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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 09:26

Dans « Daredevil, saison 2, épisode 6 »,  Elektra Natchios (Elodie Yung) et Daredevil (Charlie Cox) combattent cote à cote des yakusas furieux et en viennent assez logiquement à bout.

Sur sa lancée, la belle propose à son ancien amant de l’aider à s’infiltrer dans une soirée guindée de ces mêmes yakusas au Nakatomi building pour dérober une liste de comptes prouvant l’implication criminelle de Roxxon.

Malgré sa colère de se faire embarquer dans une affaire trouble par une femme aussi belle que manipulatrice, Daredevil accepte tout en demandant à sa « cliente » de quitter la ville une fois le document obtenu.

De leur coté, Karen (Deborah Ann Woll) et Foggy (Elden Henson) reçoivent la visite de l’avocat commis d’office Christopher Roth (Nail Graytson) de Castle (John Bernthal) mais celui s’avère manipulé par Reyes (Michelle Hurd).

Sachant que Castle risque la peine de mort pour avoir tué les bikers dans un autre état que celui de New-York, Karen et Foggy décident de défendre le Punisher et lui rendent visite sur son lit d’hôpital.

Karen a une longue conversation avec le justicier mal en point et évoque avec lui son passé, notamment le meurtre de sa famille pris dans une fusillade entre trois gangs : irlandais, mexicains et bikers.

Emu, Castle évoque son impuissance face à ce crime abject et la raison profonde de sa guerre contre le crime.

Avec Foggy, Karen parvient à faire plaider coupable à Castle afin de viser une peine de perpétuité à New-York toutefois sans garantie de protection vis-à-vis des autres prisonniers.

Dans la soirée huppée organisée par les yakuza, Murdock et Yung manœuvre pour isoler Stan Gibson (John Pirkis), le comptable de l’organisation aux toilettes afin de diminuer le niveau de sécurité à deux gardes autour de lui.

Daredevil récupère son badge et Elektra leurre le système de camera vidéos afin de leur permettre de monter jusqu’au 13ieme étage ou se trouvent les livres de comptes.

Les super sens de Daredevil sont un atout crucial pour trouver les documents cachés dans une pièce secrète blindée.

Mais Hiroshi (Ron Nakahara) le patron de l’organisation trouve suspecte l’absence de Gibson et comprend finalement qu’il y a menace.

Jouant autant de force que de ruse, Elektra et Daredevil neutralisent les gardes et leurrent les deux dernières sentinelles en improvisant des ébats sur une table de bureau.

En retour Hiroshi furieux convoque Gibson et fait abattre ses deux gardes personnels.
Une fois remis de son aventure, Murdock va prêter main forte à ses associés face à la redoutable Reyes et lui tient tête en la menaçant de révéler ses manipulations illégales dans l‘affaire Grotto…

Mais le Punisher surprend sa propre défense en annonçant vouloir plaider coupable, faisant voler en éclat la stratégie péniblement échafaudée par Foggy et Karen.

Reyes qui veut la mort du Punisher fait avancer le procès à la semaine prochaine et Foggy rappelle à Murdock que son implication est nécessaire dans une affaire qui menace de couler le cabinet.

Murdock révèle alors à ses amis l’existence d’un mystérieux client permettant de tenir le coup financièrement pendant quelques temps malgré le pressing de Reyes…

En conclusion, « Daredevil, saison 2, épisode 6 » atteint maintenant un impressionnant rythme de croisière avec une histoire sur deux niveaux avec d’un coté le passionnant procès du Punisher et de l’autre l’arrivée d’Elektra, riche, sexy et hautaine aventurière entrainant Daredevil sur le terrain glissant de la lutte contre les yakuzas.

On se régale donc devant tant de maestria et est forcément impatient de connaitre la suite !

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 08:51

Connue pour sa carrière de chanteuse et ses formes généreuses, Jennifer Lopez a également à son actif une carrière d’actrice des plus respectables comme l’indique « The cell » de l'Indien Tarsem Singh.

Sorti en 2000, « The cell » se présente au premier abord comme une rude mais classique histoire de tueur en série dans laquelle un homme nommé Carl Rudolph Stargher (Vincent D’Onofrio) enlève des jeunes femmes pour les séquestrer dans les sous sols d’un château d’eau abandonné et les laisser lentement se noyer à l’aide d’un astucieux dispositif de remplissage automatisé.

Lorsque Peter Novak (Vincent Vaughn) et Gordon Ramsey (Jake Weber) du FBI retrouvent un corps de femme sous un pont, ils lancent de gros moyens pour retrouver le tueur et finissent par l’appréhender, inconscient chez lui car trahi par des poils de son chien albinos retrouvé sur le corps.

Mais Stargher a eu le temps d’enlever une ultime femme Julia Hickson (Tara Subkoff) avant sa capture et celle-ci croupie dans sa cellule dans un lieu inconnu de la police.

Face à un homme tombé dans le coma, le FBI fait appel à Catherine Deane (Jennifer Lopez) une psychologue employant des traitement révolutionnaires pour soigner les enfants, en s’immergeant au moyen de casques et combinaisons dans leur psychisme.

Malgré ses réticences à entrer dans l’esprit d’un schizophrène, Catherine accepte d’aider le FBI et découvre l’esprit torturé et fou de Stargher.

Elle est d’abord violemment refoulée par cet homme dont les fantasmes sont la domination sexuelle, mentale et physique mais découvre cependant son passé d’enfant battu par un père violent et sadique.

Soutenue par son équipe de docteurs, Catherine revient à la charge mais est cette fois capturée par l’alter égo de Stargher qui l’asservit dans son psychisme.

Novak n’a alors pas d’autre solution que de s’immerger à son tour dans le monde de Stargher mais est lui aussi capturé et atrocement torturé à l’aide d’un supplice médiéval consistant à lui extraire lentement ses intestins.

Son intervention provoque néanmoins un choc chez Catherine qui brise l’emprise de Stargher et le blesse sérieusement.

Un indice entrevu dans le monde psychique permet à Novak et Ramsey de localiser le lieu possible de la détention de Julia…

Novak se rend sur place et sauve in extremis Julia qui commençait à se noyer, suffoquée par l’eau dans sa cuve tandis que dans le monde psychique, Catherine prend la douloureuse décision de tuer Stargher qui succombe également dans le monde réel, victime d’un arrêt cardiaque.

En conclusion, « The cell » est un film dont le principal atout est l’esthétisme raffinée et choc rendue possible par les capacités des ordinateurs des années 2000.
Audacieux et coloré, le film marque avant tout visuellement dans ses scènes les plus chocs avec violences et sévices corporels parfois difficiles à supporter.

Du coté des acteurs, le lourdaud Vaughn fait office de faire valoir à Lopez, très convaincante en psychologue et particulièrement mise en valeur dans les scènes de fantasmes dans lesquelles D‘Onofrio réussit sa mission de nous terrifier…

Un psycho-thriller original et efficace donc dont la bomba latina n’a pas rougir !

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 22:17

Dans « Doggybags, volume 10 » place à des nouveaux artistes avec Sztybor (scénario) et Yvan Shavrin (dessins), avec une histoire à dormir debout ou Werner un employé de la société Lucky finders chargé de capturer des chats noirs pour les bruler est victime d’une crise de folie d’une vieille femme qui ouvre le feu et tue son collègue avant d’être abattue à son tour.

Appelé sur une autre mission à hauts risques, Werner est le seul survivant de son équipe massacrée par un gang mais malheureusement pour lui, trébuche à son domicile sur une latte d’un escalier qu’il aurait du réparer plus tard et meurt…

Ambiance mafia russe new-yorkaise avec Mojo (scénario) et Simon Hutt (dessins) avec la vendetta de Phalanga, une jeune russe cherchant obstinément les assassins de ses parents en 1954 à Okhotsk.

Doté d’un mystérieux pouvoir rendant ses mains insensibles et quasiment indestructibles, Phalanga décime les gangsters russes avant de se laisser arrêter par l’homme qu’il recherche le général Alexander Kolski.

Croyant avoir étanché sa vengeance en le tuant, il découvre que le général est en réalité un démon de feu qui l’entraine avec lui dans la mort…

Dans la dernière aventure, Valérie Mangin (scénario) et Thomas Rouziere (dessins) exploitent le décor post apocalyptique de Détroit devenue une ville en faillite pour décrire la quête malsaine de John photographe à sensation New-Yorkais, torturant et tuant des enfants des rues pour quelques clichés originaux.

Mais John va payer cher ses crimes et être à son tour attiré dans un piège par les amis d’un enfant tué qui le dépècent et le prennent en photo dans un remake de l’arroseur arrosé.

En conclusion, toujours aussi sombre et violent, « Doggybags, volume 10 » relève pourtant le niveau par rapport au volume précédent en proposant des histoires plus originales : la première incroyablement cynique mais massacré par le graphisme abominable de Shavrin, la seconde classique mais plutôt exotique avec son folklore russo-démoniaque et la troisième la plus aboutie utilisant la déchéance de Detroit, Motor-City pour une plongée dans un univers machiavélique digne des psycho-killers.

Si les scénarios se relèvent, dommage simplement que le graphisme plutôt pauvre voir affreux, ne soit pas tout à fait à la même hauteur !

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 21:20

En 2016, l’équipe de Doggybags tient la cadence et sort « Doggybags, volume 9 ».

Majoritairement dédié aux zombies ce neuvième opus reprend une thématique déjà abordée par Run (scénario) et Philippe Auger (dessins) en montrant la création d’un parc d’attraction ou les visiteurs pourraient rejouer des épisodes violents de l’histoire des Etats-Unis…en éliminant des zombies réduits en captivité.

Rupoch, le directeur de ce Patriot park promène Longhorn un potentiel investisseur texan bedonnant en lui montrant Alamo, Dallas, Guantanamo, Mogadiscio et même le 11 Septembre revisités en massacre de zombies.

Peu à peu, Longhorn oublie sa peur et prend plaisir à tirer sur ses êtres réputés morts qui crient pourtant lorsqu’ils sont touchés.

Lorsque l’homme d’affaires texan liquide Mc Govern, un sénateur devenu zombi qui lui avait barré la route il est alors complètement acquis à la cause de Rupoch et prêt à financer un agrandissement du parc.

Mais leur joie malsaine est de courte durée puisqu’une fois le meurtre exécuté, ils constatent que la situation a complément dérapé dans le parc et que les zombies attaquent les visiteurs pour les contaminer de leurs morsures.

Sur le même thème, Hasteda (scénario) et Jebedai (dessins) racontent l’histoire d’un commando de quatre soldats envoyés secourir des populations civiles encerclés de zombies affamés dans le décor de Fort Alamo.

Les soldats s’infiltrent à travers Patriot park et tuent des zombies malhabiles mais finissent par être submergés sous le nombre après avoir évacué quelques civils dont Longhorn plus vindicatif que jamais contre Rupoch et une jeune fille malheureusement mordue.

Avec Aurélien Ducoudray aux dessins, Run reprend le scénario pour monter encore d’un cran dans une invasion zombie de grande ampleur qui finit par submerger les Etats-Unis.

Après que ces derniers gardes du corps se soient entretués, Montgomery Kusack le président des USA aux faux airs de Clint Eastwood version Dirty Harry, se retranche plusieurs mois dans un abri atomique ou il tue le temps à coups de jeux vidéos, films, séances de gym et jacuzzi.

Lorsqu’il émerge, Kusack découvre que les Etats-Unis d’Amérique sont devenus les Etats-Unis du Mexique…

Le président mexicain qui trône à la maison blanche tue Kusack qui n’accepte pas la réalité de choses avec le reversement du rapport dominant-dominé…

En conclusion, « Doggybags, volume 9 » est un numéro à réserver pour les fans purs et durs de la zombie-exploitation ce qui est très loin d’être mon cas.

Malgré une qualité graphique des plus correcte, ce sont surtout les scénaristes qui se font plaisir avec des scénarios basiques consistant à exploser un maximum de cranes de ses monstres consommables.

L’exercice tourne pour moi rapidement court et est à classer au rayon « sans aucun intérêt ».

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 19:25

Souvent moqué en France, Christophe Lambert a pourtant poursuivi une carrière étrangère pas si ininteressante en jouant notamment dans « Fortress » de Stuart Gordon.

Sorti en 1993, « Fortress » se situe dans un futur lointain 2018 mais aujourd’hui proche…et montre l’incarcération d’un couple les Brennick, John (Christophe Lambert) et Karen (Loryn Locklin) qui à la suite de la mort de leur premier enfant se trouve incarcéré pour avoir enfreint les lois strictes d’eugénisme dans une prison de haute technologie au Kansas composée d’ordinateurs et de systèmes automatiques.

Séparé de sa femme enceinte, John se fait implanter une puce dans le foi capable de le faire souffrir ou de le tuer si il tente de s’enfuir et doit rapidement survivre dans un monde sans foi ni loi de taulards.

Il se rapproche de Nino Gomez (Clifton Collins Jr) un jeune latino ayant besoin de protection et se heurte très tôt à Stiggs (Tom Towles) un homme du main de Maddox (Vernon Wells) colossal criminel rackettant les plus faibles.

Après une première bagarre, Mr Poe (Kurtwood Smith) le directeur de la prison privée de la société Men-tel organise un combat singulier entre les deux hommes tout en espérant voir le beau spectacle de la mise à mort de Brennick.

La victoire de celui-ci contrarie le patron qui fait exécuter Maddox en activant la puce capable de lui exploser la cage thoracique.

Respecté par les autres dont Stiggs, Brennick n’en paye pas moins le prix fort en ayant droit à un puissant lavage de cerveau administré par Zed-10 (Carolyn Purdy Gordon) l’intelligence artificielle gérant la prison.

Alors que Karen se rapproche de Poe qui lui fait des avances et lui propose d’élever son fils comme le sien, Brennick ressort complètement lobotomisé de son traitement et met longtemps à surmonter le choc.

Une fois ses esprits repris, il échafaude un moyen d’évasion avec la complicité d’Abraham (Lincoln Kilpatrick) qui dérobe une pierre contenant les plans de la prison et D-Day (Jeffrey Combs) l’informaticien de la bande qui prête ses lunettes pour le lire.

Lorsque D-Day découvre un moyen d’extraire les puces de leur ventre, les hommes se lancent dans l’aventure et tentent une audacieuse évasion par les conduits d’aération.

Mais ils se heurtent à d’affreux gardes cyborgs en exosquelettes qui tuent Stiggs et D-Day.

John décide de passer par la salle de contrôle de la prison pour récupérer sa femme sur le point d’accoucher sous les yeux avides de Poe.

Poe qui été renvoyé par Medtel en raison de son incapacité à empêcher l’évasion, joue son vatout, tue le malheureux Abraham, résiste aux coups avant d’être éliminé par Zed-10, ce qui révèle sa véritable nature androïde.

John, Karyn et Nino fuient ensuite jusqu’au Mexique dans un camion blindé de Men-tel mais au moment d’accoucher dans une grange, le camion piloté à distance par sa société se rebelle et fonce droit sur ses anciens conducteurs.

Nino est tué et le camion en flammes touché par un fusil d’assaut volé aux gardes explose finalement dans la grange, laissant heureusement Karyn saine et sauve qui peut donner naissance au bébé tant attendu…

En conclusion, « Fortress » est un honnête film de Science fiction à budget limité qui a aujourd’hui pris un bon coup de vieux au niveau des effets spéciaux.

Sans être révolutionnaire, « Fortress » contient malgré tout sur le fond beaucoup d‘idées intéressantes pour le futur: contrôle des naissances, intelligence artificielle, androïdes, cyborgs et même camions autonomes…

Rythmé comme un film de taulards à la « Haute sécurité », il présente également des scènes d’actions bien gore ou le choix de Lambert se montre des plus passables dans cet exercice…

Pour les plus fans, une suite est sortie en 1999 avec ce même Lambert !

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 21:59

Sur nos écrans en cette fin d’année 2016, « Snowden » d’Oliver Stone traite d’un sujet en principe fort comme l’affectionne le réalisateur en retraçant le parcours de l’ex analyste de la CIA et de la NSA qui défraya la chronique en révélant les écoutes pratiquées au nom de la lutte contre le terrorisme sur des citoyens lambda et surtout sur l’ensemble des chefs d’états ou patrons d’entreprises afin de contribuer à assoir la domination américaine dans le monde.

L’action commence à Hong-Kong en 2013, ou Edward Snowden (Joseph Gordon Lewitt) a convoqué le journaliste du Gardian Gleen Gruenwald (Zachary Quinto) et de  Laura Proitas (Melissa Leo) du Washington Post pour diffuser ses aveux.

Snowden parle, les journalistes filment et enregistrent.

Réformé en 2004 de l’armée américaine en raison d’un problème aux jambes, Snowden saisit sa chance pour entrer à la National Security Agency et mettre à profit ses dons réels pour l’informatique.

Formé dans la Maryland, Snowden séduit son professeur Harry Foster (Nicolas Cage) par ses capacités et par son patriotisme sans tache.

Il devient le favori du directeur Corbin O’Brian (Rhys Ifans) qui lui propose une première mission à Genève ou les choses ne se passent pas comme prévu.

Snowden détecte des failles dans le système informatique des RH de l’ONU mais écope d’un blâme en récompense.

Mais Matt Kovar (Timothy Olymphant) de la CIA le remarque et l’embauche personnellement pour une mission d’espionnage.

Aidé par sa petite amie Lindsay Mills (Shailene Woodley), Snowden apprend les rudiments de l’ingénierie sociale en approchant un banquier iranien puis Gabriel Sol (Ben Schnetzer) un collègue lui apprend comment utiliser PRSIM et Xkeyscore, un logiciel espion permettant à partir de mots clés de récupérer toutes formes d’informations numériques sur une personne.

Un point faible est alors détecté sur le banquier qui est trainé dans un club de strip tease et abondamment saoulé par Kovar.

Mais Snowden se montre choqué par ces méthodes et éprouve de réelles difficultés devant un logiciel capable de violer sans vergogne toutes les principes de protection de la vie privée.

Il quitte alors avec fracas la CIA mais est réembauché comme consultants chez Dell au Japon pour espionner ce pays pour cette même CIA…

Les disputes avec Lindsay qui le suit par amour mais qui a plutôt une vie d’artiste bohème deviennent fréquentes…

Lorsque Snowden découvre de plus qu’il est épileptique il refuse de prendre un traitement qui ralentirait estime il ses facultés intellectuelles.

Après le Japon et les nouvelles félicitations de O’Brian, Snowden est affecté à Hawaï pour développer des programmes de cyber défense.

Il y retrouve Gabriel mais se trouve supervisé par Trevor James (Scott Fitzgerald) mais Snowden comprend que l’un de ses programmes a en réalité servi à géolocaliser des terroristes pour les abattre.

Ces méthodes choquent les autres analystes qui se posent aussi des questions sur ses assassinats sommaires.  

Après une nouvelle crise d’épilepsie devant ses collègues, Snowden se sait très surveillé par O’Brian et profite d’une gaffe de Trevor vis-à-vis de l’infrastructure syrienne pour copier tous les fichiers sur une clé informatique.

Il réussit à sortir du complexe et prend ensuite contact avec les journalistes.

Après de longs débats, la hiérarchie du Gardian composé de Ewen Mc Askill (Tom Wilkinson) et Janine Gibson (Joely Richardson) accepte de publier les informations de l’interview de Snowden qui se sait ensuite recherché activement par le gouvernement américain.

Il bénéficie de la protection des avocats de Wikileaks et parvient à rejoindre la Russie ou Poutine le protège de la vindicte américaine.

De là, il est donne quelques interviews pour revendiquer ses actes malgré le lourd tribu qu’il doit payer (exil, privation de liberté).

Suite à ces révélations, le congrès américain déclare les méthodes de la NSA illégales et Obama annonce l’arrêt des écoutes de masses.

En conclusion, « Snowden » ressemble davantage à un documentaire/grand déballage public des méthodes de l’espionnage américain qu’à un véritable film.

L’intrigue est linéaire, complexe, difficile à suivre et ne rend pas justice à un sujet qui aurait pu être plus passionnant.

Au final donc une œuvre un peu plate qui a le mérite d’informer le grand public sur l’impact que peut avoir un seul homme pétri de principes inaltérables capable de trahir son pays et de vivre en paria en vertu de ceux-ci.

Héros ou traitre ? Seule l’histoire jugera l’acte fou de cet homme persuadé d’avoir ouvré dans l’intérêt général.

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 09:17

Dans « Daredevil, saison 2, épisode 5 »,  le retour d’Elektra Natchios (Elodie Yung) dans sa vie, force Matt Murdock (Charlie Cox) à se remémorer ses souvenirs avec son ancienne amante.

Leur rencontre dans un club huppé, puis leurs jeux malsains sur base de violence avec la découverte de points communs inattendus puis d’une attirance réciproque…

Dans le présent, Elektra lui explique que son père un riche homme d’affaires s’est acoquiné avant de mourir avec Roxxon Energy Corporation, une multinationale dont les réelles activités sont criminelles et lui demande de représenter ses intérêts en tant qu’avocat.

Murdock refuse tout d’’abord puis finit par assister à distance à une réunion avec Nakatomi la filiale japonaise de la Roxxon, réunion qu’Elektra fait écourter en injectant un virus dans les serveurs informatique de ses associés/adversaires.

Du coté de l’affaire Castle (John Bernthal), Blake Tower, le substitut du procureur Reyes (Stephen Rider) vient tenter une ultime médiation auprès de Foggy (Elden Henson) pour récupérer les dossiers classifiés du Punisher qu’il a pourtant remis à Karen (Deborah Ann Woll) mais se heurte encore une fois à un refus du tenace petit avocat.

Karen constate que la presse occulte délibérément certains aspects de la personnalité du Punisher, comme ses décorations militaires ou sa famille assassinée pour le faire passer comme un authentique psychopathe.

L’avocate Marcy Stahl (Amy Rutberg) confirme à Foggy la stratégie de Reyes (Michelle Hurd) de faire condamner lourdement le Punisher avant ensuite de s’en prendre aux autres justiciers comme Jessica Jones ou Daredevil.

Ceci décide Karen à aller trouver Mitchell Ellison (Geoffrey Cantor), le patron du Daily Bugle pour faire des recherches dans ses archives afin de confirmer que Castle a bien eu sa famille assassinée à Central park dans une sanglante guerre des gangs entre Latinos, Irlandais et Bikers.

Coopératif et intéressé, Ellison accepte d’aider Karen en échange d’un scoop d’exclusivité.

Dans le passé, on comprend que Elektra a livré Roscoe Sweeney (Kevin Nagle) le meurtrier de son père à Murdock qui n’a pas pu le tuer de sang froid, ce qui a mis un terme à leur relation complexe.

Dans le présent, Murdock qui a écourté son premier rendez vous galant avec Karen, devient fou de rage lorsqu’il découvre qu’Elektra l’a manipulé pour l’aider à affronter les yakuza furieux de s’être fait infecté lors de la réunion Roxxon…


En conclusion, « Daredevil, saison 2, épisode 5 » progresse encore d’un cran en introduisant un personnage supplémentaire aussi sexy que vénéneux : Elektra.

Alors que loin d’être réglée, l’affaire Punisher connait un nouveau développement judiciaire passionnant, cette nouvelle héroïne montre l’attrait pour le risque du super-héros tout en fouillant dans son passé.

Bien construit, dense et beaucoup plus riche, cet épisode 5 fait enfin décoller la série et commence à rendre addict ! 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 08:44

Dans « Daredevil, saison 2, épisode 4 », Finn (Tony Curran) un dangereux chef mafieux irlandais se rend à New-York pour venger la mort de son fils et surtout le vol de son 1,2 million de dollars perpétrés par le Punisher (John Bernthal).

Intelligent et déterminé, Finn mobilise tous ses hommes qui quadrillent la ville, torturant les commerçants pour remonter la piste du justicier.

La méthode fonctionne suffisamment pour que Finn tombe sur la cache du justicier et enlève son chien.

Un indice laissé sur place pousse les gangsters à se rendre dans un manège de Central park ou se rend mystérieusement le Punisher.

De son coté, Karen (Deborah Ann Woll) épluche le dossier du Punisher récupéré chez Reyes (Michelle Hurd) , se rend dans son ancien domicile et entrevoit une vengeance personnelle comme motivation de ses actes contre le crime organisé.

Alerté par Karen et les règlements de comptes de Finn, Daredevil qui utilise maintenant un nouveau costume renforcé casque/gants crée par Potter (Matt Gerald), décide de pister le Punisher afin d’intervenir.

Il arrive un peu trop tard à Central park puisque Castle seul contre vingt hommes surarmés en terrain découvert est finalement neutralisé à coups de tasers et tranquillisants.

Finn l’emmène dans une sorte de bunker et le torture personnellement pour retrouver son argent.

Castle résiste même quand Finn lui perce le pied mais fléchit lorsque celui-ci s’en prend à son chien.

Il donne l’adresse d’une mallette d’une camionnette ou se trouve l’argent, mais tout explose au nez des hommes de Finn lorsqu’ils l’ouvrent.

Tandis que Daredevil intervient dans le bunker, décimant les gangsters irlandais, le Punisher utilise une lame cachée dans son corps pour se libérer et tuer Finn, non sans avoir tenté de savoir qui avait tué sa famille.

Réunis, Daredevil et le Punisher terminent les hommes de Finn, l’homme sans peur empêchant son collègue de les tuer.

Lors du dénouement, le Punisher blessé et épuisé dans un cimetière raconte le massacre de sa famille, notamment sa fille par la mafia…

Dardevil le livre ensuite au sergent Mahoney (Royce Johnson) afin de laisser croire que la police a toujours le dernier mot sur les justiciers.

Le trio Foggy (Elden Henson)-Karen-Matt prend ensuite enfin le temps de relâcher un peu pour boire quelques bières chez Josie’s, mais après un rapprochement amoureux entre Matt et Karen, une mystérieuse femme nommée Elektra (Elodie Yung) l’attend à son domicile.

En conclusion, très bien mené, « Daredevil, saison 2, épisode 4 » clôt en apparence peut être un peu trop prématurément l’apparition du Punisher, adversaire ambigu et violent offrant enfin un réel intérêt psychologique face à Daredevil.

Très rythmé et violent avec l’entrée en matière d’un gang irlandais aussi féroce qu’efficace, ce quatrième épisode affermit encore le rôle de Daredevil comme défenseur de Hell’s kitchen et par extension New-York.

Même si déjà les producteurs ont vu le coup d’après en introduisant Elektra.

Inutile de dire que plus intense et dense que la saison précédente, cette saison 2 tient pour l’instant ses promesses.

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 08:17

Dans « Daredevil, saison 2, épisode 3 », Daredevil (Charlie Cox) se réveille enchainé sur un toit par le Punisher (John Bernthal) dont les motivations restent obscures.

Le super héros tente d’entamer un dialogue avec son brutal collègue mais parvient juste à entrevoir son passé de soldat (Irak, Afghanistan) et le mépris pour ses actes qu’il considère comme incomplet.

Entre temps, Foggy (Elden Henson) et Karen (Deborah Ann Woll) sont menacés par le procureur Samantha Reyes (Michelle Hurd) après le fiasco de l’opération Grotto (Mc Caleb Burnett).

Karen reproche à Foggy son manque de combativité face à une procureur qui leur annonce vouloir couler leur cabinet d’avocats…mais le collègue rondouillard de Murdock a d’autres préoccupations comme rechercher son ami dans les hôpitaux de la ville.

Pour ceci Foggy va trouver Claire Temple (Rosario Dawson) et tombe en plein milieu d’un règlement de comptes entre blessés de deux gangs rivaux.

Foggy intervient avec suffisamment d’a propos pour éviter un bain de sang à l’hôpital et amadoue suffisamment Claire qui lui annonce n’avoir aucune trace de Matt dans les hôpitaux/morgues de New-York.

Sur le toit, le Punisher amène Grotto et l’interroge violemment après avoir mis un pistolet dans les mains de Daredevil.

Sous la pression, Grotto avoue avoir tué un homme et une vieille femme afin d’obéir à ses chefs mafieux ce qui infléchie son rôle de simple faire valoir du crime.

Le Punisher incite donc Daredevil à tuer Grotto mais l’homme sans peur refuse, utilise l’arme pour se libérer et attaque son rival.

Il ne peut empêcher le Punisher de tuer Grotto et de provoquer les Dogs of hell en tirant une balle explosive sur leurs Harley Davidson.

Dès lors toute la bande sort et décide de monter tuer le Punisher à coups de battes, haches et couteaux.

Daredevil qui a neutralisé le Punisher doit donc faire face à une trentaine d’hommes et parvient à les vaincre dans les couloirs de l’immeuble, aidé d’une partie de la chaine du Punisher et de ses incroyables qualités de combattant en close combat.

Mais à l’arrivée, le Punisher a encore fui…

De son coté, Karen qui refuse de plier face à Reyes approche son adjoint et lui demande de lui passer des dossiers secrets sur le Punisher afin de pouvoir les utiliser si Reyes tentait de se débarrasser de lui tout comme elle l’a fait de ses précédents adjoints.

En conclusion, « Daredevil, saison 2, épisode 3 » prend encore plus d’épaisseur avec enfin le face à face entre les deux justiciers aux méthodes opposées : le Punisher en machine à tuer et Dardevil plus partisan de remettre les criminels à la police sans les tuer.

Outre ce face à face tendu, les fans d’action seront comblés avec une scène d’anthologie ou Dardevil se tape à lui tout seul tout un gang de bikers dans les escaliers d’un immeuble glauque.

Difficile de sa savoir ou va nous emmener cette saison toujours plus violente et sombre…

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 20:06

Changement radical de sujet avec « Sécurité privée, enjeu public » coécrit en 2013 par les spécialistes du domaine que sont Eric Delbecque (chef du département sécurité économique de l’Institut National Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice), Pierre Brajeux (directeur de la société Torann-France) et Michel Mathieu (directeur de la société Sécuritas France).

En réalité ce vaste ouvrage découpé en cinq grandes parties fait intervenir une multitude de contributeurs du secteur public (enseignants, préfets, militaires) et privé (responsables et directeurs d’entreprises de sécurité, avocat, consultants) chacun étant censé apporter sa pierre à l’édifice global.

Après une introduction d’Alain Bauer le plus connu des criminologues français, Delbecque rappelle les particularités de l’évolution historique de la question de la sécurité en France, avec une volonté très forte du contrôle de l’Etat dans cette fonction par nature régalienne afin de mettre fin aux conflits nés des pratiques moyenâgeuses dans lesquelles les seigneurs locaux incarnaient la sécurité au niveau de leurs serfs et de leurs terres.

Au XX ième siècle, l’utilisation abusive de « vigiles » transformés en milices privées pour résoudre par la force les conflits sociaux aboutira à la fameuse loi du 12 juillet 1983 afin de mieux réglementer ses activités avant d’être intégrée au Livre VI du Code de la sécurité intérieure.

Mais depuis cette date charnière de 1983, peu d’évolutions ou presque alors que paradoxalement le marché de la sécurité privé a explosé, employant aujourd’hui 150 000 personnes.

Cette explosion est due à un besoin pressant de sécurité dans une société dont le niveau de violence a paradoxalement chuté constamment depuis le XIII ième siècle.

Mais si aujourd’hui on résout moins les conflits avec la violence, celle-ci est devenue insupportable…et on réclame beaucoup plus de choses à l’Etat providence dont les moyens budgétaires en berne ne permettent assurément pas de répondre à toutes ces demandes.

Centralisé et bureaucratique, l’Etat français reste tout comme les grands groupes paralysés par leur taille, une administration peu efficace pour apporter des solutions rapides et innovantes face à des menaces évolutives et complexes comme le terrorisme mondial ou le crime organisé.

D’un autre coté dans le monde aujourd’hui hyper mondialisé et concurrentiel des entreprises, la sécurité des biens et des personnes, tout comme la sécurité des données deviennent des secteurs stratégiques pris en compte par le développement de l’intelligence économique, qui était autrefois réservé au domaine du renseignement.

Ainsi aujourd’hui les trois principes fondamentaux de cette discipline : veille, protection, influence doivent ils être mis en pratique par les entreprises du domaine privé afin de sauvegarder leurs intérêts.

Delbecque prône donc à l’instar des Anglo-Saxons qui ont déjà franchi le cap en privatisant certains fonctions de l’armée américaine confiées à des Sociétés Militaires Privées ou de la surveillance des prisons anglaises, un rapprochement entre les deux faces, publique et privée de la sécurité mais concède néanmoins qu’en France de vives résistances existent notamment sur la question du contrôle des agents de sécurité privé, qu’on soupçonne de former des milices d’extrême droite susceptibles de réaliser le sale boulot de leurs patrons.

Pourtant, explique Delbecque l’efficacité des agents de sécurité est bel et bien reconnue pour tout ce qui concerne la détection et la résolution de problèmes de basse intensité : fraudes, vols, incivilités, vandalisme…

Vient donc l’idée logique dans la conception d’une chaine globale de sécurité, d’augmenter la coopération entre ces deux mondes cloisonnés en définissant plus précisément les périmètres de chacun et en conservant les possibilités de contrôle étatique sur le monde de la sécurité privé.

Dans la seconde partie, les directeurs des compagnies de sécurité prennent la parole, expliquent que l’étendue réelle des activités de la profession : sécurité aéroportuaire, transport de fond, télésurveillance ou recherche façon détectives privés, dépasse le cadre des simples vigiles de supermarché.

L’activité est analysée sous l’angle économique avec le boom des années 2000 (11 septembre, AZF) puis sous la pression de rationalisation des donneurs d’ordres la course à une concurrence effrénée aboutissant à une casse des prix, à une baisse de la qualité, des dérives mafieuses et bel et bien à l’effondrement de réels poids lourds du marché comme Néo Sécurité.

Plusieurs scénarios sont alors imaginés dans les années à venir suivant l’efficacité ou non du CNAPS (Conseil National des Activités Privées de Sécurité) organisme de régulation public-privé chargé de réguler le marché et avoir suffisamment de pouvoir pour empêcher les sous traitance en cascade, les prestations mixtes au rabais (nettoyage+sécurité, voir surveillance incendie+sécurité), l’emploi d’employés non formés étrangers et exploités, comme autant de maux responsables de la piètre image des sociétés de sécurité privées.

Dans cette démarche vertueuse, la contribution des donneurs d’ordre est perçue comme essentielle, avec des cahiers des charges plus centrés sur les garanties de la prestation que sur une course effrénée à la réduction des couts, toujours dangereuse en matière de sécurité.

Poussant plus loin la démarche, les troisième et quatrième parties tentent de dégager des méthodes pour créer un partenariat entre les deux donneurs d’ordre et les prestataires.

Delbecque et le consultant Alain Juillet reviennent alors sur le notion d’intelligence économique et particularisent la nouvelle menace représentée par la cyber sécurité avec comme exemple le collectif des Anonymous capable de frapper pour des raisons en apparence idéologiques des entreprises privées.

Ainsi la cyber sécurité, tout comme la protection des personnes à l’international ou la détection de fraudes pourraient constituer de nouveaux terrains de développement pour les entreprises spécialisées.

Prenant ensuite des exemples dans les pays étrangers comme les Etats-Unis, la Chine Israël ou l’Inde, il est ensuite évoqué la possibilité de créer des structures mixtes public-privé pour consolider les capacités offensives et défensives françaises soumises à une concurrence internationale féroce ou tous les coups, y compris les plus bas sont permis.

Comme si le propos n’avait pas été jusqu’ici assez limpide, deux responsables de chez Renault viennent ensuite en remettre une couche sur l’état des lieux et la nécessité de la mise en place d’une démarche globale et vertueuse émanant des donneurs d’ordre afin d’établir des relations de confiance et l’émergence de prestations innovantes et/ou de qualité chez les sociétés de sécurité.

Claude Tarlet patron de l’USP verse aussi dans la redite des propos de ses confrères avec cependant le mérite de souligner le rôle social des entreprises de sécurité vis-à-vis de l’intégration.

Dans la quatrième partie, le journaliste Nicolas Arpagian s’appuie sur des sondages d’opinion pour analyser l’image du secteur de la sécurité en France : besoin important recensé par la population (plus pour l’Intérieur que pour la Défense), popularité générale bonne mais en baisse pour la police et la gendarmerie avec la persistance de la mauvaise réputation des sociétés privées.

Delbecque à nouveau avec André-Michel Ventre le patron de l’INHESJ, insistent ensuite sur l’importance de la formation des agents avec le rôle central du CNAPS pour délivrer des accréditations, conseiller, assister mais aussi sanctionner lorsque des manquements sont constatés.

L’intervention de Jacques Mignaux, directeur général de la gendarmerie nationale met en avant le savoir faire de la gendarmerie dans la formation des agents de sécurité privée et propose la mise en place de protocoles entre sécurité privée et publique afin de renforcer la complémentarité entre les deux secteurs et décharger les fonctionnaires de taches simples mais chronophages : escortes de détenus condamnés à des peines légères, garde d’entreprises publiques peu sensibles, enquêtes simples, taches administratives…

Moins concret se fait le discours du préfet Jean-Louis Blanchou avec une accumulation complexe de textes, de structures étatiques façon « usine à gaz » et de nombreuses redites par rapport aux contributions précédentes.

Mais ceci n’est rien à coté de l’approche très juridique (lois, décrets, arrêtés, circulaires, conventions) de l’avocat Claude Mathon qui ne fait que renforcer le manque d’unité et d’approche globale entre les différents secteurs de la sécurité, pour rappeler au final que l’application de tous ces textes doit se faire via les actions du CNAPS, du reste scrupuleusement détaillées par le directeur lui-même, le préfet Jean-Yves Latournerie deux chapitres plus loin avec publication de résultats afin de démontrer l’efficacité de l’organisme, si besoin chiffres à l’appui.

En conclusion, ouvrage parfois lourd et victime de nombreuses redites, « Sécurité privée, enjeu public » traite d’un sujet aujourd’hui brulant mais apparait aujourd’hui malgré sa publication récente (2013) déjà dépassé tant les attentats de Charlie hebdo, du Bataclan et de Nice ont encore rehaussé davantage la menace terroriste.

Malgré ce décalage patent, le fond du propos prônant un rapprochement entre services publics aux budgets rognés par les crises et les plans d’austérité successifs et l’apport des sociétés privés reste pertinent, à condition que ces dernières gagnent en crédibilité en se structurant fortement et en apportant des gages de bonnes pratiques (déontologie, qualité, formation) aux autorités de contrôle qui elles resteront publiques.

La France avec ses particularités restera en effet une nation ou l’Etat conserve un pouvoir fort sur les fonctions régaliennes comme la police ou l’armée, ce qui n’interdit pas que les sociétés privées ne viennent compléter l’action publique dans des activités de basse intensité comme la surveillance, le renseignement et la logistique.

Ainsi en délimitant les activités de chacun et en favorisant l’accompagnement des sociétés les plus sérieuses c’est toute la société civile qui sera la grande bénéficiaire…

Pour louable que soit la démarche, un nouveau gap se doit d’être franchi dans la collaboration public-privé après les attentats de 2015-2016 avec probablement un renforcement accru des missions de sécurité du privé…

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Published by Seth - dans Société
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