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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 18:38

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« En arrière » toujours de Marcel Aymé est une recueil de nouvelles parues plus tardivement en 1950.

La première d’entre elles « Oscar et Erick » prenant la forme d’un conte nordique ou un scandinave devenu marin finit au retour d’un voyage lointain par faire passer son frère du statut de peintre maudit et paria du village à grand visionnaire, est franchement anecdotique.

Puis vient « Fiançailles » marqué par le sceau de l’humour avec un jeune centaure fils de baron, qui parvenant à séduire Ernestine la filleule d’un évêque, l’emporte sur son dos avant de la laisser choir pour une jument.

Plus élaborée, « Rechute » raconte à la suite d’une nouvelle loi faisant passer les années à 24 mois, la régression infantile de toute la population française et le désespoir de Josette âgée de seize ans qui allait connaitre enfin l’amour charnel avec son soupirant un jeune avocat du nom de Bertrand d’Alleaume.

Assez astucieusement voir diaboliquement, Aymé raconte comment tous les vieillards et les mourants profitent que leur âge soit divisé par deux pour oublier les affres de la vieillesse et profiter d’une seconde jeunesse mais comment tous les jeunes gens rétrogradés brutalement au stade de l’enfance se trouvent acculés à des situations inextricables et se révoltent brutalement contre le pouvoir en place.

Après une émeute d’enfants particulièrement violente qui se termine en bataille rangée sur les ponts de Paris, le gouvernement fait marche arrière et la société reprend ses marques.

Déçue d’avoir été délaissée par son soupirant qui n’était plus attiré par ses formes infantiles, Josette l’humilie avec son frère puis finit par le pardonner.

L’émerveillement est de mise avec « Avenue Junot » sympathique conte 100% titi parisien ou Adelaïde une femme obsédée par les hommes à barbe comprend qu’elle a commis une erreur en s’amourachant d’un médiocre poète et finit par tomber amoureuse d’un véritable poète glabre qui la charme par la pureté de ses sentiments et la beauté des vers qu’il a composés pour elle.

Si « Les chiens de notre vie » dédié à la prétendue complexité de la psychologie canine, m’ont laissé plus froid, « Le conte du milieu » ou un proxénète se trouve capturé par un ogre capable de rapetisser les gens à l’aide d’une bague magique, m’a en revanche davantage séduit par l’imagination si élaborée de son auteur.

Mais la nouvelle la plus réussie du recueil demeure pour moi « Josse » véritable merveille ou un ancien militaire fraichement retraité finit par trouver une voie de sortie contre le désœuvrement et l’hostilité de sa sœur une vieille fille aigrie et vicieuse dans la contemplation du jeune fils des voisins.

Bien que réputé dur et peu sentimental, le militaire finit par s’ouvrir à la vie avec l’enfant qu’il observe et photographie en cachette, avant que sa sœur fermement décidée à salir son bonheur ne vienne gâcher ce fragile moment de quiétude.

La fin tragique que d’aucun diront réaliste de l’histoire, n’atténue en rien le génie de cette histoire fantastique située dans un environnement clos ou la tension psychologique entre le frère et la sœur croit de jour en jour.

Plus classique est l’histoire contée dans « La vamp et le normalien » de la rédemption par amour d’une jolie fille de Montmartre pour un ex normalien devenu garçon boucher.

Après « Le mendiant » conte désarçonnant ou un américain de Détroit réduit à la mendicité devient l’apôtre d’une nouvel religion liée à un Moteur magique, vient « En arrière » récit très cynique ou de jeunes fils de milliardaires désirant fondés une revue littéraire allant à l’encontre de toute hypocrisie envers les pauvres, sont finalement ramenés à la raison par les réalités pratiques et surtout par un grand manque de courage.

En conclusion, « En arrière » ne constitue pas pour moi le recueil des meilleurs nouvelles de Marcel Aymé.

Bien que plaisantes, la plupart sont en effet de simples amusements assez anecdotiques à l’exception de l’incroyable drame psychologique « Josse » ou de « Rechute » écrite dans le plus pur esprit fantastique de Marcel Aymé avec des changements temporels affectant toute une population.

Bien entendu le savoir faire de l’écrivain est toujours présent, avec son sens de l’absurde, du merveilleux, son humour mordant et sa description du Paris pittoresque de Montmartre et de l’argot de ses habitants composés d’artistes, de prostituées et de voyous, Paris aujourd’hui disparu ne revivant que par la magie de ces quelques nouvelles.


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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 17:48

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Après « Le vin de Paris », un autre grand classique de Marcel Aymé avec « Uranus ».

Publié en 1948, « Uranus » rendu célèbre par l’adaptation cinématographique de Claude Berri en 1990, raconte l’atmosphère sombre de l’après seconde guerre mondiale en 1945 dans le petite village imaginaire de Blémont durement touché par les bombardements alliés précédant sa libération.

Les acteurs de ce drame sont l’ingénieur Archambaud, homme foncièrement bon mais un peu dépassé par la tournure des événements quand il accepte par pitié d’héberger l’ancien collaborateur Maxime Loin traqué par les FFI (Forces Françaises de L’Intérieur) et les milices communistes.

En effet, en raison d’une cohabitation forcée et difficile dans la maison avec les Gaigneux, dont le père est un ouvrier membre du parti communiste, Archambaud a déjà beaucoup de mal à pacifier sa femme en perpétuelle querelle avec sa vis à vis, son fils Pierre désireux de s’engager chez les communistes et sa fille Marie-Anne qui rêve de devenir actrice à Paris.

Le bon et placide ingénieur est aidé par Watrin, un professeur lunaire veuf depuis les bombardements, qui a adopté une étrange philosophie du bonheur lui permettant de voir le bon et le mal dans chaque homme et de l’accepter avec la plus grande des tolérances.

Pourtant le village est aux mains des FFI noyautés par les communistes comme Jourdan, Gaigneux, Rochard qui se livrent à une féroce lutte d’influence avec les socialistes.

Ils y mènent au nom de leur idéologie révolutionnaire une véritable campagne de terreur, aboutissant aux arrestations de présumés collaborateurs ou trafiquants de marché noir avec l’appui d’une police avide de justice expéditive.

C’est dans ce contexte que le cafetier Léopold, une force de la nature férue de poésie, est arrêté après avoir rossé Rochard, voyou communiste causant des troubles dans son établissement.

Malgré sa réputation dans le village, Léopold ne peut rien et souffre en prison des privations du manque d’alcool.

Chez les Archambaud, la promiscuité de la présence de Louin fait monter la tension en entraine le développement d’intrigues amoureuses au centre duquel se trouve Marie-Anne, dont Loin et Gaigneux sont amoureux, tandis que sa mère désire prendre pour amant l’ancien collaborateur au style plus fin que le lourd ingénieur.

Pour résoudre cet épineux problème, Marie-Anne tente de forcer son soupirant Michel Monglat, fils d’un riche marchand du village ayant fait fortune dans le marché noir, de faire jouer ses relations à Paris afin d’accorder une protection au fugitif mais Michel en très mauvais terme avec son père dont il ne supporte pas la malhonnêteté, ne se montre pas capable de répondre aux attentes de la jeune fille.

Les choses prennent une autre tournure lors de la cérémonie de retour de prisonniers français, dont certains sont lynchés par les communistes avides de purges.

Tout échoue donc et l’inéluctable étau se resserre peu à peu sur Loin qui est découvert pas Gaigneux.

Du coté du cafetier poète, Léopold est finalement libéré mais le sentiment d’injustice aidé par l’alcool est trop fort et l’homme fait un scandale dans les rues du village.

Sachant qu’il va être à nouveau interpellé, Léopold se rebelle et est finalement tué par les gendarmes.

La mort de Léopold coïncide donc à la reddition de Loin qui se dirige non sans des adieux déchirants à Marie-Anne vers son funeste destin.

En conclusion, « Uranus » est un livre majeur, une œuvre d’une force inouïe décrivant une face sombre de l’histoire de France avec l’après Libération et les règlements de comptes sauvages qui aboutirent à des massacres aveugles de collaborateurs, trafiquants, délinquants mais aussi de simples innocents.

Sorte de croisement entre Archambaud et Watrin, Aymé fait pourtant sortir la vérité de ce dernier, qui comprend que pour survivre en société l’homme doit en permanence masquer ses sentiments.

Derrière ces masques, les hommes s'étant déjà tus pour échapper au régime de Pétain, ont à présent peur de périr sous les coups des Résistants ivre de vengeance et de sang.

Marcel Aymé fait apparaitre toute la complexité de l’homme avec Archambaud, capable d’aider par compassion un pourri qui ne regrette en rien ses convictions hitlériennes mais demeurant parfaitement incapable d’intervenir lors du lynchage public d’un jeune soldat.

La figure de Léopold est plus énigmatique.

Elle révèle une force de la nature sensible à la poésie de Racine et Sophocle, un homme trop franc et naturel pour être dompté, se travestir et jouer le jeu des hommes.

Bien entendu on pourra juger que le sort est bien dur pour un personnage aussi sympathique.

« Uranus » est une œuvre d’utilité publique mettant l’homme en face de lui-même, devant les facettes les moins reluisantes de son âme ballotée par des événements historique qui le dépassent et l'effraient.

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 16:25

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Poursuite de la découverte de l’œuvre de Marcel Aymé avec « Le vin de Paris » recueil de huit nouvelles parues en 1947 dont la plus célèbre est la « Traversée de Paris » immortalisée sur grand écran par Bourvil, Gabin et De Funès en 1957.

Le recueil commence avec « L’indifférent » histoire glaçante narrant dans les années 40 le basculement d’un homme fraichement sorti de prison pour vol dans le métier de tueur professionnel qu’il pense pouvoir effectuer en raison de son grand détachement vis-à-vis de la violence et de la souffrance physique de son prochain.

Usant de ses contacts établis en milieu carcéral, l’homme ne tarde pas à rencontrer les gangsters du XVIII iéme arrondissement de Paris et à travailler pour un dénommé Médéric qui lui fait voler et assassiner des paysans de l’Ile de France.

Ayant fait ses preuves dans l’art du meurtre, l’homme se voit proposé des contrats plus délicats ou il doit éliminer des gens à qui il fait croire qu’ils passeront en Angleterre en échange d’une forte somme d’argent.

Mais l’homme rencontre alors ses limites et se montre incapable de tuer froidement une victime avec qui il a eu un contact intime préalable.

Alors qu’on lui propose d’éliminer Betty l’ancienne amante de son père qui l‘a trahi en dilapidant l‘argent qu‘il lui avait laissé, il change brutalement d’avis et se retourne contre Médéric qu’il enferme avec la victime présumée dans une cave avec un seul révolver laissant les deux crapules régler leurs comptes entre elles.

Après cette mise en bouche étrange vient la célébrissime « Traversée de Paris » ou en pleine occupation allemande, deux hommes doivent acheminer du XIII iéme au XVIII iéme arrondissement de Paris, deux grosses valises remplies d’un cochon pour alimenter le commerce du marché noir.

Martin, le plus expérimenté des deux est rapidement mis mal à l’aise par son acolyte Grandgil, un grand type blond et frisé qui exerce un chantage pour extorquer trois mille francs à leur fournisseur le dénommé Jamblier.

Pendant toute la traversée, Grandgil va se montrer totalement imprévisible, faisant prendre de gros risques à Martin mais en résolvant par la violence verbale ou physique les conflits dans les bars ou dans la rue.

Le point le plus chaud de la traversée constitue assurément la rencontre avec un policier français dans le quartier du Sentier, et sa mise KO par un Grandgil prêt à tout.

Malgré la révolte de Martin contre les méthodes brutales et cynique de son partenaire, les deux hommes finissent par s’accorder malgré leurs conceptions en apparence radicale de leur travail.

Lorsqu’il se réfugie chez son partenaire pour échapper aux policiers, Martin découvre que Grandgil est un peintre aisé qui a joué au gangster par simple amusement.

Cette découverte est de trop pour Martin qui tue son associé et termine la livraison seul.

Au retour, mal à l’aise, hanté par ses souvenirs de guerre se superposant au meurtre encore tout frais de Grandgil, il se laisse prendre par la police tout en s’arrangeant pour que Jamblier puisse retrouver l’argent qui lui avait été volé.

« La grâce » est une nouvelle des plus étranges et amorales ou un homme de bien et fervent chrétien nommé Duperrier se voit affublé en récompense de sa bonté d’âme une auréole qu’il porte en permanence en plein Paris.

Bien entendu, cette marque extérieure plutôt voyante ne va pas tarder à exaspérer son entourage notamment sa femme.

Pour lui faire plaisir et faire disparaitre son auréole, Duperrier s’essaye alors à l’exercice des vices : gourmandise, colère, paresse, orgueil, avarice puis enfin luxure.

Mais rien n’y fait, Duperrier devenu un maquereau du XVIII iéme arrondissement resté un époux dévoué et un bon chrétien, garde son auréole avec la bénédiction d’un dieu ne reprenant pas ce qu’il donne.

Dans le genre presque aussi absurde du conte urbain vient ensuite « Le vin de Paris » narrant l’obsession d’un parisien appelé Duvilé pour le vin qui manque sous l’occupation allemande de la Seconde guerre mondiale.

Obligé de cohabiter avec son beau père, un vieil homme acariâtre, Duvilé va progressivement perdre la tête et voir en lui une gigantesque bouteille de vin.

Le plus amusant est qu’il va alors choyer son ancien ennemi provoquant un apaisement incompréhensible des relations familiales avant de finalement céder à la folie et vouloir le déboucher à coups de tisonnier !

Avec « Dermuche », Marcel Aymé raconte l’histoire d’une brute condamnée à mort pour le meurtre de vieux rentiers et qui se trouvant touchée par la grâce chrétienne est changé par dieu en nouveau né, ses crimes se trouvant du même coup annulés.

D‘un niveau nettement supérieur, « La fosse au péchés » explique comment un professeur de vertu ayant cédé à la séduction du Diable entraine le dévoiement des passagers d’un cargo.

Puni par la colère divine invoquée par un pasteur présent à bord dont les trois filles ont été perverties, le navire chavire emportant dans une fosse sous marine les âmes damnés des malheureux pécheurs.

C’est alors que le pasteur apparait au fond des mers et provoque le Diable en duel pour racheter les âmes égarées.

Armé d’une épée, de sa foi et de son intelligence, il se défait des monstrueuses créatures envoyées par leur Maitre, la Colère, la Paresse, l’Envie, l’Avarice et même la terrible Luxure libérant le professeur de vertu que son échec invite à plus de modestie dans son approche théorique.

« Le faux policier » ressemble par son cynisme et par ses penchants criminels à l’indifférent, avec un homme appelé Martin qui poussé par sa femme, se déguise en  policier pour voler et tuer les trafiquants de marché noir.

Déguisant son appât du gain en hypocrite besogne de justicier, Martin perd la tête lorsqu’il s’amourache de Dalida, une ancienne collaboratrice qu’il désirait éliminer.

Désirant plaire toujours davantage à sa maitresse, il relâche sa vigilance et  finit par se faire arrêter par de réels policiers.

Le recueil se termine ave « La bonne peinture » qui raconte la belle histoire d’un peintre médiocre appelé Lafleur dont les peintures ont la particularité de nourrir les gens.

En pleine période de restrictions alimentaires post Seconde guerre mondiale, les œuvres de Lafleur bien que d’un niveau artistique faible, font de lui le peintre le plus connu de France au grand damne de son rival Poirier.

Très généreux Lafleur donne ses toiles aux plus démunis sachant toucher son cœur mais n’échappe pas à une nationalisation.

Malgré l’éclosion d’autres artistes (peintres, sculpteurs, écrivains) aux talents aussi nourriciers que le sien, Lafleur garda son humilité et son sens du prochain.

En conclusion, compte tenu de sa composition, on ne peut considérer « Le vin de Paris » que comme un ensemble assez hétérogène alternant de belles réussites avec d‘autres œuvres plus dispensables (« La grâce » ou le très quelconque « Dermuche »).

Bien entendu, l’imagination et le talent de Marcel Aymé s’expriment dans des ambiances teintées de surnaturel, d’étrange ou de comique destinées à enjoliver une période très sombre de l’histoire de France ou l’Occupation allemande provoqua pénuries alimentaires, corruptions et trafics en tout genre.

Même à notre époque de surconsommation alimentaire, on ressent avec dureté le manque de nourriture, les souffrances et les obsessions qui en résultent et font devenir fou dans « Le vin de Paris » , « La bonne peinture » et bien entendu dans la « Traversée de Paris » qui demeure pour moi la nouvelle la plus longue et la mieux construite du lot avec une épopée haletante et complexe dans un Paris nocturne désert hanté par la peur des patrouilles et des rencontres dangereuses.

A l‘exception de quelques nouvelles plus anodines, « Le vin de Paris » se déguste donc avec le plaisir d’une bonne cuvée.

 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 20:34

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Pour compléter la discographie de cette formation majeure qu‘est les Guns n' roses, voici « Lies » sorti en 1988, soit un an seulement après leur premier album réputé culte le très punchy « Appetite for destruction ».

Dans la première partie du disque on retrouve les premiers morceaux joués live en 1986 jadis présent sur un obscur EP au titre trop punk (« Live?!@like a suicide) et dans la seconde ceux en principe plus d’actualité puisque signés en 1988.

Après avoir noté avec amusement la pochette illustrant sous la forme de tabloïd anglo saxons les principaux titres de l’album, on débute avec un live explosif « Reckless life » ode intense et sauvage toute à la gloire de la folle vie du rock ‘n roll.

Vient ensuite « Nice boys » une sympathique reprise live de Rose tatoo, groupe culte de durs à cuirs australiens éternellement relégués dans l’ombre par les géants Ac/Dc.

Malgré ses parties de guitares hautes en couleurs, « Move to the city » parait clairement plus terne.

La première partie consacrée aux concerts ante premier album se termine par une autre reprise « Mama kin » cette fois d’Aerosmith, ce qui prouve que les influences des Guns sont solidement  enracinées dans le hard-blues des années 70.

On rentre plus dans le vif avec « Patience » et surtout « Used to love her » longues et belles  ballade acoustiques montrant des musiciens particulièrement à leur aise dans des registres plus mélodiques.

Les Guns finissent dans le même registre avec « You’re crazy » sympathique mais d’un niveau inférieur et « One in a million » en revanche boulversante déclaration d'amour.

En conclusion, « Lies » est un album-compilation des plus bancals et hétérogènes, parfaitement déséquilibré entre une première partie live surintense montrant un groupe de jeune chiens fous prêts à mordre la terre entiére et une seconde partie essentiellement composées de ballades.

Pour autant si on fait abstraction de ce curieux mélange, l’auditeur ne peut que reconnaitre le talent du groupe qui s’illustre notamment sur la seconde partie, plus personnelle, dénotant un savoir absolu dans l’art de composer des ballades de grande classe.

Cet album résume en effet à lui seul mon sentiment sur les Guns n' Roses: un grand groupe qui m’aura plus impressionné dans le registre mélodique que dans celui plus agressif ou il sera de toute manière régulièrement surpassé par des formations plus dures que lui.

Pour moi la force des Guns réside dans leur positionnement hard avec un attitude de rock-stars destroy larger than life fascinant les gens, tout en étant capables de rester suffisamment rock et blues pour toucher un public plus large.

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 19:58

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En complément de « Use your illusion II » voici « Use your illusion I » des Guns n’roses, première partie de ce double album réputé culte sorti en 1991 qui laissa une trace marquante pour les gens de ma génération qui ont été adolescent durant cette époque assez géniale pour le rock dit dur.

Les californiens alors au fait de leur art débutent avec « Right next door to hell » introduction énergique et un brin chaotique rapidement contre balancée par le calme et apaisant « Dust n’bones » plein de maturité.

Viennent alors les premières pépites du disque, tout d‘abord « Live and let die » superbe reprise de Paul Mc Cartney alternant passages doux et chaloupés avec des refrains plus musclés portés par le riff génial inventé par l’ex Beatles puis la magnifique ballade mélancolique « Don’t cry » vibrante d’émotion et de pudeur.

L’intensité est toujours au rendez vous sur « Perfect crime » sonnant très punk avec la voix d’Axl Rose en mode chat sauvage.

On reprend enfin son souffle avec « You ain’t the first » ballade acoustique aux forts relents country enchainée du très bluesy « Bad obsession ».

Les Guns redonnent un méchant coup d’accélérateur sur le cinglant « Back off bitch » que je recommande à tout homme (ou femme !) se séparant de sa petite amie après une relation des plus douloureuses.

Le tempo est toujours soutenu (mais néanmoins rock) sur « Double takin’ jive » qui lance l’un des autres sommets du disque, la monumentale ballade « November rain » qui réussit le tour de force par son ampleur et ses multiples variations s’étalant sur près de neuf minutes de surpasser en émotion pure le pourtant déjà impeccable « Don’t cry ».

Si on ajoute son hallucinant vidéo clip de la dimension d’un drame cinématographique, on obtient pour moi l’une des plus belles ballades du rock jamais écrite, l’équivalent « Stairway to heaven » de Led Zeppelin ou du « Nothing else matters » de Metallica, sinon plus …

Par son inspiration et ses incommensurables qualités mélodiques (superbe travail au piano d’Axl, solos aériens du guitar héro Slash) « November rain » a de quoi convertir à son charme les plus réticents des opposants aux ballades.

Pour se remettre de ses émotions, le calme et étirée « The garden » illuminé par les flamboyantes parties de guitares de Slash fait figure de belle remise en jambe.

Même si « Dead horse » tient correctement la route, la dernière partie de l’album est franchement décevante  avec « Don’t damn me » mid tempo assez plat et linéaire mais surtout les bordéliques « Garden of eden », « Bad apples » avec un timbre de voix d’Axl assez irritant.

Les Guns terminent le disque avec « Coma » titre intéressant et varié parvenant par son intensité à tenir en haleine sur ses dix minutes.

 

En conclusion, d‘une manière finalement peu étonnante, « Use your illusion I » contient les même immenses qualités et les quelques défauts que son frère jumeaux.

Si les ballades sont immenses et méritent à elle seules l’écoute du disque, si certaines parties de guitares de Slash sont à introniser au hall of fame des guitar heroes, « Use your illusion I » n’est pas à de rares exceptions prêt très tranchant sur les morceaux rapides qui terminent souvent pour moi en bouillie.

Alors album ou groupe surestimé ? Non si on accepte que quelques immenses tubes suffisent à propulser une formation au firmament du succès mondial.

« Use your illusion » est à écouter, à apprécier mais pas pour moi dans une adoration béate et sans oublier ses imperfections qui sont finalement assez nombreuses.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 22:44

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Dans la foulée du succès aussi immense qu’inattendu de « L’aventurier », Indochine pressé par sa maison de disque BMG sort en 1983 « Le péril jaune ».

Etant un concept album autour de l’Asie, « Le péril jaune » se voit doté d’une pochette geisha des plus évocatrices.

Après une courte introduction instrumentale « Le péril jaune » débute par « La sécheresse du Mecong » titre calme fortement teinté de belles mélodies new wave.

Nicola Sirkis donne libre cours à sa fibre littéraire avec « Razzia » qui s’appuie sur des refrains agréables et un son de guitare cristallin pour narrer les déboires de narco trafiquants serrés par la police.

Par comparaison « Pavillon rouge » parait plus effacé,  tandis que « Okinawa » gâche l’élégance japonaise de ses ambiances par des refrains limites ridicules.

Un nouvel instrumental « Tankin » fait figure de bouche trou avant « Miss Paramount » et « Shanghai » certes sophistiqués mais manquant d'impact.

Un léger sursaut vient avec « Kao bang » aux refrains plus appuyés avant une fin d’album en pente douce composé d‘un « A l’Est de Java » bien faiblard et d’une conclusion instrumentale faisant écho à l’introduction.

En conclusion, album bouche trou composé à la va vite, « Le péril jaune » peine grandement à atteindre la cheville de son prédécesseur et encore plus de son successeur.

A de rares exceptions, les compositions sont marquées par leur fadeur, leur manque de punch et d’inventivité.

Indochine semble avoir perdu l’allant et la fraicheur du premier album pour se figer dans une new wave certes raffinée mais tournant à bien à vide.

Un album donc franchement dispensable qui passera sans doute inaperçu entre les tubes de « L’aventurier » et de « 3 » l’encadrant.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 21:49

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Avant l’énorme succès commercial de « 3 », Indochine s’était déjà connaitre avec son premier album « L’aventurier » sorti en 1982.

On retrouve ici à l’œuvre la charnière centrale du groupe, le guitariste Dominique Nicolas et Nicola Sirkis principales forces créatrices des premiers albums du groupe, les claviers composés son frère Stéphane et Dimitri Bodianski (également saxophoniste) n’ayant qu’un rôle d’accompagnement.

L’univers du groupe est déjà en place sur la pochette avec des fortes référence à l’Asie mystérieuse et exotique mais aussi à l’univers des bandes dessinées.

Cette seconde composante s’exprime immédiatement avec « L’aventurier » hommage au héros de bandes dessinées belge Bob Morane d‘Henri Vernes, et plus grand succès commercial du groupe.

Outre son coté remarquablement équilibré et fluide , « L’aventurier » doit son immense succès à un riff de guitare oriental purement génial qui vient doper toute la dynamique d’un morceau puissamment soutenu par le travail des claviers.

Titre culte de toute une génération aujourd’hui flirtant voir dépassant la quarantaine, « L’aventurier » reste par ses qualités mélodiques incroyables un tube intemporel toujours en vogue dans les soirées teintées de nostalgie.

Très astucieusement, Indochine rend ensuite hommage aux grandes figures de la chanson française avec  « L’opportuniste » agréable reprise à la sauce « Indo » de Jacques Dutronc avant de renouer avec son univers exotique sur « Leila » brillant délire new wave porté par une excellente dynamique des synthétiseurs.

Le procédé est répété sur « Docteur love » avec toutefois un peu moins d’efficacité.

Vient ensuite « Indochine » rapide, accrocheur et beaucoup plus rock.

Les paroles généralement obscures de Sirkis sont cette fois rendue incompréhensibles par une diction des plus saccadées.

L’album se clôt sur le tout premier titre historique d’Indochine, « Dizzidence politik » plus tranquille et assez engagé contre le totalitarisme soviétique avant la dernière salve « Françoise, qu’est-ce qui t’a pris ? » morceau anecdotique racontant une tranche de la vie quotidienne.

En conclusion, « L’aventurier » est un petit premier album joliment bien ficelé qui fit exploser le groupe dans l'Hexagone.

Qu’on aime ou on aime pas, Indochine impose son style bien particulier, du pop-rock fortement teinté de new wave courant dominant de l’époque.

Les forces du groupe apparaissent: son de guitare d’une clarté cristalline, mélodies soignées aux synthétiseurs, voix inimitable de Nicola Sirkis avec des ambiances étranges, décalées nourries de littérature et d’Orient.


Malgré une forte connotation eighties, « L’aventurier » est court album frais, vif, enlevé et inspiré recelant ni plus ni moins qu'un des plus grands tubes de l’histoire du rock français.

Pour cela il mérite le plus grand respect voir plus ...

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 18:31

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Assez curieusement alors que tout semblait en place pour assurer rapidement une suite, le deuxième « Retour vers le futur » ne voit le jour qu’en 1989 soit quatre ans après le premier volet.

Robert Zemeckis reprend ici les ingrédients du succès original pour envoyer Marty Mc Fly (Michael J Fox) , le Doc (Christopher Lloyd) et accessoirement Jennifer Parker futur Madame Mc Fly (Elisabeth Sue) en 2015 pour pallier à des événements pouvant altérer leur présent.

C’est donc dans un monde pseudo futuriste qu’atterrit la DeLorean volante.

Suivant quasi aveuglément les conseils assez obscurs du Doc, Marty cherche à prendre contact avec son futur fils qui a maille à partir avec Griff le petit fils de Biff Tannen (Thomas F Wilson) redevenu un véritable loubard du futur qui cherche à l’associer malgré lui à un hold up.

Constatant que son fils n’est pas de taille à tenir tête à Griff, Marty affronte Griff et sa bande lors d’une mémorable poursuite en hoverboard, sorte de skate board volant.

Curieux il se ballade dans un futur ou les voitures volent mais ou fort heureusement des bars vintage années 80 continuent de diffuser la musique de Michael Jackson.

Au cours d’une ballade chez un antiquaire, Marty fait l’acquisition d’un almanach sportif retraçant les principaux résultats des cinquante dernières années mais le Doc dissuade cette velléité peu glorieuse de profit.

Mais Biff réduit à l’état de grand père profite de l’aubaine, met la main sur l’almanach, fait un tour en 1985 ou il modifie la réalité pour devenir un multi milliardaire ayant fait fortune dans les paris sportifs.

Comprenant le danger, Marty, le Doc et Jennifer reviennent dans le présent pour constater que leur monde a été radicalement changé.

Biff a ainsi épousé Lorraine après avoir éliminé Douglas le propre père de Marty.

Tout puissant, il règne à présent sur un colossal empire financier.

Constatant que son quartier est laissé à l’abandon, Marty demande une aide au Doc qui lui explique qu’il lui faut remonter à nouveau en 1955 pour contrer les modifications apportées par Biff.

Marty refait donc le grand saut dans les années 50 et met tout en œuvre pour empêcher le Biff du futur de transmettre le maudit almanach au Biff du passé.

Il y parviendra en misant sur son astuce, son courage et en sachant tirer profit de la chance.

Malheureusement le Doc frappé par la foudre, échoue à le récupérer à bord de la DeLorean volante et Marty se trouve donc piégé dans le passé.
C’est alors qu’un mystérieux inconnu lui remet une lettre lui expliquant que le Doc a été plongé encore plus loin dans le passé en 1885.

En conclusion, « Retour vers le futur 2 » pousse encore plus loin le concept du premier opus en jouant sur trois époques différentes, le présent des années 80, le futur des années 2010 et le passé des années 50.

Ces multiples sauts temporels et les évolutions à chaque fois plus surprenantes des personnages rendent parfois l’histoire assez confuse et difficile à suivre.

Le rythme est élevé, les personnages toujours aussi attachants et les bonnes idées notamment sur le monde vue en 2015 sont présentes.

Le spectacle est au rendez vous et le film atteint son but, proposer un bon moment de distraction grand public pour toute la famille.

A noter que le deuxième opus laisse encore plus clairement la voie libre au numéro 3 de la série en proposant des images en avant première de Marty et Doc dans le Far West de la fin du XIX iéme siècle.

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 22:53

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Retour sur un grand classique du cinéma de science fiction des années 80, « Retour vers le futur » de Robert Zemeckis, sorti sur les écrans en 1985.

Produit par Steven Spielberg, « Retour vers le futur » à pour base l’idée séduisante d’un adolescent des années 80, Marty Mc Fly (Michael J Fox) se retrouvant par le génie d’un scientifique excentrique appelé Doc/ Docteur Emmet Latrhop Brown (Christopher Loyd) propulsé en 1955 l’année même ou se sont rencontrés ses parents, George Douglas (Crispin Glover) et Lorrain Baines (Lea Thomson).

Pour voyager dans le temps Marty utilise une automobile DeLorean sur laquelle a été montée un convecteur temporel fonctionnant au plutonium (!).

Mais en séjournant dans le passé, Marty altère les événements en séduisant involontairement celle qui deviendra sa mère coupant ainsi l’herbe sous le pied à son propre père, George un individu faible, lâche et empoté exploité par la brute du lycée un certain Biff Tannen (Thomas Francis Wilson).

Coincé en 1955, Marty aidé par un le Doc de trente ans plus jeune, va devoir faire face à un double problème, faire en sorte que ces parents se rencontrent aux bal du lycée puis trouver un moyen de rentrer chez lui en 1985.

Le jeune homme dynamique et sympathique va donc faire preuve d’astuce et de courage pour mettre en défaut l’affreux Biff et sa bande de loubards, donner plus d’assurance à son père et réorienter les choix amoureux de sa Mère qui lui parait beaucoup plus dévergondée que l’image qu’elle a pu lui donner jusqu’ici.

Pour se faire Marty mettra à contribution ses qualités de skate boarder et de guitariste de rock pour rendre la rencontre des ses parents possibles et ne pas sombrer dans l’oubli temporel.

Le film se termine de manière échevelée avec une solution délirante imaginée par le Doc pour exploiter l’énergie de la foudre afin de permettre à la DeLorean lancée à pleine vitesse de revenir dans le futur.

Marty a la délicieuse surprise de trouver son présent favorablement modifié avec son père devenu un écrivain à succès beaucoup plus affirmé ayant pris le dessus sur Biff devenu un simple homme à tout faire.

Le Doc, en théorie assassiné par des terroristes arabes en 1985, est finalement épargné.

Assez astucieusement, le film laisse la porte ouverte à une suite avec le Doc de 1985 revenu d’un voyage en 2015, invitant Marty et sa petite amie Jennifer Parker à le suivre dans une DeLorean volante afin de résoudre un problème crucial concernant leur descendance.

En conclusion, « Retour vers le futur » est un pop corn movie sans prétention jouant habilement la carte du divertissement familial sur fond de nostalgie des années 50.

Le scénario est reconnaissons le astucieux en diable et les personnages terriblement attachants bien que assez schématiquement enfantins.

Marty est l’ado américain type des années 80, sympa, courageux, malin, débrouillard, portant des blues jeans, écoutant son walkman, pratiquant le skate board et jouant dans un groupe de rock.

Le Doc est le savant fou excentrique, Biff la brute monolithique quand à George il incarne l’intello niais tête de turc idéale du lycée.

« Retour vers le futur » est un film parfait quand on a 10 voir 12 ans maximum, mais aura du mal à pleinement passionner les adultes en quête de personnages plus fouillés.

Détail amusant, en 2012, les époques sont maintenant inversées et la nostalgie s’est déplacée autour des années 80, reléguant les glorieuses années 50 de l’essor économique d’après guerre dans un oubli relatif.

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 22:44

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En période de fêtes, il est toujours agréable de revoir des classique du cinéma familial populaire français comme « Le petit baigneur » de Robert Dhéry.

Sorti en 1968, « Le petit baigneur » raconte les déboires de Louis-Philippe Fourchaume (Louis de Funès) directeur de chantiers navals dans le Var, qui à la suite d’une inauguration ratée devant un Ministre, licencie avec pertes et fracas son ingénieur André Castagnier (Robert Dhéry) dont il ne supporte plus l’incompétence.

Mais il ignore que Castagnier a conçu un bateau appelé le petit baigneur qui a remporté une célèbre régate à San Remo et qui a décroché de juteux contrats avec les italiens.

Le représentant italien, Marcelo Cacciaperotti (Franco Fabrizi) vient donc trouver Fourchaume pour lui signifier les juteuses commandes passées.

Poussé par l’appât du gain, l’industriel n’a alors plus d’autre choix que de courir après son ancien employé pour gagner ses faveurs.

Commence alors une succession de manœuvres plus comiques et ridicules les unes que les autres ou Fourchaume et sa femme Marie Béatrice (Andréa Parisy) personnages hautains et veules, tentent de plaire au clan Castagnier composé entre autres d’un prêtre (Jacques Legras) dont l’église tombe en ruine et d’un gardien de phare roublard (Pierre Tornade) tous roux.

Allant d’humiliations en humiliations, Fourchaume persévère et écrase au cours d’une manœuvre malheureuse le pied du beau frère d’André, un dénommé Scipion (Michel Galabru) adepte du clairon.

Tous les protagonistes de cette affaire embrouillée se retrouvent chez Scipion alité, avec André toujours naïf qui ne pense qu’à montrer ses inventions ubuesques comme le kayak laissant passer les jambes, Cacciaperotti  prêt à ravir le contrat à Fourchaume et ce dernier toujours plus enragé à rafler la mise.

L’intensité comique culmine lors d’une désopilante scène de tracteur fou, dont Fourchaume ne parvient pas à maitriser le comportement erratique semant le chaos dans la ferme de Scipion.

Le film devient ensuite complètement fou quand tout le monde poursuit en bateau Scipion enfermé dans les W.C à la dérive sur une barque avec dans la poche de son pantalon le contrat du petit baigneur.

Tout se termine donc en pleine mer au milieu des bateaux militaires de la rade de Toulon avec Fourchaume et Scipion repêchés par un filet de pêche.

Très retors, Fourchaume simule alors une grave maladie pour amadouer Castagnier et finalement remporter le contrat eu nez et à la barbe de Cacciaperotti .

Castagnier devient donc l’associé de Fourchaume ce qui ne l’empêche pas de rater à nouveau son dernier bateau sous les yeux du ministre.

En conclusion, « Le petit baigneur » est un véritable bijou de cinéma comique à l’ancienne.

Mené à une rythme trépidant, le film ne contient aucun temps mort et est constitué d’une avalanche de gags et scènes cultes d’une fantastique inventivité.

On rit donc pratiquement constamment devant les situations les plus délirantes qui soient ou se déchaine un Louis de Funès plus génial que jamais à coups de grimaces, mensonges, explosions de colère et simagrées mielleuses.

Dans un rôle d’ahuri à la Bourvil, Dhéry tient bien la route tandis que Galabru bien que cantonné à un rôle secondaire montre également tout son génie comique en se faisant constamment maltraiter pour notre plus grand bonheur.

Même après plus de quarante ans, « Le petit baigneur » peut donc être considéré comme l’un des meilleurs films comiques français.

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Published by Seth - dans Humour
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