Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 22:00

Une année après un retour aux muscles avec « Constrictor » Alice Cooper semble vouloir rattraper le temps perdu et enchaine avec la même équipe en 1987 avec « Raise your fist and yell » à la pochette des plus basiques/caricaturales qui devait sans doute séduire les adolescents des années 80.
On débute avec « Freedom » idéal pour ouvrir le disque avec son hard rock nerveux, son solo limpide du body-buildé Kane Roberts et ses refrains fédérateurs.
Après une entrée en matière aussi cinglante, on enchaine avec « Lock me up » énergique à défaut d’être réellement original.
Alice fait feu de tout bois avec « Give the radio back » avec ses gros refrains bien carrés, puis connait moins de réussite sur « Step on you » plutôt ennuyeux et « Not kind of love » lourd et maladroit.
En ralentissant un tantinet le rythme, « Prince of darkness » tente de briser cette dynamique un peu stéréotypée sans se montrer totalement au niveau d’un hit du grand Alice.
On passe ensuite du surgonflé sans intérêt « Time to kill » au franchement mauvais « Chop, chop, chop » et ses refrains débiles avant d’aborder la dernière ligne droite composée de la ballade pleurnicharde de rigueur « Gail » et  d’un « Roses on white lace » superbe par son heavy metal sombre et puissant.
En conclusion, « Raise your fist and yell » est l’album de la continuité entre « Constrictor » et la doublette très controversée mais pourtant à fort succès « Trash »  /« Hey stoopid » qui inaugureront en fanfare les années 90 en replaçant Alice au sommet des hits parades et des diffusions sur MTV.
Disque hard rock puissant sans grand fioriture mais également prise de risque ou originalité, « Raise your fist and yell » est un album surestimé dont seuls 2 ou 3 titres sortent réellement du lot, le reste confinant au pilotage automatique absolu.
A réserver donc aux fans les plus indécrottables de la star, qui à l’orée des années 90 semble toutefois reprendre du poil de la bête !

Repost 0
Published by Seth - dans Hard Rock
commenter cet article
8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 20:41

Après avoir lu et adoré le livre de D.H Lawrence, je me devais de regarder « Lady Chatterley » adaptation de Pascale Ferran en 2006.
Auréolé de multiples prix français dont celui du César du meilleur film et de la meilleure actrice, « Lady Chatterley » raconte l’histoire de Lady Constance Chatterley (Marina Hands), jeune noble mariée avec Clifford (Hippolyte Girardot) propriétaire d’un petit domaine dans les Highlands anglais.
Handicapé après une blessure aux jambes obtenue dans la Guerre de 1914-1918, Clifford consacre toute son énergie à l’exploitation minière source principale de sa richesse.
Constance supporte assez mal de faire tapisserie auprès des amis de son mari et développe une affection qui l’affaiblit.
Heureusement Constance réconfort dans les ballades du grand parc de la propriété et finit par faire la connaissance du garde-chasse, Parkin (Jean-Louis Coullo’ch) un homme d’âge mur au physique robuste.
Troublée, Constance se sent attirée et finit par céder à ses envies dans la cabane perdue au milieu de la foret.
Avec Parkin, elle découvre une sexualité épanouissante et développe une passion amoureuse…à l’opposé de sa relation avec Clifford personnage froid, cassant, se complaisant dans une vision de caste visant à assoir sa présupposée domination sociale.
Quand Constance accompagne sa sœur Hilda (Hélène Fillières) pour un voyage dans un voyage d’une semaine dans le sud de la France, elle tente sans grand succès de convaincre Parkin de quitter son métier et se faire entretenir…
Le couple se quitte sur la promesse de retrouvailles, mais Constance apprend ensuite par lettre interposées que Parkin a été rattrapé par sa femme et a fini par devoir quitter ses fonctions.
Elle retrouve donc son amant amoché après une bagarre contre le mari mineur de sa femme, lui annonce être enceinte de lui et le laisse partir à Sheffield en lui faisant la promesse de l’aider financièrement si les choses tournent mal.
En conclusion, « Lady Chatterley » est une adaptation contemplative et sensuelle du roman de D.H Lawrence.
Ferran préfère se focaliser sur la relation passionnelle qui se développe crescendo avec un point culminant dans une scène d’amour sous la pluie en pleine foret et délaisse quelque peu l’aspect anti modernité et lutte des classes beaucoup plus marqué dans le roman.
Le résultat est un beau film, let et un peu trop froid à mon gout.
Reste le couple d’acteur Hans-Coullo’ch, parfait dans la belle et la bête.

Repost 0
4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 08:29

On ne présente plus le talent de Wagner Moura, excellent acteur brésilien qu’on retrouve ici dans « Serra pelada » de Heitor Dhalia.
Sorti en 2013, ce film raconte la ruée vers l’or des mines du Serra Pelada en Amazonie découvertes au début des années 80.
Cette découverte provoqua l’exode immédiat et brutal de milliers de Brésiliens, se reconvertissant en chercheurs d'or pour tenter leur chance en tant que garimpos.
Deux hommes de São Paulo, Juliano (Juliano Cazarré) et Joaquim (Juliano Andrade) se retrouvent sur le chemin et deviennent amis, se jurant de se porter assistance mutuelle dans leur quête de richesse.
Alors que Juliano le costaud fuit se créanciers, le plus tranquille professeur Joaquim, quitte Isabel (Eline Porto) sa femme enceinte pour tenter de se construire un meilleur avenir.
Les deux hommes découvrent un véritable Far west ou les mineurs se tuent à la tache en piochant et charriant des sacs de terre, encadrés par des concessionnaires eux-mêmes travaillant pour les capitalistos, les véritables propriétaires des mines.
Après un premier succès, les deux amis décident de gravir cette hiérarchie et d’employer des mineurs qui doivent leur verser une commission à chaque découverte.
Mais dans ce monde brutal, la violence ne tarde pas à émerger et Juliano est obligé de tuer Navalhada (Jesuita Barbosa) un travesti, qui voulait s’approprier leur mine et menaçait Joaquim au couteau.
Ayant franchi un cap, Juliano prend de l’assurance et achète un pistolet pour se protéger de Marcelo (Lyu Arisson) l’amant de Navlhada qui a juré de le venger.
Alors que le gouvernement intervient pour interdire les armes, l’alcool et les femmes sur le camp, Juliano emmène Joaquim dans les villes-bordels aux alentours dans lesquelles les mineurs claquent tout leur or dans un océan de débauche.
Là, Juliano s’enamoure de Tereza (Sophie Charlotte), la protégée du colonel Carvalho (Mattheus Nachtergaele) un des plus gros caïds de garimpos de ouro.
L’ambitieux Juliano refuse l’offre de Carvalho pour racheter sa mine, au grand damne de Joaquim qui comptait lui vendre pour quitter cet endroit malsain et rentrer chez lui auprès de sa femme.
Les deux amis se disputent mais Juliano a pris l’ascendant par la violence et tue un tueur envoyé par Carvalho.
Peu décidé à laisser Tereza se marier avec son rival, il le tue à la sortie du mariage et prend sa place comme colonel/trafiquant.
Devenu un caïd, Juliano s’approprie également Tereza et devient aussi brutal que son prédécesseur.
Il se sépare de Joaquim qu’il ne considère plus comme son associé et celui-ci redevient simple mineur à son compte.
La chance finit par lui sourire après une crise de malaria et il compte bel et bien repartir chez lui avec une coquette somme d’argent.
Malheureusement la violence le rattrape et son or est dérobé sur le chemin du retour.
Furieux, Joaquim accepte de travailler pour Lindo Rico (Wagner Moura), un habile rivale de Juliano.
Rico lui demande de lui indiquer ou dérober le livre de comptes de Juliano pour le livrer à l’un de ses hommes, un policier corrompu.
Il manœuvre également pour employer Marcelo et ses travestis comme hommes de mains et in fine tueurs de Juliano.
Joaquim collabore mais est rattrapé par Juliano qui brisé après le départ de Tereza, lui avoue n’être pour rien dans le vol de son argent.
Joaquim comprend alors que Rico l’a berné et les deux amis s’unissent une dernière fois pour tuer Marcelo et ses amis venus les abattre.
Juliano conduit Joaquim blessé à l’hôpital avant d’être pris par la police.
Revenu à São Paulo, pauvre mais en vie, Juliano retrouve Isabel et sa fille.
Il a ensuite la délicieuse surprise de recevoir un chèque de son ami, qui sorti de prison en corrompant les gardiens, retrouvent Rico pour se venger…
En conclusion, « Serra pelada » est un film très intense porté par des acteurs de très haut niveau autour de Wagner Moura, second rôle de luxe derrière le musculeux Juliano Cazarré et l’incroyablement sexy Sophie Charlotte.
L’histoire d’une ascension d’un modeste mineur en colonel trafiquant local de premier plan n’est certes pas original mais extrêmement bien décrite.
L’enfer de la vie des mines d’or géantes, similaires à la construction des pyramides égyptiennes en terme de main d’œuvre humaine mais également de mortalité, la violence causé par l’appât du gain et l’exploitation humaine sont également des axes forts du film.
Dhalia nous fait vivre la moiteur des folles nuits amazoniennes ou le sexe, l’alcool et la violence se mélangent…
En conséquence, je ne peux que conseiller ce chef d’œuvre méconnu !

Repost 0
3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 20:03

Après le naufrage du début des années 80, Alice Cooper décide de revenir vers ses premiers amours hard rock avec autour de la star une nouvelle équipe composée du guitariste Keane Roberts (également bassiste/claviériste), Kip Winger (basse), Ken Mary (batterie) et Paul Horowitz (clavier).
Avec sa pochette venimeuse très métal, « Constrictor » débute par « Teenage Frankenstein » mid tempo qui préfigure d’un son heavy metal puissant et carré ou la guitare est remise aux avants postes.
Sur sa lancée on continue avec « Give it up » qui sonne très hard FM avec ses chœurs en soutien puis « Thrill my gorilla » qui emporte tout sur son passage par son dynamisme, ses riffs et la voix puissante du chanteur enfin revenu en forme.
A chaque titre ou presque Alice touche juste, tel ce « Life and death and the party » dont la mélodie fait immanquablement taper du pied et même si « Simple desobedience » connait un fléchissement, celui-ci est rattrapé immédiatement par « The world needs guts » et son heavy metal implacable.
On poursuit sur ce rythme de croisière avec « Trick back » et « Crawlin » « Great american history » tous dotés de gros riffs, d’un rythme soutenu et de refrains efficaces pour finir sur le plus doux « He’s back (the man behind the mask) » ou cette fois les claviers des années 80 se marient très bien avec la voix d’Alice pour créer un authentique tube.
En conclusion, ne nous mentons pas « Constrictor » est loin d’être un chef d’œuvre intemporel de la musique ou même de la carrière d’Alice Cooper mais comme le « Pure instinct » d’Iggy Pop un album de transition permettant à la star quelque peu déchue du début des années 80 de redresser la tête pour proposer un disque d’un bon niveau, proposant une musique enfin redevenue hard, compacte et homogène.
Ravi de vous revoir parmi nous Mr Cooper !

Repost 0
Published by Seth - dans Hard Rock
commenter cet article
1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 19:29

Retour à la musique avec « Dada » nouvel album d’Alice Cooper sorti en pleine tourmente artistico-commerciale en 1983.
Après les échecs (bien mérités !) des albums précédents, Alice tente de revenir à ses fondamentaux et fait appel à ses fidèles : Bob Ezrin (batterie, claviers, production) et Dick Wagner (guitare), Graham Shaw (claviers) le reste des musiciens étant une variable ajustable comme le batteur de Téléphone Richard Kolinka crédité sur trois titres.
Inspiré comme le montre sa superbe pochette cubiste par le mouvement artistique du même nom, « Dada » s’ouvre par un morceau atmosphérique éponyme particulièrement réussi par son ambiance étrange rappelant la bande son des films d’horreur de l’époque.
Malheureusement la suite composée de « Enough’s enough » mid tempo pop paresseux truffé de claviers vient immédiatement enrayer cette entame prometteuse.
Et même si Alice s’y connait pour créer des ambiances uniques, « Former Lee Warmer » ne décolle pas vraiment malgré sa grande originalité.
Un peu plus d’allant et de rock ‘n’ roll sur « No man’s land » même si tout ceci reste bien timide avant une nouvelle plongée à pic dans la pop new wave atroce de « Dyslexia ».
Alice prend plus d’ampleur avec « Scarlet and Sheba » sur lesquelles les refrains, les touches pseudo orientales et les parties de guitares font plutôt bon ménage mais rien n’a faire, « I love america » pourtant sorti en single est un véritable naufrage dans lequel le chanteur débite un flot ininterrompu de paroles sur une musique de bande originale de film.
Dans pareilles conditions, l’auditeur ne peut que se jeter sur la ligne d’arrivée, encaissant un « Fresh blood » aussi vide que boursouflé et un « Pass the gun around » surtout remarquable par ses solides refrains et par le magnifique solo aérien de Wagner
En conclusion, malgré ses hautes ambitions artistiques, « Dada » n’est rien d’autre qu’une bouse de plus dans la carrière d’Alice Cooper.
Enregistré ivre, jamais promu ou joué en concert, « Dada » ne remet pas en cause la qualité de chanteur ou de créateur d’Alice Cooper mais délivre un résultat en forme de musique d’ambiance sans personnalité, réellement rédhibitoire pour tout fan de rock, la guitare n’étant ici qu’un instrument secondaire par rapport à l’omniprésence des affreux claviers.
Concluant une série impressionnante de ratés, « Dada » marque pour moi le fond du fond de la carrière d’Alice, véritablement à la dérive en ce début d’années 80.

Repost 0
Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 22:12

Beaucoup de cinéma actuellement avec « Tyrannosaur » premier film anglais de Paddy Considine.
Sorti en 2011, « Tyrannosaur » se déroule dans la banlieue la plus crasseuse possible de Glasgow ou Joseph (Peter Mullan) un vieil homme solitaire et paumé se débat dans sa propre violence, tuant son chien de rage et se battant avec les petits voyous de son quartier.
Triste et instable, Joseph rencontre Hannah (Olivia Colman) une jeune femme chrétienne travaillant comme bénévole dans un magasin de vêtements.
Hannah ne recule pas devant l’irascibilité de Joseph et une relation s’installe entre eux.
Mais Joseph ignore le terrible secret d’Hannah, qui le soir venu se fait frapper dans sa belle maison bourgeoise par James (Eddie Marsan) son mari stérile et vicieux.
Joseph qui s’est pris d’amitié pour un jeune enfant de six ans Samuel (Samuel Bottomley) martyrisé par son beau père, un voyou utilisant son pit-bull pour terroriser le quartier, n’hésite pas à lui tenir tête reculant in extremis au moment d’affronter le chien instrumentalisé.
Hannah continue de s’investir et participe activement à la fin de vie de Jack (Robin Butler) un ami proche de Joseph atteint d’un cancer.
L’enterrement assez joyeux de Jack est encore un motif de rapprochement mais James se montre de plus en plus jaloux et menaçant, forçant Hannah à sortir en boite par peur de rentrer chez elle.
La confrontation finit cependant par arriver et Hannah le visage tuméfiée, finit quitter James pour trouver refuge chez Joseph, qui sous des dehors de dur à cuir, accepte de l’aider.
Joseph finit par lui avouer que depuis la mort de sa femme, il se laisse glisser dans la dépression et Hannah compatit à sa douleur.
Finalement lorsque Joseph décide de retourner chez Hannah régler son compte à James, il le découvre mort, la gorge tranchée.
Hannah avoue le crime mais se justifie par les sévices (viol, torture, coups) qu’il lui a fait subir.
L’histoire bascule à nouveau lorsque Samuel a le visage déchiqueté par le pit-bull ce qui force Joseph à le tuer.
Après avoir fait un peu de prison, Joseph requinqué quitte le quartier pour un nouveau départ, laissant sa nouvelle adresse à Hannah, elle-même incarcérée.
En conclusion, « Tyrannosaur » est un film assez désespérant d’une grande noirceur.
Avec un charisme digne de Bruce Willis ou Clint Eastwood, Mullan compose un anti héros triste, instable et violent évoluant dans le quart monde de l’Europe, au milieu de minables aussi pauvres que stupides.
Mais la palme de l’interprétation revient à Hannah Colman, très émouvante en femme martyrisé par un mari vicieux trouvant finalement l’amour en rencontrant une âme sœur brisée comme elle.
Difficile donc malgré la force du sujet et la qualité indéniable des deux acteurs principaux de sortir heureux de ce film bien trop lent, austère et déprimant à mes yeux…

Repost 0
28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 20:34

Dans le sillage des trois « Pusher » de Nicolas Winding Refn, sort en 2014 « Hyena » de Gerard Johnson.
« Hyena » se déroule dans les bas-fonds de Londres ou Michael Logan (Peter Fernandino) flic camé et crasseux aux faux airs abrutis de Philippe Lelouche, dirige une petite équipe composée de Keith (Tony Pitts), Martin (Neil Maskell) et Harrison (Thomas Craig) qui rackette les trafiquants locaux en argent et drogue.
Mais un jour la combine de Michael tourne mal lorsque son contact turc qui devait lui faire gagner beaucoup d’argent dans un transit risqué de drogue entre l’Afghanistan et l’Europe, est sauvagement assassiné et démembré sous ses yeux.
Choqué, Michael suit l’enquête qui mène tout droit vers deux frères albanais, les Kabachi, le chef balafré Nikolla (Orli Shuka) et Rezar (Gjevat Kelmendi) une montagne de muscles, de bêtise et de méchanceté.
Embarrassé par une enquête de l’inspection de la police sur des soupçons de corruption pesant sur son équipe, Michael doit jouer serrer face à Nick Taylor (Richard Dormer) le flic chargé de le surveiller.
Il finit néanmoins par contacter les Kabachi dans leur club de strip tease dégueulasse et leur propose une nouvelle association.
Curieux, Michael profite d’un moment d’inattention des frères pour fureter dans leur club et subtilise le plan du trajet du projet dans lequel il a investi.
Tombant nez à nez avec Ariana (Elisa Lasowski) une des filles des Kabachi, Michael comprend qu’elle est victime d’un vaste trafic d’être humains et décide de l’aider.
Mais Ariana risque gros dans l’affaire et est cruellement coupée au bras par ses patrons-tortionnaires.
Les affaires de Michael ne s’arrangent pas lorsqu’il est muté dans une autre équipe enquêtant sur le trafic de drogue en Europe de l’Est, et doit subir les ordres d’une vieille connaissance, l’arriviste David Knight (Stephen Graham).
Knight s’implique personnellement mais étrangle Spartak (Shaban Arifi) le comptable des Kabachi pour le faire sans succès balancer ses patrons.
Imprévisible et maladroit, Knight réagit mal dans une négociation aves les Kabachi et se fait poignarder puis découper, Michael échappant par miracle à la mort.
Blessé, Michael récupère le téléphone enregistreur de Knight et comprend que le deal avec les Kabachi était destiné à le piéger.
Oscillant entre intérêt personnel et vague relents du devoir à accomplir, Michael vole au secours d’Ariana, vendue sommairement à un réseau de prostitution ultra brutal et l’arrache à son geôlier par une opération coup de poing.
Après avoir mis Ariana en sécurité dans l’appartement de sa compagne Lisa (Myanna Buring), Michael reprend ses habits de flic et convainc sa hiérarchie de coffrer les Kabachi pour proxénétisme et trafic d’êtres humains.
Dans le même temps, en écoutant les enregistrements de Knight, Michael comprend que lui et Taylor manœuvraient en fait pour l’accuser du meurtre du jeune turc.
Lorsqu’il apprend que son équipé a été arrêtée, Michael n’a plus aucun doute sur le fait qu’on cherche à le faire tomber.
Sa vengeance sur Taylor est terrible et se termine par une exécution sommaire.
De leur coté, les Kabachi relâchés faute de comptable lui aussi sauvagement décapité, décident de retrouver Michael pour lui régler son compte.
Les deux frères finissent par retrouver Ariana et la prennent en otage ainsi que Lisa pour attirer Michael dans un guet apens.
Le film se termine sur une vision de Michael acculé, camé et seul dans sa voiture, se préparant à pénétrer dans l’appartement.
En conclusion, « Hyena » est un film extrêmement dur, sale et violent dont les similitudes avec « Pusher » confinent au plagiat.
Même scénario, même façon de filmer de dos les pérégrinations de l’anti-héros, un flic-épave à la dérive pris dans une embrouille inextricable, même bande son hypnotique très année 80, mêmes type de personnages : caïds locaux issus de l’immigration aussi cons que méchants , sales flics aux méthodes douteuses, femmes victimes la dérive et surtout même fin ouverte paroxysmique.
Sans ces similitudes troublantes et dérangeantes, « Hyena » reste un film dans l’absolu intense qui pourra séduire les adeptes de films sombres et durs, comme votre serviteur.

Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article
27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 09:26

Souvent réduit à son érotisme voir sa pornographie, David Herbert Lawrence est un écrivain majeur du XXième siècle qui sortit son roman le plus connu « L’amant de lady Chatterley » en 1928 avant de mourir deux ans après.
« L’amant de lady Chatterley » se déroule dans le Nottinghamshire, région de Midlands de l’Est de l’Angleterre dont la principale activité dans les années 20 demeure l’extraction du charbon.
Fille d’un artiste annobli Malcom Reid, Connie Chatterley est la jeune épouse Trevor Clifford, un baron local.
Malheureusement la guerre de 1914-1918 passe par là et Clifford en revient paralysé des membres inférieurs.
Ayant toute sa tête, Clifford se retire sur ses terres de Wragby hall, un vieux manoir perdu dans les Midlands et se consacre à l’écriture de pièces de théâtre qui lui assurent une certaine renommée.
Connie le suit dans cette région austère et consacre l’essentiel de ses journées aux soins de son mari ainsi qu’à soutenir son travail intellectuel.
Mais rapidement cette existence statique l’oppresse et sa santé se dégrade.
Connie étouffe à Wragby entre la vanité intellectuelle des amis de son mari pour l’essentiel des artistes ratés et la sourde hostilité des mineurs locaux à l’égard des nobles.
Dès lors sa seule échappatoire réside dans les longues promenades dans le grand parc de la demeure.
Elle finit par y faire le connaissance de Mellors, le garde chasse de son mari, un homme au charme mystérieux revenant de l’armée ou il a connu une certaine ascension sociale et pu voyager à travers le monde.
De rencontre en rencontre, Connie se rapproche de Mellors et finit par coucher avec lui.
Ceci se passe d’autant plus naturellement que Clifford la pousse à prendre un amant pour enfanter, mais à la condition express, qu’elle ne tombe amoureux de l’homme et qu’elle reste avec lui à Wragby.
Avec Mellors, Connie connait une véritable passion physique et découvre les joies de la sexualité avec un homme à l’esprit libéré de toute convention.
Mais leurs rendez-vous clandestins dans la petite cabane du bois finissent par attirer l’attention de Mrs Bolton, la gouvernante prise pour s’occuper exclusivement de Clifford.
Malgré son statut de commère, Mrs Bolton ne trahit par le secret de lady Chatterley et la passion continue de s’embrasser à tel point que Connie décide de quitter son mari pour Mellors.
Apeuré, le garde-chasse lui avoue être encore marié avec une furie l’ayant abandonné pour vivre avec un mineur de Trevoshire et vivre dans la crainte de son retour.
Pourtant, ceci n’arrête pas les plans de Connie qui négocie auprès de Clifford un voyage à Venise avec sa sœur Hilda pour améliorer sa santé déclinante.
Connie promet à Clifford de revenir à l’issue du voyage mais a en réalité en tête de revenir pour fuir avec Mellors.
Tout obnubilé par sa nouvelle passion pour l’industrie minière, Clifford la laisse partir.
Après un passage à Paris avec leur père, les deux sœurs se retrouvent à Venise ou Connie enceinte de Mellors et l’esprit ailleurs ne vit que par le rythme de lettres que lui envoie Clifford.
Elle apprend ainsi le retour de la femme de Mellors et le scandale public qui a éclaté sur ses mœurs sexuelles jugées dépravées.
Connie est alors obligée de reprendre contact avec Mellors qui lui apprend que en réalité Clifford l’a licencié après que le scandale ait porté sur une relation avec sa femme.
Aux abois, Connie annonce à Clifford son désir de le quitter mais est finalement contrainte de revenir à Wragby.
Bravant les conventions, elle annonce à son père sa grossesse et son désir de tout quitter pour le garde chasse.
Le père, tout comme sa sœur se montre très réticent et lui annonce que malgré la prestance d’ancien officier de Mellors, cette décision est une erreur dont elle s’en repentira.
Ceci n’arrête pas Connie qui quitte son mari après l’avoir mis en rage en lui annonçant que son amant était Mellors, un homme qu’il a fini par exécrer.
Le roman se conclue par une longue lettre du garde-chasse, qui ayant quitté la région a décidé de lancer une procédure de divorce pour se libérer et ainsi pour vivre avec son véritable amour.
En conclusion, « L’amant de lady Chatterley » est un roman puissant et sensuel dans lequel D.H Lawrence brise tous les tabous, sexuels mais surtout de castes.
Certes la passion amoureuse est ici au centre de tout mais s’inscrit dans un ensemble plus vaste critiquant l’évolution de l’homme, prisonnier d’une société industrielle tournée entièrement vers l’argent.
Face à la robotisation de l’Humanité, Lawrence oppose le retour à la liberté, aux sentiments, à la chair et à la nature, omniprésente dans le roman car considérée comme un refuge/havre de paix face à l’horreur des machines crées par des industriels dans une quête frénétique d’argent.
Œuvre unique et iconoclaste, « L’amant de lady Chatterley » mérite donc mieux que sa réputation de scandale et constitue à mes yeux un chef d’œuvre incontournable de la littérature !

Repost 0
Published by Seth - dans Erotisme
commenter cet article
25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 16:59

Alors que « Sharknado » de Anthony C Ferrante ne devait être qu’un téléfilm minable destiné à un public de collectionneurs fétichistes ou d’adolescents en mal de sous-culture, son succès fulgurant en fit un phénomène de société assez inattendu.
Sorti en 2011, « Sharknado » raconte l’improbable attaque déferlante de requins transportés par une succession ininterrompue de tornades sur Los Angeles.
Face à la menace, deux surfers expérimentés, Fin (Ian Ziering) et Baz (Jaason Simmons ) décident de prendre leur destinée en main et d’organiser leur fuite après avoir eux-mêmes subi une attaque qui a blessé Baz à la jambe.
Ils emmènent avec eux Nova Clarke (Cassie Scerbo) et George (John Heard) une serveuse farouche et un vieux pilier du bar de Fin.
Alors que l’eau envahit les rues, les requins attaquent et dévorent les gens qui se font surprendre dans d’improbables scènes d’attaques.
Après plusieurs hésitations et la mort du vieux George se sacrifiant pour sauver un chien (!), Fin passe ensuite prendre sa fille Claudia (Aubrey Peebles) et son ex femme April Wexler (Tara Reid) mais la lutte devient acharnée dans une maison envahie par les eaux et les féroces squales.
Ils parviennent néanmoins à s’enfuir puis s’arrêtent pour sauver des enfants pris au piège dans un car scolaire cernés par les requins sous un pont.
Ensuite, ils changent de voiture en route, troquant leur véhicule endommagé contre un 4x4 surélevé et surpuissant alimenté en nitroglycérine.
Plus tard Fin force un barrage de police et récupère son fils Matt (Chuck Hittinger) pilote d’hélicoptère près de l’aéroport.
Ensembles ils décident de construire des bombes artisanales à base de récipients sous pression et de les jeter dans le cœur de la tornade afin de créer un phénomène l’annulant.
Courageusement, Matt et Nova se proposent pour la mission en hélicoptère, Nova avouant sa  haine des requins après une attaque ayant couté la vie à son grand père durant son enfance.
A terre, le 4x4 est équipé de piques, Fin et April utilisant des tronçonneuses ou tailleuses de haies pour combattre en plus des armes à feu…
Baz perd la vie durant la lutte, puis l’hélicoptère réussit à éteindre une tornade au milieu de requins virevoltants.
Fin prend alors la décision de lancer le 4x4 chargé de bombes à l’assaut de la dernière tornade et saute au dernier moment…
Sa mission à hauts risques réussit et permet d’arrêter le phénomène.
Fin livre un dernier combat contre un immense requin tombant du ciel et le tue de l’intérieur à coup de tronçonneuse, libérant du même coup Nova récemment ingérée (!) par le monstre !
En conclusion, vous l’aurez compris, « Sharknado » contient tous les attributs de l’authentique nanard assumant ouvertement son budget minable, ses incohérences et son coté « gore/fun » régressif.
Ici tout est poussé à son niveau maximum d’invraisemblance avec d’affreux requins en image de synthèse volant dans les airs, réalisant des bonds ou mourant découpés en un seul coup de tronçonneuse.
Tous les personnages sont caricaturaux au possible : hommes athlétique bronzés au menton volontaire, filles en maillot de bain et même vieux baroudeur à la ramasse vite liquidé : tout concorde pour concocter un navet de série Z capable de séduire un public friand de sous culture
Devenu ensuite une franchise rentable, les Sharknados connurent 4 suites, série en cours à ce jour ! Et si les plaisanteries les meilleures étaient les plus courtes ?

Repost 0
Published by Seth - dans Horreur
commenter cet article
20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 09:11

Cinéma français avec « La loi du marché » de Stéphane Brizé.
Sorti en 2015, « La loi du marché » raconte les pérégrinations d’un ouvrier quinquagénaire d’Ile de France Thierry (Vincent Lindon) qui au chômage depuis quinze mois se trouve confronter à une accumulation progressive de problèmes.
Balloté de formation en formation, Thierry perd peu à peu pied, son moral s’érodant au fur et à mesure des déconvenues.
Seul la danse rock avec sa femme (Karine de Mirbeck) égaye un peu ses soirées.
Thierry fait face à la pression de la banquière (Catherine Saint Bonnet), qui voit ses comptes fondre mais refuse de vendre son appartement et continue de privilégier les études de son fils handicapé Matthieu (Matthieu Schaller) qui rêve d’étudier la microbiologie en IUT.
Homme de principe, il renonce finalement à brader son bungalow en Normandie après une négociation pénible avec un couple d’acheteurs pressant pour faire descendre le prix.
Mais usé mentalement, il quitte ses camarades syndicalistes décidés à attaquer leur ancien employeur pour toucher des indemnités et finit de guerre lasse par accepter un job de vigile de supermarché.
La il découvre la traque des voleurs à l’étalage avec l’aide puissante des caméras vidéos et la manière de résoudre les petits larcins sans passer par la case police.
Mais un collègue (Rami Kabteni) lui annonce que les caméras servent aussi à traquer les caissières pour débusquer des fautes et ainsi atteindre des objectifs de licenciement fixés par le directeur (Said Aissaoui).
L’affaire tourne au drame, lorsque Madame Anselmi (Françoise Anselmi) une caissière coincée pour avoir conservé des coupons de réduction se suicide après avoir été licenciée.
Ebranlé, Thierry craque et quitte brutalement le magasin lorsqu’une seconde caissière (Sakina Toilibou) est elle aussi coincée pour un motif encore plus dérisoire.
En conclusion, « social » semble avoir été le mot inventé pour caractériser « La loi du marché » film aux allures de documentaire de France 2 ou on suit dans une ambiance de sinistrose prononcée la lente dérive d’un vieil ouvrier progressivement déclassé socialement.
Les acteurs sont plutôt bons, Lindon plus « bonhomme » que jamais ayant même décroché un prix d’interprétation à Cannes de la part d‘une élite désireuse sans doute de s‘acheter une bonne conscience à bon compte, mais cinématographiquement cette « real TV » d’un ennui et d’une laideur sans nom est assez insupportable.
Je recommande donc ce film de looser à tous les Français désireux de s’auto flageller dans l’idée d’un déclin permanent et inéluctable de leur pays !

Repost 0
Published by Seth - dans Société
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens