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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 20:42

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Petit retour sur un ovni du métal français, le groupe Boost, qui n’officia à la fin des années 90 début des années 2000, tout en surfant sur la vague néo-hardcore metal de l’époque (Pleymo ou autre Lofofora).

Sorti en 2001, « In difference » est le deuxième album de la formation parisien dans laquelle officie deux chanteurs Crass et K-Shoo avec le programmeur Boozy en soutien, Olive à la guitare, Steph à la basse et Thomas à la batterie.

Avec sa pochette froide et technologique, « In difference » débute par « Altered behaviour » ses bruitages électroniques, sa guitare massive et son chant alterné que ce soit guttural (Crass) ou reggae (K-Shoo) pour créer un mélange inhabituel groovy et tribal assez détonnant.

Passé l’effet de surprise, « The insane » bien que punchy semble un peu rentrer dans le rang avec un style plus linéaire et attendu.

On se reprend un peu sur « Dominate » au tempo plus lent sur lequel se développent bidouillages électroniques et vocalises plus aériennes puis arrive le gros tube du disque « You cry ….  I’m fine » sur lequel les vocaux hurlés surpuissants se mêlent aux fulgurances reggae pour proposer une inarretable mixture techno-fusion-métal.

Boost prend pousse encore plus loin le processus de fusion sur « In difference » ou les parties électroniques atmosphériques prennent un volume au moins égal à celles plus électriques.

Plus de brutalité sur le très hardcore dans l’âme « Tic-tic » assez peu intéressant, quand à « Waste of time » et « Emptiness »,  il ne font que répéter en mode automatique la formule bourrine hardcore/fusion sans apporter de réelle nouveauté.

L’auditeur doit donc combattre le sentiment de lassitude qui l’envahit pour aborder la fin du disque qui se profile avec « Get up son ! » et « Thug »  rapides et violent comme des décharges de chevrotine entrecoupées d‘un « R.I.P » lent, ultra lourd avec en arrière plan des sirènes de polices des plus macabres.

En conclusion, vous l’aurez compris malgré une belle touche d‘originalité « In difference » ne dépasse pas le cadre de la curiosité musicale.

En réalisant ce mélange audacieux de différents styles fondus dans le creuset d’un metal à tendance hardcore brutal, Boost développe une marque de fabrique inscrite dans une époque donnée propice à ce type d’expérimentations audacieuses.

L’atout principal de Boost est cette alternance de chant hip hop/reggae et death apposée sur une musique sans concession.

L’exercice fait parfois mouche (« You cry … I’m fine » ou même « R.I.P » ), mais montre tout de même ses limites sur la longueur avec une certaine répétitivité.

Malgré ses critiques, « In difference » dur et intense, demeure un album parfaitement digne d’intérêt pour tout amateur de musique brutale et expérimentale.

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Published by Seth - dans Fusion
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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 08:39

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Troisième western de rang avec « Joe kidd » réalisé en 1972 par John Sturges.

Devenu un pape du western après ses « Sept mercenaires » , Sturges a la bonne idée de s’associer avec un des plus grands acteur du genre, Clint Eastwood.

« Joe kidd » raconte l’histoire d’un marginal appelé Joe kidd (Clint Eastwood) qui croupit en prison pour braconnage lorsque un guérillero mexicain nommé Luis Chama (John Saxon) fait irruption au tribunal avec une bande armée pour réclamer les terres que les colons américains ont volé à son peuple.

Déterminé et charismatique, Chama et ses hommes, dont une jolie mexicaine nommée Helen Sanchez (Stella Garcia), réussissent leur coup de force, en prenant de vitesse le sheriff Mitchell (Gregory Walcott).

Retrouvant sa présence d’esprit, kidd aide le juge à échapper à la furie mexicaine et use de sa liberté provisoirement retrouvée pour régler ses comptes avec un de ses codétenus mexicain qu’il abat d’une balle dans la poitrine.

Mais l’homme appartient à la bande de Chama ce qui crée un contentieux potentiel entre les deux hommes.

Le chef guérillero quitte la ville après avoir brulé les titres de propriété des propriétaires américains et se trouve traqué sans succès par la police locale du balourd Mitchell.

Kidd est ensuite mystérieusement libéré par un puissant propriétaire terrien appelé Harlan (Robert Duvall) qui compte l’embaucher pour utiliser sa connaissance de la région pour traquer et tuer Chama.

Malgré le salaire élevé et l’agressivité de trois hommes de mains de Harlan comme le teigneux Lamarr Simms (Don Stroud), Kidd décline l’offre avant de s’apercevoir à son retour au ranch qu’il a été lui-même victime de la vengeance de Chama qui a fait torturer un de ses employés.

Kidd revient donc sur son refus initial et accepte de servir de guide à Harlan et ses hommes pour régler ses comptes à la manière expéditive du Far-West.

La traque face à une population mexicaine favorable au chef guérillero est plutôt ardue, mais révèle la dangerosité des hommes de main de Harlan, qui sont de véritables tireurs d’élite capable de décimer une troupe de mexicain à longue distance.

Kidd fait face à une situation difficile, quand la troupe prend place chez Helen, restée seule à attendre ses hommes et essaie de lui épargner les violences.

Finalement Harlan comprend que son ennemi se cache dans les montagnes et décide de prendre en otage les paroissiens d’une église, menaçant de les exécuter régulièrement si Chama ne se livre pas.

L’attente se prolonge, remplie de tension et de brefs accrochages.


Voyant la situation s’enliser et Harlan prêt à mettre sa menace à exécution, kidd aidé par le prêtre de l’église (Pepe Hern) assomme les gardes de Harlan et se rend lui-même dans les montagnes ou il force Chama à se rendre.

Le fier guérillero accepte de suivre kidd en l’échange d’avoir la vie sauve et de bénéficier d’un jugement équitable, ce que lui assure le cow boy.

Kidd prend donc sous sa protection Chama et ses hommes et tue le meilleur tireur d’élite de Harlan qui cherchait à les éliminer à distance.

Harlan rebrousse alors chemin vers la ville, attendant patiemment que le retour de kidd.

L’arrivée dans la ville est donc le motif d’un sanglant règlement de compte avec duel au pistolet digne des meilleurs westerns.

Harlan est symboliquement tué dans le tribunal par kidd qui finalement relâche Chama en lui souhaitant bonne chance.

De son coté, le héros part avec Helen, devenue sa compagne.

En conclusion, complètement méconnu par rapport aux chef d’œuvres ultra connus du maitre réalisateur-acteur, « Joe kidd » est un excellent western à la construction simple mais très bien amenée.

Les acteurs sont tous très bons, bien entendu Eastwood parfait en vagabond, solitaire, violent et coureur mais aussi Duvall, monstrueux de charisme brutal, ou bien Saxon, digne de l’idée qu’on puisse se faire d’un chef politique.

Outre son coté sympathique ou un desperado prend finalement fait et cause pour une cause juste et se montre tolérant avec des étrangers, « Joe kidd » compose un savoureux cocktail de dialogues percutants, d’action, d’humour et de superbes paysages rocailleux qui lui assurent pour moi le statut de grand film oublié.

A redécouvrir pour tous les amateurs de western « Eastwoodiens ».

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 16:35

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Restons dans le domaine du western avec « Le train sifflera trois fois » grand classique du western noir et blanc américain de Fred Zinneman.

Sorti en 1952, « Le train sifflera trois fois » raconte l’histoire de Will Kane (Gary Cooper) sheriff de la petite ville de Hadleyville, qui venant de se marier avec Amy (Grace Kelly herself !) décide de remettre son étoile et son arme pour mener une nouvelle vie plus tranquille.

Mais une nouvelle angoissante vient bouleverser ce moment de joie apparente, la venue prochaine de Frank Miller (Ian Mc Donald) arrêté par Kane et fraichement sorti de prison pour se venger de son bourreau.

Sensé arriver par le train de midi, Miller est attendu par trois de ses comparses patibulaires à la gare, Cooper (Harry Shannon), Colby (Lee van Cleef) et son propre frère Ben (Sheb Wooley).

A Hadleyville, l’annonce du prochain règlement de compte, met la ville en ébullition.

Poussé tout d’abord à la fuite par son entourage, Kane se ressaisit et décide contre l’avis de Amy d’attendre Miller et sa bande pour les affronter dans sa ville.

Mais il peine à recruter des auxiliaires et les hommes se défilent les uns après les autres sous divers prétextes.

Plus grave, une partie de la population semble même soutenir Miller, qui les entretenaient grassement du fruit de ses crimes.

Au cours du récit, l’affaire apparait plus complexe qu’il n’y parait avec l’apparition de Helen Ramirez (Katy Jurado) ex amante de Kane mais également de Miller, en couple aujourd’hui avec Harvey Pell (Lloyd Bridges) dans une relation tumultueuse.

Leur couple explose assez vite sous la tension du retour de Miller, d’autant plus que Pell, adjoint de Kane, désire profiter de l’aubaine pour devenir le sheriff de la ville.

Non seulement Kane éconduit l’ambitieux Pell, mais la caractère ombrageux et intolérant de Helen, aboutit à la rupture.

De son coté, quand elle comprend que Kane va devoir faire face seul aux quatre tueurs, Helen propose à Amy de fuir avec elle la ville ce que la jeune femme refuse.

Resté seul face à son destin, Kane domine sa peur pour affronter bravement Miller et ses sbires.

Le face à face dans la ville déserte se solde par une fusillade intense ou Kane en infériorité numérique parvient en frappant puis en se cachant à éliminer ses adversaires un par un, bien aidé par Amy qui tue courageusement un des gangsters.

Le film peut alors se terminer sur un happy end et sur le départ du couple pour une liberté chèrement gagnée.

En conclusion, malgré son aura de film culte, « Le train sifflera trois fois » ne m’a pas émerveillé outre mesure.

Reprenant la thématique ultra conventionnelle de l’homme seul et intègre, luttant face à des brutes représentant la force contre la loi, le film se voulant comme une dénonciation du Maccarthysme s’en prend à la lâcheté générale de la condition humaine préférant promptement abandonner ses nobles idéaux dès que les circonstance deviennent plus exigeantes.

En héros esseulé se cramponnant malgré sa peur (bien humaine) à la force de ses inaltérables principes moraux, Gary Cooper obtient un rôle en or qui lui valut l’oscar.

Pourtant, cet acteur sorte de Kevin Costner monté sur échasses, donne malgré tout une impression de mollesse dans ses actes.

Du coté des rôles féminins, peu de chose à signaler, si ce n’est que Grace Kelly dans son premier grand rôle n’a qu’à laisser sa beauté solaire parler à sa place et que Katy Jurado, est parfaitement antipathique en femme d’affaires mexicaine acariâtre.

Elément notable toutefois, la présence de Lee Van Cleef dans un petit rôle de « sidekick » particulièrement convainquant avant de devenir une des stars des films de Sergio Léone.

Quand à la musique de Ted Rixter, interprétée en version française par John William, je la trouve franchement insupportable.

« Le train sifflera trois fois » est donc pour moi un vieux western un peu usé à voir au moins une fois dans sa vie pour étalonner sa réputation de classique.

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 15:43

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Sorti en 1975, « Le solitaire de Fort Humboldt » de Tom Gries et un western relativement peu connu avec Charles Bronson déjà agé de plus cinquante ans.

L’histoire est cependant relativement originale, puisqu’un repris de justice nommé Deakin (Charles Bronson) à la fois médecin, voleur, tricheur et tueur, est embarqué après une rixe dans un bar par un Nathan Pearce (Ben Johnson) sheriff local qui profite de l’occasion de sa capture pour monter dans un train militaire rempli de soldats faisant route depuis l’Idaho vers le Fort Humboldt situé au nord de la Californie.

L’accès au train placé sous le commandement du major Clermont (Ed Lauter), est en réalité étroitement surveillé en raison de la confidentialité de sa mission  et de l’importance de ses occupants comme le gouverneur Fairchild (Richard Crenna) et sa compagne Marcia Scoville (Jill Ireland) propre fille du colonel du Fort venue rejoindre son père.

Frustre et curieusement insistant, Pearce finit par obtenir l’autorisation de monter à bord pour remettre son prisonnier au Fort.

Mais une fois à bord du train, des événements étranges vont se succéder avec le meurtre du médecin Molyneux (David Huddleston), piqué par une aiguille dans son sommeil et la chute vertigineuse d’un mécanicien précipité du haut d’un pont.

A chaque fois, les talents médicaux et d’analyste de Deakin se révèlent précieux, ce qui atténue quelque peu son statut de prisonnier dangereux et le conduit à être libéré de ses entraves.

Cette situation angoissante va se superposer avec les révélations par Fairchild du véritable but du train, qui est d’acheminer de l’aide matérielle et humaine aux soldats de Fort Humboldt, décimés par une épidémie de diphtérie.

Pourtant à Fort Humboldt, la réalité est tout autre, puisque le dangereux criminel Levi Calhoun (l'imposant Robert Tessier) aidé de sa bande a pris le contrôle de la garnison et a pour but d’attirer le train dans un piège ou ses alliés indiens déroberont les munitions e des fusils entreposées dans le train.

Pour se faire, le brute Calhoun semble disposer de plusieurs alliés à l’intérieur du train qui ont pour but de minimiser la résistance des soldats par des opérations d’attentats ciblés comme le décrochage d’un wagon entier ou périt l’essentiel de la troupe.

Après un attentat de cette envergure, les recherches de Deakin progressent à grand pas et il débusque un premier espion en la personne du ventripotent cuisiner noir Carlos joué par l’ex champion du monde poids lourd Archie Moore.

Deakin affronte Carlos sur le toit du train et finit par se débarrasser de lui en le jetant par-dessus bord.

Puis les évènements s’accélèrent, Deakin comprend que Fairchild et Pearce sont impliqués dans les meurtres et ne reçoit du soutien que de la part de Marcia et Clermont, militaire droit et intègre.

Deakin qui décline enfin sa véritable identité d’agent secret en infiltration, organise alors la résistance lorsque les indiens auxiliaires de Calhoun attaquent le train.

Armé de pistolets et de dynamite, Deakin tient bravement tête quasiment  à lui tout seul quand Clermont revenu avec des renforts pour éradiquer les assaillants.

Dans la fureur de la bataille, Calhoun et Fairchild sont tués.

Au final, le brave Deakin rend Marcia à son père colonel et reste seul.

En conclusion, malgré la présence du taciturne et viril Bronson, « Le solitaire de Fort Humboldt » n’est pas vraimment un western mémorable.

L’idée d’une enquête dans un train crée certes une ambiance de vase clos psychologiquement intéressante, mais la réalisation mollassonne de Gries et les performances un brin poussives d’un Bronson vieillissant, ne permettent pas au film de décoller franchement.

Difficile donc malgré la présence de solides acteurs, de se passionner outre mesure pour cette honnête série B, ne valant le coup d’œil que pour ses paysages enneigés nord américains et pour ses quelques scènes d’actions relativement audacieuses.

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 10:45

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Les aventures de Spawn nous emmènent en 2011 sur le tome 9 intitulé « Spawn, volume 9, confrontation ».

Comme sur le précédent volume, Todd Mc Farlane se fait aider de Brian Holguin et en plus de Steve Niles, tandis que le fidèle dessinateur Greg Capullo s’adjoint les services de Angel Medina.

Dans la première partie du récit, on découvre un Spawn mobile et indépendant, libéré de ses pesantes contraintes familiales et célestes pour se consacrer à la tache d’un justicier costumé au sens le plus classique du terme.

Après avoir durement contré à la tentative de récupération du démon Mammon, qui sous les traits d’un séduisant play boy cache un féroce concurrent de Malebolgia lui-même, Spawn, voguant d’aventures en aventures, châtie un juge pédophile dans le Connecticut, un groupe de violeurs-assassins-racistes dans l’Illinois puis passe au niveau supérieur avec Mark, une sorte de gourou urbain adepte des pratiques sataniques.

Marginal féru de sciences occultes, Mark kidnappe une jeune paumée gothique pour participer à un puissant rite satanique visant à invoquer Spawn et à lui proposer d’échanger son âme contre la sienne.

Ebranlé par ce marché inhabituel qui lui permettrait de renouer avec sa vie humaine, Spawn transporte Mark dans sa représentation personnelle de l’Enfer.

Loin de se démonter, le gourou franchit toutes les étapes avec un certain brio et croit ainsi avoir gagné le droit de prendre la place de Spawn.

Mais au final, Spawn lui révèle que ses médiocres pouvoirs occultes ne représentent rien pour lui et le châtie encore plus durement de ses prétentions en l’empalant sur la  fourche d’une statue.

Le héros maudit démantèle ensuite un club privé anglais ou les membres sont tirés au sort et impitoyablement traqués pour être tués et dévoré dans le but final que le dernier membre s’étant approprié tous les pouvoirs, soit capable d’invoquer le puissant démon Urizen.

Le scénario n’oublie pas totalement la famille Simmons-Blake, puisque Spawn continue d’apporter à distance sa protection à la petite Cyan, régulièrement persécutée dans ses rêves par le clown Violator et que Wanda annonce à son mari qu’elle est enceinte.

Puis les pièces du puzzle final commence à s’assembler quand deux démons mineurs, Zabraxas et Abbadon, prennent les traits de deux voyous pour invoquer après un sacrifice humain de treize personnes la venue de Urizen, immense démon immortel à la peau aussi noire que la nuit.

Urizen représentant la destruction de toute forme de vie et de toute forme d’âme, sa venue sur terre, ne peut que conduire à une réaction des forces célestes ce qui déclenchera ensuite le fameux Armageddon pour lequel a été crée Spawn.

On comprend donc que l’enjeu est ici fondamental dans l’histoire du récit.

Bien entendu Spawn détecte l’ampleur de la menace et s’en prend au démon pour après une lutte d’une violence inouïe, comprendre que malgré ses immenses pouvoirs il est cette fois surclassé.

Pour parachever sa victoire, Urizen empale Spawn sur le poteau d’une station service et poursuit son œuvre infernale de destruction à l’aide de gigantesques faux et chaines.

Spawn reçoit alors l’aide imprévue des forces végétales, sensé représenter la voix de la Nature, s’érigeant contre ce combat insensé entre le Bien et le Mal.

Son corps est régénéré, couvert de végétation et réinvesti de pouvoirs supplémentaires de contrôle des forces élémentaires.

De plus Angela, l’ange déchu sexy et athlétique, fait une entrée fracassante en interceptant Zabraxas et Abbadon lâchement en fuite une fois leur œuvre accomplie.

Angela s’allie avec un Spawn requinqué pour obtenir des informations sur Urizen soit par l’intermédiaire de l’interrogatoire des démons capturés soit par celui du vieux Cogliostro retiré en ermite en Nouvelle Ecosse.

Puis un violent conflit éclate entre Angela et ses sœurs séraphines qui devant la virulence de la menace représentée par Urizen, veulent intervenir et faire de la Terre un immense champs de bataille ce qui provoquera l’Apocalypse.

Après que Angela soit parvenu à contenir par la force la milice séraphine commandée par Domina, elle rejoint Spawn qui déchaine la puissance d’un Dieu pour tenter d’arrêter Urizen.

Le combat est à vrai dire digne d’une légende épique et au final, Spawn doit utiliser toute la puissance dont l’a investi la Nature (feu, air, eau, terre) en plus de ses pouvoirs infernaux poussés aux maximum pour emprisonner à nouveau Urizen dans une prison de pierre sous terraine.

A peine remis d’un combat aussi épique, Spawn comprend que Malebolgia est l’instigateur de l’arrivée de Urizen sur Terre et décide d’aller directement au huitième cercle de l’enfer pour régler ses comptes avec lui.

Tandis que Wanda est hospitalisée d’urgence, inconsciente après les complications de sa grossesse, Spawn aidé encore une fois de la sexy Angela fait face à son ancien maitre et finit après un lutte acharnée par le tuer.

Le combat coute malgré tout la vie à Angela qui lui révèle avant de mourir qu’on a toujours le choix dans sa vie.

Fermement attaché à son libre arbitre, Spawn refuse en effet le trône de Malebolgia que lui avait vicieusement proposé son rival Mammon.

Apaisé, Spawn rend le corps de Angela à ses sœurs céleste qui la réhabilite, puis apaisé, rejoint les rues de New-York qu’il considère comme son fief.

Les choses tournent également mieux pour Wanda qui accouche finalement de deux jumeaux Kate et Jake et vient rendre un bel hommage sur la tombe de son défunt mari, Al Simmons.

En conclusion, « Spawn, tome 9, confrontation » peut être considéré comme la superbe apothéose de la saga initiée par le génial Mc Farlane qui doit au final également beaucoup au style puissant et flamboyant de Capullo.

Le duo magique délaisse finalement l’intrigue policière autour des magouilles du patron de la CIA, et des courageuses actions isolées de sans grades comme les détectives Burke/Twitch, pour se focaliser vers le dénouement avec l’affrontement final entre les forces du Bien et du Mal.

Mais cette lutte qui pourrait sembler au premier abord binaire prend toute sa saveur dans le rôle ambivalent du Spawn, qui se référant au libre arbitre des vestiges de sa conscience humaine se rebelle contre son maitre et prend le parti de le combattre sans pour autant rallier le camps divin représenté lui aussi de manière plutôt limitée et fanatique.

Devenu un enjeu majeur dans la lutte, Spawn reçoit l’aide inattendu d’une troisième force, celle de la Nature qui pourrait représenter les religions païennes des temps antiques.

Nanti de telles responsabilités, le héros maudit dépasse sa conditions d’humain tourmenté ou de pion mal à l’aise pour accepter son rôle d’arbitre des forces surnaturelles.

Plus que ce superbe dénouement avec des combats légendaires « larger than life«  , « Spawn, tome 9, confrontation » brille par la puissance des textes sombres et littéraire de Mc Farlane, qui confère à ce comic book pas comme les autre, le statut d’œuvre culte.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 22:45

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Dans la grande famille du rock, Queen est un mastodonte à la limite déjà trop mainstream pour moi.

Féru néanmoins du rock des années 70, je me devais de jeter un regard curieux sur « II » seconde production des britanniques en 1974.

La célèbre pochette du disque montre les musiciens dans un clair obscur désormais rentré dans l’histoire.

Coté musique, le jeune groupe se doit de trouver son style autour de la charnière centrale Freddy Mercury (chant) - Brian May (guitare) avec John Deacon (basse) et Roger Taylor (batterie) pour assurer la section rythmique.

Entrée en matière pompeuse sur une courte « Procession » instrumentale, avant un « Father to son » long titre épique truffé de grande envolées aériennes.

On poursuit dans le même registre avec « White queen (as it began) » ou Freddy Mercury pousse encore plus loin son chant éthéré.

Après la doucereuse ballade acoustique « Some day one day », vient une autre ballade « The loser in the end » trop fortement influencée par Led zeppelin.

Plus de dynamisme sur « Ogre battle » qui lorgne vers un rock vivant et rapide aux multiples éruptions guitaristico-vocales avouons le parfois difficiles à suivre.

On retrouve le chant haut perché, les chœurs aérien et les multiples variations baroques sur « The fairy’s feller’s master stroke » sans réellement comprendre le sens de tout ce fatra.

Après le court interlude voix-piano « Nevermore », Queen pousse encore plus loin le bouchon sur « The march of the black queen », peuplé d’incessantes variations rythmiques entrecoupés de grande envolées, qui rendent son écoute au final proprement assommante.

On en vient à espérer rapidement à la fin du disque qui tarde à arriver.

Ainsi, le pénible « Funny how love is » et « Seven seas of rhye » boursouflés de chœurs grandiloquents jusqu’à en devenir écœurants.

En conclusion, « II » ne plaide pas pour me donner envie de m’intéresser aux disques de Queen dans les années 70.

On pense à un paon bouffi d’orgueil chantant et faisant en permanence la roue pour épater la galerie ou à un petit singe savant gavé de LSD enchainant tours sur tours.

Les structures des morceaux sont complexes, mouvantes à l’extrême et aboutissent pour moi à des stériles démonstrations de maestria techniques.

Le chant suraigu et maniéré de Mercury, soutenu par les omniprésents chœurs en soutien, est très irritant.
Quand de surcroit aucun tube locomotive incontournable ne vient tirer l’ensemble, on comprendra aisément que en 1974, Queen pratiquait une musique élitiste réservée à des musiciens férus de complexité et de démonstrations techniques.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 21:45

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Poursuite de la découverte de l’œuvre de Yukio Mishima avec « Confession d’un masque ».

Publié en 1949, « Confession d’un masque » est un récit largement autobiographique traitant assez courageusement de l’homosexualité de l’auteur, homosexualité qu’il s’ingénia à essayer cacher dans le Japon des années 30-40.

Issu d’une famille bourgeoise mais désargentée par un train de vie dispendieux, le héros vit avec sa famille dans une modeste maison à Tokyo.

Très jeune, il prend conscience de ses forts penchants homosexuels avec une attirance morbide pour les jeunes hommes de type soldats ou chevalier mourant au de manière tragique tués sur un champs de bataille ou face à des monstres.

Ces curieux fantasmes de beauté classique grecque sont nourris par d’abondantes lectures de contes, légendes, récits historiques majoritairement européens.

Mishima apparait hanté par la peinture de San Sebastian par Benozzo Gozzoli représentant un jeune et beau martyr chrétien au corps percé de flèches par les soldats Romains.

Pourtant, Mishima n’est pas sensible à l’intellect d’un homme mais recherche la jeunesse, la virilité voir l’animalité qui est en l’homme ce qui pousse ses désirs vers les marins, soldats ou voyous comme son camarade de classe le jeune marginal Omi dont il admire l’assurance et la forte corpulence physique.

Cette contradiction prend tout son sens lorsqu’on découvre qu’il est complexé par sa constitution chétive et sa forte propension à tomber malade.

Mishima comprend néanmoins l’importance du jeu social et apprend à se composer un masque de normalité pour tenter de se fondre dans la société.

Comme tout être humain, il s’adapte à son environnement et acquiert des comportements automatiques afin de donner le change quand à ses préférences sexuelles mais ce jeu de travestissement est en réalité un véritable écartèlement pour sa nature profonde.

Torturé intérieurement et profondément malheureux, Mishima se force malgré sa répugnance à fréquenter sans grand succès des femmes en parallèle de laborieuses études de droit.

La Seconde guerre mondiale arrive et Mishima déjà hanté par ses fantasmes de mort violente (sur un champs de bataille ou lors d’un bombardement américain) a la grande désillusion de se voir recaler de l’armée en raison de sa constitution chétive.

Il est néanmoins astreint à un emploi de bureau dans une usine de fabrication de pièces d’aéronautiques.

Le temps passe et Mishima fit ainsi la connaissance de Sonoko, la sœur de Kusano camarade de classe mobilisé comme soldat.

La relation entre Mishima et Sonoko est extrêmement complexe, et même si le jeune n’a aucune attirance physique, il est néanmoins sensible à la délicatesse et au charme de la jeune fille.

Les choses vont si loin que après un baiser, Sonoko espère que Mishima va la demander en mariage.

C’est à ce moment que pris de cours, Mishima ne peut que faire machine arrière devant la totale impossibilité de se marier avec une femme.

Il en éprouve une forme de déchirement intérieur, ce qui accentue ses tourments.

Malgré ce refus et le mariage de Sonoko, Mishima restera étonnement proche de la jeune fille en entretenant jusqu’au bout une relation ambigüe …

En conclusion, « Confession d’un masque » n’est pas un livre qui m’a particulièrement intéressé en raison de son sujet (l’homosexualité cachée) et du caractère trop introspectif du style de Mishima.

On sent donc beaucoup de souffrance et d’errements dans la personnalité de l’écrivain et on est juste horrifié par ses fantasmes de tortures sur de jeunes corps masculins.

Au vue du récit apporté, Mishima était assurément 110% homosexuel et n’a fréquenté les femmes que de manière platonique sans doute par convention sociale à tel point qu’on peut même douter de la profondeur de ses sentiments à l’égard de Sonoko.

Peu de poésie donc ou de splendides descriptions mais plutôt une ambiance de gymnases, de casernes et de dortoirs d’adolescents cherchant maladroitement leur sexualité.

Et bien entendu, la mort planant déjà au dessus de tout, comme une délivrance au fardeau de l’existence trop lourd à porter pour un homme tourmenté et seul.

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 20:40

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Vous aurez compris avoir lu mes chroniques incisives sur la période Tony Martin voir Dio post 1990, la seule formation de haut niveau de Black sabbath semble être celle qui faisait trembler les scènes du monde entier dans les années 70.

Alors que leur carrière studio semble au point mort depuis 1995, les membres fondateurs de Black sabbath décident d’oublier leurs anciennes querelles et de se réunir pour un ensemble de concerts sentant bon la nostalgie.

Ainsi sort en 1999, un succulent double live intitulé sobrement « Reunion » reprenant les morceaux joués live en 1997 sur la terre natale du Sabbath à Birmingham (Angleterre).

Avec sa pochette détournant les représentations de chérubins pour présenter deux petits démons, « Reunion » débute dans une ambiance surchauffée par « War pigs » idéal par son tempo haché et puissant pour lancer les hostilités.

Le son à la fois chaud et puissant est excellent, la voix d’Ozzy Osbourne porte la foule qui reprend en chœur les paroles de ce hit séculaire.

On passe pour moi au cran supérieur avec « Behind the wall of sleep » certes moins frontal mais supérieur au niveau mélodique avec les riffs ensorcelant de Tony Iommi à la guitare.

Petit encas avec « N.I.B » clairement en deçà selon moi malgré de belles qualités instrumentales,  pour ensuite découvrir un « Fearies wear boots » déroulant ses boucles complexes suintantes d’angoisse.

L’enterrement en première classe se poursuit avec le sinistre « Electric funeral » et sa traditionnelle accélération terminale fulgurante qui met la foule de Birmingham sens dessus dessous.

Plus joyeux (quoique ?) vient l’ode à la défonce qu’est « Sweet leaf » qui donnerait presque par son somptueux envoutement des regrets à une personne « straight » comme moi …

A ce stade, l’auditeur est déjà complètement immergé et captivé par l’ambiance magique de ce concert tout en regrettant amèrement de ne pas avoir pu y assister.

La fête se poursuit néanmoins avec un « The spiral architect » déversant ses ondes musicales divines par vagues, un « Into the void » aux riffs toujours irrésistiblement accrocheurs et un final en forme d’apothéose avec le splendide arc en ciel « Snowblind » enveloppant de son aura psychédélique un auditeur dont toute velléité de résistance aura été préalablement annihilée.

Le concert pourrait à ce stade s’arrêter à ce premier disque parfait mais Black sabbath semble réellement vouloir marquer le coup en enchainant avec un irrésistible « Sabbath bloody sabbath » écœurant de classe à l’état pur.

Iommi fait voir toute l‘étendue de son talent sur le court instrumental « Orchid » accouplé au plus commun et longuet « Lord of this world ».

Même si « Dirty woman » ne peut être rangé au rang de chef d’œuvre, il recèle néanmoins un savant cocktail de lignes vocales d’Ozzy et de belles prestations de guitare de Iommi qui le rend très agréable.

Nous venons de traverser sans sourciller le moment le plus faible relativement du concert puisque pour achever son œuvre, Black sabbath va déployer tout l’arsenal des ses plus grands classiques.

Le (Carole) bouquet final débute avec « Black sabbath » le monolithique chef d’œuvre du groupe, son atmosphère plombée de messe noire débouchant sur une folle cavalcade, enchainé du plus prévisible « Iron man » aux riffs tournoyants faisant chanter la foule à tue tête.

On accélère en version rouleau compresseur avec le surpuissant et o combien jouissif « Children of the grave » et on croit la messe dite lorsque vient dans une ambiance déchainée le tube « Paranoid » comme point d’orgue final.

Deux inédits seront pourtant servis en guise de digestifs, la power ballade malsaine « Psycho man » qui sonne comme un excellent titre d’Ozzy période solo et « Selling my soul » sympathique bien que plus quelconque.

En conclusion, « Reunion » n’est ni plus ni moins qu’un album culte pouvant faire office de par son invraisemblable qualité de best of de Black sabbath.

Tous les meilleurs titres (période 1970-1975) sont en effet au programme et interprétés de main de maitre avec un Osbourne impérial au chant, parfait en showman dompteur de foules, Iommi sorcier des riffs mystiques et la paire Ward/Buttler parfaite dans son invincible section rythmique.

Tout converge donc pour faire de ce « Reunion » une véritable merveille représentant la quintessence du heavy metal sombre qui brillera à jamais dans les cieux tel un astre accréteur d’énergie noire.

Une seule envie à l’écoute de ce disque, voir une seule fois dans ma vie Black sabbath en concert.

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 21:39

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On reste dans le domaine de l’excellence mais cette fois littéraire avec « Le tumulte des flots » de l’inévitable écrivain japonais Yukio Mishima.

Publié en 1954, ce roman raconte une belle histoire d’amour entre deux jeunes japonais résidant sur une petite ile appelée Utajima prêt de Tokyo, dans le Japon pensant encore ses blessures de la Seconde guerre mondiale.

A Utajima, la vie est dure, simple, les femmes ramassent des algues en plongeant sous la mer, quand aux hommes ils sont pécheurs à leur compte ou s’engagent dans la Marine.

Les visites auprès des villes mégalopoles continentales comme Tokyo ou Osaka sont rares et prennent l’allure de voyages dangereux et exotiques.

Shinji, le jeune homme amoureux, est un pécheur pauvre, honnête et vigoureux, travaillant dur pour nourrir sa mère veuve et son petit frère Hiroshi.

Hatsue, est elle la fille d’un puissant armateur de l’ile Miyata Terukuchi,  qui malgré son âgé avancé est craint par son caractère brutal et autoritaire.

Rappelée par son père du continent pour accompagner ses vieux jours après la mort de sa femme, Hatsue également plongeuse, attire rapidement les convoitises des hommes de l’ile en raison de son incroyable beauté.

Dans cet espace confiné, les ragots vont bon train et le fourbe Kawamoto Yasuo, fils d’un notable de l’ile, fait rapidement savoir ses prétentions pour posséder la jeune fille.

Une idylle va pourtant naitre entre Shinji et Hatsue, la première pour les deux jeunes gens encore vierge des vertiges de l’amour.

Le cœur simple et droit de Shinji émeut la jeune fille et les rendez vous clandestins commencent alors.

Mais le couple illégitime s’attire la jalousie de Chiyoko, fille d’un gardien de phare, revenue elle aussi du continent avec une éducation poussée et des rêves d’amour puissamment romantique.

Heurtée par l’indifférence polie de Shinji, Chiyoko va propager la rumeur de la liaison sexuelle entre Shinji et Hatsue, ce dont va profiter Yasuo pour prendre l’ascendant sur son rival et tenter d'obtenir les faveurs sexuelles de Hatsue en vue ensuite de la contraindre à l’épouser ce qui sera évité d'extreme justesse.

La colère de Terukuchi sera terrible lorsqu’il apprendra les rumeurs portant sur sa fille en sortant d’un bain public.

Le vieil homme interdira à sa fille de voir Shinji ce qui ne l’empêchera pas de communiquer avec lui par lettres interposées.

L’intervention de la mère de Shinji ne fera qu’envenimer les choses avec un terrible humiliation lorsque Terukuchi refusera de la recevoir pour plaider la cause de son fils.

Heureusement, la jeune Hatsue reparera l’affront en offrant un sac à la mère après avoir remporté une compétition de plongée.

Bien que semblant en apparence préférer le riche Yasuo ou pauvre Shinji, Terukuchi mettra tout de même les deux garçons à l’épreuve en leur proposant d’embarquer comme matelots sur un de ses cargos.

Au cours de la longue traversée pour acheminer du bois, Yasuo révélera un caractère paresseux, manipulateur et lâche, tandis que Shinji révélera son courage inouïe en plongeant dans un mère déchainée afin de tirer un câble de secours pour empêcher le cargo d’être emporté par un typhon déchainé.

Sorti grandi de l’épreuve et réhabilité par les remords tardifs de Chiyoko rentrée sur le continent, Shinji finira par séduire le redoutable Terukuchi et obtenir la main de sa fille.

Une fois n’est pas coutume, l’histoire se termine de manière heureuse dans ce roman de Mishima.

En conclusion, considérée sans doute comme une œuvre mineure de Mishima, « Le tumulte des flots » est en réalité une formidable ode à l’amour, à la pureté et la noblesse des sentiments qui peuvent habités deux jeunes êtres.

Il n’est point ici question d’idéologie politique douteuse, de nostalgie de grandeur impériale ou de profondes pulsions de mort, mais d’une œuvre simple, belle et puissante.

Point fort du livre, le style léger et poétique de l’écrivain, rendant hommage à la beauté des iles japonaises et à l’érotisme puissant de jeunes corps découvrant peu les inépuisables ressorts du désir émergent.

Les corps nus, fermes et bronzés des plongeuses, leur absence de pudeur avec cette vie d’insulaire habitués à vivre peu vêtus, au contact de la mer, du soleil et du vent, sont pour moi de magnifiques vecteurs érotiques.

Pour toutes ces raisons, « Le tumulte des flots » est pour moi à déguster sans réserve au bord d’une plage isolée et ensoleillée.

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 21:01

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Immense plaisir à l’idée de chroniquer ici « Psychose », le célèbre film d’Alfred Hitchcock sorti en 1960 et qui demeure mon film préféré toute période et tout style confondus.

Inspiré par un roman du britannique Robert Bloch, « Psychose » débute par une sombre histoire de vol, dans laquelle, Marion Crane (Janet Leigh) une apparemment honnête employée de bureau de Phoenix, dérobe les 40 000 dollars d’un client qu’elle était chargée de remettre à la banque avant le week end.

La raison du geste en apparence fou de Marion est sa relation clandestine avec le beau divorcé Sam Loomis (John Gavin) et des problèmes d’argent de celui-ci qui les empêche d’officialiser leur union.

Agissant par instinct, Marion décide de s’enfuir pour rejoindre son amant à Fairvale ou il tient un modeste magasin de quincaillerie.

Mais ce trajet entaché du sceau du crime s’avérera plus périlleux que jamais et le comportement d’animal traqué de Marion lui vaudra la suspicion d’un policier et d’un vendeur de voiture auprès duquel elle change précipitamment de voiture pour rendre plus difficiles les poursuites.

Roulant de nuit sous des trombes d’eau, Marion, extenuée par le stress décide de s’arrêter dans un Motel perdu appelé Bates Motel en référence à son propriétaire.

Sur place, elle tombe sur Norman Bates (Anthony Perkins), un jeune homme dégingandé et timide, vivant en ermite dans un hôtel vide.

Marion s’enregistre sous un faux nom, hésite à rester lorsqu’elle apprend qu’elle n’est qu’à 20 kilomètres de Fairvale mais décide finalement de rester pour la nuit chez Bates.

Le jeune homme l’invite alors à diner malgré les fortes remontrances se sa mère âgée qui semble autoritaire et jalouse.

Le repas tout d’abord courtois, vire rapidement à l’étrange en raison du comportement de Bates, qui évoque sa passion pour la taxidermie, son gout pour la solitude ainsi que son amour dévorant pour sa vieille mère malade.

De plus Bates semble attiré par la beauté de la jeune femme, ce qui charge chaque dialogue d’une puissante tension sexuelle.

Après une entrevue aussi déstabilisante, Marion se retire dans sa chambre et dévorée par le remord décide de retourner à Phoenix pour rendre l’argent en espérant la clémence de ses patrons.

Malheureusement Marion ne peut mettre son projet à exécution et est poignardée dans sa douche par ce qui semble être la mère de Bates.

Bates est apeuré par la scène de carnage qu’il trouve sur place mais efface les preuves, coulant le corps et la voiture de Marion (avec les 40 000 dollars) au fond d’un étang.

L’histoire pourtant n’en reste pas là et Lila (Vera Miles) la sœur de Marion, dévorée d’inquiétude, fait équipe avec Sam et un détective privé du nom d’Arbogast (Martin Balsam) pour retrouver sa sœur.

Abrogast est en fait engagé par les employeurs de Marion, pour la retrouver en évitant le scandale public.

Habile, tenace et intelligent, Arbogast finit par retrouver la trace de Marion chez Bates et se montre très insistant devant les réponses rapidement incohérentes du jeune homme.

Quand Arbogast se voit interdire par Bates la visite de sa mère résidant dans un sombre manoir juché sur une colline, le privé appelle ses associés de fortune pour leur signifier sa résolution d’aller interroger la vieille femme en cachette.

Mais il est lui aussi assassiné à l’intérieur de la maison.

Dès lors, l’étau se resserre inexorablement sur Bates quand Sam et Lila contacte le sheriff local qui leur révèle que le jeune homme n’a plus de mère depuis que celle-ci s’est suicidée par poison après avoir tué son second mari.

Devant l’inertie du sheriff, Sam et Lila se rendent eux même chez Bates.

Tandis que Sam use de son physique imposant pour bloquer le jeune homme, Lila monte dans le manoir pour y découvrir toutes les traces apparente de la vie de la vieille dame.

Dans le motel, une lutte éclate entre Sam et Bates, qui finit par l’assommer.

Lila se retrouve donc en danger dans le manoir est menacée à son tour par la tueuse lorsqu’elle découvre que Bates conserve le corps embaumé de sa mère à la cave.

Heureusement Sam intervient et bloque Bates en réalité travesti en femme pour accomplir ses méfaits.

Le procès a lieu, et le psychiatre chargé d’examiner le tueur, révèle que le jeune homme a intégré dans son esprit la personnalité de sa mère après l’avoir assassiné par jalousie.

Bates a donc développé une double personnalité avec l’esprit jaloux et haineux de sa mère le submergeant dès qu’il éprouvait une attirance pour une jeune femme.

Devenu à présent réellement sa mère, Bates est réduit à la folie la plus démente.

Le film se termine sur un plan glaçant ou Bates recroquevillé sur lui-même, entame un long monologue intérieur se proposant de dissimuler la violence en lui pour tromper la vigilance des autorités.

En conclusion, « Psychose » est pour moi un chef d’œuvre absolu et le plus grand film d’Alfred Hitchcock.

Meilleur film d’horreur de tous les temps, « Psychos » développe dans son univers noir et blanc gothique, une atmosphère extrêmement prenante faisant basculer le récit en apparence d’un très bon polar en spirale démente.

Aucun temps mort, des scènes à couper le souffle entrées au panthéon du cinéma comme celle du meurtre sous la douche mais également des dialogues fantastiques comme les échanges entre Leigh et Perkins dans le repas, ou bien le début de la cavale de la jeune femme face aux soupçons des inconnus.

Dirigés par une main de maitre, les acteurs sont époustouflants, à commencer par Anthony Perkins, parfait en jeune homme mince, timide, fragile à l’esprit torturé parcouru de terribles poussées de démence.

Derrière la fantastique composition de l’acteur, Janet Leigh incarne l’héroïne hitchcockienne, blonde, indépendante et un brin perverse.

La musique culte de Bernard Hermann et les plans géniaux du maitre, ont certes contribué à la dimension horrifique du film mais plus encore que par son ambiance, « Psychose » se révèle un passionnant film à tiroirs proposant plusieurs niveaux de lecture.

Je vois ainsi, la femme adultère et voleuse punie par une main divine la poussant dans les griffes d’un tueur, attendant tel une araignée les mouches tombant dans sa toile patiemment tissée.

Les remords tardifs de la belle ne suffisent pas à atténuer son châtiment qui tombe de manière cruelle.

Le deuxième niveau de lecture est pour moi l’étude de la perversion humaine et des bouffées délirante à caractère schizophréniques amenant des individus en apparence sains à commettre sous le coups d’irrépressibles pulsions de sanglants crimes.

Il apparait évident que rien dans nos sociétés ne peut permettre aujourd’hui d’expliquer ce phénomène ni de protéger le commun des mortels de croiser par hasard (ou funeste destinée) un fou.

Film d’un puissante effrayante, ciblant nos peurs intimes et nos vulnérabilités les plus secrètes, « Psychose » reste pour moi le film le plus malsain et dangereux de tous les temps.

Et de revoir toute sa vie comme un vilain cauchemar le sourire sadique de Bates vous clouer sur place lorsque la crane de sa mère morte vient se superposer à son visage.

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Published by Seth - dans Horreur
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