Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 17:53

gish.jpg

1

 

 

La critique plutôt sévère de « Mellon collie and the infinite sadness » ne m’a pas empêché de jeter une oreille sur les premiers efforts des Smashing pumpkins.

Leur premier album « Gish » voit le jour en 1991 peu après leur formation et en pleine explosion du Grunge.

Le groupe est formé de Billy Corgan, chanteur à l‘époque chevelu, guitariste et principal compositeur secondé par James Iha à la guitare, de Jimmy Chamberlain à la batterie et de la jolie blonde Darcy Wretzky à la basse.

Les premiers pas se font avec « I am one » belle réussite à la dynamique entrainante et aux riffs foncièrement hard rock.

La voix nasillarde si particulière de Corgan et le coté versatile du groupe se remarquent rapidement sur ce titre de haute qualité.

On demande à entendre la suite et ceci arrive avec « Siva » qui alterne avec réussite passages doucereux et grosses envolées de guitares.

Vient ensuite la première ballade « Rhinocéros » complètement transparente que sa longueur rend pénible à l’écoute.

Le groupe envoie ensuite un rock vigoureux  « Bury me » puis enchaine sur une longue litanie de ballades soporifiques « Crush » , « Suffer » voir « Snail » ou aucune émotion ne filtre.

Le bref sursaut de  « Tristessa » est aussitôt anéanti par « Window paine » trop lent et contemplatif malgré un final plus électrique.

La dernière ballade tout en finesse, cordes et légèreté acoustique « Daydream » fait figure d’exception confirmant la règle qui veut que les Smashing pumpkins ne me séduisent pas sur leurs morceaux mélodiques.

En conclusion, malgré un début des plus prometteurs et quelques morceaux introductifs fort alléchants, « Gish » a bien du mal à me rassasier.

Cet album contient une majorité de ballades qui pour moi tombent à plat et  brisent net sa dynamique.

On sent que le groupe a un vrai potentiel et les moyens de trousser des titres efficaces mélangeant violence des guitares et mélodie soignées mais il ne parvient pas à trouver pour moi le bon dosage, ce que fera avec génie son rival de l’époque Nirvana.

« Gish » n’est donc pas raté ou nul, il est juste très frustrant et mal équilibré entre pop contemplative et rock énergique comme si le groupe hésitait encore sur la direction à donner à sa musique.

Repost 0
Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 22:04

mellon_collie.jpg1

 

1995 est assurément une date charnière dans la carrière de Smashing pumpkins.

Le groupe faisant ses armes depuis cinq ans est dorénavant assez sur de lui pour sortir un double album « Mellon collie and the infinite sadness » qui sera couronné de succès et lui assurera un statut de poids lourd international du rock.

Avec sa pochette étrange peut être un brin naïve, le disque premier (Dawn to dusk) débute par une douce mise en bouche instrumentale au piano pour lancer le premier vrai titre, « Tonight, tonight » qui se distingue par sa subtilité et de belles envolées mélodiques.

Le rock au son lourd et gras fait ensuite son introduction avec « Jellybelly » un peu désordonné brillamment enchainé de « Zero » aux riffs d’acier implacables.

On lève ensuite le pied avec « Here is no why » trop trainant avant de se trouver face au plus grand tube du groupe « Bullet with butterfly wings » rendu intéressant par sa savante alternance entre passage faussement apaisés et gros déchainements électriques.

« To forgive » et sa fragile douceur fait figure d’interlude avant « An ode to no one » plus soutenu et l’excellent mid tempo aux riffs déjantés « Love ».

Le contraste avec les élégants et délicats  « Cupid de locke » et « Galápagos » est à vrai dire assez ahurissant.

La reprise se fait en pente douce avec « Muzzle » un brin mollasson et geignard.

Le groupe nous plonge ensuite en pleine sieste avec « Porcelina of the vast océans » aux neufs minutes insupportables avant le passage final du marchand de sable représenté par « Take me down ».

L’heure est ensuite venue de passer au disque second (Twilight to starlight) qui débute par un morceau curieusement pesant  qui ne décolle jamais vraiment «  Where boys fear to tread ».

Cette tendance se poursuit avec « Bodies » un poil plus dynamique sans être réellement transcendant.

Les citrouilles écrasante rebasculent en mode ballade mou du genou avec l’informe « Thirty three » puis le trop bien nommé « In the arms of sleep » avant le plus réussi « 1979 » ballade nostalgique qui sera un vrai tube fort mérité.

On revient à des choses plus menaçantes sur le déglingué « Tales of scorched earth » qui jure dans cet ensemble comme un punk défoncé déboulant à la messe de la nativité.

Viennent ensuite « Thru the eyes of ruby » et « X.Y.U » lourds et décousus, entrecoupés d’une autre horrible ballade « Stumbleine » .

On se prend à rêver que le cauchemar prenne fin mais ce ne sont pas les lents, mornes et pénibles «  We only come out at night » ou « Beautiful » qui viendront nous exaucer.

L’agonie se prolonge avec les  mielleux « Lily (My one and only) » et « By starlight » avant le coup de grâce final « Farewell and good night ».

En conclusion, « Mellon collie and the infinite sadness » est pour moi une double galette passablement indigeste et largement surestimée.

Seul le premier disque, alternant avec un certain brio, puissance électrique et douceur mesurée présente l’équilibre suffisant pour justifier d’un intérêt, le second disque gavé jusqu’à la gueule de ballades sirupeuses en revanche est complètement inécoutable pour votre serviteur et vient allégrement plomber l’ensemble.

« Mellon collie and the infinite sadness » est la preuve que quelques morceaux accrocheurs (ils sont trois ici, « Tonight, tonight », « Bullet with butterfly wings » et « 1979 » ) et un bon marketing peuvent permettre à un disque globalement médiocre d’atteindre les 9 millions de ventes sur le territoire américain.

Cette déception achève donc de me conforter que sauf cas particulier, The Smashing Pumpkins n'est pas un groupe pour moi.

Repost 0
Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 19:03

henri_IV.jpg

4

 

 

Avec le temps je souffre de plus en plus cruellement d’un manque de connaissance de l’histoire de France, aussi pour pallier à ce manque ai-je lu « Henri IV le passionné » d’André Castelot.

Ce volumineux ouvrage divisé en vingt chapitres retrace en effet l’intégralité de la vie d’un des rois de France les plus populaire de l’histoire.

Né en 1553, descendant par son père de la dynastie des Bourbon et par sa mère des rois de Navarre, Henri avait du sang royal dans les veines.

Son enfance passée dans le Béarn chez sa mère Jeanne D‘Albret, le conduit à adopter la religion de celle-ci le protestantisme.

A cette époque la France est en effet divisée en deux par de sanglantes guerres de religions entre catholiques et protestants.

Son père Antoine est tué lors d’une de ses guerres et sa mère meurt peu après de maladie.

La famille royale, catholique, est à la mort d’Henri II stupidement tué lors d‘un tournoi, prise en main par Catherine de Médicis qui manipule dans l’ombre son fils le roi Charles IX.

Charles IX n’est pas ici présenté comme quelqu’un de stupide ou de naïf, mais sa santé exécrable (il était tuberculeux) le handicape assurément dans l’exercice de son autorité et abrège son règne.

Enfant intelligent et précoce, Henri est très tôt un actif passionné de chasse et d’exercices physiques.

Il est reçu à la cours des rois de France ou il reçoit une éducation digne d’un souverain puis marié de force à Marguerite de Valois, sœur du roi afin de pacifier les relations entre catholiques et protestants.

Le massacre des protestants lors de la Saint Barthélémy, orchestré par Catherine de Médicis allié au redoutable Duc de Guise permet d’éliminer l’amiral Coligny, huguenot trop proche du roi et relance la guerre civile dans toute la France.

Henri est alors retenu en otage à Paris mais s’obstine dans sa foi protestante.

Mari volage, il trompe régulièrement sa femme et manifeste déjà un appétit sexuel hors norme qui le conduit à multiplier les maitresses.

De son coté, sa femme réputée très belle n’est pas non en reste.

A la mort de Charles IX, Henri III, devient roi de France et nourrira durant toute la durée de son règne, des relations d’estime réciproque avec son beau frère Henri IV.

Retenu en otage, Henri IV attend patiemment son heure et supporte les humiliations avant de parvenir à s’échapper pour rejoindre son royaume de Navarre ou il jouit de puissants appuis.

Il mène alors la lutte contre les troupes catholiques de la Ligue menés par le Duc de Guise et une lutte complexe à distance contre son ennemie Catherine de Médicis.

Il est en ceci appuyé par Henri III qui menacé par les ambitions du Duc, le fait assassiner à Blois.

Henri se distingue par sa bravoure au combat, son charisme et par ses nombreuses conquêtes féminines comme Diane D’andouins.

La rébellion de sa femme Marguerite qui lève une armée pour combattre son mari et le roi, l’amène à une détention prolongée de laquelle elle ne se remettra jamais.

Le rapprochement entre les deux Henri amène, Henri IV à devenir roi de France après l’assassinant de son beau frère par un moine dément.

Mais, sa foi protestante le handicapant, Henri IV va devoir batailler ferme pour conquérir pas à pas son royaume face aux troupes des Ligueurs emmenées par Mayenne et soutenus par Philippe II d’Espagne.

Pour consolider son emprise sur la France, Henri IV accepte de se convertir au catholicisme.

Par l’édit de Nantes en 1598, il autorisera une plus grande liberté et tolérance envers les protestants.

Au cours de ses périples il s’éprend de la marquise Gabrielle d’Estrées avec qui il aura trois enfants.

Alors qu’Henri voulait l’épouser au grand damne de l‘église, sa favorite fut mystérieusement assassinée.

Mais l’homme insatiable trouvera rapidement une nouvelle passion sous la forme d’Henriette d’Entragues qui devra cohabiter avec la Florentine Marie de Médicis qu’il épouse contraint et forcé en 1600.

De ces unions naitront six enfants légitimes (dont le futur Louis XIII) et trois illégitimes qui viendront s’ajouter aux obtenus avec Gabrielle d’Estrées.

Cette femme, démoniaque et machiavélique n’aura de cesse de la manipuler dans son intérêt et celui de sa famille, alimentant un climat détestable à la cour dans sa lutte contre Marie.

Il faudra qu’elle soit compromises dans plusieurs complots visant à l’assassiner pour qu’Henri ouvre les yeux sur sa véritable nature.

Du coté de la politique, si la menace avec les Espagnols est toujours belle et bien présente et oblige le roi à une grande vigilance militaire, l’administration du pays est un véritable succès avec le concours de Sully, ministre du roi qui résorbe les dettes de l’état, combat la corruption, relance l’agriculture et allège les charges contre les paysans réduits à la misère par plusieurs années de guerre.

Si Henri IV se montre enflammé dans la chasse, la guerre ou l’amour, il est revanche bienveillant avec son peuple, d’une grande tolérance et accordant souvent son pardon à ses anciens ennemis.

Pourtant c’est une encore une fois une liaison passionnelle qui le perdra, Henri IV étant prêt à déclencher une guerre avec la famille des Habsbourg pour récupérer une de ses conquêtes féminines Charlotte de Montmorency enlevée par son mari jaloux en Belgique.

En soutenant les protestants allemands contre les Habsbourg, Henri IV  aurait assurément affaibli la puissance du catholicisme en Europe, et ses ennemis qu’ils soient espagnols ou français, utiliseront Ravaillac, un illuminé manipulé pour poignarder le souverain bien aimé de tout un peuple.

Le livre laisse donc planer derrière cet assassinat l’ombre de Marie de Médicis soutenue par l’église catholique.

En conclusion, « Henri IV, le passionné » est un livre réellement passionnant de bout en bout qui malgré la complexité des relations familiales des nobles de France, parvient à restituer l’époque et la personnalité de ce roi hors du commun.

Henri IV était en réalité un personnage surprenant et plutôt sympathique.

Volage, guerrier, mangeur, son coté bon vivant le rend humain même si sa trop grande passion des femmes le contraindra à des nombreuses folies, qu’essaiera de compenser le formidable Sully superbe contre poids intègre et rigoureux à au caractère enflammé du roi.

Mais le plus agréable chez ce roi reste pour moi sa grande ouverture d’esprit, sa tolérance religieuse, sa générosité, sa simplicité et le réel soucis qu’il avait d’améliorer la situation de son peuple.

C’est en ceci que Henri IV est pour moi un des plus grands rois de France et une figure marquante de notre histoire.

Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 09:29

affranchis.jpg

3

 

 

Après avoir chroniqué cet été les trois « Parrain » de Francis Ford Coppola, voici un autre célèbre film de gangsters, « Les affranchis » de Martin Scorcese.

Sorti en 1990, ce film basé sur un livre de Nicholas Pileggi raconte tout le parcours criminel d’un jeune italo-américain de Brooklyn, Henry Hill (Ray Liotta).

Très tôt tenté par une carrière de gangster, Henry délaisse rapidement l’école et entre à douze ans au service du plus grand caïd local Paul Cicero (Paul Sorvino).

En grandissant, il s’affirme dans on métier et se fait présenter à Jimmy Conway (Robert de Niro) et Tommy de Vito (Joe Pesci) qui deviendront ses amis.

D’origine irlandaise, Jimmy apparait comme le leader de la bande en raison de son expérience et de son coté réfléchi tandis que Tommy est un véritable psychopathe agressif et instable, capable de tuer un homme pour une phrase qui lui a déplu.

Avec ses deux amis, Henry mène la grande vie, fréquente les clubs huppés et se sent au dessus des lois.

Il trafique avec les aéroports, rackette les commerçants, n’hésitant pas user de violence pour imposer la loi de la terreur.

Henry rencontre également une femme d’origine juive, Karen (Lorraine Bracco) qui deviendra sa femme et acceptera par amour le terrible métier de son mari.

Mais le trio commet un premier faux pas en éliminant par la faute de l’impulsivité de Tommy un gros bonnet de crime sorti de prison, Billy Batts (Frank Vincent) considéré comme un intouchable.

Même si Batts est enterré discrètement, sa disparition déclenche une enquête au sein de la Mafia que même la protection de Cicero peine à juguler.

Après avoir fait quelques années en prison sans que cela nuise à leurs activités criminelles, les hommes réalisent leur plus gros coup en dérobant six millions de dollars à la Lufthansa.

Ils sont pourtant obligés d’éliminer certains de leurs associés, trop bavards ou imprudents avec l’argent récolté comme le stupide Morrie Kessler (Chuck Low).

Avec tout cet argent, Henry perd les pédales et commence à tremper dans le trafic de drogue malgré les interdictions de Cicero.

Il trompe sa femme, fréquente une toxicomane et en plus du trafic commence à se droguer lui-même.

Tommy paye de sa vie l’assassinat de Batts après une scène cruelle ou les parrains de la Mafia lui font miroiter une promotion.

Henry est ensuite logiquement arrêté par la brigade des stupéfiants.

A sa sortie de prison, il perd la protection de Cicero et devient un homme seul, craignant pour sa vie.

Il finit par témoigner contre ses anciens associés en échange d’une protection à vie que lui assurera le FBI.

Henry et Karen parviennent à échapper à la Mafia et à changer de vie, même si celle-ci a beaucoup moins de faste que sa vie de gangster.

En conclusion, « Les affranchis » est un film choc dont la première partie totalement amorale brille par une hyper violence très choquante ou les meurtres sont accomplis avec un grand naturel.

L’ascension de criminels prêts à tout parait en effet sans limite.

Dans le lot Joe Pesci est assurément le plus impressionnant avec quelques scènes anthologiques ou il liquide des types (notamment un jeune serveur) pour rien.

Puis vient la descente avec les mailles du filet qui imperceptiblement se referment sur les trois gangsters.

Devenus trop surs d’eux et imprudents, les hommes se retrouvent tiraillés entre les autres affranchis et la pression policière.

Deux seules portes de sortie donc, la prison à vie ou la mort.

Si De Niro est comme souvent impeccable dans son rôle sans trop en faire, c’est assurément Ray Liotta, acteur d’une beauté incroyable qui crève l’écran.

Son évolution au cours du film en passant du jeune homme sur de lui à un toxicomane fragile et traqué est formidable.

Enfin, la musique comme toujours fantastique chez Scorcese achève de parachever ce classique trash du film de gangster.

Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article
13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 08:42

Rocky.jpg2

 

Tout le monde ou presque connait le « Rocky » de John G Advilsen.

Le premier film de la longue série qui a consacré Sylvester Stallone voit le jour en 1976.

L’histoire est celle de Rocky Balboa (Sylvester Stallone) minable boxeur de Philadelphie vivant à moitié comme un clochard et jouant de temps à autre les gros bras pour Tony Gazzo (Joe Spinell), un petit mafioso italien du quartier.

Très populaire dans son quartier, Rocky vivote et a pour ami Paulie Pennino (Burt Young) , un petit gros colérique qui travaille dans une chambre froide.

Il convoite également sa sœur Adrian (Talia Shire quasi méconnaissable) , jeune femme timide et solitaire travaillant dans un magasin de vente d’animaux.

La première partie du film est assez lente, s’attardant longtemps sur le quotidien d’un pauvre type costaud mais pas bien malin entre piges pour Gazzo et tentatives de séduction maladroite envers Adrian.

Pourtant la vie de Rocky bascule lorsque Apollo Creed (Carl Wheaters à la plastique impeccable ) le médiatique champion du monde des poids lourds décide pour l’anniversaire de l’indépendance des Etats Unis d’affronter un boxeur de l’ombre d’origine italienne.

Le choix se porte sur Balboa.

Confronté à ce qu’il croit être la chance de sa vie, Rocky met tout en œuvre pour réussir.

Il change sa façon de vivre, arrête l’alcool et les cigarettes, renoue avec son entraineur Mickey Goldmill (Burgess Meredith) qui lui reprochait de gâcher son talent et s’astreint un désormais célèbre entrainement physique avec footing à quatre heures du matin dans les rues de Philadelphie.

Devenant le représentant d’une Amérique populaire qui souffre, Rocky reçoit le soutien de tout son quartier en plus de celui d’Adrian devenue sa compagne et de Paulie qui lui prete sa chambre froide pour s'entrainer.

Le match contre Apollo a finalement lieu et le challenger se surpasse, poussant le champion jusqu’au quinzième round et ne perdant que sur décision.

Le film s’achève sur un boxeur au visage tuméfié et ensanglanté appelant le nom de sa compagne à la fin de son match.

En conclusion, « Rocky » est le type de film qu’on voit lorsqu’on est adolescent en rêvant soi même à un destin hors norme qu’on accomplirait à la force de sa volonté.

Avec le temps, on prend un peu de recul et remet le film à sa place, celle d’une simple ode au rêve américain narrant l’ascension du faible jusqu’aux sommets.

Le personnage de gros dur raté et sensible crée par Stallone est à vrai dire plutôt touchant et parle à l’homme de la rue qui y voit toujours une vague ressemblance avec quelqu’un de sa connaissance.

Regard de cocker triste, voix rauque, épaules en rotation, Stallone puisant dans son passé difficile, n’a assurément pas trop à forcer son talent pour incarner le personnage.

Les scènes d’entrainement physique sont finalement assez courtes mais magnifiées par la musique devenue mythique de Bill Conti.

L’autre héros du film est également la ville de Philadelphie, cet environnement froid sale et urbain dans lequel le héros essaie de surnager.

Plus de quarante ans après, le film malgré  se regarde toujours malgré son propos simpliste avec une certaine tendresse.


Repost 0
Published by Seth - dans Sport
commenter cet article
12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 18:47

vol_93.jpg2

 

En cette période délicate de commémoration des attentats du 11 Septembre 2001, j’ai décidé de regarder malgré une certaine répugnance « Vol 93 » de Peter Greengrass film sorti en 2006.

Tout le monde ou presque s’étant quelque peu intéressé à l’actualité sait que le vol 93 d’United Airlines fut le quatrième avion détourné par des pirates islamiques qui n’atteignit pas sa cible en raison d’une révolte des passagers qui aboutit à son crash.

Construit à la manière d’un documentaire laissant se dérouler en temps réel les évènements, « Vol 93 » possède un rythme lent, quelque fois irritant, qui permet d’instaurer de manière progressive le drame final.

La première partie du film se déroule en effet surtout dans le centre de contrôle de la Federal Administration Aviation, principale autorité régulatrices des vols civils du territoire américain, qui vit en direct les détournements des deux premiers Boeing 767 qui viendront s’écraser sur les tours jumelles du World Trade Center.

On voit surtout des types en costards s’activant, gesticulant et répétant régulièrement leur incompréhension devant des évènements qu’ils ne peuvent ni comprendre ni maitriser.

L’impression donnée est en réalité très irritante pour le spectateur qui ne connait et ne comprend rien au jargon des contrôleurs aériens.

Tout juste s’aperçoit t il du manque de communication  entre les centres civils et le centre militaire et constate t il que les militaires paraissent eux aussi complètement dépassés par la situation.

Dans le même temps, les quatre terroristes (trois saoudiens, un libanais) ont embarqué après s’être lavés, rasés le corps et avoir effectué leur prières.

Tétanisés par le poids des actes qu’ils vont commettre, ils tardent à passer à l’action dans un status quo lui aussi bien crispant.

A l’intérieur du vol assez peu rempli, les passagers et membres de l’équipage ne semblent se douter de rien et ne lèvent même pas les yeux devant les curieux manèges des quatre hommes qui paraissent tendus, échangent de nombreux regards et se rendent fréquemment aux toilettes.

Le passage à l’acte est initié par le plus jeune et le plus fougueux d’entre eux Ahmed Al Nami (Jamie Harding) .

L’action est rapide, violente avec l’assassinat d’un passager poignardé à la gorge.

L’un des hommes montre une bombe attachée à son corps pour tenir en respect les passagers tandis que ces complices agressent les hôtesses pour pénétrer dans le cockpit et assassiner les pilotes après une lutte désordonnée.

Ziad Jarrah (Khalid Abdalla) parvient grace à ses compétences en pilotage à redresser la trajectoire de l’appareil et à le dévier de sa route pour le diriger vers Washington.

Tandis que la FAA ne peut qu’assister passivement aux événements pour finalement décréter l‘arrêt de tous les vols sur le territoire américain, l’US air force patauge, recevant finalement l’autorisation d’abattre tout avion suspect.

Mais avec quatre chasseurs non armés de bombes pour toute la cote Est, la tache parait pour le moins difficile à accomplir.

C’est finalement du coté de passagers parvenus à rentrer en contact avec la terre ferme pour s’informer des attentats contre les tours jumelles que la révolte viendra.

Après avoir émis un dernier au revoir à leurs proches, les passagers prennent finalement la décision de prendre d’assaut les pirates.

Le porteur de bombe (en réalité factice ) et son complice sont lynchés, et une horde d’hommes en furie pénètre dans le cockpit ou les deux pilotes terroristes provoquent de violentes embardées.

La lutte désespérée d’une violence animale provoque le crash de l’avion prêt de Pittsburgh et la mort de tous ses occupants.

Le film se conclut sobrement après cette froide escalade de violence.

En conclusion « Vol 93 » est un film bien entendu fort mais qui s’avère à mes yeux bien trop surestimé.

Sa construction en temps réel est laborieuse et bien confuse, avec un coté incroyablement irritant montrant des types habitués à donner des ordres comme l’insupportable Ben Sliney patron de la FAA, pédaler dans la semoule et ne pas réaliser ce qui leur arrive.

Plus grave est la position de l’armée américaine représentée comme indécise et faible devant une menace venant de l’intérieur.

Une fois l’action partie en revanche le réalisme et la barbarie des actes commis donne la nausée avec des images d’une laideur inouïe.

On ressort donc de son visionnage passablement secoué et écœuré sans avoir appris grand-chose sur la nature profonde des événements (but, motivations des terroristes, parcours personnels des passagers ?) .

 

Le choc est tellement fort qu'on ne se sent meme pas en mesure d'admirer l'héroisme bien réel des passagers.

 

Une œuvre qui fait mal au corps et à l'ame donc mais pour un résultat au final bien restreint.

Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 17:15

Spider_man_1980.jpg

3

 

 

Changement de décennie avec « Spider-man, l’intégrale 1980 » avec aux manettes Marv Wolfman qui sera remplacé par Roger Stern, David Micheline avant un court retour du maitre en personne Stan Lee qui laissera finalement sa place à Denny O’Neil.

Au niveau des dessins, les changements sont aussi nombreux avec Keith Pollard, John Byrne, Alan Weiss, Franck Miller et enfin John Romita Jr.

Cette fameuse année 80 commence aussi mal que la précédente pour Spider-man qui est cette fois carrément privé de ses pouvoirs par un sérum que lui a injecté l’un des ses pires ennemis Mysterio, directeur de la clinique ou est finalement décédée May Parker, la tante adorée de Peter.

Ivre de colère et considérablement diminué en tant que super héros, Parker va enquêter dans le passé de sa tante pour en savoir plus sur les conditions étranges de son décès.

Dans cet épisode étrange et douloureux ramenant Spider-man à ses origines, Parker découvre que le cambrioleur qui a tué son oncle Ben, est également revenu pour rechercher un trésor prétendument enfoui sous la maison occupée par sa tante.

L’homme séquestre Parker pour lui faire avouer l’emplacement de ce trésor et lui révèle finalement après un récit assez entortillé que sa tante est finalement en vie.

C’en est trop pour Spider-man qui recouvrant peu à peu ses pouvoirs se déchaine contre le cambrioleur dans une volonté quasi meurtrière.

Fort heureusement il n’a pas à le tuer puisque l’homme décède d’un arrêt cardiaque ce qui clôt d’un happy end cette page douloureuse de l’histoire du héros.

Par la suite alors que Jonah Jameson l’affreux patron de Parker au Daily Bulge est interné pour dépression nerveuse, Spider-man s’associe avec le subversif Punisher aux méthodes plus radicales afin de mettre hors d’état de nuire un mafioso.

Plus intéressant est l’épisode suivant avec Dazzler, la sexy mutante maquillée comme une chanteuse disco des années 70 manipulée par le revenant Luminex qui se nourrit de la lumière que la belle produit à partir du son.

Même si Spider-man contre Luminex de manière un peu trop facile, cet épisode original avec un ennemi de fort calibre se déguste avec grand plaisir.

Dans un registre encore plus récréatif instauré par Micheline, on retrouve également la Chatte Noire, en voleuse de charme qui dérobe des objets d’art pour … faire plaisir à Spider-man !

Si du coté de sa vie de super héros, Spider-man est irréprochable en revanche du coté de sa vie privée c’est toujours le marasme avec une étudiante  de première année qui le manipule pour avoir les sujets de partiels et un traitement très humiliant pour la pauvre Debbie Whitman systématiquement éconduite par Parker sans ménagement aucun.

L’équipe artistique est  ensuite renouvelée, Micheline cédant la place à Stern et Byrne (mon dessinateur Marvel favori) prenant la place de Pollard.

Les aventures sont plus sombres lorsque l’on découvre que Jameson est manipulé mentalement par le scientifique Jonas Harrow.

Créateur de héros de seconde voir troisième zone comme kangourou, hammerhead ou feu follet, Harrow a en effet fabriqué une machine à manipuler les émotions.

Spider-man le met pourtant en échec en serrant les dents, sauvant ainsi son ancien patron toujours aussi ingrat à son encontre !

Place ensuite au maitre Stan Lee pour un épisode sympathique mais assez faible ou Mesmero le mutant télépathe frustré de ne pas connaitre du succès dans sa carrière de music-hall décide de replonger dans la criminalité.

Spider-man défait cet ennemi ayant donné du fil à retordre aux X-men avec une décevante  facilité.

Denny O’Neil et Jon Romita Jr prennent ensuite la relève pour un plaisant épisode consacré à Fusion, créature nucléaire née de la fusion de deux jumeaux, l’un scientifique ivre de pouvoir l’autre simple balayeur plus pacifiste.

Cette créature absorbant de toute forme d’énergie et capable de devenir aussi grand que King Kong fait un ennemi véritablement spectaculaire à la personnalité schizophrénique des plus intéressantes.

Vient ensuite Alan Weiss au dessin pour un bon épisode consacré à Kraven, l’un des ennemis les plus nobles de Spider-man en raison d’un certain code de l’honneur, celui du chasseur.

Avec Miller en soutien d’O’Neil, Spider-man se lance ensuite dans une passionnante aventure pour prêter main forte au Docteur Strange, retenu en otage par un scientifique Dilby mué en redoutable sorcier par les efforts conjurés du Docteur Fatalis et du démon Dormammu.

Dans ce superbe univers empli de magie, Spider-man s’en sort plutôt honorablement, contrant les plans de Dilby pour amener l’humanité à une mystérieuse mutation et permettant à Strange de le vaincre en combat de sorcier.

On revient à du plus modeste pour finir avec John Romita Jr pour l’arrestation de Bowery escroc désireux de prendre le contrôle du Daily Globe ou travaille Peter Parker avant une belle empoignade contre le Prince des Mers, protégeant son monde sous marin contre l’implantation d’une centrale électrique marine.

A cette occasion, il est toujours un peu irritant de voir un héros ayant plusieurs fois fait jeu égal avec Hulk ou même Iron-man se faire ridiculiser par un adversaire aussi modeste que Spider-man.


En conclusion, contrairement aux autres années, « Spider-man, l’intégrale 1980 »  est un très bon cru ou la pléthore de scénaristes de premier rang apportent de très bonnes histoires variées, prenantes ou tout simplement amusantes avec l’incorporation d’autres personnages (Punisher, la Chatte Noire, Dazzler, Namor) apportant une bonne dose de sang neuf.

Dans ce domaine ultra créatif et enthousiasmant,  le must est incontestablement atteint avec l’épisode conçu par Miller et cette formidable incartade dans un monde sombre et mystique auquel Spider-man est habituellement étranger.

Coté dessin, on appréciera le style propre et clair de Romita Jr, celui supérieur de Byrne même si l’histoire pour laquelle il le met à profit est à vrai dire plutôt décevante.

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 16:06

Spider_man_1979.jpg2

 

 

La suite des aventures de l‘homme araignée avec « Spider-man, l’intégrale 1979 » ou officient Bill Mantlo et Tony Isabella au scenario avec toute une tripotée de dessinateurs Jim Mooney, Franck Miller, Lee Elias, Mike Esposito, Rich Buckler.

Le lecteur est ici tout de suite dans le vif du sujet puisque le plus urbain des super héros se trouve immédiatement en grande difficulté car atteint de cécité après avoir été frappé par une rafale optique du Maraudeur masqué, super criminel désirant par ses capacités scientifiques prendre le contrôle de la Maggia.

Outre son casque, le Maraudeur utilise comme homme de main un étrange androïde appelé le Tri-man doté d’une force surhumaine et capable de se transformer en avion voir en bombe.

Privé de sa vue, Spider-man n’est plus que l’ombre de lui-même, manquant de chuter dans ses évolutions aériennes au milieu des gratte ciels new yorkais.

Complètement désespéré, il reçoit l’aide de Daredevil qui le rassure quand à sa prochaine guérison et lui apprend à mieux utiliser ses hyper sens arachnéens pour compenser son handicap.

A eux deux et sous la plume de Miller, les super héros mettent en déroute les plans du Maraudeur qui avait implanté une bombe nucléaire dans son Tri-man en menaçant de la jeter contre New-York.

Miller rend ensuite le crayon à Mooney pour la suite des aventures de l’homme araignée.

A peine tiré d‘affaire, Spider-man est sérieusement menacé par Carrion, monstrueux clone cadavérique du Professeur Warren ex professeur de biologie devenu le Chacal puis tué au cours d‘un combat contre le Tisseur, que ses pouvoirs (intangibilité, destruction de tout corps organique par toucher, force surhumaine, téléportations, télépathie limitée)  rendent beaucoup trop fort pour notre monte en l’air.

L’aide que lui apporte le Tigre blanc est insuffisante et Spider-man échappe par miracle à une sorte d’amibe crée par Carrion afin de cloner ses pouvoirs.

Spider-man retourne l’amibe contre Carrion qui annule fort heureusement les pouvoirs de son créateur et lui permet de se débarrasser d’un ennemi cauchemardesque.

L’épisode suivant avec l’apparition d’un nouveau criminel appelé Iguana (sorte de Lézard bis en plus méchant) ne dépasse pas le cadre de l’anecdotique.

Tout juste permet il de revoir le torturé Docteur Connors, criminel ambigu maudit par son terrible secret et d’éjecter en trois planches le sympathique porto ricain Hector Ayala alias le Tigre blanc, du cercle des amis de Peter Parker.

L’équipe de scénariste (Tony Isabella) et de dessinateurs (Lee Elias et Mike Esposito) est alors complètement changé pour un médiocre épisode autour de Psychum, faux criminel télépathe que Spider-man parvient à remettre dans le droit chemin.


On retrouve ensuite le duo Mantlo/Mooney pour l’affrontement d’un autre médiocre super criminel appelé l’Essaim, dont le corps est constitué d’abeilles mutantes !

Plus classique et efficace est le dernier épisode avec une lutte au couteau contre le Docteur Octopus plus fou que jamais et désireux de s’emparer d’un sous marin nucléaire américain.

En conclusion, dans la continuité des années précédentes, « Spider-man, l’intégrale 1979 » ne révèle pas d’intenses moments d’émotions dans la vie du monte en l’air arachnéen.

Seul l’apport sympathique de Miller qui apporte son univers avec Daredevil et le cadavre ambulant Carrion sauvent réellement de la dégringolade les aventures de Spidey.

Pour le reste, même si le travail de Mooney est propre, Spider-man affronte des ennemis peu crédibles (qu’on ne reverra du reste jamais) comme l’improbable Essaim, le fade Iguana ou le limite ridicule Psychum.

Pour les valeurs sures il reste ce bon vieux Doc Oc qu’on ressort des cartons mais ceci demeure au final tout juste moyen.

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 22:08

Ecstasy.jpg

3

 

 

A l’instar de Houellebecq ou Nothomb, Fréderic Beigbeider est l’un des auteurs français les plus lus mais aussi les plus hais, tant  le personnage médiatique peut hérisser par instant même si de mon point de vue son talent est réel.

Publié en 1999, « Nouvelles sous ecstasy » est une des œuvres de jeunesse du trublion qui compile quelques textes parus dans divers magazines (Max, Teknikart ...)  dont le point commun affiché est d’avoir été composé sous l’influence de la drogue appelée ecstasy.

Le ton est résolument décalé, parfois complètement délirant avec un mélange de fantasmes trash et de pensées plus profondes assénées avec un talent explosif et jubilatoire.

Le format très court des nouvelles se prête il est vrai parfaitement bien à ce type d'écriture complètement déjantée..

Eternel écorché vif, Beigbeder y parle du monde de la nuit, de la sexualité, décrit brillamment sa première expérience avec l’ecstasy mais se livre aussi plus personnellement sur ses complexes de jeunesse (autour de la belle explication de texte de la chanson « J’aime regarder les filles » de Patrick Coutin) ou sur le manque de sens de la vie et l’impossibilité de l’amour.

Derrière le personnage de noctambule, de fêtard extraverti en quête d’expériences on comprend en effet que se cache un homme solitaire et mélancolique jusqu’au nihilisme.

En conclusion, j’ai plutôt apprécié  le coté simple, fou, rock‘n‘ roll de « Nouvelles sous ecstasy » .

Bien entendu le contenu de ces nouvelles est assez mince, mais le style brillant, drôle et incisif de Beigbeder fait souvent mouche et se montre très agréable à déguster.

Au delà de la forme assez spectaculaire, le lecteur attentif pourra découvrir les prémisses d’un mal être profond par rapport aux relations humaines et à la vacuité de la société de consommation s’appuyant sur ses valeurs pivots (sexe, argent, pouvoir) pour régir le monde actuel.

A lire donc pour découvrir en mode léger l’univers de l’écrivain.

Repost 0
3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 16:28

Spider_man_1976_1977.jpg

2

 

 

« Spider-man, l’intégrale 1976-1977 »  retrace deux années de la vie du Tisseur de toile new yorkais.

A cette époque marquée par une grande instabilité de multiples scénaristes et dessinateurs se succèdent.

C’est Gerry Conway qui s’y colle le premier avec le très bon Sal Buscema au dessin pour conter l’accrochage entre Spidey et la Tarentule, super criminel latino américain dont le principal pouvoir est de posséder des pointes venimeuses sur les pieds.

La Tarentule et deux de ses hommes de main sont  payés par un mystérieux inconnu pour enlever le vice président de l’université ou étudie Peter Parker puis assassiner le maire de New York.

Les accrochages entre les deux arachnides sont rugueux mais Parker si il ne peut empêcher l’enlèvement du vice président a toujours légèrement le dessus sur ce criminel latin orgueilleux et machiste qui ne lâche pas prise facilement.

Ayant échoué en solitaire, la Tarentule reçoit sur ordre de son commanditaire l’aide du chasseur Kraven, ennemi historique de Spider-man.

Même si les deux homme parviennent à capturer le président de l’université, Kraven obnubilé par un désir de revanche contre son vieil ennemi se fait à nouveau battre, Spidey l’électrocutant in extremis alors qu’il était menacé de mort.

Puis Jim Shooter prend la suite et le mystérieux commanditaire de ses enlèvements se révèle enfin être Luminex, dit le docteur Lansky, docteur en physique reconverti en super criminel pour étancher ses rêves d’autonomie financière.

Capable de convertir la lumière en force solide, Luminex est un ennemi de gros calibre, comparable à Electro qui surclasse aisément la Tarentule et que Spider man ne peut vaincre que par astuce.

Après cette conclusion, Archie Goodwin prend les manettes pour quelques épisodes sans intérêt autour d’un sempiternel retour du Vautour, qui malgré les progrès de son équipement échoue encore une fois lamentablement dans ses plans de revanche.

A cette occasion, Morgan un caïd de Harlem croit bon d’engager Hitman un tueur ressemblant au Punisher pour éliminer Spider-man puis le Vautour mais le résultat malgré l’arsenal du mercenaire n’est pas meilleur.

Le niveau des épisodes chute alors sensiblement quand Ross Andru et Franck Giacoia passent aux dessins pour une aventure autour de Morbius, vampire de sous catégorie horriblement mal dessiné (quand on compare à la finesse des traits du Baron Blood de Byrne) .

Personnage gentil mais tiraillé par sa malédiction, Morbius irrite et ce n’est pas le fait qu’il soit possédé par un nouveau criminel appelé l’empathoide, entité techno-organique se nourrisant des émotions humaines qui améliorera la qualité de l’histoire.


La valse des scénaristes continue avec Bill Mantlo, le retour de Sal Buscema pour un épisode relativement intéressant autour du personnage du Tigre Blanc, super héros latino américain s’opposant à partir d’un quiproquo à Spider-man qui pense qu’il cherche à dérober un manuscrit universitaire pour le vendre et ainsi permettre le maintien des cours du soir pour les étudiants déshérités majoritairement hispaniques.

Redoutable combattant adepte des arts martiaux couplé à des qualités physiques exceptionnelles qui font de lui un Iron-fist plus performant, le Tigre Blanc a souvent le dessus sur Spider-man.

Après avoir dissipé le malentendu et trouvé un compromis pour le problème de l‘université, les deux héros finissent par se réconcilier.

Le grand Chris Claremont apparait ensuite avec Jim Mooney aux dessins pour un unique épisode mettant aux prises Spider-man avec les Inhumains qui ont dérobé un sérum nécessaire pour sauver la vie d’un jeune homme.

Même si Spidey mord la poussière devant la féroce Médusa, il ridiculise franchement Triton et Gorgone avant que la sagesse du monarque Flèche Noire ne finisse par mettre tout le monde d’accord.

Le dernier épisode scénarisé par Mantlo est le plus mauvais avec l’apparition d’une secte asiatique dirigée en secret par le maitre de la haine, super criminel nazi bien connu de Captain america et de Fantastiques.

Pour couronner le tout, un nouveau super héros bourrin au costume ridicule appelé Razorback arrive pour prêter main forte à Spider man afin de retrouver sa sœur enrôlée dans la secte.

L’intégrale se termine classiquement par la capture du trio Spider-man, Razorback et Flash Thomson.

En conclusion, « Spider-man, l’intégrale 1976-1977 »   n’est pas la plus fameuse année pour le Tisseur de Toile.

L’action est certes au rendez vous mais les ennemis guère au niveau.

Si la personnalité forte de Tarentula est plaisante, ses pouvoirs ne semblent pas à la hauteur d’un Spider-man en permanence fatigué par son combat contre le Caïd.

Bien sur Luminex et Kraven sont des ennemis valables, mais que dire après des improbables Hitman, Morbius, Empathoide, Frère de pouvoir et autres Razorback ?

La seule histoire qui présente un bon intérêt est celle avec le Tigre blanc, super héros puissant et relativement peu connu qui pour de nobles motifs (défendre les étudiants hispaniques défavorisés) tient tête au monte en l’air.

Si les scenario sont donc ultra basiques, on retiendra la pureté et l’élégance du style de Buscema loin devant tous les autres dessinateurs de cette intégrale assez moyenne.

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens