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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 15:33

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Depuis « Gran Torino », j’avoue avoir levé le pied sur la filmographie d’un Clint Eastwood plus que vieillissant.

Sorti en 2012, « Une nouvelle chance » de Robert Lorenz est une nouvelle occasion de renouer avec l’acteur.

« Une nouvelle chance » raconte l’histoire d’un vieil agent de joueur de base-ball de des Braves, appelé Gus Lobel (Clint Eastwood) qui vit difficilement sa fin de carrière en Caroline du Nord.

Esseulé depuis la mort de sa femme dans les années 80, Gus est malgré les grands résultats obtenus lors de sa longue carrière et la confiance de son ami Pete Klein (John Goodman), mis en difficulté par la nouvelle vague des agents comme Philip Snyder (Matthew Lillard) qui combine ambition dévorante et usage massif de nouvelles technologies informatiques.

Lors d’une visite médicale, son médecin détecte que Gus perd peu à peu la vue, ce qui compromet encore davantage son avenir d’agent.

Mais poussé par son orgueil, son amour du base-ball et aussi ce métier qui le pousse sans doute à s’accrocher à la vie, Gus s’accroche comme un mort de faim.

Sa seule fille, Mickey Lobel (Amy Adams), qui est promise à un brillant avenir dans son cabinet d’avocats avec une récente offre de promotion, accepte de prendre quelques jours de vacances pour revenir l’aider.

L’arrivée de Mickey bouleverse un peu la vie du vieil homme acariâtre qui refuse de voir sa maladie en face, mais il doit pourtant céder face à la détermination de la jeune femme.

Egalement passionnée de base-ball, Mickey accompagne Gus dans la tournée des stades ou un jeune batteur appelé Bo Gentry (Joe Massingil) se montre un candidat sérieux pour accéder à un contrat en ligue majeure.

Lors de ses tournées, Mickey rencontre Johnny Flanagan (Justin Timberlake), lui-même ancien joueur dont la carrière a été brisée par une blessure à l’épaule, et qui tente de se reconvertir comme agent.

Johnny est attiré par Mickey et un jeu de séduction s’instaure avec la bénédiction tacite de Gus, qui respecte l’opiniâtreté et la passion de Johnny.

Troublée par le naturel et le charme du jeune homme, Mickey cède peu à peu, acceptant sans grande peine le départ de son petit ami citadin et replongeant avec plaisir dans le monde de son père.

La jeune femme découvre que sa vraie passion est le base-ball et que sa carrière d’avocate surbookée ne lui convient au final pas.

Malgré le tissu de louanges autour de Gentry et le soutien massif de Snyder qui compte lui proposer un contrat chez les Braves pour monter en grade, Gus est le seul à détecter la faiblesse potentielle du batteur sur la balles en cloche avec ses mains glissantes.

Mais malgré le soutien de Pete, le directeur du recrutement des Braves, Vince Freeman (Robert Terminator Patrick) cède à la force de persuasion de Snyder et signe Gentry.

La conséquence est le licenciement de Johnny qui avait écouté les conseils de Gus.

Pourtant malgré cet échec, le hasard met sur la route de Mickey, un lanceur amateur appelé Rigo Sanchez (Jay Galloway) doté d’un talent potentiellement exceptionnel.

La jeune femme flaire d’instinct le diamant brut, convainc instantanément son père, Johnny, puis Pete de faire faire un bout d’essai à Sanchez chez les Braves.

Sanchez passe le test face à Gentry et humilie le batteur incapable de gérer la vitesse et la variété des lancers de son adversaire.

La sanction est immédiate pour Sydney qui est licencié par Freeman.

Mickey et Johnny dont la liaison est maintenant manifeste entrent donc dans la cours des grands agents ce qui permet à Gus de passer la main.

En conclusion, assez sévèrement critiqué pour son classicisme et son coté prévisible, « Une nouvelle chance » est un beau film, plus intéressant qu’il n’y parait à première vue.

Certes, l’action y est quasiment inexistante et les non amateurs de base ball trouveront le temps bien long.

Eastwood fait son numéro de vieillard aigri et dépassé refusant de céder trop vite la place à une jeunesse pressée, arrogante et souvent stupide.

Les thèmes habituels si chers à l’acteur sont bels et bien présents : le vieillissement, la famille (même si celle-ci est éclatée et imparfaite), la transmission des connaissances entre générations, l’amour des proches les plus fidèles, l’amour de son métier, l’assouvissement de ses passions.

Ces thèmes ont certes été abordés précédemment (notamment dans l’exceptionnel « Gran Torino » mais ils sont également traités avec finesse et élégance dans « Une nouvelle chance ».

Derrière la star, l’insuffisance de Justin Timberlake (dont j’exècre la musique) et le coté passe partout de la très WASP Amy Adams sont contrebalancés par de solides acteurs comme John Goodman ou Robert Patrick.

Un bon Eastwood de fin de carrière donc.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 19:25

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Profitant de longues vacances, je me suis attelé à un ouvrage long, complexe et réputé avec « L’idiot » de Fiodor Dostoïevski.

Paru en 1869, « L’idiot » raconte dans la Russie socialiste, l’histoire d’un homme étrange, Lev Nikolaivétich Mychkine, d’ascendance noble puisque Prince, qui revient dans son pays d’origine après avoir subi un long traitement en Suisse.

Epileptique et fragile, Mychkine rentre en effet à Saint Petersbourg après le décès de son protecteur Pavlitchev.

En chemin, il rencontre dans un train deux hommes, un jeune riche et puissant bourgeois nommé Rogojine et un fonctionnaire roublard nommé Lébédev.

Les trois hommes se lient d’amitié et le Prince se livre à ces deux parfaits inconnus en toute innocence.

Une fois à Saint Petersbourg, le Prince entre en contact avec une parente, la générale Lisaveta Prokoviefna Epantchine, qui après quelques hésitations devant l’accoutrement déguenillé et les propos déroutants du jeune homme, finit par le recommander à fonctionnaire nommé Gania Ardalionovitch, qui l’héberge dans sa demeure avec sa famille notamment son père le vieux général mythomane Ivolguine.

Mais la cohabitation avec Gania est plus difficile que prévue, car sous des dehors respectueux se cache un homme ambitieux qui convoite la même femme que Rogojine, la belle et dangereuse Nastassia Philipovna.

Instable et imprévisible, Nastassia est pratiquement « achetée » par Rogojine qui tente un coup de force à l’aide d’hommes de mains, le soir même de son anniversaire devant le Prince lui-même qui tente de s’interposer.

La jeune femme résiste et tient tête à Rogojine en jetant l’argent qu’il a mis sur la table pour l’épouser au feu.

Seul Gania est assez courageux (ou fou) pour le récupérer l’argent non consumé dans les flammes.

Le Prince est touché par la situation tragique et par la détresse de Nastassia, et en tombe immédiatement amoureux.

Il lui propose derechef de l’épouser pour la sortir de ce mauvais pas mais la belle décidément imprévisible renonce pour aller vivre avec Rogojine que pourtant elle n’aime pas et dont l’amour est si passionnel qu’il dit vouloir lui trancher la gorge.

Nastassia se dit pourtant amoureuse de la noblesse et la pureté d’âme du Prince mais ne souhaite point le corrompre.

C’est alors que Rogojine, ivre de jalousie devant ce rival qui se dresse contre lui, tente de l’assassiner à coup de couteau, mais une crise d’épilepsie le sauve in extremis de la mort.

Lorsqu’on apprend que Pavlitchev lui a légué une forte somme d’argent, le Prince est alors traité différemment et devient sans le savoir un « bon parti » susceptible de convenir à l’une de nombreuses filles des Epantchine comme Aglaia Ivanovna.

Mais cette brusque annonce ne change rien aux manières du Prince qui se fait berner à Moscou par des faux créanciers de Pavlitchev et perd par sa naïveté une partie de son pécule.

L’action se transpose alors dans la ville de Pavlosk ou tout les acteurs du récit se retrouvent dans un cadre plus bourgeois et champêtre.

La bàs, le Prince parvient à oublier la scandaleuse Nastassia et se rapproche de la jeune Aglaia dont l’esprit indépendant et rebelle est séduit par la bonté désintéressé de cet homme hors normes.

Le Prince n’a pas que des amis et son honnêteté, ses hautes théories spirituelles désireuses de rétablir le pouvoir du véritable Christ en Russie, lui valent des animosités comme celle de la générale, réticente à un éventuel mariage de sa fille avec un hurluberlu aussi noble soit il.

Il doit également subir la pression d’un certain Bourdovski qui se dit fils de Pavlitchev et réclame l’héritage à l’aide d’hommes de main, dont Hippolyte Térentiev le neveu phtisique de Lébédev qui se permet toutes les excentricités en raison de sa mort prochaine.

Cette fois, ce sera Gavla rangé du coté du Prince qui parviendra à démasquer la supercherie.

Après tous ses scandales et ses émotions, le Prince parvient à gagner la confiance de la famille Epantchine et c’est alors que l’idée d’un mariage avec Aglaia se profile sérieusement.

Malheureusement, le Prince s’enflamme lors d’une soirée mondaine destinée à lui faire passer un test de bonne société, se montrant maladroit, ridicule, exalté et faisant preuves de sentiments (joie, peur) disproportionnés qui mettent mal à l’aise la haute société à qui il était présenté.

Ceci n’enlève en rien l’amour que lui porte Aglaia fascinée par ce « chevalier pauvre » expression recueillie d’une poésie de Pouchkine pour l’accoler à l’élu de son cœur.

Ce sera pourtant une ultime confrontation avec la rivale de toujours Nastassia qui provoquera un drame irréparable, en montrant que le Prince est encore attaché à cette femme scandaleuse.

Blessée dans son amour propre Aglaia laissera le Prince à sa rivale, avec un nouveau mariage en ligne de mire.

Ce mariage bien entendu ne se fera jamais, puisque Nastassia se dérobera au dernier moment, enlevée par son amant infernal Rogojine, qui finira par réellement l’assassiner.

Après plusieurs jours de recherches angoissées, le Prince finira par retrouver le meurtrier mais basculera à nouveau dans la maladie par la découverte du crime.

Au final, Rogojine est condamné au bagne et le Prince retournera en traitement de longue durée en Suisse.

En conclusion, la lecture de « L’idiot » a été une véritable épreuve.

Bien entendu sur sa durée, le roman contient quelques passages intéressants, comme les envolées du Prince, sorte de messie chrétien russe incompris par la société aristocrato-bourgeoise qui a plus à perdre qu’à gagner en l’écoutant, ou lors des délires pathétiques du général déchu Ivolguine ou encore des folies de Hippolyte qui n’en finit pas de mourir ou de vouloir se suicider mais l’œuvre est dans son ensemble prodigieusement assommante.

En cause, le style de Dostoïevski, surabondant dans des dialogues ou des digressions interminables ou l’action piétine allégrement.

Les événements marquants sont relativement peu nombreux dans un roman aussi long et la multiplicité des personnages dont l’auteur tient à minima à développer la personnalité nuisent à la dynamique du récit.

Recherchant une certaine simplicité voir épure apparente, je n’ai donc pas apprécié les délayages quasi permanents de l’auteur et ce personnage faible, inadapté et indécis.

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 23:11

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En 1956, Alfred Hitchcock réalise un remake américain d’un de ses propres films, « L’homme qui en savait trop » tourné à l’époque en 1934 avec un budget et des acteurs bien plus limités.

Dans la version américaine, le Docteur Ben Mc Kenna (James Stewart) et sa femme la chanteuse Jo (Doris Day), sont deux touristes américains en vacances avec leur fils Alain (Christopher Olsen) à Marrakech, qui font à la suite d’une altercation dans un car, la rencontre d’un français nommé Louis Bernard (Daniel Gélin).

Mystérieux et inquisiteur, Bernard pose beaucoup de question à Ben ce qui déplait à sa femme Jo.

Au cours du séjour, le couple se rapproche d’un autre couple américain, les Drayton, (Bernard Miles et Brenda de Banzie) qui les invite au marché le lendemain.

Mais le lendemain, Bernard est tué d’un coup de couteau dans le dos après une course poursuite au marché.

L’homme emploie ses dernières forces à se rapprocher de Ben et en mourant lui confie qu’un homme important va être assassiné à Londres.

Il lui donne également le nom d’un contact anglais, Ambrose Chappell.

Tétanisé lorsqu‘il apprend que Bernard était un espion français, Ben ne révèle rien à la police française, surtout lorsqu’il apprend que son fils Alain qu’il avait confié au Madame Drayton a été enlevé par un mystérieux inconnu au discours menaçant.

Après une violente altercation à l’hôtel, les Mc Kenna, comprennent qu’ils ne peuvent retrouver leur fils seuls et décident de se rendre à Londres pour alerter les autorités représentées par l’inspecteur Buchanan (Ralph Truman).

Tenace et autonome, Ben décide de retrouver seul Ambrose Chapell mais se rend chez un empailleur qui n’a rien à voir avec l’enlèvement de son fils.

Joe comprend alors que Ambrose Chappell n’est pas une personne mais une église.

Le couple se rend donc sur place et tombe sur les Drayton, avec le mari en pasteur et sa femme officiant à la paroisse.

En réalité, ceci n’est qu’une couverture, ils séquestrent bien Alain dans la paroisse et prépare l’assassinat d’un premier ministre étranger en le faisant exécuté lors d’un concert à l’Albert Hall par un tueur (Reggie Nalder) recruté lors de leur séjour à Marrakech.

Tandis que Jo prévient la police, Ben essaie seul et maladroitement de récupérer son fils.

Il est assommé et enfermé dans l’église.

Sur place, la police ne fait pas grand-chose pour aider Jo et celle-ci décide de se rendre seule à l’Albert Hall ou elle découvre le Ministre ainsi que le tueur accompagné d’une femme.

Lors du concert de musique classique d’une rare intensité (avec Bernard Herrmann lui-même), Jo crie et dévie in extremis le tir du tueur qui ne blesse que légèrement l’ambassadeur.

Arrivé sur place après s’être libéré par ses propres moyens, Ben bloque le tueur qui paniqué se jette dans le vide.

La police embarque tout le monde y compris le couple qui doit répondre à un interrogatoire serré.

Au cours de celui-ci, le couple comprend que l’ambassadeur a voulu supprimer le premier ministre d’un pays étranger, et que le premier nommé détient sans doute Alain à l’ambassade ce qui empêche la police d’intervenir.

Assez astucieusement, Ben contacte le premier ministre qui se sentant redevable, l’invite pour que sa femme chante à l’ambassade.

Profitant alors d’une représentation de Jo, Ben se glisse dans les appartements de l’ambassade et retrouve Alain gardé par les Dayton.

Monsieur Dayton tente alors une sortie désespérée mais est tué par sa propre arme dans une chute dans l’escalier.

Tout se termine alors pour le mieux pour la famille enfin réunie.

En conclusion, « L’homme qui en savait trop » est un très bon Hitchcock.

Le scénario est retors, très bien ficelé et la première partie tournée à Marrakech, nimbée d’une ambiance exotique et paranoïaque.

Même si pour moi, la suite à Londres est un plus classique et convenue, on notera néanmoins l’épisode du concert, point culminant de l’intensité du film.

Les acteurs sont très bons, et même ce grand échalas de James Stewart que je ne goute que modérément, fait ici preuve d’une belle prestance.

On est également captivé par la beauté et la classe de Doris Day, sublime actrice blonde dont l’interprétation de la chanson « Qui sera, sera » confine à l’exquis.

Bien entendu, Daniel Gélin, seul français de l’affaire, un largement en dessous, faisant figure de nain à coté du mètre quatre vingt huit de Stewart.

« L’homme qui en savait trop » ne fait donc pas partie du best of des meilleurs films d’Hitchcock mais tient très bien son rang dans le genre thriller/aventure.

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Published by Seth - dans Espionnage
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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 18:05

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Evoluant dans l’underground du punk français depuis le milieu des années 80, Parabellum eut une carrière des plus honorables pendant six années avant de connaitre une longue éclipse et de renaitre de ses cendres au début des années 2000.

L’âme créatrice du groupe est Schultz également chanteur et guitariste, puis viennent le guitariste Sven Pohlhammer, le bassiste Roland Chamallow et le batteur Patrick Lemarchand.

Sorti en 1997, « Post mortem live » et sa pochette évoquant une execution au Luger (symbole du groupe) est un album live rendant après coup hommage à la carrière du groupe.

Le concert débute par « Père Noel » morceau rapide et nerveux, dont on ne comprend certes pas très bien les paroles mais qui donc l’énergie punk-rock suffit en première approche.

Sans perdre de temps, Parabellum enchaine avec « Papa » au tempo entrainant et aux parties de guitares puissantes et délaisse le temps d’une chanson ses guêtres de gros durs pour servir une parodie punk-rock du dessin animé « Saturnin ».

On passera sur les pleurnichards mais plus mélodiques « A St Lazare » « SVP 08.38 » pour déguster avec délectation « Berceau neo caveau » aux riffs inspirés du « I wanna be your dog » des Stooges.

On pense également vaguement aux Sex pistols à l’écoute d’un « Vol de nuit » du reste assez médiocre heureusement contre balancé par un « Anarchie en Chiraquie » bien plus tranchant et « For you » nettement plus dynamique.

Parabellum enfonce ensuite les portes ouvertes en tapant sur les vilains hommes politiques en plaçant un « Le cœur à gauche, la main à droite » enchainé d’un « Ain’t go no moule » rock du bagnard geignard.

Le niveau chute ostensiblement avec « L’amour à 45km/h » débile et grivois mais Parabellum se reprend en détournant l’esprit de Jacques Brel sur un « Ilot d’Amsterdam » particulièrement virulent.

Le tempo s’assagit avec la pseudo ballade « Vergeltung » mettant en évidence les limites vocales de Schultz avant de retrouver un rythme plus hargneux pour déposer une ultime ruade punk avec « Joyeux Noel » et l’hymne anti police « Cayenne » sans doute le morceau le plus abouti du répertoire de Parabellum avec une montée en puissance soigneusement concoctée.

Trois titres en bonus, « Welcome to paradise » aux brillantes parties de guitare, « La bande (à Bonnot ) » enfin « Osmose 99 » véritables déflagrations punk qui concluent le show en beauté.

En conclusion, on cerne un peu mieux à l’écoute de ce « Post mortem live » le style de Parabellum, certes peu complexe, peu varié et peu technique mais basant tout sur un punk rock efficace et sans fioriture.

Qualité des riffs, voix et présence du chanteur (Schultz) font en réalité l’essentiel de la musique de Parabellum, avec des paroles toutefois sombres anti politique, anti armée, anti police et volontairement aussi géniardes que celles des leurs collègues rappeurs.
Mais même en appréciant moyennement le contenu des paroles de Parabellum, on ne peut que trouver respectable leur musique simple, naïve et généreuse dans l’effort.

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 16:33

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Nous poursuivons la découverte des œuvres de Jimy Hendrix avec un mythique double album live enregistré en 1969 lors du festival de Woodstock ou toute la jeunesse hippie de l’époque s’était réunie pour assister à l’une des plus grandes manifestations rock de l’histoire.

Hendrix est ici entouré de ses musiciens Larry Lee (guitare), Billy Cox (basse) et de deux percussionnistes Juma Sultan/Jerry Velez en renfort du batteur Mitch Mitchell.

Après une brève allocution, « Live at Woodstock » débute par « Message to love » qui permet au guitariste de s’illustrer sur d’interminables solo.

La tendance à la longueur se confirme sur « Hear my train comin’ » très long morceau de dix minutes un tantinet mollasson et plat.

Toujours très long, « Spanish castle magic » passe en revanche beaucoup mieux de part son intensité et sa fluidité supérieures.

L’artiste reprend ensuite son souffle avec « Red house » un long (et soporifique) blues.

« Lover man » se montre plus animé avec de longues parties de guitares vrombissantes et introduit le tube « Foxy lady » qui déroule son rythme sensuel et chaloupé.

Enfin, le premier disque s’achève sur l‘instrumental « Jam back at the house » qui comme son nom l’indique fait la part belle à une pseudo improvisation harassante de près de 8 minutes.

On attaque donc le second disque avec « Izabella », plus remarquable par ses parties de guitares endiablées que par le reste des instruments, voix de Hendrix comprise.

Même le plus compact et concis « Fire » n’échappe pas aux velléités individuelle du guitariste.

Les treize minutes de « Voodoo child (slight return) » sont ensuite le prétexte à un déluge de décibels qui déferlent sur l’auditeur jusqu’à l’écœurer.

Plus accessible (et pour cause! ), est la reprise à la guitare électrique de l’hymne national américain « The star spangled banner » dans une version qui restera célèbre.

Un autre tube surgit ensuite, « Purple haze » joué ici dans une version extrêmement lourde et intense.

Très à son aise dans cette ambiance de concert, Hendrix donne libre court à sa créativité dans une nouvelle improvisation instrumentale « Woodstock improvisation ».

La fin du disque (et du concert !) arrive enfin avec « Villanova jonction » nouvel instrumental cette fois beaucoup plus calme et la célébrissime ballade « Hey Joe » en guise de conclusion.

En conclusion, « Live at Woodstock » est un disque live explosif mettant davantage en lumière le fossé entre Hendrix et ses musiciens, puisque le guitariste assure souvent seul le spectacle dans des versions allongées de leur répertoire.

En faisant abstraction de la portée socioculturelle de l’évènement, sur le stricte plan musical, la performance musical d’Hendrix à Woodstock tourne en effet bien souvent en numéro de solo, avec un musicien en roue libre donnant libre cours à ses pulsions créatrices.

Le résultat donne donc beaucoup de guitares, beaucoup d’improvisations et un show souvent peu digeste quand on l’écoute à froid dans son salon plus de quarante ans après.

A réserver donc aux fanatiques de guitare aimant le jeu le plus rock et instinctif de Hendrix.

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 22:53

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Deux vieilles connaissances de ce blog ici avec « Traffic » film américain de Steven Soderbegh.

Sorti en 2001, « Traffic » est un long film ambitieux s’attaquant à un sujet délicat et complexe, les mécanismes du trafic de drogue entre le Mexique et les Etats-Unis.

Dans ce contexte ultra tendu, Robert Wakefield (Michael Douglas) est une sorte de préfet nommé par le gouvernement de Washington pour lutter contre le trafic de drogue.

Compétent et intransigeant, Wakefield a déjà fait ses preuves ultérieurement et est désigné comme l’homme de la situation.

Mais tout homme a un talon d’Achille, et celui du préfet semble être sa fille Caroline (Erika Christensen) qui sous une apparence d’élève modèle, cache une dépendance inquiétante à la drogue.

Le film évolue donc entre le travail de Wakefield aux USA avec par extension sa situation familiale et la vie de l’autre coté de la frontière mexicaine de Javier Rodriguez (Benicio Del Toro), policier de Tijuana, qui vit de magouilles avec son coéquipier, Manolo Sanchez (Jacob Vargas).

Mais un jour le chemin de Rodriguez croise celui du général Salazar (Tomas Milian), qui le contrait lui est son coéquipier à travailler pour lui afin de renverser le cartel de Tijuana.

N’ayant pas trop le choix, Rodriguez et Sanchez arrêtent le redoutable tueur Francisco Flores (Clifton Collins Jr) qui travaille pour le compte des frères Obregón, maitre du cartel de Tijuana.

Flores est torturé, manipulé par Salazar, pour faire arrêter ses chefs, puis finalement relâché aux Mexique.

Dans le même temps, Wakefield fait tomber Carlos Ayala (Steven Bauer) soupçonné être le principal importateur de la drogue des Obregón aux Etats-Unis.

Le témoin clé contre Ayala est Ruiz (Miguel Ferrer) important dealer coincé par le duo de policier latino-black composé de Montel Gordon (Don Cheadle) et Ray Castro (Luis Guzman).

Pendant le procès s’organise, Helen (Catherine Zeta-Jones), la femme d’Ayala est placée sous surveillance par la police.

Elle semble tomber des nues concernant les activités de son mari me se révèlent ensuite posséder de fortes capacités de réaction pour tenir la pression policière et celle de ex associés de son mari, devenus menaçants depuis l’arrestation de Ayala.

Le film développe donc une intrigue complexe, montrant tout l’ambivalence de la lutte anti drogue entre les passeurs mexicains, cartels surpuissants et déterminés, et velléités gouvernementales américaines de frapper à la tête ces organisations.

L’idée principale du film est que le combat semble perdu d’avance, puisque Caroline la fille du pire ennemi des cartels s’enfonce peu à peu dans la drogue, fuguant le foyer familial, fréquentant des dealers et finissant par se prostituer pour avoir sa dose quotidienne.

Du coté du procès, Helen Ayala révèle sa vraie nature féroce en demandant à Flores d’éliminer Ruiz à la sortie du tribunal, mais Flores échoue de justesse, se faisant tuer par un tueur des Obregón.

Au cours de la tentative de meurtre, Castro perd la vie, ce qui provoque la colère de Gordon plus déterminé que jamais à avoir la peau de Ayala.

Du coté Mexicain, l’intrigue se complique lorsque Rodriguez et Sanchez comprennent que sous ces dehors de militaire anti-drogue, Salazar travaille pour le cartel de Suarez, Madrigal dit le Scorpion qui s’est fait refaire le visage après avoir simulé sa propre mort.

Malgré les mises en garde de son coéquipier, Sanchez tente de trahir Salazar mais est rattrapé par les hommes de main du général  qui l’assassinent dans le désert, Rodriguez échappant lui-même de peu à une exécution sommaire.

Entré en considération par sa fidélité supposée à Salazar, Rodriguez est cependant mal à l’aise et ébranlé par la mort de son coéquipier et décide de le trahir pour renseigner les fonctionnaires américains de la lutte anti drogue.

Le film se solde sur un match nul, puisque Ayala fait éliminer Ruiz et échappe de manière éhontée à son procès, tandis que sa femme négocie à la hausse son contrat avec les Obregón, tandis que du coté Mexicain, Salazar le pourri, tombe suite à la trahison de Rodriguez.

En un ultime baroud d’honneur Gordon place sous écoute la maison des Ayala, tandis que Wakefield, ébranlé par la situation de sa fille, arrachée de justesse aux griffes des dealers, renonce finalement à sa mission de lutte anti drogue pour se consacrer à son éducation.

En conclusion, « Traffic » est un film complexe, très fort et très bien construit alliant la forme et le fond.

Les acteurs sont à vrai dire fantastiques, que ce soit Douglas tout en raideur et en force de conviction, Del Toro parfait en flic pourri se trouvant finalement en un sursaut une conscience et Zeta Jones, implacable femme maffieuse sous des dehors de futile desesperate housewife.

Suit ensuite tout une galerie d’excellents seconds rôles, policiers ou maffieux.

Autre point fort du film, ces va et viens incessants d’un pays à l’autre, ou d’une situation à une autre, ce qui donne une grande variété et fluidité au déroulement de l’action.

Mais critique principale porte à vrai dire sur le fond du film, qui semble annoncer que la lutte anti drogue est perdue d’avance puisqu’il y aura toujours des consommateurs, généralement des fils de bonne famille vivant dans les pays développés et que les pays pauvres, n’auront d’autres choix pour survivre que de continuer à entretenir le trafic de drogue.

Cette vision des choses est bien entendu simpliste et ne doit pas justifier l’abandon de la lutte anti drogue, ne serait ce que pour contenir sa propagation en la restreignant le plus possible, à défaut d’en pouvoir éradiquer les causes.

Il y aurait certainement une réflexion à mener sur l’exploitation du Mexique par les Etats Unis et par l’entretien via un réseau de corruption de son sous développement.

On pourrait donc dire que de ce point de vue le trafic de drogue vers les USA serait une conséquence de cette situation inégalitaire.

D’un point de vue moral cependant, la pauvreté n’explique pas tout, et ne constitue pas une justification pour développer des filières criminelles.

Par sa passivité et sa résignation devant la puissance économique agressive du grand frère américain, le Mexique a donc également sa part de responsabilité dans cette situation.

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Published by Seth - dans Policier
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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 16:13

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La carrière de Jimi Hendrix qu’on croyait à jamais sanctifiée autour des œuvres studio et live de la fin des années 60 connait sous l’impulsion familiale un renouveau inattendu en 1997 avec la sortie de « First ray of a new rising sun »  compilation posthume de morceaux méconnus du guitariste virtuose.

Comme semble l’indiquer la pochette, Hendrix s’adresse donc à ses fans depuis l’au-delà et entame avec ce disque étrange avec « Freedom », morceau entrainant, doté d’excellents riffs.

Construit sur la même dynamique relevée, « Isabella » brille par ses parties de guitares hautes en couleur et par le chant incandescent de Hendrix.

On injecte ensuite quelques influences dose de country sur « Night bird flying » qui reste malgré tout très rock et vivant, avant de placer la première ballade du disque « Angel », portée par la voix douce et planante du chanteur.

Mais Hendrix revient vite à une cadence plus rapide grâce à « Room full of mirrors » réussissant à merveille le mariage entre rythmique groovante et guitare démonstrative.

La haute qualité des morceaux se perpétue sur « Dolly dagger » géniale symbiose voix/guitare voir dans une moindre mesure « Ezy rider » plus cliché.

Après la ballade reposante mais un peu somnolente « Drifting » vient le bel instrumental « Beginnings » qui met en valeur le jeu de guitare du héros au bandana.

Un nouveau titre rock, nerveux très énergique plus tard,  « Stepping stone », Hendrix place « My friend » un pur blues suintant les bars bruyants et enfumés.

Mais le rock n’est jamais loin et reprend ses droits sur le flamboyant « Straight ahead » également enchainé d’une nouvelle longue ballade « Hey baby (new rising sun) », cette fois authentique bijou mélodique aux faux airs de « Hey Joe ».

Arrive alors la dernière partie du disque qui se présente sous la forme d’un rock survitanimé (« Earth blues »), d’un « Astro man » tout aussi énergique mais plus heurté, d’un « In from the storm » puissant et véloce puis enfin « Belly button window » ultime ballade bluesy.

En conclusion, loin d‘être une pale compilation de démo et de face B moisissant dans le grenier du guitariste, « First ray of a new rising sun » fait plutôt figure de formidable cadeau délivré aux admirateurs du guitariste-chanteur.

La quasi-totalité des morceaux est ici en réalité d’un niveau fantastique et serait tout à fait digne de figurer sur des disques produits du vivant du grand Jimi.

Mis à part quelques très belles ballades, le disque se compose en effet de compositions très rock, vibrant de toute l’énergie, du talent et de la formidable force créative du guitariste défunt.

Inutile donc de faire la fine bouche et de bouder votre plaisir devant le coté réputé artificiel de l‘affaire, « First ray of a new rising sun » sera tout à fait apte à combler d’aise les aficionados de guitare électrique 70’s, doublée de qualité de song writing et d’interprétation d’un niveau frisant la perfection.

 

Impressionnant !

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Published by Seth - dans Rock
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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 00:30

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Troisième film de Ridley Scott chroniqué dans ces colonnes et non de moindres puisqu’il s’agit de « 149 : Christophe Colomb » paru l’année symbolique de 1992.

« 1492 : Christophe Colomb » est une grande fresque historique racontant l’épopée du navigateur d’origine italienne Christophe Colomb (Gérard Depardieu) qui par conviction personnelle força les réticences politico-religieuse du royaume d’Espagne pour entreprendre une grande expédition maritime destinée à ouvrir une nouvelle voie de commerce avec l’Asie en passant par l’Ouest.

Pour se faire, Colomb se voit épaulé par le marin (Tcheky Karyo) qui persuade l’armateur maure Antonio de Marchena (Fernando Rey) de prêter des navires pour l’expédition.

Habile, Colomb obtient à l’arraché le soutien politique et financier de la reine d’Espagne Isabelle (Sigourney Weaver) malgré l’opposition farouche de Gabriel Sanchez (Armand Assante) noble proche du pouvoir qui trouve que l’explorateur s’arroge trop de pouvoirs et de bénéfices sur les territoires qu’il aura découvert.

L’expédition peut dont avoir lieu et met en place trois navires dont le fameux Santa Maria piloté par l'explorateur lui-meme.

Navigateur et meneur d’hommes né, Colomb contient l’exaspération des marins devant le voyage plus long et périlleux que jamais et finit par toucher au but après près de deux mois de mer.

Il touche alors terre dans une ile d’Amérique centrale appelée Guanahani.

Rapidement, le corps expéditionnaire rencontre les premiers indiens les Arawaks du reste plutot pacifiques..

Colomb impose une discipline stricte à ses hommes, interdisant vol et viol, et parvient à nouer de bonnes relations avec le chef indien Utapan qui devient son allié allant même jusqu’à apprendre sa langue.

Puis Colomb découvre Cuba et s’établit à Saint Domingue ou il rencontre une autre tribu indienne pacifique mais plus rétive à l’implantation d’européens.

Les Espagnols et Indiens se mélangent, mais malgré la richesse des échanges, Colomb ne trouve que peu de l’or qu’il avait escompté.

Il laisse néanmoins une garnison à terre pour établir un fort et revient en Espagne accompagné d’Indiens, de trésors et d’animaux exotiques, ce qui lui permet de vendre à Isabelle, le succès de son expédition.

Négociant âprement devant l’hostilité toujours plus marqué de Sanchez, Colomb fait nommer ses deux frères gouverneurs et obtient de revenir sur place avec 1000 hommes afin d’évangéliser les indiens et de bâtir le début d’un empire espagnol en Amérique.

Cependant, Adrian de Moxica (Michael Wincott), noble proche de Sanchez accompagne Colomb pour le surveiller.

Mais malheureusement, à son retour, le fort a été détruit et les hommes massacrés.

Utapan qui sert d’interprète avec le chef de la région du fort, apprend à Colomb que les hommes ont été massacrés par une expédition de tribu indienne cannibale particulièrement féroce.

Malgré l’atrocité du massacre, Colomb parvient à calmer les désirs de vengeance de ses hommes notamment de Moxica particulièrement vindicatif et stabilise la situation.

Il fait ériger une église et instaure un semblant de gouvernement mettant à contribution les indiens afin de rapporter sous forme d’impôts de l’or.

Mais ce système ne fonctionne pas très bien et Moxica qui châtie durement un indien récalcitrant provoque une rébellion.

Colomb est alors contraint d’emprisonner le noble, et remonte alors les traces de la tribu ennemie responsable des massacres.

La lutte dans la jungle face à une tribu expérimentée aux techniques de combat archaïques mais redoutables est d’une grande férocité et fait de nombreuses victimes de part et d’autres.

Colomb frôle la mort dans un corps à corps sanglant mais parvient à prendre le dessus sur les indiens ennemis.

A son retour au fort, il découvre la rébellion de Moxica qui à la tête d’une poignée d’hommes tente de renverser son autorité.

Une nouvelle lutte éclate et Moxica acculé au bord d’un précipice choisi de se suicider pour échapper à un nouveau jugement qu’il sait fatal.

Colomb qui a perdu un de ses frères dans la bataille, exécute en effet les derniers mutins mais s’aperçoit qu’il a perdu gros avec des troupes divisées et affaiblies mais surtout la perte de l’alliance avec les Indiens.

Pour couronner le tout, une énorme tempête tropicale se lève et provoque la destruction du fort.

Défait et discrédité, Colomb reçoit la visite de l'austère Francisco de Bobadilla (Mark Margolis) protégé de Sanchez qui le démet de ses fonctions pour se proclamer gouverneur.

Il reçoit de plus comme coup de grâce la nouvelle de la découverte du continent américain par Amerigo Vespucci.

Le retour en Espagne est donc plus qu’amère pour Colomb qui perd donc en apparence la face devant Sanchez même si ce dernier sait en réalité o combien l’histoire lui sera redevable de son exploit.

Au final, l’homme vieilli, affaibli et disgracié passe le témoin à ses fils, dont l’un des deux écrira la biographie selon un mode narratif qu’affectionne Scott.

En conclusion, « 149 :, Christophe Colomb » est un film d’aventure historique épique comme on en a rarement vu.

Le budget est ici conséquent, la reconstitution grandiose et les paysages sauvages des iles d’Amérique centrale digne d’un best of de Koh Lanta, l’insupportable Denis Brogniart en moins.

En grand réalisateur qu’il est, Scott parvint à refaire vire l’histoire, et distille juste ce qu’il faut d’action pour ne pas lasser le spectateur sur les 2h30 de son film.

Un mot sur Gérard Depardieu, très décrié en ce moment en raison de son exil fiscal en Belgique, qui signe pour moi l’un de ses rôles les plus impressionnants de justesse et de passion.

C’était il y a vingt ans, et peu d’acteurs français peuvent se targuer selon moi d’une telle performance dans un film américain à grand budget.

Enfin si on rajoute à cela l’une des musiques les plus mémorables de Vangélis, on obtient donc un très grand film quasi intemporel.

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 21:49

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La même année que le très remarquable et remarqué « Are you experienced », The Jimy Hendrix Experience sort un second disque intitulé « Axis : bold as love » à la belle pochette empruntant à la spiritualité hindouiste.

En 1967, la composition du groupe autour de Jimy Hendrix est la même et après une courte introduction en forme de larsen agressif « Exp », le trio entame le disque par « Up from the skies » qui déroule sans forcer un rock trainassant.

On retrouve la marque de fabrique de Hendrix avec « Spanish castle magic » doté de parties de guitares plus étincelantes.

Par contraste, le funky « Wait until tomorrow » et ses chœurs efféminés fait franchement retomber la tension.

Après le court et cafouilleux « Ain’t no telling », vient « Little wing » plus apaisé et agréable, ou le chanteur adouci calme le jeu de sa guitare et modère le ton de sa voix.

« If 6 was 9 » est un morceau long, complexe rendu difficile d’accès par ses multiples variations rythmiques.

On se raccroche un peu aux branches avec « You got me floatin » un peu plus compact malgré une ambiance très psychédélique.

Même les pseudo ballades « Castles made of sand » et « She’s so fine » avec le retour des voix efféminées, sont marquées du sceau du bizarre avec des effets de guitares des plus déroutants.

La fin du disque se profile alors avec « One rainy fish » ballade plus classique habitée d’une belle performance vocale du chanteur-guitariste, le funky sans grand intérêt « Little miss lover » et enfin « Bold as love » nouvelle ballade plate inutilement étirée en longueur.

En conclusion, je ne partage pas l’engouement pour « Axis : bold as love ».

Très psychédélique et technique, l’album manque pour moi de morceaux accessibles susceptibles de marquer les esprits et de franchir les frontières du temps.

Difficile donc de pénétrer cet univers de musiciens élitiste perdus dans leurs trips.

Incapable sans doute d’apprécier les subtilités de l’œuvre, je baisse donc pavillon et laisse sans regret ce classique du rock expérimental, me passer sous le nez.

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 15:36

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« The game » de David Fincher est le deuxième film chroniqué en ces colonnes.

Lors de sa sortie en 1997, Fincher a déjà obtenu un énorme succès deux ans auparavant avec le polar « Seven » réputé être le chef d’œuvre des films de tueurs en série.

Le scénario de « The game » n’échappe pas aux tendances complexes et sombres du réalisateur puisqu’il propose une étrange aventure dont est victime Nicholas Van Orton (Michael Douglas) un richissime homme d’affaires de San Francisco.

Puissant mais seul depuis son divorce, hanté par la mort par suicide de son père, Van Orton est l’archétype du patron dur en affaire, se consacrant exclusivement à son travail.

Mais un jour son frère Conrad (Sean Penn), plus fragile et décalé, lui offre un mystérieux cadeau d’anniversaire se présentant sous la forme d’un jeu organisé par une compagnie appelée CRS (Consumer Recreation Services).

Curieux, Nicholas accepte le cadeau et se rend dans les bureaux de CRS.

Il est accueilli par le commercial Feingold (James Rebhorn), qui lui fait passer une harassante batterie de tests physiques et psychologiques tout en restant évasif sur la nature exacte du cadeau.

Quelques jours se passent ensuite et le jeu commence de manière plutôt inattendue par la dépose d’un pantin devant la propriété de Nicholas et le piratage de son poste de télévision pour s’adresser directement à lui.

Nicholas récupère une clé dans la bouche du pantin.

Ebranlé par ce premier contact déroutant, Nicholas est ensuite heurté par une serveuse dans son restaurant favori qui lui sali une de ses luxueuses chemise.

La serveuse nommé Claire (Deborah Kara Unger) est licenciée sur le champs par le directeur du restaurant mais reçoit un message de CRS lui intimant de ne pas la laisser partir.

Nicholas court donc à sa poursuite mais ses explications embrouillées sont interrompues lorsqu’un homme fait une crise cardiaque sous ses yeux.

Les secours arrivent à toute vitesse et le couple improvisé se retrouve aux urgences ou une coupure de courant se produit.

Nicholas et Claire collaborent pour se sortir du bâtiment, et Nicholas découvre que la clé de CRS permet de rétablir le courant.

Mais la surprise est totale lorsqu’ils débouchent dans les bureaux de CRS.

Après avoir été pris en chasse par les vigiles de la société, le couple se sépare et Claire révèle à Nicholas qu’elle a été payé pour lui renverser de l’alcool sur sa chemise …

Après une nuit aussi intense l’homme d’affaire à du mal à reprendre ses esprits.

Il est appelé par un hôtel pour récupérer sa carte de crédit égarée et pénètre alors dans une chambre d’hôtel réservée à son nom ou il découvre des photos compromettantes de Claire, de lui et beaucoup de drogues.

Paniqué, Nicholas prend la fuite en tentant d’effacer maladroitement ses traces.

Logiquement il soupçonne un ex partenaire de son père récemment licencié d’être de mèche avec CRS, mais son avocat de confiance Sutherland (Peter Donat) lui assure que l’affaire s’est traitée sans difficulté.

Nicholas commence à paniquer lorsqu’il découvre son appartement saccagé et décide de prendre contact avec son frère.

Conrad apparait très agité, nerveux et tient des propos incohérents.

Il met en garde son frère contre CRS réputée est une entreprise d‘escroc, instaure un climat de paranoïa en cherchant des caméra et des micro dans la voiture de Nicholas.

Lorsqu’un pneu éclate, les deux frères se séparent.

Nicholas prend un taxi mais celui-ci travaillant pour la CRS tente de le tuer en jetant la voiture du haut des docks.

L’homme d’affaires s’en sort par miracle en utilisant une clé laissée comme indice par la CRS.

Il prévient alors la police qui ne trouve pas grand-chose comme preuves, puis demande à Sutherland de se renseigner sur CRS.

Mais la compagnie semble insaisissable et parfaitement amène de tirer les ficelles du jeu vicieux dans lequel se débat Nicholas.

Habile, Nicholas retrouve la trace de Claire et lui rend visite pour lui demander des explications.

La jeune femme semble collaborer mais le drogue après avoir récupéré ses codes d’accès bancaires.

Nicholas se réveille en haillons dans une favela de Mexico.

Sonné et hagard, sans papier et sans argent, il parvient à se rendre à l’ambassade des Etats-Unis et revient dans son pays par bus.

Il fait du stop pour rentrer chez lui et découvre sa maison mise sous scellés.

Alors l’instant du survie se réveille et Nicholas entre par effraction à son domicile pour se laver, se changer, récupérer de l’argent et un pistolet.

Déterminé à se venger, il retrouve la trace de Feingold, en réalité un acteur professionnel et le contraint à le mener dans les bureaux de la CRS.

La bas, Nicholas retrouve Claire et les autres acteurs l’ayant fait tourner en bourrique depuis des jours.

Mais cela ne lui suffit pas, il prend alors en otage Claire, déjoue les tirs des gardes de la CRS et monte sur le toit pour exiger qu’on fasse venir le directeur.

Devant l’arme à feu qui la menace, Claire perd alors contenance, et lui révèle que tout ce qu’il vit est en réalité le jeu auquel il a lui-même souscrit.

Nicholas ne sait que croire, hésite et abat son propre frère venu lui souhaiter bonne anniversaire.

Abasourdi, il reproduit alors le comportement de son père se jette du toit de l’immeuble de la CRS pour tomber dans un matelas gonflable !

Conrad et tous ses amis, le prennent alors en charge pour lui expliquer que tout était prévu à l’avance pour le mener à vivre un jeu d’une intensité hors normes …

En conclusion, « The game » est un film particulièrement retors qui ne manquera pas de plonger le spectateur dans un climat de paranoïa intense.

Bien sur, Fincher exagère et les ficelles de son jeu son un peu grosses surtout quand on mesure tous les risques insensés que la société fait courir à son client.

On pense quelques fois à ces personnes désœuvrées qui se font parfois enlever volontairement pour vivre des sensations fortes, mais cela ne suffit pas rendre parfaitement crédible cette histoire de fous.

Mais outre certaines invraisemblances, il reste la très qualité des acteurs, notamment Michael Douglas, exceptionnel de charisme dans ce rôle d’homme d’affaires poussé à bout.

Les seconds rôles, bien que plus effacés (Penn dans son personnage habituel de rebelle et la sexy Deborah Kara Unger) remplissent cependant efficacement leur rôle.

« The game » n’est donc sans doute pas le meilleur film de Fincher, mais procurera une bonne dose d’excitation au spectateur.

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Published by Seth - dans Psychologie
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