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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 19:26

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Comme je l’ai dit en de nombreuses reprises dans ces colonnes, je ne suis pas un grand fan de Spider-man, même si je goute l’efficacité de Sami Raimi dans ses adaptations cinématographiques, efficacité culminant à mon sens dans « Spider-man 3 » sorti en 2007.

Aussi suis-je allé voir en cet été 2012 avec quelques circonspection « The amazing Spider-man » réalisé par Marc Webb.

Cette nouvelle version (en 3D) du célèbre super héros propose ni plus ni moins que de revisiter le mythe des origines en reprenant l’histoire à zéro.

On retrouve donc un Peter Parker (Andrew Garfield) étudiant contemporain, élevé par son oncle Ben (Martin Sheen) et sa tante May (Sally Field) après la mort dans des circonstances étranges de ses parents.

Même si Parker est un petit génie scientifique, il subit néanmoins de sévères déconvenues à l’Université, ou les filles l’évitent et ou la brute Flash Thomson (Chris Zylka) le martyrise.

Décalé et lunaire, il parvient tout de même à retenir l’attention de la belle Gwen Stacy (Emma Stone) fille du capitaine de la police de New York (Denis Leary).

Passionné par les sciences, Parker se greffe à un stage chez le professeur Connors (Rhys Ifans) grand biologiste cherchant un procédé révolutionnaire pour régénérer les cellules du corps humain et ainsi se guérir de son bras amputé.

Perdu dans le labo de Connors, Parker est mordu par une araignée radio active et hérite de ses fameux super pouvoirs (force et agilité surhumaines, capacité d‘adhérer aux murs) .

Alors hésitant sur la marche à suivre, Parker commet une erreur fatale en laissant s’échapper un cambrioleur qui tue par accident son oncle Ben.

Dévasté par la perte de son père adoptif, Parker décide de devenir un justicier masqué et complète donc ses pouvoirs par un arsenal fait maison, costume d’araignée, lance toile d’une résistance inouïe lui permettant de s’accrocher aux buildings ou de neutraliser ses adversaires.

Mais ses méthodes encore brouillonnes et brutales provoquent la méfiance de la police qui cherche à l’arrêter comme un criminel.

Dans le même temps, on apprend que Connors est un scientifique sous pression menacé par un mystérieux industriel (Norman Osborne) pour réussir au plus vite.

Pressé, Connors teste sur lui-même un sérum basé sur les pouvoirs régénérateurs des reptiles.

Bien que dans les premiers temps il recouvre son bras, la suite se gâte et le fait se transformer en horrible homme lézard, à la force et à l’agressivité surhumaines.
Perdant tout jugement, Connors dévaste New-York et entreprend de vaporiser son sérum sur la ville pour modifier génétiquement la race humaine à son image.

Spider-man qui a révélé sa double identité à sa petite amie Gwen, intervient pour empêcher le Lézard d’arriver à ses fins.

Malheureusement, il est surpassé en force par le monstre qui parvient à infecter les policiers chargés de l’arrêter.

Alors que Gwen tente de mettre courageusement au point un antidote aux transformations du Lézard, Spider-man conjugue ses forces avec la capitaine Stacy pour attaquer le monstre juché au sommet de sa tour pour vaporiser son produit diabolique à l’échelle de la ville.

La lutte est rude, le capitaine Stacy qui a découvert lui aussi la double identité de Parker est tué, et Spidey parvient in extremis à vaporiser l’antidote sur la ville pour guérir les victimes infectées et retransformer le Lézard en Connors qui filera directement en prison.

En conclusion, bien que largement inférieur au dernier volet réalisé par Sam Raimi, « The amazing Spider-man » est un bon divertissement brillant surtout par ses effets spéciaux et par la qualité de ses scènes d’actions particulièrement spectaculaires avec bagarres virevoltantes sur les gratte ciels de New York.

Sorti de cela, l’histoire est bien classique, avec l’apparition d’un ennemi au profil comparable à Docteur Octopus (un savant fou doté de supers pouvoirs), d’une nouvelle petite amie remplaçant Mary Jane (dans le comics elles sont en compétition permanente) avec pour le reste un acteur gringalet particulièrement fade et nigaud.

A réserver donc aux fans absolus du genre …

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 14:55

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Avec « Les vikings » de Richard Fleischer, nous basculons au rayon des vieux classiques du cinéma américain.

Sorti en 1958, « Les vikings » est un grand film d’aventures épique qui me fit rêver longtemps lorsque j’étais enfant, aussi est-ce avec un plaisir inouï que je vais lui rendre hommage dans ces colonnes.

L’histoire raconte entre 800 et 900 après Jésus Christ, la rivalité entre une tribu scandinave peuplée de redoutables guerriers-marins capables de raids éclairs et meurtriers, et le royaume d’Angleterre désireux d’assoir sa puissance et de se préserver des ces menaces.

Au cours d’un de ses raids, le chef viking Ragnar (Ernest Borgnine disparu il y a quatre jours !) viole Enid (Maxine Audley) une princesse anglaise qui se trouve enceinte d’un enfant dont elle cache l’ascendance honteuse.

L’enfant reconnaissable à une pierre ornant son cou est envoyé loin du royaume d’Angleterre et 20 ans après, la reine mourante avoue son terrible secret.

Aella (Frank Thring), le roi actuel d’Angleterre, soupçonnant le noble Egbert (James Donald) d’être un traitre et un sympathisant à la cause viking, l’exile pour le punir.

Contraint à la fuite Egbert, est récupéré par Ragnar et rejoint la Scandinavie ou il rencontre le fier et beau Einar (Kirk Douglas) fils du roi.

Surmontant sa crainte devant ces hommes rudes et bruyants, Egbert est témoin d’un affrontement particulièrement violent entre Einar et l’esclave Eric (Tony Curtis) qui lance un faucon sur son rival pour le défigurer horriblement.

Malgré un œil en moins et le visage balafré, Einar se soumet à la loi viking en remettant le sort de son rival enchainé aux rochers aux dieux nordiques.

Contre toute attente, Eric survit et reçoit la protection d’Egbert qui prend comme esclave personnel.

Après un nouveau raid éclair, Einar capture la princesse anglaise Morgana (Janet Leigh) et la détient comme otage.

Mais la belle résiste aux avances brutales d’Einar, rendu encore plus agressif par son visage mutilé.

Elle tombe sous le charme d’Eric, qui lui permet de s’évader en barque.

Lors de la poursuite à travers les brumes du Nord, le drakkar de Ragnar percute un rocher.

Ragnar capturé est jeté aux loups par l’impitoyable Aella mais Eric bravant la colère de son hôte, donne l’occasion au vieux monarque de mourir l’épée à la main, condition obligatoire pour tout viking pour aller au Valhalla.
En représailles, Eric a le bras sectionné.

Lorsqu’il revient en Scandinavie avec Egbert, il informe Einar de la mort de son père.

Ivre de rage, le nouveau roi guidé par Egbert décide alors d’une grande offensive contre le château fortifié d’Aella pour venger son père.

L’attaque de grande ampleur est superbe, digne d’une des plus grands assauts de films de moyen âge, avec une véritable prouesse athlétique d’Einar pour ouvrir le pont levis donnant l’accès du château aux vikings.

Après une lutte féroce et la mort d’Aella jette aux loups par Eric qui prend ainsi sa revanche, Einar pénètre en force dans la chapelle ou réside la belle Morgana.

Sa déception n’en est que plus grande lorsqu’il apprend que la princesse lui préfère Eric, qui est son demi frère, et doublement de sang royal, anglais et viking.

L’affrontement entre Einar et Eric devient alors inévitable.

Il a lieu au sommet du château dans un décor somptueux.

Bien que Einar ait pris le dessus, il réalise que son combat est vain et laisse son adversaire le tuer.

Le film se termine sur des funérailles vikings grandioses avec drakkar enflammé.

En conclusion, « Les vikings » est un film exceptionnel à plus d’un titre.

La reconstitution d’époque est tout d’abord impressionnante, avec des villages nordiques et des drakkars plus vrais que natures.

Ensuite les paysages de la Scandinavie et du Nord de l’Angleterre sont grandioses avec ces fjords et ses châteaux forts médiévaux.

Gros moyens donc pour donner du réalisme à l’ensemble, mais ceci en suffirait pas sans une histoire complexe, douloureuse, de rivalité entre deux frères ennemis, le blond flamboyant et le brun sobre et tenace.

Les acteurs sont dans l’ensemble prodigieux, mais même si la superbe Leigh, le sexy Curtis et le truculent Borgnine brillent, la star est surtout Kirk Douglas, excessif, courageux puis finalement miné intérieurement au point de se laisser tuer.

Intemporel, inusable, « Les vikings » est un chef d’œuvre qu’on pourra revoir pendant des générations en rêvant encore et toujours sur ce peuple à l’histoire aussi riche que fascinante.

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 11:37

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Toujours dans le registre du cinéma populaire, voici « Fantômas » film français d'André Hunebelle.

Détournant passablement l’œuvre littéraire passablement sombre de Pierre Souvestre et de Marcel Alain du début du XX ième siècle, puis celle cinématographique tout aussi sombre de Louis Feuillade, Hunebelle crée en 1964 une version beaucoup plus comique et spectaculaire du célèbre criminel masqué français.

Fantômas apparait ici comme un génie du crime affublé d’un masque en latex bleu qui déforme son apparence et rend sa voix caverneuse particulièrement impressionnante.

Equipé de gadgets technologiques innovants, aidé par une poignée de mercenaires déterminés et capable de changer l’apparence de son visage à volonté, Fantômas ne tarde pas à faire parler de lui en réalisant plusieurs vols audacieux de bijoux et en défiant le commissaire Juve (Louis de Funès), chargé de capturer cet homme menaçant et ambitieux.

Entre Juve et Fantômas, se situe le journaliste Fandor (Jean Marais) bel homme prêt à tout pour obtenir un scoop et même à inventer une interview factice tournant en ridicule le criminel.

Le courroux de Fantômas est tel qu’il enlève Fandor.

Détenu dans sa base secrète sous terraine, Fandor se voit mis au courant des plans du criminel qui désire utiliser son cerveau pour créer un homme synthétique qui lui serait entièrement fidèle.

Mais Fantômas change d’avis, copie l’aspect de Fandor pour réaliser ses crimes et le marque au fer rouge.

Fandor utilise alors la jalousie de sa maitresse Lady Maud Beltham (Marie-Hélène Arnaud) pour la pousser à le libérer ainsi que son amie photographe Hélène Gurn (Mylène Demongeot).

Revenu à la vie normale mais choqué, Fandor devient la clé de l’enquête puisqu’il est pris en filature par Juve qui désire par lui remonter à son ennemi.

Après le vol de bijoux pendant un défilé de mode et une évasion audacieuse de Fantômas sur les toits, Juve fait emprisonner Fandor devenu le suspect numéro un suite à l’usurpation de son identité.

Pourtant malgré la surveillance policière, Fantômas nargue les institutions, allant même jusqu’à réaliser des forfaits avec l’apparence de Juve pour le faire emprisonner.

Décidément diabolique, Fantômas se grime en gardien de prison pour capturer Fandor et Juve et les emmener pour poursuivre ses expériences scientifiques.

Mais Fantômas est pris en chasse par la gendarmerie (motos et hélicoptère) et une course poursuite frénétique s’engage alors dans le Sud de la France.

Parvenus à se libérer, Fandor et Juve font équipe pour poursuivre à leur tour Fantômas.

Après de multiples péripéties, Fantômas se réfugie dans un sous marin de poche, tandis que Juve et Fandor pataugent dans l’eau après avoir sauté d’un hélicoptère.

Repêchés dans un canot pneumatique par Hélène, les deux hommes ruminent leur amertume.

En conclusion, bien que peu fidèle à l’œuvre originale, « Fantômas » est néanmoins un film incroyablement divertissant brillant par de multiples rebondissements et par des scènes d’actions très audacieuses pour l’époque comme celle ou Juve s’accroche à une grue en rotation au dessus des toits pour poursuivre son ennemi.

De Funès fait du De Funès sans trop forcer son grand talent comique mais Jean Marais, impressionnant de beauté et de puissance athlétique, en impose en incarnant deux rôles, le journaliste ambigu Fandor et l’inquiétant criminel au rire sardonique.

Avec « Fantômas » , Hunebelle, crée une ouvre populaire, rythmée et intrigante qui entrainera deux suites toutes aussi populaires.

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 10:33

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Détour vers une littérature plus classique avec « Toutes les femmes sont fatales » de Claude Mauriac.

Publié en 1957, ce roman autobiographique est une réflexion sur le parcours amoureux de l’auteur depuis ses plus jeunes années jusqu’à l’âge mur, la quarantaine approchée puis dépassée.

Mauriac situe l’action dans plusieurs lieux (Paris, Rio de Janeiro, New-York) et mêle continuellement présent et passé pour mettre en perspectives ses relations du moment avec ses souvenirs.

Avec pareil procédé narratif, il est donc difficile de suivre le déroulement non linéaire du roman.

L’auteur apparait comme un être instable sentimentalement, un passionné du corps et de la chair, un chasseur et collectionneur compulsif épris de sa propre liberté et incapable d’attachement dans la durée.

Le lecteur se voir donc infligé la longue litanie des conquêtes féminines, avec malgré tout une poignée de femmes qu’on pourrait qualifier de déterminantes dans le roman comme la française Marie-Prune, blonde au visage asiatique que l’auteur a failli épouser, la jolie brésilienne Amelinha rencontrée à Rio avec qui il refusa de s’engager dans la durée ou encore Leslie, une jeune américaine rousse, qui malgré la fugacité de leur liaison le fit beaucoup souffrir durant une période de sa vie.

Mais en réalité, pas plus Marie-Prune que toutes les autres (Christiane, Pauline, Pascale …) ne semble avoir été réellement en mesure d’attacher l’auteur, hédoniste sans attache fuyant tout forme d’engagement dans la durée.

Bien entendu, Mauriac se place d’un point de vue supérieur, presque métaphysique, en expliquant que en vieillissant il a voulu fuir l’idée de sa mort en poursuivant inlassablement des femmes au physique juvénile.

On comprend donc en effet que derrière le masque du séducteur se cache une véritable angoisse métaphysique avec une conscience aigue de sa propre fin et du long processus de déchéance.

Cette conscience est ici accentuée par l’ordre de mobilisation générale pour le conflit de la Seconde Guerre Mondiale, que l’auteur assez ironiquement vivra assez paisiblement à Paris loin du choc du front.

En conclusion, malgré un style élégant et soigné bien au dessus de la moyenne, « Toutes les femmes sont fatales » est un ouvrage au final assez décevant.

Avec son télescopage quasi permanent de regrets du passé et d’indécisions du présent, le roman irrite, montrant un homme d’un orgueil insensé,  aussi complaisant avec lui-même qu‘exigeant avec les femmes.

L’érotisme est ici tellement intellectualisé qu’il perd de sa force, reléguant le corps de la femme au rang d’un outil qu’on repose après son utilisation.

On comprend la psychologie du séducteur, du perpétuel insatisfait avide d’une perfection, d’une jeunesse par essence inatteignables.
On comprend également la solitude et la souffrance de ce type d’hommes, plus centrés vers eux-mêmes que sur autrui.

Enfin alors qu’on pourrait s’attendre à rêver avec Rio de Janeiro et New-York, la description de ces villes fait plus part d’une grande déception, les plages de Rio étant au final assez quelconques et l’architecture de New York passablement démodée.

« Toutes les femmes sont fatales » me donne simplement envie de dire à tous ces hommes-paons en quête de prestige, à tous ces théoriciens de l’amour prétendant avoir fait le tour des relations hommes-femmes qu‘ils n‘ont en réalité fait qu‘effleurer, de penser un peu moins à eux et à se tourner vers les autres pour retirer la quintessence véritable de la vie.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 13:34

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L’été venant, le cinéma populaire revient au devant de la scène au gré des multi rediffusions, tel « Les compères » film de Francis Veber.

Sorti en 1983, peu après l’immense succès de « La chèvre », « Les compères » relate la quête improbable d’un duo masculin dissemblable composé de Jean Lucas (Gérard Depardieu), journaliste, viril et brutal et François Pignon (Pierre Richard), ancien professeur fragile et dépressif, pour retrouver un jeune homme de 16 ans Tristan (Stéphane Bierry), en fugue dans le Sud de la France.

En réalité, Lucas et Pignon sont manipulés par leur ancienne maitresse Christiane (Annie Duperey) qui les persuade successivement qu’ils sont chacun le père de Tristan pour activer les recherches infructueuses de la police et de son mari, le timoré Paul (Michel Aumont).

Touchés dans leur fibre paternelle, Lucas et Pignon parviennent à retrouver la trace de Tristan à Nice, après que Lucas ait violenté un hôtelier (Robert Dalban) particulièrement revêche.

Les deux hommes comprennent bien vite qu’ils cherchent le même garçon et entame une coopération délicate temps leurs physiques et leurs personnalités sont diamétralement opposées.

Alors que Lucas fonce, menace et use de violence pour arriver à ses fins, Pignon hésite et se fait souvent malmener.

Pour corser un peu l’affaire, Lucas est pris en chasse par deux gangsters du milieu niçois qui désirent empêcher son enquête sur leur patron, un parrain du crime nommé Corsi.

Les deux hommes progressent donc dans le milieu des jeunes voyous de la cote d’azur, principalement composés de blousons noirs adeptes de moto et de rock.

Ils comprennent que Tristan a suivi par amour une jeune fille et est entré dans le gang pour lui faire plaisir.

Mais il est particulièrement difficile de faire sortir le jeune homme fragile de l’emprise du gang dirigé d’une main de maitre par le brutal Ralph (Jean-Jacques Sheffer).

Le film évolue donc de récupérations en fugues, avec deux gangsters patibulaires mais particulièrement inefficaces dans leur tache et régulièrement tournés en ridicule.

Après une grosse bagarre à quatre (Pignon, Lucas, Ralph et Tristan) au milieu du gang, Pignon et Lucas parviennent à extraire Tristan de l’influence néfaste de ses amis.

Restent alors les gangsters de plus en plus menaçants qui après quelques attaques ratées au couteau utilisent à présent des armes à feu pour éliminer Lucas qui a récupéré par l’intermédiaire de Pignon, des photos compromettantes pour Corsi.

Les gangsters sont finalement neutralisés mais au cours de la fusillade, Pignon prend une balle dans l’épaule ce qui lui permet de jouer à loisir de son statut de victime.

La fin du film se passe sur un mode plus touchant et calme, ou Tristan renoue le dialogue avec son véritable père Paul et conserve l’ambigüité vis-à-vis des ses deux protecteurs afin de ne pas leur faire de peine …

En conclusion, inutile de chercher le finesse dans « Les compères », on est ici dans du cinéma à grosses ficelles, reposant exclusivement sur le décalage comique entre l’imposant (et svelte à l’époque !) Gérard Depardieu et le frêle, lunaire et timide Pierre Richard.

Le scénario est bien entendu filiforme, lorgnant même vers le ridicule mais qu’importe pour Veber qui mise tout sur son duo d’acteurs catapulté dans des situations burlesques (comme la fameuse scène de la leçon du « coup de boule » administré par Lucas à Pignon) .

Pour moi ce type de cinéma aux gags bon enfant, a mal vieilli et ne peut plus prétendre distraire même à la faveur d’un été pluvieux.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 21:38

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J’ai plutôt connu des fortunes diverses avec Rush, groupe canadien pionnier et légendaire du rock progressif.

En 1993 sort « Counterparts » à la piètre pochette évoquant plus un plan de schéma industriel qu’une œuvre d’art.

Le départ est pourtant fort alléchant avec un « Animate » frais, dynamique et de fort belle facture.

La voix caressante et aigue de Geddy Lee se marie toujours aussi agréablement avec la guitare lumineuse d’Alex Lifeson pour créer cet ensemble soignée et aérien.

Par contraste, « Stick it on » parait plus emprunté et maladroit, tandis que les plus lents et calmes « Cut to the chase » et « Nobody’s hero »  symphoniquement gonflé par Michael Kamen, mettent en évidence l’élégance musicale du groupe.

Rush parait réglé en mode soft avec « Between sun and moon » et « Alien shore » mid tempo bien timides et mollassons.

On rebascule ensuite dans le rock prog enivrant, éthérée et classieux de « The speed of love »  avant de ressentir une pointe de puissance certes soigneusement diluée sur « Double agent ».

Un bel instrumental (« Leave that thing alone ») destiné à montrer le toucher et la maitrise des musiciens et on aborde la fin du disque composée d’un bon titre « Cold fire » aux solides parties de guitares et « Everyday glory » très doux et  mélodique.

En conclusion, « Counterparts » est un album de qualité tirant plutôt la musique vers le haut du panier.

Coté positif, le son est excellent, fluide, aérien et d’une grande musicalité.

Coté négatif, si Rush brille par sa technique et son intelligence, le coté propret et lisse des compositions finit par agacer.

Je situe à présent mieux le groupe canadien, que je comparerai à un boxeur poids moyen technique, élégant et appliqué, mais un peu juste question puissance et férocité pour remporter des titres majeurs.

On reste donc sur sa faim devant ce beau travail d’orfèvre à qui il manque un supplément de folie pour devenir réellement génial et oubliable.

Dommage.3

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 19:51

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Voici bien loin des délires intello-esthétique d’un « Bird », une chronique assez inhabituelle ici consacrée à « L’âge de glace » film d’animation de Chris Wedge et Carlos Saldanha.

Sorti en 2001, « L’âge de glace » inaugura avec « Shrek » une nouvelle ère de films d’animation qui sera exploitée par Pixar et Dreamworks dans une surenchère de productions destinées surtout à un public jeune voir enfantin.

Le premier de la série (un quatrième vient de sortir en 2012 !) raconte dans une ère préhistorique glaciaire, une histoire aussi originale que loufoque d’un improbable trio d’animaux, devant veiller pour diverses raisons sur un bébé humain dont la famille a été massacrée par une horde de tigres à dents de sabres.

Derrière le personnage récurrent de Scrat un petit écureuil frénétique et inquiet pour son gland, se dessine donc l’imposante silhouette de Manny (doublé par Gérard Lanvin) mammouth solitaire et taciturne, investi d’un haut sens des responsabilités, qui mettra sa force à contribution pour protéger ses alliés, de Sid (doublé par Elie Semoun) paresseux, bon à rien, lâche, peureux, gaffeur mais aussi terriblement attachant et enfin Diego (doublé par Vincent Cassel), tigre à dents de sabre, chargé par son chef de clan de récupérer le bébé.

Mais malgré sa ruse et sa force, Diego est bloqué par la force de Manny et décide de servir de guide à ses alliés à travers les glaces pour les amener jusqu’aux survivants de la tribu du bébé.

En réalité, Diego compte attirer Manny et Sid dans un guet append ou tout le clan des tigres les agressera pour récupérer le bébé.

Au cours de son périple à travers les glaces, le trio se heurte à des difficultés imprévues comme deux rhinocéros durs à cuirs particulièrement vindicatifs à l’égard de Sid, une tribu de Dodos, stupides volatiles défendant leurs œufs avec une obstination grotesque ou encore la traversée d’une région volcanique ou il manque d’être englouti.

Lors du traquenard, Diego change finalement d’avis en raison des liens s’étant tissés avec ses amis et trahi finalement son clan pour protéger le bébé.

Alors qu’on le croit mort, il réintègre finalement le trio après avoir remis le bébé aux survivant de la tribu des hommes.

En conclusion, bien que je ne corresponde absolument pas au public bon enfant du film, j’ai du reconnaitre que « L’âge des glaces » était un film d’animation très bien fait et plaisant.

Inutile de chercher davantage ici qu’un honnête et bon divertissement familial, mais il convient de saluer la belle créativité du duo Wedge/Saldanha, capable de donner vie à des personnages souvent burlesques et parfois attachants évoluant avec fluidité et aisance dans ce monde numérique alors relativement balbutiant à l’orée des années 2000.

A considérer donc avec bienveillance et indulgence.

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 19:20

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Retour sur la filmographie si dense et riche de Clint Eastwood avec « Bird » qu’il réalisa il y a déjà fort longtemps en 1987 juste après le très bourrin et bas du front « Maitre de guerre ».

Multi récompensé (oscar, césar, golden globes), « Bird » raconte l’histoire du saxophoniste Charlie Parker (Forrest Whitaker) dit Bird, véritable génie de la musique qui révolutionna la musique jazz par son sens de l’improvisation.

Construit de manière non linéaire, « Bird » est un enchevêtrement complexe de flashbacks montrant différentes phases de la vie du musicien pour aboutir à son décès tragique à l’âge précoce de 34 ans.

On y voit un saxophoniste surdoué bousculant les conventions par ses dons artistiques mais choquant également par sa personnalité fragile marquée par une grande dépendance aux drogues dures et par des phases dépressives marquées ou il devenait incontrôlable et auto destructeur.

La vie privée tumultueuse de Parker est abordée dans sa relation avec sa femme Chan (Diane Venora) avec qui il aura plusieurs enfants, dont une fille morte en bas âge.

Eastwood nous emporte donc dans le tourbillon un peu fou de la vie d’un surdoué du jazz, avec le rythme frénétique des tournées ou le maitre joua avec Dizzy Gillespie (Samuel E Wright) et Red Rodney (Michael Zelniker), l’un des rares blancs (et juif) évoluant dans ce monde très cloisonné racialement.

Bien entendu la musique occupe une place prédominante dans le film avec de longues plages instrumentales entrecoupées de crises personnelles ou Parker lutte contre lui-même, ses démons intérieurs qui le rongent peu à peu.

En conclusion, malgré le respect que j’ai pour Eastwood et pour l‘excellent jeu d‘acteur du toujours triste Whitaker, je suis loin de partager l’engouement pour « Bird ».

Les raisons en sont simples, premièrement je suis complètement hermétique au jazz et parfaitement imperméable aux longs passages musicaux qui peuplent la moitié du film.

Deuxiément, l’histoire n’est guère palpitante, avec un type passant son temps à se débattre dans sa propre violemment dans ses problèmes personnels et à se défoncer.

On tourne rapidement en rond donc ….

Et si à cela vous ajoutez un éclairage particulièrement sombre qui fait que les trois quarts du film se déroulent dans la nuit, vous obtenez un film long, ennuyeux, prétentieux, réservé pour moi aux amoureux du jazz, de Parker, mais complètement inaccessible au commun des mortels.

Plus jeune, j’admirais beaucoup Eastwood et en découvrant plus en détail son œuvre, cette admiration se fissure quelque peu au gré des déceptions rencontrées.

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 19:19

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Dans l‘« Intégrale Surfer d’argent, tome 5 », un hommage est rendu à Jack Kirby dessinateur original et donc créateur du Surfer d’argent.

On revient donc en 1967 pour suivre une aventure fleuve revenant sur les origines du Surfer et surtout sur sa rébellion contre Galactus lorsqu’il s’aperçut que le demi dieu cosmique insensible à la pitié, s’apprêtait à dévorer sans sourciller la planète Terre et ses quatre milliards de vies humaines.

Le combat entre le maitre et son héraut est incroyablement intense et le Surfer vend chèrement sa peau, poussant tellement Galactus à bout qu’il consent à épargner la Terre tout en condamnant son serviteur à rester prisonnier sur ce monde étroit auquel rien ne le rattache.

La punition est plutôt sévère pour un être libre habitué à chevaucher l’immensité du cosmos à des vitesses supra luminiques et le Surfer ne va sur Terre aller que de déconvenues en déconvenues en découvrant l’aspect craintif, xénophobe et agressif de la nature humaine.

Pourtant Galactus va secrètement désirer faire revenir son héraut sur sa décision et tenter de le séduire en lui envoyant Ardina, son double féminin à la beauté solaire.

Esseulé et déprimé, le Surfer va se laisser fléchir par la belle tentation que représente Ardina avant de réaliser la supercherie.

De son coté, Ardina va contre toute attente tomber amoureuse de sa proie et devenir pour le coup un instrument complètement inutile pour son créateur.

La disparition d’Ardina est une déchirure immense pour le Surfer qui s’était profondément attaché à elle, et cette douleur est telle qu’elle parvient à émouvoir Galactus lui-même.

La puissante créature cosmique assouplit donc sa position, en proposant au Surfer d’épargner la Terre si il accepte de redevenir son héraut.

Conscient de sa destinée et surtout du non sens de sa vie sur Terre, le Surfer accepte et rejoint son maitre.

En bonus vient une ultime aventure (publiée en 1978) ou le Surfer de nouveau manipulé par ses sentiments, donne un corps à l’ordinateur vivant du Penseur fou appelé Quasimodo.

Mais une fois animé d’un corps surpuissant, Quasimodo (Quasi Motivational Destruct Organ) devient une machine à tuer capable de lancer de terribles rafales depuis son œil.

Le Surfer est donc obligé de reprendre ce qu’il a donné et  après une lutte haute en couleur transforme Quasimodo en statue ornant un gratte ciel New-yorkais.

En conclusion, « Intégrale Surfer d’argent, tome 5 », est une conclusion sympathique en forme d’hommage à Jack Kirby, père créateur (avec son vieux compère Stan Lee) de la plupart des personnages de comics de Marvel dans les années 60.

Les histoires entre Galactus et ses hérauts sont classiques mais d’une belle intensité dramatique avec des combats cosmiques hauts en couleur.

Quand au bonus de Quasimodo, il constitue un hommage plaisant au personnage pathétique crée par Victor Hugo dans son chef d’œuvre « Notre dame ».

Malgré la qualité des histoires et un coté vintage assez plaisant, je reste sur l’idée que le style plus élégant, fin et flamboyant de Sal Buscema convenait mieux à celui plus grossier de Kirby.

Ceci rend donc ce cinquième volume un peu moins culte que les meilleurs histoires (avec Méphisto, Loki et Galactus voir Fatalis notamment) des opus précédents.

Aujourd’hui plus de 40 ans après les premières histoires du Surfer crées par Lee, Kirby et Buscema, le mythe du Surfer reste plus vivace que jamais.

Pour ma part je gouterai toujours beaucoup, la folie, la démesure de cette histoire hippie cosmique ou la puissance visuelle des images psychédéliques n’a d’égale que la philosophie biblico-new âge du personnage.

A n’en pas douter, le Surfer et ses positions pacifico-mystiques n’ont pu naitre qu’à la fin des années 60 …

A suivre donc sur ce blog, pour de nouvelles aventures du super héros le plus passionnant jamais crée à mes yeux …

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 09:53

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L’ « Intégrale Surfer d’argent, tome 4 », est consacrée à la deuxième moitié de l’année 1970.

Après un premier choc initial gentillet contre les 4 Fantastiques et en particulier contre la Torche humaine, sur le registre à présent inhabituel de la méprise et d’un héros solitaire et incompris persécuté par les humains, le Surfer retrouve son vieil ennemi Méphisto, qui devant l’inefficacité de ses sous fifres, décide de descendre lui-même sur Terre pour soumettre cette créature dont la noblesse d’âme le répugne.

Le Dieu du Mal propose un marché démoniaque au Surfer en le libérant en apparence de sa prison terrestre pour lui permettre de rejoindre sa bien aimée Shalla Bal restée sur la planète Zenn-la.

Mais arrivée sur Zenn-la, le Surfer s’aperçoit que sa bien aimée a été dans le même temps enlevée par Méphisto qui lui propose de lui rendre Shalla-Bal en échange de la soumission de son âme.

Le Surfer refuse et engage une lutte fantastique contre Méphisto.

Même si son pouvoir cosmique n’est pas suffisant pour blesser l’un des êtres les plus puissants de l’Univers, les déploiements d’énergie sont tels qu’ils attirent l’attention du directeur du S.H.I.E.L.D, le bougon Nick Fury.

Contré par Méphisto, et soumis à l’atroce chantage de voir Shalla-Bal seule et abandonnée sur Terre, le Surfer plie en apparence et accepte de se soumettre.

En gage de son obéissance, Méphisto lui demande de détruire le S.H.I.E.L.D tout en plaçant secrètement Shalla-Bal dans la base de l’organisation militaire secrète américaine afin que le Surfer tue involontairement son amour.

Opposé à la farouche résistance du S.H.I.E.L.D, le Surfer retrouve son vieil ennemi à l’intérieur de la base et se fait de nouveau torturer lorsqu’il téléporte à nouveau Shalla-Bal vers une destination inconnue.

Ensuite John Buscema cède ensuite les crayons au dessinateur initial Jack Kirby au style reconnaissable entre mille pour une incursion du Surfer d’argent au royaume des Inhumains.

En réalité, le Surfer tombe à nouveau en pleine guerre civile entre le monarque Flèche noire et son demi frère Maximus et est aussi agressé sur la Lune que sur la Terre.

Après avoir combattu la quasi-totalité des Inhumains (homme cheval, volant, plante, le karateka Karnak, la chevelue Médusa, le bélier humain Gorgogne et même l’homme poisson Triton) le Surfer quitte avec un fort sentiment de colère ce monde qui le rejette.

La dernière aventure, parue ultérieurement (1988) avec John Buscema au dessin, est la plus flamboyante et épique de toutes.

Le Surfer y rencontre la belle Nova, ancienne humaine ayant acceptée de devenir le héraut de Galactus.

Après avoir batifolé et rivalisé de vitesse dans le cosmos avec cette créature solaire, le Surfer réalise que Nova a été influencé par Méphisto pour désigner à Galactus des mondes habités et semer ainsi la destruction dans tous l’univers.

Le Surfer tente donc d’arrêter Nova dans une bataille épique avant que Méphisto lui-même ne l’agresse.

Malgré sa farouche résistance, le Surfer est surclassé par le dieu du Mal, qui lui propose de libérer Nova de son emprise en échange de son âme.

Le Surfer n’a d’autre choix que d’accepter ce marché insensé et se retrouve piégé en enfer ou il subit les tourments du cruel Méphisto.

Contre toute attente, Nova appelle Galactus à la rescousse qui pénètre en enfer pour venir chercher le Surfer.

Le combat entre Méphisto et Galactus dépasse l’entendement, secouant même l’Univers entier.

De force égale, Méphisto a peu de prise sur un être sans âme comme Galactus et insensible à la notion de bien et de mal.

Lorsqu’il comprend que Galactus s’apprête à dévorer les Enfers, Méphisto plie et laisse partir le Surfer.

En conclusion, l‘« Intégrale Surfer d’argent, tome 4 » marque une belle remontée de l’intérêt des aventures du vagabond de l’espace principalement en raison des multiples intervention du dieu du mal en personne qui vient persécuter l’âme noble, pure et généreuse de son ennemi.

L’idée de provoquer une rencontre entre Inhumains et Surfer est à la base excellente mais on reste un peu sur sa faim alors que le Surfer n’affronte pas le seul Inhumain qui aurait pu peut être rivaliser avec son pouvoir, le monarque muet Flèche noire.

En sublime cerise sur le gâteau, l’aventure finale surpasse en splendeur tout ce qui avait était réalisé jusqu’alors avec de magnifiques paysages cosmiques et une hallucinante confrontation à l’échelle de l’Univers entre Méphisto et Galactus.

Ce tome 4 a donc de quoi ragaillardir et donner à rêver à de longs et beaux voyages stellaires  …

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Published by Seth - dans Comics
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