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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 16:12

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Deux ans après le premier volume, Joe Casey récidive avec « Vengeurs, les plus grands super héros de la terre, tome 2 » paru en 2007.

Délaissant le franchement médiocre Scott Kolins, il s’adjoint les services du dessinateur Will Rosado au coup de patte légèrement plus habile.

Dans cette nouvelle version des Vengeurs, Captain america et Iron-man passent la main au profit de la Guêpe, Giant Man propulsé chef mais aussi de petits nouveaux comme Œil de Faucon, la Panthère noire (souverain africain du royaume fictif du Wakanda) et d’un androïde étrange appelé la Vision encore plus controversé car initialement crée par le robot Ultron pour tuer les Vengeurs avant de se retourner contre son maitre.

Si le roi d’un royaume richissime féru de technologie passe relativement bien auprès des populations, l’acceptation de l’étrange et froide Vision dotée de pouvoirs surpuissants (force surhumaine, intangibilité, indestructibilité, rayons solaires) est plus problématique mais l’androïde accepte cette mise à l’épreuve avec flegme tant et si bien qu’il accepte d’être enlevé par le S.H.I.E.L.D de Nick Fury pour subit une batterie de tests.

Contraint par les coéquipiers courroucés de la Vision a donner une explication, Fury finit par avouer que l’androïde métamorphe appelé le Super adaptoide a été enlevé par l’organisation criminelle AIM pour être cloné afin de créer une invincible armée.

Acculé, Fury demande aux Vengeurs de neutraliser le Super adaptoide, qui a échappé à tout contrôle et lancé son armée de clone sur l’ile de l’AIM.

Face aux clones, la Vision fait la différence, tandis que Giant-man déchainé achève le processus de destruction de l’ile.

Mais le Super adaptoide initial parvient à s’échapper laissant planer une menace quand à d’éventuelles représailles contre les Vengeurs.

Quelques accalmies permettent de développer l’aspect vie privée des membres avec les problèmes de couple entre Œil de Faucon et sa compagne la Veuve noire ou la Panthère noire qui se mue en professeur d’histoire à Harlem dans l’espoir d’éduquer les jeunes noirs américains à la dérive.

On découvre également que Hank Pym vit mal son statut de chef et est rongé par un complexe d’infériorité qui le conduit à crise de schizophrénie.

Se prenant pour un nouveau super héros, Pym revêt le costume du Pourpoint jaune et entreprend d’intégrer les Vengeurs en développant un style plus agressif avec projection de rafales d’énergie, contrôle des insectes au lieu de modification de taille.

Agressif et volent, le Pourpoint jaune utilise la manière forte pour intégrer les Vengeurs et demander sa propre femme en mariage !

Pour ne pas le perturber, ses coéquipiers acceptent de jouer le jeu et un étrange simulacre de mariage se met alors en place brièvement interrompu par les criminels de second ordre que sont les membres du cirque du crime.

Mais le choc du combat a des effets salutaires sur Pourpoint jaune qui reprend ses esprits pour redevenir le Hank Pym plus équilibré que tout le monde connait.

Alors que la Panthère noire aidé par un des ses élèves qu’il a remis dans le droit chemin, échappe de justesse à la mort face au mercenaire appelé le Tigre de la mort, la véritable menace prend alors forme sous l’apparence du Super adaptoide.

L’androïde attaque les Vengeurs et est solidement tenu en respect par la Vision qui devant faire face à une combinaison de pouvoirs des Vengeurs orignaux (Captain america, Iron-man, Giant-man, Thor et Œil de Faucon) s’en tire à merveille, juste avant que ses coéquipiers puissent le soulager pour lui permettre de remporter une éclatante victoire finale sur un ennemi de premier plan.

Une fois encore la roue tourne et Pym encore ébranlé laisse la présidence au plus ancien Vengeur de tous à présent, Œil de Faucon.

Pour compléter cette aventure, se succèdent des courtes histoires, une franchement minable écrite sous la houlette de Macon Blair et Michael Avon Oeming ou un improbable trio Zemo/Enchanteresse/Exécuteur affronte un monstre de l’espace,  une insipide aventure pour teen ager de Rick Jones (sous des dessins de Nick Dragotta), une carrément incompréhensible du pourtant trop rare Wonder-man (dessins trop infantiles de Juan Doe) et enfin une histoire à dormir debout de remontée dans le temps ou Rick Jones se retrouve prisonnier de la tour de Londres.

Seuls Tom Beland sur dessins splendides de Kano, s’en sort avec les honneurs en proposant un intéressant échange de point de vue entre Captain america et Spider-man après une victoire conjuguée face au redoutable Electro.

Au final, « Vengeurs, les plus grands super héros de la terre, tome 2 » s’en sort nettement mieux que le premier opus pauvre en innovation.

Sans être démentiel le style froid de Rosado contient une certaine ampleur.

En exposant des personnages de second niveau (la Panthère noire, la Vision voir Pym) , Casey change un peu la donne des habituelles histoires de Vengeurs et trouver avec le Super adaptoide une menace enfin à la mesure des Vengeurs.

On est heureux de voir que même sans Captain america, Thor et Iron-man, les Vengeurs parviennent à se renouveler et à triompher de menaces sérieuses.

Outre les impressionnants délires schizophréniques de Pym métamorphosé un court instant en brute virile assez jouissive, le scénario met en avant la Vision, l’un de mes personnages favoris des Vengeurs en raison de son originalité, de son mystère, de son immense puissance et de sa froideur artificielle.

Enfin, cette belle évolution est gâchée par les aventures bouche trou du duo Mc Blair/Oeming puis Doe) avec scénario débiles et dessins de cartoon assez indigents pour des héros de la trempe des Vengeurs.
Mention spéciale tout du moins à Beland et Kano, qui dans cet océan de médiocrité parviennent à pondre une magnifique rencontre entre deux légendes Marvel sur un toit de New-York.

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 15:13

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L’histoire étant souvent un éternel recommencement, les super héros notamment ceux de Marvel n’en finissent pas de se réinventer et de réécrire leur histoire pourtant archi connue des fans.

C’est dans cette optique que sort « Vengeurs : les plus grands super héros de la terre, tome 1 » en 2005 sur  un scénario de Joe Casey et de dessins de Scott Kolins.

L’idée est très simple et très peu originale, transposer l’histoire de la naissance des Vengeurs dans le cadre contemporain des années 2000.

Grand instigateur du projet, Tony Stark (Iron man) tente sous l’œil suspicieux du grand public et face aux velléités de contrôle du gouvernement américain, de fédérer des personnalités aussi disparate que Thor, Hulk, l’Homme-fourmi et sa compagne la Guêpe.

Bien entendu Hulk se montre vite instable, quittant le groupe en provoquant des dégâts considérables dans la ville de New-York ce qui jette le discrédit sur le caractère pacifique de cette formation.

Stark est à la peine, d’autant plus que son équipe ne parvient pas à maitriser l’incontrôlable brute verte ce qui provoque les foudres du gouvernement américain.

Mais la solution va venir de Captain america, super héros de la Seconde guerre mondiale retrouvé par miracle sain et sauf après une hibernation  sous la glace de près de 70 ans.

Si l’arrivée de la légende vivante contribue à apaiser les relations avec le gouvernement américain, Captain se montre tout même très ébranlé psychologiquement par son réveil et ne cesse de penser à la mort de son partenaire Bucky Barnes mort pendant la guerre en essayant d’arrêter un avion du savant nazi le Baron Zemo.

Décalé et torturé par ses souvenirs, Cap trouve un peu de réconfort auprès de Rick Jones l’ex ami de Hulk.

Lors d’une intervention trop facile contre les pathétiques Maitres du Mal (Homme radioactif, Fondeur, Chevalier Noir) , Captain america se retrouve face au leader du groupe, son pire ennemi le Baron Zemo.

La vendetta personnelle de Captain america est pourtant différée avec l’apparition de Kang le conquérant, ennemi récurrent des Vengeurs, régulièrement battu à chacune de ses nouvelles tentatives.

Malgré son armement technologiques futuriste (champs de force, pistolet laser, armure radioactive) et ses motivations guerrières, Kang est une nouvelle fois battu en grande partie grâce à la puissance de Thor seul capable de terrasser son champs de force.

Devenus subitement populaires après avoir écarté Kang, les Vengeurs n’ont pas le temps de savourer leur victoire puisqu’ils ont maille à partir avec le Comte Nefaria.

L’affrontement frôle le ridicule si ce n’est qu’il voit la Guêpe grièvement blessée par les sbires du Comte.

Cet incident ébranle tellement Hank Pym, qu’il décide de quitter le groupe avec sa femme.

Pour d’autres raisons liées à ces obligations de dieu nordique, Thor quitte également les Vengeurs ce qui fissure grandement la cohésion du groupe.

Pour arranger le tout, Captain america se lance en solitaire à la recherche de Rick, détenu par le Baron Zemo en Bolivie.

Le règlement de compte entre les ennemis héréditaire est sanglant, laissant Zemo en apparence écrasé sous un monticule de pierres.

Pour faire face à ses multiples défections, Iron man n’a d’autres choix que d’embaucher de nouveaux membres au passé controversé comme son ancien adversaire Œil de faucon, vivant dans la plus grande précarité dans les bas fond de la ville ou plus tard les ex serviteurs de Magnéto, les frères et sœurs Vif argent et la Sorcière écarlate.

Contre toute attente, Stark passe le relais à Captain america après avoir arraché de haute lutte l’indépendance des Vengeurs par rapport au gouvernement américain.

Le dernier tiers du recueil voit un assemblage hétéroclite de courtes aventures sans queue ni tête, avec une nouvelle déclinaison sans aucun intérêt de la formation des Vengeurs horriblement mal dessinée par Michael Avon Oeming sur un scénario (?) de Dwayne Mc Duffy, qui se laisse également aller à des aventures solitaires aussi dénuées d’intérêt de chacun des membres.

Le petit hommage à Stan Lee, apparaissant dans les origines des Vengeurs (!) sur des dessins trop froids de Kevin Mc Guire laisse pantois et seul le court mais intense épisode ou sous l’impulsion de Macon Blair et Jorge Lucas, Captain america rend hommage à un ancien soldat américain de la Seconde guerre mondiale ayant perdu ses jambes en Belgique en affrontant le mythique Loups de Fenris, est réellement émouvant.

En conclusion, l’intérêt de « Vengeurs : les plus grands super héros de la terre, tome 1 » est mince voir inexistant tant le recyclage d’un mythe archi connu sans réelle innovation ou prise de risque parait vain.

Mis à part en introduisant un Œil de Faucon ambigu et hâbleur, Casey frise donc le zéro absolu d’inspiration et les dessins de Kolins, grossiers et mous n’arrangent pas l’affaire.

Le lecteur pointu restera sur sa faim donc sur cette histoire pauvre aux combats neurasthéniques à l’exception de celui Kang, seul donnant un peu de fil à retordre à nos héros.

Enfin le dernier tiers de l’ouvrage fait friser l’apoplexie devant tant de médiocrité.

Scénario bâclés, risibles de Mc Duffy et dessins horribles de Oeming viennent dénaturer le mythe.

Non vraiment, on ne peut s’empêcher de penser que les plus grands super héros de la terre méritaient mieux que cet album franchement paresseux et médiocre.

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 08:51

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Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lu un livre de Yukio Mishima, aussi me suis-je jeté avec délectation sur « Le marin rejeté par la mer » nouvelle publiée en 1963.

« Le marin rejeté par la mer » est un histoire trouble se déroulant dans le Yokohama d’après guerre.

Noboru Kuroda est un adolescent de treize ans qui vit seul avec sa mère Fusako devenue une jeune et séduisante veuve de trente trois ans après la mort de son mari.

Belle et indépendante, Fusako a repris la direction de l’entreprise d’import export de son mari et possède un mode de vie très occidentalisé.

Un jour Fusako fait la connaissance d’un officier de la marine marchande, Ryuji Tsukazaki dont le cargo fait escale à Yokohama pendant quelques jours.

Bel homme bronzé et musclé, Ryuji cache derrière sa prestance d’officier un tempérament solitaire, tourmenté, désireux de fuir en mer une vie terrestre douloureuse.

Pris par une grande passion réciproque, Fusako et Ryuji deviennent amants mais le couple ignore que Noboru les observe clandestinement de sa chambre à l’aide d’un trou réalisé dans le mur.

A vif et déstabilisé par la perte du père, le jeune homme est en quête du modèle masculin représenté par le marin : force, virilité, gout de l’aventure, détachement des sentiments.

Mais ce fantasme ne colle pas avec la réalité qu’il découvre avec Ryuji, homme qui s’avère plutôt banal, conciliant et amical avec lui, ce qu’il ne supporte pas.

Alors Ryuji va se réfugier dans son groupe d’amis composé d’adolescents pareils à lui, totalement révoltés par le monde des adultes.

Le groupe se réunie clandestinement, développe une théorie étrange et malsaine prônant le dégout de la vie et le rejet de l’éducation centrée autour du rôle du père.

Plus grave, sous l’impulsion du chef, les adolescents tuent et éviscèrent un chat pour se familiariser avec la mort.

Pris par ses obligations de marin, Ryuji quitte Yokohama en laissant une femme très amoureuse.

Puis fatigué par cette vie errante et tenaillé par l’amour de Fusako, il revient finalement à Yokohama avec l’intention d’officialiser les choses.

Plutôt riche et honnête dans ses sentiments, Ryuji ne tarde pas à convaincre Fusako de l’épouser mais l’idée d’avoir un nouveau père est insupportable pour Noboru.

De plus en plus sournois et manipulateur, Noboru est surpris par Ryuji alors qu’il les espionnait.

Le jeune homme méprise la clémence dont fait preuve à son égard le marin et décide de soumettre sa « condamnation à mort » à son groupe de dangereux amis.

Bien entendu, le chef du groupe est ravi de pouvoir trouver une cible à ses penchants sadiques et sous le prétexte que la loi japonaise protège les moins de quatorze ans, il échafaude un plan machiavélique pour que chaque membre du groupe participe à l’assassinat de Ryuji.

Noboru sera l’appât qui viendra attirer son beau père dans un endroit reculé de la ville, repéré par les soins des petits monstres.

Sous le prétexte d’entendre ses récits de marin, Ryuji est attiré par le groupe d’enfants et ne se méfie pas du tour étrange que prend cette simple ballade.

Le livre se termine de manière brutale avec le marin buvant la tasse empoisonnée que lui ont préparé les adolescents avant de l’assassiner.

Dans un dernier songe, Ryuji pense à la mort glorieuse et spectaculaire qu’il aurait aimé connaitre …

En conclusion, « Le marin rejeté par la mer » est encore une fois un livre étrange et incroyablement pervers de Mishima.

L’auteur y développe sa philosophie particulière de l’existence qu’on retrouve chez Noboru, foncièrement Nietzschéen (la vie n’a pas de sens, seuls les forts triomphent) mais aussi sans doute chez Ryuji homme en fuite permanente cherchant quelque chose qu’il ne trouve pas et rencontrant finalement son destin lorsqu’il arrête sa course folle autour du monde.

Bien entendu, la morale de l’histoire est affreusement choquante, surtout lorsque l’écrivain insère dans le cœur d’enfants des velléités de tueurs sadiques désireux de se venger sur les adultes des persécutions qu’ils jugent subir.

Mais avec que le fond très dérangeant, vient la forme toujours aussi brillante chez Mishima avec ce style sobre, puissant, épuré comme un kata d’art martial.

Le thème maritime est bien entendu très présent avec de superbes descriptions du monde portuaire, de la vie sur un cargo mais l’érotisme, la sensualité perverse trouvent également leur place dans ce récit difficile à ne pas mettre dans toutes les mains.

Encore une fois, un grand livre, décalé et unique.

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 15:34

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On peut donc considérer sans grand risque que la période David Coverdale fut la moins hard rock de la carrière de Deep purple, tant le chanteur insuffla des influences funk/blues au répertoire initialement plus agressif des londoniens.

Après un « Come and taste the band » très éloigné du style qui forgea sa légende, Deep purple explosa franchement et resta muet pendant près de dix ans.

Au milieu des années 80, la résurrection inattendue arriva avec le retour de Ian Gillian et de Ritchie Blackmore à la place de Coverdale et Bolin, certes doués mais assez déphasés par rapport au hard rock originel plus musclé.

Cette renaissance s’illustra par des sorties graduelles d’albums (tous les trois ans) reconstruisant peut à peu la base de fans jadis perdue.

Après un court intermède avec Joe Lynn Turner, le pire bouche trou du hard/heavy des années 80, Ian Gillian rejoint à nouveau le groupe en 1992 pour la préparation d’un nouvel album.

Sorti en 1993 (en pleine période Manga ?), « The battle rages on » annonce fièrement la couleur avec sa superbe pochette en forme de Dragon s’enroulant autour du logo du groupe.

L’entrée en matière ne déçoit pas tant « The battle rages on » délivre un rock puissant et majestueux digne d’authentiques Saigneurs du hard rock.

La suite marque certes un peu le pas avec le plus linéaire et poussif « Lick it up » mais le splendide « Anya » à l’introduction grandiose médiévale-rock vient gonfler d’un puissant souffle épique la musique du groupe.

Deep purple semble avoir ressorti pour notre plus grand plaisir la grosse artillerie, aussi sans etre inoubliables « Talk about love » et « Ramshackle man » s’avèrent etre  de véritables morceaux de bravoure emplis de riffs puissants, de dynamique soutenues et de solos démonstratifs.

Bien sur quelques coups de moins bien subsistent comme « Time to kill » ou « Nasty piece of work » plus à la peine mais il parait bien difficile de ne pas apprécier la dynamique  d'un « A twist in the tale » porté par un Gillian au chant impeccable.

L’album se termine sur deux titres, « Solitaire » un peu mollasson mais doté d’un beau potentiel commercial et le bien lourdingue et répétitif « One man’s meat » sur lequel les hurlements aiguis de Gillian n'apportent pas grand chose.

En conclusion, « The battle rages on » est suffisamment bon pour me faire mentir lorsque je dis que le groupe ne valait plus rien sorti de sa période dorée des années 70.

Marquant le début de la renaissance du groupe, « The battle rages on » lance une impressionnante série (à la qualité au final des plus décroissantes) toujours en cours actuellement avec des albums suffisamment bon pour permettre à Deep purple de se produire dans des grandes salles du monde entier.

Certes après un début en fanfare (les superbes The battle rages on et Anya) , le disque marque un peu le pas comme si les vétérans avaient un peu présumé de leurs forces mais la production fluide et puissante est suffisante pour leur permettre de tenir leur rang de valeures sures du hard rock.

Et puis quoi qu’on en dise, Gillian reste le meilleur chanteur de Deep purple ce qui pèse assurément au final dans la balance.

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Published by Seth - dans Hard Rock
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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 14:26

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Assez peu connu, « Come and taste the band » de Deep purple voit le jour en 1975.

 Durant cette époque délicate, les anglais tentent de continuer leur carrière après le départ de Ritchie Blackmore le légendaire guitariste du groupe et en grande partie fondateur du son « « Purple ».

Avec Tommy Bolin en remplacement, l’ère David Coverdale entamée une année plus tôt se poursuit donc avec cet album à la pochette disons le franchement assez niaise pour un groupe se revendiquant de la scène hard rock.

Mais répondons donc à l’invitation du titre de l’album et dégustons sans plus attendre l’apéritif « Comin’ home »  rock dynamique, foisonnant se distinguant par les sorties électriques de Bolin et les vocalises aériennes de Coverdale.

On poursuit dans la même lignée avec un « Lady luck » solide dans ses parties de guitares à défaut d’etre génial et puis un plus aventureux « Gettin tighter » dont je goute pourtant modérément l‘influence funky.

Deep purple ralentit un peu la cadence avec « Dealer » ce qui permet de mettre magnifiquement en valeur la voix si émouvante de Coverdale couplée à celle plutôt agréable de Bolin.

Avis aux amateurs (dont je ne suis pas), le funk repart de plus belle sur « I need love » un peu long et plat.

La guitare de Bolin s’envole un peu en vain sur un « Drifter » bien trop alambiqué et sans réel impact.

Le constat est le même sur « Love child » bien trop lent et mou ainsi que l’horripilante ballade soul à rallonge « The time around/owed to g » avec un Glenn Hughes dont le chant évoque un Georges Michael en pleine chaleur.

Sans surprise, « You keep on moving » clôt par un rock calme et mélodique cet album franchement décevant.

En conclusion, bien que sans doute intrinsèquement respectable « Come and taste the band »  n’est pas assez incisif, pêchu et ne correspond pas à ma conception du rock.

Malgré les qualités musicales de Coverdale et Bolin qui restent bien entendu des musiciens de haut niveau, sans Gillian et Blackmore, la musique de Deep purple s’embourgeoise inexorablement, glissant vers un rock lent, terne, funky et classieux.

Je ne peux donc que déconseiller ce plat sans réelle saveur aux amateurs de sensations fortes.

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 09:58

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On reste dans la musique violente avec Exciter, vieux groupe canadien de speed metal (sorte d’hybride entre heavy metal et thrash) qui fut avec les vétérans d’Anvil, un des pionniers du genre au début des années 80.

Torpillé par une criante instabilité de personnel et par de grandes périodes d‘absences, Exciter resta un groupe underground, bien loin de connaitre le succès de groupes plus constants et aussi plus accessibles.

Voici donc en 2000, les canadiens de retour avec « Blood of tyrants » et sa pochette sentant bon le film d’horreur de série Z.

Le groupe est ici composé de Jacques Bélanger (chanteur), John Ricci (guitares), la section rythmique étant assurée par les frères Charron Marc à la basse, Rik à la batterie.

« Blood of tyrants » débute pied au plancher avec « Metal crusaders » qui déboule tel une tornade heavy-speed emportant tout sur son passage à coups de tempos soutenus, de riffs défonçant surmontés de la voix tantôt rauque tantôt haut perchée hurlante de Bélanger.

Mais la rage et la violence du titre est à vrai dire très canalisée et « Metal crusaders » contient avec ses vocaux Priestiens et ses refrains surpuissants de belles qualités métalliques.

On comprend vite qu’avec Exciter il est inutile de chercher un compromis ou un atermoiement, tant le groupe ne connait qu’un seule mode et l’empoigne pour foncer avec toutes ses tripes et son cœur.

« Rule with an iron fist » est construit sur le même type que son prédécesseur mais est à vrai dire tout aussi irréprochable et radical.

Les oreilles aguerries décèleront peut être une infime retenue au niveau des refrains d’ « Intruders » mais ceci demeure purement anecdotique.

Le tempo se ralentit certes sur « Predator » mais ce n’est que pour gonfler davantage le poids du son des Canadien.

De toute façon comme un bon méchant de série B, Exciter revient encore plus fort avec « Martial law » aussi intense et féroce que les deux premiers titres.

On saluera l’accalmie instrumentale reposante (quoique ?) pour nos oreilles, « War cry » pour encaisser sans doute le titre le plus terriblement jouissif du disque « Brutal warning » avec ses refrains hallucinants singeant un Rob Halford particulièrement en colère.

De manière assez bluffante, Exciter parvient à tenir cette cadence de dingue avec « Weapons of mass destruction ».

Pourtant la fin du disque se profile inévitablement avec « Blood of tyrants » paradoxalement l’un des titres les moins saignants de l’ensemble et l’ultra radical « Violator » et son océan de violence pure.

En conclusion, « Blood of tyrants » est un disque de série B d’un groupe underground ultra déterminé en colère prêt à mourir en studio pour s’exprimer.

Musicalement, « Blood of tyrants » est une longue succession de morceaux rapides, violents et féroces sans aucune aération ni cassure rythmique.

Il laissera donc parfaitement froid voir méprisant les amateurs de musique plus complexe, variée ou accessible mais je dois avouer pour ma part l’apprécier beaucoup pour la simple et bonne raison que dans certains passages de ma vie, j’ai un besoin presque vital d’écouter ce genre de musique dure, puissante et sans compromission.

Attention tout de même, Exciter est composé de musiciens expérimentés, au registre certes limité mais maitrisant très bien leur art.

Etant plus proche du thrash que du heavy plus élaboré, Exciter sonne en raison de son chanteur/hurleur Belanger comme du Judas priest plus frustre mais plus méchant, sauvage et brutal avec une puissance de feu capable de bloquer un troupeau de rhinocéros lancé au grand galop.

A réserver donc aux amateurs de speed/thrash rugueux, basique et jouissif.

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Published by Seth - dans Speed metal
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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 09:13

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La carrière d’un groupe aussi légendaire qu’Accept n’est pas oubliée dans ces chroniques avec « Predator » , onzième album studio des allemands.

Sorti en 1996 alors que le groupe tentait après une séparation de retrouver son lustre d’antan sans le guitariste Hermann Frank et sans le batteur Stefan Kaufmann remplacé ici  par Michael Cartellone, « Predator » a fort belle allure avec sa pochette sombre et animale.

On commence en  mode diesel avec « Hard attack » mid tempo aux riffs/refrains ultra efficaces évoquant du Ac/Dc de bonne facture.

Après cette mise en bouche confortable, les allemands passent la vitesse supérieure avec « Crossroads » fantastique tube rehaussé du merveilleux apport mélodique de la guitare de Wolf Hoffman.

Mais plus que la fluidité de la mélodie et l’équilibre parfait du titre, les textes très forts de Udo Dirckschneider évoquant un homme demandant de l’aide à la croisée des chemins de sa vie, constituent également un formidable atout.

Accept n’est pas Ac/Dc et le prouve avec « Making me scream » superbe brulot heavy metal, rapide, dur et puissant comme le chrome d’une Harley Davidson.

Certes, « Diggin’ in the dirt » est un ou deux crans en dessous, mais ce morceau un peu lent et saccadé n’est pas à proprement parler détestable surtout que « Lay it down on me » vient apporter une démonstration du talent éclatant des vétérans en matière de mid tempo costaud et parfaitement bien balancé.

Meme si « Ain’t over yet » parait en apparence plus calme, ce titre n’en est pas moins remarquable d’intensité avec un chant beaucoup plus nuancé de Dirckschneider tandis que « Predator » se fait plus bestial en ressortant la grosse artillerie heavy.

Accept se fait toujours agressif et combattif sur le rapide, nerveux et incisif « Crucified » rehaussant encore davantage le niveau sur le sublime « Take out the crime » et ses refrains véritablement tubesques.

Aucune baisse de régime n’est à signaler sur « Don’t give a damn » hymne heavy metal cinglant et les vétérans allemands se permettent même le luxe de se surpasser sur l’ahurissant tube « Run through the night » merveille d’équilibre entre puissance et mélodie avec cerise sur le cadeau des paroles très prenantes de Dirckschneider.

On termine (déjà ?) cette brillant leçon par « Primitive » morceau décalé et fun, au phrasé presque hip-hop (?).

En conclusion, n’écoutez pas les nostalgiques ou les aigris des années 80, « Predator » est un fantastique album tout à fait ancré dans son époque.

Meme avec un seul guitariste, Accept reste un des Saigneurs du heavy metal, donnant une véritable leçon de son art en produisant un disque fort, dense, avec quelques authentiques classiques du heavy metal  comme « Crossroads » ou « Run through the night » .

Le ton est peut être un moins violent et excessif que lors des premières années bouillonnantes de la jeunesse, mais la plupart des compositions demeurent d’une qualité fantastique avec toujours cette dimension mélodique sublimant le heavy metal de dur à cuirs des Allemands.

Accept donc ou l’idéal dauphin germanique de Judas priest ?

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 22:33

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La littérature érotique était une fesse cachée que j’ignorais chez Guy de Maupassant, aussi est-ce avec curiosité que j’ai découvert « Le verrou et autres contes grivois » recueil de sept nouvelles traitant de relations sensuelles et éphémères entre hommes et femmes.

La première d’entre elle, « Le verrou » (1882) est le récit d’un vieux célibataire à trois de ses amis formant un club d’hommes déterminés à rester seuls, récit qui raconte un fort émoi de sa jeunesse avec une femme mure et mariée qui prit les devants dans leur relation.

Malheureusement l’aventure se termine en mini trauma puisque le couple illégitime est surpris par le logeur du jeune homme parce qu’il avait oublié de fermer le verrou de son appartement.

Avec « Marroca » Maupassant utilise ses souvenirs d’un voyage en Algérie française dans la ville de Bougie (Bejaia) pour s’orienter vers un savoureux érotisme oriental narrant la rencontre avec une belle baigneuse espagnole sur la plage en plein milieu de la fournaise de l’après midi algérien.

Mariée mais incroyablement ardente, libérée et passionnée, Marroca va entrainer le narrateur dans une situation embarrassante puisqu’il manquera d’être pris sur le fait par le mari de la belle, un homme aux dimensions colossales dont il ne verra jamais le visage.

On retrouve cette ambiance à un niveau encore plus exacerbée dans « Allouma » ou le narrateur vit près de Tiaret (Algérie) une aventure extravagante ou il reçoit en cadeau de son domestique une jeune femme arabe aussi belle que mystérieuse appelée Allouma.

Se heurtant au choc des cultures, le narrateur n’en devient pas moins très attaché à Allouma dont les fréquentes disparitions pour retrouver son peuple nomade rendent encore plus mystérieuse.

Un jour pourtant, le narrateur ensorcelé comprend que sa maitresse l’a quitté pour de bon en suivant un jeune berger avec qui elle entretenait une relation clandestine.

Très réussi également dans le cadre méditerranéen est « Idylle » ou l’auteur utilise l’excitation d’une rencontre dans un train faisant la liaison Gênes-Marseille pour proposer une curieuse scène de tétée entre deux émigrés italiens : une robuste nourrice et un travailleur amaigri.

Mais Maupassant n’a pas toujours besoin de soleil pour émoustiller, aussi « La Patronne » voit dans le cadre du quartier latin, un jeune étudiant breton monté à Paris avoir une aventure imprévue avec sa logeuse une femme d’âge mur d’apparence pourtant sévère.

Deux nouvelles d’un intérêt que je qualifierais de moindre viennent compléter le recueil, « Les épingles » mettant en lumière l’instinct de deux femmes maitresses du même homme et « Les tombales » excellente histoire gothico-cynique d’écumeuses de cimetières en quete de veufs à séduire dont le seul défaut est d’avoir déjà été intégrée dans « Contes cruels et fantastiques ».

En conclusion, « Le verrou et autres contes grivois » est une belle récréation montrant un aspect plus méconnu de l’œuvre de l’immense écrivain qu’est Maupassant.

Bien entendu, on peut trouver l’exercice un peu court ou superficiel, mais le résultat n’en est pas moins atteint avec des histoires au fort potentiel érotique.

En effet, Maupassant en fin psychologue et observateur de ses contemporains joue à la perfection de situation excitantes comme l’imprévu (la plage, le train, le cimetière) , l’interdit (la différence d’âge, l’adultère, le veuvage) ou l’exotisme des ambiances méditerranéennes chaudes, lourdes et sensuelles pour venir titiller les points sensibles de ses lecteurs.

A recommander à tous les infatigables rêveurs/fantasmeurs sachant nourrir leur esprit d’un imaginaire suffisamment fort pour pimenter un quotidien souvent banal et sans relief.

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 22:25

5

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Les maitres excentriques de Twisted sister n’ont pas encore eu les honneurs de ces chroniques, ceci se doit donc d’être réparé avec « You can’t stop rock ‘n’ roll ».

Groupe phare du hard rock américain des années 80 avec maquillages outranciers et performances scéniques explosives, Twisted sister ne fait pas pourtant réellement partie en raison d’une courte carrière des légendes du genre.

Sorti en 1983, « You can’t stop rock ‘n’ roll » est le second disque de la formation composée du charismatique Dee Snider (chant), des guitaristes Eddy Ojeda/Jay Jay French, de Mark Mendoza (basse) et de  AJ Pero (batterie).

Une fois n’est pas coutume la pochette du disque brille par sa sobriété, aussi peut on rapidement se concentrer sur la musique qui dès le premier morceau fait forte impression tant « The kids are back » fait figure de parfait tube hard rock, à la fois puissant et accrocheur.

On comprend donc immédiatement le style de Twisted sister, proposant une musique simple, directe, puissante au niveau des riffs et de la voix de Snider, mais également dotée d’un fort potentiel commercial en raison de refrains entrainants.


Par conséquent il est donc très facile de comparer « The kids are back » au « The boys are back in town » de Thin Lizzy, autre grand hit hard du même type.

Et la suite me direz vous ? Et bien si « Like a knife in your back » peine franchement à se hisser au niveau de son prédécesseur en raison d’un style quelque peu saccadé, « Ride to live, live to ride » et surtout « I am, I’m me » contiennent de formidables ingrédients dignes de les faire accéder au rangs d’hymnes dévoués à la liberté et au rock ‘n’ roll le plus sauvage, le plus festif et le plus pur.

La fête continue avec « The power and glory » qui commence de manière posée pour accélérer graduellement pour s'envoler dans l'intensité.

Deux nouveaux tube surgissent avec « We’re gonna make it » hymne ultra dynamique à la conquête fracassante emportant tout sur son passage puis ma chanson préférée de la sœur tordue, l’exceptionnel « I’ve had enough » qui atteint la perfection par la conjonction du tempo nerveux, la qualité des riffs & solo et le chant flamboyant de Snider.

Les américains durcissent le ton avec « I’ll take you alive » jouissif de beauté primale, commettent sans nul doute le seul faux pas du disque avec la ballade très gnangnan « You’re not alone ».

Heureusement le final arrive, explosif avec un nouvel hymne « You can’t stop rock ‘n’ roll » qui reprend toutes les qualités de ses prédécesseurs.

En conclusion, « You can’t stop rock ‘n’ roll » est une formidable gifle envoyée à la face de l’auditeur et sans doute le parfait antidote à toute forme de musique prétentieuse, sophistiquée et se voulant intellectuelle.

Doté de musiciens talentueux excellents dans leur registre, Twisted sister n’a pas autant de prétention mais délivre un message hard rock renouant avec l’instinct, la pureté et le fun originel de cette musique.

Impossible donc de résister à cette perfection musicale truffée d’hymnes mid tempo racés et formidablement jouissifs.

Fort de toutes ces considérations, « You can’t stop rock ‘n’ roll » est pour moi un must digne de figurer dans le Top 10 des meilleurs disques de hard rock de tous les temps.

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 21:22

3

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Même si Jack London est connu pour ses romans d’aventures, son œuvre la plus aboutie est réputée être « Martin Eden ».

Publié en 1909, « Martin Eden » est un roman autobiographique racontant la destinée de Martin Eden, un homme frustre issu d’un milieu modeste qui va au contact d’une bourgeoise américaine d’Oakland (Californie) appelée Ruth Morse, se prendre à rêver d’une autre vie, faite de culture et de raffinement.

Marin, aventurier et jeune voyou de vingt ans, Martin est en effet ébloui par la beauté et l’intelligence de Ruth, qui lui est présenté après qu’il eut sauvé son frère d’une bagarre.

Mais cette révélation va de pair avec un fort complexe d’infériorité par rapport au niveau intellectuel de l’entourage de la belle.

Alors par amour, Martin va se former en autodidacte en fréquentant les bibliothèques municipales et en accumulant de manière aussi boulimique que malhabile d’énormes connaissances visant à combler ses lacunes en littérature, philosophie et sciences.

De son coté, Ruth troublée par la puissance animale dégagée par Martin, ne va pas rester insensible à son charme et va le revoir régulièrement en tout bien tout honneur, tout en lui prodiguant des conseils pour améliorer sa grammaire et son vocabulaire issus du monde de la rue.

De fil en aiguille, Martin va par son travail acharné progresser et se découvrir une véritable vocation d’écrivain après avoir lu Hebert Spencer qui établit un lien entre biologie et philosophie et Nietszche dont les idées individualistes radicales le séduisent beaucoup.

Après une expérience particulièrement éprouvante comme travailleur dans une blanchisserie avec son ami Joe, Martin décide de délaisser les travaux manuels abrutissant pour se consacrer à sa passion.

Mais le chemin est long jusqu’à la renommée et l’apprenti écrivain voit la plupart des ses poèmes et nouvelles rejetés par la presse californienne.

Martin vit donc dans une grande pauvreté matérielle chez une logeuse portugaise pauvre mais compréhensive et se voit de plus totalement déconsidéré socialement en raison de son choix de vie.

Il est moqué, rejeté de tous et même Ruth ne croit pas réellement en lui.

Le comportement contestataire, entier et impulsif de Martin le conduit à de violentes disputes avec les proches bourgeois de Ruth ce qui conduit la jeune femme sous la pression de ses parents à rompre le contact avec lui.

Malgré son tempérament de lutteur et le soutien d’un ami écrivain ultra brillant (Russ Brissenden) qui meurt juste avant de connaitre un immense succès, Martin finit devant la malhonnêteté des journaux par se décourager.

C’est à ce moment la que le miracle se produit et que ses œuvres commencent à recueillir un certain succès.

Martin commence à intéresser la presse mais également les maisons d’éditions qui lui proposent des contrats toujours plus alléchants tandis que ces œuvres rencontrent davantage de succès.

Sa situation financière s’améliore grandement et le regard des gens sur lui change ce qu’il a du mal à supporter.

A sa grande surprise, Martin est accepté et même courtisé par le milieu bourgeois qui jadis le rejetait.

On se prosterne devant lui et même Ruth, poussée par sa famille revient vers lui.

Mais Martin est trop fier, trop indomptable pour accepter la jeune femme et la repousse.

Dès lors, malgré la dispense de biens matériels aux rares qui l’ont soutenu dans la misère (Joe, sa sœur et sa logeuse) , Martin sombre peu à peu dans la dépression.

Il perd le gout de la vie, le désir d’écriture et même de lecture.

Ne supportant plus sa notoriété et l’hypocrisie qui l’accompagne, Martin se laisse couler dans l’océan Pacifique au cours d’un voyage devant l’amener vers les iles.

En conclusion, bien que agréable et intéressant, « Martin Eden » n’est pas à mes yeux le chef d’œuvre tant escompté.

Jack London se livre beaucoup et y décrit avec talent le douloureux processus menant une brute ignare (mais riche de l’intelligence de la survie) vers les chemins escarpés de l’excellence intellectuelle.

On retrouve donc le tempérament de l’écrivain avec une grande rage, une obstination et une puissance que rien ne peut arrêter une fois mise en mouvement.

L’homme parait également complexe, sensible et fragile avec un niveau d’exigence envers soit même et les autres sans doute beaucoup trop élevé pour etre heureux.

A lire donc pour les passionnés de London, même si je reste de mon coté plus attiré par ses romans d’aventures.

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