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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 18:56

inspecteur_harry.jpg4

 

 

Un peu gêné d’être resté sur une image négative d’un film de Clint Eastwood, je me suis empressé de revoir « L’inspecteur Harry » pour laver ce sentiment désagréable.

Sorti en 1971, « L’inspecteur Harry » est déjà la quatrième collaboration de l’acteur avec son maitre de l'époque Don Siegel et restera sans nul doute l’un de ses rôles les plus célèbres.

L’histoire assez basique mais originale pour l’époque voit une série de crimes aveugles ensanglanter la ville de San Francisco.

La police, narguée par un tueur en série fou se faisant appeler Scorpio (Andrew Robinson) et exigeant une forte rançon pour que ses crimes cessent, met sur l’affaire un de ses meilleurs policiers, l’inspecteur Harrry Callahan (Clint Eastwood).

Pourtant, dans une atmosphère très hippy, Callahan détone au sein de la police en raison de ses méthodes brutales et d’un franc parler qui n’épargne personne y compris les hommes politiques de la ville qui lui réclament des résultats.

Ronchonnant lorsqu’on lui adjoint un jeune latino américain du nom de Gonzalez (Reni Santoni), Callahan comprend pourtant vite l’efficacité et la complémentarité que lui apportera cette nouvelle recrue.

La police place la ville sous surveillance et en particulier les toits desquels Scorpio aime tuer ses victimes à l’aide d’un fusil à lunette.

Après l’avoir manqué de peu en lui tendant un piège, Callahan apprend que Scorpio a enlevé une jeune fille qu’il a enterrée vive avec une autonomie d’air d’une demi journée.

Le tueur exige qu’on lui apporte une forte somme pour la laisser partir et Callahan se dévoue pour jouer un curieux jeu de cache à cache à travers le réseau de cabine téléphonique de la ville.

Mais le déséquilibré, décidément imprévisible renonce à jouer le jeu une fois l’argent remis et décide de battre à mort l’inspecteur qui ne doit la vie sauve qu’à l’intervention de Gonzales.

Après une violente fusillade, Gonzales est grièvement touché et Scorpio blessé à la jambe à la suite d’un coup de couteau.

Enragé en apprenant que la jeune fille est morte, Callahan traque le tueur bléssé et l’arrete après une course poursuite musclée dans le stade de football américain de la ville ou travaille le tueur dans sa vie normale.

Mais l’homme prétexte des mauvais traitements, des tortures et joue de toutes les astuces de la loi pour nier ses crimes ce qui aboutit à sa relaxe.

Dégouté par le système judiciaire de son pays, trop procédurier et inefficace à son gout, Callahan bouillonne.

Lors d’un au revoir à Gonzales qui lui annonce qu’il quitte la police, Callahan avoue que sa femme a été tuée par un chauffard, ce qui laisse à penser que cet incident est à l’origine de son intransigeance envers le crime.

Puis Scorpio refait parler de lui, en détournant un bus scolaire.

Le chantage est identique, la vie des enfants contre de l’argent.

Cette fois Callahan ne cède pas et désobéissant aux consignes de sa hiérarchie il intercepte le bus et tue le criminel après une course poursuite haletante dans une carrière d’extraction minière.

En conclusion, très controversé « L’inspecteur Harry » n’en est pas moins un excellent film policier qui marqua à vie l’image de Clint Eastwood.

Policier intraitable, capable de torturer et de tuer pour obtenir des résultats, « Dirty Harry » est un flic dur aux méthodes sales qui fit passer l’acteur pour un réactionnaire à tendances fascistes.

La suite donnera bien entendu tort à ses impressions.

Classiquement mais impeccablement construit, « L’inspecteur Harry » déroule une intrigue à la mécanique parfaitement huilée qui tient en haleine du début à la fin.

La musique très seventies de Lalo Schifrin est groovy en diable et met en valeur les splendides paysages de la ville mythique de San Francisco.

Film à contre courant de son époque, très provocateur, « L’inspecteur Harry »  est un film d’hommes truffé de scènes chocs (fusillade en centre ville, course poursuite dans un stade désert de nuit, cascades sur le toit d’un bus) et de répliques cultes, notamment celle du 44 magnum, calibre de prédilection du policier.

Inutile de chercher plus loin, c’est dans le genre, assez imbattable et donnera lieu à quatre suites d‘intérêt divers.

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Published by Seth - dans Policier
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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 15:37

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Pour la personne un tantinet curieuse et motivée, la découverte de la musique rock se fait souvent par petites touches, en rebondissant par à coups par associations d’idées autour d’un groupe auprès duquel on se retrouve.

Il en va ainsi des Melvins, trio (Buzz Osborne guitare-chant, Trevor Dunn à la basse et Dale Crover à la batterie)  de l’état de Washington qui marqua si fortement Kurt Cobain dans les années 80 qu’il lui assura un regain inespéré d’intérêt dans les années 90 une fois que Nirvana explosa à la face du monde.

Produit par Atlantic, « Houdini » sortit donc en 1993 et prés de quatorze ans après un live nommé «  A live history of gluttony and lust » vit le jour.

Le concert commence avec vigueur avec « Pearl bomb » court titre agressif et rapide aux riffs métalliques.

Le trio prend ensuite le temps de poser sa musique sur « Hooch » et le long « Night goat » qui mettent en avant la marque de fabrique du groupe composée de la voix rauque et menaçante de Buzzo sur des tempo lents et lourds.

On pense très fortement à une version modernisée de Black sabbath sur « Lizzie » calme, lent et torturé puis sur « Going blind » la reprise  ralentie à l’extrême de Kiss.

Mais le court et nerveux « Cop-ache » et le puissant « Sky up »  montrent aussi que les Melvins savent déchainer la foudre quand il le faut.

Ambiance plus groovy et fun sur « Teet » avant un « Joan of Arc » sinueux et distordu.

Malgré son coté lent et bizarre, « Honey bucket » apparait aussi menaçant bombe à neutron au bord de l’explosion.

Les Melvins envoient une nouvelle rocket explosive avec « Hag me » avant de terminer sur le monstrueux « Spread eagle beagle »  étalant sur prêt de treize minutes un mal être suintant.

En conclusion, alors que je m’apprêtais à classer les Melvins dans la catégorie Grunge ou Stoner rock (ce qui ne serait pas totalement déplacé non plus) je m’aperçois que leur musique est encore trop lourde et méchante pour entrer dans ces cases aussi les placerais je comme groupe de Doom metal, avec une musique certes lente et tortueuse mais gardant un fort coté dur.

«  A live history of gluttony and lust » montre une formation qui ne rigole pas et pratique un style particulièrement sombre et menaçant en raison de l’incroyable lourdeur des riffs et de la voix grondante d’un chanteur particulièrement dominateur.

Descendant en ligne direct de Black sabbath sans en posséder la virtuosité mélodique, Melvins est néanmoins un poids lourd de l’underground qui mérite le respect et démontre les racines indéniablement métal de Kurt Cobain.

 

Une critique tout de même, aucune manifestation du public ou intervention orale des musiciens n’est audible, ce qui pour un live fait un peu tache.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 22:58

cercle_rouge.jpg2

 

 

Le cinéma de Jean-Pierre Melville appartient certes à une autre époque bien révolue, mais demeure pour beaucoup une référence tout particulièrement dans le domaine du film policier.

Sorti en 1970, « Le cercle rouge » est son avant dernier et est considéré comme un classique du film de genre avec une pléiade de stars de l’époque.

Deux histoires se déroulent en parallèle : d’un coté Corey (Alain Delon) ex détenu à Marseille fraichement sorti de prison à qui un gardien corrompu donne un tuyau pour un cambriolage dans une bijouterie, de l’autre Vogel (Gian Maria Volonte) détenu en cavale après qu’il ait faussé compagnie au commissaire Mattei (André Bourvil) dans un train.

Corey note l’information mais revient vite à ses anciennes habitudes de gangster en extorquant une forte somme d’argent à Rico (André Ekyan) un de ses anciens associés qui l’a fâcheusement oublié durant son séjour à l’ombre.

Mais Rico lance contre lui deux premiers tueurs que Corey élimine avec une grande maitrise dans une salle de billard.

Puis son chemin croise celui de Vogel qui se cache dans le coffre de sa voiture pour échapper aux battues des policiers.

Se découvrant des points communs, les deux truands sympathisent après que Corey aide Vogel à passer les barrages policier et que ce dernier élimine pour lui deux nouveaux tueurs de Rico qui s’apprêtaient à l’exécuter dans un foret.

Le jugeant digne de confiance, Corey met Vogel dans la confidence pour le casse d’un bijouterie place Vendôme et Vogel lui conseille une connaissance à lui pour déjouer les systèmes de sécurité, un ancien tireur d’élite de la police appelé Jansen (Yves Montand).

Solitaire, alcoolique, schizophrène et victime d’horribles hallucinations, Jansen accepte pourtant l’affaire et se révèle un redoutable comparse capable d’établir un plan précis et coordonné pour le cambriolage.

Après une reconnaissance en se faisant passer pour des clients, les trois hommes masqués passent aux actes en pleine nuit.

Par son habilité démentielle au fusil, Jansen loge une balle dans l’orifice venant déconnecter les systèmes électriques commandant les alarmes tandis que Vogel et Corey neutralisent physiquement le gardien.

Les gangsters réussirent leur coup avec une efficacité maximum mais ont de grosses difficultés pour trouver un acquéreur sérieux de leur butin, la plupart d’entre eux reculant devant la coté trop tapageur de l’affaire.

Appâté par le commissaire Mattei qui se fait passer par un mafieux acquéreur potentiel, le trio fait confiance au patron de bar Santi (François Perrier) qui les présente, sans se douter que celui-ci est un indicateur que la police a forcé à collaborer.

Le piège se referme alors sur les trois hommes non sans que Vogel ait mystérieusement sauvé la vie de Mattei qu’il avait démasqué.

Les gangsters sont tous abattus plutôt que de se rendre et Mattei découvre avec stupeur que Jansen était un de ses anciens camarades de promotion.

En conclusion, manquant pour moi de rythme et de suspens, « Le cercle rouge » m’a plus intéressé par son ambiance froide et lugubre.

Les paysages y sont gris, désolés et même le monde de la nuit pourtant réputé festif, dégage une atmosphère de luxe triste et froid.

Melville tisse les liens entre ses personnages en avançant une vague théorie bouddhiste sur le coté prédestiné et inéluctable du télescopage des vies de ses quatre hommes.

La morale, symbolisée par un préfet philosophe parait simpliste, le mal est dans chaque homme, quel qu’il soit.

Bien entendu les acteurs sont bons mais pas exceptionnels.

Delon est égal à lui-même, dur, hiératique, froid et macho.

Bourvil a plus de mal à convaincre de sa dureté en policier tenace mais le meilleur de tous reste Yves Montand, remarquable en âme damnée de la police passée de l’autre coté du miroir.

En raison de son rythme lent et de son manque de punch inhérents vraisemblablement à son âge vénérable, je ne considère donc pas « Le cercle rouge » comme un grand film mais lui reconnait une certaine atmosphère et un certain sens de l’esthétique.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 22:17

maitre_guerre.jpg1

 

 

La carrière de Clint Eastwood dans les années 80 est assez déroutante, tant l’acteur réalisateur alterne les films dit d’auteurs plus intimistes (« Honkytonk man », « Bronco Billy », « Bird ») avec les bons gros films d’action assez peu raffinés tel « Firefox l‘arme absolue » déjà chroniqué ici comme assez anti communiste primaire.

Sorti en 1986, « Le maitre de guerre » est encore plus surprenant.

L’acteur incarne Tom Highway un vieux sergent de l’armée américaine, ex Marine, héros de guerre multi décoré (Viet Nam, Corée) mais en perdition totale dans sa vie avec un divorce avec sa femme Agnès (Marsha Mason) et un vilain penchant pour l’alcool qui le conduit à plusieurs séjours au poste de police.

Pourtant la persévérance de Highway finit par payer puisqu’il est réaffecté aux corps des Marines comme instructeur afin d’éduquer les nouvelles recrues.

Sur place, si il peut compter sur l’accueil viril mais chaleureux de son ami le sergent Choozoo (Arlen Dean Snyder) il se heurte cependant au commandant Powers (Everett Mc Gill) qui le considère comme une forte tête aux méthodes dépassées.

Mais Highway tient le choc et entreprend de rééduquer une section indisciplinée et rebelle dont le Caporal Stich Jones (Mario Van Peebles) , noir exubérant menant en parallèle une chaotique carrière musicien de rock.

Il procède à la dure, n’hésitant pas se montrer violent à l’occasion comme lors d’un affrontement avec un colosse suédois que tentent de lui opposer les rebelles.

Finalement les hommes apprennent la discipline et leur métier de soldats.

Un respect, puis un vrai sens de la camaraderie s’installe entre Highway et ses hommes qui le soutienne dans les coups durs surtout après que Powers ait tenté de le faire muter ailleurs.

Après de nombreux affrontement entre les deux hommes, Powers est désavoué par sa hiérarchie lorsque Highway fait preuve d’initiative lors d’une opération risquée sur l’Ile de Grenade occupée par des troupes cubaines détenant des civils en otages.

En conclusion, « Le maitre de guerre » est pour moi un des pires films de Clint Eastwood.

Le scenario est maigrelet avec une idéologie des plus immondes : montrer après les échecs de Corée et du Viet Nam que les Marines américains sont encore des troupes d’élites capable de redorer le blason de l’oncle Sam contre les forces communistes.

Le personnage qu’incarne l’acteur est ici pris au premier degré, un vieux dur irascible, bagarreur, au langage de charretier d'un vulgarité incroyable.

Les quelques parcelles d’humanité (naufrage avec les femmes, maladresse, générosité avec ses hommes) qu’il tente d’insuffler au personnage sont pour moi insuffisantes pour le rendre sympathique.


Mario Van Peebles fait du Eddy Murphy en cabotinant à outrance et ses prestations comme musicien de rock sont ridicules.

Honnêtement à moins d’être un soldat de métier ou un frappa dingue des univers militaires, je ne vois aucune raison d’adhérer à ce « Maitre de guerre » ayant passé la date limite de consommation.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 21:29

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Il manquait à ce blog le troisième volet de la saga Terminator, « Terminator 3 : le soulèvement des machines » de Jonathan Mostow.

Sorti en 2003, soit douze ans après « Terminator 2 : le jugement dernier »  jugé culte par les fans de James Cameron et de Schwarzenegger , « Terminator 3 : le soulèvement des machines » était attendu au tournant.

Pour redonner un nouveau souffle à la série, Mostow utilise les conclusions du deuxième volet pour insérer une nouvelle menace venue du futur, le T-X incarné sous les traits d’une superbe jeune femme blonde (Kristina Loken), nouvelle évolution encore plus sophistiquée du Terminator capable de contrôler d’autres machines à distance, de lancer de puissantes rafales d’énergie en transformant des parties de son corps en arme en plus des qualités habituelles des cyborgs de son espèce : force surhumaine, résistance exceptionnelle et capacités métamorphiques.

La mission du T-X est cette fois de rechercher et d’éliminer John Connor (Nick Stahl) devenu un homme avant qu’il ne devienne par la suite le leader de la Rébellion dans la guerre entre les hommes et les machines.

Se sentant traqué, Connor mène une vie de sans domicile fixe et se retrouve bloqué dans un centre de produits médicamenteux à la suite d’un cambriolage raté.

Enfermé par l‘employée, Katherine Brewster (Claire Daines) qui deviendra sa femme dans la futur, Connor est une cible tentante pour le T-X qui prend d’assaut le dépôt en semant des cadavres sur sa route.

Mais un autre Terminator, le T-850 (Arnold Schwarzenegger) envoyé par la Rébellion intervient pour aider Connor à combattre le T-X.

Commence alors une des poursuites en voiture les plus hallucinantes de l’histoire du cinéma ou le couple improvisé Brewster-Connor tente d’échapper à des voitures de police, à un camion de pompier et un immense camion-grue pilotés par le T-X tandis que le Terminator tente de couvrir leur fuite.

Après que le couple ait miraculeusement échappé au tueur cybernétique tout en dévastant tout un centre ville (!), l’histoire se pose et on comprend que Brewster est importante en tant que fille du général Brewster (David Andrews) qui pour échapper à un prétendu virus informatique attaquant les systèmes de défense de l’armée américaine, prendra la décision de brancher Skynet, le super ordinateur doté d’intelligence artificielle qui prendra le total contrôle des lanceurs nucléaires et déclenchera un holocauste à l’échelle de l’humanité.

John, Katherine et le T-850 tentent une course contre la montre désespérée pour débrancher Skynet avant qu’il ne déclenche la série d’explosions atomiques mais le T-X resurgit à chaque instant toujours plus agressif et puissant.

Après un affrontement titanesque riche en rebondissement, le T-850 parvient à vaincre le T-X  pourtant supérieur par une action kamikaze ou il fait exploser le générateur d’hydrogène implanté dans son corps.

Mais cet acte héroïque n’empêche pas l’holocauste déclenché par l‘ordinateur.

Par contre, John et Katherine croyant sous les conseils du Terminator être dans la salle de Skynet se retrouvent dans un abri nucléaire leur permettant d’échapper à la mort de lancer l’acte fondateur de l’entrée en guerre de la Rébellion.

En conclusion, bien que injustement sous coté en raison de l’abandon de la franchise par Cameron, « Terminator 3 : le soulèvement des machines » est un véritable petit bijou faisant honneur à la série.

Le dosage est parfait entre science fiction complexe mais abordable, scènes d’actions incroyables (courses poursuites motorisées, combats hallucinants entre terminators) avec l’habituelle pincée d’humour pour rendre parfois plus léger le personnage de brute cybernétique incarnée par Monsieur Muscles.

Que dire alors sur les acteurs ? Tout d’abord Schwarzenegger dont c’était la dernière pige avant de prendre ses fonctions de Gouvernator de la Californie, est toujours écrasant de présence physique à pourtant 56 ans.

Rendu sympathique depuis le deuxième opus ou il rejoint le camps des humains après les avoir initialement combattu, il incarne une machine redoutable mais déjà dépassée et devenue donc plus vulnérable, s’érigeant au rang de héros par son sacrifice essentiel pour la survie de l’espèce humaine.

Un mot aussi sur l’idée géniale d’avoir choisi une femme comme Terminator aussi belle que cruelle, incarné avec talent par Kristina Loken, beauté nordique à la plastique parfaite.

Tout contribue donc à ce que la version de Mostow relance brillamment une saga jusqu’alors quelque peu en sommeil.

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 21:38

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J’ai eu dans ma jeunesse un ami fan de Suicidal tendencies qui a longuement cherché à me convertir sans réel succès à la musique d’un groupe de thrash metal tendance fusion/punk que beaucoup considèrent comme culte.

Sorti en 1992, « The art of rebellion » est sans doute le dernier album des californiens à jouir d’une certaine aura avant un inéluctable déclin entamé par la suite, la mode des années 90 n’étant plus aux skaters affublé de pantalons flottants et de bandanas.

Avec sa pochette faussement provocante et franchement bidon, « The art of rebellion » débute avec « I can’t stop » long titre alambiqué symbolisant bien pour moi les forces et faiblesses de ce groupe : des riffs acérés et des solo flamboyant de la paire Rock George/Marck Clark, des refrains quelques fois prenant mais le tout sérieusement plombé par les parties en chant parlé d’un chanteur très médiocre à l’égo surdimensionné : Mike Muir.

Mou et sans punch, « Accept my sacrifice » peine à retenir l’attention, tandis que le groupe sombre dans le ridicule de la mièvrerie absolue sur « Nobody hears ».

L’infâme mixture se poursuit sur « Tap into the power » ou quelques riffs et solo classieux se perdent dans un océan de médiocrité et de miaulements pitoyables du chanteur.

Nouvelle plantade sur une tentative de ballade « Monopoly on sorrow ».

Suicidal tendencies semble souvenir qu’il est un groupe de metal sur le plus nerveux « We call this mutha revenge » doté d’un magnifique solo pour replonger dans une atroce mélasse sur le morceau d’après « I wasn’t meant to feel this asleep at the Wheel ».

Après tel choc, difficile de recoller les morceaux sur le pourtant véloce « Gotta kill captain stupid » surtout quand survient derrière le franchement médiocre « I’ll hate you better ».

Dans pareilles conditions on cherche vainement un peu d’air ou on hate d’abréger le supplice.

« Which way to free ? » et « It’s going down » sonnent de manière ridicule avec leur contraste entre les chœurs virils et les minauderies du chanteur.

Cet album pénible se termine enfin avec « Where’s the truth » tout aussi mauvais que les autres titres.

En conclusion, rarement un disque m‘aura autant irrité que cet « The art of rebellion » qui n’est ni une œuvre d’art ni une œuvre de rebellion et devrait se faire toute petit devant le tableau de la Joconde qu’il prétend mettre à mal.

Perdant ce qui faisait sa force et pouvait masquer le piètre niveau de son chanteur (?) , c’est-à-dire des tempos rapides, une grande puissance de feu, des riffs d’aciers et des solo de purs guitar-heroes, Suicidal se fourvoie dans un choix artistique consistant à ralentir la cadence et à vouloir mettre en avant de prétendues qualités mélodiques.

Le rideau se déchire donc et toutes les limites du groupe éclatent donc au grand jour.

Quand on place comme moi Rob Halford au pinacle des chanteurs de rock, on ne peut que trouver insupportable la voix de Mike Muir encore pire à mes oreilles que celle d’Anthony Kiedis des Red Hot Chili Peppers.

Quand on sait que Robert Trujillo a tenu la basse sur disque, cela aide à relativiser la réputation du musiciens qui rejoindra Metallica plus tard.

Un album donc franchement détestable qui ne me fera pas changer encore d’avis sur ce groupe très largement surestimé à mes yeux.

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 20:40

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Retour à des préoccupations plus hexagonales avec Hushpuppies, groupe de rock perpignano-parisien fondé en 2003.

Après un premier album remarqué en 2005, le quintet composé du chanteur Olivier Jourdan, du guitariste Cyrille Sudraud, du clavier Wilfried Jourdan et de la section rythmique Guillaume le Guen/Franck Pompidor récidive en 2007 avec « Silence is golden » à l’esthétisme soignée et vaguement érotique en sa pochette intérieure.

L’entrée en matière se fait en douceur avec « A trip to Vienna » qui accélère gentiment le tempo a mi parcours.

La suite se fait plus dynamique avec « Lost organ » et « Moloko sound club » au son de clavier vintage et aux attaques de guitares plus offensives.

« Bad taste and gold on the doors » développe une atmosphère lourde et enfiévrée avant un brusque ralentissement sur le trop doucereux « Love bandit ».

Après une longue introduction instrumentale, « Down, down, down » gagne en vitesse et en densité sur les refrains.

L’alternance entre couplets posés et refrains nerveux sur fond de grosses guitares est reproduite sur « Fiction in the facts ».

Malgré une mélodie sympathique, « Lunatic’s song » pêche par son manque d’impact tandis que « Hot shot » se montre plus accrocheur sur les refrains et les parties de guitares.

L’album se termine sur le même mode avec « Broken matador » qui monte gentiment en intensité après des débuts calmes et « Harmonium » qui se montre trop aérien.

En conclusion, pour une découverte « Silence is golden » ne m’a pas réellement emballé.

Le style du groupe est soigné, raffiné, vintage, très années 60 avec un clavier présent, de belles harmonies et des parties de guitares parfois plus appuyées.

Mais passée la prise de contact initiale, une certaine monotonie s’installe irrémédiablement.

Les compositions s’enchainent, semblant être toutes clonées les unes par rapport aux autres.

A aucun moment, Hushpuppies ne semble prendre de risques et sortir des sentiers battus.

Comme symbole de ce coté élève appliqué sans véritable génie, la voix de Olivier Jourdan, agréable mais sans réelle particularité ni saveur.

Hushpuppies ne passera donc pas pour moi le cap du groupe gentiment sympathique par son coté vintage.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 19:45

moore.jpg2

 

 

Bonne idée a priori de la part de DC comics de publier en 2005 « L’univers des super héros DC par Alan Moore » tant le génial scénariste britannique est responsable de classiques comme « Watchmen », « V pour Vendetta » ou « Swamp Thing ».

Dans les faits, l’ouvrage contient un patchwork de quelques épisodes forts des années 80 scénarisés par le gourou du monde des super héros.

A tout seigneur, tout honneur le premier d’entre eux est consacré à Superman avec Curt Swan au dessin.

Dans cette histoire aux forts relents de fin du monde, Lois Lane remariée avec un homme ordinaire raconte à un journaliste la fin de son ex chéri super héros obligé de combattre en Antarctique une fusion de ses deux plus terribles ennemis le robot Brainiac et le génie du mal Lex Luthor.

Brainiac ayant colonisé le corps de Luthor manipule le ridicule Kryptonite-man pour tenter de tuer son adversaire de toujours.

Mais Superman reçoit l’aide de ses amis (Batman, Wonder woman, Captain Marvel ) ou le chien Krypto qui se sacrifie pour tuer Kryptonite-man.

Brainiac et Luthor définitivement éliminés, Superman s’aperçoit que son réel ennemi est le sorcier Mxyzptlk mais disparait après l’avoir vaincu.

Sous la plumme de Dave Gibbons, Moore décrit une aventure très intéressante ou un conquérant de l’espace appelé Mogul paralyse Superman en utilisant une plante parasite plongeant ses victimes dans un état de rêve permanent.

Secouru par un trio de choc composé de Batman-Robin et Wonder woman qui n‘hésitent pas à affronter un ennemi à la force colossale, Superman parvient à se libérer de l’emprise de la plante et engage un combat de titan face à Mogul.

C’est finalement Robin qui trouve la clé en usant des gants manipulateurs de Mogul pour retourner la plante contre lui.

Plongé à son tour dans des rêves de conquêtes sans fin, le conquérant de l’espace tombe à son tour en catalepsie.

Avec Rick Veitch, Moore provoque la rencontre entre Superman et son héros fétiche Swamp Thing seul capable de l’aider par sa connexion avec le monde végétal à combattre l’infection mortelle que provoque en lui l’arrivée d’un champignon de l’espace.

Malgré un coté Franck Miller sur les dessins de Klaus Janson, le petit épisode consacré à Green Arrow luttant contre un criminel archer d‘élite comme lui, ne dépasse pas le cadre de l’anecdotique.

Renouant sa collaboration avec Gibbons puis Kevin O‘neill, Moore s’attaque ensuite à l’histoire des Green lantern, en envoyant Abin Sabur, le prédécesseur de Hal Jordan qui dut pour sauver un enfant dont le vaisseau spatial, aller sur la planète d’Ysmault ou étaient détenues en captivité des créatures maléfiques capable de prédire l’avenir et notamment la mort de Sabur et la fin du corps des Green lantern.

Très à l’aise dans cette atmosphère fantastique et surnaturelle, Moore offre avec Bill Willimgham un petit dessert avec l’échec du recrutement d’un gardien aveugle avec qui il est impossible de communiquer.

Le dernier épisode consacré à Batman avec George Freeman aux crayons, met à l’honneur son ennemi Gueule d’argile, criminel défiguré vivant dans l’obsession de son ex femme morte qu’il croit reconnaitre dans les mannequins en celluloïds d’un magasin de vêtements.

En conclusion, « L’univers des super héros DC par Alan Moore » est d’un niveau global assez faibles.

Mis à part le choc avec Mogul, les aventures de Superman sont peu intéressantes, la première flirtant à mon sens parfois avec le ridicule avec ses personnages aux noms ridicules (Kryptonite-man, Mxyzptlk).

Pas à grand-chose à dire sur les pales exploits de Green Arrow, de toute façon comme pour Œil de faucon, je suis assez rétif au concept du super héros archer.

Que reste il alors ? Des dessins irréprochables de pratiquement tous les artistes véritablement surdoués, l’univers presque Lovecraftien des aventures des Green lantern aux prises avec des créatures monstrueuses et le dernier volet impressionnant consacré à un ennemi particulièrement atteint psychologiquement de Batman.

Ceci suffit tout juste à arracher une mention correcte à cet ouvrage assez hétérogène et dispensable.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 18:12

luke_cage.jpg3

 

 

Après Daredevil place à Luke Cage dans la collection Marvel noir parue en 2009.

Le principe est ici toujours identique, revisiter les origines d’un héros des années 60-70 en les plaçant dans une ambiance de polar des années 30.

Avec Cage alias Power man, l’un des premiers héros noir de Marvel crée en 1972,  les scénaristes Mike Benson et Adam Glass disposaient d’un sujet en or.

L’homme a en effet une forte personnalité, des pouvoirs intéressants (super force, invulnérabilité importantes) et incarne le héros afro américain type pret  à se battre pour défendre la fierté de sa communauté dans la rue.

Benson et Glass exploitèrent le sujet en créant « Luke Cage : clair de lune sur Harlem » avec Shawn Martinbrough aux dessins.

Nous sommes ici dans le Harlem des années 30, celui des artistes mais aussi des redoutables gangs.

Après dix ans passés en prison pour avoir frappé un policier blanc et avoir servi de cobaye pour des expérimentations faisant de lui ce qu‘il est à présent, Luke Cage retrouve un quartier qu’il ne reconnait plus.

Son ami d’enfance Stryker est devenu le gangster le plus puissant du quartier et sa  girl friend Joséphine Ball est morte dans un incendie.

Un peu perdu, Cage se voit proposé de travailler pour Banticoff un riche blanc, dont la femme a été assassinée à Harlem.

Fidèle à sa réputation de héros à louer, Cage accepte et se lance dans une ténébreuse enquête ou il ne tardera pas à tomber sur son vieil ennemi Tombstone, noir albinos  à la peau presque aussi dure que la sienne.

Alors après avoir échappé à un piège organisé par des flics ripoux en cheville avec Tombstone, Cage va commencer à se méfier de son employeur et réaliser que celui-ci l’a engagé pour lui faire porter le chapeau de la mort de sa femme.

Il va également retrouver Joséphine, vivante mais défigurée au couteau par Tombstone sur ordre de Stryker.

Ivre de vengeance Cage met le feu à l’immeuble de son ancien ami et le laisse à son tour défiguré par les flammes.

Mais Stryker, Tombstone, le policier ripoux  et Banticoff s’unissent pour kidnapper le fils que Cage a eu avec Joséphine.

Le héros de Harlem est alors forcé d’éliminer ses rivaux un par un et termine par le cerveau de l’histoire, Banticoff, ex GI noir américain revenu de la première guerre mondiale en se faisant blanchir le peau pour séduire et épouser une femme blanche riche qui aura le malheure de tomber enceinte ce qui le conduira à l’assassiner.

 

Après avoir triomphé de ses ennemis, Cage honorera avec joie son mythe d'homme noir invincible qui donnera du baume au coeur de la communauté afro-américaine.

 

En conclusion, « Luke Cage, clair de lune à Harlem » est une solide histoire écrite dans la plus parfaite tonalité des polars glauques et sordides de la série noire.

Benson et Glass nouent une intrigue retorse ou le héros désabusé s’embourbe davantage à chaque pas.

Bien entendu dans cet univers de gangsters noirs, la violence est extrême et les morts nombreux sans toutefois atteindre le niveau d’hémoglobine d’un Wolverine.

Le style élégant et sombre de Martinbrough parvient à recréer un Harlem des années 30 glauque à souhait ou Cage archétype du héros solitaire, fier, viril et macho évolue sur fond de racisme envers la communauté noire.

Nous ne sommes donc pas en présence d’un chef d’œuvre mais devant une commande bien honorée par des artistes de talent.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 17:22

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On continue avec les aventures du vengeur doré sur , « Iron-man, l’intégrale, 1968 » avec la prise de pouvoir définitive d’Archie Goodwin au scénario sur des dessins de George Tuska, Johnny Craig et Gene Colan.

L’intégrale commence par la conclusion de l’histoire précédent ou Iron-man se sort sans trop d’encombre des griffes de l’A.I.M organisation terroriste commandée par le savant fou Mordius qui désirait mettre la main sur les secrets de son armure.

Mais au cours du naufrage du bateau de la Maggia, l’agent du S.H.I.E.LD Stiwell chargé d’assurer la sécurité de Tony Stark noue contact avec une jolie brune nommée Whitney Frost qui s’avèrera sous des dehors avenants être le leader de l’organisation mafieuse cherchant à infiltrer Stark Industries.

Dés lors, le brave mais naïf Stiwell aveuglé par ses sentiments sera manipulé comme pion pour atteindre Stark.

Dans les aventures suivantes, Iron-man affronte un énième (mais coriace) robot appelé le Démolisseur.

Cord, le savant fou qui l’a crée se rend compte de son erreur quand Iron-man s’interpose pour sauver sa propre fille et se sacrifie pour permettre la défait de son robot.

Puis Stark est de nouveau victime de problèmes cardiaques et doit disparaitre de la circulation.

Désespéré il appelle son ami Happy Hogan pour l’aider à lui confectionner une armure encore plus performante capable de stimuler efficacement son cœur déficient.

Mais lors des manipulations Happy est encore une fois exposé au rayons de cobalt et de transforme en monstre.

Iron-man intervient et parvient à inverser le processus tout en ménageant son ami.

L’épisode suivant est plus intéressant puisqu’il marque le retour d’un vieil ennemi russe d’Iron-man, la Licorne dont les pouvoirs ont été augmenté à la suite d’un traitement qui le tue à petit feu.

Rendu fou par le désespoir, la Licorne se rebelle contre ses maitres soviétiques puis prend d’assaut un congrès de scientifiques américain dans l’espoir de trouver un remède au mal qui le ronge.

Présent au congrès, Stark se change en Iron-man et parvient après une lutte au couteau à désactiver l’équipement électronique de son adversaire ce qui lui fait perdre les pédales et l’amène à se jeter dans une eau glacée.

Puis Iron-man est précipité dans le futur du XXIV iéme siècle ou il parvient à désactiver Cérébrus un super ordinateur qu’il aurait lui-même crée et qui aurait par la suite pris le contrôle de la planète terre.

Après avoir une nouvelle fois vaincu le grotesque Crusher caricatural criminel sud américain ivre de revanche, Iron-man a maille à partir avec le Gladiateur qui travaillant pour le compte de la Maggia prend en otage les amis de Stark.

Avec une armure aux capacités augmentées notamment des disqueuses capables d‘entamer la cuirasse d‘Iron-man, le Gladiateur jusqu’alors adversaires de la classe du plus modeste Daredevil, parvient par une suite de malentendu à donner assez de fil à retordre à son adversaire pour que Whitney Frost et son équipe pénètre dans l’usine de Stark.

Mais l’intervention courageuse de Stiwell ajoutée au subit retournement du Gladiateur trop sur de lui contre Frost permettent à Iron-man de reprendre la situation en main malgré la déception amoureuse de Stiwell trompé par ses sentiments et incapable d’arrêter Miss Frost.

Enfin en bonus on notera un épisode de 1998 écrit par Kurt Busiek et dessiné par Patrick Zircher revisitant le mythe de la naissance d’Iron-man, avec la prise d’otage vietnamienne faisant passer le play boy doué mais insouciant qu’était Tony Stark au statut d’industriel responsable et de super héros en armure.

En conclusion, « Iron-man, l’intégrale, 1968 »  est d’un bien piètre niveau.

Si avec Goodwin l’anti communisme primaire des débuts s’estompe peu à peu, l’inspiration fait du surplace reprenant au mieux des idées déjà exploitées précédemment comme l’attaque d’un gros robot ou la ridicule transformation de Happy en monstre de Frankenstein.

Mis à part la Licorne rendu pathétique par sa maladie et l’amusante variation d’un Iron-man combattant un ordinateur du futur qui montre que la SF des années 60 avait déjà exploité ce thème, les aventures du vengeur doré et de son alter égo Tony Stark n’ont ici pas grand intérêt.

Et ce n’est pas le surgonflé Gladiateur profitant d’une inconcevable série de malchances et de dysfonctionnements qui pourra prétendre rehausser le niveau.

Certes le dernier épisodes au graphisme superbe de Zircher sauve un peu les meubles mais tout ceci demeure d’un niveau bien médiocre.

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