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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 15:26

Plébiscité par la critique française, « Un long dimanche de fiançailles » de Jean-Pierre Jeunet sort en 2004.
Adapté d’un roman de Sébastien Japrisot, « Un long dimanche de fiançailles » a pour cadre les tranchées de la Première guerre mondiale dans lesquelles cinq hommes qualifiés de mutins sont condamnés à mort.
On compte parmi ses pauvres diables exilés dans la Somme, un tout jeune Breton Manech Langonnet (Gaspard Ulliel), Notre-Dame (Clovis Cornillac) un robuste paysan de la Dordogne, Bastoche (Jérôme Kircher) un menuisier parisien, un criminel corse nommé Ange Bassignano (Dominique Bettenfeld) et un fondeur parisien appelé Six-sous (Denis Lavant).
Laissés dans un no man’s land entre lignes allemandes et françaises pour soit mourir de faim soit des combats, les cinq gaillards qui se sont mutilés volontairement ou non pour échapper au combat, sont laissés pour morts lorsque la guerre s’achève mais Mathilde (Audry Tatou) l’amoureuse de Manech refuse de croire à la mort de son bien aimé.
Tout le film s’articule donc autour de la quête obsessionnelle de cette jeune bretonne orpheline atteinte de polio, qui va engager un détective privé appelé Germain Pire (Ticky Holgado) pour retrouver la trace de Manech.
On alterne donc flash-backs de ce qui s’est réellement passé dans la Somme, moments intimes de la vie des cinq hommes avant la Guerre et pérégrinations du pittoresque détective.
Le sergent Esperanza (Jean-Pierre Becker) qui a conduit les hommes à la mort est la première pièce du puzzle mais il apparait rapidement que Tina Lombardi (Marion Cotillard) une prostituée protégée d’Ange, est une des clés de l’énigme puisqu’elle poursuit aussi le même but que Mathilde dans le but cette fois de se venger des assassins de son amant.
Entre fausses pistes et reconstitution laborieuse, la rencontre avec Tina condamnée à mort pour avoir tué le commandant ayant donné l’ordre (Jean-Pierre Dreyfus) et le tueur de son mari (François Levantal) est à ce titre décisive toute comme le sera celle avec Célestin Poux (Albert Dupontel) compagnon de tranchées des cinq, qui lui confirmera l’existence de la survie d’un homme, Notre-Dame miraculeusement sauvé de la mort et portant un camarade pouvant correspondre à la description de Manech.
Mathilde rencontre donc Notre-Dame vivant reclus dans une ferme isolée et connait donc la vérité du destin de Manech, ayant échappé miraculeusement à l’attaque d’un avion allemand finalement abattu, puis à un bombardement terrible notamment grâce à Notre-Dame dont l’instinct de survie compta pour deux.
La quête s’achève et Manech qui se fait discret également est lui aussi finalement retrouvé dans un monastère reculé.
En conclusion, auréolé de cinq césars, « Un long dimanche de fiançailles » pêche par sa longueur et sa lenteur, que ne saurait tout à fait compenser la beauté formelle des images, pour une fois plutôt sages quand on connait la folie créatrice de Jeunet.
Film à gros budget truffé de stars françaises avec en prime Jodie Foster dans un rôle sans intérêt, « Un long dimanche de fiançailles » n’est donc pour au mois au final qu’une belle œuvre un peu ennuyeuse brodant autour d’une histoire d’amour pour midinettes…

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 14:42

En 2016 en pleine fièvre des Jeux Olympiques sort « Je suis Rio » chez Anacaona, recueil de vingt cinq nouvelles d’auteurs brésiliens contemporains parlant de la « cidade maravilhosa » du Brésil.
Dans la première d’entre elles, Claudia Tajes prend comme angle d’approche le don d’une vieille casserole abimée d’une riche bourgeoise du quartier de Leblon à sa femme de ménage pour souligner la différence entre classes sociales, puis Bartolomeu Jr relate brillamment une dispute dans un bus un jour de canicule en expliquant un jeu tragico-comique entre la contrôleuse, son mari, son amant le conducteur du bus et un ancien militaire révulsé par le changement au point de vouloir sortir une arme.
Dans « Maria », Conceicão Evaristo raconte sans doute l’histoire la plus poignante du recueil avec une femme noire rencontrant son ex mari et père de son enfant dans un bus, se faisant ensuite lyncher par la foule après que celui-ci ait braqué ce meme bus…
Le très rebelle Ferrez prend position pour les favelados dans trois courtes nouvelles, l’une se mettant à la place d’un braqueur, l’autre de deux gosses rudoyés par des policiers puis la dernière d’un modeste travailleur également humilié.
Point de vue décalé d’André Diniz qui en bandes dessinées avoue détester sa ville natale : sa chaleur écrasante, son chaos et sa violence endémiques au point de l’avoir quittée pour vivre ailleurs à São Paulo puis au Portugal.
Texte magnifique de Paula Anacaona elle-même autour de la carioca moderne se devant de faire face sur tous les fronts, puis formidable de Lucia Bettencourt qui relate avec intelligence la désillusion d’une touriste entre deux âges rêvant de perdre la tête au Carnaval, pour néanmoins finir avec le réceptionniste de son hôtel tout compte fait, plutôt à son gout.
Bettencourt fera également preuve de finesse dans un second texte, au demeurant moins puissant qui met en lumière le plan drague de certains hommes se faisant passer pour des intellectuels.
Carnaval toujours avec Duda Tajes qui raconte son incroyable expérience de quelques jours avec une prostituée métisse qui voulait faire « autre chose » pendant ses vacances.
Les textes suivant m’ont moins enchanté, Marcelino Freire tout en suggestion mêlant étroitement tourisme et criminalité, Rodrigo Santos rendant hommage en voisin de São Gonzalo à ce Rio pas si lointain au cours d’une traversée de la baie de Guanabara avec en toile de fond une demande en mariage inaboutie, mais le pire étant le style horriblement urbain de la jeune bloggeuse Jessica Oliveira.
Peu d’intérêt également malgré le côté rapporteur social de Jesse Andarilho pour un championnat de foot entre trafiquants des favelas de Rio, ni même pour les matchs du dimanche, mis à l’honneur par Victor Escobar.
Histoires plus personnelles mais ô combien difficiles que celle de Raquel Oliveira qui à 44 ans décide de reprendre ses études pour devenir institutrice sous les quolibets de ses voisins favelados puis de Joanna Ribeiro qui met en plein dans le mille social avec une amourette entre la fille intello d’une femme de ménage et celle de sa patronne, une bourgeoise de Botafogo.
Misère toujours avec une histoire de Sans terre découvrant la mer de Geovani Martins, la vie brisée d’un gamin des rues narrée par Marco Teles, celle d’un gardien de parking poivrot par Helena Parente Cunha.
Dans les deux derniers textes, le sarau sorte de slam des favelas, est mis à l’honneur dans la bande dessinée d’Alexandre de Maio atour du personnage du rappeur-slammeur Dudu de la ville Baixa Fluminense dans l‘état de Rio,  puis chez Yolanda Soares qui raconte comment vaincre sa peur du téléphérique pour se rendre dans la favela pacifiée d’Alemão afin d’assister à une performance artistique.
En conclusion, forcément inégal, « Je suis Rio » est un recueil passionnant d’une incroyable vitalité et créativité.
Prenant le parti d’une approche moderniste et réaliste de Rio loin des clichés touristiques, « Je suis Rio » tape souvent juste lorsqu’il évoque cette ville à deux vitesses entre les riches des quartiers sud de la ville et leurs employés des favelas devant souvent prendre deux bus+un métro pour arriver jusqu’à eux.
Ce sont assurément ces récits de situations de la vie de tous les jours, celles des employés galérant dans des transports publics déficients pour survivre qui m’ont le plus intéressés.
Mais il semble que malgré la « pacification » de certaines favelas du centre ville à l’approche des grands évènements touristiques (Coupe du monde, Jeux Olympiques), la violence fasse partie intégrale de la capitale carioca, aussi les récits de gamins des rues, de personnages misérables ou de petits voyous abondent, évoquant l’aspect le plus dure de la réalité brésilienne.
Enfin, j’ai été je l’avoue assez peu sensible au coté « rap/slam/revendicatif » de l’ouvrage comme je le suis du reste assez peu à cet aspect en France…
Reste un ouvrage très intéressant, souvent émouvant ou passionnant, à mon sens essentiel pour comprendre le Rio de Janeiro d’aujourd’hui.

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 15:07

Edité en 2016 chez Taurnada, « Haig, le secret de Monts Rouges » est un roman de Thierry Poncet inspiré d’un personnage crée avec l’écrivain-aventurier Cizia Zykë.
« Haig, le secret de Monts Rouges » met en scène Haig, un baroudeur européen faisant du commerce dans les années 90 au Cambodge avec les compagnies forestières établies le long de la rivière Lon-Stung, l’un des affluents du Mékong.
Pour accéder à ce monde difficile où la main d’œuvre locale par nature misérable est massivement exploitée pour travailler dans des zones où seule règne la loi du plus fort, Haig achète une vielle péniche de l’armée américaine qu’il nomme la Marie-Barjo et embarque un stock considérable de pièces de rechanges mécaniques, outils, nourriture et alcools pour le ravitaillement des camps de travailleurs qui pullulent dans la région.
Avant de prendre le départ sur le fleuve avec son équipage composé de Bozo, un fantasque banlieusard parisien séropositif, Kim un ex militant écologiste cambodgien reconverti en commerçant et Bang un colosse débonnaire ne se séparant jamais de son petit chien, Haig reçoit la visite d’un vieil homme d’origine espagnole qui supplie pour l’embarquer.
Méfiant de nature, il refuse et a la désagréable surprise de retrouver l’homme égorgé le lendemain...
Il part alors sans trop s’attarder par peur des difficultés avec les autorités locales, mais la situation se complique plus tard lorsque Marisol, une belle jeune femme, elle aussi marquée par un fort accent espagnol survient avec la même demande cette fois appuyée par d’autres atouts notamment physiques et financiers.
Soumis à autant de détermination, Haig finit par céder et embarque la belle.
Commence alors un long et périlleux voyage marqué par l’empreinte de massacres commis par un homme ou un être (?) gigantesque aimant à torturer cruellement ses victimes.
Entre légende tenace, passé hanté par la guerre, forestiers, mercenaires et trafiquants, Haig va devoir jouer serré pour sortir vivant de ce qui sera peut être son dernier voyage à la poursuite d’un trésor oublié au cœur des Monts Rouges, dernier repère des redoutés Khmers rouges…
En conclusion, « Haig, le secret de Monts Rouges » est un roman typique d’aventures au fort goût de « Au cœur des ténèbres » de Joseph Conrad, le nihilisme introspectif en moins…
Poncet plante des personnages assez caricaturaux de baroudeurs ultra virils, de « locaux » peu fiables et de jeunes femmes aussi sexy que mystérieuses à la recherche d’un trésor enfoui dans une zone mortelle.
Rien de bien nouveau donc sous la moiteur étouffante de la jungle tropicale mais une narration vivante, musclée qui vous accroche et vous fait passer un moment exotique plaisant, ce qui après tout est bien déjà assez !

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 19:04

Adapté d’un roman de Roger Vercel, « Capitaine Conan » est l’œuvre de Bertrand Tavernier qui couronna Philippe Torreton, auréolé d’un césar après la sortie du film en 1996, soit il y a plus de vingt ans déjà.
« Capitaine Conan » a pour cadre la fin de la Première guerre mondiale avec un théâtre des opérations oubliés, les Balkans en 1918 ou l’armée française lutte farouchement avec ses alliés pour faire plier les Bulgares alliés des Allemands.
Dans cette guerre de tranchées, un homme, le capitaine Conan (Philippe Torreton) s’illustre avec son commando par des actions éclairs dans les lignes ennemies ou il massacre souvent à l’arme blanche afin de créer une sensation de peur dans la camps adverse.
Insubordonné et bravache, Conan se lie d’amitié avec le lieutenant Norbert (Samuel Le Bihan) un homme posé et réfléchi qui le prend en sympathie.
Mais lorsque l’armistice est signée, la troupe est alors déplacée vers la Roumanie là ou la situation se détériore rapidement.
Démobilisés au sein d’une attente qu’ils ne comprennent plus, les hommes de Conan commettent des exactions : bagarres, vols avec violence qui leur attirent peu à peu les foudres de la hiérarchie militaire.
Dès lors des hommes comme le Général Pitard de Lauzier (Claude Rich) réclament alors des procès exemplaires pour ceux qui se comportent mal et Norbert est alors nommé contre son gré défenseur alors qu‘il n‘a aucune compétence juridique…
Fort de ses succès en tant que défenseur, Norbert passe ensuite accusateur au grand damne de Conan qui sait ses hommes compromis dans une vilaine affaire de braquage ayant causé la mort de deux femmes, civiles et étrangères de surcroit.
Ulcéré par l’attitude des coupables, Norbert s’acquitte de sa tache du mieux qu’il peut pour les coincer mais s’arrange pour leur aménager une peine moindre, 3 ans réduits à 1.
Une autre affaire délicate l’occupe ensuite, la prétendue désertion du soldat Jean Erlane (Pierre Val) méprisé par son supérieur le lieutenant de Scève (Bernard Le Coq) lui aussi d’ascendance noble et qui veut pour cette raison le faire passer par les armes.
Aidé par Conan qui croit en l‘innocence de Erlane, Norbert sollicite l’aide du Père Dubreuil (Pierre Bosset) en l’emmenant sur la ligne de front avant de l’aider à forger des arguments solides pour défendre le prévenu.
Après une féroce empoignade lors du procès d’Erlane ou de Scève obtient une condamnation, la compagnie est de nouveau mutée en Hongrie pour surveiller depuis le Danube l’avancée des troupes bolchéviques.
Sonné par cet échec et par l’annonce douloureuse de la condamnation à la mère d’Erlane (Catherine Rich), Norbert demande a être démis de ses fonctions et réintègre lui aussi à présent les troupes de combat.
Sur le terrain, une nouvelle fois Conan se distingue par son sens pratique et tactique en faisant disposer les mitrailleuses là dans une zone marécageuse ou les Russes attaquent.
Il s’arrange pour emmener ses hommes, pour la plupart mutins à l’assaut en y incluant Erlane qui y trouve une mort héroïque réparatrice.
Le film se termine sur un ultime face à face entre Norbert Conan, revenu vieilli et dépressif à la vie civile en Bretagne.
En conclusion, « Capitaine Conan » est un film puissant narrant une histoire d’amitié entre deux hommes, l’un archétype de la virilité guerrière même et l’autre de la raison et du droit.
Derrière ce face à face ou finalement Le Bihan se montre à mon sens supérieur car plus subtil au rugueux Torreton, on trouve une formidable reconstitution des batailles de l’époque dans les montagnes de l’Est de l’Europe.
Français et classique donc jusqu’au bout des ongles, ce « Capitaine Conan » mérite son succès certes limité au niveau hexagonal.

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Published by Seth - dans Histoire Guerre
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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 12:41

Poursuivant la découverte des aventures de Mike Horn, j’ai voulu lire « Vouloir toucher les étoiles ».
Sorti récemment en 2015, « Vouloir toucher les étoiles » est un récit alternant autobiographie de l’aventurier et nouveaux exploits autour de l’ascension en 2007 sans oxygène et sans cordée, de quatre des plus hauts sommets du monde dans Karakoram : les deux Gasherbrum dit G1 et G2, le Broad Peak et le fameux K2.
Expérimenté en montagne andines, Horn n’avait malgré tout jamais gravi de sommets à plus de 6000 mètres, ce qui demeure l’ascension la plus sélective et aussi la plus dangereuse.
Avec ses compagnons alpinistes Jean Troillet, Fred Roux et Olivier Roduit, il y raconte la mort qui guette sous la forme d’avalanches meurtrières et imprévisibles, de fissures traitresses prêtent à se dérober mais plus surement encore du mal de l’altitude qui à plus de 7000 mètres, paralyse l’activité cérébrale, annihile tout force et pire fait perdre toute notion de cohérence.
A chacune des ascensions ou presque tombent des alpinistes chevronnés victimes de leur orgueil ou tout simplement de leur manque de chance, à croire que la montagne prélève à chaque fois son du.
Entre deux exploits, Horn se raconte : son enfance en Afrique du Sud avec une notion toute relative de l‘Apartheid, déjà habitée par une farouche envie de liberté et de découverte, la mort traumatique de son père, fauché prématurément à 43 ans d’un cancer foudroyant, son engagement précoce dans les Forces Spéciales d‘Afrique du Sud, son expérience de la guerre et donc de la mort, contre la Namibie voisine avant de rentrer dans le rang un court instant avec un diplôme universitaire et un confortable job dans l’import-export agroalimentaire avant de tout plaquer pour vivre une vie plus excitante avec un exil sans un sous en poche en Suisse ou il connaitra une vie précaire pour finalement trouver l’amour avec sa femme Cathy et un emploi de moniteur spécialisé dans la descente de rivière en hydro speed.
S’illustrant dans cette discipline par des exploits toujours plus audacieux, Horn finira par attirer l’attention de la société Sector qui le sponsorisera et lui permettra de changer de vie en vivant réellement de sa passion.
Exploit après exploit, Horn connaitra une notoriété toujours grandissante avec toujours à ses cotés, la fidèle Cathy, son point d’ancrage dans le monde, qui lui donnera deux filles Annika et Jessica.
Aventurier infatigable, il explorera le monde avec une appétence particulière pour l’Amérique du sud, l’Océan et le Grand Nord.
Les pires moments, Horn les raconte lorsque lui-même en grande difficulté sur les hauts sommets, il devra porter secours à des alpinistes en situation encore plus critique ou survivre d’extrême justesse à un attentat sanglant des Talibans au Pakistan.
Il connaitra aussi l’échec à des multiples reprises face au redoutable K2, second sommet plus haut du monde.
Mais le moment le plus émouvant du livre reste le récit du combat qu’a livré Cathy contre un tenace cancer du sein, qui finira malgré tous ses efforts à l’emporter en 2015.
Très marqué par la perte de sa vie, Horn continuera tout de même en champion, transférant son amour à ses filles et estimant que l’esprit de sa femme continuera de l’accompagner à travers ses périples.
L’éducation des jeunes pour préserver la Nature, constitue également une de ses grandes préoccupations.
En conclusion, « Vouloir toucher les étoiles » est sans nul doute le récit d’aventures le plus passionnant qui soit car le plus personnel.
Au-delà des exploits sportifs à haute altitude, Horn s’y dévoile à cœur ouvert avec beaucoup de courage et de sincérité.
Il montre également que tout surhomme qu’il soit, il n’en demeure pas moins modeste car vulnérable au destin et à la maladie, qui peut lui rappeler à tout instant sa petitesse.
Mais conscient de sa fragilité, Horn continue d’avancer et de se réaliser en faisant à présent office de passer entre la beauté de la Nature qu’il a pu si souvent observer et les jeunes générations qui il l’estime devront prendre le relai pour la préserver.
Un modèle donc d’esprit d’entreprise et de sagesse que cet homme de 50 ans à présent !

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 20:02

Sorti en 1996 « Fargo » est l’un des premiers films de Joël et Ethan Cohen inspiré d’une histoire (malheureusement) vraie.
On y suit à Brainerd, un trou paumé du Minnesota enseveli sous une neige épaisse,  les sombres machinations de Jerry Lundegaard (William H Macy) un minable vendeur de voitures endetté jusqu’au cou qui décide de payer deux voyous Carl (Steve Buscemi) et Gaear (Peter Stormare)  pour simuler l’enlèvement de sa femme Jean (Kristin Rudrud).
Jerry espère en échange faire payer une rançon de 1 million de dollars à son beau père et patron Wade Gustafson (Harve Presnell) et son associé Stan Grossman (Larry Brandenburg).
Très faux cul, il fournit une voiture aux voyous et part normalement travailler tandis que les deux compères enlèvent Jean, non sans quelques difficultés.
Mais sur le chemin de leur planque, les choses se gâtent et le très brutal Gaear abat un policier trop curieux ainsi qu’un couple témoin du meurtre.
Inquiet, le duo contacte Jerry en demandant le versement immédiat des 80 000 dollars.
La police locale est mise sur l’affaire et Marge Gunderson (Frances Mc Dormand), une policière enceinte mène l’enquête avec calme et détermination.
Peu habitué à ce type de situation, Jerry ment pourtant effrontément à Wade et Stan, réussissant à leur faire gober l’histoire de l’enlèvement, l’impossibilité de contacter la police et la nécessité de lui confier la rançon à payer pour sauver sa fille.
Alors que Marge remonte lentement la piste des deux tueurs, met la pression sur Shep Proudfoot (Steeve Reevis) le mécanicien indien ayant servi d’intermédiaire dans l’affaire et interroge Jerry lui-même, du reste de plus en plus mal à l’aise.
La situation dégénère franchement quand Wade se montre intraitable sur le fait de livrer lui-même la rançon mais Carl n’accepte par la transaction sans voir sa fille vivante et fait feu, le blessant mortellement.
Avant de mourir, Wade blesse lui-même grièvement Carl à la mâchoire.
Mal en point, le voyou se dispute avec Gaear qui a encore une fois disjoncté et tué Jean sans attendre de toucher l’argent.
La dispute autour du million de dollar qui excède de loin la somme prévue de 80 000 qui leur était due, tourne à l’affrontement et à la mort de Carl.
Alors que Gaear s’apprête à se débarrasser du corps de son ami, Frances met la main sur leur planque et l’abat alors qu’il tentait de fuir en courant dans la neige.
Jerry est ensuite pris alors qu’il tentait maladroitement de fuir laissant Frances et son mari à la préparation de leur heureux évènement.
En conclusion, « Fargo » est un film bien étrange, évoluant dans une atmosphère sombre et glaciale de l’Amérique des paumés dont personne ne parle.
Malgré son atmosphère déprimante, la bêtise et la violence de ses personnages, « Fargo » est bien réalisé et bien interprété, notamment par William H Macy, excellent en salopard travesti sous les traits d’un brave vendeur de caisses…
Cela ne suffit pourtant pas à explique son succès pour moi largement surestimé !

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 18:26

Sujet aujourd’hui surexploité, « Fighting » de Dito Montiel traite du monde des combats clandestins.
Sorti en 2009, « Fighting » retrace le parcours de Shawn Mc Arthur (Channing Tatum) un jeune SDF tentant de survivre à New-York qui après une rixe dans la rue, se fait remarquer par son punch par un vendeur de rue Harvey Boarden (Terrence Howard).
Boarden parvient à convaincre Shawn de participer à un combat clandestin, mais il est vrai que dans la dèche la plus complète, le jeune paumé est facile à convaincre.
A la surprise générale, Shawn malgré son manque de technique, bat son adversaire, un jeune russe plus expérimenté et commence à attirer l’attention.
Boarden le présente à des gens évoluant dans la faune de la nuit….mais le jeune combattant préfère séduire Zulay Valez (Zulay Henao) une serveuse à qui il a tenté de vendre une mauvaise copie d’Harry Potter dans la rue.
Peu à peu, Shawn attiré par l’argent emménage chez Harvey et grimpe les échelons du monde du combat clandestin, se sortant d’extrême justesse d’un match coupe gorge dans le Bronx contre une brute tatouée (Dante Nero) et battant ensuite (Cung Le) un coréen expert en arts martiaux.
Mais sa Némésis semble être Evan Hailey (Brian J White) un lutteur connu qui fait sans cesse référence à son passé douloureux ou il s’est battu contre son père, entraineur de lutte.
Au contact de Zulay, petite serveuse paumée également, Shawn révèle aussi son passé douloureux et sa fuite de son Alabama natale.
Harvey ne peut cependant refuser le combat de sa vie contre Evan en raison de la faramineuse somme en jeu : 500 000 euros.
Mais Shawn refuse de se coucher pour faire plaisir au mafieux Martinez (Luis Guzman) et se dispute avec Zulay qui lui révèle travailler pour Harvey.
Trop fier pour céder, Shawn lutte de toutes ses forces contre Evan sur les toits de New-York et finit par le vaincre devant une foule surexcitée.
Menacé de mort, Harvey a la surprise de se voir proposer par son ex poulain de le suivre en Alabama avec Zulay et sa mère.
Shawn et Zulay ont en effet misé sur une victoire alors que tous donnaient Evan favori.
Devenus riche, le quatuor peut alors prendre la tangente !
En conclusion, « Fighting » est un film sans intérêt usant de toutes les ficelles de ce type de production : un beau gosse blanc musclé mais o combien torturé, une petite copine potiche et un meilleur ami noir, mais pas trop…évoluant dans un scénario usé jusqu’à la corde, prétexte à de sanglantes bagarres, sans aucune technique ni beauté formelle…
Je ne peux donc que conseiller de fuir ce navet surgonflé pour vous orienter vers des films plus réussis et plus authentiques !

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Published by Seth - dans Sport
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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 08:24

Dans « Californication, saison 3, épisode 9 », Hank (David Duchovny) et Karen (Natascha Mc Elhone) apprennent que Rebecca s’est fait renvoyer du collège pour s’être battue avec Chelsea (Ellen Davis Woglom) à propos de la séparation de ses parents.

Folle de rage après avoir découvert la triple liaison de Hank couplée à son irresponsabilité, Karen le fout dehors momentanément pour reprendre ses esprits.

Du coté de Charlie (Evan Handler) la situation vire au désespéré lorsque Marcy (Pamela Adlon) continue de s’enticher de l’antipathique Rick Springfield.

Pour ne rien arranger, le chanteur exige que Charlie lui apporte sa cocaïne le jour même et fait pressions sur Sue Collini (Kathleen Turner) en menaçant de le faire virer si il n’obéit pas.

En pleine dépression, Charlie va donc trouver son vieux pote qui sous les conseils d’un étudiante va toquer à la porte du dealer du collège.

Après avoir trouvé la drogue dans la cage d’un serpent, les deux hommes sont pourchassés par le gardien et Charlie ne doit son salut qu’au sacrifice de Hank.

Face à la capricieuse star, Charlie découvre que Marcy est dans sa loge en train de cuisiner du homard…

Fou de rage il fait fi de menaces de Springfield et lui jette sa dope au sol, le laissant ramper pour satisfaire son vice, puis part avec Marcy finalement dégoutée…

Le Don Juan californien est finalement sorti du prison par Felicia (Embeth Davidtz) qui ne regrette rien et le remercie même d’avoir été son détonateur pour rompre avec Stacey (Peter Gallagher) et sa vie profondément insatisfaisante.

Mai alors qu’une timide réconciliation débute entre Rebecca et Chelsea, Stacey propose à Karen de coucher ensemble en guise de représailles à ce qu’ils ont subi.

En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 9 » se montre de plus en plus déplaisant à mon gout, présentant des personnages sur le fond méprisables car profondément veules, faibles et corrompus.

Charlie qui ne tourne pas rond se débat on ne sait trop pourquoi pour retrouver son petit bout de femme stupide et toxico, Collini est un dragon particulièrement repoussant mais la palme revient à Springfield, vieille pop star camée insupportable.

Lorsqu’en plus le coq de la basse cour, Hank se sort perpétuellement de toutes ses sauteries et des affaires de drogue sans une égratignure, on ne peut que trouver le fond de la série assez gerbant…

Difficile donc de dire si je suis partant pour aller au bout de la saison 3 !

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Published by Seth - dans Société
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 08:09

Film mineur dans la carrière à succès de Patrick Swayze, « Roadhouse » de Rowdy Herrington sort en 1989.
L’histoire simple au possible, raconte comment Dalton (Patrick Swayze) un videur particulièrement efficace travaillant dans le milieu de la nuit, est approché par Frank Tilghman (Kevin Tighe) un patron de bar du Missouri pour redresser la situation catastrophique de son établissement le Double Deuce.
Dalton accepte d’autant plus que Tilghman se plie à ses conditions et débarque sur place pour étudier la situation il est vrai préoccupante : bagarres continuelles, vente de drogue, détournement d’argent…
Il s’établit dans une ferme qu’il loue à un vieil homme appelé Emmet (Sunshine Parker).
Une rivière le sépare de la luxueuse propriété de Brad Wesley (Ben Gazzara), le principal homme d’affaires de la ville qui exerce une forme de terreur sur tous les commerçants.
Dalton qui a retrouvé un ami musicien aveugle Cody (Jeff Healey), change de fond en comble le mode de fonctionnement du Double Deuce, virant les videurs incompétents et les employés traficotants, ce qui lui attire les foudres de quelques uns comme le barman Pat Mc Gurn (John Doe).
Les choses se gâtent lorsque Pat qui est le neveu de Wesley débarque avec deux gros bras pour se faire réembaucher de force et un affrontement a lieu au couteau dans le bureau de Tilghman.
Dalton met en fuite les brutes mais doit se faire soigner pour une blessure au dos.
A l’hôpital il fait la connaissance du Dr Elisabeth Clay (Kelly Lynch) et l’invite à boire un verre au Double Deuce.
Furieux de rencontrer une résistance imprévue, Wesley se met à persécuter les amis de Dalton, saccageant le magasin de Red Webster (Red West)…
Les menaces se font sentir tellement lourdement, que Dalton qui a refusé de se faire acheter appelle au secours son mentor Wade Garrett (Sam Elliott) lui aussi videur professionnel.
L’arrivée de Wade donne un peu plus de courage à Dalton qui démarre même franchement son idylle avec Kelly…
Il est vrai que outre sa virilité, Dalton affiche une maitrise de arts martiaux et un diplôme de philosophie qui achève de séduire la jeune femme.
Mais la violence de Wesley ne cesse de croitre : après l’incendie du magasin de Red et celui de la ferme d’Emmett qui échappe de justesse à la mort, Dalton coince Jimmy (Marshall Teague) le tueur de Wesley lui aussi expert en arts martiaux.
Le combat au bord du lac en pleine nuit est violent et mortel pour Jimmy tué alors qu’il avait dégainé une arme à feu pour en finir.
Ulcéré par la perte de son favori, Wesley réplique en faisant tuer Wade…
Dès lors, Dalton qui était prêt à laisser tomber se lance dans une vendetta personnelle et attaque la propriété de Wesley, pourtant puissamment gardée par ses gros bras armés.
Dalton tue un à un le gardes et finit par coincer Wesley dans sa chambre de trophées.
Le mafieux est finalement abattu par un feu nourri des commerçants de la ville : Red, Tilghman, Emmett…
L’arrivée du sheriff ne change rien et Dalton peut ensuite roucouler avec sa chère Kelly…
En conclusion, « Roadhouse » pourrait ressembler à un navet vintage pour rednecks tant le propos ne vole pas haut, pourtant Swayze parvient par son jeu et son intensité à faire oublier son physique modeste et sauver la baraque grâce notamment à des scènes d’action bien menées.
Accumulant les clichés : homme d’affaire véreux, braves commerçants exploités, filles sexy et héros virils, « Road house » est aussi une belle collection de coupe de cheveux et tenues des années 80 !
Alors bien sur, on est ici à des années lumières d’un chef d’œuvre ni même d’un bon film, mais avec une certaine indulgence « Roadhouse » peut laisser regarder essentiellement pour la présence de Swayze !

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Published by Seth - dans Action
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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 07:11

Dans « Californication, saison 3, épisode 8 », frustré par le refus de Karen (Natascha Mc Elhone) de faire du cyber sex avec lui, Hank (David Duchovny) cède à Jill (Diane Farr) qui déboule chez lui avec deux copines stripteaseuses pour « faire la fête ».

Jill qui lui annonce arrêter sa carrière pour se consacrer à l’écriture le pousse à un plan à 4 ce que Hank refuse, les jeunes femmes s’amuser entre elles.

Mais le lendemain matin, Veronica (Bridgetta Tomarchio) l’une des stripteaseuses blonde git inanimée dans le lit.

Les évènements se succèdent alors, Charlie (Evan Handler) et l’affreux Rick Springfield sonnant ensuite à l’improviste.

Hank évite de justesse le pugilat avec la pop-star et convainc avec difficultés son vieux pote Charlie de prendre en charge Veronica mais le petit chauve préfère profiter de Betty (Alyssa LeBlanc) la seconde stripteaseuse brune fascinée par baiser avec Springfield.

Jackie (Eva Amurri Martino) surgit à son tour et annonce à Hank que son impossibilité d’avoir des enfants ne constitue plus une barrière à leur amour.

Embarrassé, Hank l’isole nue dans la chambre de Rebecca (Madeline Martin) mais comme on s’en doute, c’est à présent Felicia (Embeth Davidtz) qui arrive, pour annoncer fièrement qu’elle se sépare de son mari après lui avoir révélé avoir couché avec Hank.

Stacy ne tarde pas cherchant plus à comprendre le pourquoi des choses qu’à se venger sur Hank.

La situation vire à l’absurde quand Rebecca arrive avec Chelsea (Ellen Davis Woglom).

Sans issue,  Hank est sauvé par un feu qui se déclare dans sa chambre et a pour mérite principal de faire ranimer la stripteaseuse blonde.

Alors que tout ce beau monde s’apprête à partir en comprenant quel sale type est Hank, Rebecca continue de l’accabler pour son piètre comportement…

En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 8 », est digne d’une pièce de boulevard lorsque le héros se retrouve pris dans un entrelacs inextricable d’affaires de cœur/cul pour le plus grand plaisir des spectateurs.

Rien de bien nouveau donc sous le soleil californien et la confirmation de la grande faiblesse/facilité des scénaristes de la série qui se repose beaucoup sur le sexe et la provocation à défaut d’inspiration !

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Published by Seth - dans Société
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