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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 19:23

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3

 

 

La littérature de Fréderic Beigbeder toujours avec « Windows on the world » paru en 2003 alors que l’auteur était déjà devenu avec son « 99F » polémique un authentique auteur de best sellers francophones.

Cette fois ci cet auteur qualifié par beaucoup de futile s’attaque à un sujet sérieux, les attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center.

Beigbeder effectue un travail de romancier en racontant le drame du point de vue de Carthew Yorstoun un père de famille texan prisonnier des tours en flammes avec ses deux garçons de sept et neuf ans.

Mais le processus narratif établit un parallèle avec une analyse plus froide de l’écrivain lui-même, qui travaillant au sommet de la Tour Montparnasse, alterne stricts énoncés de faits avec point de vue plus personnels notamment sur sa relation avec les Etats Unis.

« Windows on the world » effectue donc un constant mouvement de balancier entre brulante intensité d’un drame dépassant le cadre humain et froide introspection comparant le New York nocturne de sa jeunesse d’enfant gâté et la ville traumatisée pansant ses blessures après le choc.

Mais Beigbeder brouille aussi les pistes tant ce Carthew tient de lui dans l’échec de son mariage et ses tentatives maladroites pour rattraper le temps perdu avec ses enfants.

Acculé à une fin proche, Carthew est forcé de faire le bilan de sa vie, un bilan courageux et lucide qui ne l’ épargne pas.

Le résultat est un roman plutôt déroutant ou Beigbeder tente plus d’exorciser le choc que lui infligea cet évènement dramatique que de répondre aux énigmes quasi insolubles du déroulement des évènements.

On saluera pourtant le courage et la subtilité de l’auteur sur un sujet très délicat, sa sincérité touchante devant l’horreur du drame et ses analyse brillantes sur l’évolution du monde post 11 Septembre.

J’ai donc globalement apprécié ce « Windows on the world » plus adulte, atténuant les errements nombrilistes d’un riche jeune homme mal dans sa peau pour canaliser ce brillant talent d’écriture sur un sujet digne d’intérêt pour un romancier.

Je partage également le point de vue de l’auteur sur la profondeur des liens historiques unissant la France aux Etats Unis, rejetant l’anti américanisme primaire issu d’une jalousie inconsciente,  en ajoutant que ce pays tout imparfait qu’il soit demeure un pays libre et démocratique digne du plus grand respect.

Alors que la commémoration des dix ans des attentats s’est achevée il y a quelques semaines et que les Etats Unis toujours soucieux de montrer une image forte et conquérante au monde s’apprête à reléguer définitivement l’évènement dans les livres d’histoires, « Windows on the world » est un roman essentiel parvenant à réveiller la part d’humanité la plus enfouie en nous.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 22:39

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4

 

 

Après avoir sorti la doublette « Load-Reload » ayant considérablement entamé son crédit auprès des fans de heavy metal, Metallica se devait de réagir rapidement.

Ceci sera chose faite en 1998 avec « Garage Inc » habile double compilation de reprises regroupant sur le premier disque de véritables nouveautés montrant les multiples influences des californiens et sur le second disque, des morceaux plus anciens piochés lors de leurs débuts au milieu des années 80.

Comme d’habitude en réécoutant cette compilation, les souvenirs affluent dans ma mémoire mais il faut dire qu’à l’époque je continuais à suivre même avec moins de ferveur les productions des four horsemen, c'est pourquoi je conserve un souvenir tenace de "Garage Inc".

La pochette plutôt sympathique mettant coté pile un groupe roots et crasseux couvert de graisse et de sueur et coté face une version de crooners gominés des années 60 en vestes à paillettes, donne une image plutôt relax d’un groupe jouant sans pression juste pour le plaisir d’évoquer ses idoles de jeunesse.

Le premier disque, composé de nouvelles reprises commence sur les chapeaux de roues par le court et intense « Free speech for the dumb » infiniment plus musclé et féroce que le morceau originel du groupe punk Discharge.

Après les punks vient le heavy metal anglais de Diamond head, groupe dont était complètement fan le batteur Lars Ulrich.

« It’s électric » est un mid tempo rock et festif rendu ultra tonique par le chant magistral de James Hetfield.

Vient ensuite le tour des maitres de Black sabbath avec « Sabbra Cadabra » dont la version original déjà géniale par sa joie de vivre et sa belle ode à l’amour est largement égalée par celle de Metallica.

On change complètement de registre avec Bob Seger, célébrissime blues rocker américain dont le « Turn the page » est rendu émouvant par le chant inspiré d’Hetfield.

Le heavy metal cette fois danois revient en force avec « Die, die my Darling » reprise fantastique de l’obscur Danzig, aux refrains irrésistibles.

Nouveau changement d’ambiance avec le ténébreux « Loverman » de Nick Cave, aussi oppressant et reptilien que la version originale.

Metallica se fait ensuite plaisir avec un medley de onze minutes consacré à Mercyful fate, reprenant et à vrai dire surpassant des titres pourtant accrocheurs comme « Satan’s fall » , « Curse of the pharaon » «  A corpse without a soul », « Into the coven » « Evil » meme si bien entendu Hetfield ne chante pas aussi haut que la castra King Diamond.

Le hard rock des années 70 est également à l’honneur avec « Astronomy » superbe reprise gavée d’énergie et de feeling du Blue Oyster Cult et le plus quelconque « Whisky in the jar » de Thin Lizzy ne présentant d’intérêt que par son clip très osé en montrant une orgie lesbienne.

Etant hermétique à la country, je passerai sur l’interminable reprise de « Tuesday’s gone »  de Lynrid Skynrid pour pleinement gouter la fulgurance d’une autre reprise de Discharge, l’impressionnant « The more I see » surpassant en violence et en nihilisme le pourtant déjà redoutable « Free speech for the dumb ».

Le second disque opère dans un registre plus prévisible mais toujours efficace.

Le son est plus rêche, plus abrasif, le chant de Hetfield moins maitrisé et plus agressif.

Diamond head est bien entendu mis à l’honneur sur « Helpless » rapide et enlevé avec un coté vintage fort plaisant, puis vient l’obscur Holocaust avec le rampant « The small hours » , plus surprenant le métal industriel de Killing joke avec « The wait » avec un chant étouffé de Hetfield très original.

La reprise du faiblard Budgie « Crash in brain surgery » est plus poussive avant un très musclé « Last caress/Green hell » véritable tir de barrage issue du répertoire punk des Misfits.

On goute avec délectation le meilleur morceau de Diamond head, « Am I evil ? » et ses sept minutes aussi vénéneuses qu’intenses avec un chant brut de décoffrage d’Hetfield.

Petit clin d’œil au redoutable « Blitzkrieg » aux riffs destructeurs avant un deuxième Budgie « Breadfan » cette fois plus convainquant.

Quatrième reprise de Diamond head, « The prince » manque d’assise malgré sa vitesse supersonique et laisse la place à une fantastique reprise de Queen « Stone cold crazy » peut être la plus réussie de toute l’histoire de Metallica.

Quitte à rester dans le musclé, Metallica y va à fond sur « So what » des punk irrévérencieux d’Antinowhere League, agressif et provocateur en diable.

Le tabassage en règle se poursuit avec « Killing time » tonitruante gifle des anglais Sweet Savage, qu’on peut considérer également comme un chef d’œuvre d’intensité.

En bonus à des fans déjà comblés, Metallica offre trois reprises plus tardives de Motorhead enregistrées en 1995, le surtinense « Overkill » , les plus médiocres « Damage case » , « Stone dead forever »  ou « Too late too late ».

En conclusion, « Garage Inc » est une compilation assez monumentale avec un premier Cd éclectique et varié montrant toutes les vastes influences du groupe débordant de sa base heavy metal et punk anglais pour atteindre le rock, le blues et même la country.

Le second ravira sans doute plus les fans de la première heure car il est essentiellement composées de repris heavy et punk très intenses issues des premiers pas de Metallica.

En écoutant le résultat on ne peut que se dire que si les racines de Metallica sont solides, le groupe révèle son statut de géant de la musique en se réappropriant les titres et en neuf fois sur dix surpassant les originaux pourtant souvent déjà fort plaisants.

« Garage inc » est à posséder pour les fans du groupe ou pour les amateurs de musique rock désirant découvrir des groupes éphémères souvent tombés dans l’oubli réellement remis en valeur par l’interpretation inspirée d’un group de premier plan.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 21:26

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3

 

 

Après 1982, Daredevil doit faire face au plus grand drame de sa vie, la mort de sa bien aimée, Elektra tuée au cours d’un sanglant combat avec son pire ennemi le Tueur.

La suite des aventures de l’Homme sans peur est ainsi compilée dans « Daredevil, l’intégrale 1983 » dont la majeure partie est toujours dessinée et scénarisée par Franck Miller avant que celui ci ne passe la main en douceur à d'autres.

Cette fois, l’auteur se recentre sur un personnage féminin jusqu’alors considéré comme un faire valoir, Heather Glenn, fiancée de Matt Murdock et héritière d’une grosse société appelée Glenn Industries.

Heather sollicite l’aide de Foggy Nelson l’avocat associé de Murdock contre le conseil d’administration de son entreprise qui réalise des ventes d’armes illicites en cheville avec le Caïd.

Bien entendu Daredevil aide en sous main l grassouillet Foggy qui s’aventure sur le terrain dangereux des voyous de haut rang.

Cette aventure est rendue inhabituellement comique par le fait que Foggy est persuadé d’avoir mis à mal tout seul les plus dangereux tueurs du Caïd.

Glenn Industries a beau engager le ridicule Homme échasse, Daredevil écarte toutes les menaces et son alter égo Murdock parvient à prouver que Heather n’est pour rien dans les malversations de Glenn Industries.

Mais la joie d’Heather sera finalement de courte durée puisqu’elle découvrira que Murdock ne souhaite pas l’épouser.

Puis l’histoire prend une tournure plus dramatique avec le dérèglement de ses super sens et l’infection de son ex amie Natacha Roumanov alias l’agent gouvernemental la Veuve noire par un poison foudroyant inoculé par les tueurs de la Main en tentant de les empêcher de dérober le cadavre de Kirgi.

Alors que la Veuve noire désespérée le cherche en vain, Daredevil retourne voir son mentor aveugle Stick afin de résoudre son problème.

On découvre ensuite que le vieux Stick est à la tête d’une confrérie de maitre ninja qui menacée par la Main.

L’increvable Kirgi est alors ressuscité pour éliminer Stick et Daredevil complètement replié sur lui-même doit alors se faire violence pour sauver son maitre en danger de mort.

Après éliminé Kirgi à l’aide des maitres alliés de Stick, Daredevil retrouve Natacha dont le corps est en passe de se dissoudre.

Mais les talents de guérisseurs des maitres alliés de Stick permettent de lui éviter la mort juste à temps pour affronter les tueurs de la Main revenus en nombre terminer leur sombre besogne.

Stick accepte de dissoudre son enveloppe corporelle pour les éliminer.

Daredevil découvre alors les véritables intentions de la Main, ressusciter Elektra pour remplacer Kirgi pour le titre de tueur suprême.

Miller peut donc nous replonger à loisir dans le passé d’Elektra, sa quête après la mort de son père de maitrise corporelle et spirituelle, son éviction par Stick puis son enrôlement au sein de la Main ou elle reçut sa formation de tueuse.

Daredevil est alors contraint de pactiser avec le Caïd pour trouver le repaire de la Main et les attaquer à l’aide de la Veuve noire et Stone le dernier survivant des maitres alliés de Stick afin d’empêcher le processus de régénération d’Elektra.

Mais toujours amoureux de la jeune tueuse, Daredevil ne peut se résoudre à l’empêcher de se réveiller.

Par son toucher il parvient à la guérir de l’emprise de la Main et évite à Stone de la tuer à nouveau.

Miller signe alors son dernier épisode par une ultime rencontre entre le Tireur cloué sur son lit d’hôpital et Daredevil qui lui raconte une étrange histoire d’un enfant l’ayant pris pour modèle et devenu par la suite perturbé psychologiquement.

Par la suite, Denny O’Neil prend la relève pour les scenario avec David Mazzuchelli au dessin pour des aventures moins palpitantes marquées par le suicide de Heather Glenn incapable de supporter sa rupture avec Murdock, et une énième rechute du Gladiateur contraint de commettre des vols pour sauver la vie de son amie Betsy Beatty retenue en otage par des gangsters.

Le dernier épisode, très étrange, voit Miller revenir associé à John Buscema pour un hommage appuyé à « L’équipée sauvage » ou Daredevil se mue en blouson noir solitaire pour laver les péchés d’une petite ville de la campagne dont les habitants ont massacré le sheriff.

En conclusion, « Daredevil, l’intégrale 1983 » est marqué par une chute sensible d’intensité dans les intrigues comme si Miller arrivait à la fin de son parcours.

Les démêlés avec la Main finissent par lasser et on peut se demander si il n’est pas trop tôt pour faire revivre Elektra une année à peine après son assassinat.

Bien entendu il reste l’exploration du passé d’Elektra, les doutes de Daredevil quand à son exemple pour la jeunesse, l’atmosphère crépusculaire et la beauté graphique du style de Miller mais ceci ne suffit pas à sauver une intrigue en déclin.

Les successeurs de Miller s’en sortirons honorablement sans jamais parvenir aux monuments d’intensité atteints par le maitre incontesté de ce personnage.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 20:22

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Grand amateur de la période Franck Miller dans le Daredevil des années 80, je me devais de continuer l’exploration de cette page majeure de l’histoire du comic book avec « Daredevil, l’intégrale 1981 ».

Dans ce numéro, Miller exploite les relations aussi troubles qu’intenses entre Elektra et Daredevil autour d’une recherche d’un témoin clé dans une affaire de meurtre, témoin protégé par le mafieux Slaughter.

Les ex amants devenus ennemis depuis la conversion de la belle en tueuse professionnelle se livrent une guerre à distance ou les sentiments enfouis dans le passé ne tardent pas à resurgir.

Puis survient un élément majeur avec l’évasion du Tireur, ennemi juré de Daredevil.

Atteint d’une tumeur qui le rend à demi fou et lui fait voir son ennemi dans chaque personne qu’il croise dans la rue, le Tueur est un véritable danger public qui sème la mort dans la ville de New York.

Une fois encore l’affrontement entre les deux hommes est épique et se solde par une victoire de Daredevil qui sauve la vie de son ennemi juré gisant sur les rails du métro.

Puis le Caïd retiré au Japon de ses affaires criminelles par amour pour sa femme Vanessa est victime d’une sombre machination des chefs de la pègre de New York pour l’empêcher de livrer ses dossiers au FBI.

Les rivaux du Caïd kidnappent Vanessa pour l’attirer aux Etats Unis et embauchent le Tireur sorti de l’hôpital après avoir été soigné pour l’éliminer.

Regonflé à bloc depuis sa guérison, le Tireur manque de tuer Daredevil qui se fait passer pour un candidat pour le poste de tueur du Caïd afin de l’infiltrer et de récupérer les dossiers destinés au FBI.

Mais le Caïd le démasque et finit par avoir le dessus à l’aide de sa formidable résistance physique.

Il charge ensuite ses hommes de mains, dont le stupide Turc de l’éliminer en le jetant dans des canalisations.

Usant de ses supers sens, Daredevil parvient à se libérer de ce piège mortel mais ne peut empêcher que la transaction entre le Caïd et ses rivaux se solde par une terrible explosion laissant Vanessa pour morte ensevelie sous des tonnes d’acier.

Privé de sa raison d’être, le Caïd redevient un monstre criminel froid et ivre de pouvoir, retourne le Tireur pour en faire son employé et reprend le contrôle du crime organisé de la cote Est.

Mais Daredevil intervient encore une fois et bat le Tireur après une  lutte encore une fois fantastique.


Le Caïd négocie alors, livrant à Daredevil les dossiers contre ses rivaux pour acheter un status quo lui permettant de recomposer son empire en paix.

Mais il ignore que sa femme a survécu et erre à demi folle dans les égouts de New York.

La suite, moins intense voit le Melvin Potter alias le Gladiateur soupçonné de meurtre alors qu’il s’est acheté une bonne conduite et est défendu par Matt Murdock pour ses anciens crimes.

L’affaire est pourtant rapidement dénouée par Daredevil qui découvre qu’un sosie appelé Michael Reese a usurpé l’identité de Potter pour commettre des agressions en son nom.

Puis Elektra revient en scène pour notre plus grand bonheur  afin d'aider Daredevil à combattre les tueurs de la Main, organisation de tueurs ninja chargé par le Caïd de l’éliminer avec son client Potter.

Malgré leurs qualités, les ninja de la Main ne font pas le poids contre DD et Elektra et doivent faire appel à leur tueur suprême, un être pratiquement immortel mi homme mi démon appelé Kirgi.

Touché par une explosion, Daredevil perd son sens radar et devient donc très vulnérable, aussi l’aide d’Elektra lui est elle précieuse.

En plein doute, Daredevil cherche alors son mentor l’aveugle Stick pour retrouver l’usage de son sens radar tandis que l’increvable Kirgi taque Elektra qui finit enfin par le tuer  après avoir incendié son corps.

Aiguillonné  à la dure par Stick, Daredevil plonge dans les tréfonds de son passé tumultueux pour reprendre confiance en lui et retrouver toutes ses facultés.

L’épisode se termine sur une demande du Caïd pour recruter Elektra.

En conclusion, bien que moins riche en émotions que celle de 1982, « Daredevil, l’intégrale 1981 » est un excellent cru, mettant formidablement en place le trio Daredevil-Elektra-Bullseye avec l’ombre menaçante du Caïd planant au dessus.

Si j’apprécie moyennement le personnage assez faible de Potter, le mélange d’arts martiaux et de surnaturel autour de l’organisation de la Main confère une atmosphère des plus prenantes aux aventures de notre tête à cornes favorite.

Les combats sont réglés comme des ballets et la noirceur de l’univers de Miller, celui des bas fonds de New York n’a d’égale que sa splendeur digne des plus grands romans policiers.

Dans cette jungle boueuse de voyous et paumés, le justicier aveugle se déplace avec la grâce d‘un félin, n’hésitant pas à user de violence pour obtenir des informations.

De mon point de vue, sa rivalité avec le Tireur tueur dérangé mentalement lié à son ennemi par un lien très intime confère au génie, comme si Bullseye représentait la part sombre du héros.

En résumé en 1981, Miller nage plus que jamais dans l’excellence.


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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 15:08

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Je poursuis dans la même démarche que pour Henri IV, mon entreprise de redécouverte de l’histoire de France avec « Louis XIV » de l’historien Jean-Christophe Petitfils.

Ce monumental ouvrage de plus de 700 pages effectue une analyse minutieuse placée sous l’angle du pouvoir du règne du plus grand roi de France qui marqua de son empreinte le XVII iéme siècle.

Après la mort en 1642 du cardinal Richelieu qui gouvernait en sous main la France sous le règne du taciturne Louis XIII, le cardinal Mazarin fin politicien prend le contrôle du pays gouverné en surface par Anne d’Autriche en attendant la majorité du jeune Louis XIV.

Bien qu’intelligent et doté d’une grande force de caractère le rendant prompt à dominer dés son plus jeune age, il se montre peu assidu aux études, préférant les exercices physiques (chasse, équitation, escrime, tirs) enseignés à tout monarque.

Le premier évènement d’importance qui marque le jeune Louis est la Fronde, grand mouvement de révolte provoqué par les Grands (Nobles) pressurisés financièrement par la guerre de trente ans contre l’Espagne.

Mazarin et Anne d’Autriche doivent alors faire face au Parlement et à d’autres agitateurs comme Gaston de France oncle du roi, le prince de Conti, Louis de Bourbon dit le Grand Condé brillant chef militaire ou l’ambitieux religieux Jean-François Paul de Gondi.

Malgré les emprisonnements des principaux contestateurs des mesures fiscales prises par le pouvoir royal, le peuple de Paris instrumentalisé par les parlementaires et quelques nobles influents se soulève et oblige Mazarin à la tète d’une armée de mercenaires allemands à quitter Paris.

L'acession majorité de Louis XIV provoque un revirement et l’adhésion du général Turenne aux forces royales anti Fronde.

Présenté comme un chef militaire génial, Turenne triomphe des troupes de Condé et en 1652, Louis XIV âgé de quatorze ans peut prendre les reines du pouvoir et replacer Mazarin à Paris.

L’échec de la Fronde va enclencher le déclin inéluctable des Grands au profit de la montée en puissance du pouvoir royal.

Mazarin puis les autres principaux premiers ministres Colbert et Louvois seront les principaux instigateurs de cette transformation qui brisera l’autonomie des nobles gouvernant jusqu’alors de manière quasi autonome leurs provinces.

Ces hommes étendront leurs réseaux en nommant des fonctionnaires dévoués à leur maitres (appelés officiers) dans les provinces pour réduire le pouvoir de l’aristocratie.

Ce système de réseaux aboutira à une centralisation du pouvoir et à un renforcement de la puissance royale par le biais de ministres quasi omnipotents n’hésitant pas au passage à briser leurs rivaux et à se constituer d’immenses fortunes personnelles sur le dos de l’Etat.

Le coté positif de cet enrichissement sera le développement du mécénat qui permettra à de grands artistes comme Lully, Boileau, Molière, Racine ou Perrault plus tard les sculpteurs, peintres et architectes (Le notre, Le Brun, Carpeaux) de se développer.

Mais c’est surtout aux travers des guerres que Louis XIV se révélera.

Malgré son mariage avec Marie Thérèse d’Autriche, fille du roi d’Espagne, il poursuivra la guerre contre l’Espagne, l’Empire germanique, les Pays Bas et l’Angleterre.

Petitfils insiste longuement sur cet équilibre politique extrêmement complexe entre une Espagne déclinante, extenuée démographiquement et financièrement, dont l’immense royaume aiguisait les convoitises et la France en plein essor grâce aux brillantes réformes économiques instaurés par Colbert.

Aidé par de brillants stratège militaires comme Turenne ou par la génie de l’architecte militaire Vauban, Louis XIV remporte de nombreuses victoires, ravageant les Pays Bas et permettant à la France d’accroitre son territoire par l’acquisition de la France Comté et d’une partie de l’Alsace.

La guerre ne s’effectue pas seulement sur terre mais également dans les mers avec le développement par Colbert d’une grande marine française capable de rivaliser avec la Navy anglaise et d’entraver les prodigieux échanges commerciaux des Pays Bas pour le controle des colonies.

Seule ou presque contre toutes les nations, la France hégémonique de Louis XIV fait peur à tout l’Europe.

Grisé par ses succès, Louis XIV perd alors le sens de la mesure et se fait Roi Soleil.

Après avoir brisé Fouquet le rival de Colbert dont la richesse lui avait fait ombrage, il récupère ses bonnes idées, se fait construire le splendide château de Versailles ou s’établira une cours de courtisans entièrement dévoués à sa personne.

La propagande bat alors son plein et les artistes payés par le pouvoir royal rivalisent de servilité pour magnifier leur maitre.

Etant un souverain de droit divin et partisan du gallicanisme, Louis XIV entretient également des rapports de force avec le Pape pour affirmer son indépendance.

Sur le plan de la politique intérieure, le Roi est intraitable dés qu’on touche à l’unité du royaume.

Cette intraitabilité se manifeste par la révocation de l’édit de Nantes signé par son grand père Henri IV et part des politiques de persécutions contre les Protestants qui refusaient de se convertir au catholicisme mais aussi par l’écrasement de tous les mouvements de révoltes des paysans (Sabotiers, Croquants, Va nu Pieds) écrasés par le financement de la guerre ou par des hivers trop rudes.


Il ne sera pas plus tolérant avec les autres courant religieux comme  le jansénisme, le quiétisme ou celui des dévots du saint sacrement.

Coté cœur, Petitfils est plus discret et ne note que les principales maitresses du roi, Louis de Valliére et surtout Madame de Montespan qui restera à la cour dix ans et aura sept enfants avec le monarque.

En conclusion, « Louis XIV » est un ouvrage monumental et absolument passionnant.

Contenant une immense source d’informations issues d’un travail d’historien rigoureux, il est cependant assez difficile assimiler le plus délicat pour moi ayant été la complexité des liens de parenté entre les familles royales d’Europe et les incessants jeux d’alliances entre elles lors des conflits.

Il ressort de sa lecture des sentiments partagés autour d’un personnage mégalomane, parfois brutal quand il s’estimait menacé dans ses intérêts, désirant toujours être maitre de lui-même (même lorsqu’il est mourant ou atteint d’une fistule anale !) afin de défier les forces de la nature.

Je n’ai à vrai dire pas admiré Louis XIV mais plutôt l’efficacité de ses ministres (l'austère Colbert, le trouble Mazarin), le génie militaire d’un Turenne, celui scientifique d’un Vauban (dont les théories économiques révolutionnaires furent partiellement appliquées) puis les personnages hors du commun comme Foucault, Fénelon ou Guillaume d’Orange ennemis acharnés du Roi.

Si vous voulez tout savoir ou presque (!) de cette période hors du commun qui façonna à jamais notre pays et qui laissa des traces aussi importantes que la Révolution Française, cet ouvrage répondra à n’en pas douter à vos attentes.

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Published by Seth - dans Histoire
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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 13:02

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Après « Le marginal » de Jacques Deray, voici le tour de « Flic ou voyou » autre polar ayant pour vedette Jean-Paul Belmondo, la star française des films d’action dans les années 80.

Réalisé par George Lautner et sorti sur les écrans en 1979, « Flic ou voyou » est dans la plus droite lignée des films de policiers taillés sur mesure pour Belmondo.

Dans celui-ci, il incarne Antonio Cerutti, gangster revenu du Canada pour venger le meurtre de sa sœur prostituée, assassinée en même temps que le commissaire Bertrand dans un hôtel de Nice.

Roulant dans une Super Seven Catheram, pur joyau de décapotable anglaise, Cerutti se fait remarquer par son style de déménageur et n’hésite pas à rudoyer les témoins de l’affaire ou les proches du commissaire décédé pour obtenir des informations.

Cette méthode brutale obtient pourtant quelques résultats puisque Cerutti apprend que Bertrand était un policier corrompu abattu par deux policiers ripoux Massard (Jean-François Balmer) et Rey (Tony Kendall) , puis remonte jusqu’à Théodore Musard (George Geret) dit l’Auvergnat, mafieux maitre de tous les casinos de la cote d’azur.

Pour lui mettre la pression, Cerutti l’enlève, le laisse nu dans le centre ville et plastique son casino.

Cet attentat déstabilise le fragile équilibre entre mafieux et ravive les tensions avec Volfoni (Claude Brosset) dit le Corse, principal rival de l’Auvergnat.

Le commissaire Grimaud (Michel Galabrui impeccable de sobriété) semble observer les événements sans réelle volonté d’action.

Du coté de sa vie privée, Cerutti séduit en deux trois mouvements une romancière bourgeoise Edmonde Puget Rostand (Marie Laforet) et a maille à partir avec sa fille Charlotte (Julie Jézéquel) qui lui reproche ses absences.

Le nœud de l’intrigue se dénoue lorsqu’on apprend que Cerutti est en réalité le commissaire Borrowitz chargé d’infiltrer le milieu niçois pour faire tomber les principaux mafieux.

Ayant dévoilé son double jeu, Borrowitz va devoir éviter les tentatives d’assassinats des gangsters et délivrer Charlotte enlevée par l’Auvergnat.

En conclusion, premier succès de la paire Lautner-Belmondo, « Flic ou voyou » initia le début d’une longue série (« Le professionnel », ou « Le guignolo ») entre les deux hommes.

On a affaire ici à un cinéma d’un autre temps, populaire au scenario rachitique dont la seule fonction est de mettre en valeur Bebel le magnifique, plus fier à bras que jamais.

Fidèle à sa légende de macho viril, Bebel conduit une voiture de sport, sort un énorme calibre (je parle de son flingue 357 Magnum), fracasse les bars et les voyous qui s’y trouvent, ridiculise à lui seul les chef mafieux et joue avec les femmes qu’il considère comme de plaisants trophées.

Si on sera prêt à accepter que ce cinéma soit celui du zéro réflexion on restera cependant sur sa faim au niveau de l’action avec des cascades peu nombreuses à l’exception d’un plaisante course poursuite automobile dans une auto école et d’une évasion spectaculaire sur un parcours en tyrolienne.

Un film donc qui faisait sans doute son effet à la fin des années 70 mais qui se montre franchement médiocre plus de trente ans après.

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Published by Seth - dans Policier
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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 11:25

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4

 

 

Cinq années après un « Saint anger » aussi douloureux qu’un accouchement vous meurtrissant durablement dans vos chairs, Metallica qu’on croyait mort artistiquement parlant et rongé de l’intérieur, revient avec « Death magnetic » en 2008.

La pochette morbide en forme de cercueil et le retour au vieux logo abandonné en 1996 sont les signes avant coureurs d’un changement d’orientation musicale du groupe et d’un retour à ses racines foncièrement plus thrash.

La mort magnétique débute avec un morceau trés vivant « That was just your life » .

On assiste à un véritable tir de barrage avec le vrombissement incessant des guitares qui tournoient telles les pales d’un rotor d’hélicoptère poussées à plein régime.

Rapide, incisif, doté de l’immense puissance de feu de ses riffs fantastiques, « That was just your life » se distingue du coté crade et bourru de l’album précédent par un son plus clair et fluide.

La guerre semble bel et bien déclarée avec « The end of the line » qui mitraille à tout va, causant de profondes brèches dans les conduits auditifs de l’auditeur.

Le rythme ahurissant s’attenue aux deux tiers pour proposer un final plus calme.

Moins rapide et moins intense, « Broken, beat & scared » fait moins mal malgré un coté lourd et répétitif.

Metallica n’oublie pas pour autant sa face plus musicale et propose avec « The day that never comes » un grand titre complexe débutant comme une ballade pour atteindre progressivement des sommets d’intensité.

L’artillerie lourde est ensuite ressortie sur « All nightmare long » véritable brulot incendiaire déroulant un thrash in your face sans concession.

Moins frontal, « Cyanide » propose un heavy lourd et alambiqué assez difficile à suivre.

On ne sait pas trop bien pourquoi mais après le plantage de « The unforgiven II » sur « Reload », Metallica éprouve le besoin d’écrire le troisième volet « The unforgiven III » aussi long et inutile que le deuxième volet.

Construit sur un mid tempo vif et énergique, « The judas kiss » lance le long instrumental plutôt mélodique « Suicide & redemption » qui laisse s’exprimer les musiciens pendant prêt de dix minutes rappelant par instant la période Cliff Burton dans une registre toutefois largement moins créatif.

Malgré cela, ce serait mentir que ce « Suicide & redemption » ne présent aucun intérêt.

Le final sera plus féroce avec « My apocalypse » au thrash direct et violent.

En conclusion, avec sa forte coloration thrash mélodique, « Death magnetic » marque le retour de Metallica à ses premiers amours et à un style proche de celui pratiqué à la fin des années 80.

On pense brièvement à l’album « Master of puppets » considéré par les fans « purs et durs » comme le plus équilibré du groupe entre violence  et mélodie, même si à vrai dire « Death magnetic » en est assez éloigné par son contenu plus moderne.

La force de ce disque est sa production, très soignée par Rick Rubin, qui évite au groupe le coté démo par instant déplaisant de « Saint anger ».

Le son trouvé par Rubin est lourd, clair et ultra puissant.

Après une entrée en matière impressionnante nous ramenant vingt ans en arrière, « Death magnetic » marque le pas à mi course avant de corriger le tir dans sa dernière partie.

Assez étrangement, cet album fut assez critiqué par les anciens fans, reprochant au groupe de revenir à une orientation passéiste sans réelle conviction.

La réalité est que beaucoup de vieux thrashers n’ont jamais pardonné au groupe le succès du « Black album » et critiquent à peu prêt tout ce qu’ils font, que ce soient les expérimentations de « Load-Reload », la réédition de reprises, la collaboration avec un orchestre symphonique ou la production rugueuse de « Saint anger » .

En gardant la tête froide, malgré quelques imperfections « Death magnetic » est album efficace, énergique et puissant qui rassasiera la faim des plus affamés fans de métal.


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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 20:20

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3

 

 

La période de la fin des années 90 jusqu’au début des années 2000 est assez catastrophique pour Metallica qui après deux albums expérimentaux assez indigestes (« Load » et son jumeau « Reload » ) , une compilation de reprises intitulée « Garage inc »  et un live enregistré avec un orchestre symphonique semble disperser son talent aux quatre vents.

Cette impression se confirme par l’étalage au grand jour des tensions internes qui minent le groupe et le départ du bassiste Jason Newsteed profondément frustré au sein d’un groupe gouverné de manière tyrannique par le duo James Hetfield/Lars Ulrich.

A la dérive, Metallica fait alors appel à un psychologue pour remettre les choses à plat et cette expérience douloureuse sera retracée dans le DvD « Some kind of monster ».

Mais chaque situation ayant une issue, après la cure de désintoxication d’Hetfield et la thérapie de groupe collective, les horsemen réagissent, embauchent un nouveau bassiste, Robert Trujillo  pour sortir un nouvel et inespéré album intitulé « Saint anger ».

L’artwork de la pochette assez crade et violent annonce clairement la couleur, « Saint anger » a été enfanté dans la douleur et les tourments intérieurs.

L’entrée en matière est directe, frontale avec un niveau de violence qu’on croyait presque oublié depuis la période thrash metal de la fin des années 80.

« Frantic » le bien nommé déboule très vite et frappe fort en s’appuyant sur des riffs terriblement agressifs et des guitares sous accordées.

Le clip montrant à partir d’un accident de voiture la vie remplie d’excès d’un homme (alcool, drogue, sexe) est la plus parfaite illustration de la vie de rocker.

Mais malgré son efficacité, on ne peut s’empêcher de remarquer l’affreux son de batterie de Ulrich, similaire à une vielle casserole matraquée à coups de cuillère.

Ce son si particulier donnera un coté non fini à l’ensemble du disque.

La suite fait aussi mal, « Saint anger » est un titre fantastique alternant passages ultra rapides très colériques et refrains travaillés délicieusement mélodiques.

Le clip montrant le groupe jouant dans la prison de Saint Quentin en Californie avec des vrais détenus est également un chef d’œuvre de réalisme cru.

Par la suite le Metallica énervé fait place à celui plus intellectuel avec le trop long et massif « Some kind of monster » qui s’écroule lui-même sous son propre poids.

Cette alternance entre vitesse et lenteur se poursuit pour le meilleur et le pire avec le robuste « Dirty window » remarquablement équilibré entre mitraillage intense et légers ralentissements et « Invisible kind » insupportable morceau à rengaine d’une longueur rédhibitoire.

Plus à l’aise dans le registre vindicatif, les four horsemen font encore une fois mal avec « My world » qui vient trouer par son punch et sa brutalité la garde de l’auditeur mal préparé à pareils assauts.

La nuance intervient pourtant avec « Shoot me again » , mid tempo habile mélangeant faux rythmes doucereux et subites poussées de fièvre.

Le procédé est réutilisé avec un peu moins de génie sur « Sweet amber » qui s’écoute néanmoins de manière très plaisante.

Le retour aux morceaux longs, sinueux et incroyablement peu efficaces est marqué avec « The unammed feeling » manquant de fluidité malgré des refrains mélodiques.

Lancinant, saccadé et poussif, « Purify » s’en sort tout aussi mal malgré un format un plus ingérable.

La conclusion a lieu avec « All within my hands » qui alterne hallucinants déchainements de violence et fausses accalmies apaisantes sur prêt de neuf minutes.

En résumé, « Saint anger » est un coup de poing en plein visage, un coup de pied dans le bas ventre, un crachat sale et visqueux accompagné d’un cri de rage émanant du plus profond de l’âme de musiciens meurtris désirant exorciser leurs démons intérieurs.

Peu de place pour les fioritures ou la sophistication ici, juste pour la survie dans une lutte primitive entre la vie et la mort pour ne pas entre englouti à tout jamais dans le néant.

Album bancal et approximatif doté d’un son de batterie exécrable, « Saint anger » me touche car il est rempli de rage, de douleur et de brutalité.

J’aime ce Metallica brut de décoffrage, roots, plein de défauts mais avançant courageusement malgré les coups qu’il se reçoit en plein visage.

Bien sur, « Saint anger » aura ses détracteurs mais il marque pour moi le début du salut pour le groupe avec un retour à plus de simplicité et d’énergie.

A réserver néanmoins aux amateurs de musique brutale et virile.

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 22:49

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3

 

 

A l’affiche en ce bel été indien 2011, « Crazy stupid love » comédie américaine de John Requa et Glen Ficarra

Cadre américain moyen, marié et père de deux enfants Robbie (Jonah Bobo) et Molly (Joey King) , Cal Weaver (Steve Carell) voit sa vie basculer lorsque sa femme Emily (Julianne Moore) lui annonce un soir qu’elle souhaite divorcer après trente années de mariage.

Cal voit alors à plus de quarante ans toute sa vie en apparence parfaite basculer d’autant plus qu’Emily première femme qu’il avait rencontré au lycée à 17 ans, lui a avoué qu’elle le trompait avec un collègue de travail David Lindhagen (Kevin Bacon).

Déprimé, il vit mal sa vie de célibataire forcé et traine son mal être dans les bars de nuit ou il rencontre Jacob (Ryan Gosling) archétype du bellâtre bourré aux as qui séduit chaque soir plusieurs femmes avec une facilité déconcertante et une grande dose de cynisme.

Jacob prend Cal en pitié et devient son coach, changeant sa garde robe et lui donnant des conseils pour avoir l’air sur de lui et séduire les femmes.

Après quelques échecs, Cal parvient à coucher avec Kate (Marisa Tomei) un professeur elle aussi mal dans sa peau et prend peu à peu confiance en lui.

Mais au fond de lui il aime toujours Emily et pense à la reconquérir.

Dans le même temps, d’autres personnes souffrent : Hannah (Emma Stone) désire épouser un jeune avocat qui fait trainer les choses, Robbie est frustré que sa baby sitter Jessica (Analeigh Tipton) ne partage pas ses sentiments et ne le prenne pas au sérieux du haut de ses treize ans.

La jeune fille en pince en secret de son coté pour Cal, le propre père de Robbie (!).

Tout se mêle, s’emmêle, pour notre plus grand plaisir, Jacob tombe subitement amoureux d‘Hannah, les parents de Jessica découvrent des photos porno de leur fille mineure destinée à Cal et les deux ex époux cherchent à se rabibocher malgré les effort de l’amant qui joue crânement sa chance auprès d’Emily.

En conclusion, « Crazy, stupid, love » est une comédie plutôt réussie avec des passages très drôles (la bagarre dans le jardin, les techniques de drague de Gosling) mais également émouvants (la première nuit entre Jacob et Hannah, la souffrance de Robbie).

La morale consistant à ne pas laisser tomber une personne si on l’aime vraiment peut sembler assez niaise au vue des souffrances atroces qu’on peut parfois endurer en s’obstinant mais la qualité des acteurs rend l’interprétation toujours agréable.

Avec son physique de cadre moyen gentiment looser mais attachant, Steve Carell est pour moi la star du film avec des adolescents Analeigh Tipton et Jonah Bobo également étonnants.

On ne criera certes pas au génie ou au film de l’année, mais on appréciera de passer un bon moment bien distrayant.

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Published by Seth - dans Humour
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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 21:54

reload

3

 

 

En 1997, Metallica sort « Reload » le petit frère de son d'un « Load » très contesté au sein de ses fans.

J’avoue que « Load » avait été un choc pour moi et malgré toutes mes bonnes dispositions pour ce groupe que je vénérais à l’époque, j'avais du mal à diégerer ce changement de style aussi attendais je peu être un peu naïvement un renouveau avec « Reload ».

Pourtant malgré sa pochette bien étrange, « Reload » commence très fort avec « Fuel » morceau rapide, hargneux et doté de refrains très accrocheurs.

Lancé par pareil bolide, « The Memory remains » bien que plus rock passe assez bien meme si pour être honnête la présence vocale d’une Marianne Faithful bien fatiguée n’apporte pas grand-chose.

Le clip par contre montrant le groupe jouant sur dans une petite chambre bougeant en permanence sur un mouvement de balancier géant valait le détour.

Le troisième titre, « Devil’s dance » est intéressant par sa lourdeur et son atmosphère ésotérique menaçante digne d’un Black Sabbath.

Puis, surprise, Metallica remet le couvert avec « The unforgiven II » perdant la force dramatique de la première version dans une parodie pénible et sans âme.

Cette déception est pourtant magnifiquement gommée par le joyau méconnu qu’est « Better than you » mid tempo heavy doté d’une rythmique de rouleau compresseur assez irrésistible.

Puis comme pour « Load » , les choses se gâtent, et l’album jusqu’alors tout à faite honnête part sur des chemins de traverse.

« Slither » et « Carpe diem » sont longs, mous et s’engluent dans un rock sans éclat meme si ce dernier s’avère un tantinet plus groovy.

Le paroxysme est atteint avec « Bad seed » qui se traine lamentablement comme un escargot agonisant sur plus de quatre minutes particulièrement pénibles.

Metallica reste dans la meme veine mais se montre tout de meme plus inspiré avec « Where the wild things are » à l’atmosphère étrange et éthérée comme un mauvais songe.

Saluons sur ce plan le chant de James Hetfield, remarquable dans ce registre plus mélodique.

A ce stade pourtant l’auditeur de heavy métal traditionnel est complètement largué et ne suit plus qu’avec beaucoup de réticence le groupe dans ses experimentations.

Et il n’est pas au bout de ses peines ! Car si l’énergie revient fugacement sur un « Prince charming » finalement bien poussif, Metallica propose ensuite son morceau le plus audacieux « Low man’s lyrics » , belle ballade celtique pleine de retenue et de mélancolie.

Dans ce foutoir musical, Metallica tire un des rares coups de canons du disque avec le rapide et enlevé « Attitude » qui rappelle que les four horsemen furent il n’y a pas si longtemps les maitres incontestés du heavy metal puis finit sur « Fixxxer » interminable délire de plus de huit minutes poisseuses et soporifiques.

En conclusion, après une courte illusion, mes espoirs ont viteété  balayés.

Issus de mêmes sessions, « Load » et « Reload » se ressemblent comme deux gouttes d’eau et ont les meme défauts, morceaux rock, longs, mous et surtout globalement peu inspirés.

Meme si la country nous est cette fois épargnée, on ne peut pas dire pour autant que « Reload » relève franchement le niveau d’un « Load » décevant.

Nous sommes si loin du niveau de qualité stratosphérique du « Black album » qu’on peut meme penser que le groupe incapable d’assumer son succès phénoménal voulut effectuer une sorte de suicide musical en partant sur un style difficile à suivre et très éloigné du thrash vindicatif de ses débuts.

« Load » et « Reload » sont pour moi deux extra terrestres dans la discographie du groupe, deux tentatives ratées d’experimentations musicales qui me détachèrent à peu prêt irrémédiablement de ce groupe par ailleurs souvent génial.

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Published by Seth - dans Hard Rock
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