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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 20:54

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2

 

 

En 1986, John Byrne revient prêter main forte à son ami Chris Claremont pour redonner un nouvel allant aux X-men.

Le résultat apparait dans l’ouvrage « X-men : l’envol du Phénix » qui compile diverses aventures autour du thème de Phénix.

Dans la première d’entre elles, Roger Stern sur des dessins de John Buscema narre la découverte par les Vengeurs d’un cocon spatial échoué dans un fleuve de New York.

Une fois difficilement exhumé, le cocon s’avère abriter Jean Grey que tout le monde croyait morte après l’affaire du Phénix Noir.

Légèrement dépassés par les évènements les Vengeurs appellent les Fantastiques (avec Miss Hulk en remplaçante de la Chose) pour bénéficier des conseils avisés du scientifique Red Richards.

Sous la direction de Byrne et Claremont, le lecteur suit le désarroi de Jean Grey, amnésique et psychologiquement perturbée aidée par les Vengeurs et les Fantastiques dans sa quête de vérité.

Celle-ci éclate finalement, le Phénix Noir étant une autre personne physiquement distincte de Jean Grey ce qui explique qu’elle est survécut à sa mort.

La troisième histoire écrite par Bob Layton sur des dessins de Jackson Guise, montre l’impact de l’annonce de la résurrection de Jean Grey sur ses anciens partenaires des X-men qui décident étant donné la virulence du climat anti mutant de fonder Facteur-X une équipe parallèle qui sous couvert d’arrestation de mutants les prend en charge.

Outre l’arrestation anecdotique du mutant pyromane Rusty, cet épisode est surtout le prétexte pour voir Cyclope en plein désarroi abandonné son ménage avec Madelyne Prior pour retrouver le premier amour de sa vie.

De manière plutôt décousue, l’ouvrage relate sous les plumes de John Bolton et Mike Collins l’accident de navette spatiale qui a fait de Jean Grey le Phénix et un étrange dialogue avec la Mort ayant revêtu les traits d’un ouvrier du bâtiment expliquant à une Jean Grey déboussolé le rôle vital du Phénix dans l’univers.

Enfin en ultime bonus, on termine par l’épisode certes culte de la mort de Phénix après un ultime combat galactique entre X-men et une coalition Shi’ar/Skrulls/Krees.

En conclusion, « X-men : l’envol du Phénix » est très inégal et fortement desservi par une présentation à la va vite passablement exécrable.

Les Vengeurs et les Fantastiques sont sous employés avec un style franchement médiocre de Buscema et les histoires de Facteur-X bien que rehaussé du style fin et puissant de Jackson Guise ne passent pas le cadre de l’anecdotique.

Malgré l’intérêt limité de des histoires et un prétexte finalement assez artificiel trop souvent en usage chez les scénaristes de comics abusant des histoires de résurrections farfelues de personnages populaires, « X-men : l’envol du Phénix » est sauvé de la noyade absolue par la qualité toujours exceptionnelle du trait de John Byrne, qui réussit à insuffler émotion, beauté et puissance à des personnages imaginaires.

Le résultat constitue tout de même une déception compte tenu du sujet, l’un des plus passionnants de l’univers Marvel et on se dit qu’il aurait été préférable de laisser Jean Grey reposer en paix après la fantastique conclusion de l’épopée du Phénix Noir.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 22:04

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2

 

 

On reste dans le cinéma mais on change de registre avec « Bronco Billy » petit film méconnu de Clint Eastwood.

Réalisé en 1980, « Bronco Billy » raconte l’histoire d’un improbable as du pistolet Bronco Billy (Clint Eastwood) qui mène une vie de saltimbanque allant de villes en villes pour réaliser des spectacles de cirque mettant en scène avec un lui un as du lasso Leonard James (Sam Bottoms) et un indien charmeur de serpent (Dan Vadis).

Persuadé d’être un authentique cow boy, Bronco Billy mène la vie qu’il a toujours voulu mener sans se préoccuper de son extrême précarité financière.

Mais la vie va lui jouer un drôle de tour en lui mettant dans les pattes une riche héritière Antoinette Lilly (Soundra Locke) abandonnée par son futur époux John Arlington (Geoffrey Lewis).

La très distinguée Antoinette va donc se fondre dans la vie des saltimbanques, tandis que la presse alertée de sa disparition la croit assassinée par son mari.

Contre toute attente, l’idiot Arlington se laisse embobiner par l’avocat de la famille et interné en hôpital psychiatrique en plaidant la folie pour atténuer l’accusation de tentative de meurtre.

Bien entendu, Antoinette finit par tomber sous le charme de la grande brute au cœur tendre qui l’embauche comme partenaire de cirque.

Le clou du film est la révélation d’Antoinette à Bronco de sa richesse et la résolution des tous ses problèmes financiers.

En conclusion, « Bronco Billy » est la première comédie de et avec Clint Eastwood.

Le ton est assez surprenant et à mille lieues des pitreries de « Doux, dur et dingue » ou autres « Ca va cogner » de Fargo.

 

Eastwood campe ici un personnage décalé, raté, marginal, mais d’une grandeur d’âme et d’une simplicité touchantes.

C’est pour moi le principal attrait de ce petit film guère passionnant, évoluant dans le monde de l’Amérique profonde avec bières et bagarres entre camionneurs dans les bars country music.

Sympathique mais au final un tantinet candide.


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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 21:36

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5

 

En 1973, Al Pacino tout auréolé de la gloire du premier « Parrain », rencontre Sydney Lumet et tourne sous sa direction « Serpico ».

Franck Serpico (Al Pacino) est un policier New yorkais des années 70 qui par idéalisme refuse de tremper dans le système corrompu entretenu par ses collègues.

Simple policier, Serpico se distingue par son look volontairement négligé de barbu-chevelu afin de se fondre dans la jeunesse des années 70, par sa volonté d’ascension qui le pousse à suivre les cours du soir et à fréquenter les milieux artistiques avec son amie Leslie Lane (Cornelia Sharpe) apprentie danseuse.

Excellent policier, il effectue des arrestations musclées dans le Bronx ou il n’hésite pas à prendre des initiatives qui le mettent parfois dans des situations périlleuses.

Mais Serpico refuse de toucher les enveloppes que lui proposent chaque mois ses collègues policiers ce qui lui attire des ennuis notamment une pseudo affaire de mœurs venant briser net ses velléités d’ascension par examen interne.

Ulcéré, Serpico contacte son ami Bob Blair (Tony Roberts) qui lui propose d’alerter le préfet de police de la ville puis le cabinet du maire.

Mais les contacts sont indirects, le temps passe, rien ne bouge et même si il parvient à entrer en contact avec une commission interne chargé de surveiller les policiers ripoux, Serpico perd patience devant l’inertie de la hiérarchie.

Sa vie privée s’en ressent et il perd sa petite amie la douce Laurie (Barbara Eda Young).

Refusant toujours les pots de vins et intraitable avec les truands protégés par ses collègues, Serpico est muté à Manhattan et contraint à travailler avec le commissaire Lombardo (Ed Grover) qui seul le respecte.

Prenant confiance, il décide d’alerter la presse qui contraint le préfet et le maire à créer une commission indépendante (Knapp ) pour juger les policiers corrompus du Bronx et de Manhattan.

Soumis à une forte pression, Serpico finit par être muté à la brigade des Stupéfiant de Brooklyn ou il se retrouve isolé et sans appui.

Ce qui devait arriver  arrive et Serpico mis en danger par ses collègues est blessé par balles lors d’une intervention contre des dealers.

Il survit malgré un gros handicap physique et son témoignage permet de faire le ménage parmi les policiers corrompus de New York.

Serpico finit par s’exiler et refaire sa vie en Europe …

En conclusion, « Serpico » est un film exceptionnel montrant qu’Al Pacino est un acteur complet capable d'etre brillant dans d’autres rôles que ceux des gangsters (Tony Montana et Michael Corléone) .

Homme seul habité par une inébranlable conviction intérieure, Serpico lutte contre un système mafieux broyant les initiatives d’individus intègres.

Au fur et à mesure du film, son calvaire est de plus en plus marqué avec une transformation physique étonnante le faisant ressembler de plus en plus au Christ.

L’histoire est dense, complexe, truffée de rebondissements.

L’atmosphère très seventies montrant un New York des hippies chevelus et des black à coiffure afro recèle un délicieux charme suranné.

 

"Serpico" ou probablement le meilleur film d'Al Pacino avec les "Parrains".

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 20:32

poker_menteur.jpg3

 

La collection Marvel noir est une curieuse variante des comics books replaçant les traditionnelles histoires de super héros dans l’univers des romans policiers des années 30.

Ainsi depuis 2009, chacun des héros les plus populaires (X-men, Wolverine, Spider man, Iron man ..) a droit à son passage en version polar.

Avec Alexander Irvine au scenario et Tomm Coker au dessin, « Daredevil : poker menteur » montre l’évolution du super héros aveugle dans une sanglante guerre des gangs des années 30 entre Orville Halloran et Wilson Fisk un ancêtre du Caïd.

Son alter ego Matt Murdock travaillant avec l'avocat Foggy Nelson est contacté par une dénommée Eliza, splendide brune et petite amie de Halloran qui désire le trahir et mettre ainsi fin à la guerre programmée avec Fisk.

Murdock est d’emblée fascinée par la personnalité de la jeune femme et pousse son associée à accepter cette affaire.

Alors que Daredevil met à mal les volontés expansionnistes de Halloran, Fisk les manipulent aisément pour les dresser l’un contre l’autre en révélant à Daredevil que Halloran est l’homme qui a abattu son père boxeur et en divulguant à ce dernier l’identité secrète du justicier.

Dans le même temps, un mystérieux tueur à la cible appelé le Tireur exécute des truands de Fisk.

Lors de son face à face avec Halloran, Daredevil comprend qu’Eliza est le Tireur et qu’elle souffre d’une double personnalité psychotique.

Fidèle en réalité à Fisk, elle élimine Halloran avec une fourchette et lutte jusqu’à l’épuisement par noyade contre Daredevil.

L’album se conclut par un face entre Fisk plus machiavélique que jamais et un Daredevil furieux d’avoir été manipulé par ses sentiments.

En conclusion, « Daredevil, poker menteur » est une curieuse incursion non dénuée de charme dans l’univers du polar.

Si le scenario de Irvine n’offre finalement qu’une légère transposition des aventures contemporaines du héros aveugle, c’est en revanche l’incroyable style graphique de Coker qui procure cette atmosphère si particulière des romans noirs.

Sombre jusqu’à flirter avec le gothique, « Daredevil, poker menteur » se déguste dans la pénombre en faisant tourner les glaçons de son verre de whisky en regardant d’un aire rêveur les volutes de fumée de son gros cigare s’envoler au plafond en dessinant les corps élancé et blême d’une femme fatale …


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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 20:28

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2

 

Pop toujours avec sa représentatrice la plus connue, Madonna et son deuxième album « Like a virgin » paru en 1984.

L’influence de Madonna dans les années 80 a été telle qu’on peut affirmer que ses attitudes provocantes et déterminées ont contribué à libérer la femme occidentale tant Madonna incarna avant l’heure la femme moderne carriériste, assumant pleinement sa sexualité quitte à utiliser ses nombreux partenaires sexuels comme des objets.

Je me rappelle pour ma part avoir eu une cousine complétement obnibulée par la Madonne au point de s’habiller et de se coiffer comme elle.

La pochette de « Like a Virgin » montre une jeune femme au look séduisant et branché.

C’est pour ma part à cette version à cheveux longs et bouclés plus sensuelle et féminine qu’ira ma préférence au regard des innombrables transformations physiques de l’artiste.

L’album commence avec le solide « Material girl » aux refrains entrainants tellement emblématique qu’il deviendra l’un des nombreux surnom de la chanteuse.

Difficile en revanche de supporter l’irritant beat synthetique de « Angel » horriblement daté.

Heureusement le tube le plus génial de la carriére de la chanteuse arrive enfin avec « Like a virgin » morceau d’une sensualité troublante doté de refrains imparables ou la voix de la belle se fait enchanteresse.

Le clip tourné dans une atmosphére élégante de jeu amoureux à Venise contribuera également à l’aura si désirable de la jeune femme.

Difficile de succéder à pareil monstre, pourtant le rythmé « Over and over » remplit à la perfection son role de tube dance music.

Le rythme se ralentit avec « Love don’t live anymore » grande ballade sirupeuse truffée de chœurs et de violons ou la voix de la Madonne finit par imposer le respect.

L’intensité revient avec « Dress you up » aux refrains bien balancés qui introduit cette fois une authentique ballade « Shoo be doo » qui passe glacée sans grande émotion.

Avec son tempo médian et son coté rengaine, « Pretender » ne marque pas franchement les esprits, tandis que le final « Stay » tient uniquement par ses chœurs surgonflés.

En conclusion, « Like a Virgin » n’est pas pour moi un album culte mais un album important dans la mesure ou il marque le début du succés mondial pour Madonna avec deux tube de haut rang « Material girl » et surtout « Like a virgin ».

Si la voix de Madonna est agréable par sa sensualité et sa force, la production sonne toutefois horriblement datée car il faut dire que trois synthétiseurs sont ici mis à contribution dont celui du producteur Nile Rodgers, principal architecte du son du disque.

Mis à part pour son coté historique, « Like a Virgin » n’est donc pas un album formidablement interessant et a bien du mal à traverser les époques sans prendre un sévère coup de vieux.

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 19:29

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3

 

Même si la musique présentée dans ce blog traite souvent de rock et de hard rock, il serait réducteur de penser que votre serviteur n’est réceptif qu’à ces seuls styles.

Ainsi, les trentenaires se rappellent sans doute du groupe de pop A-ha composé de trois bellâtres norvégiens qui connut un immense succès au début des années 80.

Le premier album de A-ha intitulé « Hunting high and low » voit le jour en 1985 et constitue à ce jour le plus grand succès du groupe.

Morten Harket est le chanteur à tête d’ange, le maigrichon Pal Waaktaar le guitariste principal compositeur et  Magne Furuholmen a en charge les claviers au son prédominant à l’époque.

« Hunting high and low » débute par le plus grand succès de la carrière du groupe et assurément l’un des plus grands tubes de l’histoire de la pop music, « Take on me » merveille d’équilibre entre irrésistible gimmick de synthétiseur et splendides mélodies aérienne ou la voix de Harket ne semble plus toucher à terre.

Si vous ajoutez à cela un clip superbe réalisé en papier animé, montrant le chanteur piégé dans un monde parallèle cherchant à rejoindre sa belle, vous obtenez un véritable bijou des années 80.

Porté par cette dynamique vient  l‘anecdotique « Train of thought » reconnaissable surtout à ses refrains aériens puis le deuxième tube de l’album « Hunting high and low » fantastique ballade écologique (avant l’heure)  portée par la voix magique du chanteur.

On continue dans le registre éthéré avec « Blue sky » lumineux et apaisant puis une autre ballade « Living a boy’s adventure tale » qui glisse comme du miel dans la gorge.

Troisième tube de l’album, « The sun always shine on t.v » est pour moi le plus impressionnant de tous avec ses hallucinantes mélodies de synthétiseurs hypnotiques,  ses chœurs enivrants et ce chant fragile de Harket.

Derrière « And you tell me » fait pale figure tandis que « Love is reason » parvient à tenir en éveil par son jeu subtil de synthétiseurs et ses refrains hauts en couleur avant un final somme toute assez cotonneux « Here I stand and face the rain ».

En conclusion, « Hunting high and low »  est un grand album de pop music principalement en raison des trois tubes majeurs qu’il contient.

Ces tubes qui ont marqué de leur empreinte les années 80 et qui dans les années 2010 sont encore régulièrement joués, appartiennent d’une certaine manière à l’histoire de la musique pop.

L’album certes très marqué par son époque et par l’omniprésence des synthétiseurs reléguant la guitare au rang de faire valoir est une vraie réussite en raison des ses mélodies soignées au charme lumineux et apaisant.
Autre atout principal des Norvégiens, la voix de Harket purement divine par sa splendeur fragile et aérienne.

Malgré le physique plutôt avantageux de ses membres, A-ha n’était donc pas un boys band mais un authentique groupe de musiciens talentueux dont le succès populaire fut loin pour moi d’avoir été usurpé.

A réserver aux curieux ou aux nostalgique du son des eighties.

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 18:11

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4

 

Devenus avec le temps d’habiles hommes d’affaires, les britanniques d’Iron maiden proposent en 2009 une gigantesque tournée mondiale centrée sur leur ancien répertoire, celui des années 80 qui correspond  à l’âge d’or du groupe.

Il en sortira un Dvd et un double Cd « Flight 666 » dont voici ici la chronique.

Le concert débute avec « Aces High » enregistré en Inde,  l’un des titres les plus percutants du groupe, rapide, violent montant et descendant incessamment telle une féroce bataille de Spitfire contre les Messerschmitt au dessus de Londres durant la Seconde Guerre Mondiale.

Logiquement « 2 minutes to midnight » prend la relève cette fois devant un stade australien gonflé à bloc.

Puis vient le très réussi « Révélations » au rythme lent et presque sensuel auquel succède « The trooper » extraordinaire d’intensité sur lequel la foule de Tokyo sur réagit.

Plus de souplesse avec le mélodique « Wasted years » joué à Mexico puis le classique « The number of the beast » toujours très intense interprété à Los Angeles.

Le disque premier se termine sur deux morceaux plus faible, le très pop « Can I play with Madness » et le lourdingue « Rime of the ancient mariner » aux treize minutes plombées.

Le disque second met l’Amérique latine à l’honneur avec l’égyptologique « Powerslave » joué dans une version survoltée  au Costa Rica, le faiblard « Heaven can wait » au Brésil puis le plus charismatique « Run to the hills » en Colombie.

L’Argentine réserve un accueil exceptionnel à « Fear of dark » entonné à tue tête par la foule, avant le très musclé « Iron maiden » jeté en pâture à une foule chilienne avide.

L’intensité est également au rendez vous sur un exceptionnel « Moon child » destiné à Puerto Rico.

Le Brésil est à nouveau à l’honneur pour « The clairvoyant » dont les refrains magnétisent la foule avant un final « Hallowed be thy name » offert en dessert de luxe au petits veinards du  Canada.

En conclusion, malgré son coté passéiste auto assumé, « Flight 666 » est un double live impeccable mettant formidablement en valeur les meilleurs morceaux du répertoire de la Vierge de fer.

Rien à jeter ou presque, les plus grands tubes sont tous la et se succèdent en rafales ininterrompues d’énergie pure devant de gigantesques stades galvanisés par les show grand spectacles du plus vendeur des groupes de heavy metal encore en activité.

Du travail de professionnels passionnés qui comblera d’aise les fans de heavy metal.

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 16:44

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1

 

 

Iron maiden ou le récit d’un surplace artistique patent depuis le début des années 2000.

Quatre ans après « A matter of life and death », les anglais remettent cela avec « The final frontier » à la pochette horrifique emplie de science fiction, digne des plus belles réussites du groupe dans les années 80.

« Satellite 15 .. the final frontier » débute par une atmosphère inquiétante particulièrement originale avant de dérouler un heavy classique et lumineux de fort belle facture.

Avec « El dorado » le groupe joue à domicile, déroulant son heavy trop contrôlé dilué sur près de sept minutes.

L’ennui gagne inévitablement l’auditeur sur « Mother of Mercy » inutile et sans consistance tandis que « Coming home » répétitif à souhait passe à peine la barre du passable.

Le tempo rapide et les riffs plus inspirés de « The alchemist » laissent entrevoir l’illusion d’un embellie,  avant que le groupe ne s’englue à nouveau dans sa mélasse habituelle sur  les neufs minutes lourdingues de « Isle of Avalon ».

« Starblind » et « The talisman » se succèdent, alambiqués, interminablement longs, sans surprise, énergie ni saveur.

L’approche légèrement plus fluide de « The man who would be king » ne change pas grand-chose à l’affaire et c’est avec un soupir de soulagement qu’on attaque le dernier col de cette interminable épreuve « When the wild wind blows » torture de près de onze minutes de pure mièvrerie pseudo celtique.

En conclusion, je ne serais pas plus arrangeant avec « The final frontier » qu’avec les précédents disques de la Vierge de fer.

Rien n’est à retenir pour moi de ce disque, tous les morceaux font plus de quatre minutes, et les trois quart d’entre eux plus de six minutes ce qui donne l’impression de gravir une étape de montagne du Tour de France sans EPO, avec à chaque instant d’interminables cols à encaisser sans jamais en voir la fin.

La musique d’Iron maiden s’est indubitablement ramollie et ne contient plus l’agressivité, le punch qui alliés à un sens de la mélodie hors norme faisait d’elle une des formations les plus en vue des années 80.

« The final frontier » est un album prétentieux, boursouflé et sans aucun intérêt qui ne séduira que les fans les plus enamourés et mollassons du groupe.

Comme il est dur de vieillir …

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 17:27

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5

 

 

Le tome 3 « Civil war : tome 3 : la mort de Captain america » voit la succession de trois équipes de scénaristes et de dessinateurs pour clore en 2007 la saga inaugurée par Mark Millar.

Après une magnifique première partie signée de Christos N Gage et Jeremy Haun ou Captain america et Iron man se retrouvent pour essayer de résoudre leurs différents idéologiques en évoquant leur amitié passée et leurs innombrables souvenirs communs, Ed Brubaker au scenario et Steve Epting/Mike Perkins aux dessins prennent le relais pour montrer le déchirement de Sharon Carter tiraillée entre son devoir d’agent du S.H.I.E.L.D et son amour pour Captain america.

On découvre en réalité que Sharon est manipulée par le Docteur Faustus qui travaille pour Crane rouge, le pire ennemi de Captain america, puis Bucky Barnes l’ancien partenaire de Cap entre en scène pour aider Nick Fury l’ancien patron du S.H.I.E.L.D transformé en hologramme à infiltrer un de ses clones robotiques.

En réalité bien que destitué de son poste, Fury continue à œuvre dans l’ombre par l’intermédiaire de projections holographiques et clones robotisés lui permettant de rester en contact avec Bucky, Sharon ou Jessica Drew.

Fury et Bucky alertent Captain america de la présence probable de Crane rouge mais une visite surprise dans les locaux de l’Hydra ne donne rien, son ennemi reste bel et bien introuvable.

Puis Captain accepte subitement de se rendre pour mettre fin à la Guerre civile déchirant le monde des super héros.

Alors qu’il s’apprête à être jugé, Captain america est abattu sur les marches du tribunal par un tireur embusqué nommé Crossbones agissant sur ordre de Crane rouge.

 

Horreur suprème, Sharon conditionné mentalement achève son amant.

Pris en chasse par le Faucon et Bucky les meilleurs amis de Captain, Crossbones est arrêté sans ménagement.

L’annonce de la mort de Captain america fait l’effet d’un tremblement de terre au sein de la communauté des super héros.

Cette troisième partie est relatée par Brian Bendis puis Jeph Loeb au scenario avec de multiples dessinateurs (Alex Maleev, Leinil Yu, Ed Mc Guinness, John Romita Jr, David Finch, John Cassaday).

Choqué Iron man se confesse sur le corps de son ami, justifiant ses actes par une sorte de prédiction en l’avenir mais regrettant au final amèrement cette guerre qui n’en valait pas la peine.

Wolverine aidé de Daredevil interroge Crossbones pour savoir si il est réellement le tueur mais ses réponses laissent à penser qu’il n’a pas tué le super héros.

Iron man propose alors à Œil de Faucon revenu d’entre les morts de reprendre le costume de Captain america pour continuer à faire vivre la légende immortelle mais celui-ci finit par refuser.

Le plus déprimé d’entre tous est Spider man qui alors qu’il va se recueillir sur la tombe de son oncle rencontre fortuitement son ennemi le colossal Rhino pour violente empoignade dans un cimetière.

S’inspirant de ses souvenirs, notamment une magnifique lutte ou Captain america l’avait aidé à vaincre Hulk, Spider man triomphe du Rhino et reçoit en prime le réconfort de Wolverine venant jouer les grand frères.

La dernière partie, particulièrement poignante voit le déroulement de la cérémonie funéraire et la dépose du cercueil dans l’océan de l’Antarctique par Iron man en présence de Pourpoint Jaune (Henry Pym) et la Guêpe (Janet Van Dyne) deux de ses coéquipiers historiques.

Le récit s’achève sur le cercueil de Captain america s’enfonçant dans les eaux glacées sous la protection du Prince des mers.

En conclusion, « Civil war : tome 3 : la mort de Captain america » est de part son sujet principal totalement à part dans la série.

Conséquence tragique mais néanmoins prévisible de cette horrible guerre civile dominée par l’entêtement orgueilleux d’Iron man persuadé en raison de son intelligence supérieure de détenir les clés d’un futur bénéfique pour l’humanité, la mort en martyr d’un des plus grand héros de l’univers Marvel met un point final à l’une des plus douloureuses histoires jamais écrites dans les comic books.

Le dernier tome ne fait pas la part belle aux combats et au sens de l’épique, mais joue plutôt sur le registre émotionnel, solennel d’un évènement aussi dramatique.

Comme pour la mort de Phénix ou de celle de Captain marvel, autres passages devenus cultes dans les comics books, « Civil war : tome 3 : la mort de Captain america » transcende le genre pour toucher l’être humain dans ce qu’il a de plus intime.

Mais la mort de Captain n’est pas réellement la mort d’un homme, elle a davantage trait à la mort d’un symbole de liberté, de haute valeur morale, de tolérance et de justice.

En un sens, le poids de sa légende deshumanise Captain america en en faisant un concept transcendant à sa nature humaine.

La guerre civile est aussi l’histoire de la fin d’une belle amitié entre Iron man et Captain america, amitié forgée dans les années 60 lors de la décongélation du héros de la seconde guerre mondiale pour la création des premiers Vengeurs.

Cette amitié qui vole en éclat par le cours du temps, par la naissance de divergences idéologiques, par un manque de communication et par des batailles d’égo touche également le lecteur au plus profond de son ame en lui rappelant la nature de la vie, dominée par l’extrême fluctuance et la fragilité des relations humaines.

C’est en ce sens que le tome 3 de la guerre civile est grand et non dans son scénario retors ou dans sa débauche de combats spectaculaires bouche trou comme l’inutile attaque surprise du criminel de second rang Requin tigre.

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 15:56

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3

 

Dans « Civil war tome 2 : vendetta » paru en 2007, Michael Straczynski reprend le scenario de Mark Millar sur des dessins de Ron Garney.

Le déroulement des événements se fait ici de maniére plus introspective avec un retour en arrière pour expliquer l’adhesion de Spider man (Peter Parker) aux idées d’Iron man (Tony Stark) pour le recensement et le contrôle des super humains par le gouvernement américain.

Cette premiére partie montrant les états d’ames du héros et les conséquences parfois douloureuse du dévoilage de son identité secrète au grand public n’apporte pas grand-chose de nouveau à l’histoire.

Devenu le bras droit de Stark ou plutôt son lieutenant et équipé d’une nouvelle armure augumentant ses capacités, Spider man n’a pas d’autre choix que d’obeir, ce qui l’améne à lutter contre son idole de jeunesse, Captain america.

L’affrontement entre les deux stars de l’écurie Marvel tient toutes ses promesses et Spider man ayant obtenu un léger avantage en neutralisant le bouclier de Cap, le laisse gracieusement filer.

Passablement ébranlé par son affrontement avec Captain america, Spider man est horrifié en visitant la prison que Stark et Mr Fantastic (Red Richards) ont conçu dans la zone négative pour détenir les contrevenants à la nouvelle loi.

Sa decision de quitter Iron man est définitive et l’affrontement qui en résulte lui permet d’échapper à l’emprise de son ex mentor.

Devenu un fugitif, Parler se réfugie avec ses proches Mary Jane Watson et Tante May dans un hotel minable.

Il décide de reconnaitre courageusement son erreur en prenant la parole dans un show télévisé mais fait courir des risques à sa famille, menacée par un tueur embauché par le Caid pour le tuer à son retour.

Captain america et son équipe de clandestins le prend alors en charge après un discours émouvant sur les fondements de ses convictions les plus intimes.

Tandis que l’affrontement entre les forces d’Iron man et de Captain america bat son plein, Tante May prend finalement la balle qui était destiné à tuer Spider man à son retour.

Après Spider man, la suite du récit s’oriente ensuite sur une autre star du monde Marvel, Wolverine lancé dans une traque sans merci de Nitro, le super criminel responsable du massacre de Stamford, fait initiateur de la Guerre Civile.

Grace à ses super sens et à ses contacts au sein du S.H.I.E.L.D, Wolverine finit par retrouver Nitro qui déchainant son terrible pouvoir explosif, l’incinére avec un commando du S.H.I.E.L.D parti le capturer.

Grace à ces invraisemblables pouvoir régénérateurs (serait il finalement immortel ?), Wolverine survit alors qu’il ne restait plus que son squelette indestructible et finit par coincer le dangereux meurtrier qui lui révèle qu’il doit son pouvoir à des drogue que son chef lui fournit.

Alors qu’il s’apprete à révèler l’identité de son fournisseur, Nitro est agressé par un commando d’Atlantes venus venger la mort de Namorita la niéce du Prince des mers.

Après une lutte féroce contre l’Atlante Janus, Wolverine est mis hors de combat par le Prince des mers en personne qui enméne ensuite Nitro dans son royaume sous marin pour qu’il subisse un chatiment exemplaire.

Wolverine demande alors l’aide d’Iron-man qui lui fournit un équipement sub aquatique pour lui permettre d’aller chercher Nitro sous les mers.

Après un violent combat qui coute l’avant bras à Nitro, Wolverine change finalement ses plans et décide de laisser le criminel à la justice du Prince des mers.

La derniére partie du récit le voit remonter au bienfaiteur de Nitro, un vertain Walter Declun, pdg d’un entrerprise qui profite de la guerre civile pour décrocher des contrats avec l’état pour nettoyer les dégâts, recenser et former des surhommes.

Fidéle à sa réputation, Wolverine frappe la société de Declun, s’en prenant à ses soutiens financiers et à ses comptes dans la paradis fiscaux.

Meme si il est bloqué par le S.H.I.E.L.D et surrtout Sentry qui protégent Declun comme memebre du pouvoir, Wolverine finit par voir son travail de sape récompensé.

Desavoué par son conseil d’admninistration, Declun dopé à mort par ses drogues est finalement tué en combat singulier par le mutant.

En conclusion, bien que doté d’un scenario moins palpitant que le premier tome, « Civil war : tome 2 : vendetta » tient solidement la route en mettant en évidence deux personnages particuliers mais o combien symboliques de l’univers Marvel.

Spider man parait toujours fragile, humain, en proie au doute et vulnérable par son attachement à ses proches, tandis que Wolverine, égal à lui-même joue son role de chasseur semant les cadavres sur son passage meme si le gibier qu’il chasse, Nitro, est cette fois des plus redoutables qui aurait du selon moi le tuer en réduisant en cendre son corps.

D’un point de vue de la narration, l’intervention de Wolverine est importante car elle permet d’impliquer Declun indirectement dans l’origine de la guerre civile, meme si il n’a en réalité fait que souffler surs les braises pour profiter financièrement des retombées.

En faisant tomber Declun on peut penser que si il ne supprime pas le mal à la racine, Wolverine en atténue tout du moins les effets aggravants issus de la rapacité industrielle.


Si ce deuxième montre de jolis affrontements entre Spider man et Captain america, Wolverine et le Prince des mers mais également Wolverine et Nitro, l’ambiance est toutefois moins grandiose et apocalyptique que le premier tome

Ce sentiment est renforcé par le style de Ron Garney, moins fin et élégant que celui de Mc Niven, ce qui achève de placer ce deuxiéme tome en dessous du premier.

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Published by Seth - dans Comics
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