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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 15:04

Sons_beach_2.jpg

3

 

 

On trouvera dans « Son of the beach, volume 2 » la deuxième partie de l’intégrale de la série (culte) américaine parodiant « Alerte à Malibu ».

Dans la deuxième partie de la saison deux composée de sept épisodes, Notch Johnson (Timothy Stack) et son équipe d’invincibles garde cotes, doivent d’abord faire face à un dangereux tueur en série qui frappe au hasard les participantes des jeux olympiques pour nudistes se déroulant à Malibu (!).

Le tueur s’avère être en réalité Digger Goosebery (Rib Hills), aspirant sauveteur en apparence parfait mais affecté troubles psychologiques le conduisant à une obsession de la pureté.

Athlétique, dévoué et séduisant, Digger est en passe de séduire Kimberlee (Kim Oja) qui se reprend juste à temps pour permettre son arrestation.

Cet épisode loufoque riche en nain alcoolique, noir obèse, handicapés pervers et jolies filles nues est dans le plus pur esprit provocateur de la série avec comme invité surprise Todd Bridges (Willy de « Arnold et Willy ») qui fait une courte apparition comme animateur de talk show.

Puis Jamaica (Leila Arcieri) devient la première femme noire et sauveteur à aller dans l’espace mais malheureusement les commandes de sa navette sont piratées par un hacker depuis la terre.

Notch doit donc infiltrer le collège de Malibu pour démasquer la pirate et sauver Jamaica.

Cet épisode est franchement hilarant quand on voit un homme de plus de quarante ans habillé en baggy,-casquette à l'envers singer les jeunes de seize ans des campus américains.

Un peu moins drôles et inspirés sont les deux épisodes suivants ou Notch et B.J (Jaime Bergman) échouent sur une ile perdue dirigée par un scientifique fou adepte de chasses humaines, le docteur Merlot (John O’Hurley) ou « Sexorcist » une parodie assez moyenne de « L’exorciste » de Friedkin dans laquelle B.J possédée par le diable est libérée par les talent d’exorciste de Notch.

Le niveau remonte avec le très réussi « Grand prix » , parodie des films de courses automobile avec un Jacques Douché (David Graf) machiavélique pilote français prêt à toutes les manœuvres pour éliminer ses concurrents.

A cette occasion, on voit ici une belle caricature des français buvant du Perrier, fumant des cigarettes et portant une petite moustache assez ridicule.

Puis c’est au tour de X-Files d’être mis au boite, avec une enquête bien ridicule ou Notch et Kimberlee tels des Mulder et Scully en maillot de bain, viennent au secours de B.J et Jamaica, capturées par Enteneille (Alan Thicke) pour servir de mères porteuses à une race d’extra terrestres.

A cette occasion, Notch découvre que son ancien partenaire du Viet Nam est donc également un extraterrestre (!).

La saison 2 se clôt sur une succulente parodie des films pornographiques ou Notch doit infiltrer le milieu mafieux du X  controlé par l’abominable Vinnie Fellachio (Vincent Pastore) pour libérer Eva Rommel (Victoria Silvstedt) la sœur de Chip obligée de tourner des films pornographiques sous la menace.

En conclusion, après un début en fanfare, la deuxième partie de la saison 2 connait quelques baisses de régimes, même si le talent comique des acteurs rend toujours le spectacle formidablement attrayant.

On appréciera tout de même, le ton ouvertement parodique de cette deuxième partie avec des ambiances très variées tournant autour des films d’horreur, sportifs ou des séries de science fiction.

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 14:13

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1

 

 

Stoner rock toujours avec le « 4-way diablo » de Monster magnet sorti en 2007.

Après un « Monolithic baby » beaucoup plus direct influencé par le hard rock, le troisième et intermittent guitariste Phil Caivano quitte le groupe qui reste dans son format resserré avec Ed Mundell (guitare), Bob Pantella (batterie) et Jim Baglino (basse).

Pour l’anecdote, le chanteur leader-guitariste Dave Wyndorf fera une overdose pendant l’enregistrement du disque et manquera d’y laisser sa peau.

Avec sa pochette toujours Stoner mais bien macabre, « 4-way diablo » ouvre les hostilités avec un hard rock crade, énergique mais trop brouillon et sans éclat particulier.

La sanction est la même avec « Wall of fire » bouillant mais manquant d’efficacité et de structuration.

On est ensuite désarçonné par « You’re alive »  aux sonorités bien déglinguées comme l’esprit de Wyndorf pendant l’enregistrement.

Même si le groupe se pose et calme le jeu avec « Blow your mind » ou le plus spatial « Cyclone », cela ne suffit pas à relever le niveau plutôt faible des compositions.

Toujours dans un registre calme, la reprise des Rolling Stones« 2000 light years from home » s’avère plutôt relaxante, tandis que « No vacation » et la ballade « I’m calling you » se montrent d’une platitude absolue.

Monster magnet poursuit dans la même veine rock avec « Solid gold » transparent avant de proposer un envoutant instrumental au charme oriental «  Freeze and pixilliate » , seul morceau intéressant jusqu’alors.

La dernière ligne droite est constituée du spatial mollasson « A thousand stars » , du plus hard « Slap in the face » au groove efficace et enfin « Little bag of gloom » sonnant comme du Nick Cave, élégant, profond et caverneux.

En conclusion, « 4-way diablo » n’est pas un bon album.

Comme son chanteur alors en proie à de graves problèmes personnels, Monster magnet semble manquer de souffle et après avoir péniblement éructé trois titres de mauvais hard rock décousu, s’enlise dans une mélasse vaguement stoner sans aucun allant ni inspiration.

Les quelques éclats comme l’instrumental « Freeze and pixilliate » et l’étonnante épitaphe finale se montrent trop rares pour donner envie de rester englué dans cette bouillie musicale vraiment trop inconsistante.

Quelques fois c’est après avoir bien touché le fond qu’on peut repartir … ceci semble chose faite avec ce « 4-way diablo » à placer aux oubliettes.

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 20:19

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5

 

 

Que je le veuille ou non, le « Black album » de Metallica a joué un rôle important dans la maturation de mes gouts musicaux.

En 1991, alors adolescent et complètement hermétique voir hostile au hard rock, j’entends la power ballade « The unforgiven » à la radio et quelque chose se met alors en branle chez moi, chose qui à l’époque n’était pas sale.

Après avoir réécouté plusieurs fois ce titre dont la mélodie m’avait assurément ferré comme un poisson de rivière peu habitué aux eaux troubles, je me pique de curiosité pour ce groupe alors si populaire au même titre que Nirvana et Guns’n’roses.

Puis ma Mère m’offre pour mon anniversaire ledit album à l’époque en cassette audio, cassette que je possède encore  malgré l’état déplorable de sa bande magnétique usée jusqu’à la moelle à force d’avoir été tournée.

Aujourd’hui vingt ans ont passé, j’ai vieilli et Metallica n’atteindra plus jamais le même niveau de popularité qu’à l’époque alors on peut aujourd’hui se demander ce qu’il reste de ce fameux « Black album » colossal succès commercial, qui transforma d’obscurs mais talentueux thrashers californiens en rock stars internationales abonnées aux méga tournées dans les stades.

L’album à la pochette unicolore commence par une véritable bombe, « Enter sandman » porté par un riff infernal devenu mythique et des refrains emballants mettant en avant des paroles sombres, ambigües voir menaçantes à l’instar de sa prière centrale flirtant avec le satanisme.

Malgré sa puissance et sa dynamique, « Enter sandman » n’appartient déjà plus à la catégorie thrash metal mais plutôt à une nouvelle définition du heavy metal, toujours agressive mais plus généraliste.

Le clip extraordinaire, mettant en avant un enfant pourchassé par ses cauchemars (serpents, camion américain, chute dans le vide) tournera en boucle sur MTV, contribuant pour beaucoup à l’explosion commerciale de Metallica.

Aujourd’hui encore « Enter sandman » finissant les concerts du groupe, peut être considéré comme le titre majeur du groupe.

L’auditeur est également frappé par le son de la batterie de Lars Ulrich rendu surpuissant par la production de Bob Rock et par la voix de James Hetfield, ayant gagné en assurance.

Cette impression est confirmée par « Sad but true » dont la lenteur et la lourdeur de bulldozer n’entache pas la terrible dynamique.

Mais Hetfield et sa bande montrent qu’ils sont toujours capable d’affoler les compte tours avec « Holier than you » titre supersonique d’une puissance et d’une fluidité inouïes.

Puis le groupe place l’une de ses armes secrètes, la fameuse power ballade « The unforgiven » , brillant par des couplets appuyés contrebalancés par des refrains très aériens.

Longue, originale (quelques légère touches hispanisantes ?) , alternant douceur et violence épique, « The unforgiven » reste vingt ans après une réussite époustouflante commun pour un groupe de heavy metal.

Le clip assez fou et mystérieux (un homme passe toute sa vie à essayer de sortir d’une pièce ou on l’avait enfermé avant de mourir vieillard une fois la lumière du jour à sa portée) est également un chef d’œuvre.

Retour à la puissance brute avec « Wherever I may roam »  contenant absolument tout d’un titre culte, riffs fantastiques, ambiance et paroles épiques, chant magistral le tout enrobé d’un halo de pure énergie nucléaire.

Abonné jusqu’alors au sans faute, les californiens baissent pour la première fois de niveau avec « Don’t tread on me » mid tempo viril un peu trop indigeste.

Metallica se reprend en beauté avec le rapide « Through the never » dont le punch dévastateur enfonce tel un bélier les défenses des plus récalcitrants puis place sa bombe atomique, la ballade « Nothing else matters » leur plus grand succès commercial à ce jour et qui fut matraquée dans tous les média du monde.

Malgré son coté trop entendu et son clip assez nul, « Nothing else matters » reste une très belle ballade avec quelques belles poussées de fièvre et un James Hetfield d’un niveau hallucinant au chant.

Passé ce moment d’émotion, Metallica ressort les flingues sur « Of wolf of man », mid tempo dévastateur inspiré par la passion du chanteur pour la chasse.

Tout y est, riffs d’aciers, paroles prenantes et break central du meilleur effet.

Certes « The god that failed » n’est pas le morceau le plus inoubliable de l’album mais comment résister à son barrage de riffs, à son coté chaloupé et dur comme la pierre ?

Plus introspectif, mélancolique voir plaintif on trouve « My friend of misery » dont la longueur, la structure alambiquée et le tempo balourd auraient pu convenir à l’album suivant, le très controversé « Load ».

Mais après ce léger passage à vide, Metallica termine en seigneur avec « Struggle within » qui renverse tout sur son passage à la vitesse d’un train express blindé gavé jusqu’à la gueule d’artillerie lourde.

En conclusion, malgré les critiques de pisse froids et de thrashers étroits d’esprit qui crièrent à la trahison, le « Black album » reste une véritable monstruosité, le meilleur album de Metallica et l’un des meilleurs voir le meilleur de metal de tous les temps au niveau de la qualité juste impeccable.

Avec le « Black album », Metallica trouve en effet une formule magique, un équilibre parfait entre heavy metal d’une puissance inouïe et aspect mélodique très prononcé qui lui permettra d’obtenir un succès démesuré auprès des média internationaux.

Les musiciens sont ici à leur firmament, passant d’un thrash complexe à un heavy plus efficace et accessible.

Si les riffs sont fantastiques, la rythmiques hallucinantes, c’est assurément le chant de James Hetfield à la fois puissant et mélodieux qui impressionne le plus, car montrant toute l’étendue des progrès réalisés depuis les aboiements du début des années 80.

Si Nirvana a son « Nevermind », The Beatles son « White album », Ac/Dc son « Highway to hell » , Metallica peut sans problème prétendre avoir réalisé avec son « Black album » le disque de heavy metal parfait.

Aucune déception donc pour moi avec le temps …

La suite sera bien entendu une nouvelle mue musicale, une dégringolade artistique et commerciale puis des problèmes internes (alcoolisme d’Hetfield, éviction du bassiste Jason Newsteed ….) comme si l’accouchement d’une telle œuvre devait se payer argent comptant dans son corps et son âme pervertis par le succès galopant.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 22:21

Sons beach 1

5

 

 

Le troisième Dvd de « Son of beach, volume 1 » contient la moitié de la saison deux soit huit épisodes.

Le premier d’entre eux fait voyager les sauveteurs à Hawaï pour aider une énième connaissance de Notch Johnson (Timothy Stack) , le roi Hawaïen Kumonya (Pat Morita de « Karaté kid »  ) à mettre un terme aux agissements de sa fille, la sublime Rucy Roo (Linda Kim) devenue trafiquante de drogue.

Alors que la belle mais cruelle tient en échec Notch et son équipe, le volcan se l’ile courroucé par son attitude irrespectueuse se réveille et la fait fondre.

Mis à part une extraordinaire chorégraphie introductive des acteurs, pas grand-chose à signaler dans cet épisode assez plat ou  Chip (Roland Kickinger ) doit simuler assez grossiérement l’homosexualité pour échapper aux ardeurs de madame le Maire (Lisa Barnes) folle de son corps d’athlète.

La suite s’emballe follement tout d’abord avec l’échouage d’un sous marin russe devant la plage de Malibu, et les sombres manœuvres du général Sukitov (Roman Varshavsky) pour le faire exploser et relancer la guerre froide.

N’écoutant que son courage et oubliant son dégout des communistes, Notch va secourir les sous mariniers échoués et profite de l’abracadabrante nouvelle fiancée de Chip, la sirène Aréola (Angelica Bridges ) pour remonter à la surface et faire ensuite arreter Sukitov, sauvant ainsi le monde d'une nouvelle guere froide.

Puis, Notch se rappelle qu’il a été "Magic" un génial joueur de basket universitaire pour gagner un match à l’arraché et tirer le petit ami de Jamaica (Leila Arcieri) d’un dette de jeu avec un grand truand noir américain.

Outre les prouesses sportives totalement réalistes de Notch, on notera une superbe incursion dans une boite de nuit black ou le sauveteur déguisé en « frère » du ghetto enflammera les dance floors de ses formidables pas de danses.

On a ensuite droit au retour du gourou fou Rod (Mark Hamill toujours aussi génial) qui est cette fois mis en échec par le chien de la bande, un horrible batard démontrant sa supériorité sur le berger allemand de « pur race » importé d’Allemagne par Chip.

Arrive l’un des meilleurs épisodes de la série, une superbe parodie de « L’équipée sauvage » ou David Arquette reprend le rôle de Marlon Brando en terrorisant avec son gang d’orphelins à vélo (!) la petite ville de Malibu.

B.J (Jaime Bergman) a le coup de foudre pour Neil Patrick Harris un motard vierge sexuellement comme elle mais les deux faux adolescents ne vont pas plus loin que de simples baisers.

Notch responsable d’un foyer pour orphelins et attardés tente d’aider Johnny en le faisant prendre confiance en lui et en le laissant remporter une compétition de vélo acrobatique.

L’ambiance volontairement rétro, filmée partiellement en noir et blanc, les formidables répliques entre Notch paternel (mais un brin vicelard ) et Johnny à fleur de peau rendent cet épisode génial absolument unique.

Après ces quelques moment de folie, l’ambiance retombe un peu avec l’apparition du beau père de B.J, taulard, redneck et violent, qui la menace.

L’aide de la demi sœur de Notch,  « Buisson ardent » permettra seule de triompher de l’horrible personnage qui séquestra B.J et sa mère dans une mine abandonnée.

La folie repart avec sans nul doute l’épisode le plus osé de la série ou Notch et son équipe viennent en Israel pour aider son collègue Nocchus Johnstein (Gilbert Gottfried) pour combattre Osama Bin Laiden, à la tete du mouvement terroriste Hummus.

Capturé par Bin Laiden, Notch est détenu dans un camps de prisonnier et découvre que le terroriste désire lancer une bombe à gaz sur Israel.

Mais il parvient grâce à l’aide des ses collègues féminines prêtes à intégrer le harem du terroriste, à déjouer ses plans machiavéliques.

Cet épisode terriblement audacieux à l’époque de  l’Amérique post 11 Septembre sera également marqué par la conversion au judaïsme de l’allemand Chip par amour pour la fille de Johnstein qui le rejettera tout de suite aprés (!)

La première partie de la saison 2 se termine de manière légère et une sympathique évocation des concerts de rock et l’apparition d’un double maléfique de Notch désirant lâcher un virus mortel sur la foule.

Ce dernier épisode assez anodin se caractérise par l’apparition de deux invités, l’animateur provocateur Jerry Springer et le guitariste Dweezil Zappa, jouant l’ex petit ami de Kimberlee Clark (Kim Oja).

En conclusion, la première partie de la saison 2 de « Son of the beach, volume 1 » correspond sans nul doute à la meilleure phase de la série.

Humour, audace mais aussi folle inventivité emportent le spectateur dans un tourbillon de rires.

Stack et son équipe se lâchent sans retenue, se permettant tout et faisant voler en écalts par la grace de leur talent les limites de la bienséance.

Cette fois le recrutement des invités est excellent, tous brillent avec la mention spéciale accordée à David Arquette et Mark Hamill merveilleux acteurs acceptant de ne pas se prendre au sérieux.

Ce troisième cd clôt donc de fort belle manière ce « Son of the beach, volume 1 ».

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 21:30

Sons beach 1

3

 

 

La deuxième partie de la première saison de  « Son of the beach » commence par une vague parodie de « Point break » ou Notch  Johnson (Timothy Stack) doit surfer une vague de la taille d’un tsunami afin de vaincre l’horrible criminel Adolf Manson (Tyler Mane) libéré par le Maire (Lisa Barnes) pour discréditer son ennemi.

Pour ne pas perdre la face devant une jeunesse dévoyée par Manson, Notch doit vaincre ses démons intérieurs avec la mort de son père Big Red Johnson, lui-même surfer, tué par un tsunami dans les années 60.

Puis, le sauveteur se trouve parachuté dans un pays fictif d’Amérique centrale appelé Humidor pour aider son ami président Seymour Winces ( Erik Estrada le flic de la série « Punch » ) à contrer un coup d’état.

Cet épisode, malgré la présence sympathique d’Estrada et quelques mauvais jeux de mots en espagnol est plutôt faible tout comme l’est le suivant avec une histoire d’attentat lors d’un sommet Chine-Afrique tenu à Malibu.

Le tueur, Buck Enteneille (Alan Thicke, le père de la série « quoi de neuf docteur ? » ) s’avère être un ancien partenaire de Viet Nam de Notch.

Borgne et attiré par les hommes, l’acteur cabotine à outrance tandis que Jamaica manque de peu d’épouser un authentique prince africain.

Le niveau remonte franchement avec l’épisode suivant ou Notch devient le garde du corps et amant d’une belle actrice blonde Regina Streep (Rachel York) victime de tentatives d’assassinats.

Notch se laisse un instant griser par les sunlights d’Hollywood avant de s’apercevoir que Regina est de mèche avec son chauffeur pour booster sa carrière en montant de faux attentats.

Le point culminant de l’épisode est le vol plané de Notch en aile volante alors qu’habillé en femme, il essuie des tirs destinés à tuer sa star.

On bascule encore une fois dans la parodie de film d’horreur de série Z, avec la capture d’un monstre informe appelé cocktopuss utilisé par le Maire pour augmenter les visites de son aquarium.

Malgré son aspect immonde et douteux, le cocktopuss tombe sous le charme innocent et frais de B.J, et fini sauvé de la captivité par Notch et son équipe.

Cet épisode permet aussi à Gary Coleman ( l‘acteur « Arnold et Willy  à la destinée tragique ) de faire une courte apparition.

La saison un se termine sur épisode moyen et un peu facile ayant pour thème une parodie des films de mafia (le Parrain) ou des mafieux italo américains obèses tentent d’imposer leur loi sur la plage de Notch.

A cette occasion Notch défait pour la première fois le chef mafieux Vinnie Fellachio (Vincent Pastore de la série les  « Soprano ») .

On signalera également pour l’anecdote l’apparition de Victoria Silvstedt la blonde potiche de TF1 qui joue le rôle de la sœur lesbienne de Chip avec comme intention de convertir l’innocente B.J aux plaisirs saphiques.

En conclusion, la deuxième partie de la saison un de « Son of the beach, volume 1 » est plus faible que la seconde.

Bien entendu, on passe toujours de bons moments et certains épisodes fonctionnent bien mais globalement le ton est un peu moins inspiré et fou que lors des huit premiers épisodes.

Les invités n’apportent cette fois pas grand-chose malgré leurs efforts et leur présence fort sympathique.

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 20:43

Sons_beach_1.jpg

4

 

 

Voici un détour vers un passé proche, le début des années 2000, ou je regardais et enregistrais assidument la série « Son of the beach » sur Série Club, organisant même des soirées spéciales chez moi pour le plus grand bonheur des mes invités.

A l’époque; cette parodie d’Alerte à Malibu, série certes la plus célèbre du monde mais aussi la plus débile, avait pour moi de véritables vertus curatives.

Crée par David Morgasen, James R Stein et Timothy Stack (acteur principal) sous la production de l’animateur de radio provocateur Howard Stern, « Son of the beach » durera trois saisons étalées sur trois ans.

« Son of the beach : volume 1 » reprend en trois dvd l’intégralité de la première saison et environ la moitié de la seconde.

Par soucis de lisibilité, je procéderais par dvd de huit épisodes environ.

Dans la première saison, on découvre l’équipe des lifeguards de la plage de Malibu commandée par Notch Johnson (Timothy Stack) homme de quarante ans au corps blanc et flasque.

Notch est maladroit, adepte des sous entendus graveleux mais prend son métier de sauveteur comme un sacerdoce.

Sous ses ordres, on trouve B.J Cummings (Jaime Bergman) archétype de la blonde américaine à forte poitrine, dont les principaux traits de caractères sont une grande naïveté, une intelligence disons …limitée et le fait d’être encore vierge sexuellement, ce qui occasionnera une pléiade d’épisodes autour de ce fait.

Puis vient Jamaica Saint Croix (Leila Arcieri), sculpturale métisse black, plutôt débrouillarde dont la particularité est de parler comme les afro américains des ghettos dont-elle est issue.

Ensuite on trouve Chip Rommel ( Roland Kickinger) montagne de muscles allemande et incroyable sosie physique d’Arnold Schwarzenegger qui incarne tous les clichés les plus douteux sur les nazis.

Pour compléter l’équipe, outre un affreux chien, vient la dernière recrue, Kimberlee Clark (Kim Oja) blonde, mince, athlétique et intelligente, qui devrait être la petite amie parfaite de Notch mais avec qui il ne se passera jamais rien.

Notch et son équipe se retrouvent dans des histoires délirantes, invraisemblables et se heurtent souvent au Maire de la ville, Anita Massengil (Lisa Banes) , politicienne arriviste, divorcée et frustrée sexuellement avec de surcroit un fils Kody (Jason Hopkins)  très très éfféminé.

Dans la première saison, Notch et son équipe après avoir démantelé un réseau de prostitution asiatique, doivent combattre un mystérieux terroriste qui menace d’irradier la plage pendant la traditionnelle fête étudiante de Spring break.

La terroriste se trouve être en fait une geek délaissée pour le bal et mal dans sa peau.

Mais elle finit par être acceptée par la patronne d’un bar lesbien, la très masculine Ellen (Lynn Marie Stuart) qui lui fait renoncer à son acte criminel.

Cet épisode marque aussi la première tentative pour dépuceler B.J par un jeune, beau et stupide étudiant américain.

C’est ensuite au tour de Jamaica d’être à l’honneur puisque un ancien trafiquant de drogue de son ghetto vient faire pression sur elle afin de lui faire passer de la drogue.

Notch doit donc intervenir et ingère dans une mémorable scène une douzaine de sachets de drogue qu’il excrète à l’aide de puissants laxatifs (!) avant de parvenir avec l’aide du F.B.I à arrêter les trafiquants.

On découvre ensuite (avec stupeur) les origines indiennes de Notch dont le surnom est « Petit vers » en raison de son petit pénis.

Fils adoptif d’un chef indien Kahonee, Notch est très attaché à sa famille indienne et décide d’aider sa tribu lorsque le Maire décide de construire des casinos sur leur terre.

Dans cet épisode apparait la demi sœur de Notch, « Buisson ardent » (Joanna Bacalso) superbe indienne au tempérament sauvage assez décalé des moeurs des californiens.

Puis Notch lutte une nouvelle fois contre le Maire qui sous la pression du révérend Frazen (Peter Gonzinia) père illégitime de B.J cherche à faire interdire le port du string sur les plages.

Mais l’épisode le plus réussi de la série est celui ou un scientifique paralysé (on pense très fort à l’astrophysicien Stephen Hawking) appelé le professeur Milosevic (Stephen Ryan) crée des sauveteurs robots à l’apparence de femmes parfaites pour mettre Notch et sa bande au chômage.

On apprend que Milosevic ancien meilleur ami de Notch, agit par vengeance en le tenant pour responsable de l’accident qui l’a paralysé.

Cet épisode, très méchant et franchement hilarant, voit Notch et son équipe faire monter la température de la plage pour détraquer les robots du professeur diabolique.

A la fin, Notch et Milosevic se réconcilieront …

La saison termine très fort avec en invité surprise Mark Hamill (Luke Skywalker de Star Wars) incarnant un gourou cinglé ayant réussi à attirer B.J à lui pour filmer sa défloration en pay per view.

Mais Notch mettra une fois encore les plans du gourou en échec et le fera emprisonner.

En conclusion, la première partie de « Son of the beach, volume 1, saison 1 » , est une très bonne introduction à l’univers complètement débridé de la série.

Les acteurs sont assez remarquables, n’hésitant pas à se ridiculiser pour notre plus grand plaisir.

L’humour est souvent en dessous de la ceinture, les jeux de mots (en anglais !) et les allusions sexuelles ou scatologiques légions mais on trouve aussi le coté féroce et provocateur d’Howard Stern avec des blagues à forte connotation raciales, religieuses, historiques ou même contre les handicapés.

Peu de tabous donc et une grande liberté de ton qui aurait de quoi effrayer le grand public adepte du politiquement correct.

« Son of the beach » possède également des gimmicks, les courtes scènse sexy ou Jamaica et B.J dansent lascivement et lcelles de fin ou Notch vient faire la morale aux jeunes en terminant sur un « Ride the big one » parodiant les signes des surfers.

Mais la force de la série consiste en ses quelques invités surprises, généralement d’anciennes stars des années 80 qui viennent faire quelques apparitions décalées.

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 21:02

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3

 

 

Ayant vu avec mon père quand j’étais enfant « L’homme qui voulut être roi » de John Huston j’avais quelques vagues mais bon souvenirs de ce film réalisé en 1975 d’après un roman de Rudyard Kipling.

L’histoire située dans l'empire colonial britannique de la fin du XIX iéme siècle est celle de Daniel Dravot (Sean Connery déjà très dégarni) et Peachy Carnehan (Michael Caine) deux aventuriers anciens militaires britanniques en poste aux Indes, qui décident sur un coup de tête d’aller au Kâfiristân (pays imaginaire proche de l’Afghanistan ou nul européen n’est allé depuis Alexandre le Grand) pour prendre le pouvoir et se proclamer rois.

Intrépides, débrouillards et (sur)confiants en leurs possibilités, Daniel et Peachy vont avant de partir consulter le journaliste Rudyard Kipling (Christopher Plummer) pour établir un contrat moral les liant avec notamment l’interdiction de consommer de l’alcool ou d’avoir des relations sexuelles avant d’avoir atteint leur but.

Avec Dravot se faisant passer non sans talent pour un derviche tourneur fou, les deux hommes impressionnent leurs compagnons de voyage, et dérobent des mules à des pillards afghans.

La traversée de la passe montagneuse de Khyber entre le Pakistan et l’Afghanistan sera terrible avec des tempêtes et des avalanches de neiges qui manqueront de tuer les deux hommes.

Ayant franchi par chance cet obstacle quasi insurmontables, le duo rencontre un ghurka parlant anglais après avoir servi dans l‘armée anglaise, Billy Fish (Saeed Jaffrey) qui leur sert d’interprète pour converser avec Ootah (Doghmi Larbi) le seigneur local d’une tribu du Kâfiristân en guerre conte un autre clan.

Les deux hommes comprennent vite que Ootah est un roi faible, stupide et lâche et en tirent profit pour se faire embaucher comme conseillers militaires.

Ils forment un bataillon de soldats, leurs apprennent à tirer au fusil et utilisent cette supériorité technique pour triompher de leurs ennemis.

Au cours de l’assaut, une flèche vient se ficher dans la cartouchière de Dravot sans lui causer le moindre de mal.

Croyant au miracle et à son invulnérabilité, les indigènes le proclame dieu, Sikander fils d’Alexandre le Grand.

Malins, Dravot et Carnehan tirent profit de la situation pour assoir leur autorité sur la population.

Dravot est alors convoqué par Kafu Selim (Karroom Ben Bouih) , plus haute autorité religieuse vivant dans la ville forteresse de Sikandergul située sur un pic rocheux inexpugnable.

Sur place, la méfiance de Selim est provisoirement endormie par l’emblème des francs maçons que porte Dravot qui correspond à un symbole religieux de son peuple.

Selim lui montre alors le fabuleux trésor d’or et de pierre précieuse de la ville.

Peu à peu le pouvoir monte à la tête de Dravot et il devient fou, désirant contre l’avis des prêtres prendre pour épouse une belle autochtone appelée Roxanne (Shakira Caine la propre femme de l’acteur!).

Plus pragmatique Carnehan désire juste quitter le pays avec un peu du trésor entassé par les prêtres.

Mais la supercherie est démasquée lors du mariage de Dravot quand sa femme le mord jusqu’au sang, révélant sa mortalité aux yeux des habitants.

Traqués par la population, les anglais et leurs hommes de mains perdent leurs trésors et sont tous massacrés y compris Dravot précipité du haut dans un gouffre lors d’une scène émouvante.

Seul, Carnehan est finalement libéré après avoir été crucifié.

C’est lui qui défiguré et en haillon raconte son histoire à Kipling.

En conclusion, « L’homme qui voulut être roi » est typique d’un grand film d’aventures à l’ancienne avec des paysages montagneux extraordinaires vous apportant votre lot de dépaysement.

Les acteurs sont bons, même si assez insupportables de part leur orgueil d’homme blanc forcément supérieurs aux habitants de la région qu’ils prennent à tort en tant que sauvages superstitieux et stupides pour des proies faciles.

Huston décrit l’avidité sans borne de l’homme, sa folie pour le pouvoir, les richesses qui le mène finalement à sa perte.

A ce titre, les deux fous oublient qu’Alexandre le Grand avait accompli son exploit à l’aide d’une armée aguerrie et non à deux avec du culot et une dizaine de fusils.

Assez étrangement, malgré sa beauté, le film est assez dur avec des scènes de batailles plutôt violentes pour l’époque notamment celle assez angoissante de l’encerclement et du lynchage des usurpateurs.

« L’homme qui voulut être roi » n’est donc pas un chef d’œuvre mais un vieux film efficace et original.

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 19:43

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Une année après « Un éléphant ça trompe énormément », Yves Robert récidive en 1977 avec la suite des aventures des quatre copains Etienne (Jean Rochefort), Simon (Guy Bedos), Daniel (Claude Brasseur) et Bouly (Victor Lanoux) dans  « Nous irons tous au paradis ».

La différence est ici notable puisque les personnages de Bouly et Daniel sont plus étoffés avec un Daniel prêt malgré sa bisexualité à se marier avec une femme plus âgée appelée Gaby (Marie Christine Bosquet) et un Bouly en instance de divorce jonglant avec les amants et les familles de ses ex femmes ou copines.

Cette fois ci, les rôles sont inversés dans le couple d’Etienne car c’est lui qui soupçonne à partir d’une photo compromettante, sa femme Marthe (Danièle Delorme) d’avoir une liaison extra conjugale.

Jouant les détectives privés maladroits et particulièrement inefficaces, Etienne va vivre un véritable enfer personnel à coups de filatures ratées et de quiproquo savoureux comme la scène devenue culte ou le costaud Jean Pierre Castaldi démolit méthodiquement sa voiture alors qu’il ne se départit pas de son flegme anglais.

De son coté, la fréquence des accrochages entre Simon et sa mère fusionnelle Mouchy (Marthe Villalonga) s’accentue avec comme point culminant la scène ou elle lui rend tous ses jouets et lettres d’enfants à son hôpital devant ses patients.

Les grands moments se succèdent avec l’achat d’une superbe maison de campagne située tout prêt d'un aeroport, ce qui la fait trembler sur ses bases à chaque nouveau décollage d’avion !

Le mariage de Daniel échoue, le couple d’Etienne et Marthe se ressoude bon an mal an malgré des tentatives des deux cotés de cocufiage, Simon perd sa mère dans une scène déchirante de douleur, quand au lourdaud macho Bouly, le voir se faire mener par le bout du nez par les femmes est assez savoureux.

En conclusion, nettement plus abouti que le premier opus, « Nous irons tous au paradis » est une bonne surprise.

Les personnages appuyés par de bon seconds rôles (Daniel Gélin, Josiane Balasko, Christophe Bourseiller) sont plus fouillés avec un mélange d’humour, de comédie sociale et d’émotion.

Quelques authentiques scènes cultes du cinéma comique français sont à noter (le démontage de la voiture de Rochefort, la partie de tennis avec casques antibruit dégénérant en empoignade).

A l’exception de Bouly, gros beauf qu’on aurait plutôt envie de frapper, les personnages sont extrêmement touchants et sympathiques.

Grande et belle comédie de son époque, « Nous irons tous au paradis » tient bien la route et demeure un classique qu’on peut revoir avec bienveillance.

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 19:17

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L’été est aussi l’occasion de voir des vieux films français plus populaires comme c’est le cas de « Un éléphant ça trompe énormément » d’Yves Robert.

Réalisé en 1976, ce film raconte les aventures de quatre copains d’une quarantaine d’années, tous différents mais très soudés entre eux notamment par des parties de tennis qu’il effectuent régulièrement en double.

Dans cette bande, on trouve tout d’abord Etienne (Jean Rochefort) directeur sérieux d’un service marketing, marié avec une actrice Marthe (Danièle Delorme) avec qui il a deux enfants, puis Simon (Guy Bedos) médecin célibataire juif, étouffé par une mère possessive et castratrice Mouchy (Marthe Villalonga survoltée), Daniel (Claude Brasseur) garagiste viril célibataire et bisexuel puis Bouly (Victor Lanoux) gérant macho et beauf d’un club de tennis dont la vie privée est un naufrage depuis que sa femme l’a quittée en emportant les meubles et les enfants.

L’histoire tourne autour du très rangé Etienne, qui tombe fou amoureux de Charlotte (Anny Duperey) une belle et grande femme ayant posée comme modèle pour une campagne de publicité.

Perdant la raison, Etienne va tout faire pour la courtiser y compris s’inscrire dans un club d’équitation alors qu’il ne s’entend pas bien avec les chevaux …

Lâche et menteur, Etienne va se contorsionner dans sa vie privée et professionnelle pour arriver à ses fins ce qui aura quelques fâcheuses conséquences comme un quiproquo savoureux avec une de ses secrétaires qui se croit courtisée à la place de Charlotte.

Etienne sera sauvé in extremis de la catastrophe et de la découverte par Marthe par son ami Daniel.

En conclusion,  construit sur un scénario assez pauvre « Un éléphant ça trompe énormément » décrit milieu particulier de parisiens aisés croquant la vie à pleine à dent dans une certaine insouciance voir immaturité, tel Bouly et son couple vivant prétendument sous le régime de l’amour libre très en vogue dans les années 70.

L’histoire maquant globalement de rythme, ne repose principalement que sur le talent comique d’un Jean Rochefort, commentant lui-même ses aventures d’une voix calme de scientifique alors que les situations tournent systématiquement à la catastrophe (chutes de cheval, trombes d’eau, nouveau look catastrophique …)

Le fait qu’un jeune homme Lucien (Christophe Bourseiller) calme mais déterminé drague sa femme dans le même temps est également très amusant.

Pas grand-chose à rajouter et mis à part la formidable jeu de Bedos et de Villalonga avec des scènes de ménages explosives et hautes en couleur.

Les deux gros bras de l’affaire, Brasseur et Lanoux paraissent ici très en retrait, out particulièrement Lanoux qui ne sort jamais de sa situation de dépression.

Assez daté et manquant de vivacité, « Un éléphant énormément » ne dépasse pas malgré son succès populaire le stade de la vieillerie sortie des cartons à la faveur d‘un été aussitôt oublié.


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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 18:17

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Il manquait assurément en ces colonnes celui qui est considéré (à tort ou à raison) comme l’écrivain français le plus connu, Victor Hugo.

Cet oubli est espérons le oublié avec « Notre-Dame de Paris » classique de la littérature française que je n’avais curieusement jamais lu.

Publié en 1831, « Notre-Dame de Paris » est une œuvre romanesque fictivement située dans le coeur du vieux Paris historique du XV iéme siècle.

Dans ce cadre sombre et dangereux, Hugo imagine une histoire d’amour complexe et impossible, de trois hommes amoureux de la même femme, une jeune bohémienne d’origine supposée égyptienne appelée Esméralda.

A ces trois hommes on pourra rajouter un quatrième (secondaire) , Pierre Gringoire, poète raté qui par la force des choses sera marié à la belle et deviendra truand.

Orpheline, Esméralda vit dans le quartier de la Cour des Miracles véritable zone de non droit ou se massent tous les infirmes, mendiants, prostituées, voleurs et tueurs de Paris.

Pour gagner sa pitance, elle danse divinement bien sur le parvis de Notre-Dame et effectue des tours de magie avec une chèvre dressée pour compter, dire l’heure et se dresser sur ses pattes arrières.

La beauté orientale d’Esméralda  fascine trois hommes.

Dans ses filets tomberont l’archidiacre Claude Frollo, homme brillant à la morale rigide, obsédé par l’accumulation de savoir théoriques, son fils adoptif le bossu difforme et sourd, sonneur des cloches de Notre Dame, Quasimodo puis le capitaine Phoebus de Chateaupers, archétype de l’homme viril et courageux.

Esméralda  rendra son amour à Phoebus mais celui-ci ne pourra jamais être tenu pour officiel compte tenu des convenances de l’époque, ce qui entrainera de grandes souffrances pour la jeune femme.

Mais des trois hommes celui qui souffrira le plus de sa passion interdite sera Frollo, homme torturé qui cherchera dans l’alchimie et la sorcellerie de biens vains remèdes pour combattre l’attraction de la chair pour la bohémienne.

N’acceptant pas de devoir être tenté, le prêtre mettra tout en œuvre pour posséder Esméralda quitte à la faire accuser à sa place d’avoir poignardé Phoebus lors d’un rendez vous galant.

Condamnée à mort pour cet acte, Esméralda sera sauvée par Quasimodo, brute difforme rejetée de tous mais émue par la générosité de la belle qui seule lui avait portée à boire lors d’une bastonnade publique.

Tel King Kong, Quasimodo emmènera Esméralda  à Notre-Dame pour y faire valoir le droit d’asile en vigueur dans toutes les églises.

Mais le bossu en profitera également pour avoir à lui seule son égérie et vivre par procuration lui aussi sa dévorante passion.

Malgré une tentative des brigands de la Cour des miracles pour la libérer et la soustraire à un prochain arrêté du roi menant à la violation du droit d’asile, rejetée par Phoebus sera tout de même arrêtée et exécutée sous l’œil fasciné et fou de Frollo.

Ce sera Quasimodo ivre de chagrin qui jouera le rôle du vengeur, de la Némésis tuant le prêtre maléfique et allant rejoindre dans la tombe le seul amour de sa vie.

En conclusion, « Notre-Dame de Paris » est un chef d’œuvre, un livre fabuleux sur le fond et la forme.

Hugo recrée minutieusement par la force de sa pensée le Paris du Moyen-âge, en en retraçant les principales évolutions architecturales au fil des époques.

Il justifie le cadre de son roman par le fait qu’avant l’apparition de l’imprimerie, toute la force et le beauté des arts étaient contenue dans l’architecture et tout particulièrement les lieux de culte ce qui explique que depuis la Renaissance, cet art soit devenu un métier et ait perdu en beauté, en puissance.

L’aspect romanesque est bien entendu superbe et comment ne pas tomber sous le charme de cette belle, jeune, généreuse et pure âme de gitane persécutée par les mœurs obscurantistes de son époque ?

Si le personnage de Frollo en prêtre diabolique est purement génial dans ses souffrances intérieures avec ce désir incoercible qui vient submerger ses défenses et sa maitrise de soi pour le rendre fou, c’est assurément vers Quasimodo, le monstre banni et moqué de tous que notre sympathie va.

Lui qui n’a jamais connu l’amour va préférer sacrifier son existence pour vivre quelques instants de douceur et tenter maladroitement de lui aussi, une seule fois se faire aimer dans sa vie.

Les dernières pages du livres, magnifiques de romantisme gothique avec cet amour qui perdure au delà de la mort, sont à pleurer de beauté et vous bouleverse.

Si on ajoute à cela que le style d’Hugo, riche, émouvant et brillant rend la lecture parfaitement fluide, on ne pourra que constater la pure merveille de littérature crée par le génie français.

Une envie me taraude à présent, voir le film de 1956 avec Anthony Quinn et Gina Lollobrigida.

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