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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 09:45

La fin de la première saison se rapproche avec « Daredevil, saison 1, épisode 12 ».

Ici, Karen (Deborah Ann Woll) peine à se remettre du meurtre en légitime défense de Welsey (Toby Leonard Moore) et se débarrasse de l’arme de ce dernier.

Perturbée, elle parle ensuite à Foggy (Elden Henson) puis à Matt (Charlie Cox) qui devine un problème lorsqu’elle leur fait part de son désir de laisser tomber la lutte.

Une fois Vanessa Marianna (Ayelet Zurer) tirée d’affaire, Wilson Fisk (Vincent D’Onofrio) commence à se préoccuper du sort de son bras droit et finit par le retrouver.

Sa douleur est immense et se matérialise par un passage à tabac de Françis (Tom Walker), le chef des gardes du corps.

Leland Osley (Bob Gunton) parvient in extremis à raisonner la brute tapie derrière l’homme d’affaires pour continuer la grande œuvre de rachat de Hell’s kitchen entreprise.

L’origine des commanditaires reste toujours mystérieuse mais Daredevil décide après une discussion avec Urich (Vondie Curtis Hall) de frapper Fisk à une des sources de ses revenus : le trafic de la drogue sortie des laboratoires de Madame Gao (Wai Ching Ho), une des chefs des triades new yorkaise.

Daredevil piste un réseau d’aveugles chinois utilisés pour acheminer et produire la drogue.

Une fois dans l’usine clandestine, il découvre que les Chinois ont eu les yeux brulés et que les malheureux vouent une fidélité à toute épreuve à leurs bourreaux.

Daredevil fait néanmoins exploser l’usine après avoir neutralisé les gardes et fait sortir les travailleurs.

Mais comme pour Page, le dégout que lui inspire le crime organisé de Hell’s kitchen effrite sa détermination.

Vaincue, Madame Gao rencontre Osley et met à jour une entente commune en vue d’éliminer Vanessa, jugée perturbatrice vis-à-vis du Caïd.

Madame Gao décide de se replier prudemment vers son pays et laisse Osley face à ses trahisons/problèmes.

Fisk interroge sa mère (Phyllis Somerville) à propos du meurtre de Wesley et remonte la piste d’Urich, qui viré du Daily Bugle par son directeur Ellison (Geoffrey Cantor), acheté par l’argent sale du Caïd, décide de jouer les francs tireurs sur Internet.

Le malheureux journaliste ne peut aller au bout de sa démarche puisque Fisk le tue de ses propres mains…


En conclusion, « Daredevil, saison 1, épisode 12 » accélère le rythme des règlement de comptes avec le meurtre du charismatique Ben Urich, journaliste devenant potentiellement trop gênant pour Fisk.

Urich n’aura finalement pas été d’un grand impact dans la série, se contenant de ressasser son passé de journaliste d’investigation pour mieux constater son impuissance présente.

On constate également un net recul chez Page et Daredevil, comme si ils se montraient inaptes au final à mener le combat face à une force les dépassant.

Difficile de s’enthousiasmer sur ce douzième épisode qui patine sévère… peut être un problème dans le casting, le scénario ?

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 18:42

Spécialiste des films d’actions, Peter Berg sort en 2013 « Du sang et des larmes » d’après l’histoire vraie d’une opération Red wings en 2005 des Navy seals américains contre les talibans afghans.

Le spectateur est immédiatement mis dans le bain du processus de recrutement des Seals américains, les commandos de la Marine, soumis à un entrainement physique et mental à la limite de l’inhumain.

A Bagram en Afghanistan, quatre seals sont envoyés en mission dans un village des montagnes pour localiser Ahmad Shah (Yousouf Azami) et son bras droit Tarak (Sammy Sheik) des chefs talibans responsables de la mort de d’une vingtaines de soldats américains.

La mission est difficile puisque les quatre hommes doivent se faire déposer par hélicoptère dans une zone montagneuse et localiser Shah qui vit entouré d’une petite armée.

Le capitaine Kristensen (Eric Bana) supervise l’opération depuis Bagram tandis que Marcus Litell (Mark Wahlberg), Mickael Murphy (Taylor Kistch), Danny Dietz (Emile Hirsch) et Matthew Axelson (Ben Foster) se rapprochent du village.

Ils parviennent à localiser Shah rendu distinctif par une oreille coupée mais sont surpris par des bergers, un vieil homme et ses deux enfants.

Les bergers sont ligotés mais le petit groupe se déchire sur la conduite à tenir, Matthew voulant les liquider tandis que Marcus s’y oppose.

Après de longues tergiversations, les seals acceptent de les laisser partir et se replient pour se faire rapatrier.

Mais la montagne qu’ils avaient identifiée n’est pas assez haute et Murphy chargé des télécommunications ne parvient pas à appeler les hélicoptères.

Les quatre hommes décident alors de se replier dans les sous bois mais sont pris en chasse par les hommes de Shah, de redoutables combattants talibans rompus à la lutte de montagne.

Le combat est terrible et même si les seals combattent vaillamment en tuant bon nombres de leurs ennemis à l’aide de leurs fusils d’assaut, ils finissent invariablement par être submergés.

Blessés par balle, les seals se trouvent acculés en haut d’une montagne et se jettent dans le vide pour leur propre survie.

Malheureusement Dietz trop blessé pour sauter à temps est rattrapé par les talibans et personnellement tué par le cruel Tarak.

Courageusement, Murphy se met à découvert pour tenter de contacter les renforts afin d’être localisé.

Il meurt criblé de balles après avoir réussi à appeler un opérateur qui alerte Kristensen.

Deux hélicoptères Chinhook de transport de troupes sont envoyés sur site mais sans les Appaches escorteurs retenus par une mission plus urgente.

L’un d’entre eux est détruit par une roquette et l’autre doit se replier en catastrophe.

Marcus et Matthew sévèrement blessés et affaiblis doivent donc se débrouiller seul.

Le courageux Matthew lutte jusqu’à la mort tuant un maximum d’adversaires avant d’être abattu.

Désespéré et acculé, Marcus est alors miraculeusement recueilli par un père de famille afghan nommé Mohamed Gulab (Ali Suliman).

Malgré la méfiance, Marcus le suit et se trouve hébergé dans un village pashtoun.

Il est soigné, nourri et vêtu.

Mais Tarak  et ses hommes retrouvent sa trace, fouillent le village et l’arrachent à ses protecteurs.

Marcus est encore une fois sauvé par les hommes de villages qui n’hésitent pas à prendre les armes pour empêcher sa décapitation.

Tarak se replie tout en proférant des menaces de représailles.

Marcus parvient à faire envoyer une carte à un camp américain pour donner sa localisation et sympathise avec le fils de Gulab, un gentil petit garçon.

Le retour de Tarak est néanmoins sanglants et ses hommes en surnombre et puissamment armés de lance roquettes, mitrailleuses et grenades prennent inexorablement le dessus sur les courageux villageois.

Mais les Appaches arrivent enfin et éliminent les talibans à l’aide de leurs bombes et mitrailleuses.

Tarak est tué dans un corps à corps avec Gulab…

Marcus est évacué dans un état critique mais survit, plein de reconnaissance pour son sauveur..

En conclusion, « Du sang et des larmes » est un film fort 100% adrénaline montrant la lutte à mort pour la survie d’une poignée d’hommes repoussant sans cesse leurs limites face à une nature et des adversaires hostiles.

Nul psychologie ou finesse à atteindre donc de ce film d’action tout en testostérone qui nuance malgré tout quelque peu le coté brutal et sanguinaire des afghans.

Rehaussé par l’inspiration de faits réels et par l’insertion de photos et vidéos des réels protagonistes de l’aventure, pour la plupart décédés avant leurs trente ans, « Du sang et des larmes » s’impose comme un film intense et rythmé destiné à un public essentiellement masculin.

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 08:27

Dans « Daredevil, saison 1, épisode 11 » , Wilson Fisk (Vincent D’Onofrio) se précipite à l’hôpital le plus proche pour porter secours à sa compagne Vanessa Marianna (Ayelet Zurer) intoxiquée lors de la soirée de gala.

Flanqué de Welsey (Toby Leonard Moore) le Caid n’en mène pas large et concentre toute son énergie pour tenter de sauver son amour au grand énervement de Leland Osley (Bob Gunton) plus préoccupé par le business et sa propre personne.

En l’absence du boss, Wesley prend alors les commandes et charge Leland de questionner Madame Gao (Wai Ching Ho) afin de déceler d’éventuelles traces de son implication dans cette attaque.

De son coté, Daredevil (Charlie Cox) toujours mal en point après la dérouillée que lui ont infligé le tandem Nobu (Peter Shinkoda), /Fisk, se fait soigner de nouveau par Claire (Rosario Dawson) et lui avoue son amour lorsqu’elle lui annonce quitter la ville pour quelques temps.

Le super héros se soigne en méditant, dialoguant avec le père Lantom (Peter Mc Robbie) pour lui avouer se sentir posséder par un « démon » intérieur puis de manière plus pragmatique retourne dans les rues persécuter le malheureux voyou Turk Barrett (Rob Morgan) pour obtenir l’adresse de l’homme qui a crée une veste de combat à Fisk.

Daredevil trouve enfin Melvin Potter (Matt Gerald), le tailleur un peu simplet de Fisk qui se révèle un redoutable combattant au corps à corps.

Après l’avoir neutralisé non sans peine, Daredevil comprend que Potter est contraint de travailler pour Fisk et fait pression pour qu’il lui fournisse également un costume de combat lui permettant de survivre aux blessures par armes blanches ou à feu.

La brouille avec Foggy Nelson (Elden Henson) continue, celui-ci refusant d’en révéler à Karen (Deborah Ann Woll) la raison.

Désemparée, la jeune femme subit également les réticences d’Urich (Vondie Curtis Hall) pour publier un article sur le passé criminel de Fisk sur la foi du simple interrogatoire de sa mère Marlene, une vieille femme à présent.

Mais elle ignore que Marlene a prévenu Wesley de la visite de Page et Urich.

Wesley décide de régler seul le problème en laissant le Caid et Vanessa sous bonne garde.

Il assome Karen, la drogue et la séquestre.

Lorsqu’elle se réveille il lui propose une ultime médiation pour qu’elle se taise et devant son refus farouche la menace de mort après avoir tué ses proches un par un.

Alors que le Caid rassuré sur la survie de Vanessa, cherche à joindre son second au téléphone, Karen retourne la situation, tire sur Wesley et le tue.
En conclusion, « Daredevil, saison 1, épisode 11 » progresse encore davantage dans le récit avec un héros toujours aussi vulnérable psychologiquement et physiquement qui décide enfin de moins se focaliser sur ses dons et de se professionnaliser pour sa propre survie face aux menaces redoutables qu’il affronte.

La mort de Wesley, personnage ultra charismatique, presque autant que Fisk est une véritable surprise, la fade Karen se montrant dans cet exercice réellement surprenante.

Pour le reste on appréciera l’introduction cette fois plus nette du personnage de Potter, qui jouera un rôle non négligeable dans les aventures de l’homme sans peur.

Un bon rythme de croisière en quelque sorte même si on attend toujours en vain l’étincelle qui enflammera la série !

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 08:46
Furie (Brian de Palma)

Je n’avais jamais vu « Furie » de Brian de Palma aussi ce film bien barré de 1978 éveillait il ma curiosité.

« Furie » débute au Moyen-Orient avec l’attaque au fusil mitrailleur par un commando d’un père américain Peter Sandza (Kirk Douglas) et de son fils Robin (Andrew Stevens) qui étaient paisiblement attablés sur une plage pour discuter de leur avenir.

Par miracle, Peter échappe à l’agression qui fait exploser le petit bateau dans lequel il tentait de fuir et effectue un tir de représailles sur Ben Childress (John Cassavetes) son collègue de la CIA qu’il s’apprêtait à quitter.

Malheureusement Robin qui croit fermement avoir perdu son père est rapatrié aux États-Unis dans un institut spécialisé pour exploiter un mystérieux don qu’il possède, le tout sous la supervision de Childress.

Déterminé à retrouver son fils à Chicago, Peter s’arrange pour aller aux États-Unis.

Il mène une vie d’homme traqué par l’organisation de Childress… doit fuir et se déguiser pour échapper à ses poursuivants.

Toujours à Chicago, une jeune femme appelée Gillian (Amy Irving) est repérée par les hommes de Childress car elle semble comme Robin disposer de pouvoir télépathiques, ce qui lui permet de lire les pensée des gens et les faire saigner à distance le plus souvent involontairement.

Gillian est elle aussi prise en charge par le Dr Jim Keever (Charles Durning) mais ses pouvoirs psychiques lui font prendre conscience de la violence dont a été victime Robin dans ces même lieux.

Le potentiel de Gillian séduit en revanche Childress qui aimerait l’utiliser pour en faire une arme psychique…

L’acharnement de Peter finit par payer puisque Hester (Carrie Snodgress) sa petite amie travaillant dans l’institut pour enfants surdoués, lui confirme la présence de Gillian et le lien étrange qui semble l’unir à Robin.

Avec la complicité de la jeune femme, Gillian s’échappe et est prise en charge par Peter même si sa fuite spectaculaire cause plusieurs accidents et morts.

Peter et Gillian unissent leurs forces pour aller libérer Robin détenu dans une maison ultra sécurisée ou sa médecin particulière, Susan Charles (Fiona Lewis), le maintien sous son influence.

Mais le psychisme perturbé de Robin le rend instable et agressif, aussi bien pour le grand public que pour la doctoresse.

Devenu incontrôlable il torture sa maitresse et la tue après l’avoir mise en lévitation.

Peter pénètre juste à temps dans la maison et tente de raisonner son fils, ne recueillant que la haine de celui-ci.

Gillian intervient pour bloquer les pouvoirs de Robin qui meurt dans une chute malheureuse après avoir voulu frapper une dernière fois son père.

Alors que Childress tente de la récupérer, Gillian se rebelle et fait exploser son bourreau dans une ultime scène spectaculaire…

En conclusion, « Furie » fait partie de ses films un peu datés des années 70 qui tentaient d’explorer le paranormal.

Misant sur quelques scènes d’actions bien ficelées, sur la présence du déjà vieillissant mais toujours en forme Kirk Douglas et sur des effets spéciaux gore aujourd’hui un tantinet ridicules et dépassés, « Furie » se regarde aujourd’hui comme une curiosité d’un autre temps…

A réserver aux fans de fantastique et Brian de Palma , réalisateur pour moi largement surestimé.

Furie (Brian de Palma)
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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 14:14
Pigalle, le roman noir de Paris (Patrice Bollon)

Ville dont l’histoire passionne, Paris est ici mise à l’honneur dans « Pigalle, le roman noir de Paris », ouvrage documentaire illustré en noir et blanc du journaliste Patrice Bollon paru en 2004.

Le parti pris est ici de s’intéresser à l’histoire de ce quartier de fêtes et de crimes qui attira tant d’artistes (peintres, écrivains, cinéastes) fascinés par cette particularité.

On évoque donc ici Toulouse Lautrec, Victor Hugo, Emile Zola, Henry Miller, Jacques Prévert, André Breton, Jean Genet, Django Reinhardt, Tino Rossi et Edith Piaf pour les plus connus d’entre eux.

Bollon débute par un épuisant exercice de définition concernant les limites géographiques forcément mouvantes du quartier entre le Sud plus calme du quartier qui descend vers Saint Georges jusqu’à l’église Notre-Dame-de-Lorette et le Nord, celui des boites de nuits du boulevard de Clichy, de la place Blanche et de la rue des Martyrs.

Une barrière invisible est alors délimitée avec les zones limitrophes de Montmartre plus artistique/touristique et Barbés ouvrier et populaire, une partie des Batignolles pouvant en revanche parfois s’y rattacher.

Au fil du temps, Pigalle qui n’était au départ qu’une zone de champs et de marécages, puis un parc d’attraction en bordure de Paris devint à partir des XVIII et XIX ième siècle le quartier plutôt bourgeois de la Nouvelle Athènes ou s’établissent des artistes renommés de l’époque : Dumas, Gautier, Nerval, Berlioz, Zola et le courant des peintres impressionnistes (Degas/Manet/Renoir)

Déjà les prostituées ou assimilées, appelées « lorettes » ou « grues » se font entretenir par leurs riches protecteurs…

Le quartier s’étend davantage avec construction des grands boulevards, ponts et surtout métro ouvert en 1903.

Mais Pigalle se fait d’abord connaitre par ses lieux de nuits dont les plus célèbres sont le Moulin rouge, l’Elysée Montmartre, la Boule noire et la Cigale ou on y vient s’encanailler jusqu’au bout de la nuit dans les bals populaires ou se mêlent ouvriers, bourgeois aventuriers, mauvais garçons et filles faciles.

Seul le Chat noir se distingue par une clientèle plus sélective.

Paradoxalement, Pigalle étant à présent dans Paris présente une sécurité supérieure par rapport aux zones périphériques de la ville, repaire de bidonvilles insalubres et dangereux.

A Pigalle, les cabarets fleurissent avec une tendance prononcée pour le clinquant voir le mauvais gout (l’Enfer, le Paradis, le Rat mort, le Folies Pigalle, la Nouvelle Eve).

Les danseuses se déshabillent, lèvent la jambes ou font le grand écart mais se prostituent aussi après le spectacle.

Après la Première guerre mondiale, les années folles augmentent encore l’activité du lieu avec l’ouverture des cinémas dont le plus grand de l’époque le Gaumont Palace et ses 6000 places, de restaurants russes ou bars américains.

On y croise Mistinguett, Joséphine Baker ou Django Reinhardt et une grande liberté de mœurs s’établit vis-à-vis des homosexuels en particulier des travestis hommes ou femmes avec lieux de rencontre spécialisés.

Mais le montée en puissance des lieux de nuits s’accompagne du revers de la médaille avec l’arrivée de la pègre organisée à Pigalle luttant pour le contrôle du racket, de la prostitution et de la distribution de drogue.

Pendant la Seconde guerre mondiale, ce qu’on appelle le Milieu profite avec opportunisme de la présence des Allemands à Paris pour maximiser ses profits.

Dans cette période trouble, les truands sans morale frayent avec les hauts gradés de la Wehrmacht ravis de compter sur ses intermédiaires précieux dans le détournement de la production française vers l’Allemagne, mais retourneront aussi vite leur veste pour continuer leurs trafics avec les GI américains eux aussi avides de plaisirs nocturnes dans le Paris de la Libération.

Chef de la Gestapo française et véritable Parrain de Paris au sein italien du terme, Henri Chamberlain dit « Lafont » sera un symbole de cette étrange collusion entre gangsters et nazi.

Après guerre, les bandes de Corses et de Marseillais s’affrontent ensuite dans de sanglants règlements de comptes qui contribuèrent à la réputation de violence du quartier.

Certains figures du grand banditisme émergeront de cette période comme Emile Buisson, Pierrot le Fou, Joe Attia, Pierre Carrot ou Pierre Cucurru qui officiait jusqu’à son assassinat par un patron de bar récalcitrant comme juge de paix des conflits entre truands.

Dernière composante du quartier, le sexe fait également intégralement partie de l’histoire de Pigalle.

Derrière l’existence de prostituées et prostitués indépendants travaillant boulevard de Clichy pour rabattre leurs michetons dans les hôtels de passe miteux des alentours, se cachaient les proxénètes appelés « julots casse croutes » « souteneurs« « maquereaux » qui établissaient des relations complexes avec leurs filles, mélange de violence, attachement et protection.

Dans la hiérarchie du crime, les proxénètes eux-mêmes se faisaient parfois racketter par des truands de plus gros calibre, braqueurs ou tueurs plus chevronnés.

En guise de conclusion Bollon évoque quelques films autour de Pigalle, dont le célèbre « Bob le flambeur » de Melville, « Touchez pas au grisbi » de Jacques Becker, « Du rififi chez les hommes » de Jules Dassin ainsi que plusieurs adaptations des romans policiers de Georges Simenon qui avec Albert Simonin Auguste Le breton et le moins connu André Helena fut l’un des écrivains qui décrivit le mieux Pigalle.

En conclusion, « Pigalle, le roman noir de Paris » permet de mieux connaitre l’un des quartiers les plus singuliers et vénéneux de Paris, dont la réputation de fête, sexe et violence perdure aujourd’hui malgré une tendance comme dans toutes les zones chaudes de la capitale à l’embourgeoisement.

Pigalle reste pour moi la face sombre de Montmartre, artistique et charmante, celle ou on sort le soir et parfois fait des mauvaises rencontre.

A l’aide d’un important travail documentaire, Bollon explique l’évolution géographique et historique de Pigalle, détaillant minutieusement des lieux étonnants ou sulfureux aujourd’hui disparus ou remplacés par des commerces tout ce qu’il y a de plus banal.

Le plus grand plaisir est celui de contempler les vieilles photos d’époque en noir et blanc : les façades de cabarets disparus, les trombines de gangsters des années 50 portant beau à l’époque, les femmes dénudées et les transformistes…

On critiquera simplement l’introduction poussive détaillant Pigalle pratiquement rue par rue et les références souvent incomplètes comme le groupe de rock des années 90 ou la série française consacrée au quartier…

Pigalle, le roman noir de Paris (Patrice Bollon)
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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 11:01
Daredevil, saison 1, épisode 10 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

Dans « Daredevil, saison 1, épisode 10 » , Foggy Nelson (Elden Henson) retrouve Daredevil (Charlie Cox) bléssé chez lui, le fait soigner par Claire (Rosario Dawson) et lui demande des comptes sur sa double identité.

Le dialogue vire à l’explication orageuse sur fond de flash backs narrant la rencontre des deux hommes à l’Université de droit aboutissant à une belle amitié et à un projet professionnel de deux avocats idéalistes.

Mal en point, Murdock justifie l’emploi de la violence par l’inefficacité dans certaines situations de l’application stricte de la loi, notamment vis-à-vis d’hommes puissants comme Wilson Fisk (Vincent D’Onofrio).

Tandis que les deux amis se disputent, Urich (Vondie Curtis Hall) se rend au chevet de sa femme malade et apprend que son assurance ne lui permet plus de couvrir ses soins.

Alors qu’on lui fait une proposition de promotion professionnelle au Daily bugle, Urich annonce à Karen (Deborah Ann Woll) qu’il se retire de l’enquête délicate sur les activités supposées frauduleuse de Fisk pour se consacrer aux soins de sa femme Doris (Adrian Lenox).

Après la mort de Nobu ((Peter Shinkoda), le parrain de New-York doit rendre des comptes à Madame Gao (Wai Ching Ho) et à Osley (Bob Gunton) qui lui reprochent d’être devenu négligent depuis sa rencontre avec Vanessa Marianna (Ayelet Zurer).

Alors que Karen parvient à trainer Urich dans une luxueuse maison de retraite pour lui présenter une vielle dame s’avérant en réalité la mère de Fisk, ce dernier voit une de ses multiples soirée de communication publique ou son invités des politiciens et des hommes d’affaires tourner au drame lorsque un poison est versé dans le champagne.

L’épisode se termine sur une vision de Vanessa, inconsciente la bave aux lèvres dans les bras d’un Fisk désespéré.

En conclusion, « Daredevil, saison 1, épisode 10 » tourne à un véritable face à face entre les deux amis avocats, sur fond d’amitié trahie et de justifications philosophiques sur l’emploi ou non d’un don au service de la justice lorsque le droit classique se montre inefficace.

De l’autre coté, Karen fait preuve d’une persévérance hors du commun pour conserver le vieux journaliste fatigué à ses cotés dans la lutte contre Fisk qui se montre lui-même étrangement vulnérable face à des ennemis mystérieux…

Daredevil, saison 1, épisode 10 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 07:24
Doggybags, volume 1 (Run, Singelin, Florent Maudou)

Sorti en 2011 chez Ankama, « Doggybags tome 1 » fit mine de rien l’effet d’une petite bombe dans la BD française avec l’arrivée d’un style inspiré des séries Z américaines à base de sexe et de violence décomplexés.

Le scénariste Run fait ici travailler le dessinateur Singelin pour une première histoire bien basique de gang de motards californiens pourchassant une jeune femme pour la réintégrer dans le clan, en réalité formé de loups-garous.

Après une cavale intense et une violente étreinte dans la foret avec le chef du gang, la femme retrouve sa forme originelle de louve et rejoint la meute.

Avec Florent Maudoux on change d’univers pour mettre en scène Masiko, une tueuse à gage experte en couteaux poursuivie avec son bébé par un gang asiatique dirigée par une femme nommée la Duchesse.

Mais Masiko élimine les tueurs et capture vivant l’un de leurs pisteurs, un homme masqué dont assez curieusement elle finit par devenir amante.

L’homme finit par disparaitre en laissant un simple mot laissant à penser qu’il va tenter à lui seul de tuer la Duchesse.

Paniquée, Masiko se rend dans les bains ou la Duchesse à ses habitudes et découvre son amant dans un bain de sang.

Elle prend alors le relai, luttant à mort avec une femme capable de se transformer en panthère noire.

Vient ensuite le tour de la duchesse elle-même capable de se transformer en animal encore plus redoutable, un cobra au venin mortel.

Masiko la leurre en la faisant mordre une réplique en plastique de son bébé, puis la neutralise et sectionne sa jambe.

Se tordant de douleur par terre, la Duchesse consent pour sauver sa vie à la blanchir de toute poursuite.

Lorsque les secours arrivent, les policiers reconnaissent comme l’un des leurs l’homme masqué tué dans la fusillade, le lieutenant Law.

Run prend lui-même les commandes des dessins du dernier épisode pour narrer une histoire bien hardcore dans laquelle Curtis Sauvage un flic motard solitaire ex lutteur d’ultimate fighting poids lourd traque un braqueur dans le désert de l'Arizona.

Le braqueur réussit à le tuer mais se retrouve pris au piège, menotté au corps massif du policier.

Il traine alors son fardeau dans le désert sous une chaleur accablante.

Il se pense sauver en rongeant avec ses dents le bras de Sauvage mais meurt dévoré encore vivant par des vautours après avoir été foudroyé sous l’œil rigolard de son ex victime.

En conclusion, « Doggybags, volume1 » plante dès le début le décor mélangeant série Z et fantastique-horreur sur fond de beacoup violence et d'un peu de sexe.

Volontairement premier degré et dénué d’humour, ce premier numéro présente le noyau de base de l’équipe avec des histoires simples voir simplistes, tout particulièrement la première trop fortement influencée pour moi par l’univers de Sons of anarchy.

Au niveau graphisme, la pauvreté de Singelin choque, Maudoux et Run relevant tout de même le niveau avec un trait plus soigné.

Rien de bien renversant au final mais une nouveauté mal élevée qui a au moins le mérite de bousculer un peu les codes trop figées du genre, ce qui à mon avis mérite un minimum de respect/intérêt.

Doggybags, volume 1 (Run, Singelin, Florent Maudou)
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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 19:45
La route (John Hillcoat)

En 2009, sort « La route » de John Hillcoat, adapté d’un roman d’anticipation de Cormac Mc Carthy de 2006.

Dans un futur apocalyptique, la Terre a été ravagée par de violentes secousses sismiques qui ont anéanti presque toute vie animale mis à part une poignée d’hommes tentant tant bien que mal de survivre depuis dix ans sur les stocks des supermarchés et sur pratique moins avouable, le cannibalisme.

Au milieu de ce contexte horrible, un père (Viggo Mortensen) et son fils (Kodi Smith Mc Phee) s’accrochent encore à la vie quelque part sur la cote Est des États-Unis d’Amérique.

Ils évitent les hordes de pillards qui traquent les survivants isolés pour les tuer et conservent deux balles dans un pistolet pour mettre fin à leur jour si aucune chance de survie n’est possible.

Le père revit par flash backs des fragments de son existence notamment la vie avec sa femme (Charlize Theron) qui mit au monde leur enfant après la fin du monde avant de mourir.

Mais la peur, le froid et la faim restent leurs principales préoccupations.

Affaiblis et traqués, ils retrouvent un abri citerne ou sont miraculeusement entreposés des réserves d’eau et de nourritures en conserve.

Cette manne leur permet de reprendre des force et même de reprendre apparence humaine se lavant et se coupant les cheveux.

Mais une nouvelle alerte les poussent à quitter la cachette en emportant avec eux le plus de réserves possibles.

Le duo croise ensuite un vieil homme esseulé (Robert Duvall) qu’il aide momentanément et arrive face à l’océan atlantique, aussi gris et triste que le paysage dévasté.

Moins amicale est la rencontre avec un voleur noir, qui pillent toutes leurs affaires en profitant d’une expédition du père sur un cargo échoué.

L’homme est rattrapé, braqué, dépouillé et impitoyablement laissé sur place dans le froid malgré les protestations de pitié de l’enfant.

La situation bascule à nouveau lorsque de nouveaux agresseurs tirent un flèche dans la jambe du père qui réplique à coup de pistolet alarme…

Malheureusement la blessure s’infecte et l’homme meurt, laissant son fils orphelin avec une ultime balle pour en finir si besoin.

La providence joue enfin en faveur de l’enfant et lui permet de rencontrer un homme (Guy Pearce) père de famille qui le prend sous son aile, lui assurant une aide précieuse…

En conclusion, « La route » est un film dur, très déprimant et souvent à la limite de l’insupportable dans des scènes ou des hommes et femmes sont séquestrés/mutilés comme des morceaux de viande ambulants.

L’espoir y est absent et la souffrance règne en maitresse absolue auprès de malheureux survivants se débattant dans leurs existences misérables soumis à la loi de la jungle ou encore plus implacable celle des forces de la nature, imprévisibles et incontrôlables déjà responsables du cataclysme initial.

Intimiste et douloureux, « La route » est un long calvaire traversé d’une esthétique particulièrement laide allant de pair avec son thème cafardeux.

En malheureusement, la présence d’acteurs de première catégorie ne parvient pas à sortir de ce climat marécageux…

La route (John Hillcoat)
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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 20:25
Eté rouge (Daniel Quiros)

L’Amérique centrale cette fois à l’honneur avec « Eté rouge » polar costaricain de Daniel Quiros.

Sorti en 2015 en France, « Eté rouge » raconte dans l’enfer d’un été caniculaire de Tamarindo, petit village de l’état de Guanacaste, situé au bord de mer, l’enquête d’un homme appelé Don Chepe, ex guérillero sandiniste et employé d’une compagnie d’assurance, déterminé à découvrir la mort d’une de ses meilleurs amie, Illana Echeverri dit l’Argentine dont le corps sans vie à été retrouvé sur une des magnifiques plages de la région.

Flanqué de Gato, un flic local comme auxiliaire occasionnel, Don Chepe se lance dans un véritable jeu de pistes qui va le mener sur la trace du passé révolutionnaire de son amie et de ses liens avec l’ERP (Armée révolutionnaire du peuple), auteur en 1977 d’un attentat raté contre un avion transportant le gouvernement argentin de l’époque.
Usant d’intimidation et parfois de violence, même si cette dernière se retourne parfois contre lui avec le passage à tabac par deux petites frappes de La Cruz qu’il avait molestées pour avoir des informations, don Chepe progresse à petits pas de bars en hôtels minables et découvre que le meurtre de l’Argentine correspond à la venue au Costa Rica de Peter Olsson, journaliste suédois revenu apporter un témoignage clé concernant un sanglant attentat en 1984 à La Cruz, qui avait tué quatre personnes et failli couter la vie au général Eden Pastora, ayant fait parti du FSLN nicaraguayen.

Inspiré par le général Augusto Sandino, le FSLN (Front sandiniste de libération national) renversa le président du Nicaragua Anastasio Somoza en 1979 malgré l’opposition des Contras, armés par la CIA plutôt favorable à l’ordre établi.

Ayant participé au coupe d’état, Pastora s’était ensuite retourné contre le président Daniel Ortega, qui pensait on avait tenter en retour de l’assassiner.

Usant de ses connaissances dans la magistrature, don Chepe rencontre Patricia Leardo, questionne Olsson puis rencontre l’avocate en charge de la déposition de Olsson, qui se présente à l’époque comme un jeune journaliste naïf ayant été abusé par un tueur professionnel argentin appelé Rodrigo Gandini, se faisant passer pour un photographe allemand pour déposer la bombe qui aurait pu être fatale à Pastora.

Malheureusement Olsson n’ira pas au bout de sa démarche puisqu’il meurt dans un suicide ressemblant étrangement à un assassinat.

Dès lors, don Chepe comprend que Gandini est également revenu au Costa Rica après s’être fait passer pour mort en Argentine afin d’éliminer les derniers témoins des ses activités terroristes des années 80.

Il n’a de cesse de traquer le dangereux tueur afin qu’il ne quitte le pays et bénéficie d’un coup de chance relayé par Gato quand Gandini est victime d’un accident de la route.

Bénéficiant de l’aide de Don Angel un puissant narcotrafiquant mexicain établi sur les hauteurs de Tamarindo, qui avait un dette vis-à-vis de l’Argentine, don Chepe localise Gandini dans une maison reculée ou il se terre, et l’abat avant qu’il ne le fasse.

En conclusion, « Eté rouge » contient tous les codes ou presque du polar : un crime, une enquête tortueuse d’un type entre deux eaux la jouant indépendant et enfin des cadavres soigneusement placés au fur et à mesure que l’intrigue progresse.

Rien de bien nouveau donc si ce n’est le cadre exotique du roman, le Costa Rica, paradis touristique dont certains lieux plus reculés révèlent le manque de moyen et d’implication des forces de police et surtout une plongée trouble dans l’histoire de l’encombrant voisin nicaraguayen, dont les actions révolutionnaires dans les années 80 éclaboussèrent tout l’Amérique centrale.

Un court roman à réserver aux fans du genre.

Eté rouge (Daniel Quiros)
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Published by Seth - dans Policier
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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 21:50
Two days in New-York (Julie Delpy)

Univers plus léger et féminin avec « Two days in New-York » de Julie Delpy.

Sorti en 2012, « Two days in New-York » raconte le bouleversement du couple moderne formé de Marion (Julie Delpy) et Mingus (Chris Carter) avec l’arrivée de la famille française de la première.

Quasi quadragénaires, séparés et avec enfants, Marion et Mingus sont également de pays et de couleurs différents : l’une est française et blanche, l’autre américain et noir.

Mingus découvre avec stupéfaction l’ouragan qui s’abat sur leur petit appartement new-yorkais avec l’arrivée de Jeannot (Albert Delpy) le père fraichement veuf, un vieil ours sans gène adepte de pinard, sexe et saucisson, Rose (Alexia Landeau) la sœur vicieuse et méchante, son boy friend Manu (Alex Nahon) un paumé de première catégorie venu s’incruster…

La guerre éclate rapidement avec Rose, qui jalouse sa sœur, provoque Mingus en se baladant dévêtue dans l’appartement.

Jeannot lui est ingérable quant à Manu, non content d’accumuler tous les clichés possibles sur les noirs américains, il ne trouve rien de mieux à faire que de faire venir un dealer lui livrer son herbe devant les enfants médusés.

Le couple Manu-Rose demeure malgré les remontrances de Mingus rapidement à bout, aussi ingérable que le reste de la bande… et provoque un conflit avec Bella (Kate Burton) une voisine après avoir fumé des joints dans l’ascenseur.

A cran, Marion invente une histoire de cancer pour attendrir l’acariâtre voisine qui les menace d’expulsion.

Cette histoire se retourne contre elle lorsque Ron (Dylan Baker) le mari médecin de Bella vient à son chevet pour l’aider à trouver un meilleur traitement.

Soumis à pareille pression à manque d‘intimité, le couple a du mal à faire face d’autant plus que Marion est effectivement soumises à de nombreux malaises.

Mingus évacue la tension à l’aide de son émission radio qu’il anime avec talent et avec des monologues avec une réplique de Barrack Obama, son idole/modèle.

Fort heureusement Manu est expulsé par la police pour avoir voulu acheter de la drogue près d’un commissariat et Marion peut se concentrer sur son exposition photo cruciale pour sa carrière artistique et financière.

Malheureusement l’exposition est échec, mis à part la vente symbolique de son âme achetée par un anonyme.

Mais contre toute attente, le coté morbide de la situation de santé Marion séduit au final les acheteurs qui la croient condamnée à mort.

Après une dispute surréaliste avec l’acheteur de son âme, l'acteur Vincent Gallo lui-même, Marion, commet un acte fou en grimpant sur le toit d’un château de Central park afin d’aider un pigeon à s’envoler.

Mingus qui a découvert qu’elle était en réalité enceinte de lui, court à sa poursuite et la sauve in extremis d’une chute mortelle…

Tout se termine alors en happy end avec une nouvelle naissance dans la famille et Rose qui découvre l’amour avec un policier américain…

En conclusion, « Two days in New-York » est un film léger et rythmé mais aussi incroyablement exagéré jouant à fond la carte des clichés sur les français, représentés de manière bien peu flatteuse : malpolis, beaufs, râleurs, arrogants, sales et trop libérés sexuellement.

La bonne surprise du film reste Chris Tucker véritablement excellent de justesse en mari tolérant soumis à rude épreuve…

Certains trouveront peut être cela too much avec ce couple mixte urbain vivant parfaitement ses importantes différences raciales et culturelles pour déboucher sur un happy end… mais le film de Delpy a pour lui son rythme enlevé, une certaine fraicheur et le cadre toujours plaisant de New-York, ce qui suffit pour moi à lui accorder une moyenne honorable...pour une comédie française.

Two days in New-York (Julie Delpy)
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