Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 11:50

soupe_choux.jpg3

 

« La soupe aux choux » de Jean Girault est l’avant dernier film de Louis de Funès.

A l’époque de la sortie du film (1981), je me souviens des voitures publicitaires circulant dans Paris avec de grandes affiches du film.

L’histoire basé sur un roman de René Fallet, est des plus loufoques, deux vieux paysans d’un village du centre de la France (Allier), le Glaude (Louis de Funès) et le Bombé (Jean Carmet) vivent en marge du village.

Refusant toute modernité et malgré une santé vacillante, les deux vieux soignent leur spleen en buvant des quantités invraisemblables d’alcool, tout particulièrement de vin qu’ils consomment à coups de « canons » envoyés à toute heure de la journée.

Un soir de beuverie, le Glaude et le Bombé font un concours de pets à la pleine lune ce qui a pour effet de provoquer la venue d’un extra terrestre (Jacques Villeret) en soucoupe volante.

L’extra terrestre habillé d’un costume ridicule s’exprime par cris de dindon et paralyse à coups de rayons le Bombé  qui était trop agité.

Il sympathise avec le Glaude qui lui fait gouter se fameuse soupe aux choux.

Séduit par le breuvage, l’extra terrestre que le Glaude appelle la Denrée, repart sur sa planète avec quelques réserves.

L’incident provoque quelques remous dans le Bourdonnais mais personne ne croit le Bombé quand il raconte à tout le monde qu’il a vu un extra terrestre.

Devenu la risée de tous, le Bombé déjà passablement déprimé envisage de se suicider.

Son ami le pousse à se ressaisir et l’empêche in extremis de passer à l’acte.

Mais la Denrée revient subitement sur terre et après avoir à nouveau paralysé le Bombé, révèle au Glaude qu’il a appris le patois français campagnard, qu’il peut vivre 200 ans sans vieillir et que les autorités de sa planète Oxo ont décidé d’examiner avec suspicion sa fameuse soupe aux choux en raison de sa dangerosité présumée pour leurs habitudes alimentaires essentiellement minérales.

Le courant passe de mieux en mieux entre Glaude et la Denrée et une véritable relation de confiance s’établit.

Le Glaude donne un écu d’or à son ami en plus d’un nouvel échantillon de soupe et lui ouvre son cœur en lui décrivant sa peine depuis que sa femme Francine décédée il y a peu l’a laissé dans la solitude.

Après le départ de la Denrée, le Glaude a l’incroyable surprise de voir que sa femme Francine a été ressuscitée par la science de Oxo, mais à l’age de 20 ans (Christine Dejoux).

Jeune et sublime, Francine se retrouve en décalage avec son mari le Glaude qui a lui 70 ans.

Elle décide alors de vivre tout ce qu’elle n’a pas pu vivre à la campagne et mène une vie indépendante à Paris ou elle va suivre un beau jeune motard.

Le Glaude a le cœur brisé mais doit se rendre à l’évidence.

Beau joueur, il donne sa liberté à Francine et lui souhaite d’être parfaitement heureuse.

Pour lui et son ami, les choses se gâtent néanmoins quand le maire du village, avide d’expansion économique, décide de racheter les terrains aux alentours pour construire un parc d’attractions.

Les deux vieux résistent mais sont intégrés au parc.

Engrillagés, il sont nourris de cacahouètes par un public jeune et cruel.

Mais la solution surgit avec un nouveau retour de la Denrée qui a multiplié les réserves d’or de Glaude faisant de lui un homme riche.

Il propose aux deux amis de partir sur Oxo pour y vivre une vie de 200 ans en toute quiétude en transplantant leur environnement (maison, jardin) avec lui.

Après quelques hésitations les deux vieux acceptent et laissent sans regret leur vie finissante sur la planète terre.

Homme bienveillant jusqu’à la fin, le Glaude envoie toutes ses richesses à Francine avant de partir afin de contribuer à son bonheur.

En conclusion, sous des dehors de farce bouffonne et grivoise «  La soupe aux choux » se révèle au fil du temps un film beaucoup plus fin et touchant qu’il n’y parait.

Avec ses formidables acteurs, Giraud traite de la vieillesse et de la solitude dans les campagnes françaises se transformant au début des années 80.

La complicité entre De Funès et Carmet est évidente et les deux amis composent un couple particulièrement touchant.

L’aspect science fiction est bien entendu surtout traité sous l’angle comique avec un Jacques Villeret plus impayable que jamais dans un rôle complètement décalé.

De mon coté, j’ai assez peu ri devant l’humour rabelaisien du film mais ait été plus touché par la justesse des acteurs et le message poétique délivré.

Repost 0
Published by Seth - dans Humour
commenter cet article
4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 23:40

Morrison_hotel.jpg3

 

 

Il me fallait pour tout à fait exhaustif sur la carrière discographique studio de The doors terminer avec « Morrison hôtel » avant dernier album sorti en 1970.

Avec sa jolie pochette évoquant une agréable ambiance de bar/hotel roots, « Morrison hotel » débute par « Roadhouse blues » un blues-rock fiévreux franchement emballant propre à porter un auditoire à incandescence.

Plus discret et nuancé, « Waiting for the sun » fonctionne pourtant à merveille en raison de ses qualités mélodiques mettant formidablement en valeur la voix de Jim Morrison.

On accélère le tempo avec « You make me real » court, fun et enlevé puis « Peace frog » à la dynamique aussi plaisante que nerveuse.

Le groupe montre qu’il excelle également dans un registre plus lent et hypnotique sur « Blue sunday » .

Ensuite malgré le cachet de l’orgue de Ray Manzarek et l’inimitable qualité du timbre de Morrison,  « Ship of fools », « Land of ho » , « The spy » et « Queen of the highway » finissent par ronronner gentiment en introduisant une certaine lassitude.

Mais The doors  se ressaisie, côtoie à nouveau l’excellence sur le splendide « Indian summer » à l’atmosphère planante et clôt l’album en beauté en faisant à nouveau groover le blues avec « Maggie M’Gill ».

En conclusion, nettement plus réussi que « The soft parade » et moins flamboyant que « LA woman » , « Morrison hotel » recèle néanmoins quelques pépites dignes d’intérêt placées pour la plupart en son début.

The doors maitrise son art et délivre son habituelle recette de rock teintée de blues et de psychédélisme.

Bien entendu la voix de Morrison puissante, chaude et sensuelle reste pour beaucoup dans le pouvoir hypnotique de la musique mais la qualité des autres musiciens notamment le clavier de Manzarek ou la guitare de Robby Krieger joue également un rôle prépondérant dans la construction du son des américains.

Pour toutes ses nombreuses qualités « Morrison hotel » constitue donc une valeur sure pour l’amateur de rock classieux.

Repost 0
Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 20:41

Soldier.jpg2

 

 

Etant fan d’Iggy Pop, je ne rechigne pas à plonger dans ce que j’appelle le ventre mou de sa carrière à savoir les années 80 avec des choix artistiques souvent peu inspirés.

Inaugurant cette décennie maudite, « Soldier » sort en 1980 avec comme musiciens principaux Ivan Kral à la guitare, Glen Matlock à la basse, Klaus Kruger à la batterie et Barry Andrews aux claviers.

Avec son titre et sa pochette improbables montrant un chanteur filiforme et exsangue, comme en recherche de souffle, « Soldier » débute franchement mal par « Loco mosquito » , titre foutraque desservi par un horrible son de clavier de fête foraine.

La suite est certes plus posée avec « Ambition » mais manque tout de même d’énergie communicative.

Ceci est corrigé sur « Knocking em down (in the city) » en raison d’une dynamique plus soutenue, d’un jeu de guitare plus présent et de refrains plus incisifs.

L’iguane semble reprendre du poil de la bête avec « Play it safe » rengonflé par les chœurs de Bowie et des Simple minds.

Retour à plus de calme avec le mollasson « Get up and get out » et le plus hypnotique « Mr Dynamite » tous deux parasités par des parties de saxophone inutiles.

Le terne « Dog food » est trahi par un manque criant de punch et ce n’est pas non plus la voix rauque du rocker qui suffit pour masquer le manque d’inspiration de « I need more ».

Dans la dernière ligne droite, les choses s’améliorent légèrement avec « Take care of me » très influencé par la patte de David Bowie, « I’m a conservative » un tantinet plus rapide et énergique mais surtout le final « I snub you » sale, agressif et violent comme un punk privé de sa dose de dope.

En conclusion, « Soldier » porte assez mal son nom et est assez loin d’une invincible machine de guerre.

Les compositions sont assez pauvres, la production médiocre et la faiblesse des musiciens accompagnant Iggy criante.

Malgré la voix d’Iggy toujours plaisante, on ne trouve pas non plus de grand tube venant sur une ou deux surprises changer la donne et arracher un peu d’indulgence.

« Soldier » ne pousse ni trop dans la mélodie pop, ni ne prône un retour au sources punk, mais déploie un rock timide, emprunté, sans grande envergure qui sied assez mal à un artiste du calibre du godfather of punk.

Mis à part donc quelques brefs sursauts, un album parfaitement dispensable dans la discographie d’Iggy.

Repost 0
Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 22:40

clovis.jpg4

 

 

Poursuite de la découverte de l’histoire de France avec « Clovis » de Michel Rouche.

Le volumineux ouvrage de l’historien prend place lors de la déchéance de l’Empire romain, divisé en Empire d’occident et d’Orient depuis la mort de Théodose en 395.

A cette époque, l’Empire romain miné par les grandes invasions des Wisigoths et Ostrogoths, est obligé de faire des concessions après ses lourdes défaites militaires et entretient des relations complexes avec ces barbares qu’il craint mais à qui il donne le statut de fédérés pour s’assurer de leur fidélité.

Ainsi, Rome tombe aux mains de Goths, les Vandales s’installent en Afrique du Nord et  l’empereur Honorius retranché à Ravenne, donne aux Wisigoths l’Aquitaine alors qu’ils étaient déjà e, Espagne.

C’est la fin de l’Empire romain d’Occident et seul l’Empire romain d’Orient reste puissant sous le règne de Théodose.

L’Empire romain déjà christianisé depuis Constantin essuie cependant une crise avec la montée de l’Arianisme, religion chrétienne niant la Sainte Trinité et la divinité de Jésus-Christ.

Supérieurs en nombre et majoritairement arianistes, les barbares sont souvent enrôlés en raison de leurs aptitudes guerrières comme auxiliaires dans l’armée romaine ou ils prennent une place toujours  plus dominante.

En contre partie les barbares s’imprègnent de la culture romaine et adoptent bon nombre de leurs lois tout en conservant leur propre système basé sur la puissance du roi ayant fait ses preuves à la guerre et des multiples remariages entre clans permettant de conserver une lignée prestigieuse et donc le pouvoir.

L’invasion des Huns au début du Viéme siècle déclenche d’importants flux migratoires des populations fuyant les invincibles conquérants asiatiques.

Romains et Goths font alliance contre leur ennemi commun et parviennent à le vaincre au cours de la célèbre bataille des champs Catalauniques en 451 après JC.

A cette époque Clovis est un petit roi des Francs Saliens, peuplade germanique vivant sur la rive droite du Rhin.

Comme chacun des rois de cette époque, il doit livrer bataille à ses voisins Thuringiens ou Alamans ou conclure des alliance par mariage pour ne pas disparaitre.

C’est ainsi qu’il épouse Clotilde la fille du roi Burgonde Chilperic II, ce qui lui permet de construire une alliance solide avec un peuple puissant en Gaule.

Sous l’impulsion de sa femme mais également de Geneviève, mystique religieuse parisienne adepte de Saint Martin, prônant une pratique de la religion chrétienne plus proche des préoccupations du peuple, Clovis va compenser sa faiblesse miltaire par une politique habile utilisant la religion chrétienne pour se rapprocher de l’Empire romain d’Orient.

Suite à la victoire de Tolbiac, il se convertit officiellement au christianisme en se faisant baptiser à Reims en 498.

Theodoric le puissant roi des Ostrogoths qui règne sur l’Italie et a tissé un jeu complexe d’alliance par des mariages visant à stabiliser son royaume, devient alors le principal rival de Clovis.

Après avoir également fait des concessions aux Armoricains en échange de cavaliers lourds capable de rivaliser avec ses rivaux Goths, Clovis profite de la protection de l’Empereur d’Orient Anastase qui tient en respect les troupes Ostrogoths et Vandales et réussit alors une spectaculaire percée vers lle Sud-Ouest en tuant le général romain félon Syagrius et le roi des Wisigoths, Alaric II.

Prudent, il se retire vers le nord de la Gaule et affermit son royaume en se faisant nommer consul et pratrice par Anastase.

Les principales décisions de Clovis sont de faire massacrer quasiment toute sa famille, d’opter pour une vie monogame mais surtout d’imposer la loi Salique pour mettre fins aux faides sortes d‘éternelles vendetta nordiques, puis de modifier le bréviaire d’Alaric reprenant le code Théodosien pour interdire les mariages consanguins permettant aux oncles  ou cousins de prendre le pouvoir.

Il prend aussi soin d’établir de bonnes relations avec les évêques en se soumettant à la puissance du Pape, en exonérant d’impôts les possessions de l’église.

Après sa mort, sa femme Clotilde fit tout pour conserver son œuvre mais ses fils rétablirent les anciennes coutumes germaniques avec  la clé sanglantes vendettas et polygamie.

En conclusion, « Clovis » est un livre historique dense et difficile permettant de mieux comprendre l’avènement d’un petit roi germain réputé fondateur de la France par ses victoires militaires, sa romanisation et par sa conversion au catholicisme.

On voit que le personnage de Clovis est donc très symbolique et on ne peut être qu’étonné par la surprenante ascension d’un homme habile réussissant à se frayer un chemin entre empire romain certes déclinant mais toujours incroyablement influent et empire goth régnant par la guerre, le meurtre et l’adoption d’une religion controversée.

Comme le prouve l’épisode connu du vase de Soissons ou le massacre impitoyable de sa propre famille, Clovis n’était sans doute pas un enfant de chœur mais il accomplit une remarquable tentative de stabilisation du royaume des Francs, en utilisant à merveilles les outils qui étaient à sa disposition (législation romaine, religion chrétienne).

J’ai également apprécié de mieux connaitre les relations complexe entre les peuples barbares s’affrontant en permanence pour accroitre leur territoire avec en arrière plan l’Empire romain d’Orient tentant de les manipuler.

Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 10:14

Asylum.jpg2

 

 

Sorti en 1985, « Asylum » de Kiss appartient à cette période relativement méconnue d’une quinzaine d’années tout de même ou le groupe se produisait sans le spectaculaire maquillage qui avait fait sa renommée.

Du coté du personnel, la valse des guitaristes continue et c’est à présent Bruce Kulick qui remplace l’éphémère Mark Saint John au poste de deuxième lame derrière l’inamovible Paul Stanley.

Performance notable, l’homme restera tout de même treize ans au sein de la formation avant le retour du grand Ace Frehley en 1998.

Avec sa pochette un peu cheap, « Asylum » débute par un morceau rapide, puissant et terriblement séduisant « King of the moutain ».

Le ton très heavy metal se prolonge avec « Any way you slice it » et « Who wants to be lonely » placés en force à coups de gros refrains.

Une certaine linéarité s’installe avec « Trial by fire » et « I’m alive » un cran en dessous de leurs  prédécesseurs.

Les compositions sont certes rapides et puissantes mais déroulées en force sans la traditionnelle accroche mélodique qui fit le succès de Kiss tel ce « Love’s a Deadly weapon » riches en tempo échevelés et en solo démonstratifs.

Une touche mélodique est enfin apportée sur le très bon « Tears are falling » sur lequel Stanley peut enfin poser sa voix s’appuyant sur des chœurs enivrants.

Le contraste avec « Secretly cruel » qui pioche laborieusement son hard plombé n’en est que plus marquant.

L’album se termine dans la même lignée avec un « Radar for love » mid tempo lourd aux refrains poussifs et « Uh! All night » encore plus faible et inconsistant.

En conclusion, « Asylum » montre de manière assez surprenante un groupe tentant de se caler sur les standards du moment, à savoir un heavy metal de grosse cylindrée, puissant, carré, efficace tel que popularisé par Judas priest.

Kiss se met donc au body building, passe plusieurs heures sur les bancs de musculation et gonfle ses muscles jusqu’à l’éclatement.

L’apport de Kulick est indéniable et le talentueux guitariste place un nombre impressionnant de solo dans des exercices la plupart du temps assez vains.

Le résultat est donc mitigé, avec un approche plus heavy pas désagréable mais manquant de la finesse ou du caractère touchant du meilleur de la musique des américains.

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 19:11

nuit_encre.jpg1

 

 

Plongée dans la préhistoire des comic books avec l’un des tous premiers du genre, The spirit crée en 1940 par Will Eisner.

Les premiers épisodes de ce super héros de la classe moyenne américaine sans réel super pouvoirs sont regroupés dans le volume « The spirit, nuits d’encre » paru dans les années 70 chez les Humanoïdes associés.

Dans un style primitif en noir et blanc, Eisner dépeint comme un détective privé du nom de Denny Colt ayant survécu à la mort en étant aspergé par un produit chimique crée par son ennemi le Docteur Cobra, prit l’identité de The spirit pour devenir un justicier masqué traquant les criminels américains dans des villes fictives.

Bel homme, athlétique, The spirit aide son ami le commissaire Dolan pour arrêter les gangsters évoluant dans une ambiance de polar assez sombre et violente pour l’époque.

Bien que privé de super pouvoirs, The spirit semble avoir le don d’échapper à toutes les tentatives d’assassinats contre sa personne comme celle du tueur Joe Daws ou du mystérieux Octopus dont on ne voit jamais le visage.

Il tombe parfois également sous le charme de personnages plus féminins comme la fille de satin, qu’il finira par protéger malgré son passé de tueuse.

La sulfureuse tueuse reine noire n’entrera pas du reste dans la catégorie des femmes à protéger et demeurera une dangereuse criminelle.

Assez original, le dernier épisode voit The spirit jouer avec les nerfs d’un employé de banque malhonnête qui a chercher à l‘éliminer avant de le livrer à la police.

En conclusion, « The spirit, nuits d’encre » est à mes yeux un vestige de la bande dessinée américaine et n’a de valeur que de part son aspect historique.

Les intrigues sont d’une simplicité inouïe et le personnage principal est un héros sans pouvoirs dont on se demande par quel miracle, il n’est pas rapidement flingué par les gangsters surarmés.

Restent ensuite le ton polar des années 40, une ambiance de danger et de crime nocturnes dans les bas fonds des grandes villes américaines comme le quartier du Bronx dont était issu Eisner et qui lui servit durant toute  sa vie de source d’inspiration.

Mais malgré le respect d'usage pour ce grand père du comics, The spirit demeure un peu daté pour rivaliser avec les créations plus modernes.

 

A noter pour les fans du genre, un filme réalisé en 2008 par Frank Miller en personne.

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 15:09

hellboy_rencontres.jpg2

 

 

Malgré quelques réserves sur le personnage d’Hellboy, j’ai tout de même poursuivi mes découvertes du personnage crée par Mike Mignola.

Sorti en 2007, « Hellboy, rencontres » voit Mignola s’acoquiner avec James Robinson (scenario) et Scott Benefiel (dessins) pour provoquer la rencontre de son personnage fétiche avec Batman et Ghost, deux autres super héros évoluant dans un univers aussi sombre.

L’épisode avec Batman voit les deux héros s’unir pour rechercher Ted Knight, ancien super héros (Starman) devenu un vieux scientifique enlevé par des criminels nazis pour qu’il crée une machine capable de drainer l’énergie cosmique pour réveiller un dieu monstrueux inspiré du folklore de Lovecraft.

Mais Batman retenu par une nouvelle exaction du Joker, ne participera à la fin de la traque menant jusqu’en Amérique du Sud, laissant Hellboy aidé de Jack le fils de Knight, lui-même doté du bâton cosmique démanteler les plans des nazis.

Dans la seconde aventure, Hellboy est enlevé dans une autre dimension par Ghost, mystérieuse femme fantôme au corps immatériel parce que un mystérieux sorcier masqué lui a dit que la main du héros cornu contenait la réponse aux questions qu’elles se posaient sur ses origines.

Bon prince, Hellboy aide Ghost à vaincre un monstre de pierre afin que celle-ci ne s’aperçoive qu’elle a été manipulée par la sorcier pour récupérer la main en pierre du super héros et de déchainer les forces du diable sur la terre.

Ghost parvient à libérer Hellboy des griffes de son tortionnaire, qui met à jour la vraie nature du sorcier, en réalité un jeune médium assassiné cinquante ans plus tôt dans un règlement de compte entre maffieux.

Devenu vulnérable sans son masque magique, le jeune homme est abattu par Ghost qui refuse pourtant fièrement l’aide d’Hellboy pour en savoir plus sur son passé.

En conclusion, « Hellboy, rencontres » est somme toute assez minimaliste.

La première rencontre avec Batman est bâclée et assez décevante avec une nouvelle fois un obscur ordre secret de néo nazis férus de surnaturel en guise de punching balls.

La seconde avec Ghost est un peu plus intéressante car plus énigmatique et surnaturelle.

Le style de Benefiel plus dynamique et moderne que celui de Mignola constitue également un plus.

Malgré donc l’attrait que pouvait présenter la rencontre d’Hellboy avec d’autres super héros, force est de reconnaitre que le soufflet retombe et que le résultat est encore une nouvelle une déception.

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 14:25

american_psycho.jpg4

 

 

Adapté du remarquable best seller de Brett Easton Ellis, « American psycho » un film de Marry Harron réalisé en 2000.

L’histoire suit fidèlement celle du roman et raconte la vie tumultueuse de Patrick Bateman (Christian Bale) jeune golden boy de la finance dans le Wall Street des années 80, qui cède peu à peu à ses pulsions pour devenir un tueur en série.

Pourtant Bateman incarne en principe toute l’Amérique qui gagne, il est jeune, riche, beau, prend extrêmement soin de son apparence en pratiquant l’exercice physique, en mangeant léger, en soignant sa peau et son bronzage.

Il traine avec ses amis golden boys, jeunes types friqués aussi puants et superficiels que lui de restaurants branchés en boites de nuit VIP ou la cocaïne se sniffe dans les toilettes.

Il a également une vie sexuelle intense, plusieurs petites amies très libérées sexuellement, qui se droguent régulièrement.

Un soir, la vie de Bateman bascule lorsqu’il tue un sans domicile fixe dans une ruelle sombre.

Il y prend plaisir et continue sur des prostituées appâtées par la promesses de gains alléchants.

L’homme se met en scène, filme ses ébats et ses massacres.

Mais Bateman commet une première erreur en tuant son collègue mais néanmoins rival Paul Allen (Jared Leto) à coups de hache.

Bien entendu la disparition de Allen intrigue et Kimball (William Dafoe) un détective privé ne tarde pas à lui poser des questions embarrassantes et à tourner autour de lui comme un chat avec sa proie.

Incapable de refreiner ses pulsions, Bateman continue ses tueries, la plus spectaculaire étant celle de la  prostituée Evelyne (Reese Whiterspoon) tuée par une tronçonneuse lancée des escaliers alors qu’elle tentait de prendre la fuite.

Surpris par la police alors qu’il vient de tuer une vieille femme qui s’indignait de le voir tenter d’introduire un chat dans un distributeur de billets, Bateman devient fou, tire sur les policiers et tue la plupart des employés de son bureau.

Personne ne semble croire à sa folie, ni à ses aveux, que ce soit son avocat ou sa timide secrétaire Jean (Chloé Sevigny).

Perturbé, Bateman s’aperçoit que les gens le prennent pour un autre et comme dans le livre le spectateur se prend à douter de l’authenticité des meurtres commis.

En conclusion, « American psycho » parvient à restituer fidèlement l’atmosphère complètement folle de son livre.

Christian Bale est comme à son habitude ahurissant d’interprétation dans le rôle de ce jeune type arrogant plein aux as basculant dans le crime.

Le film est surtout intéressant par sa description du monde décomplexé de la finance, avec ces gens vides et mondains qui croient dominer le monde.

La critique du matérialisme et le dégout du monde de l’argent apparaissent et les scènes croustillantes abondent comme lorsque les golden boys comparent leurs coupes de cheveux, leurs fringues, leurs cartes de visite ou lorsque Bateman fait l’apologie de la  pop des années 80 de Génésis ou de Whitney Houston.

Les allusions à Hitchcock se font sentir dans la schizophrénie du personnage principal, dont le nom ressemble d’ailleurs de manière frappante à celui de Norman Bates dans Psychose.

Bien entendu avec un tel sujet, le sexe et la violence ne peuvent être que présents mais ils sont plus suggérés que parfaitement montrés notamment dans les scènes de torture.

Orignal, habile et puissant « American psycho » peut donc être considéré comme une très bonne adaptation d’un très bon livre.

Repost 0
Published by Seth - dans Horreur
commenter cet article
31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 12:42

3_femmes.jpg2

 

 

Très médiatique prix Gouncourt 2009, « Trois femmes puissantes » de Marie Ndiaye fait parti de ce que j’appelle la littérature grand public.

« Trois femmes puissantes »  raconte trois histoires indépendantes de femmes africaines, Norah, Fanta et Khady.

Dans la première d’entre elle, Norah, métisse française de père sénégalais, retourne voir son père en Afrique et découvre un homme vieilli, diminué physiquement.

Norah appréhende cette rencontre avec un homme fier, dur, volontiers blessant avec elle et à la vie privée tumultueuse après son remariage.

Le récit suit le déchirement de la jeune femme envahie de sentiments contradictoires, entre compassion, revanche et frustration autour d’une vie personnelle qui lui échappe.

Mais le choc majeur de ces retrouvailles est la découverte du destin de son frère Sony, incarcéré pour le meurtre de sa belle mère avec qui il entretenait une liaison amoureuse.

Norah rend visite à Sony à la prison et découvre un jeune homme amaigri, cassé par la vie carcérale, qui lui révèle qu’il est allé en prison à la place de son père, trop âgé.

La jeune femme quitte la prison en se promettant de s’occuper de son frère.

La seconde histoire met en scène un homme nommé Rudy Descas, qui a plus de quarante ans est empêtré dans de gros problèmes personnels.

Ancien enseignant français vivant avec une africaine nommé Fanta dont il a un fils appelé Djibril, Rudy a un passé lourd puisque son père a tué son associé en Afrique et s’est ensuite suicidé.

Poursuivi par ce drame, il a un jour frappé des élèves qui lui rappelait cette histoire ce qui a conduit à sa radiation de l’enseignement.

Depuis, l’homme erre, entre une relation problématique avec Fanta et un travail alimentaire de vendeur de cuisine pour un dénommé Manille, ancien ami d’enfance devenu son patron.

Taraudé par un sentiment d’échec, Rudy jalouse son patron, est habité de pulsions violentes lui donnant des envies de meurtres et se sent poursuivi par un rapace le jugeant impitoyablement.

Finalement Rudy jugule ses pensées de meurtre, essaie de renouer avec son fils Djibril et tue l’oiseau de malheur, ce qui semble donner plus d’espoir à sa vie.

La dernier récit, sans nul doute le plus intense est celui de Khady, jeune sénégalaise incapable de tomber enceinte qui a de plus la malchance de voir son mari décéder prématurément.

Dés lors, pauvre et seule, elle se retrouve hébergée temporairement chez la belle famille puis contrainte à partir pour l’Europe.

Le voyage est horriblement éprouvant et la jeune femme renonce à s’embarquer dans les bateaux de fortunes surchargés tentant de traverser l’océan.

Blessée au mollet et rejetée sur une plage, Khady rencontre un jeune appelé Lamine avec qui elle va vivre mille aventures la conduisant dans un désert aride puis dans une ville perdue ou elle sera obligée de se prostituer pour se survivre.

Après avoir été séparé de Lamine, Khady vivra dans un campement de fortune de sénégalais déterminés à franchir un haut mur de barbelé pour passer la frontière menant vers l’Europe.

Elle sera tuée au cours d’un tentative de passage et son esprit viendra hanter l’âme de Lamine seul survivant de cette folle équipée.

En conclusion, « Trois femmes puissantes » ne m’a pas emballé outre mesure.

Les deux premières histoires racontent les tournements intérieurs de personnages poursuivis par leur passé.

Le rythme est lent, le style peu percutant et l’intrigue assez pauvre.

La dernières histoires est plus haletante, plus dramatique aussi et contient une fin particulièrement marquante.

Mis à part donc dans la dernière partie du récit, je n’ai pas trouvé la puissance tant escomptée du destin des ses femmes, la seconde d’entre elle Fanta, obtenant même un rôle particulièrement secondaire dans l’intrigue.

A l’instar des écrivains « à prix » contemporains, comme Le Clézio ou dans une moindre mesure Beigbeder, Marie Ndiaye ne m’a donc pas charmé.

Repost 0
26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 22:29

godsmack.jpg2

 

 

Les années 90 furent décidément très vivaces en terme de hard rock puissant.

Originaire de Boston, Godsmack émergea en 1998 avec son premier album « Godsmack ».

On retrouve dans ce trio poly instrumentiste au look de durs tatoués, Sully Erna (chant, batterie) , Tony Rombola (guitare), Robbie Merrill (basse) avec en supplément le percussionniste Tommy Murdock.

Avec sa pochette assez provocatrice montrant une freak au look de punk percée, « Godsmack » débute par « Moon baby » qui incarne fort bien la musique des bostoniens composée de mid tempo pesant, de riffs lourds mais surtout d’un chant rauque et puissant, assez proche de celui de James Hetfield de Metallica.

« Moon baby » ne fait pas dans la dentelle mais se montre bigrement efficace.

Certes « Whatever » contient quelques petites pointes de vitesse mais est bien vite rattrapé par sa terrible pesanteur pour un résultat assez gluant.

Le style est inchangé sur « Keep away » et « Time bomb » lassants avec leur coté gros bras virils.

« Bad religion » passe à peine mieux avec ses riffs marteaux piqueurs, son chant rugueux et ses refrains un peu adoucis et « Immune » se montre franchement pénible avec sa linéarité brutale.

Une surprise apparait sur le bel instrumental « Someone in London » sonnant comme du Alice in chains, avant que « Get up, get out » ne pousse encore plus loin la similitude avec l’immense groupe de Seattle avec toutefois plus de rudesse sur les refrains de camionneurs.

Ce regain se fait sentir sur « Now or never » certes toujours lourd mais aux transitions plus réussies.

L’auditeur saoulé de coups peine dans la dernière ligne droite avec « Stress » long, déstructuré et particulièrement répétitif avant d’obtenir un répit inattendu avec « Situation » injectant quelques passages plus planants au milieu de ce tunnel de riffs poids lourds.

L’album se clôt par le meilleur morceau du disque l’inattendu « Voodoo », long titre atmosphérique de plus de neuf minutes sous fond de magie noire, révélant de belles qualités vocales de la part de Erna.

En conclusion, malgré son succès, « Godsmack » ne correspond pas à mes attentes en terme de musique.

Godsmack pratique un hard rock de dur à cuir gras, lourd et épais qui laisse assez peu de place à la finesse ou aux variations.

Le groupe ne se pose pas de question et fonce en ligne droite tel un énorme camion US renversant tout sur son passage.

On pense à Metallica, mais aussi à Pantera avec quelques pincées d’Alice in chains, trop rares à mon gout.

Malgré le timbre de Erna, puissant et chaud comme celui des meilleurs rockers, on ne peut regretter le manque de variété, de dynamique de ce groupe de poids lourds.

Repost 0
Published by Seth - dans Hard Rock
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens