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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 21:15

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Le monde de la bande dessinée plus traditionnelle avec « Pirates, tome 4, Paloma » de Philippe Bonifay (scénario) et Jacques Terpant (dessins).

Paru en 2005, « Pirates, tome 4, Paloma » occupe une place centrale dans la saga des pirates tenue à l’heure actuelle en cinq tomes.

Sans plus d’entrée en matière le lecteur est plongé dès les premières pages dans l’abordage sanglant d’un navire hollandais par une troupe de pirates commandée par le capitaine Wolf qui a la magnanimité de bien traiter les vaincus une fois toute résistance anéantie.

Sur l’ile d’Hispaniola (Saint Domingue), le puissant gouverneur El Gallio De Vega est préoccupé par l’arrivée d’un noble qui doit lui ravir par un mariage forcée sa maitresse, la séduisante mulâtresse Paloma.

Mais à l’arrivée du bateau, il tombe sur une de ses anciennes maitresses, une belle espagnole qui lui fait comprendre qu’il a été disgracié par des nobles à la cour d’Espagne.

Pour ne rien arranger, Paloma est jalouse de l’arrivée de la séduisante maitresse espagnole qui semble toujours très proche de son amant.

Mais les deux femmes s’arrangent avec élégance, l’ancienne maitresse cédant élégamment la place à la nouvelle.

De son coté, Wolf fait construire un nouveau navire appelé le Fenrir en raison de la tête de loup qui orne sa proue agressive.

Mieux, Wolf voit ses actions crédibilisées par le gouverneur d’une petite ile qui a besoin d’hommes armés pour lutter contre ses rivaux anglais, hollandais ou espagnols.

La chance semble tourner pour Wolf qui croise deux navire anglais puissamment armés.

Il doit alors user de ruse en se faisant passer pour des marchands gravement malades afin d’échapper aux anglais.

La ruse fonctionne tout d’abord avant que Blunchis le capitaine ne reconnaisse un des matelots et fasse demi tour pour se lancer à leur poursuite.

A Hispaniola, El Gallio n’a d’autre recours que de se faire passer pour un pirate masqué afin de ravir Paloma à son prétendant, un noble balourd et pleutre.

L’enlèvement est spectaculaire, puisque El Gallio se venge cruellement de ses ennemis en dérobant leurs bijoux et en incendiant leurs navires pour ne pas être poursuivi.

Le noble hardi embarque donc pour l’Espagne ou il espère parler directement au Roi afin de se rétablir dans ses bonnes grâces.


En chemin, El Gallio tombe sur Wolf et son navire, et contre toute attente les accueille avec le sourire et une tasse de café ce qui clôt le tome 4.

En conclusion, « Pirates, tome 4, Paloma » est une courte bande dessinée au scénario aussi mince qu’un maillot de bain caribéen.

Après quelques tâtonnements, le lecteur novice parvient à se raccrocher à l’histoire et comprend qu’elle est destinée à le porter en douceur sans chercher autre chose que le spectaculaire et le flamboyant des pirates du monde imaginaire.

Les hommes sont ici tous élancés, élégants et portent généralement les cheveux longs qui flottent au vent.

Quand aux femmes, elle sont pour la plupart de splendides morenas (brunes) ou mulatas (mulâtresse) à la peau cuivrée et aux gorges particulièrement appétissantes.

Vous l’aurez compris, plus que le scénario sans surprise de Bonifay, ce sont les superbes dessins de Terpant qui justifient pour moi l’intérêt pour ces Pirates un peu trop sophistiquées et précieux à mon gout.

La finesse du coup de crayon du dessinateur et la sensualité qui se dégage de ces atmosphères tropicales sauvent donc de la noyade ce récit par trop galvaudé de piraterie.

Divertissant donc mais pas au point de lire les quatre volumes prochainement !

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 10:01

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L’hilarant Ben Stiller avec « Dodgeball » de Rawson Marshall Thurber.

Sorti en 2004, « Dodgeball » raconte une rivalité entre deux patrons de salle de sport, avec d’un coté White Goodman (Ben Stiller) self made man typiquement US arrogant, fier de sa réussite et du culte du corps, et Peter Lafleur (Vince Vaughn), directeur apathique d’une salle modeste ou monsieur tout le monde peut s’entrainer en douceur.

Criblé de dettes et peu combatif, Lafleur est contacté par Kate Veatch (Christine Taylor) spécialisé en fiscalité pour lui signifier le catastrophique de sa situation et la forte probabilité que Goodman le rachète pour s’agrandir.

En effet bien que n’ayant nullement besoin de la salle de Lafleur, Goodman cherche à l’écraser par inimité personnelle.

C’est alors que Lafleur a l’idée pour sauver son club de monter une équipe de Dodgeball (balle au prisonnier ) et de faire le championnat des Etats Unis à Las Vegas pour rafler les 50 000 dollars lui permettant de revenir à l’équilibre financier.

Il recrute alors son propre personnel comme le fragile Justin (Justin Long) recalé de l’examen des pom pom girls, Dwight (Chris Williams) ou des clients Gordon (Stephen Root) petit gros mal dans sa peau, ou Steve (Alan Tudyk) excentrique qui parle et s’habille comme un pirate.

Les débuts sont catastrophiques avec une qualification obtenue de justesse après la disqualification d’une équipe de collégienne convaincue de dopage, aussi Patches O’Houlihan (Rip Torn) vieille gloire du Dodgeball est il appelé en renfort pour mettre ses méthodes musclées au service de l’équipe.

C’est donc en apprenant à esquiver des clés à molette ou des voitures que l’équipe apprend à devenir plus pro.

Cet entrainement est aussi l’occasion d’intégrer Kate à l’équipe en raison de sa belle force de frappe.

En face, le redoutable Goodman n’entend pas laisser faire et monte également une équipe de Dodgeball formés d’athlètes de haut niveau notamment son bras droit le colossal Me’shell Jones (Jamal Duff) ou la redoutable championne de l’Est Fran (Missy Pyle).

La rivalité entre les deux hommes est accentuée lorsque Goodman très sur de son charme athlétique, est repoussé par Kate, qui lui préfère la gentillesse et la modestie de Peter.

Vient alors la tournoi final à Las Vegas qui rassemble des équipe du monde entier.

Après des débuts difficiles face à une coriace équipe allemande fan de David Hasselhof, l’équipe de Lafleur contrainte en raison de problèmes de maillots à jouer en accoutrement sado maso, parvient à se qualifier pour le tour suivant, tandis que celle de Goodman, appelée les cobra pourpres, caracole brillamment en éliminant ses adversaires.

Les tours s’enchainent face à des bucherons, des rappeurs ou des karatéka et peu à peu l’équipe de Monsieur tout le monde commence à ne plus faire rire et gagne en respectabilité avec la rage de Gordon, la prise de confiance de Justin, secrètement amoureux de Fran et qui parvient à réussir enfin son examen de pom-pom girl.

Quand il apprend que la finale va opposer les Monsieur tout le monde à ses Cobras, Goodman tente de corrompre Lafleur en lui proposant une forte somme d’argent pour racheter sa salle.

Faiblissant, Lafleur qui a également perdu Patches dans un tragique accident faisant mentir la chance des Irlandais, cède finalement et se retire, piteux de la compétition.

Il est alors revigoré par le coureur cycliste Lance Armstrong, qui n’était pas encore déchu de ses titres pour dopage et revient à la compétition.

Après avoir reçu un autre coup de pouce de Chuck Norris, Lafleur peut disputer le match qui comme on s’en doute est acharné et se solde par une séance de mort subite remportée par Lafleur face à Goodman.

Lafleur avoue finalement qu’il a vendu sa salle mais réinvesti la forte somme de Goodman en pariant sur sa victoire en finale, ce qui le rend maintenant capable de racheter la salle de son rival.

Lafleur a même le plaisir de conclure avec Kate, qui lui avoue être bisexuelle, ce qui est représenté ici comme curieusement cool.

Le film se termine par Goodman, devenu obèse se lançant dans une belle prestation de danse sexy-adipeuse.

En conclusion, « Dodgeball » est une comédie parfaitement loufoque, délirante et divertissante.

La star du film est Ben Stiller, déchainé en gourou de la forme, atteignant l’orgasme lors d’exercices de musculation ambigus avec son garde du corps mais se shootant en cachette en reniflant donuts et pizzas.

Face à ce monstre comique, le grand échalas de Vaughn peine au niveau charisme mais l’ambiance du film est telle que ceci relève pour moi du point de détail.

Par l’humour, Marshall Thurber se moque du culte du corps et de l’apparence qui pousse les occidentaux à se torturer en salle de gym.

Le choix du Dodgeball, sorte de balle au prisonnier des cours de récréation élevée au rang de sport de compétition est une idée comique de génie, à laquelle personne ne peut résister.

« Dodgeball » comblera donc les fans comme moi de Ben Stiller mais plus généralement de films régressifs et jubilatoires !

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 16:46

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C’est toujours avec un très vif intérêt que je visionne un film d’Alfred Hitchcok.

Sorti en 1942, « La cinquième colonne » (Saboteur en anglais) film en noir et blanc raconte la traque d’un ouvrier américain du nom de Barry Kane (Robert Cummings) pris à tort pour un saboteur après l’explosion d’une usine de fabrication d’avions de guerre ou il travaillait.

Pourchassé par la police, ce brave Kane va alors s’enfuir et décider de retrouver un ouvrier louche du nom de Frank Fry (Norman Lloyd) qu’il soupçonne d’être le véritable auteur de l’attentat qui a couté la vie à son meilleur ami, brulé vif dans l’incendie qu’il tentait de contenir.

Ayant intercepté par hasard une lettre de Fry, Kane se rend à son domicile dans la banlieue de Los Angeles mais découvre à sa place un riche homme d’âge mur du nom de Tobin (Otto Kruger).

Hautain et en apparence détendu, Tobin nie connaitre Fry jusqu’à ce qu’une lettre de ce dernier soit exhibée par sa petite fille âgée de quelques années.

Dès lors le ton se durcit tout d’un coup et Tobin ne cède pas aux tentatives d’intimidations maladroite de Kane, allant jusqu’à le menacer de le livrer à la police.

Braqué par la gouvernante de Tobin, Kane s’échappe en utilisant l’enfant comme bouclier humain mais est rattrapé par les hommes de main du riche homme d’affaires.

Mais Kane est prêt à vendre chèrement sa peau et s’échappe à nouveau les mains toutefois entravées de menottes.

Sa folle cavale sous une pluie battante trouve refuge chez un vieil aveugle du nome de Robert (Ian Wofe) qui accepte de lui prêter secours.

Malheureusement sa nièce Patrica Martin (Priscilla Lane) se montre moins conciliante et entreprend de livrer Kane aux autorités.

Kane résiste encore, parvient à briser les chaines de ses menottes et finit par convaincre Patricia de l’aider.

Le couple trouve refuge auprès d’un cirque ambulant peuplé de nain, femme à barbe ou obèse qui refusant de se fier aux apparences, les couvre vis-à-vis de la police.

Les recherche de Pat et Barry s’oriente vers la ville abandonnée de Soda city ou ils entrent en contact avec des espions américains à la solde de l’Allemagne nazie.

Tandis que Pat s’échappe, Barry parle à Freeman (Alan Baxter) un des chefs et parvient au culot à se faire passer pour un des terroristes.

La vigilance de Freeman est vaincue par le statut de saboteur et de fuyard de Kane et il accepte de l’amener à l’est des Etats Unis en lieu sur chez une amie la riche Henrietta Sutton (Alma Kruger) qui sous des dehors de soirée mondaine, organise une véritable réunion d’espions.
Sur place, Kane à la désagréable surprise de retrouver Pat, trahie par le sheriff local et surtout le redoutable Tobin, contraint également à fuir depuis la déposition de cette dernière contre lui.

Alors que l’étau mortel semble se resserrer contre le couple, Kane à alors l’idée géniale d’inviter Pat à danser lors du bal, ce qui permet au milieu du public de gagner un peu de temps.

Malheureusement les espions ont le dernier mot : Kane est assommé tandis que Patricia enlevée.

Décidément plein de ressource, Kane parvient à s’enfuir en déclenchant une fausse alarme incendie, et comprend que les espions vont tenter de détruire un nouveau navire de guerre qui s’apprête à sortir en grande pompe des chantier navals.

Sur place, il tente d’alerter la police mais tombant sur Fry en personne, perd toute contenance pour se ruer sur lui.

Après une lutte farouche, Kane parvient à empêcher in extremis l’attentat mais ne peut empêcher la fuite de Fry.

De son coté, la brillante Patricia enfermée dans un gigantesque building trouve un moyen astucieux de communiquer un SOS aux force de l’ordre qui viennent la délivrer.

Elle se lance alors à la poursuite de Fry, qui a pour but de perpétrer également un attentat à la statue de la liberté.

N’écoutant que son courage, elle le prend en filature et va jusqu’à tenter de le retenir au haut de la statue pour permettre à la police d’arriver sur les lieux.

Le stratagème réussit et c’est Kane en personne inquiet pour sa chère et tendre qui poursuit le dangereux espion-anguille.

Le face à face se termine finalement au sommet du bras de la statut, et Fry finit par tomber dans le vide après une pénible tentative de sauvetage de Kane qui prend de gros risques à le soutenir à une altitude aussi élevée.

La mort de Fry semble solder brutalement l’aventure et permettre au couple Kane/Martin de se retrouver enfin pour une vie plus paisible.

En conclusion, assez peu connu, « La cinquième colonne » est un excellent Hitchcock construit sur un thème cher au maitre britannique : le faux coupable que tout accuse.

L’identification avec un acteur aussi beau et sympathique que Cummings est immédiate et le spectateur ne peut que vibrer au rythme des aventures palpitantes du héros pour se dégager du poids terribles des apparences.

Il est à noter que dans sa lutte, Cummings ne reçoit d’aide que de marginaux : un aveugle ou des montres de cirque, seuls sans doute de part leur condition amènes de voir plus loin que les a priori de la société.

Cummings et la pétillante Lane forment donc un couple particulièrement attachant que le spectateur a le plus grand plaisir à suivre dans des aventures haletantes au suspens parfaitement maitrisé.

Mais outre son rythme soutenu et son ambiance paranoïaque peuplée de personnages inquiétants comme le génial salaud Otto Kruger ou ce renard rusé de Norman Lloyd, « La cinquième colonne » accède au statut de grand Hitchcok par sa scène finale, extrêmement spectaculaire puisque se déroulant au sommet de la statut de la liberté !

Pour toutes ces raisons, « La cinquième colonne » est donc un film à voir absolument !

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 14:50

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En 2007, le label Elektra sort un énième best of de The doors mais met cette fois les petits plats dans les grands avec « The doors : the very best of » beau livret contenant en plus de deux Cd copieusement garni, un bonus Dvd permettant de voir Jim et les siens en pleine action dans les années 70.

Le premier disque débute sans surprise par le plus grand smashing hit des américains, « Break on through » rapide, nerveux et bourré d’énergie.

Mais les fans le savent bien, le talent des Doors est multiples, aussi le très envoutant « Strange days » vient il injecter une forte dose de psychédélisme couplée à quelques belles ruades rock ‘n’ roll.

Après le rock dur et le psyché, vient le faussement décalé « Alabama song (whisky bar) » et son rythme titubant comme un homme ivre.

On revient à du solide, du compact avec « Love me two times » ou la parfaite symbiose de la triplette fatale : voix puissante et sensuelle de Morrison, guitare Krieger et claviers de Manzarek.

Passage obligé avec l’autre grand tube incontournable du groupe, « Light my fire » et ses sept minutes au final assez assommantes.

Il faut creuser plus profond pour découvrir les trésors enfouis du répertoire, comme cet exceptionnel « Spanish caravan » illuminé par le jeu de guitare acoustique exceptionnel de Krieger et par le ton prophétique du chanteur.

Ambiance plus douce et nuancée sur « The Crystal ship » et carrément bizarre sur « The unknown soldier » doté de multiples ruptures rythmiques et de bruitages de pelotons d’exécution.

On aborde ensuite un nouveau monument, « The end » et ses onze minutes de mysticisme absolu pour revenir à plus de simplicité sur  « People are Strange » parfaite synthèse du talent incontournable des Doors.

La facette blues est à l’honneur avec la puissante reprise de Willie Dixon « Back door man » avant de céder la place au plus éthéré « Moonlight drive » et à la ballade doucereuse « End of the night ».

Le premier disque s’achève avec un plus rythmé « Five to one » et le long et sinueux « When the music’s over » qui alterne poussées de fièvres et silence pesants.

Le second et volumineux disque débute par une courte prière de Jim « Bird of prey » puis déroule du classique qui met à genoux, « Love her madly » rendu irrésistible par la voix fantastique du chanteur, puis le fantastique « Riders of the storm » et son doux groove sur fond d’apocalypse.

L’ambiance n’est pas beaucoup plus gaie sur le lent, sombre et très bluesy « Orange county suite ».

Le réveil s’effectue avec « Runnin’ blue » aux étranges accents country puis « Hello I love you » soutenu par une rythmique massive et la forte présence du clavier de Manzarek.

L’auditeur n’a alors qu’à se laisser entrainer par l‘excellente qualité musicale de « The WASP » et par le flot plus parlé que chanté de Morrison, qui se prolonge agréablement d‘un court « Stoned immaculate » absolument savoureux.

La magie se poursuit avec « Soul kitchen » avec son orgue groovy puis avec « Peace frog » aux riffs de guitares fantastiques.

The doors place alors un nouveau tube, « LA woman » qui étale sa sereine assurance bluesy sur huit minutes un peu longues.

Rien à dire en revanche sur le très bon « Waiting for the sun » qui alterne passages appuyés et planants.

Si il est difficile de s’enthousiasmer sur le ton crooner et les cuivres superflus de « Touch me » , impossible en revanche de résister à la puissance inexorable de « The changeling ».

Morrison se noie dans la mièvre ballade « Wishful sin » et ses violons ridicules pour retrouver sa verve poétique sur le plus mesuré et charmant « Love street ».

Après ce long parcours l’auditeur est gentiment guidé vers la fin du disque par « Ghost song » contre nature avec son groove funky et la voix atone du chanteur, « Whiskey, mystics and men » original avec son style chanson pour marin et orgue de barbarie et enfin le blues enfiévré « Roadhouse blues », dernier célèbre hit des Doors.

Un mot tout de même sur le Dvd, ne regroupant que cinq titres assez inégaux avec d’un coté l’interminable « Light my fire » qui voit Jim Morrison complètement stone fricoter avec les jeunes femmes enamourées des premiers rangs, « Hello I love you » plus cadré, « Spanichs caravan » toujours aussi élégant et mystérieux et « Unknow soldier » et « Love me two times » interpretés en version standard sans esbrouffe.

En conclusion, malgré un Dvd pour moi assez dispensable, « The doors : the very best of » ne se moque pas du monde et propose un veritable festival de 34 des morceaux les plus marquants de la fastueuse carrière de la météorite de Los Angeles.

Les classiques sont bel et bien présent mais aussi des titres moins connus de qualité souvent exceptionnelle.

On ressort à la sortie de l’écoute de ce double cd forcémment émerveillé et impressionnant par le talent inconmensurable des Doors qui a su parfaitement intégrer ses influences blues et country pour les sublimer.

Cet hommage est aussi l’occasion pour moi de saluer derrière le charismatique frontman Morrison, Bobby Krieger et Ray Manzarek, tous deux indispensable par leur jeu de guitare et de clavier au formidable impact sonore des Doors.

 

A possèder donc pour tout amateur de musique !

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 16:44

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Peu de raisons de ne pas se plonger dans le premier volet de Haunt, le comic crée par Todd Mc Farlane en association avec Robert Kirkman sur des dessins de Greg Capullo et Ryan Ottley.

C’est en 2011 que sort le tout premier opus, « Haunt, tome 1, frères ennemis » qui permet de poser le décor de cette nouvelle série.

L’histoire assez complexe, montre que à la suite de la mort de son frère Kurt commando de la CIA tué après une opération ratée, un prêtre mal dans sa peau appelé Daniel Kilgore va se trouver hanté par le fantôme de son frère haï.

Ce fantôme va le doter d’une sorte de costume nécro plasmique lui conférant force surhumaine, grande résistance et la capacité de projeter des nécro plasmes mortellement tranchants.

Malgré ses fortes réticences, Daniel se sachant menacé ne va pas avoir d’autre choix que d’endosser ce costume trop large pour lui et de constater les bouleversements de sa vie.

En réalité, une organisation criminelle équivalente à la CIA veut en effet mettre la main sur une mallette dérobée dans la base militaire ou Kurt a réalisé son intervention musclée et tué Schillinger le scientifique dérangé réalisant des expériences sur des cobayes humains vivants.

Pour arriver à ses fins, cette organisation dirigée par un colosse appelée Hurg va s’en prendre à Amanda, l’ex femme de Kurt.

Kurt et Daniel vont mettre leur prodigieux pouvoir en commun pour protéger Amanda et détruire les tueurs s’en prenant à elle notamment le redoutable Cobra.

Logiquement Daniel prend contact avec l’Agence pour laquelle travaillait Kurt et se voit présenter Beth Tosch et Morgan Stanz les directeurs de l’agence.

Aucun des deux ne croit pas les propos en apparence incohérents de Daniel qui se retrouve en cellule ou il doit tuer le mercenaire qui a interrogé son frère avant de l’assassiner.

Après pareille attaque, Beth et Stanz comprennent que l’agence est infiltrée sans réaliser que la taupe est Mademoiselle Rhodes la directrice adjointe.

Ils prennent également la difficile décision de croire Daniel et le considèrent comme un agent spécial.

Mais une nouvelle attaque contre Amanda oblige Daniel a voler littéralement à son secours.

Après une féroce empoignade, il triomphe de Cobra en le défigurant sauvagement mais s’écroule épuisé par tant d’efforts.

Une nouvelle mercenaire appelée Mirage entre alors en jeu en faisant savoir à Hurg qu’elle possède les notes de Schillinger et est prêt à lui remettre contre une forte somme d’argent.

L’Agence intercepte la transaction et Haunt fait des miracles, protégeant Mirage et récupérant les notes précieuses notes de Schillinger qui a découvert avec ses horribles expériences un moyen d’accroitre les capacités physiques des individus.

C’est alors que Rhodes sort du bois et assassine Stanz pour récupérer les précieuses notes.

La dernière partie du tome, retrace à rebours le parcours de Kurt Kilgore jusqu’à sa mort en mettant en lumière sa liaison avec sa collègue Mirage au nez et à la barbe d’Amanda.

Cette découverte révulse encore plus Daniel, qui était secrètement amoureux de la femme de son frère.

On comprend alors le chagrin de Mirage à la mort de son amant et son désir de réparer la douleur d’Amanda en lui remettant sa part du butin finalement dérobé à Hurg.

En conclusion, bien que sombre, bien mené et efficace, « Haunt, tome 1, frères ennemis » manque pour moi d’originalité et peine à se détacher de l’influence encombrante d’un Spawn avec lequel il contient beaucoup (trop ?) de points communs.

Bien sur ces vieux routiers de Mc Farlane et Kirkman savent mener leur barque, mais ce premier volume ultra sanglant sur des dessins justes passables, ne parvient pas assez à faire preuve d’originalité.

Légère déception donc pour ma part.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 15:57

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Poursuite de l’exploration de la filmographie plutôt méconnue de Clint Eastwood avec « Pink cadillac » de son vieil ami Buddy van Horn avec qui Eastwood tourna par amitié trois films dans sa carrière.

Sorti en 1989, « Pink cadillac » raconte l’histoire de Tom Nowak (Clint Eastwood) un chasseur de primes fantasque du Nevada, que son patron va mettre sur la piste d’une jeune femme libérée sous caution mais volatilisée dans la nature.

La jeune femme en question est Lou Ann Mc Guire (Bernadette Peters), mariée avec Roy (Timothy Carhart) un homme faible happé par un gang d’ex taulard revanchards armés jusqu’aux dents.

Excédée par le mode de vie de son mari et désireuse de sauver son bébé, Lou Ann va lui fausser compagnie à bord d’une cadillac rose tout en embarquant un demi million de dollars qu’elle estime être de la fausse monnaie crée par le gang.

Bien entendu, Lou Ann va être poursuivie par le gang tout en l’étant également par Nowak pour d’autres raisons disons moins personnelles.

Plus malin, Nowak cueille Lou Ann au casino de Resno ou elle flambe à tout va l’argent qu’elle croit faux.

Il s’explique avec elle et attendri par son destin cabossé aussi bien que par sa personnalité pétillante, se décide à l’accompagner chez ses parents ou elle a laissé son bébé en sécurité.

En chemin, le duo réalise une arrestation spectaculaire, ce qui permet à Nowak de s’apercevoir du potentiel de sa captive.

Mais arrivé chez ses parents, Tom et Lou ann sont pris en otage par Roy et Waycross (John Dennis Johnston) un membre du gang beaucoup plus féroce qui désire mettre à mort Lou ann pour sa trahison.

Nowak s’interpose et parvient à blesser grièvement Waycross non sans empêcher que le duo de gangsters partent avec le bébé.

De retour à leur QG juché en pleine foret, Waycross décède ce qui provoque l’irritation de Alex (Michael des Barres) le fanatique chef du gang.

Dès lors, Alex jure d’avoir la peau de Nowak pour venger son camarade mort au combat et tend au couple un guet apens dans une station service.

Nowak et Lou Ann s’en sortent avec brio et ridiculisent leurs poursuivant doté pourtant d’un pick up tout terrain et d’armes automatiques.

La vengeance du gang sera pourtant terrible avec la mise à sac de la maison de Ricky Z (Geoffrey Lewis) un indicateur hippie ami de longue date de Nowak.

Après une tentative d’échange argent contre bébé ratée, Nowak a alors l’idée de se faire passer pour un redneck ex taulard afin d’approcher le gang par la base.

Après avoir éclusé plusieurs verres et montré son brio au billard, il y parvient et obtient la localisation du camps.

Il tente alors une opération audacieuse opération commando et réussit à faire diversion pour permettre à Lou Ann d’enlever le bébé à ses gardiens.

Ayant braqué Alex, Nowak parvient à s’extraire du camp avec Lou Ann même si il est pris en chasse par une véritable petite armée à laquelle il parvient à force d’acrobaties de la cadillac rose à s’en dépêtrer.

Une fois la bande vaincue, Roy renié dans son rôle de père, Nowak et Lou Ann se retrouvent seuls mais avec une relation intime construit dans l’adversité.

C’est alors que le plus naturellement du monde, Lou Ann propose un vieux solitaire de s’associer pour se mettre à leur compte dans la recherche de fugitifs.

En conclusion, à l’instar du peu mémorable « Ca va cogner », « Pink cadillac » est un film récréatif et léger ou Clint et ses potes ne se fatiguent pas beaucoup.

Bande de miliciens cette fois plus agressifs que ridicules, personnage féminin désinhibée et indépendant taillé pour Soundra Locke, ce bon vieux copain de Lewis en roue libre, bagarres et cascades de voitures sur fonde de country music, composent les ingrédients principaux de ce film estampillé 100% US.

Eastwood incarne toujours le même personnage, marginal solitaire à la répartie et au coup de poing facile et semble se régaler en se déguisant en showman excentrique made Las Vegas ou en redneck abruti de bière.

On pourra fort bien se passer de ce cinéma populaire, facile et sans grande envergure mais également gouter ce divertissement efficace et fun.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 12:07

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Le film de sous marin a ses aficionados, et dans ce registre « USS Alabama » de Tony Scott constitue une référence.

Sorti en 1995, « USS Alabama » prend place dans un contexte post guerre froide particulièrement tendu ou des dissidents de l’armée rouge lancent une offensive contre le pouvoir en place et prennent le contrôle d’une base navale située dans l’Est de l’URSS.

Les Etats-Unis sont alors logiquement placés en état d’alerte maximale et envoient l’un de leur sous marin lanceur d’engins nucléaires sur zone, le USS Alabama.

A la tête de cette mission dangereuse se trouve le commandant Ramsey (Gene Hackman) expérimenté, paternaliste et un brin autoritaire et son second le lieutenant Hunter (Denzel Washington) plus jeune mais sortant des meilleurs écoles du domaine.

Entre les deux hommes, une tension va rapidement s’installer, et Hunter bien qu’acceptant d’obéir à son supérieur va être troublé par l’insensibilité apparente de Ramsey après la mort d’un matelot lors d’un exercice d’entrainement lancé en parallèle d’une réelle alerte incendie en cuisine.

Mais la tension de la situation internationale va prendre le dessus sur les divergences personnelles lorsque le USS Alabama va devoir combattre un sous marin d’attaque Akula dérobé par les rebelles russes.

On alors droit à une typique joute sous marine et après quelques sueurs froides et esquives in extremis de torpilles ennemies, le USS Alabama finit par détruire son poursuivant plus rapide et maniable.

Malheureusement, le sous marin ressort endommagé par le combat, et oblige Hunter à prendre la décision pénible de sacrifier quelques matelots pour contenir une brèche dans la coque.

Grave également, la perte de moyens de communication avec la base, ce qui laisse en suspens un dernier message non déchiffré, qui aurait pu contredire un ordre d’attaque nucléaire contre la base navale russe, suspectée de vouloir également lancer des missiles nucléaires.

C’est alors qu’une violente dispute va éclater entre Ramsey et Hunter, ce dernier étant partisan d’attendre de décrypter le dernier message alors que le vieux commandant veut lui déclencher sans plus attendre la frappe nucléaire.

Le ton monte tellement que Hunter se mutine et soutenu par une partie de l’équipage, met aux arrêts le capitaine Ramsey, fou de rage.

Tandis que les techniciens s’activent nerveusement à réparer les communications, Ramsey rassemble une poignée de fidèles et lance alors une contre offensive qui replace Hunter sous sa domination.

Mais Hunter joue alors de son amitié avec le lieutenant Ince (Viggo Mortensen) responsable du tir de missiles pour le faire suspendre le tir ce qui fait écumer de rage Ramsey.

Acharnés jusqu’au bout, Hunter et ses fidèles parviennent à s’échapper et à tenir à nouveau en respect Ramsey.

La réparation de la console de communication vient au final résoudre le conflit, confirmant l’annulation de l’ordre suite à la reprise du pays par l’armée rouge régulière.

Jugé au final par une commission, Ramsey reconnait son erreur, prend une retraite anticipé et promeut élégamment son second qui a pourtant clairement désobéi au lancement d’une procédure de niveau maximal de sécurité.

En conclusion, « USS Alabama » est un très bon film qui comblera d’aise tous les amateurs d’ambiances confinées et de chasses sous marines sous tension.

On sera séduit également par la réalisation de Scott, qui rend palpitante l’action à force de rebondissements mais l’intérêt principal du film réside à mon sens dans l’affrontement entre Hackman et Washington, deux acteurs particulièrement charismatiques, avec d’un coté le vieux briscard entêté et de l’autre le jeune à l’esprit plus lucide capable de prendre du recul sur le stresse des évènements.

Pour toutes ces raisons, « USS Alabama » est à recommander à tous les amateurs de film de bataille navale.

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 15:16

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Nous quittons les glorieuses années 80 pour nous propulser dans le monde plus contemporain des années 2000, 2005 pour être plus précis, avec le récit 100% Marvel « Hulk, tome 5, coups durs » de Bruce Jones sur des dessins de Jay Lee.

De manière très simple voir dépouillée, « Hulk, tome 5, coups durs » raconte dans un bar perdu dans le désert un improbable dialogue entre deux des plus gros bras de l’univers Marvel, Hulk et son challenger numéro un, la Chose.

En réalité, c’est plutôt la Chose qui semble titiller Hulk ou plutôt son alter égo, Bruce Banner, assez répugné à l’idée d’endosser à nouveau son costume de brute épaisse hors de contrôle.

Le frêle scientifique a pourtant les plus grande peines à ne pas céder aux provocations de Ben Grimm qui débite des histoires peu cohérentes de combats passés pour finalement en venir au fait, sa profonde souffrance intérieure causée par son apparence monstrueuse.

Grimm cherche alors en réalité à évacuer son mal être en frappant sur être qu’il trouve encore plus monstrueux et bestial que lui et ne parvient pas tout à fait à ses fins malgré ses nombreuses provocations verbales et physiques.

Lorsqu’il lui exhibe une photo montrant qu’il l’a vaincu en combat singulier, s’en est trop pour le géant de jade qui engage alors frontalement le combat.

En réalité, malgré sa contestation, la Chose a effectivement vaincu un Hulk affaibli par un rayon atomique, et voyant que sous la grêle de coups, son adversaire se transformait en authentique être humain, ce qu’il l’a amené à reconsidérer sa position vis-à-vis de ce qu’il croyait n’être qu’une brute bestiale.

Mais cette belle histoire bascule lorsque l’armée américaine appelée par la Chose attaque en traitre Hulk ce qui bien entendu ne fait que le rendre encore plus furieux.

S’estimant trahi par Grimm, Hulk se déchaine, démolit les tanks et passe une rouste à la Chose avant de lui aussi l’épargner.

En conclusion, « Hulk, tome 5, coups durs » est une œuvre bien mineure réservée aux amateurs de chocs stériles entre gros durs de chez Marvel.

En réalité j’ai toujours préféré Hulk à la Chose, trop nette incarnation du beauf new yorkais, bagarreur, vantard et gouailleur et pour moi la gargouille de pierre a toujours été largement surcotée dans la plupart de ces affrontements avec des êtres plus puissants que lui comme Hulk, le Surfer d’argent ou bien Flèche noire.

Ainsi, si on met de coté les tourments intérieurs de Grimm, piégé dans un corps de brute rocailleux, « Hulk, tome 5, coups durs » se montre rapidement caduque avec un affrontement sur fond de déjà vu et au cours duquel on sait pertinemment que personne ne sortira vainqueur.

Autre point négatif, le style toujours aussi laid de Lee, aux antipode du superbe coup de plume anatomique d’un Byrne.

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 14:49

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Fan de John Byrne, je cherchais depuis assez longtemps à mettre la main sur « Superman, l’homme d’acier, tome un ».

Paru en 1986, ce premier tome réalisé de A à Z par un Byrne alors au fait de sa notoriété par ses succès avec les X-men chez Marvel, reprend l’histoire de Superman à zéro, en racontant son enfance pas tout à fait comme les autres à Smallville, petite bourgade agricole du Kansas, ou malgré ses immenses pouvoirs latents, le jeune Clark Kent sera élevé avec tolérance et amour par ses parents adoptifs, un couple de fermiers agés sans enfants.

Mais comme on aurait pu s’en douter, Smalleville devient vite un peu trop étriquée pour un être aussi puissant que Kent, et il est alors poussé à quitter ses parents pour s’établir à Metropolis pour sous le nom de Superman, mettre ses immenses pouvoirs (force titanesque, invulnérabilité, capacité à voler, rayons thermiques) au service de la justice.

Assez habilement, Superman se fabrique un alter égo, un journaliste maladroit et timide malgré sa carrure d’armoire à glace, Clark Kent qui travaille avec sa collègue, la pétulante Lois Lane au Daily Eagle.

Ambitieuse et déterminée, Lane n’hésite pas à se mettre volontairement en danger pour pouvoir approcher le super héros mais constate avec stupeur que Kent a toujours une longueur d’avance sur elle.

Les aventures de Superman prennent plus de consistance lors de sa première rencontre assez agitée avec Batman, le héros de Gotham city avec qui il partage une vision diamétralement opposée du combat contre le crime.

Bon an mal an, les deux héros collaborent pour vaincre la Pie et ses hommes, une super criminelle voleuse d’objets d’art.

La rencontre se solde par une estime réciproque bien que emplie de fortes divergences sur la notion de justice beaucoup plus pessimiste chez Batman.

Ensuite, Lane et Kent sont invités sur le yacht du milliardaire Lex Luthor qui ne cache pas ses vues sur la belle journaliste et cherche à acheter ses faveurs à coups de mirifiques cadeaux.

Ceci ne suffit pas à faire plier l’indépendante jeune femme et une prise d’otage musclée réalisée par des terroristes sud américains oblige Kent à se changer en Superman pour résoudre le problème.

Plus tard, Luthor avoue qu’il a laissé faire pour tester la réputation de Superman, ce qui lui vaut d’être emprisonné par le Maire.

Remis rapidement en liberté par ses puissants avocats, Luthor devient l’ennemi attitré de Superman et va utiliser son argent pour créer un double maléfique androïde de Superman, disposant des même pouvoirs que l’original.

Après un combat intense face à un adversaire en apparence aussi puissant que lui, Superman finit par trouver la faille et détruit sa réplique, qui en explosant rend miraculeusement la vue  à Lucy la sœur aveugle de Lois.

Dans la dernière aventure, Superman de retour chez ses parents à Smallville est perturbé par la résurgence de son amour de jeunesse Lana Lang et plus encore par l’apparition des ses réels parents, des extra terrestre de Krypton, qui se sachant perdus, l’ont expédié sur Terre pour avoir la vie sauve.

Mais aidé par l’amour de ses parents adoptifs, il arrive finalement à reprendre le dessus, et tout en acceptant son origine extra terrestre, finit par également s’accepter comme super héros terrien et américain.

En conclusion, « Superman, l’homme d’acier, volume un » est assurément sympathique mais possède néanmoins un fort arrière gout de déjà vue, car en effet tout le monde ou presque connait les origines de Superman.

Par son approche ultra classique et sans doute trop respectueuse, Byrne ne fait pas réellement avancer la cause.

Bien sur les fans seront ravis de voir Batman, Luthor et Lane prendre part à la vie du super héros le plus connus de l’univers DC, mais l’amateur plus en quête de nouveautés pointues ne pourra que rester sur sa faim.

Reste bien évidemment, le style graphique du maitre, toujours impressionnant de vitalité, de force et d’élégance.

Ceci, ne serait cependant masquer un scénario par trop convenu selon moi.

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 13:57

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Sorti en 2009, « 1985, visiteurs » est un comic book Marvel atypique écrit par Mar Millar sur des dessins de Tommy Lee Edwards.

L’histoire se déroule en 1985, dans une petite ville américaine ou Tobby Goodman un jeune homme fragilisé par le divorce de ses parents, trouve refuge dans la lecture de comics, passion qu’il partage avec son père Jerry, trentenaire immature gagnant péniblement sa vie en jouant dans un groupe de rock local.

Au cours d’une marche en foret , Tobby et Jerry se rendent sur la vieille maison des Wyncham, dont le fils Clyde fut un des meilleurs amis d’enfance de Jerry dans les années 60 avant de finir cloué sur une chaise roulante.

Le nouveau propriétaire assez avenant malgré un look atypique, leur annonce qu’il a trouvé une caisse entière de comic books dont il ne sait quoi faire.

Honnête malgré l’appât du gain que représente la vente de ces pièces de collections aux fans, Jerry préfère se montrer transparent avec le propriétaire plutôt que de prendre les magazines et de s’enrichir.

Au cours de la visite, Tobby entrevoit les silhouettes familières de super criminels de comic books.

Ces phénomènes troublant sont corrélés avec l’étrange apparition du Vautour.

Dévoré par une insatiable curiosité, Tobby se rend à nouveau en pleine nuit à la maison des Wyncham et découvre ni plus ni moins que l’Homme taupe en grande discussion avec le Docteur Fatalis en personne !

Les évènements s’accélèrent ensuite quand Tobby tombe en plein foret sur une empoignade mémorable entre Hulk et le Fléau.

Puis surviennent des attaques éclairs de super criminels contre la population, avec Electro, l’Homme sable, l’Homme taupe, Modok et même le robot Ultron qui n’hésitent pas à tuer des civils innocents à l’aide de leurs formidables pouvoirs.

Dès lors,  devant l’imminence de la menace et l‘intervention de l‘armée, Jerry est obligé de croire son fils.

Ils échappent de justesse une attaque éclair du Lézard et on comprend peu à peu que Clyde était en réalité un mutant doté de puissants pouvoirs hypnotiques frappé à mort dans un accès de rage par sa mère quand elle découvrir qu’il avait pris contrôle de la moitié de la ville.

Paralysé mais encore alerte intellectuellement, Clyde a utilisé ses pouvoirs pour par esprit de vengeance faire venir les super criminels du monde Marvel sur Terre.

N’écoutant que son courage, Tobby pénètre dans la maison de Wyncham et pénètre dans une dimension parallèle pour aller dans l’univers Marvel chercher les super héros, seuls capables d’arrêter les super criminels rendus invincibles par la présence de Galactus, des Sentinelles, de Wendigo, de l’Homme absorbant ou Klaw.

Après quelques errements, Tobby rameute les Vengeurs, le Fantastiques, le Surfer d’argent et une partie des X-men.

Une rude bataille made in Marvel s’engage alors mais c’est finalement Jerry qui se rendant chez son ami Clyde parvient en parlementant avec lui à le convaincre de renvoyer les super criminels chez eux.

Malheureusement, Jerry est tué par une rafale de mitrailleuse de Crane rouge au cours de la négociation.

Au final, tout rentre dans l’ordre, les héros de Marvel rentrent chez eux en emmenant Clyde avec eux et Tobby émigré en Angleterre avec son beau père, devient un dessinateur de comics, ce qui lui permet de prolonger l’existence de son défunt père par le biais de la bande dessinées.

En conclusion, « 1985, visiteurs » s’adressent à tous les vieux fans de comics attirés par un fort parfum de nostalgie.

Ayant découvert ce monde dans les années 80, je ne pouvais pas rester totalement insensible à ce message et me suit forcément reconnu dans ce petit garçon trouvant un formidable échappatoire à la réalité dans le monde merveilleux des super héros.

En réalité, l’affrontement entre héros et criminels est assez anecdotique, brouillon et bâclé avec de surcroit le style particulièrement laid de Edwards.

Ce qui fait le charme de « 1985 » est son coté nostalgique et transgénérationnel, ce qui lui permet de couvrir une plage très large, des années 60 aux années 2000.

Un père rocker et fan de comic transmet sa passion à son fils, qui une fois devenu adulte devient dessinateur et lui invente une nouvelle vie pour pallier à sa mort.

L’histoire est belle et demeure pour moi la seule raison de se pencher sur ce comic totalement atypique par rapport aux productions habituelles.

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