie, y compris la vie privée des gens.

Jonathan joue tout de même le match contre Tokyo qui se révèle d’une violence extrême avec de nombreux décès.

Il permet à son équipe de le remporter in extremis mais son ami l’insupportable hâbleur Moonpie (John Beck) est grièvement blessé et laissé après la partie en état de mort clinique.

Malgré les menaces des Corporations, Jonathan ne raccroche pas.

Même si ses recherches dans la bibliothèque de Lausanne ne donnent rien, le super ordinateur gérant la banque de donnée mondiale buggant au moment de fournir des informations sur les Corporations, Jonathan capitule pas et ne cède pas non plus à Ella qui tente de le convaincre de se plier aux exigences des dirigeants.

La finale entre New York et Houston se déroule sans pénalités ni limitations de temps ce qui entraine une recrudescence de violences et l’élimination systématique des joueurs.

Décidément intouchable, Jonathan est pourtant le dernier survivant de ce jeu de massacre.

Il est l’homme qui a tenu tête à la Corporation.

En conclusion, bien que passablement surestimé « Rollerball » est un film singulier qu’il faut avoir vu une fois dans vie.

Très daté, « Rollerball » ne contient aucun effet spécial et son apparence de science fiction des années 70 fait aujourd’hui franchement sourire.

Les acteurs sont assez quelconques si ce n’est le charismatique James Caan qui polarise à lui seul toute l’attention du film sur lui.

On trouvera sans doute plus intéressant le fond du film, cette critique des compétitions sportives très brutales (football américain, hockey) vécues comme des exutoires à des vies confortables, aseptisées et contrôlées de bout en bout.

Comme dans la plupart des sports collectif (dont notre bon vieux football européen) les sportifs de Rollerball sont considérés comme des produits marketing  par les hommes d’affaires uniquement intéressé par le contrôle et le profit.

Dans ce monde détestable, Caan incarne le grain de sable qui vient gripper les rouages du système, parce que sa conscience et son humanité ne sont pas mortes.

C’est sous cet aspect finalement assez réjouissant que « Rollerball » peut interpeller et on ne peut s’empêcher de voir un parallèle avec l’essor actuel des sports ultra violents comme l’ultimate fighting dans notre société pour l’essentiel peuplée de sédentaires surinformés.

Le film eut un fort impact en son temps et influença d’autres créateurs comme le français Yves Boisset  pour « Le prix du danger » , Buichi Terasawa pour son « Rug ball » dans le manga « Cobra » ou John Mc Tiernan qui en fit un remake en 2001.


Repost 0
19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 21:46

captainamerica.jpg

5

 

 

Grand moment sans doute avec la sortie somme toute assez tardive de « Captain america : first avenger » par Joe Johnston en 2011.

Sortie tardive car l’adaptation du célèbre comic book crée par Jack Kirby et  Joe Simon dans les années 40 vient en tout dernier par rapport aux autres principaux vengeurs qui sont Hulk, Iron man et Thor.

On peut attribuer ces difficultés aux échecs des précédentes tentatives d’adaptation du Captain en 1979 et 1990 mais également à la tache épineuse de rendre actuel un super héros très connoté avant guerre.

Johnston est cependant très rigoureux et fidèle à la légende de l’homme au bouclier et place son histoire en plein début de la Seconde guerre mondiale ou Steve Rogers (Chris Evans) jeune new yorkais au physique malingre est systématiquement recalé dans ses tentatives d’inscription dans l’armée.

Mais la motivation et le patriotisme de Rogers vont marquer le docteur Erskine (Stanley Tucci) scientifique transfuge allemand qui recherche un cobaye pour tester un sérum destiné à créer des super soldats américains.

Alors que son ami Bucky Barnes (Sebastian Stan)  part au front en Europe, Rogers accepte de subir une injection qui modifie son métabolisme et pousse ses capacités physiques (forces, agilité, vitesse, endurance) au maximum du niveau humain.

Mais Erskine est assassiné par un espion allemand travaillant pour l’Hydra, la division recherche scientifique du III iéme Reich dirigée par le mégalomane Crane Rouge (Hugo Weaving).

Avant de mourir Erskine révèle à Rogers que Crane Rouge a également subi une injection de sérum mais que le produit n’étant pas totalement au point a eu de fâcheux effets secondaires comme une mutation physique et un décuplement de sa folie latente.

A la tête d’une petite armée de mercenaires, Crane Rouge est en effet parvenu à dérober un cube cosmique source d’énergie des dieux nordiques et avec l’aide du scientifique Arnim Zola (Toby Jones) a canaliser cette puissance divine pour produire des armes capables de faire de lui le maitre de la planète.

Rogers qui voulait combattre au front est utilisé comme mascotte se produisant dans des spectacles de music hall afin de réaliser la propagande pro américaine.

Rebaptisé Captain america et affublé d’un ridicule costume aux couleurs de la bannière étoilée il végète et se sent inutile.

Mais le beau major Sharon Carter (Hayley Atwell) lui redonne confiance en lui et le pousse à libérer des soldats américains retenus en otages en Italie par l’Hydra en utilisant ses incroyables capacités.

Regonflé à bloc par Sharon qui n‘est  pas insensible à son charme, Captain america se voit doté par le scientifique Howard Stark (Dominic Cooper) d’un équipement plus étoffé comme un costume renforcé et un bouclier indestructible composé de vibranium qui deviendra son embléme ainsi que son arme principale.

Il compose alors une petite équipe multi culturelle de braves avec son ami Bucky, un français, un anglais, un noir et un asiatique et commence à causer de graves dommages aux bases de l’Hydra.

Captain et ses hommes capturent Arnim Zola dans un train militaire roulant à vive allure dans les montagnes mais ce succès est entaché de la mort de Bucky qui tombe dans un ravin.

Zola finit par révéler à l’armée américaine les plans de Crane rouge pour rayer de la carte les principales villes du globe à l’aide de bombes énergétiques lancées depuis une gigantesque aile volante.

Captain et l’armée américaine attaquent la base secrète de Crane rouge mais ne peuvent l’empêcher de fuir à bord de son aile volante.

Captain s’embarque sur l’aile volante et après une lutte acharnée ultra spectaculaire, voit Crane rouge se faire consumer par la puissance divine du cube cosmique.

Prenant les commandes de l’appareil, il préfère le faire écraser en Antarctique pour éviter qu’il ne tombe sur une zone occupée.

La fin du film se reboucle sur le début avec la découverte en 2010 du corps congelé du super héros de la Seconde Guerre Mondiale.

Ramené à la vie par le S.H.I.E.L.D de Nick Fury (Samuel L Jackson), Captain america se voit donc brutalement plongé dans le monde moderne.

En conclusion, si j’avais trouvé « Thor » quelque peu décevant, « Captain america : first avengeur » a comblé toute mes attentes.

J’ai apprécié la fidélité au comic book, la construction lente du héros handicapé par un physique inadapté à sa détermination et toute l’ambiance old school des années 40 avec les tenues et la publicité de l’époque.

L’histoire se tient donc remarquablement, les acteurs sont remarquables de justesse (Chris Evans, Hayley Atwell) et Crane Rouge à la tête de la célébrissime Hydra est un ennemi des plus charismatiques.

Les effets spéciaux sont efficaces avec des scènes d’action militaro-scientifiques très musclées et réussies.

Le coté patriotique et pro-américain a pu rebuter certaines personnes mais ce serait oublier le contexte de l’époque, la Seconde guerre mondiale, et le coté propagandiste complètement assumé de ce super héros symbole des valeurs américaines de liberté, de justice, de courage et de sacrifice.

Cependant on peut comprendre que dans un monde globalement cynique et sans valeurs autres que l’argent ou l’hédonisme, ce message ait du mal à passer aujourd’hui.

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 21:19

Waking_the_fury.jpg

5

 

 

Sorti en 2002, « Waking the fury » d’Annihilator est la suite logique et immédiate de « Carnival diablos » réalisé un an auparavant.

A un an d’intervalle, la composition du groupe change tout de même, Randy Black second batteur du groupe remplaçant Ray Hartman dans le jeu sans fin des chaises musicales.

La pochette assez quelconque cette fois ci endort faussement la vigilance de l’auditeur qui ne comprend ce qui lui arrive lorsque l’ouragan « Ultra motion » finit de lui tomber dessus.

Le son s’est incroyablement fortifié, densifié depuis le dernier album.

Le groupe gagne en lourdeur avec des sons presque industriels tout en conservant sa formidable vitesse d’exécution, le résultat en est une puissance de frappe absolument unique, renversante et phénoménale.

Joe Comeau est toujours aussi impérial au chant et Jeff Waters parvient dans cet ouragan de violence à greffer quelques petites touches mélodiques pour rendre l’ensemble purement irrésistible.

La violence s’atténue sur « Torn », qui propose en échange des refrains et des riffs aux mélodies mystérieuses  géniales magnifiés par un break central en forme de sombre incantation.

Frénétique et ultra cadencé avec ses reprises de vitesses permanentes, « My precious lunatic asylum » est une ode à la folie portant la marque du thrash le plus débridé qui soit.

Mais la quatrième gifle n’est pas loin, car « Striker » malgré des paroles téléphonées, développe un (relatif) mid tempo en forme de rouleau compresseur balayant tout sur son passage.

Le break central assez long avant d’annoncer la reprise de la folle canonnade est également des plus savoureux.

Annihilator ne joue pas, il mitraille inlassablement, tailladant à grand coups de shrapnels les oreilles réduites en lambeaux de l’auditeur incapable de réaction.

Ce plaisir jouissif ne cesse pas et augmente même encore sur « Ritual » mid tempo ténébreux aux refrains écrasants de puissance agrémentés d’un des plus solo de guitare qui m’ait été donné d’entendre dans ma vie.

La folle machine à broyer entre à nouveau en action sur « Prime time killing » avant de lancer une nouvelle bombe thrash, le terrible « The blackest day » , dont la rythmique millimétrique fait entrer en transe telles de profondes percussions tribales entrant en résonnance avec notre âme profonde.

Insensé, « The blackest day » l’est assurément et c’est pour cela qu’il me fait parvenir à l’orgasme musical, si rare finalement en musique mais complètement prévisible ici étant donné la succession d’infernaux coups de boutoirs.

Il faut attendre le huitième titre pour enfin redescendre sur terre à un niveau humain, avec le médiocre « Nothing to me » inspiré du hard rock d’Ac/Dc, qui se déguste comme une cigarette post coïtale,  les yeux rivés au plafond et l’esprit flottant, vaguement ailleurs.

Mais il était écrit que en l’an de grâce 2002 les Canadiens seraient intouchables.

Ils le prouvent avec « Fire power » alliant robustesse, punch et riffs mélodiques mais surtout le final « Cold blooded » à l’intensité quasi surhumaine.

En conclusion, vous l’aurez compris en lisant mes commentaires dithyrambiques « Waking the fury » est assurément mon album de thrash préféré et l’un de mes disques préférés tout court.

La raison en est simple, ce disque trouvant en effet le fragile point d’équilibre entre puissance poussée à un niveau extrême, à la limite du déraisonnable et finesse mélodique ressortant par contraste de manière sublimée.

Les métaphores sexuelles ne sont pas ici superflues tant « Waking the fury »  parvient par sa fantastique force vitale à toucher directement les centres d’un plaisir primitif, animal mais o combien profond et nécessaire à notre équilibre psychique.

Peu de gens le savent compte tenu du court passage de Comeau au sein du groupe (il sera évincé deux ans plus tard !) mais Annihilator a bel et bien réalisé un authentique chef d’œuvre avec « Waking the fury »  repoussant ici les limites du thrash metal à un niveau que je ne retrouverais sans doute jamais.

Si vous aimez les bolides qui vont vite, vous emportent et vous saoulent de vitesse pure, suivez mon conseil et installez vous dans le cockpit, sensations extrêmes garanties …

Repost 0
Published by Seth - dans Thrash Metal
commenter cet article
17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 20:28

Carnival_diablo.jpg

4

 

 

Il est parfois des moments assez excitants lorsqu’on s’apprête à écrire sur un sujet qui nous procure par avance beaucoup de plaisir.

C’est tout à fait mon état d’esprit à l’aube de chroniquer « Carnival diablos » des canadiens d’Annihilator.

Annihilator ou le groupe de thrash métal maudit par excellence, qui après un premier album phénoménal en 1989 n’a jamais pu rééditer son exploit, dévoré par le mouvement grunge naissant, la concurrence des poids lourds américains mais plus surement par ses incessants changement de personnel dus à la personnalité autoritaire du guitariste leader du groupe Jeff Waters.

Annihilator s’est aussi la valse quasi permanente des chanteurs, aussi quand le quasi inconnu Joe Comeau débarque à ce poste en 2000 on est fortement tenté de se dire « encore un de plus ».

Et bien non justement, car en 2001 sort « Carnival diablos » à la remarquable et alambiquée pochette macabre figurant une sorte de vision de l'enfer.

Décidément à contre courant je découvre alors le groupe (par hasard) avec cet album qui débute par « Denied » thrash brutal, frustre mais redoutablement précis.

La voix de Comeau rauque mais également capable de surprenantes variations dans le domaine des aigus plait immédiatement.

Le groupe raffine quelque peu sa puissance brute avec « The perfect virus » qui s’appuyant sur un riff cyclique infernal se montre irrésistible.

Retour aux bases avec « Battered » rapide, dur et étriqué avant de s’aventurer sur un registre plus lent et mélodique avec le splendide « Carnival diablos » qui montre toute la finesse du toucher de Jeff Waters.

Piochant dans diverses influences, les Canadiens miment Ac/Dc sur le plus poussif « Shallow grave » assez loin de leur répertoire naturel.

La performance de Comeau sorte de mime vocal de Bon Scott est pourtant assez bluffante.

Puis vient fugacement le tour de Judas priest, sur le monstrueux « Time bomb » , mid tempo heavy à l’ambiance obsédante et menaçante.

Annihilator revient à son style propre avec « The rush » et « Insomniac »  proposant une combinaison de thrash rapide et intense avec juste ce qu’il faut de mélodie pour faire passer la gifle.

Le bel instrumental « Liquid oval » rappelle que Waters est l’un des meilleurs guitaristes du monde avant de lancer un nouveau croisement de thrash avec des stars du heavy metal sur un  « Epic of war » influencé par Iron maiden.

Cette fois c’est Bruce Dickinson que Comeau arrive à imiter à la perfection !

L’album se termine sur un féroce « Hunter killer » épuré de toute influence extérieure et sonnant comme du pur et dur Annihilator avec en bonus un titre fantôme en forme de gag punk.

En conclusion, « Carnival diablos » est un très bon album de thrash soumis à diverses influences heavy et hard rock qui peuvent déstabiliser les puristes.

On pourra lui reprocher un certain manque d’homogénéité et de partir dans beaucoup trop de directions mais ce serait à mon sens faire preuve d’un manque d’ouverture.

Ces influences enrichissent en effet pour moi la musique du groupe, qui reste de toute façon foncièrement agressive.

Les riffs dévastateurs de Waters sont en effet toujours présents tout comme les tempo supersoniques du thrash et le nouveau venu Joe Comeau se montre d’un niveau proche de la première division des chanteurs de métal avec un registre d’une étonnante amplitude.

Repost 0
Published by Seth - dans Thrash Metal
commenter cet article
17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 19:37

super_8.jpg

1

 

 

Ambiance teintée de nostalgie avec « Super 8 » de J.J Abrams et coproduit par Steven Spielberg.

Sorti sur les écrans en 2011, « Super 8 » raconte en 1979 les aventures d’une bande d’adolescents d’une petite ville américaine appelée Lillian qui alors qu’ils tournent un film d’horreur amateur, sont témoins d’une catastrophe ferroviaire.

La catastrophe est provoquée par un biologiste, le Docteur Woodward  (Glyn Turman) qui met volontairement son pickup sur les rails de chemin de fer.

Les adolescents rescapés découvrent que la cargaison du train est formée de mystérieux cubes mais ils n’ont pas le temps de satisfaire plus en avant leur curiosité puisque l’US air force ne tarde pas à débarquer et à boucler tout le périmètre.

Les militaires embarquent le biologiste grièvement blessé et procèdent à de mystérieuses investigations.

La petite bande reprend ses activités mais d’étranges phénomènes ne tardent pas à se produire dans la ville, avec le vol d’objets comme les moteurs, des coupures de courant à répétition ou plus grave la disparition de personnes comme le sheriff.

Cette situation dure dans le temps, laissant un climat de tension s’installer progressivement au sein de la population.

Au sein de la petite bande, le réalisateur amateur est Charles Kaznyk (Riley Griffiths) , adolescent joufflu et créatif, les acteurs principaux sont Joe (Joel Courtney) le fils du shérif adjoint Jack Lamb (Kyle Chandler) qui vient de perdre sa mère dans un accident d’usine et Alice Dainard (Elle Farning) fille d’un homme alcoolique et violent arrété de nombreuses fois.

Entre Joe et Alice l’attraction est visiblement manifeste, même si la jeune fille révèle que son père est indirectement à l’origine de l’accident qui a couté la vie à sa mère.

Bien vite il apparait que la cargaison du train militaire est un monstre et que celui-ci sème la terreur au sein de Lillian.

La petite équipe de cinéaste amateur trouve sur la caméra laissée sur place la preuve de l’existence du monstre et décide d’aller visiter les archives du docteur Woodward.

Ils découvrent alors que le scientifique a travaillé sur un programme militaire visant a exploiter la technologie d’un extra terrestre échoué sur terre, mais que touché par un contact physique, Woodward a développé un lien télépathique suffisamment fort avec le monstre pour essayer de le faire évader.

Policier consciencieux et courageux, Lamb se heurte aux représentants de l’armée qui ne lui révèlent aucune information quand à l’origine de leurs recherches.

Gênant, Lamb va jusqu’à être arrêté alors que l‘armée décide d‘évacuer la ville..

Mais l’enlèvement d’Alice par le monstre et l’attaque d’un bus de l’armée ou sont détenus les adolescents vont tout bouleverser.

Prenant leur courage à deux mains, les adolescents s’enfoncent dans la tanière du monstre pour retrouver et libérer leur amie.

Ils la trouvent (vivante !)  au milieu de corps entreposés et du matériel entreposé destiné à créer assez d’énergie et de matière pour construire un nouveau vaisseau spatial.

Assez inexplicablement, Joey parvient à entrainer en communication avec le monstre qui épargne les adolescents.

Il peut donc quitter la terre et retourner chez lui …

En conclusion, malgré la pluie d’éloges sur son compte, « Super 8 » m’a profondément déplu.

Son seul aspect touchant réside pour moi dans son coté hommage aux films de science fiction vintage des années 80 comme « E.T » la poésie et le merveilleux en moins.

Dans « Super 8 » manque cruellement le lien entre l’enfant et le monstre, un monstre atroce au physique arachnéen plus prompt à donner des cauchemars qu’à attendrir.

Tout est ici caricatural, le rôle de l’armée, irresponsable et inhumaine mais finalement dépassée par les événements, le gentil biologiste (noir) tué au début, l’héroïne blonde, les mauvais garçons à cheveux longs, le bon flic de bourgade, viril, paternaliste et soucieux de ses concitoyens, l’histoire d’amour façon Roméo et Juliette de banlieue et le pseudo registre émotionnel avec la perte de la mère dés le début.

Les effets spéciaux bien que réussis n’impressionnent plus personne à l’ère du 3D ce qui s’avère plus que fâcheux pour un film de science fiction.

Ceci ajouté à des mauvaises blagues pour gamins de dix ans rend ce divertissement largement frelaté.

« Super 8 » a donc le gout et la couleur de l’ancien sans jamais en avoir capturé l’essentiel.

Repost 0
16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 21:59

Ragging_bull.jpg

4

 

 

La boxe a toujours occupé une part importante dans ces colonnes, aussi est-ce avec un grand plaisir que je vais ici m’intéresser à « Raging bull » de Martin Scorcese.

Sorti en 1980, « Raging bull » raconte la vie du boxeur italo américain Jake Lamotta (Robert De Niro) , champion du monde des poids moyens dans les années 50.

Entrainé par son frère Joey (Joe Pesci) , Jake est un enfant du quartier italien du Bronx ou il a forgé sa dureté légendaire.

Forte tête, indépendant, il refuse contrairement à son frère de fréquenter de trop prêt la mafia locale qui pourrait pourtant lui faciliter son ascension au titre.

Un jour à la piscine de quartier, Jake à le coup de foudre pour Vickie (Cathy Moriarty) belle blonde platine qui fréquente quelques mafieux locaux comme Salvy Batts (Franck Vincent) ennemi juré de Jake.

Mais Jake vit une passion à l’état le plus brut qui lui fait quitter sa femme et ses enfants pour épouser la belle.

Parallèlement à sa tumultueuse vie privée, Jake s’entraine dur et combat Sugar Ray Robinson (Johnny Barnes) boxeur élégant et surdoué, antithèse parfaite du style violent et heurté de celui qu’on surnomme le taureau du Bronx.

Ces combats épiques entre Lamotta et Robinson seront magnifiés par le noir et blanc de la caméra de Scorcese.

Bien qu’ayant une fois détrôné le champion et décroché la ceinture puis défendu son titre face à plusieurs challengers dont le français Marcel Cerdan, Lamotta est finalement victime de son tempérament instable.

Autodestructeur, jaloux jusqu’à la pathologie, Lamotta soupçonne sans cesse ses proches dont sa femme et son frère de le tromper.

Battu encore une ultime fois par Robinson, Lamotta finit par perdre Vicky et Joey qui ne supportent plus sa brutalité incontrolable.

Il arrête donc la boxe, prend une vingtaine de kilos, achète un cabaret de nuit qui ne tarde pas à faire faillite après des problèmes de moeurs.

Lamotta finit sa vie de manière minable, seul, obèse et fauché dans la déchéance absolue dans ce qui symbolise le mieux la grandeur et la décadence des boxeurs les plus flamboyants.

En conclusion, « Raging bull » est un grand, un très grand film sur la boxe.

Plus sombre, âpre et pessimiste (certains diront réaliste !)  que le « Rocky » de Sylvester Stallone sorti quatre ans plus tôt, « Raging bull » est incarné par de formidables acteurs, De Niro en tête avec ses ahurissantes transformations physiques et une technique de boxe des plus crédibles.

Scorcese décrit ce qu’il connait le mieux, le monde des émigrés italo-américains, petits voyous hauts en couleur, gérant de manière familiale leur petit pré carré.

Sa caméra rend un hommage élégant à ce sport violent et magnifique ou deux hommes vont physiquement  au bout d’eux meme dans un affrontement ultime issu du fond des ages.

Doué mais brutal et instable, Lamotta parait comme un homme à la personnalité incontrolable le menant inexorablement au néant.

Beaucoup de boxeurs comme Christophe Tiozzo ont malheureusement connu des parcours analogues.

Aujourd’hui beaucoup considèrent avec raison « Raging bull » comme le meilleur film de tous les temps sur le noble art.

Repost 0
Published by Seth - dans Sport
commenter cet article
16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 21:24

maitre_haut_chateau.jpg

2

 

 

J’ai déjà exprimé plusieurs fois en ces colonnes quelques réserves sur les œuvres de Philip K Dick.

Mais persévérant j’ai tout de même malgré celles-ci lu « Le maitre du haut château ».

Ecrit en 1962 donc dans une phase de jeunesse, « Le maitre du haut château » est une urochronie décrivant le monde post seconde guerre mondiale mais après que les Allemands et les Japonais aient remporté la victoire sur les troupes Alliées.

Les Japonais occupent donc toute la zone pacifique dont les Etats Unis, les Allemands l’Europe dont la Russie.

Les Nazis ont pu mettre en œuvre leurs plans de génocide à une échelle planétaire, faisant de l’Europe de l’Est un désert et étendant leur puissance de destruction au continent africain qui a servi de gigantesque laboratoire à leurs volonté d’extermination rationnelle.

Même si économiquement le régime du III iéme Reich est un désastre, les découvertes scientifiques de la seconde guerre mondiale ont permis aux Nazis de se lancer dans la conquête spatiale avec des volontés de colonisation.

Hitler à bout de course estici  dans un asile psychiatrique et c’est Martin Bormann son bras droit qui a pris la suite.

Bien que réduits à l’état de citoyens de seconde zone dans leur propre pays, les américains sont tout de même mieux traités par les Japonais qui les ont simplement colonisés sans les massacrer.

Dans ce monde américain remodelé, Dick fait graviter plusieurs personnages, Robert Childan, antiquaire, qui vend des objets de collections aux Japonais envers qui il a développé un fort complexe d’infériorité, Franck Frink, ouvrier d’origine juive qui après quelques magouilles concernant la falsification d’objets d’art cherche à se reconvertir dans l’artisanat, son ex femme Juliana devenue professeur de judo qui fréquente un mystérieux italien nommé et le japonais Monsieur Tagomi, représentant du consul japonais qui attend un commercial suédois nommé Monsieur Baynes pour un rendez vous d’affaire.

Il s’avère en réalité que Baynes n’est pas suédois mais un agent de l’espionnage allemand (Abwehr) qu’une faction divergente de SD Nazis va chercher à récupérer.

En toile de fond du récit figure « La Sauterelle » un livre interdit et scandaleux écrit par un auteur se terrant dans les Montagnes Rocheuses, Hawthorne Abendsen.

Ce livre raconte de manière fictionnelle la monde tel qu’il serait si les Forces de l’Axe avait perdu la guerre.

Abendsen fascine surtout Juliana et Joe qui décident sur un coup de tête d’aller rencontrer l’écrivain.

Mais Juliana découvre que Joe est en réalité un tueur de la Gestapo et l’élimine après une scène particulièrement mouvementée.

La mort subite de Bormann provoque de forts bouleversements dans l’échiquier politique mondial avec une intense guerre de succession que se livrent les hommes forts du Reich, guerre finalement gagnée par Goebbels.

Tagomi empêche in extremis un commando nazi d’enlever Barnes mais l’usage qu’il fait de la violence perturbe profondément ses croyances pacifiques.

L’incident provoque d’ailleurs de forts remous dans les relations diplomatiques germanico-nipponne et vaut à Frink une relaxe après une histoire de falsification d’objets d’art.

Le livre se termine par la rencontre entre Juliana et Abendsen, qui lui révèle par gratitude qu’il a écrit son livre ne sa basant sur le Yi King le livre chinois des Oracles qui régit la vie quotidienne des territoires japonais, ce qui jette un trouble intense sur la réalité de l’histoire décrite par Dick.

En conclusion, « Le maitre du haut château » est un livre vraiment étrange et parfois déroutant ayant le mérite de provoquer une intense réflexions sur un possible non avenu.

Dans ce monde cauchemardesque régi par les Nazis, les Japonais font curieusement figure de modérés alors qu’on découvrit pourtant dans les années 80, l’existence de camps de concentration et d’horribles expérimentations pseudo scientifiques comme la tristement célèbre unité 731 de Mandchourie.

Je trouve donc Dick trop bienveillant dans sa vision d’un monde régi par les Japonais.

Autre critique, la totalité de l’action se passe aux Etats Unis, le reste du monde n’étant que lointainement évoqué.

On ne sait ainsi rien de l’Europe de l’Ouest, de l’Amérique Latine, de l’Inde, ni du Moyen Orient et on comprend tout juste dans cette vision américano centrée que les Africains (noirs) et les Chinois ont été réduits en esclavage voir davantage.

Difficile également d’adhérer à la personnalité des personnages, tant les situations dans lesquelles ils se retrouvent sont bizarres et déroutantes.

Dick est en revanche meilleur dans l’évocation de la psychologie des américains mis pour la première fois en position d’infériorité, dans la description des rapports de forces entre les dirigeants du Reich, Heydrich, Goering, Himmler, Goebbels et n’hésite pas à prendre ouvertement la défense des juifs persécutés.

La fin du livre est également astucieuse, avec cette pirouette sur ce qui est finalement réel ou sur ce qui ne l’est pas.

Pour autant, ceci ne suffira pas encore cette fois à me faire basculer du coté des admirateurs du gourou américain de la Science Fiction.


Repost 0
12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 22:17

JFK.jpg

 

4

 

 

Sorti en 1992, « JFK » d’Oliver Stone est assurément l’une des œuvres les plus impressionnantes de ce cinéaste controversé.

Gonflé, le réalisateur s’attaque cette fois ci à un mythe, à l’un des plus grands mystères du XX iéme siècle, l’assassinant du président des Etats Unis d’Amérique John Fitzgerald Kennedy le 22 novembre 1963 à Dallas.

Son film d’une durée de trois heures, s’appuie sur le personnage de Jim Garrison (Kevin Costner) procureur de la Nouvelle Orléans, qui par une ténacité hors du commun déterra en secret l’affaire Kennedy trois ans après pour tenter de découvrir qui étaient les commanditaires de cet assassinat.

Homme intelligent, intègre et mu par une soif de vérité inarrêtable, Garrison s’entoure d’une petite équipe d’enquêteurs fidèles comme le jeune Bill Broussard (Michael Rooker) ou le costaud Lou Ivon (Jay O Sanders).

Il s’intéresse tout d’abord à la vie opaque de Lee Oswald (Gary Oldman impressionnant ) l’assassin présumé comme solitaire par la commission Warren ayant enquêté en 1963, pour découvrir un agent double américain ayant infiltré les soviétiques avant de revenir aux États-Unis une fois sa mission accomplie en URSS.

Membre des services secrets, Oswald s’est fait passer pour un militant communiste afin d'infiltrer les milieux castristes des Etats Unis.

Il a aussi côtoyé des para militaires cubains comme David Ferrie (Joe Pesci égal à lui-même en teigne survoltée) ou un mystérieux homme d’affaire nommé Clay Shaw (Tommy Lee Jones), tous les deux liés par de même tendances homosexuelles.

Garrison est persuadé que c’est dans ce cercle para militaire en cheville avec la CIA que se situe la clé de l’énigme et que Oswald n’est qu’un bouc émissaire ayant servi à couvrir un complot d’envergure impliquant des hommes haut placés dans le gouvernement américain de l’époque.

Pour étayer sa thèse, Garrison relève les invraisemblances du dossier, comme la non prise en compte par la commission Warren des témoins oculaires qui avaient vu un deuxième foyer de tirs depuis une palissade, comme les discordances entres les blessures de Kennedy et les nombre de balle supposées tirées par Oswald.

Il reçoit aussi le témoignage d’un ancien colonel membres des forces spéciales (Donald Sutherland) qui lui indique les défaillances dans les services de protection du président à Dallas et lui révèle que Kennedy qui s’apprêtait à se désengager de la guerre du Viet Nam gênait les militaires en haut lieu.

Il agit aussi, désireux de trainer Ferrie et Shaw devant des tribunaux en utilisant le témoignage de Willy O’Keefe (Kevin Bacon) taulard homosexuel proche de Shaw, affirmant avoir entendu le groupe parler d’assassiner le président.

Mais alors que Ferrie s’apprête à craquer sous la pression il est éliminé.

L’affaire se complique quand l’enquête de Garrison est révélée au grand jour.

Il est soumis à des pressions, sa famille est menacée, son groupe explose …

Pourtant il tient bon et parvient à trainer Shaw devant la justice.

Sans charge sérieuse, sa tentative échoue pourtant non sans que le procureur ait accusé dans une longue et vibrante plaidoirie, le président des Etats Unis Lyndon Johnson d’être impliqué dans le meurtre.

Le film termine sur cet échec mais relate qu’une deuxième commission réunie en 1976 a confirmé la thèse du complot que soutenait le procureur.

En conclusion, quelle que soit la solidité de la thèse défendue par Oliver Stone, « JFK » est un film extrêmement prenant qui captive malgré la complexité de l’enquête mélangeant allégrement politiques, mafieux, agents secrets et militaires.

On suit le déroulement de l’enquête avec passion, en admirant les qualités humaine du procureur incarné par un Kevin Costner je dois l'avouer ici  impeccable en bureaucrate se sentant investi d’une mission pour le peuple américain qui le galvanise et lui fait oublier tous les obstacles.

Les autres acteurs sont évidemment tous très bons, en particulier Gary Oldman fantastique de sobriété ou Tommy Lee Jones curieusement efféminé avec une perruque frisée blanche.

Sur le fond, l’histoire fascine toujours … il y a l’incroyable violence de la scène de la fusillade avec le crane de l’homme le plus puissant du monde qui explose en direct sous l’impact et sa femme, la splendide Jacky qui tente de lui porter assistance dans un geste de magnifique dramaturgie.

Si le rôle de la Mafia est (à mon avis fort justement) minimisée, celui des politiques et des services secrets est fortement mis en avant.

Kennedy était un pacifiste, il voulait aider les plus démunis, les minorités, signer des traités de paix avec les Soviétiques, voulait se retirer de la guerre du Viet Nam et mettre la pression sur la Mafia … il dérangeait donc les plans de beaucoup d’hommes puissants qui profitaient de la situation de conflit avec le bloc communiste et avaient tout intérêt à la poursuite des programmes militaires de la guerre froide.

Les assassinats de Luther King, de son frère Bobby mais également de Oswald ou les morts mystérieuses des témoins du dossier jettent également de fortes suspicions sur la thèse d’un fou ayant agi seul.

Pour connaitre la vérité, attendre 2029 et l’ouverture des dossiers secrets de 1963 au public, serez vous présents avec moi  ?

Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 21:12

once.jpg

3

 

 

Solidement établi après trois albums au retentissement mondial, Nightwish essuie de fortes zones de turbulence en 2002 qui se soldent par le départ du bassiste Sami Vanska remplacé par Marco Hietala.

Mais malgré les rumeurs de départ de la chanteuse Tarja Turunen, le groupe fait front, se ressoude et sort en 2004 un « Once » très attendu.

Avec sa pochette insipide en phase avec l'imagerie gothique soft du groupe, « Once » débute en force avec « Dark chest of wonders » véritable bande originale de film ou claviers épiques, guitare lourde et chant néo-classique forment un mélange aussi étonnant que détonnant.

Le London Studio Orchestra et ses cinquante deux musiciens recrutés pour l’occasion sont pour beaucoup dans l’impact monstrueux du son.

La deuxième salve vient juste derrière avec l’impeccable « Wish I had an angel » tube parfait aux refrains ultra rythmés et entrainants mélangeant voix féminine et masculine de Marco Hietala.

Qu’on le veuille ou non c’est proprement irrésistible.

Logiquement Nightwish calme le jeu sur la jolie ballade « Nemo » à la délicieuse mélodie susurrée par la voix angélique de Tarja.

L’inspiration néo-classique est encore une fois génialement mise en avant avec « Planet hell » belle pièce violente et épique.

Puis vient une audacieuse tentative, le croisement avec les chants d’indiens d’Amérique du nord sur « Creek mary’s blood » pour un résultat plutôt réussi dans son originalité et sa dignité.

Plus convenu est l’influence orientale de « The siren » ou la douce ballade en trompe l’œil « Dead garden ».

Le groupe tâtonne, se fait plus agressif sur « Romanticide » plombé par une structure tortueuse, des riffs lourdingues et des refrains ralentis puis revient avec « Ghost love score » à une ambiance néo-classique mélodique ou reconnaissons le il excelle.

L’album se finit en douceur sur deux ballades sans intérêt, « Kuolema Tekee Taiteilijan »  et son chant en finlandais puis « Higher than hope » pénible à souhait.

En conclusion, après un début fantastique sur sa première moitié avec des morceaux punchy, accrocheurs à l’étonnante qualité, « Once » s’essouffle graduellement dans sa seconde moitié finissant même par complètement s’écrouler dans sa dernière ligne droite comme un coureur de 400m ayant présumé de ses forces.

Au final, le résultat est bien entendu à la hauteur, avec le style épique du groupe gonflé par les performances de l’orchestre symphonique et quelques petite innovations bien tentées en supplément.

Malgré cette belle réussite, « Once » sera le dernier album avec Tarja Turunen au micro, la belle chanteuse à l’aura écrasante préférant quitter le groupe pour tenter une carrière solo des plus risquées.

Personne au final n’a à regretter la belle aventure, Nightwish est devenu une des pointures de la scène métal avec un public fidèle jeune assez proche des milieux gothiques et Tarja après cinq albums de qualité s’est procurée la notoriété suffisante pour ne pas à avoir à regretter d’avoir arrêté ses études de musique classique.

Beaucoup de formation de moindre niveau se sont engouffrées dans la brèche des groupes de métal mélodique à chanteuse, tentant de capter avec moins de réussite le fantastique succès des Finlandais.

Ce départ ne marquera pas pour autant la fin du groupe, Holopainen réussissant en 2007 à recruter une nouvelle chanteuse pour incarner sa musique mais tout ceci est une autre histoire ...

Repost 0
10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 20:38

wishmaster.jpg

3

 

 

En pleine phase de recherche personnelle et de découvertes en tout genre y compris musicales, j'ai découvert par hasard en 2000 le groupe de metal symphonique finlandais Nightwish et à l’époque ait été immédiatement séduit par « Wishmaster ».

Né d’une idée curieuse et audacieuse du claviériste Tuomas Holopainen, Nightwish est la synthèse entre le chant d’influence lyrique de Tarja Turunen issue de la musique classique et le style heavy métal mélodique représenté par la guitare de Erno Vuorinen, la batterie de Jukka Nevalainen puis par la basse de Sami Vanska qui rejoint le groupe pour leur deuxième album « Oceanborn ».

Après le succès surprise d’ « Oceanborn » en 1998, le groupe décide d’enfoncer le clou en 2000 avec « Wishmaster ».

Vous l’aurez compris à la pochette assez infantile et niaise, l’univers de Nightwish est assez loin de celui d’un Slayer.

Fidèles à leurs habitudes, les Finlandais démarrent par « She is my sin » titre aux riffs et aux refrains accrocheurs porté par le chant complètement atypique de Turunen ou Tarja comme la nomment affectueusement les fans enamourés de la plastique de la belle scandinave.

Le ton se durcît et le coté épique, théâtral du groupe s’affirme avec « Kinslayer » , morceau sombre doté d’une vitalité étonnante renforcée par le chant masculin présent en soutien.

Après cette belle déflagration on est cueilli en traitre par les irrésistibles montées mélodiques de « Come cover me ».

Avec ses claviers trop prononcés et ce coté speed mélodique qui tombe à plat, « Wanderluste » déçoit et cette déception n’est pas complètement rattrapée par la ballade un peu trop larmoyante « Two for tragedy » .

Nightwish redresse formidablement le cap avec assurément son meilleur titre « Wishmaster » véritable hymne d’opéra métal dont la dynamique puissante et les refrains heurtés rappellent parfois le Carmina Burana de Carl Orff.

Tout le savoir faire du groupe est présent dans ce titre majeur, puissance, grâce, et surtout ce coté mélodique si formidablement accrocheur.

Sur leur lancée, les Finlandais enchainent avec « Bare grace misery » agréable douceur sans conséquence puis « Crownless » également teinté de speed mélodique difficilement ingérable et enfin « Deep silent complete » formidable ballade illuminée par le chant inspirée de Tarja et par le groove fantastique insufflé par les musiciens.

La mélancolie est également de mise sur l’acoustique et plat « Dead’s boys poem » heureusement rapidement oublié par le final en forme de feu d’artifice « Fantastic me »  rapide, intense, soutenu et truffé de superbes intonations lyriques avec en son sein un break central fort réussi.

En conclusion, groupe atypique et original, Nightwish décrocha la timbale avec ce « Wishmaster » misant sur des mélodies ultra efficaces et sur le chant à l’époque hors du commun dans ce cadre de sa chanteuse dont le physique de brune aux yeux verts ne fit qu’accentuer les effets dévastateurs sur les cœurs on le sait plus sensible qu’il n’y parait de ces faux durs de rockers.

Avec le recul mon enthousiasme a quelque peu fléchi, le groupe possédant un indéniable coté accrocheur mais ce coté finalement assez commercial et bien huilé pouvant agacer l’amateur de musique plus instinctive et sauvage que je pense être.

Je dis souvent que Nightwish est le groupe parfait pour convaincre les réfractaires au hard rock que cette musique peut aussi se montrer sous un jour plus séduisant car incorporant des éléments (classiques symphoniques) propres à la rendre plus grand tolérable auprès du grand public.

Cependant, malgré toutes ses qualités, Nightwish demeure pour moi une curiosité exotique non indispensable.

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens