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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 21:43

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3

 

 

Publié en 1924, « Bêtes, hommes et dieux » de Ferdynand Ossendowski est l’archétype même du roman d’aventures avec paysages somptueux, rencontres inopinées et grand sentiment d’évasion à ceci prêt que ces histoires sont ici enrobées dans contexte politique dramatique : la guerre civile qui déchira l’empire russe après la révolution bolchévique de 1920.

Ingénieur polonais chimiste de formation et prospecteur en Mandchourie pour l‘industrie minière russe, Ossendowski partisan du tsar et donc menacé de mort par les rafles communistes, est contraint pour survivre en 1920 de quitter la Sibérie.

Il va mettre a profit sa remarquable connaissance de cette vaste région du globe pour entamer un fou périple d’une année qui l’emmènera de la Sibérie à la Mongolie en passant par le Tibet.

En chemin, Ossendowski trouve des alliés de fortune, russes tsaristes, mongoles ou kirghiz ou tartares coalisés contre les troupes communistes qu’elles soient russes ou chinoises.

Outre l’aspect survie dans l’environnement hostile dans les terribles forets sibériennes,  les immenses fleuves gelés à la glace traitresse ou dans le désert de Gobi, l’homme va devoir jouer de ruse et de diplomatie pour ne pas tomber entre les griffes des espions rouges (comme Kanine et Gorokoff) tout en se méfiant des bandes de dangereux voyous versatiles (hounghoutzes chinois) rodant dans ces immenses régions désertiques.

Mais l’aspect le plus remarquable du récit est sans nul doute la découvertes des différentes cultures mongoles (soyottes, kalmouk) mais aussi tibétaines avec toute la complexe hiérarchie des prêtres lamaïstes.

Ossendowski décrit longuement les coutumes de ses peuples, leurs histoires et leurs croyances qu’elles soient bouddhistes ou chamanistes.

Le lecteur découvre donc un monde empli de merveilleux, de légendes et de magie et la croyance en un Roi du Monde régnant de manière sous terraine sur le monde, étant même supérieur au Dalai Lama, au Tashi Lama et du Bogdo Khan, principaux dirigeants bouddhistes.

Du coté de l’affrontement militaire blanc-rouge, les commandants tsaristes sont le colonel Kazangradi et le baron Ungern von Sternberg.

Mais la situation est en réalité beaucoup plus complexe avec des fortes dissensions entre les troupes blanches et un conflit dans le conflit entre chinois et mongoles.

Au cours des multiples péripéties générées par ces luttes imbriquées apparaissent des être sortant de l’ordinaire comme le lama vengeur et sorcier Touchegoun Lama héros des troupes mongoles ou le baron Ungern von Sternberg, descendant des templiers et corsaires autrichiens, illuminé sanguinaire désireux de fonder un état bouddhique en Russie.

De plus l’ombre exceptionnelle de Gengis Khan, plus grand conquérant de tous les temps et personnage héroïque de l’histoire de la Mongolie plane sur les traces de l’aventurier polonais.

En conclusion, classique indémodable du roman d’aventure  « Bêtes, hommes et dieux » a eu le mérité de m’instruire sur une époque (l’aspect oriental de la guerre civile russe) et une région du monde dont j’ignorais presque tout.

Malgré toute sa richesse, l’ouvrage est parfois difficile à décrypter en raison de la complexité des situations et des termes employés car pour l’essentiel issus des  cultures mongole et tibétaine.

Expérience humaine à la limite du vraisemblable, « Bêtes, hommes et dieux » se déguste comme un rêve exotique et lointain ou les bolchéviques ont le mauvais rôle, celui d’une irrépressible marée rouge prenant impitoyablement en tenaille les poches de résistances tsaristes.

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 19:42

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Sujet beaucoup moins plaisant a priori avec « La liste de Schindler » de Steven Spielberg.

Le cinéaste tout auréolé du colossal succès de « Jurassic Park » en 1993, réalise la même année ce film adapté d'un livre de Tom Keneally sur le sujet délicat de la Shoah.

Basé sur l’histoire (vraie) d’Oskar Schindler (Liam Neeson), industriel allemand qui sauva 1200 juifs des camps de la mort en Pologne, « La liste de Schindler » montre tout d’abord ce héros de la seconde guerre mondial comme un individu sans scrupule, prêt à profiter de la situation de pogrom contre les juifs parqués dans le ghetto de  Cracovie pour utiliser leur main d’œuvre bon marché pour ses usines de production d’émail.

Pour gagner la confiance des juifs, Schindler embauche comme comptable Itzhak Stern (Ben Kingsley) dignitaire du ghetto, afin de recruter les travailleurs qualifiés dit « essentiels » pour la production des usines allemandes.

Le film présente donc tout d’abord un arriviste, doté d’une belle prestance, membre du parti SS, fréquentant le gratin des militaires dans des soirées mondaines pour faire fructifier ses intérêts.

Puis la répression à l’encontre des juifs s’intensifie, le ghetto de Cracovie est vidé avec une brutalité inouïe et les juifs sont parqués dans un camps de travail dirigé par l’infâme capitaine Amon Goth (Ralph Fiennes) présenté comme un individu instable, dérangé, capable d’une grande cruauté et de tuer les prisonniers pour son bon plaisir sans ressentir la moindre émotion.

Subitement privé de ses ouvriers et choqué par la brutalité de la mise à sac du ghetto, Schindler va peu à peu infléchir son point de vue et proposer à Goeth de faire réimplanter son usine dans le camps afin d’essayer de protéger ses ouvriers en corrompant le capitaine avide d’alcool, de femmes et d’argent.

Même si Schindler est convoqué par la Gestapo après avoir embrassé une juive lors de sa soirée d’anniversaire, l’industriel manœuvre bien et parvient en graissant la pattes des officiers nazis à entretenir ses affaires.

Lors de la décision de déporter dans le camps d’extermination d’ Auschwitz les travailleurs afin de faire de la place, Schindler va prendre des risques considérables pour rapatrier ses 1200 ouvriers dans un camps-usine sous son contrôle.

Au moment ou il est ruiné et ou l’armée s’aperçoit que la production de son usine est inutilisable, Schindler est sauvé par l’annonce de la défaite de l’armée allemande.

Bien que à présent traqué, il donne avant de partir la liberté à ses ouvriers.

La fin du film assez émouvante, montre le pèlerinage des acteurs accompagnés des véritables personnage de cette histoire, sur la tombe de Schindler à Jérusalem.

En conclusion, « La liste de Schindler » et ses presque trois heures est un gros pavé lourd à digérer.

Peu de joie ou de légèreté dans ce film en noir et blanc reproduisant fidèlement les pénibles conditions de (sur)vie des juifs polonais de l’époque.

Certaines sont bien entendu difficilement soutenables, comme les tueries arbitraires de Goth ou les abominables séances de tri des prisonniers aux corps dénudés et squelettiques réduits à la condition de bêtes.

Seule la scène des chambres à gaz nous est assez miraculeusement épargnée.

On se demande toujours avec incrédulité comme des êtres humains peuvent faire des choses pareilles à d’autres êtres humains mais l’histoire contemporaine a montré que l’être humain avait assez peu progressé en la matière.

Bien entendu les acteurs sont épatants, en particulier Liam Neeson, monstrueux de charisme dans le plus grand rôle de sa carrière mais aussi Fiennes terrifiant de sadisme.

Spielberg a voulu son film comme puissamment éducatif, le résultat est atteint même si on en ressort finalement assez ébranlé et assez mal dans sa peau par la pénibilité du contexte.

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 19:04

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Trois ans après un premier album fort convaincant, un Wolfmother totalement remanié remet le couvert en 2009 avec le très attendu « Cosmic egg » à la pochette ovoïde qui plaira aux amateurs de science fiction.

Privé de son bassiste et de son batteur, Andrew Stockdale remanie complètement son groupe, embauche Ian Perez (basse/claviers) et Dave Atkins (batterie) puis se renforce d’un autre guitariste Aidan Nemeth pour le seconder.

Ce bel œuf cosmique débute de la meilleure manière avec « California queen » titre vif et accrocheur parsemé de belles cassures rythmiques évoquant la pesanteur du rock lourd des années 70.

Cette mise en bouche est suivie de « New moon rising » , véritable merveille de rock énergique, intense et lumineux doté d’un groove phénoménal.

Moins marquant est « White Feather » car oscillant entre pop et rock plus soutenu.

On revient à une inspiration plus Sabbathienne avec tintement de cloches à la Stooges sur le redoutable « Sundial » avant de basculer sur la douce et belle ballade « In the morning ».

Le hard des années 70 est magnifié sur le stratosphérique « 10 000 feet » .

On côtoie aussi la cours des grands sur « Cosmic egg » avec ses rythmiques irrésistibles et ses vocalises incandescentes.

Wolfmother aligne une deuxième ballade, « Far away » un peu trop pop sucrée à mon gout avant de rejouer la carte rock 70’s sur le mélodique « Pilgrim » agrémenté de clochettes.

Sur « In the castle » le groupe reprend de la vitesse, réenclenche sa presse à groove et se fait de nouveau irrésistible.

Le clavier de Perez est à l’honneur sur le biscornu « Phoenix » avant le final en forme de superbe ballade éthérée « Violence of the sun ».

En conclusion, un peu moins monolithique et débridé que le premier album qui était un véritable catalogue de riffs tueurs du hard des années 70, « Cosmic egg » marque une évolution vers un léger adoucissement dans la musique de Wolfmother.

Cette évolution se caractérise par plus de ballades pop mais le socle de la musique des australiens reste le même, le hard rock des années 70 et « Cosmic egg » contient  toujours de grands moments rendant magnifiquement hommage à cette époque bénie de la musique.

Essai confirmé donc pour ma part avec cette album brillant et de haute tenue qui ravira les amoureux du rock à l’ancienne.

 

Pour moi Wolfmother constitue donc toujours le haut du panier du rock actuel.

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 22:06

 

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Pour changer des vieux groupes de dinosaures du hard rock, voici un petit coup de jeune avec Wolfmother jeune groupe australien ayant sorti son premier album « Wolfmother » en 2006.

Wolfmother est  un trio audacieux composé de Andrew Stockdale au chant/guitare, un grand escogriffe jugé sexy par ces dames, Chriss Ross à la basse/orgue et Myles Heskette à la batterie.

Wolfmother ou plus exactement comment faire du neuf avec du vieux et recycler (avec un talent fou) la musique des dieux des années 70, Black sabbath et Led zeppelin entre autres.

La pochette, superbe illustration d’(h)ero(t)ic fantasy illustrée par cette légende de Frank Farzetta, augurant du meilleur aussi est-ce avec empressement qu’on se cale « Dimension » entre les deux oreilles.

Le timbre de voix nasillard mais agréable de Stockdale à la Ozzy Osbourne frappe tout de suite et on est happé par cette fusion heavy et rock, rendant abordable la lourdeur originelle d’un Black Sabbath.

Le phénomène est amplifié avec « White unicorn » qui propose un surprenant voyage dans le temps directement dans la magie des années 70.

Cette musique lourde mais également énergique et festive donne une incoercible envie de bouger, de crier et de s’éclater.

Ces vibrations bénéfiques apparaissent sur l‘intense pilonnement  de « Woman » dont les délires intenses à l’orgue rappellent fugacement les Doors.

Mais la mère du loup sait aussi se faire tendre avec la ballade  « Where eagles have been » aux sonorités plus actuelles évoquant un croisement des White Stripes et de Led Zeppelin.

L’influence des White stripes se fait alors de plus en plus grandissante que ce soit sur le néo punk« Apple tree » ou sur le rock nerveux de « Joker and the thief » .

Puis Wolfmother enclenche à nouveau la machine à remonter le temps et revient à ses premiers amours sabbathiens sur le monstrueux « Colossal » aux rythmiques écrasantes de cette lourdeur divine.

Après cette pure giclée de lumière noire, on reprend ses esprits avec le plus calme « Mind’s eye » doté d’un clavier vintage omniprésent illuminant de grande envolées vocales.

Grosses rythmiques et claviers excentriques marquent les esprits sur « Pyramid » d’une insolente créativité.

Au bout d’une dixième titre, les forçats australiens lèvent enfin le pied avec le plus poussif « Witchcraft » qui recèle tout de même la particularité d’utiliser une flute.


Alors qu’on s’attend à un logique déclin, Wolfmother se reprend immédiatement avec l’excellente et moderne power ballade « Tales » débordante de classe puis sur « Love train » aux formidables riffs accrocheurs et festifs.

On termine ce festin de roi par une sympathique ballade acoustique « Vagabond ».

En conclusion, « Wolfmother » est la stupéfaction absolue, l’uppercut au  menton, le crochet au foi qui troue votre garde, et vous laisse sonné, abasourdi par le résultat forcément inattendu.

On se demande par quel miracle ces jeunes chercheurs australiens ont réussi ce clonage improbable entre le heavy metal des années 70 que je vénère (celui de Black Sabbath) , les quelques touches rock des Doors et le rock moderne des White Stripes, mais toujours est il que le résultat dépasse les espoirs des scientifiques les plus fous.

Véritable carton commercial, « Wolfmother » montra que le rock des ancêtres peut encore être populaire à la fin des années 2000.

Les esprits chagrins pourront sans doute souligner le manque de personnalité du groupe qui puise dans diverses et prestigieuses influences, mais ceci est fait pour moi avec tellement de talent et d’a propos qu’il serait idiot de bouder son plaisir.

« Wolfmother » ou l’album idéal pour s’éclater en écoutant du rock des années 70 sans passer pour un ringard !

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 21:02

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2

 

 

Un an seulement après « In trance » les très prolifiques Scorpions sortent 1976 « Virgin killer » au titre très marquant mais à la pochette dénudée flirtant avec la pédophilie.

A l'époque, le groupe se déchargea assez hypocritement sur la maison de disque mais il faut reconnaitre que si la violation du tabou et un certain (mauvais) gout pour la provocation cadre assez bien avec l’image du hard rock, le fait de repousser ce type de limites ne colle pas parfaitement avec un groupe aussi mainstream que les Scorpions.

Toujours est il que cette (trop) jeune fille sur la pochette fit beaucoup pour la publicité des jeunes rockers allemands.

Et la musique dans tout çà ? Et bien, « Pictured life » se présente par son coté très dynamique et accrocheur comme le single perfoant idéal.

On retrouve immédiatement le coté spectaculaire des guitares de Michael Schenker et de Ulrich Roth sur « Catch your train » mais parfaitement canalisé par encore une fois un morceau aux refrains rock and roll franchement emballants.

« In your park » la première ballade se dévoile, douce, romantique et subtile comme la caresse du vent sur la peau nue une nuit d’été.

Puis après ce départ en fanfare,  tout s’étiole avec « Backstage queen » bien mollason malgré un titre prometteur puis sur « Virgin killer » au curieux rythme heurté sur lequel vient s’échouer la voix éraillée d'un  Klaus Meine au lendemain d'une cuite.

Encore pire « Hellcat » n’a ni queue ni tête et un coté expérimental très déroutant.

En réussite sur les ballades, les Scorpions instaurent une atmosphère originale et un sombre sur « Crying days ».

Le chant de Roth massacre « Polar nights » avant une ultime ballade que je trouve de trop car bien sirupeuse « Yellow raven ».

En conclusion, malgré un début en trombe sur les trois premiers titres laissant penser que « Virgin killer » allait être l’album majeur des Scorpions des années 70, la déception est une nouvelle fois au rendez vous.

Bien que de moins blues et psychédéliques, les Scorpions ne sonnent toujours pas franchement hard et le style rock-mélodique de Roth qui de surcroit chante ici m’exaspère toujours sur la durée.

Les ballades sont également très largement représentées ici, ce qui prouve que même avant d’exploser avec des ballades mémorables inondant les radios dans les années 80, les Allemands étaient déjà adeptes de ce penchant particulier.

« Virgin killer », derrière ce titre et cette pochette chocs, rien que de bien ordinaire à mes yeux.

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 17:48

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Après les féroces Death angel, quelques envies de rock plus calme avec « In trance » des Scorpions.

Autant le dire tout de suite je ne suis pas et ne serais jamais fan de ce groupe mais ces dinosaures du hard rock aussi anciens que Judas priest méritent assurément un miminum de considération.

Avec sa superbe pochette évoquant une Claudia Schiffer aux frontiéres de l'orgasme avec une guitare, « In trance » sort en 1975 après deux albums d’estime influencés par le rock psychédélique, Rudy Lenners remplace Jurgen Rosenthal à la batterie, le chanteur Klaus Meine et les guitariste Rudolf Schenker/Uli Jon Roth formant toujours le noyau créatif du groupe.

On débute avec « Dark lady » mid tempo aux riffs accrocheurs rehaussées par quelques cris suraigus de Meine pour enchainer sur une ballade mélancolique « In trance » plutôt réussie.

Le style très fin et mélodique de Roth imprègne fortement les compositions comme la ballade blues « Life’s like a river » dont le titre n’aurait pas été renié par le philosophe Héraclite.

Tout ceci est bien beau, bien planant et un poil maniéré à l’image d’un « Top of the bill » qui ne parvient pas à accélérer franchement.

Les Scorpions nous assènent une autre ballade « Living and dying » une nouvelle fois bien comme il faut.

Le premier vrai titre rentre dedans est sans nul doute « Robot man » (le cousin d’Iron man de Black sabbath ?) qui déboule à toute vitesse sur un pur tempo hard rock mais l’embellie est de courte durée puisque deux autres blues « Evening wind » et « Sun in my hand » viennent à nouveau nous chloroformer.

L’album se termine dans la même veine rock blues-psychédélique avec « Longing for fire » et l‘instrumental « Night lights » parfaits pour s’endormir tard la nuit.

En conclusion, « In trance » n’est pas un album pour votre serviteur.

Le style du groupe, très mélodique et blues, est certes respectable mais provoque chez moi un suprême ennui.

Tout est en place et  bien exécuté, le toucher de Roth, la voix de Meine, mais manque singulièrement de saveur.

On aimerait être secoué, touché, bouleversé comme par le charme de quelqu’un qui n’est pas forcement physiquement beau mais qui demeure attirant par son imperfection et son charisme mais au lieu de cela on trouve avec « In trance » un beau et froid mannequin de plastique à la beauté figée.

Et si les Scorpions des années 70  était un groupe plutôt surestimé ?

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 10:57

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4

 

 

J’ai déjà été plusieurs fois élogieux en ces colonnes avec James Cameron, même pour parler de projet ratissant plus large comme son dernier  « Avatar » il est vrai que l’univers de science fiction que propose ce réalisateur audacieux est souvent intéressant.

Sorti en 1989, « Abyss » est considéré comme l’un de ses meilleurs films.

Détail croustillant, la première fois que j’ai entendu parler de ce film était lors d’un séjour en classe de neige, on la neige n’étant pas au rendez vous les professeurs avaient proposé en alternative d’aller voir ce film que j’avais à l’époque copieusement boudé.

« Abyss » démarre par le spectaculaire naufrage de sous marin nucléaire US Montana, mystérieusement heurté par un énorme faisceau d’énergie qui rend inopérant tous ses systèmes électrique.

En pleine période de guerre froide, l’escalade monte vite entre les USA et l’URSS, ces derniers étant accusés par les premiers.

L’armé américaine réquisitionne alors une équipe de civils spécialisée en robotique sous marine pour forage pétrolier afin de retrouver le sous marin et les têtes nucléaires présentes à son bord.

Virgil Brigman dit Bud (Ed Harris) dirige cette plateforme sous marine mobile doté d’engins robotisés extrêmement évolués capable d’intervenir dans les très hautes profondeurs (prêt de 7000 mètres) ou est échoué le sous marin.

Charismatique et proche de ses hommes, Bud doit pourtant composer avec une équipe de commando Seal envoyés à bord pour diriger l’opération de sauvetage.

Le lieutenant Hiram Cofey (Michael Biehn) dirige les militaires et se montre particulièrement autoritaire avec les civils aussi Bud doit user de toute son influence pour calmer ses troupes composés d’ouvriers spécialisés aguerris mais peu enclin à respecter la stricte discipline militaire.

On trouve Alain Carnes dit Hippy (Todd Graff) sorte de geek malingre trimballant toujours avec lui son rat , Catfish De Vries (Leo Burmester) gros costaud élevé aux Big Mac, Sonny Arliss Dawson (JC Quinn) et Lisa Standing (Kimberly Scott) pétulante femme noire boulotte.

De plus Bud doit faire face à des problèmes conjugaux avec Lindsey (Mary Elisabeth Mastrantonio) sa femme à la forte personnalité qui l’a rejoint sans le prévenir pour participer à la mission.

Hiram et Bud dirigent chacun leurs hommes pour inspecter le sous marin.

L’expédition est un des moments les plus intenses du film en raison d’une ambiance oppressante et morbide en raison de la découverte des corps flottants de l’équipage noyé.

Au cours de l’inspection, Arliss rencontre la créature d’énergie et perd les pédales.

Il doit être évacué en catastrophe tandis que Hiram parvient à récupérer les têtes nucléaires du sous marin.

L’équipage est alors témoin de la venue de la créature qui se utilise de l’eau de mer animée pour modeler son apparence et tenter de communiquer.

Mais un ouragan se déchaine en surface rendant non seulement impossible la remontée mais provoquant également la chute d’une énorme grue métallique qui manque d’écraser la plateforme sous marine.

A bord de la plateforme, une lutte d’influence commence alors entre Bud, Lindsey et Coley qui reçoit l’ordre de détruire le sous marin et les mystérieuses créatures à l’aide des têtes nucléaires.

Perturbé nerveusement par le syndrome des basses profondeurs, Coley utilise la force pour enfermer les civils et disposer les têtes sur un petit robot sous marin afin de déclencher l’explosion nucléaire à distance.

Bud et Catfish parviennent à s’échapper en nageant dans la sas de plongée et affrontent Coley.

Après une lutte féroce, Coley est tué dans son robot alors qu’il tentait de lancer les bombes mais le petit robot chargé coule au fond de la fosse sous marine à plus de 9000 mètres.

La mort de Coley broyé par l’énorme pressions sous marine est atroce.

Puis deux scènes fortes se suivent, l’évacuation de Lindsey en état de quasi mort clinique par Bud qui parvient ensuite à la faire renaitre à la vie puis l’exploration de la fosse par Bud qui après avoir ingéré un liquide lui permettant de supporter la pression descend à pic à 9000 mètres pour désamorcer les têtes nucléaires.

La descente d’un Bud rendu aphone dans un univers aussi extrême avec un dialogue de sa femme pour l’aider à ne pas devenir fou est pour moi l’une des scènes les plus cultes de l’histoire du cinéma.

Laissé pour mort, Bud est secouru par les créatures qui le recueille dans leur immense vaisseau translucide et gavé d’énergie.

Il comprend que les créatures après avoir envisagé d’anéantir l’espèce humaine par une immense tempête tsunami, se sont ravisées en découvrant l’amour qui existant entre lui et sa femme.

Pacifiques et sages, les créatures font remonter l’équipage depuis leur immense vaisseau qui soulève même les navires des militaires américains placés en surface.

La fin du film, un peu niaise, voit les hommes rendus à la sagesse par les créatures, renoncer à l’escalade nucléaire et Bud se réconcilier avec Lindsey.

En conclusion, j’aurais du en 1990 aller dans cette fameuse salle de cinéma et découvrir « Abyss » car cette œuvre de James Cameron est une des plus belles réussites des film de science fiction, surclassant de très loin son « Avatar » numérique.

Le monde sous marin étant inquiétant, hostile et mystérieux, Cameron exploite formidablement cette atmosphère pour réaliser un film claustrophobe et oppressant au possible.

Les technologies utilisées sont à couper le souffle pour l ‘époque avec ces incroyables robots sous marins maniés avec dextérité par des acteurs sur entrainés et des impeccables effets spéciaux permettant de donner vie à des créatures extra terrestres ressemblant à des raies translucides des grands fonds.

Malgré sa longueur, des acteurs un peu caricaturaux (le militaire dictatorial, les ouvriers des mers bourrus au grand cœur, les femmes modernes pénibles et indépendantes)  et une happy end dégoulinante de bon sentiments, « Abyss » peut être considéré comme un véritable chef d’œuvre de science fiction sous marine.

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 21:34

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3

 

 

Bien relancé par un « The art of dying » de bonne facture, Death angel poursuit en 2008 sa seconde carrière avec « Killing season » à la pochette similaire bien qu’un brin plus morbide.

Après l’art de la mourir, la saison du massacre, on peut dire qu’avec Death angel on a affaire à un groupe dur et sombre qui ne fait pas dans la dentelle, avec une violence contrôlée comparable à leurs confrères new yorkais d’Overkill.

« Lord of hate » ouvre les hostilités sans faire de détail avec un thrash percutant solidement ancré au sol par des refrains en béton armé.

Le son est lourd, presque gras, les guitares tournoient à la vitesse d’un rotor d’hélicoptère pour offrir sur « Sonic beatdown » une leçon de tabassage en règle duquel nul être vivant ne pourrait se tirer indemne.

Un tantinet plus calme « Dethroned » alterne en réalité passages mélodiques en clair obscur et grosses charges d’un thrash implacable digne des plus grands.

Gros riffs et rythmiques assassines prennent la relève sur le très basique « Carnival justice » .

Certes « Buried alive » n’est pas un modèle de subtilité avec ses chœurs ultra pesants, mais fait preuve d’une efficacité de panzer.

« Souless » sonne comme du Ac/Dc en plus nerveux et rugueux tandis que « The noose » balance son thrash rageur comme un poing en pleine figure.

Les gros bras continuent leur travail de démolition avec les lourdingues « When worlds collide » et « God vs God » aux influences très Machine head.

Plus vif et percutant, « Steal the crown » fait des ravages avant le coup de grâce asséné par « Resurrection machine »   mid tempo guerrier contrebalancé de quelques fugaces envolées mélodiques.

En conclusion, plus frontal et intégriste que son prédécesseur « Killing season » est un authentique album de thrash metal monolithique, violent et moderne comme j'aime à écouter parfois quand le monde me parait vraimment révoltant.

Avec ce durcissement de ton, Death angel se recentre sur sa base et rétrécit du même coup son champs musical, perdant la variété musicale si plaisante de « The art of dying ».

Mais le groupe assume son choix artistique et plonge avec force et conviction dans ce bain de jouvence en jouant à fond la carte de la puissance brute ou les guitares claquent comme fouets mortels sur des tempos de rouleau compresseur.

Impressionnant et maitrisé de bout en bout, « Killing season » impose le respect et achève de nous convaincre que Death angel est un groupe de sacrés clients pouvant sans peine prétendre au rang de maitres du thrash pur et dur.

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Published by Seth - dans Thrash Metal
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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 20:13

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3

 

 

Zoom sur la deuxième division du thrash metal avec Death angel, groupe californien ayant la particularité d’être entièrement d’origine asiatique, philippine plus précisément.

Ayant eu son heure de gloire à la fin des années 80, Death angel profite du revival de la scène et refait surface à la surprise générale en 2004 après 14 ans de mise en sommeil.

Petit miracle, le line up original est ici conservé prêt de vingt ans après les débuts et cette reformation donne naissance à « The art of dying ».

On appréciera l’effort mis sur l’artwork de la pochette, à la fois sobre, sombre et beau.

La galette débute par « Thrown to the wolves » longue pièce de plus de sept minutes d’un thrash old school rentre dedans aux refrains très efficaces.

La voix nasillarde et rêche de Mark Osegueda se cale parfaitement sur les rythmiques saccadées et puissantes des guitares de la paire Aguilar/Cavestany sur « 5 steps to freedom » qui compense une certaine linéarité par une intensité soutenue.

Alors qu‘avec « Thicker than blood » on s’apprête à rentrer dans une logique routinière et peu inspirée de thrash prévisible à outrance, l’ange de la mort surprend avec « The devil incarnate » longue pièce reptilienne évoquant un climat de sorcellerie et de menace larvée digne d’un Black sabbath des meilleurs jours.

Véritable bijou noir, « The devil incarnate » me fait curieusement penser à des trajets que j’effectuais très tôt le matin en voiture sur des petites routes désertes de l’Essonne dans un climat de brouillard fantomatique et de nuits hivernales en parfaite adéquation avec l’ambiance assez fantastique de ce titre.

On est également agréablement surpris par « Famine » aux forts relents de Metallica grungy période « Load-Reload ».

Retour à du thrash plus classique sur le basique « Prophecy » à la forte puissance de feu puis baisse de régime avec le laborieux punkoide « No » .

Les quelques variations mélodiques sur le chant de « Spirit » viennent diluer l’abrasive recette thrash habituelles des cuistots en chef.

Les refrains virils sur le très bourrin « Land of blood » contrastent avec un final plus calme composé de « Never me » qui mélange passages nuancés presque rock à des solides refrains thrash puis « Word to the Wise » superbe semi ballade acoustique ou la belle voix cassée de Osegueda couplée à des guitares pleines de feeling, parvient à faire passer un flot intense d’émotion.

En conclusion, « The art of dying » est une bonne surprise de vétérans d’une scène qu’on pensait oubliée à jamais.

Meme si la recette de base des américains est à la base beaucoup trop prévisible et linéaire à mes yeux, ceux-ci ont l’intelligence d’introduire d’étonnantes variations qui si elles ne révolutionnent pas la face de la musique aèrent leur thrash frontal pour en relever l’intérêt.

« The art of dying » est un disque astucieux capable de réaccrocher les fans de thrash des années 80 mais aussi par sa relative ouverture de capter un public plus adepte d’une certaine modernité.

Retour réussi donc pour Death angel qui recycle son bon vieux thrash pour faire du neuf avec du vieux.

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Published by Seth - dans Thrash Metal
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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 22:33

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Exploration du punk rock avec après les Sex Pistols, l’autre légende anglaise de ce mouvement The Clash.

Sorti en 1999, « From here to eternity » est une compilation de titres joués entre 1978 et 1982 soit l’âge d’or du groupe.

On peut trouver l’idée curieuse, un brin mercantile mais on peut aussi prendre cela comme une bonne occasion de découvrir l’impact d’un des groupes les plus réputés sur scène de l’histoire du rock.

La compilation commence  avec « Complete control » titre truffé de chœurs plus rock que punk permettant de chauffer la salle en douceur.

Le coté plus agressif, braillard et bordélique du punk vient sur « London’s burning » puis sur le musclé « What’s my name » avec toujours des chœurs en soutien de la voix de cockney de Joe Strummer.

C’est simple, énergique peut être un peu trop pauvre.

Si « Clash city rockers » se montre un morceau aux riffs rock entrainants, la formule commence à lasser avec « Carrer opportunities » vraiment trop balourd.

Pas grand intérêt pour moi avec le reggae « (White man) in hammersmith palais » ni le trop basique « Capital radio » ni « City of dead » aux riffs et aux refrains bien faciles.

Les irréprochables classiques arrivent enfin avec l‘hymne « I fought the law »  puis « London calling » et son atmosphère plus mesurée si particulière.

Je ne peux que décrocher sur le pur reggae « Armagideon time » non pas que le morceau soit mauvais dans l’absolu mais parce que ce style de musique trop planant ne me convient pas.

On passe sur l’insipide « Train in vain »  que ne parvient pas à relever le très surestimé « Guns of Brixton ».

Il faut attendre « The magnificent seven » au rythme funkisant et le plus appuyé « Know your rights » qui malgré un message politique assommant, parviennent à réintroduire plus d’intensité.

Le plus grand tube des Clash « Should I stay of should I go » est asséné avec force avant de conclure par un trop  long « Straight to hell » en forme de pénible monologue.

En conclusion, vous l’aurez compris en lisant mes commentaires pour le moins contrastés, je n’adhère globalement pas à la musique de The Clash et ce live bien qu’exhaustif n’y changera rien.

Bien entendu j’aime quelques chansons d’eux mais relativement peu.

Je trouve leur punk pas assez instincintif, pas assez sauvage ni acéré, pas assez nihiliste et au final trop métissé avec des ambiances reggae et pop rock que je ne goute pas.

Le coté simpliste des riffs, la voix parfois irritante de Strummer et les refrains téléphonés ne me séduisent pas.

Je ne pense donc pas être la bonne cible pour ce « From here to eternity ».

Peut être me pencher sur leurs meilleurs albums studio changera-t-il l’opinion que j’ai de ce groupe trop mainstream pour moi.

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Published by Seth - dans Punk Rock
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