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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 20:43

Felins.jpg3

 

 

En cette période de vacances de février 2012, je suis allé voir « Félins » documentaire animalier réalisé par Keith Scholey et Alastair Fothergill pour Disney.

Le principe déjà éprouvé par ailleurs repose sur l’anthropomorphisme qui consiste à faire de félins du Kenya des héros de film.

Autour du fleuve stratégique pour le développement de la vie, règnent deux clans de lions, celui du male Fang séparé par les eaux de celui de son rival Kali qui a l’avantage de posséder quatre jeunes et vigoureux fils qui pourront s’avérer décisif dans les rêves de conquête de leur père.

Vivant également au Sud, Sita est une femelle guépard qui défend âprement sa progéniture contre les hyènes, les lions et les autres guépards.

Bien entendu la trame du film est ultra simple avec d’un coté la lutte pour la survie pour Sita et la lutte pour le territoire entre Kali et Fang.

Dans la troupe de lions, on suit plus précisément le sort de Layla, vieille lionne affaibli par l’âge et les blessures, qui consacre ses dernières forces à protéger sa fille Mara.

On suit alors le quotidien de ses superbes animaux, la vitesse incroyable du guépard, sa beauté et sa fragilité de sprinter, son courage pour lutter contre des ennemis plus nombreux ou plus puissants mais ce sont assurément les lions dont la vie en troupe est assurément beaucoup plus complexe qui attire l’attention.

Les lions combattent en effet leurs concurrents (crocodiles, guépards, hyènes) dans la recherche frénétique des proies (zèbres, buffles, gnous ou même hippopotames morts).

Le film se conclut de manière dramatique par le renversement du vieux monarque Fang et l’exil final de Layla après qu’elle se soit assurée que sa fille soit prise en charge par la troupe.

En conclusion, « Félins » est conforme à ce qu’on pourrait attendre d’un documentaire animalier : les images sont superbes et rendent parfaitement hommage à la beauté sans limite de ces grands chats de la savane véritable condensés de puissance, de beauté, d’agilité.

Les lions et les guépards sont certes d’implacables tueurs mais leurs grâce sauvage n’a pas fini de fasciner des générations entières de spectateurs.

Quelques reproches à présent : le coté Disney du film se fait sentir en édulcorant certaines scènes notamment de mise à mort ou de sanglantes batailles.

La férocité du monde animal est donc atténuée pour ne pas trop heurter la sensibilité du public de Disney.

Ceci rend « Félins » inférieurs aux films de Fréderic Rossif (« La fête sauvage » , « Sauvage et beau ») qui contenaient une véritable charge dramatique rehaussée par la musique hypnotisante de Vangélis.

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 20:06

Matrix_revolutions.jpg3

 

 

Ne perdant pas de temps dans la conclusion de leur trilogie, les frères Wachowski (Andy et Larry) bouclent « Matrix revolutions »  en 2003 dans la foulée du second opus.

L’histoire reprend donc à l’endroit même ou s’était arrêté « Matrix reloaded » avec ce qui ressemble à un assaut final des machines contre un Zion assiégé tandis que le sauveur Néo (Keanu Reeves ) git inconscient après avoir désactivé  par la force de son esprit deux pieuvres sentinelles de combat.

En réalité Néo est piégé par le controleur (Bruce Spence) un programme parallèle qui le retient sous ordre du Mérovingien (Lambert Wilson) en représailles à son intervention pour délivrer le maitre des clés.

Alors que Zion rassemble toute ses troupes pour une résistance désespérée, Morpheus (Laurence Fishburne), Trinity (Carrie Anne Moss ) et Séraphin (Sing Ngai) conseillés par l’Oracle partent en expédition commando pour négocier la libération de Néo dans l’antre du Mérovingien.

Après une rude empoignade dans une boite de nuit gothico-sado-maso, le trio parvient à faire plier le français roublard par la force de sa détermination.

Néo est donc libéré et peut rejoindre Zion assiégé.

Entre temps, le virus Agent Smith (Hugo Weaving)  toujours aussi incontrôlable agresse l’Oracle (Mary Alice) et la contamine à son tour, ajoutant des pouvoirs divinatoires à sa puissance déjà phénoménale.

Néo convainc le conseil de Zion de lui prêter un vaisseau pour partir avec Trinity  et un équipage dans le cœur du monde des machines afin de leur proposer une alliance pour vaincre le virus Smith devenu une menace pour la Matrice toute entière.

Le plan du jeune homme jugé suicidaire est néanmoins accepté sous l’influence de Morpheus et de Niobé (Jada Pinkett Smith).

La bataille inéluctable s’engage enfin et des hordes de machines sentinelles se déverses dans le dôme de Zion, crevé par un gigantesque foreuse.

Les humains résistent à l’aide de puissantes armures de combat mais les machines les submergent peu à peu par leur nombre, les réduisant à d’étroites poches de résistance.

Embarqué sur le vaisseau de Néo, Bane (Ian Bliss) se révèle être un traitre possédé par l’Agent Smith.

Il agresse violemment l’équipage et parvient à bruler les yeux de Néo avant d’être éliminé.

A l’aide des pouvoirs télépathiques de Néo et des capacités de pilote de Trinity, le vaisseau parvient à atteindre le cœur du monde des machines mais le voyage coute la vie à Trinity.
Néo négocie alors avec un être métallique représentant la conscience des machines, une association afin de lutter contre Smith en échange d’une promesse de pacification des relations hommes-machine.

Le film culmine donc lors de l’affrontement entre un Smith aussi puissant que Superman et un Néo donnant sa pleine mesure de Sauveur.

Alors que la ville tremble, que le monde se craquelle et que l’on croit que Smith a pris le dessus, c’est finalement Néo qui infecte son rival de son énergie purificatrice et détruit ses innombrables doubles.

Les machines respectent leur engagement et un cessez le feu est alors prononcé.

Néo a accompli sa mission et l’harmonie est apparemment revenue dans ce monde futuriste.

En conclusion, avec son atmosphère crépusculaire, « Matrix revolutions » est nettement plus réussi que « Matrix reloaded ».

A l’approche du dénouement, le rythme s’accélère, les interminables digressions philosophiques entrecoupées de non moins pénibles scènes de kung fu s’estompent au profit d’une intrigue plus directe et épurée.

Le spectaculaire est ici au rendez vous avec des combats grandioses truffés de spectaculaires effets spéciaux.

Ces simplifications, cette hausse du rythme aboutissant à l’emballement final génèrent une efficacité supérieure à cet ultime volet qui conclue de manière tout à fait honorable cette trilogie culte de la science fiction contemporaine.

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 18:57

top_gun.jpg1

 

 

Au rayon des vieux films à succès des années 80, ressortons de l'armoire « Top gun » de Tony Scott qui fit de Tom Cruise une star.

Sorti en 1986, « Top gun » raconte la rivalité de deux pilotes d’avions de chasse de l’US air force, Pete Mitchell dit Maverick  (Tom Cruise) et Tom Kazansky dit Iceman (Val Kilmer) tout étudiant à Top gun, centre de formation des meilleurs pilotes des Etats Unis.

Avant son arrivée à Top gun, Maverick s’est déjà illustré par un tempérament bouillant qui lui a fait tenter une manœuvre audacieuse mettant en déroute deux Mig-28 soviétiques qui avaient mis son escadrille en défaut.

Maverick avait également aidé son coéquipier Bill Cortell dit Cougar (John Stockwell) passablement secoué par l’accrochage à apponter en urgence sur leur porte avions mais son manque de discipline et les risques parfois inconsidérés qu’il prend ne lui font avoir que des amis dans le petit monde des pilotes de chasse.

A Top gun, Maverick se heurte à Iceman, qui est aussi ambitieux et talentueux que lui mais réputé beaucoup plus maitre ses nerfs.

Entre deux exercices d’entrainement de haute voltige, Maverick trouve le temps de courtiser Charlotte Blackwood (Kelly Mc Gillis) son propre professeur d’aéronautique.

Tout d’abord gênée par la différence d’âge, Blackwood impressionnée par le talent et la persévérance de son élève finit par succomber à ses avances.

La mort de Goose (Anthony Edwards) le navigateur de Maverick après un accident en vol est un coup dur pour le jeune homme qui voit ressurgir ses doutes quand à ses capacités de pilote.

Mais il reprend confiance en lui et oublie ses rivalités avec Iceman lorsque les F-14 sont appelés à la rescousse pour secourir un navire américain dérivant dans les eaux sous contrôle russe.

L’affrontement entre F-14 et Mig est alors inévitable.

Relégué en équipe de secours, Maverick rentre finalement en action après qu’un de ses coéquipiers ait été abattu et parvient par sa virtuosité à abattre les appareils ennemis.

Le film se conclut en happy end avec le retour de Blackwood renonçant finalement à une promotion pour rester avec le séduisant pilote.

En conclusion, à l’instar de bon nombre de films américains des années 80, « Top gun » est un film d’action ultra caricatural ressemblant à un spot de publicité pour rejoindre l’US air Force.

Les pilotes sont tous représentés comme jeunes, beaux, surs d’eux jusqu’à l’arrogance avec Tom Cruise en parfait archétype du sémillant bon petit gars made in USA, sportif, mignon, propre sur lui et amateur de moto de sports.

Le scénario pue donc la testostérone et les prouesses entre males se voulant dominants sur une musique de hard FM dégoulinante de ketchup.

Du coté plus positif figurent bien entendu les combats aériens très réalistes et impressionnant même si en vérité à moins d’être un spécialiste du combat aérien on ne comprend rien au jargon employé et aux manœuvres compliqués réalisées pour abattre des ennemis soviétiques dont on ne voit jamais le visage.

Appartenant à une autre époque heureusement aujourd’hui révolue, « Top gun » est typiquement le genre de film qu’on peut apprécier jusqu’à ses 15 ans et qu’on redécouvre avec effarement 15 ans plus tard.

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Published by Seth - dans Guerre
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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 14:59

projet_marvels.jpg2

 

Dans le monde des comicsen génral et chez Marvel en particulier, la mode est à revisiter le passé en tirant profit des glorieuses origines des super héros pour attirer les fans plus anciens mais aussi ceux plus jeunes ne connaissant pas forcément toutes les histoires originelles pondues par le duo Stan Lee/Jack Kirby dans les années 60.

C’est dans cette optique que en 2010, le scénariste Ed Brubaker travailla avec le dessinateur Ed Epting pour créer « Le projet Marvels » et réinventer les origines des Envahisseurs, équipe de super héros composée de Captain america et son coéquipier Bucky, Namor le Prince des mers et les deux torches humaines appelées Jim Hammond et Toro, qui luttait dans les années 40 contre les troupes des Nazi.

Le fil conducteur du récit est un médecin new yorkais nommé Thomas Halloway qui en 1938 reçoit d’un de ses patients mourant en héritage le masque et les pistolets d’un cow boy du XIX iéme siècle et décide de devenir lui-même un justicier appelé l’Ange.

Même s’il n’est pas doté à proprement parler de super pouvoirs, l’Ange lance la mode des super héros urbain avec les problèmes que cela suppose comme un certain amateurisme, des dégâts collatéraux importants et parfois un rejet de la population.

Alors que l’Allemagne nazi envahit l’Europe, les Etats Unis se préparent au conflit en mettant sur pieds des programmes scientifiques visant à créer des super soldats.

C’est ainsi que voit le jour la première Torche humaine, un androïde appelé Jim Hammond dont les terrifiant pouvoirs et une certains immaturité contraignent bien vite à renoncer à exercer et à tenter de se fondre dans une vie civile plus discrète de policier.

Captain america bénéficie également de ce type de recherches et devient le seul et unique super soldat lorsque le professeur Erskine inventeur du sérum est assassiné par un espion nazi.

Mais avant les nazi, vient un ennemi inattendu, le Prince des mers, souverain du royaume sous marin d’Atlantis, furieux que les siens soient capturés par les allemands en vue d’expérimentations.

Belliqueux et doté d’une force surhumaine, Namor contraint la Torche humaine a reprendre du service pour bloquer l’une de ses tentatives de représailles contre le monde de la surface.

Plusieurs personnages secondaires apparaissent également comme John Steele, invulnérable super héros anglais de la première guerre mondiale qui combattra inlassablement les allemands en Europe avant de révéler aux américains le complot tri partite avec les japonais et une fraction des atlantes commandé par le félon U-man.

Le jeune soldat Nick Fury fait également quelques apparitions comme commando parachutiste pour quelques opérations coups de poings contre les allemands.

On assiste également aux première exactions de Crane rouge, symétrique nazi de Captain america, qui deviendra son pire ennemi.

Après que Namor ait compris que tous les êtres humains n’étaient pas hostiles et que ses véritables ennemis étaient les nazis de Crane rouge qui s’étaient alliés aux japonais et aux traitres de son royaume, il accepte de rejoindre Captain america, le patriote Bucky, la Torche humaine et le jeune Toro, réplique de Hammond crée par l’un de ses deux « pères » scientifiques.

Ensemble ils luttent férocement contre la coalition japonaise et atlantes qui frappera durement la flotte américaine stationné à Pearl harbor en 1941.

Même si ils obtiennent quelques succès, ceci n’est néanmoins pas suffisant pour empêcher le désastre conté dans les livres d’histoire.

Mais malgré l’échec du Pacifique, les Envahisseurs entrent définitivement au service du gouvernement américain afin de soutenir les Etats Unis dans la Seconde guerre mondiale.

Le récit se clôt de manière touchante par la transmission de la panoplie de l’Ange au petit fils de Halloway par Captain america en 2010.

En conclusion, « Le projet marvels » est une digression sympathique habilement menée et teintée d’un brin de nostalgie bien compréhensible.

Le récit de Brubaker se tient bien même si toutes les pièces ne s’assemblent pas forcément (Que devient John Steele ? Pourquoi ce bref encart sur le fils d’Union Jack ?).

Bien entendu les nazi font des punching balls idéaux et servent de défouloir aux super héros 200% patriotes américains.

Les dessins de Epting bien que trop froids et propres à mon gout, contiennent néanmoins assez de classe et de magnificence pour donner de l’ampleur à cette histoire avec notamment les affrontements féroces entre l’aquatique Namor et la bouillonnante Torche humaine mais aussi la bataille de Pearl Harbour revisitée.

On pourra trouver l’exercice vain et manquant de finesse, mais on sera  également forcé de reconnaitre la bonne exécution de ce projet.

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 13:10

Ronin_2.jpg2

 

 

« Ronin, tome 2 » reprend la suite du premier tome ou Frank Miller introduisait la réincarnation d’un Ronin samouraï du XIII iéme siècle dans le corps de Billy un New Yorkais du XXI iéme siècle, qui travaillait comme technicien dans un complexe scientifique ultra moderne appelé Aquarius.

Après l’attaque d’Aquarius du démon Agat qui voulait récupérer le sabre de Ronin seul capable de le détruire, Billy devenu le Ronin s’enfuit dans les rues d’un New York apocalyptique ravagé par des gangs ultra violents de nazis ou d’afro américains.

Il est traqué par les équipes de Casey Mc Kenna, la responsable de la sécurité d’Aquarius, très remontée après la mise à mort de la première équipe envoyée pour le récupérer.

Casey ignore cependant que Agat a pris l’enveloppe corporelle de Taggert le directeur d’Aquarius pour diriger la traque du Ronin et orienter les études scientifiques sur les bio circuits intelligents à des applications militaires.

Il se heurte cependant dans ses plans au Docteur Mc Kenna, créateur d’Aquarius, qui avait des buts plus pacifiques.

Comprenant qu’il n’arriverait pas à raisonner le nouveau directeur, Mc Kenna entreprend une opération commando contre Aquarius et l’intelligence artificielle qui la gouverne, Virgo.

De son coté, flanqué d’un hippie pas très net, Ronin erre dans les bas fonds de New York et ne tarde pas à attirer l’attention des chefs de gangs en raison de ses formidables capacités de tueur.

Le choc avec les équipes de Casey tourne encore une fois à l’avantage du samouraï, qui semble disposer des facultés télé kinésiques de Billy pour faire exploser les armes ou les moto de ses adversaires.

Blessée, Casey est une proie facile pour les gangs qui la séquestrent et la livrent à des hordes sous terraines de zombies cannibales.

Mais alors qu’elle s’apprêtait a être dévorée vivante, elle reçoit l’aide de Ronin qui met hors d’état de nuire les abominables créatures.

Le tome 2 se solde par un logique rapprochement charnel entre Casey et le guerrier japonais.

En conclusion, malgré une histoire toujours originale et complexe, « Ronin, tome 2 » peine toujours à pleinement satisfaire le lecteur.

On retrouve la vision pessimiste et ultra violente de Miller dans ces batailles de rues ou les hommes régressent à un niveau barbare mais l’énigmatique samouraï donne toujours l’impression de ne pas donner la pleine mesure de son potentiel.

Au rayon de déception, le terrible démon Agat est ici quasiment inexistant, quand à l’intelligence artificielle Virgo, séduisant mélange d’électronique et de circuits vivants, elle parait elle aussi sous employée car complètement domestiquées par ses maitres alors qu’on aurait pu s’attendre de sa part à plus d’indépendance.

Restent les qualités graphiques assez uniques de la série avec ce mélange de japon féodal et de science fiction déshumanisée.

L’intérêt reste cependant suffisamment maintenu pour connaitre le dénouement de la série …

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 22:08

bloodletting.jpg3

 

 

Après avoir connu un magnifique (et inespéré ! ) regain de créativité à la fin des années 90 avec notamment l’excellent duo de guitaristes Sebastian Marino/Joe Comeau, Overkill aborde le nouveau millénaire en étant attendu au tournant une fois ses hommes forts remplacés par le seul Dave Linsk.

Mais fidèle à son tempérament de producteur insatiable, le groupe continue de sortir des albums tous les deux ans (voir moins !) et enchaine comme si de rien était par « Bloodletting » sorti en 2001 avec une fois n'est pas coutume une pochette artistiquement réussie dans son coté horrifique.

L’entame est disons le tout de suite impeccable avec un « Thunderhead » puissant et accrocheur dans la veine des excellentes productions précédentes.

Sur cette lancée, le trapu « Bleed me » passe en force en contribuant à mettre sur orbitre le supersonique « What I’m missin » qui vient transpercer les conduits auditifs de l’auditeur.

Semblant tout miser sur la vitesse et le punch, « Death comes out to play »  laisse à peine entrevoir un ralentissement coupable sur des refrains plus bancals.

Overkill a beau jouer vite, l’impact des « Let it burn » et autre « I hurricane »  trop scolaires est tout de même assez restreint.

Après une longue introduction mélodique, le groupe a du mal à canaliser sa puissance sur le trop brouillon « Left hand man ».

La cadence infernale est enfin enrayée avec « Blown away » longue et étrange power ballade alternant passages relativement aériens et plus appuyés.

Mais l’accalmie est de courte durée et lors du rush final, Overkill reprend sa mitrailleuse lourde pour arroser l’espace à tout va avec une efficacité toute relative que ce soit sur le très haché « My name is pain » ou le « Can’t kill a dead man » pourtant doté de refrains marteaux pilons.

En conclusion, après le départ d‘une puissante ossature de guitaristes ayant pour moi contribué à rénover le son d‘Overkill, « Bloodletting » tente de compenser cette perte en bandant ses muscles de toutes ses forces dans l'espoir de faire illusion.

L’illusion est superficielle et ne saurait sur la durée masquer le manque de fluidité et de groove de compositions au demeurant ultra puissantes.

Doté d’une forte puissance de feu, « Bloodletting » parviendra sans doute à satisfaire les fans de thrash désirant se saouler jusqu’à plus soif de sons agressifs mais ne pourra pleinement combler ceux amateurs de compositions certes puissantes mais toujours élaborées.

Rien de grave donc, mais un réel recul pour un groupe dont le renouveau s’annonçait pourtant terriblement excitant à l’orée des années 2000.

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Published by Seth - dans Thrash Metal
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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 21:10

I hear black2

 

 

Comme pour tout groupe de thrash des années 80, les années 90 seront difficiles pour Overkill en raison de l’émergence du Grunge et de la désaffection relative du public pour son style assez ancré dans le passé.

En 1993, avec l’arrivée du batteur Tim Mallare (en remplacement de Sid Falck présent pourtant depuis 1988), les New yorkais tentent une courageuse évolution musicale sur « I hear black » à l’horrible pochette, sans nulle la pire de toute leur discographie.

Le morceau introductif, « Dreaming in columbian » annonce la couleur : Overkill se place sur des mid tempo plus heavy costaud que thrash supersoniques.

Le résultat est assez peu parlant, tant « Dreaming in columbian » est torpillé par des refrains bien faiblards.

Une légère amélioration est perceptible avec « I hear black » qui manque cependant d’envergure pour un title track.

Les riffs accrocheurs de « World of hurts » font mouche mais « Feed my head » se montre horriblement plat.

Overkill pousse son concept encore plus loin avec « Shades of grey » titre rock à l’ambiance mélancolique assez réussie.

Lent et lourd, « Spiritual void » est très influencé par Black sabbath sans en avoir le génie, le court instrumental « Ghost dance » passe complètement inaperçu tandis que « Weight of the world » est porté par une dynamique des plus plaisantes.

Officiant dans un registre rock lent et gentiment balancé « Ignorance et innocence » lasse un peu dans la durée tandis que « Undying » encore plus long et moins musclé se montre carrément pénible.

L’album se conclut par un titre un peu plus emballant, « Just like you » qui vient rappeler quelques réminiscences thrash-punk pas si éloignées.

En conclusion, « I hear black » ou l’histoire d’une mue plutôt ratée d’un groupe de thrash metal en heavy rock.

Attention pour être tout à fait objectif, Overkill porté par une production soignée se sort tout à fait honorablement de l’exercice périlleux de la reconversion sans toutefois convaincre de la réussite de son projet.

En cause sans doute, le style de chant très limité de Ellsworth qui ne contribue pas à booster des compositions certes bien ficelées mais également terriblement ordinaires.

Anomalie au sein de sa discographie, « I hear black » est à réserver aux fans ouverts d’esprits d’Overkill et à franchement déconseiller aux amateurs de thrash pur et dur.

Les fans de heavy seront je le pense assez peu réceptifs à cette tentative très en déça des meilleurs productions des ténors du genre.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 20:14

horroscope.jpg2

 

 

Poursuite de l’exploration de la dense discographie d’Overkill avec « Horrorscope » sorti en 1991.

Le précédent album « The years of decay » était superbement abouti avec un savant dosage de thrash metal roots et de morceaux plus calmes tout en ambiances contrastées.

Les New yorkais s’adjoignent ici les services d’un second guitariste Merit Grant en soutien de Rob Cannavino précédemment embauché.

Avec sa pochette basique et sans surprise, « Horrorscope » débute par « Coma » long titre alambiqué déroulant un tempo rapide un brin uniforme.

Puis survient « Infectious » alternant passages supersoniques truffés de refrains en acier et ralentissements relatifs pour préparer de nouvelles déflagrations.

Les riffs de guitares s’entrevéchent furieusement sur « Blood money » qui s’illumine sur des refrains hauts en couleurs sur lesquels Bobby Ellsworth vient à pousser sur sa voix.

Le niveau chute sensiblement avec « Thanx for nothing » et « Bare bones » thrash certes nerveux mais très linéaires et sans grande originalité.

Overkill semble se souvenir de ses bonnes idées de variations sur « Horrorscope » et le pseudo industriel assez raté « New machine » qui ralentissent la cadence sans pleinement assumer leur coté mélodique.

On souffle avec le sympathique instrumental « Frankenstein » très rock dans l’esprit avant d’attaquer la dernière partie de l’album composée d’un « Live Young, die free » bien trop bas du front, d’un « Nice day … for a funeral » perdant en impact et en fraicheur ce qu’il gagne en complexité puis du final « Soulitude » seule vraie réussite mélodique du disque avec une ambiance atmosphérique de toute beauté.

En conclusion, après un album aussi impressionnant que « The years of decay », « Horrorscope » déçoit forcément.

Overkill est toujours méritant dans ses intentions, en panachant son thrash old school un peu binaire avec des morceaux plus calmes et mélodiques mais le résultat est cette fois moins convaincant.

« Horrorscope » est un album en demi teinte, manquant de créativité dans ses parties frontales extrêmement répétitives et de sensibilité dans ses parties mélodiques.

Trop souvent ennuyeux et inutilement alambiqué, il demeure loin donc loin d’être indispensable pour moi.


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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 20:49

salammbo.jpg5

 

 

Poursuite de la découverte des œuvres classiques avec « Salammbô » de Gustave Flaubert.

Publié en 1862 après un « Madame Bovary » centré sur un drame de la bourgeoisie française, « Salammbô » se place dans un contexte historique bien précis, celui de la guerre entre Carthaginois et Mercenaires après la première guerre punique (III ième siècle avant Jésus Christ ) remportée par les Romains.

Dans un cadre exotique, sensuel mais aussi incroyablement cruel, Flaubert raconte l’amour impossible entre Matho, colossal chef libyen fédérant par le vol du voile sacré dédiée à la déesse Tanit, les troupes disparates des Mercenaires en révolte et Salammbô, fille du suffète Hamilcar Barca et gardienne du voile dérobé par son soupirant.

A partir d’un fondement matériel concernant le refus de verser un salaire aux Mercenaires ayant lutté pour Carthage, Matho fait de la guerre un but personnel de vengeance après que Salammbô envoyée par le prêtre Schahabarim, l’ait séduit pour récupérer à nouveau le voile sacré.

Matho est aidé dans sa guerre par Spendius un ancien esclave grec peu courageux mais incroyablement intelligent et manipulateur.

En face de lui, se trouve Carthage protégée par une forteresse quasi inexpugnable mais surtout Hamilcar redoutable chef de guerre aux manœuvre audacieuses disposant de cavaleries, de troupes d’infanterie lourde et d’éléphants de combat, arme à l’impact psychologique important aux temps de l’Antiquité.

Entre les Mercenaires supérieurs en nombre et rejoint dans leur révolte par des troupes africaines éthiopiennes et numides et les Carthaginois commandés par un génie militaire, le combat est long, féroce, palpitant et longtemps indécis avec d’incessants rebondissements.

Flaubert voit dans le sacrifice d’enfants carthaginois au dieu Moloch pour apaiser son courroux le début du point d’inflexion faisant inexorablement pencher la balance du coté des assiégés.

Hamilcar réussit en effet une percée et prend ensuite à revers les assaillants, les entrainant dans un piège atroce dans un défilé montagneux étroit qu’il verrouille hermétiquement.

Poussés à bout par la faim, la soif et l’épuisement, les Barbares en viennent au cannibalisme et sont des proies facile pour le suffète qui les élimine de manière cruelle.

Resté à Tunis, Matho livre alors son dernier combat face à Hamilcar devenu irrésistible et ayant de surcroit donné sa fille Salammbô en mariage à l’ex allié de son ennemi le roi Numide Narr’Havas.

Malgré son héroïsme, Matho est vaincu et livré au supplice populaire dans les rues de Carthage.

Il meurt devant Salammbô la femme qu’il a toujours aimé, qui ne supporte pas ce triste spectacle et meurt à son tour sur le coup.

En conclusion, balayant tous mes a priori sur le fait que Flaubert était un auteur romantique assez ennuyeux, « Salammbô » est un véritable chef d’œuvre dont le rythme intense m’a tenu en haleine de la première à la dernière page.

A partir de témoignages historiques (Polybe, Diodore de Sicile, Tite Live) et de ses voyages, Flaubert recrée de toute pièce un orient imaginaire empli de sensualité et de mystère.

L’érotisme provient bien entendu de la relation trouble entre Salammbô la voilée qui vit avec un serpent sacré et Matho chef de guerre fort, viril et intrépide.

Le mystère est apparent dans la description des cultes religieux autour des divinités Carthaginoises, les Baals, héritage de la culture sémitique.

Autre fait marquant, « Salammbô » surpasse n’importe quel ouvrage de tueur en série en raison de sa violence, aussi bien dans les combats utilisant d’effrayantes machines de guerre ou animaux de combat que dans les supplices infligés aux vaincus, le plus classique d'entre eux étant la crucifixion.

« Salammbô »  fait rêver, frémir, étonne, impressionne, charme et provoque une envie insatiable de continuer sa lecture quitte à en perdre le sommeil, ce qui est pour moi la marque des chef d'oeuvres imperissables.

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 22:10

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Après les bon polars français, les bons polars américains avec « Bad times » de David Ayer.

Sorti en 2005, « Bad times » n’aurait certainement pas attiré mon attention sans la présence de Christian Bale, l’un des meilleurs acteurs du moment connu pour ses prestations incroyables dans « The machinist », « Batman » ou encore « Fighter ».

« Bad times » raconte l’errance d’un ancien militaire américain du nom de Jim Davis (Christian Bale) qui au retour d’Afghanistan éprouve les pires difficultés pour se réinsérer dans la société civile de Los Angeles.

A cours de ressources financières, Jim désire en effet intégrer la police de la ville pour pouvoir faire passer sa petite amie mexicaine Marta (Tammy Trull) au travers des mailles des services d’immigration.

Mais l’ancien marine se montre particulièrement instable et violent dans son comportement.

Il entraine son amie Mike Alvarez (Freddy Rodriguez) dans des folles virées au grand dame de sa femme Sylvia (Eva Longoria) qui le pousse à se trouver un travail.

Ensembles les deux hommes boivent, fument de la drogue, dépouillent un dealer et tentent ensuite de vendre un pistolet volé aux bandes latino de South central.

Hanté par ses souvenirs de guerre, Jim est intenable, prenant des risques inouïs et forçant son ami Mike à mentir à sa femme concernant sa recherche d’emplois.

Il échoue pour entrer dans la police mais parvient malgré un test positif au cannabis à décrocher une proposition pour travailler pour les services fédéraux.

Mais le poste qu’on lui propose est celui d’un agent spécial anti drogue en Colombie ce qui ruine tous ses plans de vie à Los Angeles avec Marta.

Avant de partir, Jim s’offre une ultime virée au Mexique avec ses deux copains Toussaint (Chaka Foreman) et Mike qui quitte encore sa femme.

Les retrouvailles avec Marta sont difficiles surtout quand elle lui apprend qu’elle est enceinte.

Jim perd alors une nouvelle fois les pédales et menace de la tuer avant de se raviser in extremis.

Le trio sauvage quitte le Mexique pour tenter un dernier coup en écoulant de la drogue dérobée au Mexique.

Mais le deal tourne mal, l’ancien dealer dépouillé par Jim le reconnaissant et exigeant sa mise à mort.

Une fusillade sanglante éclate et Jim grièvement blessé, demande à Mike de l’achever dans un ultime acte d’amitié.

En conclusion, « Bad times » porte bien son nom et déroule un film âpre, intense porté par une interprétation électrique de Bale.

Plus militaire que jamais, l’acteur incarne un paumé, une voiture de sport fonçant sans volant sur tout ce qui bouge avant de terminer sa course folle.

« Bad times » évoque tous les loosers, tous les velléitaires que vous avez pu connaitre dans votre existence, ces gens qui veulent changer de vie sans s’en donner les moyens parce qu’ils sont trop bêtes, trop lâches ou trop faibles pour le faire.

En ce sens le film nous ressemble tous, évoquant la part sombre que nous pourrions porter en nous.

Certaine scènes dans la communauté des bandes latino américaines sont assez musclées mais difficile d’attendre autre chose du scénariste de « Training day ».

Eva Longoria en épouse sérieuse tentant de faire rentrer son crétin de mari dans le droit chemin démontre également un jeu d’acteur des plus convainquants.

« Bad times » n’est sans doute pas un chef d’œuvre mais demeure un très bon polar, excitant, métissé, musclé et porté par des acteurs de premier plan.

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Published by Seth - dans Policier
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