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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 19:42
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Sorti en 1971, « French connection » de William Friedkin est un classique du film policier.
   
L’histoire inspirée des réseaux de trafiquants de drogues français qui inondaient dans les années 60-70 depuis Marseille les Etats Unis, est celle de deux policiers new yorkais particulièrement tenaces, Jimmy Doyle (Gene Hackman) et Buddy Russo (Roy Scheider) qui poussés par une subite intuition nocturne, décident de filer un flambeur de boite de nuit appelé Sal Boca (Tony lo Bianco).
   
La filature de Boca emmène le duo de policiers vers une probable liaison avec Weinstock (Harold Gary) un gros trafiquant de drogue new yorkais, jusqu’ici intouchable.
Mais pour coincer Weinstock, les deux policiers doivent convaincre leur hiérarchie de déployer plus de moyens, ce qui compte tenu des antécédents délicats de Doyle a du mal à se concrétiser.
   
Une fois le dispositif en place, les policiers perçoivent un manège louche autour de Boca, en réalité en contact avec deux trafiquants français, le gros bonnet Alain Charnier (Fernando Rey) et son acolyte tueur Pierre Nicoli (Marcel Bozzuffi).
   
Sur place à New York, Charnier passe par Boca pour lui demander un demi million de dollars pour la marchandise de la French connection, de l’héroïne d’une qualité exceptionnelle.
   
Le deal prend un peu de temps, ce qui laisse l’occasion à la police new yorkaise de filer Charnier, qui parvient toutefois à filer habilement entre les pattes de Doyle dans le métro.
   
La riposte est alors terrible, puisque Charnier charge Nicoli d’assassiner Doyle, qui après avoir échappé à la mort de justesse, prend en charge le tueur et finit par le tuer après avoir livré une ahurissante course poursuite voiture contre métro.
   
Doyle et Russo repèrent ensuite une voiture suspecte, une grosse Lincoln marron et la réquisitionne pour la désosser.
Ils trouvent finalement la drogue cachée dans les marchepieds et découvrent que la voiture appartient en réalité à une star du show bizz français appelée Devereaux (Fréderic de Pasquale) chargée par Charnier de faire le passeur France vers USA.
   
Après restitution à son propriétaire déjà passablement stressé, Doyle et Russo filent Charnier qui achemine la livraison à Boca, Weinstock et son équipe de mafieux.
   
Le dispositif policier peut alors se refermer sur les trafiquants.
   
Une grosse fusillade éclate alors, laissant Boca et son frère sur le carreau.
Seuls Charnier et Weinstock échappent à la rafle …
   
En conclusion, couronné par cinq oscars et trois golden globes, « French connection » est un polar urbain, âpre et intense qui se déroulent sur un rythme très élevé.
   
L’histoire est finalement assez simple, le jeu des personnages très peu étoffé, avec un Hackman en flic vulgaire, brutal et bourru et le ténébreux Scheider, plus en retrait derrière son volcanique camarade.
   
Le film déçoit également par le fait qu’il se déroule quasiment exclusivement à New York, et ne donne que peu d’occasion de voir la France, dommage.
   
Les points forts sont en revanche des scènes d’actions époustouflantes et cette atmosphère de bas fonds new yorkais qui vous colle aux basques comme une mauvaise odeur tenace.
   
Pas un chef d’œuvre pour moi donc, mais un polar prenant, rugueux et bigrement efficace qui révéla Gene Hackman.
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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 09:34

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Changement de registre avec « Camille redouble » de Noémie Lvovsky sur les écrans en cet automne 2012.

Dans ce film, Camille Vaillant (Noémie Lvovsky) une femme de quarante ans bien sonnés, en pleine séparation avec son mari Eric (Samir Guesmi) parti avec une femme plus jeune, se réfugie dans l’alcool.

Le soir du nouvel an, Camille embrasse sa fille (Esther Garrel) et se rend très déprimée à une fête.

Au cours de la soirée, une consommation excessive d’alcool la fait perdre connaissance.

A son réveil, elle se retrouve propulsée dans son adolescence en 1985 mais avec son corps de femme de 45 ans.

Elle retrouve donc ses parents joués par Yolande Moreau et Michel Vuillermoz.

L’émotion qui l’étreint est alors très vive, surtout vis-à-vis de sa mère, morte subitement avant qu’elle ait pu lui annoncer qu’elle était enceinte.

Camille tente alors l’impossible mais ce que chacun tenterait à sa place, changer le passé ou tout du moins le retenir.

Elle enregistre fréquemment la voix de ses parents, ou de sa Mère, dont elle appréciait le timbre.

Mais comme toute adolescente, Camille a des obligations et doit se rendre à l’école.

Après quelques tâtonnements bien compréhensibles et quelques situations ubuesques, Camille rejoint un groupe d’amies rebelles composé de l’instable Josépha (Judith Chemla), la boudeuse Alice (India Hair) et la faussement intello Louise (Julia Faure).

Ensemble le quatuor fait face aux autres élèves et même à certains professeurs comme le redoutablement pervers professeur de français.

Mais Camille est traquée par Eric adolescent, qui tombe amoureux malgré ses violentes rebuffades.

Bon gré mal gré, Camille s’initie au théâtre sa véritable passion et doit jouer avec Eric également dans la pièce.

Malgré sa tentative avortée de fréquenter un autre jeune garçon, tout semble la ramener vers ce Eric qui la fera tellement souffrir plus tard.

Un nouvel élément pourtant survient avec la fréquentation de Alphonse (Denis Podalydès) professeur de physique chimie, auquel elle essaie d’obtenir de l’aide.

Bien que conciliant et ouvert d’esprit, Alphonse ne peut croire à ces histoires de retour vers le passé mais suit tout de même les inquiétudes de Camille en obtenant un rendez vous pour sa mère, victime de maux de tête.

Mais les scanners ne révèlent rien et le passé semble inexorablement refermer son étreinte.

Camille cède brièvement au charme de Eric et conçoit son enfant avec lui dans les vestiaires d’une piscine.

Elle parvient à annoncer à sa mère qu’elle est enceinte mais sa réaction de rejet est plus décevante que prévue.

La mort de sa mère survient pourtant, terriblement glaçante.

Camille se rapproche d’Alphonse qu’elle aimerait aimer et rejette Eric, qui devient de plus en plus violent.

Puis elle retourne dans son futur, croisant fugacement Eric et retrouvant finalement Alphonse âgé de 70 ans.

En conclusion, alors qu‘on aurait pu s‘attendre à une comédie singeant les années 80 avec leur musique, leurs habits et leurs expression aujourd‘hui kitsch, « Camille redouble » est un film plus émouvant que drôle, surfant sur un douloureux parfum de nostalgie.

Passé un certain âge, la nostalgie doit je pense s’insinuer dans le cœur de chaque être humain.

Ce sentiment va en croissant et les hommes d’affaires ont habilement compris le filon, en proposant un retour en force de la mode vintage, comme les tournées des stars des années 80, marquées certes du sceau de la médiocrité mais éveillant dans un public vieillissant l’invincible sentiment de l’attendrissement sur sa jeunesse perdue à tout jamais.

« Camille redouble » se place dans le même filon, avec un aspect quasi psychanalytique traitant des rapports à la famille ou à la volonté de changer ce qui ne peut l’être.

L’actrice se débat donc dans un toile d’araignée poisseuse et brin malsaine, tout en sachant pertinemment que l’issue est inévitable ou presque.

Voir cette introspection m’a renvoyé à mes propres démons intérieurs et m’a été extrêmement pénible, aussi ai-je souffert la quasi-totalité du film.

Je considère donc « Camille redouble » comme un film déprimant et trop intime pour ne pas me déranger de manière désagréable.

Le physique vieillissant et les minaudages de Lvovsky m’ont aussi déplus, ce qui fait malgré un idée originale sans doute intéressante, assez peu de raisons pour moi d’apprécier ce film trop introspectif pour moi.

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Published by Seth - dans Psychologie
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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 08:51

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« Les désaxés » est un film de 1961 de John Huston rendu célèbre par la présence de Marylin Monroe et Clark Gable.

« Les misfits » est le livre d’Arthur Miller qui servit de script pour le film.

L’histoire se déroule à Reno (Nevada) ou Roslyn belle femme fraichement divorcée se rendant au tribunal pour résoudre les dernières formalités juridique, fait la connaissance d’un réparateur de voiture appelé Guido.

L’homme un peu rustre mais entreprenant parvient à retenir son attention juste assez pour lui présenter Gay, son ami cow boy coureur de jupons, qui en revanche l’attire beaucoup plus.

Le contact passe si bien que Roslyn accepte une invitation pour se rendre avec son amie de soixante ans Isabelle dans la maison de Guido, située en plein désert.

La elle apprend à mieux connaitre le passé des deux hommes, notamment la mort de la femme de Guido.

Assez naturellement, une compétition masculine pour séduire Roslyn s’établit et à ce petit jeu c’est Gay qui en sort vainqueur.

Bon an mal an, Guido accepte sa défaite et compense sa relative déception en effectuant de long vols sur son petit avion personnel sur lequel il abat occasionnellement des aigles pour arrondir ses fins de mois.

Ce triangle amoureux n’altère pas les relations amicales entre les deux hommes et toute l’équipe se rend à un rodéo pour reprendre contact avec leur ami Perce, qui monte des chevaux sauvages et des taureaux furieux pour gagner sa vie.

Véritable tête brulée, Perce semble insensible au danger et ne recule pas devant les innombrables blessures de cette pratique ce qui effraie Roslyn.

Egalement sensible au charme de Roslyn, Perce se joint au groupe qui se fait remarquer dans les bars de la ville ou Roslyn remporte une belle somme d’argent en faisant une démonstration de jeu de raquette.

Puis on revient vers la maison de Guido et le véritable dessin de l’association se dessine alors, chasser les mustangs dans les zones montagneuses non pas pour simplement les capturer mais pour les tuer afin de vendre la viande de cheval.

Amoureuse des bêtes, Roslyn est scandalisée de cette révélation et fait tout pour dissuader Gay de se joindre à l’expédition.

Pourtant l’attrait de la rentabilité se montre supérieur et la chasse au mustang, tout d’abord en avion puis en pickup se met en place.

Malgré les supplications de Roslyn, les trois hommes capturent alors un étalon, une jument et son poulain.

Mais après la périlleuse et très technique capture, Gay touché par les arguments de Roslyn éprouve des remords et relâche les chevaux.

Il entreprend alors de suivre Roslyn pour mener une nouvelle vie de couple, plus stable.

En conclusion, sans avoir jamais vue le film, « Les misfits » m’a grandement déçu.

Le coté désaxé ou marginal apparait de manière peu évidente, et le trio ne connait rien d’une dérive criminelle à laquelle aurait pu faire penser le titre.

Peu d’action donc, une histoire sans réel intérêt (cow boy et rodéo chez les males virils du Nevada) et même le potentiel triangle amoureux susceptible de déboucher sur un éventuel drame s’écroule pratiquement de lui-même dès les premières pages.

Un livre donc qui ne m’a guère captivé et auquel j’ai du mal à trouver quelques qualités.

Peut être le film de Huston et la présence solaire de Marylin Monroe, me feront-t-il changer d’avis …

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 10:03

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Précurseur au début des années 80 du mouvement thrash metal américain, Megadeth est considéré comme un géant du heavy metal.

Voici donc avec « Greatest hits back to the start » à la pochette atomique paru en 2005 une belle occasion de découvrir un large panel des meilleurs morceaux du groupe en son temps bref rival de Metallica.

On débute avec « Holy wars … the punishement due » célèbre morceau de thrash des années 90 ou le groupe fait briller la maestria de ses guitaristes Marty Friedman/Dave Mustaine, tout en parvenant à insuffler un beau souffle épique à ce titre rapide et enlevé.

Le tempo se ralentit avec « In my darkest hour » mid tempo longuet en demi teinte mais le grandiose « Peace sells » vient brutalement rehausser le niveau à coups de riffs nerveux, de solo lumineux et de belles montées d’intensité.

« Sweating bullets » appartient également à la catégorie des titres sans impact fort, en revanche bien que calme « Angry again » fait preuve d’une belle efficacité mélodique.

Le second visage de Megadeth apparait donc, celui du milieu des années 90 avec l’adoption d’un style toujours heavy mais beaucoup plus mélodique.

Le splendide et très émouvant « A tout le monde » et ses refrains en français en est une formidable illustration tout comme « Trust » et ses magnifiques envolées.

L’inédit « Kill the king » se montre ensuite parfait avec une combinaison idéale entre puissance et mélodie mais c’est réellement le hit « Symphony of destruction » porté par ses riffs mémorables qui fait mouche.

On explore ensuite les débuts historiques du groupe en 1985 avec « Mechanix » copie conforme de « The four horsemen » du premier album de Metallica sur lequel joue Dave Mustaine.

« Tain of consequences » est sympathique mais loin d’etre inoubliable tout comme « Wake up dead » nerveux mais déstructuré.

Le Megadeth de l’époque héroïque revient avec « Hangar 18 » rendu célèbre par son rythme obsédant et ses impressionnantes démonstrations de guitares.

Dans un registre moins démonstratif, « Dread and the fugitive mind » se montre néanmoins excellent avec ses refrains irrésistibles.

La dernière ligne droite se profile alors avec le supersonique « Skin O my teeth » à la construction impeccable, « She wolf » également d’un haut niveau et enfin « Prince of darkness » inutilement sombre, bizarre et alambiqué.

En conclusion, « Greatest hits back to the start » est un superbe best of faisant grandement honneur à la carrière de l’âge d’or de Megadeth, éternel dauphin de Metallica.

Derrière les hits thrash techniques et épiques, se cachent une foule de titres moins impressionnants mais encore plus prenants, ce qui montre toute la variété et le talent du groupe.

Malgré des limites vocales patentes, Mustaine est un excellent compositeur, Friedman un guitariste de haut niveau illuminant de sa virtuosité les œuvres du leader.

Bien entendu à la fin des années 90, la qualité des compositions chutera et Megadeth accusera le coup mais ce best of s’arrête astucieusement juste avant cette période.

Un très bon disque donc, idéal pour découvrir un groupe complet, intense et intelligent, considéré comme un des maitres du heavy/thrash.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 23:13

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Attiré par les écrivains japonais sans doute par Yukio Mishima, j’ai voulu découvrir Yasunari Kawabata autre immense écrivain contemporain avec « Les belles endormies ».

Paru en 1970, durant les dernières années de sa vie, « Les belles endormies » est une courte œuvre de vieillesse de Kawabata qui raconte la fascination d’un vieil homme nommé Eguchi qui se rend dans une maison spécialisée pour observer des jeunes femmes endormies.

Cette maison est dédiée aux vieillards impuissants simplement désireux d’étancher leurs penchants voyeurs en profitant du sommeil de femmes consentantes préalablement droguées.

En contemplant et touchant les jeunes corps dormant d’un sommeil artificiel, Eguchi subit d’intenses émois érotiques mais revit également son passé de jeune homme et de père à travers les femmes de sa vie.

Il examine avec soins les corps assoupis et dénudés, se sentant soumis à de brusques bouffées de désir, mais parvient à chaque fois à réfréner in extremis ses pulsions physiques, respectant ainsi la règle de la maison.

Eguchi se prend de compassion pour les filles endormies, imaginant leurs vies et les raisons les ayant poussées à en arriver là.

Les filles changent pratiquement à chaque fois, avivant à chaque nouvelle rencontre de nouvelles sensations érotiques chez le vieil homme dont les désirs ne sont pas encore éteints.

Aimanté par la maison, Eguchi rapproche ses visites, envisageant même de prendre la même drogue pour s’endormir à leurs cotés de manière aussi lourde, voir définitive comme ceci est arrivé à un client  appelé Fukura dont le corps a été transposé dans une auberge afin d’éviter tout scandale.

Cet événement n’arrive pas, en revanche au cours d’un rendez vous avec deux filles, un drame survient avec la mort d’une fille noire par overdose ce qui clôt de manière un peu inattendu le récit.

En conclusion, pour un coup d‘essai, « Les belles endormies » ne m’a pas assommé par le talent de son auteur.

Le sujet très pervers est certes original et son traitement intéressant, même si les longues descriptions minutieuses de corps juvéniles assoupis traient pour moi en longueur et ne se révèlent pas aussi érotiques qu’elles pourraient l’être.

Kawabata touche pourtant une vérité essentielle, qui est que les désirs des hommes ne s’estompent pas avec l’âge, certains s’accroissant même à mesure que la santé et la vigueur s’estompent lentement.

Derrière le masque de l’age qu’est sensé donné la sagesse, se cache donc souvent des hommes torturés par de puissants désirs à l’état de fermentation du fait de l’impossibilité de leur réalisation physique.

Mais à coté de ce propos et d‘une certaine finesse de style, Kawabata déroute par sa conclusion en queue de poisson laissant le lecteur interdit sur la teneur réelle du message apporté.

Malgré ces quelques réserves, il est fort probable que je veuille encore découvrir cet auteur.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 22:34

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Intéressons nous à la musique du début du millénaire avec « The sickness » premier album sorti en 2000 d’un groupe de neo metal américain appelé Disturbed.

Formé à Chicago, Disturbed est composé du chanteur chauve David Draiman, du guitariste Dan Donegan, du batteur Mike Wengren et du bassiste John Moyer.

Avec sa pochette originale et menaçante, « The sickness » débute avec « Voices » doté d’un chant saccadé, sauvage, rapide et de riffs trapus.

Le procédé est amélioré sur « The game » encore plus puissant avec une alternance réellement plaisante de chant mélodique et rugueux.

Le summum est atteint avec « Stupify » tube international largement mérité en raison de son coté terriblement accrocheur couplée à sa puissance implacable.

La tension retombe et c’est bien compréhensible avec « Down with the sickness » à la première partie assez répétitive avant une grosse explosion décousue finale.

Mais le groupe continue de toucher juste avec « Violence fetish » violent, douloureux et sauvage.

« Fear » tourne bien et tout comme le plus calme « Numb » mais au fil du temps une certaine linéarité s’installe avec le plat « Want » et même le très rugueux « Conflict ».

En perte de vitesse, Disturbed sort alors une nouvelle carte maitresse avec « Shout » la reprise du tube pop Tears for fears, en version beaucoup plus virile.

La transition avec un « Droppin plates » décousu et bruyant reste cependant difficile avant le final « Meaning of life » plus cadré et digeste.

En conclusion, « The sickness » est un album brutal et homogène contenant quelques hits qui bien placés contribuèrent à son succès.

Disturbed pratique un style certes limité, mais le fait avec une conviction et une efficacité certaines.

Même si le résultat est éprouvant et lassant sur la durée d’un album entier, « The sickness » se situe plutôt vers le haut du panier dans le style neo-metal si en vogue au début des années 2000.

Loin d’être indispensable donc mais parfaitement honorable.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 21:05

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Toujours dans la même période plutôt lointaine sort en 1945 « La maison du docteur Edwardes » d’Alfred Hitchcock.

Cette fois ci le cinéaste britannique s’intéresse au domaine psychologique pur voir psychiatrique en créant une tortueuse histoire ou Constance Petersen (Ingrid Bergman) une jeune et belle psychiatre tombe sous le charme du nouveau directeur de l’institut, le docteur Edwardes (Gregory Peck) qui vient remplacer le docteur Murchison (Leo G Carroll) âgé et malade.

Jeune et beau, Edwardes surprend néanmoins ses confrères par ses subites crises de nerfs qui vont jusqu’à lui faire perdre conscience en salle d’opération.

Très éprise, Constance s’intéresse de près à son cas et découvre qu’il n’est pas en réalité le docteur Edwardes.

En confiance, le jeune homme se confie à son amie et lui révèle être totalement amnésique.

Inquiet, Edwardes se sauve et laisse néanmoins un message à Constance lui indiquant qu’il se rend dans un hôtel à New York.

Mais sa fuite semble corroborer les soupçons de la police qui débarque à l’institut en affirmant que le jeune homme a pris la place du Docteur Edwards après l’avoir assassiné.

Pourtant Constance ne se fie qu’à son instinct et se lance à la recherche du vrai-faux docteur dans le but de l’aider à surmonter ses névroses.

Profitant de l’aide d’un détective privé tombant fort a propos, Constance retrouve le jeune homme et entreprend de reconstituer son passé à partir de bribes de ses rêves.

Elle pousse son ami à se rendre chez son maitre, le docteur Alexander Brulov (Michael Chekhov) vieil expert psychiatre qui par son expérience parvient à orienter les recherches de Constance en interprétant les rêves surréalistes issus de son subconscient.

Ses analyses poussent le couple à se rendre à la montagne puisque le jeune homme nommé en réalité Ballantine se rappelle avoir passé des vacances la bas avec Edwardes.

La descente d’une piste à ski, permet au couple de déduire que Edwardes est mort dans un accident, tombé du haut de la montagne.

Constance se sent alors rassurée mais la police survient alors en affirmant que Edwards ayant été tué par balle, Ballantine est le suspect numéro un.

L’arrestation de Ballantine est alors sans discussion mais de retour à l’institut, Constance a un flash après une discussion avec Murchison et comprend qu’il est en réalité le meurtrier.
Elle fait alors courageusement face au vieux psychiatre qui a agi par intérêt dans le but de garder sa place de directeur.

Après un face à face tendu ou le Murchison menace Constance d’un pistolet, cette dernière parvient à lui faire prendre conscience qu’il est plus sage de se rendre.

Mais le meurtrier retourne finalement son arme contre lui-même …

Le film se conclut par un happy end dans lequel les deux tourtereaux coulent de jours heureux.

En conclusion, « La maison du docteur Edwardes » n’est pas pour moi un Hitchcock majeur.

L’intrigue emberlificotée en diable est pénalisée par un manque criant d’action et de suspens.

Même si Ingrid Bergman, sans doute jamais aussi séduisante, rayonne de grâce et charme, le jeu de Peck en jeune homme tourmenté et fragile conduit à la limite de l’exaspération et l’histoire d’amour entre les deux ne parait pas franchement très crédible.

Seul intérêt du film, les scènes de rêves surréalistes crées par Salvador Dali en personne, valent le détour par leur créativité et leur bizarrerie extrêmes.

Pour le reste, difficile d’adhérer à ce dédale psychanalytique soporifique et tiré par les cheveux.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 10:08

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Changement complet de registre avec « Hell’s angels » de l’écrivain américain Hunter S Thompson, connu pour être l’inventeur du style « gonzo » forme de reportage journalistique vécu par l’auteur et raconté sur un ton cynique et décalé.

Paru en 1966, « Hell’s angels » est un copieux ouvrage décrivant de l’intérieur le fonctionnement du gang de motard le plus célèbre du monde, qui émergea après guerre du coté de Oakland (Californie) pour essaimer ensuite dans le monde entier avec certains lieux de prédilection comme l’Europe du Nord.

Séduit à l’époque par tout mode de vie marginal, Thomson approche progressivement les Angels et parvient à les accompagner dans plusieurs de leurs virées en s’achetant lui-même une moto.

Cette intégration au plus près de la bande permet au journaliste de décrire finement le mode de vie sauvage de ce groupe.

Il en ressort que les Hell’s angels ont choisi de vivre de manière marginale en se regroupant autour d’une passion commune pour les moto Harley Davidson et que même si certains travaillent, bien peu possèdent des emploi fixes à revenus réguliers.

Sous qualifiés, précaires économiquement, les Angels se font parfois entretenir par leur « régulière » terme abominable pour signifier leurs compagnes elles en théorie plus insérées dans la société, mais franchissement la plupart du temps le cadre de la légalité en opérant petits vols et trafics.

En plus du monstre mécanique, customisé et bichonné comme leur bien le plus précieux, l’apparence est primordiale pour les Angels qui portent un uniforme composé d’un blouson portant l’emblème d’une tête de mort ailée.

Cheveux longs, tatouages, hygiène inexistante et crasse revendiquée, les Angels passent la plupart de leurs temps dans des bars ou ils consomment de forte quantité de bière, « aliment » qui semble être la base de leur alimentation.

Dans leurs fiefs, ils se comportent alors en gros bras et les affrontements entre bandes rivales (Gypsy jokers, Satan’s slaves ou même les plus exotiques motard black Dragons) rythment leurs journées.

Le grand événement de la vie d’un Angel, reste ces fameuses virées ou toute la bande se déplace pour se regrouper en un lieu unique ou elle se comporte comme une armée de Huns modernes, avec orgies pantagruéliques à la clé.

Bien entendu, un pays aussi organisé que les Etats-Unis ne pouvait tolérer ce type de marginaux bien longtemps et les politiciens ont tout mis en œuvre pour persécuter les Angels, ce qui fait que chaque virée de grande envergure donna lieu à des déploiement de police impressionnants.

Malgré sa sympathie évidente pour les Angels, Thomson essaie de conserver une certaine impartialité en relatant que les motards bénéficiaient dans les années 60 d’une image de voyous et étaient pratiquement tous criblés d’amendes par les policiers.
Soumis à la pression policière, à des arrestations expéditives et à des amendes à répétitions, les Angels se sont vite endettés et ont été contraint de se replier sur leur fief de Oakland, commandé par leur chef incontesté Sonny Barger.

En parallèle de la répression policière, les journaux grand public comme le New York Times se sont emparés du phénomène pour relayer une image de voyous dangereux représentant une menace pour la société.

Ces articles orientés ont abouti à une diabolisation du Angel, rejeté par la majorité de la population et exerçant une fascination sur une autre partie minoritaire composée de jeunes, étudiants de gauches et femmes en mal de sensations fortes.

Les Angels ont profité de cette popularité inattendue, sans toutefois la comprendre et en tirer tous les bénéfices financiers possibles.

D’un point de vue plus pragmatique, outre les innombrables bagarre parfois mortelles, les Angels gravitent dans un milieu ou la drogue et le sexe sont omniprésents.

Lors de fameuses fiesta sur fond de musique rock, les motards ne font pas que boire et consomment des quantité astronomique de marijuana et de LSD, qui occasionnent bien des débordements.

Dans ce milieu de gros bras pas bien fins, les femmes ont un rôle purement accessoire.

Outre les « régulières » qui bénéficient d’un traitement privilégiés, les Angels utilisent l’attraction qu’ils exercent sur certaines femmes pour les happer dans le groupe et les considérer comme le bien de la collectivité.

Une fois intégrées au gang, les femmes subissent donc les assauts des males … ce qui aboutit logiquement à plusieurs affaires de viols sordides.

Pour couronner le tout, les quelques rares victimes osant porter plainte sont menacés de représailles ce qui en dit long sur les pratiques du gang.

Au cours de cet ouvrage fleuve, Thomson se répète quelque fois, répétant les mêmes histoires de virées, de tensions avec les policiers, de curiosité de journalistes et d’accointance contre nature avec les milieux intellectuels de Los Angeles dont il fait bien entendu partie aux coté de Allen Ginsberg et Ken Kesey

Il termine par une histoire de décès et l’enterrement d’un chef respecté du gang, percuté par un camion.

En conclusion, « Hell’s angels » est un livre riche, intéressant qui pèche pour moi par une longueur excessive, un manque de structure et un style trop abondant qui occasionnent des répétions parfois lassantes.

Il apparait néanmoins que les Hell’s angels ont tout d’une bande organisée, même si l’auteur semble minimiser les activités de trafic de drogues ou d’armes.

Violents, stupides à tel point que leur idéologie pseudo patriotique est comparée à une certaine forme de fascisme, les Angels représentent une déviation de l’idéal américain ou les laissés pour compte de la société se rassembleraient en organisation indépendantes, créant leurs propres lois tout en revendiquant sous couvert de liberté sans limite, une autonomie complète.

Loin de l’idéal du rebelle romantique et incompris du personnage incarné par Marlon Brando dans « L’équipée sauvage » un livre qui décrit donc un monde effrayant et écœurant similaire à celui des bandes latino-black actuelles de Los Angeles, même si celles-ci sont à mon avis 50 ans après encore plus radicalisées.

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 19:31

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Même après un carrière aussi courte et après sa dissolution en 2000, Rage against the machine fait encore parler de lui à titre posthume avec la sortie en 2003 du joli album live intitulé « Live at the grand olympic auditorium » dans sa ville natale de Los Angeles.

Le disque débute avec un « Bulls on parade » puissant et dense, gratifié d’un son clair et fluide avec les sempiternels facéties guitarsitiques de Tom Morello.

L’enchainement avec « Bullet in the head » et sa montée progressive en intensité avant de déterminer en pur déferlement sonore fait son effet sur le public qui reprend à tue tête les refrains.

Les armes de poings continuent de crépiter sur « Born of a broken man » qui allie passage de calmes relatifs et refrains beaucoup plus appuyés avant que les californiens ne balancent leur bombe nucléaire, l’atomique « Killing in the name » placée étrangement tôt dans l’arrangement des morceaux.

Pourtant RATM montre qu’il a encore sous la main un arsenal des plus respectables en embrayant sur « Calm like a bomb » aux refrains explosifs ou le toujours nerveux « Testify ».

Plus hip-hop, « Bombtrack » se situe en dessous au nouveau intensité mais cette relative baisse est aussitôt compensée par la grenade à fragmentation « War within a breath ».

Les choses se tassent un peu avec « Housin » plus prévisible malgré sa qualité intrinsèque, avant une nouvelle déflagration « Sleep now in the fire » qui enflamme littéralement le stadium.

Force est de constater que les guérilleros alter mondialistes tiennent la distance car après un « People of the sun » brutal et décousu enchainé d’un monstrueux « Guerilla radio ».

La reprise bourrine des MC5 « Kick out the jams » plus tard vient le final composé de la triplette « Know your ennemy » et ses riffs ultra efficaces, « No shelter » étonnamment linéaire et morne pour finir par un « Freedom » long, douloureux et intense.

En conclusion, « Live at the grand olympic auditorium » est un album live très impressionnant, avec une set list qu’on pourrait qualifier d’idéale.

Tous les tubes de Rage against the machine sont ici présents, interprétés avec intensité et conviction dans une ambiance chaude sans être toutefois délirante.

La guitare de Morello fait des étincelles avec ce style inventif si particulier et Zack de la Rocha est parfait dans son rôle de rappeur/invectiveur/chauffeur professionnel.

Un véritable régal pour les fans ou les nostalgiques donc, ou un bon investissement pour les néophytes désireux d’avoir un bon panel du style pratiqué par le plus grand groupe de fusion de l’histoire du hard rock.

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Published by Seth - dans Fusion
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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 17:26

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Sorti en 1946, « Les enchainés » d’Alfred Hitchcock sort déjà du lot des classiques les plus connus du maitre britannique.

Au premier abord, ce film en noir et blanc raconte une classique histoire d’espionnage comme il en fut réalisé souvent après guerre, avec Alicia Huberman (Ingrid Bergman) fille d’un espion allemand condamné à 20 ans de prison, qui est approchée par TR Devlin (Cary Grant) un homme des services secrets américains, qui lui propose pour racheter l’honneur familial de servir d’agent d’infiltration pour démanteler un réseau d’espions nazi réfugiés à Rio de Janeiro.

Entre le séduisant Devlin et l’impétueuse Alicia, se noue rapidement une relation complexe de séduction.

Après quelques scènes tumultueuses,  le couple se rend à Rio ou Alicia, utilise le fait qu’elle ait été l’ancienne petite amie d’un espion nommé Alexander Sebastian (Claude Rains) pour reprendre contact avec lui.

Aveuglé par ses sentiments et par l’image de son père, Sebsastian laisse Alicia approcher son cercle d’amis proches, composés d’hommes inquiétants parmi lesquels Eric Mathis (Ivan Triesault), le Docteur Anderson (Reinhold Schunzel) ou le plus effacé Emil Hupka (Eberhard Krumschmidt) qui après avoir commis une étrange bévue autour de bouteilles de vin, disparait mystérieusement, éliminé par le groupe.

Entre temps, Alicia rencontre périodiquement Devlin et lui rend compte de ses observations.

Ces rencontres demeurent périlleuses comme lorsque Sebastian les surprend sur un champs de course et les relations amoureuses entre les deux espions occasionnent souvent des scènes intenses ou la jalousie de Devlin éclate au grand jour.

Malgré la méfiance de la farouche Madame Sebastian mère (Léopoldine Konstantin), Alicia subjugue Sebastian à tel point qu’il entrevoit de l’épouser et baisse en conséquence son seuil de vigilance, ce qui permet au duo de profiter d’une réception pour pénétrer dans la cave ou Sebastian entrepose ses fameuses bouteilles, en réalité remplies d’uranium.

Pris sur le vif, le couple casse une bouteille et essaye de la remplacer pour ne pas laisser de trace.

Pourtant Sebastian finit par découvrir la tromperie et après un sentiment de panique à l’idée d’être à son tour éliminé par le groupe pour son imprévoyance, finit par élaborer un stratagème pervers avec sa mère, empoisonner à petit feu Alicia pour la tuer.

Le poison distillé dans le café de la belle ne va pas tarder à miner sa santé, et la dernière entrevue avec un Devlin muté en Europe sera tellement alarmante que l’agent secret se rendra lui-même chez les Sebastian pour l’arracher des griffes des empoisonneurs.

La manœuvre hautement risqué de l’enlèvement de Alicia, réussit parce que Devlin utilise la peur de Sebastian d’être découvert par ses collègues, pour emporter Alicia à l’hôpital sous les yeux inquisiteurs du groupe.

Mais au moment de monter dans la voiture pour emmener Alicia à l’hôpital, Devlin abandonne Sebastian sur place, ce qui le livre de fait à la meute de loups …

En conclusion, « Les enchainés » est un pur joyau Hitchcockien.

Le Brésil ne sert que de cadre et est assez peu exploité, en revanche Hitchcock déploie une prodigieuse mécanique de précision instaurant un suspens de tous les diables, ou la belle et indépendante Bergman évolue en permanence sur la corde raide, écartelée entre ses sentiments, son devoir et les risques terribles encourus.

L’histoire d’amour impossible intervient comme une complication essentielle rendant l’issue de l’histoire quasi imprévisible.

Derrière l’intrigue parfaite, vient le jeu des acteurs, particulièrement brillant, avec derrière les couple star Bergman-Grant, une mention spéciale aux deux nazis, Rains et Trieseault, aux regards particulièrement inquiétants.

J’ai vu trois fois dans ma vie « Les enchainés » toujours avec un immense plaisir.

Bien que moins puissant ou dérangeant qu’un « Psychose » ou que « Les oiseaux »
, ce film demeure un must démontrant tout le génie d’Hitchcock pour bâtir des thrillers magistraux ou l'amour finit par prendre le pas sur la raison.

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Published by Seth - dans Espionnage
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