Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 20:11

magnum_force.jpg4

 

 

Deux après un premier opus choc ou il incarnait un policier aux méthodes radicales controversé, Clint Eastwood donne une suite à son personnage de l’inspecteur Harry avec « Magnum force » réalisé par son vieil ami Ted Post en 1973.

Dans cette suite, Harry Callahan (Clint Eastwood) est chargé par son supérieur Briggs (Hal Holbrook) d’une enquête délicate sur une série de meurtres de truands jouissant d’une certaine impunité.

Epaulé par son adjoint noir Early Smith (Felton Perry), Callahan se heurte à son supérieur dont il méprise les méthodes trop bureaucratiques et le manque d’intuition.

Se fiant à son instinct et à ses capacités de déduction, Callahan comprend peu à peu que le tueur est un policier habillé en motard.

En réalité, il ne s’agit pas d’un tueur mais d’un groupe de cinq policiers camarades de promotion, chacun expert en tir, et versant dans une justice expéditive seule amène à leur yeux de réussir la ou les tribunaux échouent régulièrement.

A la tête de cette escadron de la mort figure Jon Davis (David Soul) dont les capacités au pistolet rivalisent avec Callahan lui-même.

Le vieil inspecteur met longtemps avant de faire le lien avec le groupe de policiers qu’il côtoie régulièrement et à qui il voue une certaine sympathie, du reste réciproque.

Malgré le dispositif policier, les cadavres s’accumulent notamment celui de son ami policier Charlie Mc Coy (Mitchell Ryan), et Callahan ne fait le rapprochement qu’avec ses « amis » qu’à l’occasion d’un championnat de tir ou il recueille une balle de l’arme de Davis afin de la comparer avec celle du meurtre de Mc Coy.

Une fois le lien fait, Callahan se voit proposer une alliance avec le groupe et son refus le met en danger de mort.

Si il parvient à échapper à une bombe dans sa boite aux lettres, cela n’est pas le cas pour Smith, tué sur le coup.

Lorsqu’il découvre que Briggs est également dans le complot et qu’il projette de l’éliminer, Callahan réagit en fauve menacé et tue un à un les policiers extrémistes.

La scène finale culmine dans un vieux porte avion abandonné ou Harry force Davis à sauter dans l’eau puis fait exploser la voiture de Briggs.

En conclusion, « Magnum force » est un excellent polar, sans doute le meilleur de la série des Inspecteur Harry.

Désireux de prendre ses distance avec un personnages accusé de fascisme lors du premier film, Eastwood s’arrange pour trouver des policiers encore plus radicaux, similaires aux escadrons de la mort d’Amérique du Sud.

Les scènes d’actions ou plutôt d’exécution sont spectaculaires, intenses et filmées avec tout le talent de ce vieux renard de Ted Post.

Astucieux, bien construit, nerveux et intense, « Magnum force » se déguste avec délectation avec en bonus l‘un des rôles les plus marquant au cinéma du sympathique David Soul qui deviendra une star des années 80 grâce à la série « Starsky et Hutch ».

Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article
26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 19:31

live_detroit.jpg4

 

 

Il est toujours plaisant de déguster un dvd live des Stooges, même si « Live in Detroit » d’Iggy and the Stoogesne date pas de l'age d'or des jeunes punks nihilistes mais de 2004, juste après la reformation et la tournée de « The Weirdness » avec en plus d'Iggy Pop, les frères Asheton (Ron/Scott), Steve Mc Kay (batterie) et Mike Watt (basse).

Enregistré dans la ville natale du groupe devant un public forcément chauffé à blanc, « Live in Detroit »  débute par un « Loose » puissant et dévastateur.

Iggy est comme à son habitude vêtu d’un simple jean taille basse et fait gigoter son corps de liane dans tous les sens tandis que Asheton par opposition très statique et renfermé se concentre sur la froide puissance de ses riffs.

Les classiques s’enchainent, « Down in the street » lourd et rampant, « 1969 » lancinant et heurté avant le terrible « I wanna be your dog » interprété de façon magistrale dans une version allongée.

Rien ne semble altérer le plaisir du fan, que ce soit le « TV eye » enlevé, ou le « Dirt » plus lent, froid et sinueux.

Le coté festif d’Iggy reprend le dessus sur « Real cool time » ou l’Iguane fait monter un partie du public sur scène.

L’exercice malgré un coté bon enfant s’avère toujours à haut risque et il est toujours stressant de voir ce petit bonhomme au corps noueux et âgé disparaitre sous une marée humaine de rockers énervés et de groupies éméchées.

Aussi l’enchainement avec le tube rageur « No fun » et le rapide « 1970 » se fait il plutôt difficilement.

Après une telle débauche d’intensité, l’ambiance retombe quelque peu avec « Funhouse » et son sempiternel saxophone jazzy.

L’auditoire a ensuite droit à un court détour autour du répertoire solo du chanteur avec le bien dynamique « Skull ring » .

La fin du concert est plus quelconque, avec des « Not right » ou autres « Little doll » moins tranchants et une nouvelle reprise un peu usée du « I wanna be your dog ».

On passera également assez vite sur les bonus composés de photos des années 70 et d’extraits de concerts en petit comité pour le lancement du nouvel album.

En conclusion, même de la part de musiciens aussi âgés ayant bien entendu un peu perdu de leur rage au fil de âges,  ce« Live in Detroit » reste un grand moment de punk-rock.

Le répertoire est disons le franchement assez inattaquable avec une pluie de classiques intemporels ayant marqué de leur empreinte le rock nerveux des années 70.

Iggy Pop même à plus de 55 ans délivre une performance étonnante, chantant très bien, bougeant son corps décharné en cadence et prenant ses poses sexuellement provocantes dignes de confirmer la légende.

Une Dvd qui comblera donc les fans de la première heure tout émus de revoir leurs idoles encore vaillantes réunies et qui pourra aussi intéresser les plus jeunes en raison de la formidable énergie punk toujours dégagé le phénomène de Motor city.

Repost 0
Published by Seth - dans Punk Rock
commenter cet article
24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 09:18

hellboy_diable.jpg2

 

 

Hellboy a déjà eu les honneurs de ce blog au travers d’un des films réalisé par Guillermo del Toro.

Voici maintenant le tour du comic book, crée par Mike Mignola en 1994.

Réédité en 2004 chez Delcourt, « Hellboy, tome 2, au nom du diable » raconte une histoire complexe ou trois anciens nazi cherchent à réveiller un vampire roumain du XIX iéme siècle appelé Vladimir Giurescu.

Réputé immortel, Giurescu a été approché par Hitler pendant la seconde guerre mondiale pour créer une armée de vampires mais après que le dictateur se soit aperçu qu’il ne pouvait contrôler ces forces surnaturelles, le roumain fut déporté puis laissé pour mort.

Le Bureau de Recherche Paranormales de la Défense américain, dans lequel travaille Hellboy remonte la piste de Giurescu et décide d’envoyer une équipe en Roumanie pour tenter de retrouver l’équipe ayant enlevé ses restes dans un musée de New York.

Hellboy part donc en mission avec ses amis Liz Sherman et Abe Sapien plus trois humains (Clark, Leach et Waller) .

Fidèle à sa réputation de fonceur, Hellboy est parachuté d’un avion et rentre en force dans le château présumé de Giurescu ou il se heurte à Ilsa Haupstein, instigatrice du projet de résurrection piloté en réalité par le moine Raspoutine, à la tête des négociations avec Hitler en 1944.

Raspoutine ou plus précisément son enveloppe spirituelle, apparait comme un sorcier mystique auquel prêtent allégeance Ilsa et ses acolytes.

Virtuellement invulnérable en sa qualité de démon, Hellboy défait tous les obstacles entre lui et sa cible comme les cyborgs issus des expériences nazis, ou les femmes harpies issues de mythologie grecque.

Il blesse mortellement Giurescu mais s’aperçoit qu’il est le fils de la déesse Hécate qui vient à son secours.

Tandis que ses coéquipiers humains sont tués par les pièges mortels du château, Hellboy affronte Hécate changé en monstrueuse femme serpent.

Il prend le dessus sur elle après une lutte acharnée et réalise qu’il est promis à régner sur le monde nouveau une fois que les forces déchainés par Raspoutine auront éradiqué la race humaine.

Après avoir terrassé la déesse, Hellboy fait exploser le château de Giurescu mais assommé par l’explosion est rattrapé par Raspoutine qui déçu de sa rébellion décide de le livrer à Giurescu et à Hécate à nouveau ressuscités.

Mais Hellboy se rebelle encore une fois et refuse de devenir le roi d’une armée de l’enfer.

En Norvège, la petite équipe de nazis qui a aidé Giurescu à rejoindre son pays s’entre déchire en raison des volontés d’émancipation du scientifique  réduit à l'état de tete sans corps, Von Kemplt contre Raspoutine et cette dispute provoque elle aussi l’explosion de leur complexe scientifique.

En conclusion, « Hellboy, tome 2, au nom du diable » permet d’en apprendre beaucoup plus sur ce personnage assez unique dans le monde des comics.

L’atmosphère est ici très gothique et empli de surnaturel avec un mélange de sorcellerie et de légende mythologiques (grecques, nordiques) enrobé d’un verni historique.

J’avoue qu’il m’est globalement difficile d’adhérer à cette mixture un peu trop lourde à mon gout surtout que les bien pratiques nazis sont une nouvelle fois ressortis de leurs tombes pour servir de méchants absolus et complètement déshumanisés.

Par rapport à Hellboy, le personnage moins musculeux que le Ron Pearlman des films, m’est assez peu sympathique.

Outre sa laideur, il est grossier, bourrin, inculte et violent comme une caricature de beauf américain.

De plus son invulnérabilité semblable à celle d’un Wolverine, agace.

En revanche, on notera le style particulier des dessins de Magnola, sombre et fin, qui confère un certain charme à ce fatra de références mystico-historiques.

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 08:19

poursuiteimpitoyable.jpg1

 

La filmographie de Marlon Brando est riche et il est souvent aisé de passer à coté d’un film moins connu que les chefs d’œuvres dans lesquels il a joué.

Ainsi, « La poursuite impitoyable » d’Arthur Penn, rentre pour moi dans cette catégorie de films un peu oublié réunissant pourtant une pléiade de stars du cinéma comme Robert Redford ou Jane Fonda.

Sorti en 1966, « La poursuite impitoyable »  raconte l’émoi d’une petite ville du Texas mis par l’évasion d’un jeune prisonnier du coin appelé Bubber Reeves (Robert Redford) accusé à tort de meurtre pendant sa fuite.

Dans cette ville, le richissime industriel pétrolier Val Rogers (EG Marshall) règne d’une main de maitre, organisant des soirées mondaines ou se débauche les notables.

Sa puissance est telle qu’il tient sous sa coupe le sheriff Calder (Marlon Brando) tiraillé entre sa fierté de pauvre et l’attrait du pouvoir que représente Rogers.

Du coté de la vie privée de la famille, les choses vont moins bien, puisque le patriarche a beaucoup de difficultés relationnelles avec son fils Jake (Jason Fox) qui supporte mal l’autorité paternelle et a un fort penchant pour l’alcool.

Pour couronner le tout Jake fréquente Anna (Jane Fonda) la propre femme de Reeves dont il est tombé amoureux.

La majeure partie du film est consacrée à l’exposition des relations complexes entre les personnages de cette bourgeoisie texane, avec le développement d’histoires d’adultères comme celle que subit Edwin Stewart (Robert Duvall avec des cheveux !), régulièrement trompé par sa femme volage Emily (Janice Rule).

Ces notables aiment les soirées arrosées, les armes à feu que les lois autorisent à posséder et sont toujours habités par un fort sentiment de racisme envers les Noirs, qui pourtant ne se laissent pas faire.

Calder gravite dans ce micro monde dans lequel il n’a pas sa place et tente tant bien que mal de se faire respecter.

Puis Reeves fait de nouveau parler de lui et cherche à entrer en contact avec sa femme.

Quand Val Rogers apprend que son fils à une liaison avec la femme d’un détenu il voit rouge et ses relations sont alors chargées d’éliminer le fugitif.

Calder s’aperçoit donc que son autorité est bafouée quand il est passé à tabac par trois hommes pour l’empêcher d’intervenir.

L’intrigue culmine dans une casse automobile, ou Reeves a donné rendez vous à sa femme et ou arrive également Jake.

Le jeune homme est alors pris à parti par une foule surexcitée qui désire le lyncher.

Il échappe de peu à un incendie et ne doit la vie sauve qu’à Calder, qui sanguinolent et tuméfié, s’interpose entre les bourreaux et la victime.

Malheureusement, la fin du film est plus tragique puisque Reeves est tout de même abattu sur les marches qui l’emmènent au tribunal.

En conclusion, malgré ses intentions louables, « La poursuite impitoyable » est un film décevant qui pèche pour moi par un manque cruel de rythme.

Malgré la qualité des acteurs, l’exposition des personnages est trop longue et les histoires de fêtes, d’adultères de ces riches texans assez peu palpitantes.

Quand au message social du film, dénoncer les mœurs dépravées et le racisme des villes du Sud des Etats Unis dans les années 60 relève pour moi de l’enfonçage de portes ouvertes.

Robert Redford avec sa jeunesse, sa blondeur et sa beauté angélique est assez peu crédible en criminel et son rôle de bon petit gars victime de la société est pour moi très mineur.

Bien sur il reste Brando, qui dans ce rôle taillé sur mesure fait exactement ce qu’on attendait de lui, en policier intègre, minable, rebelle et torturé qui finalement trouve en lui le courage nécessaire pour s’opposer à de plus puissants que lui.

Mais la prestation de Brando ne suffit pas à faire réellement décoller ce film long, ennuyeux et très moralisateur.

Repost 0
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 23:07

aux_armes_citoyens.jpg3

 

 

Suite logique du premier tome,  « La Révolution française, tome 2, aux armes citoyens ! » est le deuxième volet de la série de livres consacrés à la Révolution française par Max Gallo en 2009.

L’histoire reprend juste après l’exécution de Louis XVI en 1993 et décrit majoritairement les conflits politiques puis armés entre les différentes factions de la Convention, les Montagnards partisans de l’exercice de mesures toujours plus radicales pour préserver leur idéal de Révolution et les Girondins plus modérés, désireux de sauvegarder l’ordre établi et mais également de s’enrichir personnellement.

La mort du roi n’apporte qu’un court apaisement à ses affrontements tant il est vrai que la nouvelle France républicaine doit livrer bataille contre les armées royalistes autrichiennes et anglaises mais également contre la puissante insurrection vendéenne des Chouans.

Au sein des différentes factions, Robespierre et ses Jacobins font cause commune avec le populaire tribun Danton du club des Cordeliers pour affronter les Girondins emmenés par Brissot.

Mais il existe néanmoins d’autres mouvements aussi dangereux qu’incontrôlables comme celui des Enragés de Jacques souhaitant l’égalité sociale et la taxation des denrées ou celui des Exagérés de Jacques René Hébert poussant le peuple toujours affamé à la révolte pour faire passer des mesures liberticides ou anti chrétiennes.

Robespierre aidé de son frère Augustin et du toujours virulent Marat utilise le climat de tension provoqué par la trahison du général Dumouriez passé à l’ennemi pour prendre le dessus et faire créer le Comité de Salut Public seul capable de juger les députés de la Convention.

Dés lors les Girondins sont pris au piège, mis en accusation pour trahison, arrêtés puis exécutés.

Marat paye le prix de cette victoire en étant assassiné par Charlotte Corday, une sympathisante Girondine mais ceci n’arrête pas la frénésie de Robespierre qui fait exécuter l’encombrante Marie-Antoinette pour tenter d’apaiser les révoltes populaires et parvient ensuite à éliminer son principal rival Danton, compromis dans des scandales de détournement de fonds.

Danton apparait ici comme un orateur d’une puissance inouïe, capable de magnétiser une foule par la parole mais aussi comme un profiteur, un homme à la morale trouble et adaptable selon les circonstances, ce qui contraste avec l’austère rigidité ascétique d’un Robespierre se sentant investi d’une mission d’ordre divine.

Après s’être également débarrassé des extrémistes de Hébert, Robespierre doit affronter les autres membres des Comités de salut public (Carnot, Cambon, Billaud-Varenne, Collot d‘Herbois).

Il perd finalement ce combat et est guillotiné avec ses proches (Saint Just, Couthon, son frère Augustin) en 1794.

Les nouveaux hommes forts sont Barras, Fréron, Fouché et Tallien et sont appelés les Thermidoriens.

Les royalistes ressortent de leur silence et le mouvement des Muscadins formé de jeunes gens aisés traque sans répit les Robespierristes pour les éliminer et qui se heurteront pendant longtemps aux groupes de sans culottes révolutionnaires.

Le Directoire se forme en 1795 et est dominé par Barras, homme habile et corrompu dont l’absence de notion du bien public aggravera la situation économique déjà peu enviables des français.

Dans cette France troublée, fragile et profondément inégalitaire, beaucoup déchantent et se montrent déçu des résultats de la Révolution, qui n’a pas résolu les problèmes de base des foyers.

C’est alors qu’une porte s’ouvre pour les généraux s’étant brillamment illustrés lors des guerres contre les armées royalistes.

Si Hoche, Masséna et Kléber sont assurément de grands militaires, c’est le corse Napoléon Bonaparte victorieux d’une éclatante manière lors de la campagne d’Italie qui fait le plus parler de lui, accumulant succès sur succès, se montrant également très ambitieux et difficilement maitrisable par un Directoire faible.

Revenu à Paris tout auréolé de prestige, Napoléon saura se placer près des cercles du pouvoir en épousant une ancienne maitresse de Barras, Joséphine de Beauharnais, éviter de faire un faux pas politique l’amenant à se trahir, retourner à son avantage le semi échec de la périlleuse campagne d’Egypte pour apparaitre comme le Sauveur de la France, l’homme providentiel à poigne, seul amène pour les Français de redresser la situation.

Il passera aux actes en 1799 par le coup d’état du 18 brumaire qui lui fera prendre le pouvoir par la force et se faire nommer consul aux cotés de Sieyès et Ducos.

En conclusion, même si il ne contient sans doute pas la partie de l’histoire de France que je préfère, « La Révolution française, tome 2, aux armes citoyens ! » constitue néanmoins un intéressant épilogue aux évènements ayant mené à des changements irréversibles au sein de la société française.

La période de la Terreur instaurée par Robespierre est réellement effrayante, et cette absurde boucherie fratricides entre courants politiques conventionnels n’aboutit à rien d’autre qu’à l’auto destruction des principaux acteurs de la Révolution.

Ces évènements incarnent la bêtise des politiciens avides de pouvoir et incapables de s’entendre pour résoudre les problèmes de la nation républicaine nouvellement crée.

Compte tenu de la tournure des évènements, l’arrivée de Napoléon, introduira le règne d’un dictateur réformateur, homme à poigne, chef de guerre génial et insatiable, qui restaurera la stabilité nécessaire à ce pays fragile soumis à d’énormes pressions internes et externes.

Je recommande davantage le premier tome de la série, plus intéressant pour moi pour comprendre le déroulement des évènements menant au renversement de la monarchie française.

Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 22:36

territoire_loups.jpg3

 

 

Envie de se vider la tête en regardant un film d’action avec « Le territoire des loups » de Joe Carnahan.

Sorti en 2012, « Le territoire des loups » repose sur une trame ultra basique ou à la suite d’un crash aérien au dessus de l’Alaska, un petit groupe d’hommes va devoir survivre au beau milieux des immenses étendues glacées alors qu’il devient la cible d’une meute de loups dont la tanière est à proximité.

Passé en effet le choc de l’accident, les survivants s’organisent sous l’impulsion de John Ottway (Liam Neeson) qui gagne sa vie en tuant les loups menaçant les ouvriers d’un chantier pétrolier.

Malgré ses qualités de leader, Ottway est un homme fragile hanté par la perte de sa femme et par une enfance difficile avec un père épris de poésie mais globalement très dur.

Le mercenaire trouve néanmoins les ressources pour organiser la survie au milieu des tempêtes de neige, du froid, de la pénurie de nourriture mais surtout des attaques imprévues d’une meute de loups particulièrement agressifs en raison de la proximité de leur tanière.

Au sein de l’équipe, Ottway a surtout du mal avec John Diaz (Franck Grillo) fier et agressif, qui conteste en permanence son autorité, les autres membres de l’équipe étant plus coopératifs.

Pour se prémunir des attaques, le groupe décide de gagner la foret mais subit de lourdes pertes comme le gouailleur Flannery (Joe Anderson) ou le grassouillet Burke (Nonso Anozi) victime d’hypothermie.

La lutte s’engage à coup de lance garnies d’explosifs contre des loups féroces et déterminés.

Affaiblis et vulnérables, les hommes décident de suivre un cours d’eau mais au cours de la descente Talget (Dermot Mulroney) pris de vertige fait une chute mortelle en franchissant un ravin.

Il ne reste plus donc que trois hommes.

Blessé et démoralisé, Diaz jette l’éponge après des adieux émouvants, tandis que Hendrick (Dallas Roberts) se noie dans la rivière en tentant d’échapper aux loups.

Ottway se retrouve donc seul devant au male dominant de la troupe et rassemble ses dernières forces pour faire face à son destin …

En conclusion, « Le territoire des loups »  n’est pas un chef d’œuvre du cinéma mais un honnête survivra nordique au suspens suffisamment soutenu pour tenir en haleine.

Très investi dans son personnage, Liam Neeson domine de la tête et des épaules le film en incarnant un personnage ambigu dont les tendances suicidaires sont contrebalancées par un fort instinct de survie face à l’adversité.

Très dur en raison de son sujet et de son atmosphère dramatique, « Le territoire des loups » présente aussi la mort de manière assez humaine.

A réserver aux fans de thriller montagneux ou du grand Liam …

Repost 0
Published by Seth - dans Action
commenter cet article
20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 21:15

beggars_banquet.jpg2

 

 

Remontons le temps et la carrière de The rolling stones avec  leur cinquième album « Beggars’ banquet » sorti en 1968, période d'intenses troubles socio culturels à travers le monde.

La pochette très osée pour l’époque fera sourire quiconque s’étant déjà rendu dans les toilettes d’un club rock  pour découvrir des graffitis sur les murs venant surplomber des W.C dans un état douteux.

« Beggars’ banquet » commence par un tube, le fantastique « Sympathy for the devil » longue incantation sulfureuse de plus de six minutes scandé par des chœurs omniprésents insufflant un groove phénoménal sur fond de satanisme larvé.

La transition est ensuite brutale avec « No expectations » éreintant de lenteur puis « Dear doctor » très country avec son harmonica bien démonstratif.

Le blues se fait plus épais sur « Parachute woman » mais il faut bien avouer que « Jigsaw puzzle » interminable et mou est une véritable torture.

The rolling stones écrit ensuite un nouveau classique de son répertoire, « Street fighting man » assez dense et offensif pour l’époque mais auquel il manque pour moi un grand refrain pour être considéré comme un tube intemporel.

Nouveau blues acoustique sur « Prodigal son » mais sur un format court et soutenu.

Une certaine puissance se fait sentir sur « Stray cat blues » doté d’un tempo puissant et de riffs de guitares aiguisés avant de s’évaporer sur les deux derniers titres « Factory girl » très country et « Salt of the earth » gospel.

En conclusion, malgré sa réputation mirifique, « Beggar’s banquet » n’est pas pour moi un album culte ni meme très rock.

Si on excepte en effet l’hypnotique « Sympathy for the devil » et quelques morceaux plus appuyés, « Beggar’s banquet » sonne et effet de manière préhistorique et très hanté par ses influences blues-country voir gospel.

Nous sommes bien en présence de musique des années 60 et l’agressivité du hard rock qui naitra au début des années 70 n’est pour l’instant que de la science fiction.

En résumé, difficile pour votre serviteur d’adhérer à ce style si daté et connoté.

Repost 0
Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 20:36

sticky_fingers.jpg

2

 

 

Aborder un groupe aussi culte que The rolling stones peut d’un premier abord donner le vertige tant la formation anglaise fait figure d’icône d’absolue dans le monde du rock aux cotés de leurs frères double The Beatles.

Alors autant commencer modestement, sans se prétendre expert ou puriste, à dérouler le fil des classiques du groupe pour peut être progressivement affiner le tir si les découvertes musicales y incitent.

Sorti en 1971, « Sticky fingers » est un véritable tournant dans la carrière du groupe en raison de la mort du guitariste Brian Jones en 1969  et de l’arrivée du guitariste Mick Taylor en grande partie responsable du son de l‘âge d‘or des Stones.

Avec sa pochette très provocante mais également très rock n’roll montrant un jean copieusement garni en attributs masculins, « Sticky fingers » débute par le classique « Brown sugar » au tempo médian pétri de groove qui parvient même à faire passer les cuivres en soutien.

En apparence plus calme, « Sway » est traversé de parties de guitares fantastiques montrant toute la classe du duo Taylor/Richards.

Le groupe délivre ensuite avec « Wild horses » une superbe ballade acoustique rendue poignante par la voix de Jagger avant d’enchainer sur « Can’t you hear me knocking »  traversé de longs passages instrumentaux ou les percussion et le saxophone viennent enrichir les guitares.

Au court blues lancinant « You gotta move » succède le plus dynamique « Bitch » ou la voix de Jagger se fait cinglante.

The rolling stones renoue alors franchement avec ses premiers amours sur le bien nommé « I got the blues » qui recèle tous les défauts du genre dont la lenteur apathique.

Même la sinistre ballade « Sister morphine » aux effets de réverbération de guitares se montre à peine plus enthousiasmante.

La fin de l’album s’effectue en pente douce avec le country rock « Dead flowers » et la ballade « Moonlight mile » parfaitement insipides.

En conclusion, nul doute que « Sticky fingers » est un album de haut niveau présentant des compositions de blues-rock très travaillées.

Le chant de Jagger est sobre, émouvant, peut être manquant de peps et la plupart des morceaux contiennent de splendides passages instrumentaux éblouissants de classe.

Pour autant, malgré sa richesse musicale, « Sticky fingers » est pour moi desservi par un manque de punch et par de compositions trop influencés par le blues, élément assez incontournables de la première partie de la carrière des Rolling stones.

Repost 0
Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 16:55

astonishing_x-men_2.jpg2

 

 

Voici donc le deuxième volet de la saga écrite par Joss Whedon sur des dessins de John Cassaday « The astonishing X-men, tome 2, invincible » sorti également en 2004.

Après la violence des bouleversements de la première partie et notamment l’attaque surprise de Danger, l’intelligence artificielle extra terrestre crée par Charles Xavier à partir de technologie Shi’ar et la menace de l’extra terrestre Ord plus ou moins mal contrôlé par le S.W.O.R.D dirigé par l’agent Brand , les X-men n’ont pas le temps de se réorganiser et sont à nouveau la cible d’une grande offensive du Club des Dangers.

Cette fois les mutants du club attaquent frontalement le manoir des X-men, mais les troupes de Sebastian Shaw (Negasonic teenage warhead, Emma Frost) semblent en plus d’abriter un élément dangereux (Cassandra Nova) être pilotée par un mystérieux individu masqué.

Avec des télépathes du calibre de Frost et Nova, l’attaque se fait tout naturellement sur le plan mental et Cyclope privé de ses pouvoirs, le plus vulnérable des X-men en raison des liens qui l’attachent à Frost en est la première victime.

Negasonic teenage warhead force Pride à se phaser à l’infini en descendant dans les profondeurs de la terre, Nova fait régresser le Fauve à l’état d’animal et Wolverine à l’état infantile, le premier poursuivant le second devenu parfaitement inoffensif.

Plus classiquement, Shaw domine une nouvelle fois Colossus en absorbant l’impact de ses coups pour le restituer et mettre le russe KO.

Mais le gang de mauvais mutant ne pouvant franchir les défenses d’une salle secrète ou Xavier garde un caisson convoité par Nova, il réalise qu’il a besoin des capacités uniques de Pride pour percer les défenses imaginées par Xavier.

La jeune femme qui a réussi à piéger Frost sous terre est alors manipulée par Nova qui lui fait croire qu’elle a eu un enfant avec Colossus et qu’il se trouve dans le fameux sous sol.

On comprend alors que Nova a manipulé son monde pour retrouver une substance gélatineuse emprisonnant la majeure partie de ses pouvoirs.

En parallèle Ord s’évade de sa prison orbitale et s’associe avec Danger dans la quête de leur ennemi commun, les X-men.

Le choc face à Wolverine et Armor une jeune recrue asiatique capable d’envelopper son corps d’une armure d’énergie solide, est rude et tourne à l’avantage de ses derniers après que le Fauve est utilisé un aimant neutralisant leurs agresseurs.

Cyclope se ressaisit mentalement et tente d’influencer sa compagne sous l’influence de Nova pour ne pas libérer ses pouvoirs de sa prison gélatineuse.

Mais tout bascule quand l’équipe se trouve téléportée par Brand dans l’espace en préparation d’un raid sur le monde de Ord, le Breakworld sensé être détruit par Colossus comme l’annonce une prophétie ancestrale et qui a décidé en guise de représailles de tirer un énorme missile sur la planète terre.

On assiste donc à un véritable space opera à l’ancienne ou les X-men doivent combiner leurs forces pour tenter de désactiver le missile et arrêter Kruun le Powerlord, souverain d’un monde brutal régi par la force et la guerre.

Les X-men affronte les troupes du Breakworld, des soldats au hideux faciès d’orques que rejoint temporairement Danger avant de s’apercevoir qu’elle ne peut tuer un X-man.

Cyclope se sacrifie ensuite dans un raid solitaire ou il est capturé par les orques pour permettre.

Le leader des X-men reste courageux sous le feu de l’interrogatoire et surprend alors ses bourreaux en déchainant à pleine puissance sa rafale optique alors que tout le monde le pensait disparu.

Reprenant alors la direction des opérations il envoie Colossus dans le cœur du réacteur de la planète pour faire fléchir Kruun et Shadowcat pour désactiver le redoutable missile destructeur.

Colossus a alors le déplaisir d’affronter Aghanne, dissident politique de Kruun qui a inventé la prophétie pour détruire son propre monde.

Aidé par le sacrifice Ord, une nouvelle fois échappé des geôles de son propre peuple qui le retenait prisonnier en raison de son échec, Colossus vainc Aghanne et empêche la réalisation de la prophétie.

Mais tout ceci n’empêche pas le missile de partir vers la terre avec à son bord Shadowcat.

La fin du récit est alors épique, avec les super héros de la terre (Mister Fantastic, Docteur Strange, Iron-man, Sentry, Spider-man) qui tentent désespérément de dévier un missile protégé mystiquement et semblant doté d’intelligence vivante capable de manipuler les esprits en leur faisant croire à leur réussite.

Au prix d’un immense effort, Shadowcat phase le missile qui passe au travers de la planète terre mais fusionne du même coup avec lui pour un voyage inconnu.

Sur Breakworld, la situation a définitivement tourné en faveur des X-men après la déchéance de Kruun, mutilé par Wolverine.

Tout semble alors revenir à la normale, si ce n’est le désespoir de Colossus qui a perdu l’amour de sa vie ….

En conclusion, « The astonishing X-men, tome 2, invincible » pousse encore plus loin le bouchon que le premier volet avec la montée en sauce du space opéra Breakworld et la résurgence de la menace Cassandra Nova.

Le tandem Whedon-Cassaday ne ménage pas ses efforts pour donner au lecteur pour son argent même si l’aventure Cassandra Nova laisse un petit gout d’inachevée et si le space opera Breakworld manque pour moi d’intérêt avec des ennemis grotesques.

Shadowcat plus puissante et mature que jamais est incontestablement la star de la deuxième partie même si les errements du Fauve hanté par sa régression physique et les démêlés sentimentaux complexes du couple Frost-Summers sont également intéressants.

Même si je ne suis pas tombé en adoration devant cette double série se voulant épique mais en réalité assez longuette, force donc est de décerner une mention honorable aux créateurs, avec un Cassaday au style plus puissant et élégant que jamais.

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 13:10

x_men_manara.jpg3

 

 

Curieux projet et a priori curieuse association de deux grands noms de la bande dessinée, le cultissime scénariste des X-men, Chris Claremont s’associant avec le non moins cultissime Milo Manara véritable légende de la bande dessinée érotique pour réaliser « X-men, jeunes filles en fuite » pour Marvel.

Sorti en 2010, « X-men, jeunes filles en fuite » relate les aventures des éléments les plus féminins des X-men, Malicia, Tornade, Marvel girl (Rachel Summers), Shadowcat (Kitty Pride) et Psylocke en version ninja asiatique, agressées par des mercenaires alors qu’elles prenaient du bon temps entre filles en Grèce.

L’agression prive les filles de leurs pouvoirs et entraine l’enlèvement de Rachel, dont la piste suivie par la télépathe Psylocke entraine les rescapée sur une petite ile sauvage d’Indonésie.

Mais sur place, les filles sont enlevées par une tribu mystérieuse adepte du culte du cargo, avec un chef dont les pouvoirs permettent de détraquer à distance les machines.

Très vulnérables elles sont réduites en semi esclavage, la mieux lotie d’entre elles étant Tornade dont la plastique de déesse a séduit le chef pourtant marié.

Shadowcat en liaison mentale avec Rachel comprend qu’elle a été enlevée avec Emma Frost pour que leurs pouvoirs psychiques soient amplifiés afin de contrôler les armées de l’Inde et de la Chine afin de provoquer une guerre profitable à une mutante nommée la baronne Krieg désireuse de vendre des armes aux deux nations.

Une fois la tribu du culte du cargo attaquée par les mercenaires de la baronne, le chef comprend que son intérêt est de s’associer avec les X-women pour mettre hors d’état de nuire leur ennemi commune.

Cette association improvisée lance alors un raid contre le quartier général de Krieg, et les X-women comprenant que la baronne dispose du pouvoir de déconnecter leurs pouvoirs, doivent alors user de leur science du close combat pour la mettre en déroute.

Elle connait une fin tragique après que Tornade l’ai changée en statue de glace et Emma pleine de rancune l’ait tuée.

L’histoire se conclut alors en un happy end avec fête improvisée dans la jungle indonésienne.

En conclusion, « X-men, jeunes filles en fuite » fait plus figure de curiosité que de grande aventure des X-men.

Loin des démêlées tragico-sentimentaux des années 80, Claremont fait ici le juste nécessaire pour permettre au dessinateur italien de faire briller son talent.

Tout en effet respire le Manara avec des femmes européennes, africaines ou asiatiques à l’allure de top modèles sexy, sensuelles et athlétiques évoluant dans un cadre branché et exotique.

L’ambiance est donc à l’érotisme sans jamais (pudeur américaine oblige) rien montrer de l’acte sexuel.

On se contente donc ici de tenues et poses suggestives dans le style il est vrai flamboyant de l’italien, qui n’a pas son pareil pour magnifier le corps des femmes.

Alors certes on pourra trouver que l’histoire n’a au fond pas réellement d’intérêt et que l’exercice de style est assez vain, mais il reste une curiosité, le plaisir des yeux et un agréable moment d’érotisme soft qui ne déplaira pas aux fans ouverts d’esprits des X-men.

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens