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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 18:47
Spring breakers (Harmony Korine)

Selena Gomez, la baby pop star des années 2010 qui vient d’annoncer l’arret de sa carrière pour soigner une maladie grave (lupus) avait tourné en 2012 dans « Spring breakers » d’Harmony Korine.

Tout le monde ou presque a entendu parler un jour des springbreaks, ces immenses fêtes d’étudiants américains se transformant en orgies pour fêter la fin de leurs examens.

« Spring breakers » raconte la virée de trois filles, Candy (Vanessa Hudgens), Brit (Ashley Benson) et Cotty (Rachel Korine) décident de plaquer leurs cours monotones pour s’offrir une virée de springbreaks à Miami.

Désinhibée avec le sexe, l’alcool et la drogue, les trois petites blondes délurées cherchent à attirer dans leur groupe leur amie d’enfance Faith (Selena Gomez), d’un naturel plus réservée et pratiquante religieuse assidue.

Sans argent, les trois poupées se transforment en furies et braquent un restaurant, Candy et Brit se montrant les plus virulentes avec pistolet factice et marteau menaçants.

Faith finit par suivre ses copines qui lui avouent avec fierté et excitation la provenance de ses finances tombées du ciel.

En Floride, les filles trouvent ce qu’elles sont venues chercher et font la fête avec les autres étudiants adeptes de beuveries, fumettes, sniffetes et attouchements dégelasses.

Mais elle se font arrêter pour possession de drogues.

En prison, les nymphettes font profil bas mais voient leur caution payée par Alien (James Franco) un rapper de la fete dont l’activité réelle est le deal.

Plus âgé et sur de son aura de gangsta blanc, Alien emmène ses proies dans un univers bling bling pour les impressionner.

Avec une tchatche insupportable il délire et leur montre sa grande maison, ses voitures de sport mais aussi ses armes le tout acheté grâce au trafic de drogue.

Apeurée, Faith obtient l’autorisation de rentrer chez elle tandis que les trois autres filles restent auprès du dealer-rapper à grande gueule.

Les filles entrent dans le monde d’Alien et comprennent qu’Archie (Gucci Mane) le dealer numéro un de la zone, voit comme un rival Alien, ce jeune blanc bec qui vient marcher sur ses plate bandes.

Sans se démonter elles prennent le dessus sur Alien, l’obligeant à sucer une de ses armes…

Les choses dégénèrent lorsqu’Archie fait feu sur la voiture d’Alien blessant Cotty à l’épaule.
Soignée, la fille préfère rentrer chez elle, laissant ses deux copines endurcis avec leur mentor.

Après une soirée de débauche à trois autour de la piscine, Alien complètement stone et poussé par ses harpies lance un raid contre la baraque d’Archie.

Le trio arrive par la mer et ouvre le feu sur les gardes du corps du dealer.

Alien tombe rapidement, mortellement touché mais Candy et Britt continuent massacrant les durs à cuir et finissant par exécuter Archie dans son bain moussant.

Le film se conclue sur cette fin énigmatique d’une promesse d’un springbreaks qui durerait toute la vie…

En conclusion, « Spring breakers » est un film pratiquement irregardable montrant la dérive de petites minettes bien proprettes de la middle class américaine, se transformant sous l’influence d’une pulsion de danger et de violence en créature démoniaques.

Si Selena Gomez se met prudemment en retrait de cette entreprise et semble jeter l’éponge au bon moment, tous les autres acteurs jouent le jeu à fond, la palme de la pire caricature de gangsta blanc provenant à James Franco qui fait penser à Ali G ou Fatal bazooka, mis à part que ces deux films étaient des parodies.

Ordurier, provocateur et dégradant autant pour les hommes que pour les femmes qui participent à ses mascarades de fêtes, « Spring breakers » est à l’image des fêtes dont il est prétend traiter : un véritable symbole de la vacuité et de la décadence de la société occidentale et en particulier américaine !

Spring breakers (Harmony Korine)
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 10:16
Before Watchmen, Minutemen, volume 6 (Joe Michael Straczynski, Andy Kubert)

Sixième volet de la série consacrée au renouveau des Watchmen, « Before Watchmen, Minutemen, volume 6 » voit le jour en 2014 chez Urban comics fiiale de DC.

Joe Michael Straczynski (scenario) et Andy Kubert (dessins) se consacrent ainsi au personnage du Hibou (Hollis Mason), ou plutôt son admirateur Daniel Dreiberg, adolescent rêveur des années 60 en proie à des difficultés familiales avec un père qui battait sa mère pour affirmer sa virilité.

Danny va développer une fascination pour ce justicier masqué jusqu’à retrouver sa piste et parvenir à se faire embaucher comme assistant.

Inventif et motivé, Danny regorge d’idées pour améliorer l’équipement de son maitre à tel point que Mason, se sentant en bout de course envisage à moyen terme une passation de pouvoir.

A la mort de son père décédé dans une crise cardiaque en train de dérouiller sa mère, Daniel investit son héritage dans le développement d’un aéronef visant à augmenter la puissance du Hibou.

Alors qu’il vient de déjouer une nouvelle émeute, il est approché par le sombre Rorschach qui cherche un associé.

De fil en aiguille, les deux hommes ne tardent pas rejoindre les Vigilants, embryon de ce que seront les Watchmen.

Après une course poursuite, le Hibou fait la connaissance de la Dame du crépuscule, une maitresse dominatrice qui l’attire profondément au grand dépit de Rorschach habité d’un sens moral rigide.

Mason s’oppose également à l’idée d’une relation avec une femme dirigeant une agence de call girls pour clients fétichistes.

Mais n’écoutant que ses pulsions, le Hibou revoit la Dame du crépuscule et débute une liaison complexe avec elle.

L’histoire se développe ensuite autour Rorschach personnage ambigu, obsédé par le sens du devoir et par un idéal de pureté qui se heurte à la corruption du monde qui l’entoure.

Travaillant dans le civil dans une église pour le compte du révérend Taylor Dean le jeune homme enfile la nuit son vieil imper et son costume à taches pour étancher physiquement son besoin de justice.

Le duo traque ensuite un tueur de prostituées des bas fond, ce qui à des degrés divers leur rappelle le pourquoi de leur engagement : la révolte sur le fait que certaines personnes « ne comptent pas » aux yeux de la société comme les immigrés et les prostituées.

La Dame du crépuscule aiguille le Hibou sur le commanditaire présumé des meurtres un proxénète colombien répondant au nom de Carlos Onofrio.

Mais Onofrio sévèrement tabassé dans sa luxueuse propriété ne s’avère être qu’un intermédiaire et non le tueur principal.

Daniel se détache de plus en plus d’Hollis qui porté sur la bouteille entreprend de rédiger ses mémoires…

Ce sera pourtant Rorschach qui malgré lui découvrira que le révérend Dean est le véritable tueur en tombant sur une pile de corps dans les sous-sols de l’église.

Véritable psychopathe misogyne, Dean désire allumer un gigantesque braisier pour tout consumer, Rorschach y compris.

Mais le Hibou et la Dame du crépuscule trouvent également que tout concorde vers l’église de Dean et arrivent un point nommé pour l’empêcher de mettre à exécution son plan macabre.

Après une lutte confuse dans l‘église, la Dame du crépuscule désarme le révérend psychopathe mars Rorschach sort alors tel un ange vengeur du brasier de l’enfer et le tue.

Alors que le scandale éclate sur Dean, la Dame du crépuscule préfère s’éloigner du Hibou dont elle est en train de tomber amoureuse… et Hollis passe définitivement la main.

En conclusion, « Before Watchmen, Minutemen, volume 6 » est une œuvre sombre, profonde et très bien maitrisée mettant à nue les fêlures de deux personnages clés des Watchmen, le Hibou adolescent mal dans sa peau, s’identifiant à un personnage masculin fort et Rorschach, au profil presque similaire, mais qui lui va s’orienter vers une action plus radicale et moraliste contre le crime.

Ce numéro aborde plusieurs thèmes intéressants malheureusement toujours d’actualité en 2016 : les femmes battues et le traitement des prostitués, avec en toile de fond l’attirance trouble d’un homme pour une dominatrice sado-maso.

Malgré le trait un peu simpliste à mon gout de Kubert, un des meilleurs numéros donc de la série car plus intelligent et sensibles que les autres !

Before Watchmen, Minutemen, volume 6 (Joe Michael Straczynski, Andy Kubert)
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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 09:09
Daredevil, saison 1, épisode 6 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

Dans « Daredevil, saison 1, épisode 6 », Daredevil (Charlie Cox) parvient à échapper aux policiers ripoux payés par Fisk (Vincent D‘onofrio) pour liquider les derniers Russes victimes des attaques à l’explosif et embarque avec lui Vladimir Ranskahov (Nikolai Nikolaeff) sérieusement blessé par balles.

Sergei (David Vadim) le bras droit de Vladimir est en revanche tué.

Les deux survivants trouvent refuge dans un entrepôt désaffecté de Hell’s kitchen mais se retrouvent rapidement cernés par les forces de police qui les pensent suspects des tueries.

Tenace, Murdock travaille Vladimir pour obtenir un maximum d’informations sur Fisk mais le gangster même blessé et soigné artisanalement par le super héros qui bénéficie de quelques conseils à distance de Claire Temple (Rosario Dawson), refuse de livrer tous ses secrets.

L’arrivée d’un policier en ronde force Daredevil à le neutraliser mais les renforts sont déjà en route, isolant encore plus les deux hommes coupables à présent de prise d’otages.

Alors que Foggy (Elden Henson) est admis à l’hôpital pour une blessure au ventre et que Karen Page (Deborah Ann Woll) se morfond d’inquiétude pour Murdock, Daredevil cherche une issue à ce piège mortel par les égouts.

Il reçoit un coup de téléphone de Fisk et engage un dialogue tendu avec lui, car tout en affichant un respect de façade pour ses convictions, le Caïd lui annonce qu’il va être éliminé ce soir car il représente un obstacle trop important à ses grands projets.

Mettant ses menaces à exécution, Fisk fait assassiner plusieurs policiers dont l’embarrassant Blake (Chris Tardio) qui meurt dans les bras d’Urich (Vondis Curtis Hall) venu couvrir l’évènement pour le Daily bugle.

Le dialogue entre Fisk et Daredevil fait voler en éclat les derniers doutes de Vladimir qui même blessé accepte d’aider le héros à fuir dans les égouts.

Les deux hommes se débarrassent de trois tueurs surarmés puis Vladimir trop blessé, révèle à son partenaire d’un soir le nom du comptable de Fisk et ses associés : Leland Owsley (Bob Gunton).

Le Russe se sacrifie donc dans les égouts tandis que Daredevil parvient à fuir échappant de peu à la mort que lui avait prévu Fisk.

En conclusion, l‘action prend de l‘ampleur dans « Daredevil, saison 1, épisode 6 » traine un peu en longueur avec un épuisant face à face dans un entrepôt avec un gangster russe qui n’en finit par de mourir avant de finir par livrer ses derniers secrets.

Daredevil échappe certes à la mort, demeurant une épine embarrassante dans le pied du Caïd, mais se trouve maintenant discrédité car tenu pour responsable de la vague d’explosions et de meurtres de flic ayant secoué New-York.

Seul et pauvre, Daredevil apparait bien faible face à son puissant adversaire capable d’acheter juges et policiers…

Daredevil, saison 1, épisode 6 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 17:41
Marvel saga n°5, what if ? (Jim Mc Cann, Brian Reed, Paul Tobin, Steven Grant, Karl Bollers, Mark Sumerak, Paolo Pantalena, Patrick Scherberger, Gus Vasquez, Jorge Molina, Trevor Goring)

Ultra actif sur le front des super-héros, Pannini sort « Marvel saga n°5, what if ? » en 2010.

On commence ce numéro ultra riche avec la série House of M de Jim Mc Cann, Brian Reed (scénario) et Paolo Pantalena (dessins) montrant suite à un sort lancé par la Sorcière rouge, des super-héros sans pouvoirs désemparés face à la montée de le criminalité.

Sans les Vengeurs démantelés, seul Iron-man qui puise ses pouvoirs de son armure semble en mesure de contrecarrer les plans de Crane rouge, qui avec un cube cosmique même amoindri, demeure le leader criminel numéro un, ralliant à lui des organisations puissantes comme l’Hydra ou la Main.

Malgré leur bonne volonté, les jeunes Vengeurs (Patriot, Vision II, Kate Bishop) en font les frais et sont massacrés par Crane rouge et ses nouveaux alliés.

Se sentant pousser des ailes, Crane rouge attaque les 4 Fantastiques qui sans pouvoirs sont une cible facile pour être exécutés.

Iron-man réagit alors dotant les Vengeurs déchus d’armures compensant partiellement la perte de leurs pouvoirs.

Mais War-machine est tué au combat et Iron-man lui-même plie face à la puissance du cube.

Devant l’héroïsme de leur ex -collègues, les X-men (Cyclope, Tornade, Colossus, Gambit) arrivent en soutien, mais eux non plus ne pèsent pas lourd et il faut attendre un tour de passe passe de Peter Parker pour subtiliser le cube à son possesseur et le briser.

Sans son cube, Crane rouge et les siens sont moins fringants et doivent faire face à la population de New-York venue aider ses héros.

On retrouve quelques années plus tard un monde apaisé vivant sans super héros…

Dans une revisite du récit complet Marvel consacré à Thanos signée Paul Tobin (scénario), Patrick Scherberger (dessins) , le titan fou possesseur du gant d’éternité plie l’Univers à sa guise pour séduire sa bien aimée la Mort.

Surclassés, les héros se divisent et refusent de suivre Adam Warlock, le Docteur Strange et le Surfer d’argent dans leur plan de bataille.

La solution va venir de Wolverine, qui manipule les sentiments du titan pour évincer son conseiller Méphisto et lui suggérer d’abaisser ses défenses pour oser enfin toucher sa bien aimée.

Pris par ses désirs, Thanos qui a fort affaire avec Iron-man qui utilise l’armure d’un céleste pour tenter de le vaincre, relâche sa vigilance et perd son bras, sectionné d’un coup de griffes de Wolverine.

Le gant est récupéré par Parker qui annule les meurtres de masse perpétrés dans une tentative de séduction infantile.

En une fatigante variante signée Steven Grant (scénario) et Gus Vasquez (dessins de la même histoire du meurtre de Tante May qui aboutit en réalité à celui de Mary Jane, Spider-man devient enragé contre le commanditaire, le Caïd en personne détenu à Ryker.

Mais le criminel reçoit la protection d’Iron-man, car Spider-man est considéré comme un hors la loi pour avoir refuser de se soumettre à la loi du recensement.

Après un combat acharné toile/adresse contre puissance/technologie, Spider-man réussit à court circuiter l’armure qu’il avait conçu pour Stark et tue le Caïd, qui avait pourtant fait enlever May afin de se constituer une assurance vie vis-à-vis de la réaction de son ennemi.

Une fois sa vengeance exaucée, Parker se laisse emmener par la police sans opposer de résistance.

On continue par le meilleur, Fatalis qui dans un monde alternatif, sous la férule de Karl Bollers (scenario) et Jorge Molina (dessins) se montre capable de garder le pouvoir du Beyonder lors des Guerre secrètes.

Doté d’un pouvoir infini, Fatalis s’en prend d’abord à la Terre, prend le dessus facilement même sur le royaume d’Atlantis de Namor avant de briser les Eternels, les Asgardiens de Thor et les Inhumains de Flèche noire.

Les derniers héros de la Terre plie, même le Docteur Strange dont la magie avancée est désactivée ou Iron-man rendu perpétuellement alcoolique pour le neutraliser.

La Terre soumise à sa botte, il s’attaque aux autres mondes de l’Univers soumettant les races Krees, Skrulls, Shi’ars, Badoons ou Broods.

Avec les gemmes de l’infini volés aux Doyens de l’Univers, Fatalis devient invincible, libérant sa mère des griffes de l’Enfer et se payant le luxe de disperser son maitre, Méphisto.

Après 407 années de combat face aux Célestes les divinités cosmiques les plus puissantes de l’Univers, Fatalis ressort vainqueur mais épuisé.

Sans plus de pouvoir qu’un mortel, Fatalis apaisé revient sur Terre pour aider à faire redémarrer l’humanité sur d’autres bases.

L’ultime histoire montre Tony Stark tué par Tom Foster, le neveu du Goliath noir décédé pendant Civil war pour s’être rebellé.

Dans une ambiance sinistre signée Mark Sumerak (scénario) et Trevor Goring (dessins) les funérailles de Stark ont lieu face aux autorités gouvernementales, ses partenaires, anciens amis comme Captain america… même ses ennemis observent un temps de recueillement en ce moment.

En conclusion, « Marvel saga n°5, what if ? » se distingue nettement des productions habituelles relayés par Panini pour délivrer une œuvre aussi impressionnante sur le plan de la qualité que de la quantité.

Les fameux « What if ? » permettent aux artistes de lâcher la bride et après le tour de chauffe des Vengeurs sans pouvoirs face au démoniaque Crane rouge, un pale remake de Thanos médiocrement dessiné par Scherberger dont le talent n’arrive pas à la cheville de Jim Starlin, vient le gros morceau constitué du powetrip total de Fatalis usant à sa guise du pouvoir du Beyonder pour régler ses comptes avec l’Univers avant de revenir à plus de modestie/humanisme.

Le style graphique sombre et adulte de Molina trouve un écho dans celui de Goring, qui bien que plus laid et moins travaillé, va comme un gant à l’histoire de l’enterrement de Tony Stark.

Et tout compte fait même la vendetta de Spider-man face au Caïd post Civil war passe plutôt bien…

Au final, malgré quelques inégalités, on ne peut que savourer ce copieux festin de comic books !

Marvel saga n°5, what if ? (Jim Mc Cann, Brian Reed, Paul Tobin, Steven Grant, Karl Bollers, Mark Sumerak, Paolo Pantalena, Patrick Scherberger, Gus Vasquez, Jorge Molina, Trevor Goring)
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 16:18
Spider-man, hors série n°26 (Michael Avon Oeming, Mel Rubi)

Les fans de Spider-man sont gâtés puisque en cette même année 2008 sort « Spider-man, hors série n°26 ».

Complètement prise en main par Michael Avon Oeming (scénario) et Mel Rubi (dessins), ce numéro nous fait revivre le bon vieux temps en mixant une aventure de grande ampleur dans laquelle Spider-man s’associe à Red sonja, la guerrière d’Hyrcanie, ayant pris possession du corps de sa chère petite amie Mary Jane Watson pour combattre l’abominable sorcier Kulan Gath désireux d’envahir New-York.

Usant de magie noire, Kulan Gath fait déferler ses hordes de soldats pour prendre possession des rues de la ville.

Fidèle à lui-même Spider-man combat les soldats du passé, bientôt aidé par la sculpturale Red Sonja et son glaive qui après un sévère accrochage comprend que leur intérêt est d’unir leurs forces.

L’affaire se corse lorsque Venom, ennemi intime de Spider-man se rend sur place et fini absorbé par Gath, fasciné par la puissance de la créature.

Tandis qu’Eddie Brock, l’humain parasité par Venom prend place parmi les victimes humaines promises au sacrifice, Gath fusionne avec Venom pour le pense t il devenir invincible.

Sonja et Spider-man triomphe prennent le dessus sur les soldats, libérant un maximum de prisonniers, puis affrontent les ennemis du Tisseur : le Scorpion, le Lézard et le Super-bouffon tous possédés par Kulan Venom.

Après une féroce empoignade, Sonja parvient à contrer le redoutable Super bouffon tandis que Spider-man tient en respect ses deux autres adversaires.

L’arrivée de Kulan Venom change pourtant l’équilibre des forces et le sorcier-parasite triomphe sans difficulté de Spider-man qu’il désire offrir en sacrifice.

Blessée à l’épaule par une balle perdue de la police lors de son combat face au Bouffon, Red Sonja est elle aussi finalement capturée par les hommes du sorcier.

Alors que tout est perdu, les héros bénéficient de l’aide de Brock, qui parvient à faire revenir vers lui Venom, rendant du coup Gath plus vulnérable.

Un coup de glaive bien ajusté vient briser l’amulette de Gath qui avait accaparé le corps d’un sénateur trop curieux et mettre fin à cette nuit de cauchemar.

En conclusion, malgré un petit gout de réchauffé, « Spider-man, hors série n°26 » ne lésine pas sur les moyens pour offrir une superbe aventure de super-héros« larger than life » comme on les aime.

Tous les ingrédients sont là ou presque pour cette grande saga, quitte à trop en mettre (cf tous les ennemis de Spidey invités à la fête macabre !)

On se délecte donc, profitant de l’ingénieuse intervention de Venom devenu une créature additionnelle au pouvoir du sorcier maléfique et de la sculpturale plastique de Red Sonja, héroïne sexy en diable, confirmant l’attachement de Stan Lee pour les rousses flamboyantes !

Spider-man, hors série n°26 (Michael Avon Oeming, Mel Rubi)
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 15:51
Spider-man n°107 (Zeb Wells, Kevin Grevioux, Warren Ellis, Chris Bacchalo, Ray Height, Mikeodato)

En 2008 sort « Spider-man n°107 » chez Panini comics devenu distributeur de Marvel en France.

Dans une première aventure signée Zeb Wells (scénario) et Chris Bacchalo (dessins), l’increvable tisseur de toile suit un avertissement mystérieux du Docteur Strange pour s’allier avec son vieil ami/ennemi Wolverine pour combattre un groupe de dangereux guerriers mayas qui ont agressé une équipe de scientifiques travaillant sur des équations mathématiques qu’ils estiment sacrées.

Dans le froid glacial New-Yorkais les deux héros triomphent plutôt aisément des féroces mayas qu’ils remettent aux autorités pour le moins incrédules lorsque Rabin le scientifique rescapé leur explique que les équations risquent d'ouvrir une porte entre les divinités mayas et la Terre.

De son coté, Spider-man retourne contre son gré sur place chercher le reste de l’équipe scientifique calfeutrée dans un camion, rencontre un sympathique clochard appelé Verne et découvre dans la neige une première divinité maya aux pouvoirs terrifiants qui le surclasse physiquement avant de continuer sa route en vue de trouver un être à sacrifier.

Sonné, Spider-man secourt difficilement le reste des scientifiques qui l’avertissent que Rabin est en réalité un fou, ce qui semble se vérifier lorsqu’il massacre au couteau les Mayas en prison.

Dans une histoire beaucoup plus classique et soft signée Kevin Grevioux (scénario) et Ray Height (dessins), Spider-man s’allie avec Iron-man pour arrêter Arsenal un robot américain de la Seconde guerre mondiale conçu par le père de Stark mais réactivé par deux adolescents fans de jeux vidéos.

Malgré son importante puissance de feu, Arsenal est finalement vaincu lorsqu’Iron-man lui injecte un virus qui l’amène à s’auto détruire.

Beaucoup plus sombre, la dernière histoire de Warren Ellis (scénario) et Mike Deodato (dessins) montre Norman Osborn le devenu le chef des Thunderbolts après Civil war, traquer sous la forme de son alter égo le Bouffon vert, le malheureux Swordsman qui s’était introduit dans sa base scientifique.

Passablement agressif et psychotique, le bouffon prend aisément le dessus sur un adversaire lui aussi instable psychologiquement et le crucifie cruellement à titre d’exemple.

Moonstone retrouve son corps martyrisé et le fait soigner tandis que le bouffon s’en prend également à ses propres gardes pour les punir de leur négligence…

En conclusion, « Spider-man n°107 » propose une première histoire réellement impressionnante par son atmosphère de sorcellerie maya en pleine tempête de neige New-Yorkaise mais derrière cette pièce maitresse, on a plutôt l’impression d’avoir affaire à du remplissage vite troussé.

L’aventure entre Spider-man et Iron-man face à un vilain robot fou déclenché par erreur empeste le déjà vu, tandis que malgré sa noirceur, les délires psychotiques du Bouffon vert s’acharnant sur une équipe de seconde zone ne passionnent guère…

Fort heureusement grâce à Wells et Bacchalo, ce Spider-man évite le zéro pointé !

Spider-man n°107 (Zeb Wells, Kevin Grevioux, Warren Ellis, Chris Bacchalo, Ray Height, Mikeodato)
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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 10:17
Daredevil, saison 1, épisode 5 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

Dans « Daredevil, saison 1, épisode 5 », Vladimir Ranskahov (Nikolai Nikolaeff) jure de venger son frère en traquant et tuant l’homme masqué, mais Turk Barrett (Rob Morgan), un modeste voyou gravitant dans l’équipe de Wesley (Toby Leonard Moore) lui livre l’information qu'en réalité Daredevil (Charlie Cox) travaille pour Fisk (Vincent D‘onofrio) en personne qui le manipule donc.

Mais le Caïd a en réalité déjà tout prévu et pris les dispositions nécessaires pour éliminer les russes du trafic et partager les bénéfices avec ses associés du crime, Leland Owsley (Bob Gunton), Madame Gao (Wai Ching Ho) et Nobu (Peter Shinkoda).

Du coté de la vie du cabinet d’avocat Murdock (Charlie Cox) & Nelson (Elden Henson), le duo accepte de défendre les intérêts d’une modeste dame latina, Madame Cardenas, menacé d’expulsion par un promoteur immobilier véreux, Tulley.

Sachant qu’il s’attaque à un gros poisson de New-York, Foggy n’en mène pas large mais reçoit le soutien de Karen Page (Deborah Ann Woll) qui l’accompagne pour un premier contact face aux avocats de la partie adverse.

Foggy découvre que Marci Stahl (Amy Rutberg) son ex flirt de Fac, une blonde carriériste va être son adversaire mais tient fermement tête face à la puissance financière que représente son client.

Pétris de bons sentiments, Foggy et Karen aident Madame Cardenas à faire quelques menues réparation dans son taudis abimé par les ouvriers de Tulley.

Au commissariat de police, Murdock découvre que certains policiers sont de mèche avec Fisk puisque d’eux d’entres eux, Hoffman (Daryl Edwards) et Blake (Chris Tardio) assassinent un gangster prêt à livrer leur patron en prétextant la légitime défense.

Mais Murdock changé en Daredevil traque Blake et le frappe jusqu’à ce qu’il avoue que Fisk a travesti la mort d’Anatoli Kashkahov (Gideon Emery) pour le faire accuser à sa place.

Alors que les Russes préparent une action d’envergure pour tuer Fisk à coups de fusils mitrailleurs et de lances grenades, Fisk envoie des chinois de Madame Gao pour actionner plusieurs détonateurs faisant exploser tous leurs entrepôts.

Les Russes se font donc tous décimer même si Vladimir et son bras droit Sergei (David Vadim) survivent blessés, sous les yeux de Daredevil lui aussi soufflé par l’explosion et donc aux yeux des mafieux russes directement inféodé à Fisk.

Sonné, il se fait alors cueillir par les policiers.

En plein diner avec Vanessa Marianna (Ayelet Zurer) qu’il tente péniblement de reconquérir après le scandale du dernier diner, Fisk se dévoile, ne cherchant pas à nier sa dangerosité mais préférant souligner sa volonté de reconstruire Hell’s kitchen.

Vanesse demeure séduite lorsqu’elle contemple avec lui les explosions dans la ville, réduisant en fumée l’empire russe.


En conclusion, l‘action prend de l‘ampleur dans « Daredevil, saison 1, épisode 5 » avec une combinaison manipulation/attaque d’envergure de Fisk face à des adversaires russes redoutables qui laisse Daredevil malgré toute sa bonne volonté, démuni par tant de puissance et d’organisation.

Derrière le personnage Caïd se dessinent pourtant quelques fêlures, notamment cet amour naissant pour Vanessa…de plus en plus séduite par la dangerosité de cet homme au physique colossal.

On appréciera aussi les bonnes actions de Foggy et Karen pour venir en aide aux plus faibles, avec pour une fois une action pour redorer le blason du métier d’avocats !

Tout ceci laisse une impression d’affaire bien menée.

Daredevil, saison 1, épisode 5 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 09:45
Daredevil, saison 1, épisode 4 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

Dans « Daredevil, saison 1, épisode 4 », les frères Ranskahov, Vladimir (Nikolai Nikolaeff) et Anatoly (Gideon Emery) reçoivent une pression terrible de Wesley (Toby Leonard Moore) qui ne peut plus supporter que les actions de Daredevil (Charlie Cox) portent atteinte à leurs trafics.

Les deux russes, qui ont récupéré Veldes la compagnie de taxi de Prohashka (Peter Claymor) assassiné à l’épisode précédent, font alors parler Semyon (Alex Falberg) leur partenaire pourtant sévèrement tabassé par Daredevil.

Leurs hommes peuvent ainsi remonter la piste menant jusqu’à Claire Temple (Rosario Dawson) et l’enlever brutalement.

Claire qui a eu le temps d’appeler son ange gardien peu avant l’enlèvement voir donc Daredevil retrouver sa trace dans les sous sols de la compagnie de taxi.

Il coupe alors l’électricité et profite de cet avantage pour neutraliser les tueurs surarmés.

Sauvée, Claire reste néanmoins choquée par l’irruption de tant de violence dans sa vie.

Pourtant un début de relation amoureuse se dessine entre eux lorsque Daredevil l’accueille chez lui pour la protéger et lui révèle qu’il est avocat dans le civil.

Embarrassés par ce nouvel échec, les Ranskahov doivent accepter l’aide de Fisk (Vincent D‘onofrio) en personne mais Vladimir qui refuse de plier face à qui que ce soit, laisse son frère Anatoly plus conciliant rencontrer le magnat du crime.

Mais le gros homme qui dine avec la directrice de galerie d’art Vanessa Marianna (Ayelet Zurer) est furieux de cette irruption et fait alors tomber un déchainement de violence contre Vladimir qui finit décapité à coups de portière (!).

Inflexible, Fisk envoie les restes à son frère en laissant Daredevil se faire accuser.

De son coté, la tenace Karen Page (Deborah Ann Woll) s’allie avec le journaliste Ben Urich (Vondie Curtis Hall) pour dénoncer le scandale Union allied, mais le vieux journaliste lui recommande la plus grande prudence et discrétion compte tenu de la dangerosité de ce qui se cache derrière cette association.

En conclusion, « Daredevil, saison 1, épisode 4 » continue à installer dans une ambiance de polar ténébreux son histoire, dessinant un peu mieux les personnages de l’intrigue, que ce soit Murdock qui noue une relation avec une femme noire, Claire ou le complexe Fisk, qui combine tentative de séduction et manœuvres brutales pour évincer ses associés russes, devenus encombrants à ses yeux.

De plus en plus prenant donc…

Daredevil, saison 1, épisode 4 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 17:47
Conseils à donner aux parents (Donald W Winnicott)

Médecin pédiatre et psychanalyste du XX ième siècle, Donald Woods Winnicott publia beaucoup durant toute sa carrière comme le montre « Conseils aux parents » compilation de conférences radiophoniques dispensées à la BBC entre 1939 et 1962.

Dans celles-ci, Winnicott se veut vulgarisateur et s’adresse principalement à la ménagère qui l’écoute de manière plus ou moins concentrée dans son home sweet home britannique.

Adaptant son discours à ce public plus large, il aborde tout d’abord la difficulté de la relation de l’enfant avec son beau père ou sa belle mère, avec une tendance à idéaliser le parent disparu et rejeter le nouveau parent à qui il fait payer l’abandon du premier.

Puis on passe à l’importance de l’acte de succion chez le nourrisson, qui dépasse pour Winnicott largement le simple besoin de se nourrir, mais constitue une expérience sensorielle très forte et explique pourquoi il recherche ensuite à retrouver des sensations similaires en suçant d’autres objets (poupée, tissus, pouce, tétine…).

Dans les années 60, la question des limites est abordée avec le témoignage de nombreuses auditrices.

Pour le spécialiste, au tout début l’enfant est complètement dépendant de ses parents et la question du « non » ne se pose pas, puis après au bout de 2 ans, il commence à intégrer la notion de limites qu’incarne l’autorité parentale.

Si chacun possède ses propres règles, il faut comprendre que l’enfant prendra plaisir à tester les limites imposées, à les repousser à certaines fois à les violer consciemment.

Winnicott estime que l’apprentissage des règles doit se faire par l’incarnation de modèles parentaux que pourra ensuite reproduire l’enfant.

Dans ces conditions, l’adulte doit à ses yeux être exemplaire afin d’incarner la crédibilité des règles artificielles qu’il a lui-même établies.

Ainsi par le processus d’imitation, l’enfant pourra gagner en confiance et en autonomie développant ainsi un sentiment de sécurité nécessaire à son développement.

Cette question de confiance en soi revient dans plusieurs conférences, les parents devant préserver au mieux leur progéniture du stress environnemental afin de leur permettre de se forger leur première self esteem.

Question difficile si il en est la jalousie des bébés peut également s’avérer problématique surtout vis-à-vis d’autres enfants faisant l’objet d’attention de leur mère.

Mais ces phases ne sont que temporaires et moyennant quelques explications pour le rassurer, peuvent être assez facilement traitées si un fond réel d’injustice n’existe pas entre les enfants.

Survient ensuite la litanie de tout ce qui peut agacer dans les comportements enfantins, outre l’énorme charge de travail des familles nombreuses, une certaine ingratitude vis-à-vis des soins parfois exclusifs dont les enfants font l’objet, au détriment du développement personnel des parents.

La bonne nouvelle étant pour Winnicott que cette phase de possession exclusive n’est que temporaire et tend ensuite à se réduire…

Le cap des cinq ans est décrit comme spécifique dans la mesure ou l’enfant s’est maintenant une base mémorielle de ses premières jeunes années et ou l’environnement extérieur notamment l’école, prend une place importante chez l’enfant avec l’apprentissage de la vie sociale vis-à-vis de ses camardes de classe ce qui peut être délicat à vivre aussi bien pour lui que pour ses parents qui voient leur progéniture leur échapper.

Il peut aussi arriver que les parents se sentent coupables d’avoir « fauté » dans l’éducation de leur enfant ou de leur en vouloir pour avoir fait une croix sur certaines de leurs aspirations personnelles.

En conclusion, « Conseils à donner aux parents » est un ouvrage théoriques d’un intérêt variable analysant ce qui souvent se traite dans l’instant de manière instinctive par les parents.

Winnicott donne la part belle aux témoignages de ces dames qui se soulagèrent sur les ondes de la BBC en de nombreuses anecdotes certes toujours d’actualité en 2016 mais plutôt envahissantes à la lecture du livre.

Au final, que retiendra-t-on des analyses du psy des années 60 ? L’importance du rôle des parents dans les premières années de vie de l’enfant et leur portée bien au delà des plus pur aspects nutritifs, la montée progressive de l’intégration des règles/interdits avec l’importance du modèle parental et surtout la nécessité de prendre en compte les facteurs des changements environnementaux auxquels l’enfant est ultra sensible dans la construction du sentiment de confiance et de sécurité.

Compte tenu des années ou ont eu lieu les conférences de Winnicott, ce n’est sans doute déjà pas si mal !

Conseils à donner aux parents (Donald W Winnicott)
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Published by Seth - dans Psychologie
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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 09:34
King Kong (Peter Jackson)

Sorti en 2005, « King Kong » est le remake de Peter Jackson du célèbre film de 1933 qui avait lui-même connue un remake en 1976.

Tout auréolé du succès du « Seigneur des anneaux », Jackson brosse le portrait dans le New York des années 30 de Carl Denham (Jack Black), réalisateur passionné et fou qui malgré l’opposition forcenée de ses producteurs, désire aller tourner un film sur un ile inconnue dite du Crane, perdue au milieu de l’Océan indien.

Dans le même temps, Ann Darrow (Naomi Watts) une danseuse de Broadway se retrouve sans emploi à la suite de la Grande dépression qui frappe les Etats-Unis.

Usant de roublardise et d’un zeste de chance, Denham parvient à convaincre Darrow encore inconnue de rejoindre son équipe ainsi que l’écrivain Jack Driscoll (Adrien Brody) pour embarquer sur un cargo en direction de l’ile imaginaire.

La traversée est longue et pénible dans un navire au confort parfois spartiate pour Driscoll qui doit « loger » dans une cage pour animaux que lui attribue le capitaine revêche Englehorn (Thomas Kretschmann).

Ceci ne l’empêche pas de nouer une relation avec la jolie Ann qui doit partager la vedette du film avec l’acteur Bruce Baxter (Kyle Chandler) bellâtre imbu de lui-même.

Englehorn menace de dévier de route lorsqu’il apprend qu’un mandat d’arrêt a été émis contre Denham mais les choses changent lorsque le navire approche finalement une ile absente de toutes les cartes maritimes.

Manquant de faire naufrage sur les rochers effilés, le cargo s’immobilise.

Denham et son équipe débarquent sur des chaloupes, impatients de découvrir l’ile et de tourner.

La découverte de squelettes humains ne les découragent pas mais ils se font agresser brutalement par un tribu autochtone particulièrement effrayante.

L’intervention d’Englehorn et ses hommes, le second Hayes (Evan Park), le matelot Choy (Lobo Chan) et le jeune mousse Jimmy (Jamie Bell) qui dispersent les sauvages à coups de balles, Ann est enlevée et destinée à un mystérieux sacrifice.

Le temps de comprendre et d’investir le camp adverse retranché derrière une haute forteresse, Ann a été enlevée par un immense gorille du nom de Kong.

Loin de la tuer et de la dévorer comme les autres victimes, Kong semble séduit par Ann et en devient le protecteur.

Les hommes décident cependant de mener une expédition de 24h pour la retrouver à travers une jungle dense et hostile habitées de créatures préhistoriques.

Les aventuriers doivent survivre à une charge d’immenses brontosaures harcelés par des allosaures particulièrement voraces et perdent des hommes dans le piétinement qui en résulte.

Herb (John Sumner) le courageux cameraman de Denham finit dans la gueule des reptiles.

Ils retrouvent Kong mais le gorille furieux contre les hommes qui tirent sur lui, massacre Hays, Choy et les précipite les autres membres de l’équipe du haut d’une falaise.

De son coté, Ann tente de fuir Kong et atterrit en pleine jungle ou elle doit échapper aux crocs d’énormes lézards et autres insectes peu ragoutants.

Mais le pire reste à venir avec deux tyrannosaures qui décident de la croquer pour leur gouter.

Heureusement Kong intervient et après une lutte exceptionnelle, réussit à triompher de trois T-Rex tout en protégeant sa bien aimée.

Les survivants sont attaqués par d’horribles cafards et autres sangsues vivantes.

Une nouvelle fois Englehorn sauve la mise à Denham et Driscoll en fâcheuse posture face à de monstrueuses araignées…

Malgré les pertes énormes, Driscoll refuse de renoncer à Ann et se rend seul sur la montagne de Kong.

Profitant de l’assoupissement de la bête et d’une attaque surprise de chauve souris qui le distraient, il enlève Ann et entreprend de descendre avec elle avec une liane.

Kong réagit mais le duo parvient à s’enfuir en utilisant une chauve souris comme parachute.

Mais l’animal monstrueux s’est à présent entiché de sa belle et se lance à son tour dans une recherche frénétique.

Denham qui a pour projet de le capturer lui lance un filet géant puis des bouteilles de chloroforme avec un succès relatif.

Kong tue encore et est prêt à entrer dans la mer pour arrêter les chaloupes.

Ralenti par un harpon à baleine de Englehorn, il est finalement endormi par Denham.

La dernière partie du film se déroule de nouveau à New-York ou Kong doit être exhibé dans les théâtres de Broadway dans un spectacle de music hall grotesque.

Mais lors de la première, l’animal irrité brise ses lourdes chaines, agresse la foule et sème la panique dans la ville.

Driscoll tente de le distraire, sans succès car il veut seulement retrouver Ann qu’il cherche dans toutes les New-Yorkaises.

Finalement Ann se montre ravie de retrouver son monstre et prend plaisir à glisser avec lui sur le lac gelé de Central Park.
L’intervention de l’armé gâche ses retrouvailles contre nature et l’animal blessé grimpe sur le Baxter building pour y retrouver refuge.

Malgré la présence d’Ann qui tente d’arrêter les soldats, les avions mitraillent sans relâche le monstre qui même si il en détruit quelques uns finit par succomber aux tirs de mitrailleuses lourdes.

Kong lâche finalement prise du haut de la tour, tombant inanimé après un dernier regard pour sa belle.

En conclusion, « King-Kong » est le meilleur film de Jackson, un chef d’œuvre absolu, qui sublime toutes les versions du mythe, y compris celle de l’originale.

Pendant 3h on est emporté dans la grandeur de ce cinéma d’aventures, avec un maestria étonnante dans la réalisation, des scènes d’actions époustouflantes sur l’ile avec combats de dinosaures, insectes monstrueux au milieu duquel trône l’invincible gorille.

Après le combat culte face aux tyrannosaures montrant toute la géniale virtuosité de Jackson, vient la partie urbaine plus classique avec des scènes de catastrophes dans un New-York des années 30 brillamment reconstitué.

Derrière l’action, Jackson sait faire passer l’émotion avec un contraste parfait entre la puissance brutale/animale du colosse et la douceur/fragilité/pureté de Naomi Watts, parfaite dans le rôle à l’époque…

« King-Kong » est donc un grand film qui ne pourra que séduire les amateurs de ce pour quoi le cinéma a été crée : emporter, émouvoir, faire rêver, distraire !

King Kong (Peter Jackson)
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