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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 10:42

Dans « Californication, saison 1, épisode 5 », après un rêve des plus tordus ou se mêlent sexe et religion, Hank Moody (David Duchovny) est contacté par Bill (Damion Young) pour le remplacer dans un cours de littérature pour des collégiennes.

Hank se fait tirer l’oreille mais accepte contre le blouson de celui qu’il considère comme son rival.

Sur place, il constate que son statut d’écrivain émoustille les collégiennes qui lui courent littéralement après.

Nick Lowry (Lance Barber) le professeur de littérature, un gros type pervers l’encourage à en profiter mais Hank refuse tout net malgré les avances de Mia (Madeline Zima) elle aussi présente dans le cours.

Hank est néanmoins agacé lorsque Mia lui annonce vouloir coucher avec son professeur pour le rendre jaloux.

Karen (Natascha Mc Elhone) paye des cours de guitare à Rebecca (Madeline Martin) mais Dave (Joaquin Pastor) le professeur de guitare, un séduisant jeune homme tape également dans l’œil de la vorace Mia qui l’entreprend.

Invité à une émission de radio locale, Hank exprime son dégout pour Internet, le langage SMS et les blogs, trahissant ainsi son manque d’estime pour Meredith (Amy Price Francis) qui a employé une de ces expressions au lit.

Vexée, la volcanique rousse le plaque aussitôt, laissant l’écrivain maudit en tête à tête avec son ami Charlie (Evan Handler) également en proie à une baisse de libido avec sa femme suite aux jeux sado-maso de sa secrétaire Dani (Rachel Minner).

Le cœur brisé, le père et la fille se retrouvent alors pour une promenade réconfortante à Venice beach.

En conclusion, « Californication, saison 1, épisode 5 » est un épisode sympathique un peu moins axé sur le sexe qui présente un aspect plus humain des personnages avec les peines de cœur parfois cruelles des adolescents et les éternelles bourdes de Hank…qui n’a pas son pareil pour tout gâcher !

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Published by Seth - dans Société
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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 14:31

Pour les gens qui ont suivi le tennis dans les années 80 et 90, le nom de Brad Gilbert est loin d’être inconnu, aussi me suis-je rué sur la traduction française de son best-seller de 1994 « Winning ugly » traduit en 2015 par un « Gagner à tout prix, la guerre psychologique au tennis » beaucoup plus politiquement correct.

Coécrit avec le journaliste américain Steve Jamison, « Gagner à tout prix, la guerre psychologique au tennis » se propose de livrer les secrets de l’ex numéro 4 mondial, vainqueur de vingt tournois ATP , tombeur de beaucoup de grands champions de l’époque dont Boris Becker, sa bête noire puis devenu le gourou mental d’André Agassi pour lui faire connaitre de 1994 à 2002 une seconde partie de carrière exceptionnelle.

Pourtant Gilbert dont le physique évoque un « Starsky passé sous un camion » ne disposait pas au départ de qualités physiques ou tennistiques exceptionnelles qui auraient pu laisser à penser qu’il ferait une carrière de ce niveau ou même simplement qu’il puisse devenir athlète professionnel dans le monde hyper concurrentiel du tennis professionnel.

C’est donc l’approche mentale de son sport qui a permis à Gilbert de compenser non pas des défauts, mais une absence de dons ou de qualité naturels.

En guise d’introduction, Gilbert revient sur l’exploit de son poulain André Agassi en 1999, dont la victoire à Roland Garros constitue un véritable chef d’œuvre de préparation mentale en parvenant à reconstruire sa confiance entamée par une blessure, des défaites prématurées et d’autres plus traumatisantes en finale en 1989 et 1990 alors qu’il était archi-favori.

On a droit également à une petite aparté surprenante sur les éternels « espoirs » du tennis français avec la palme accordée à Joe Wilfried Tsonga dont la puissance explosive aurait pu l’amener à un titre majeur pour Gilbert si il était capable de maintenir sa régularité.

Gaël Monfils devrait selon lui travailler à plus de sobriété pour gagner en efficacité au détriment de son coté spectaculaire alors que c‘est l‘inverse pour Gilles Simon, maitre tacticien sans punch.

Quand à Richard Gasquet, son le manque de grand coup décisif le barre au plus haut niveau.

En allant au bout de la réactualisation de son analyse, Gilbert relate l’évolution des technologies des raquettes, des surfaces et de la préparation physique des joueurs pour expliquer la révolution du jeu apportées par les Federer, Djokovic, Nadal et Murray.

Plus que le placement du service de Federer, le lift du coup droit de Nadal ou la vitesse de déplacement de Djokovic, Gilbert insiste sur leur engagement mental, leur perfectionnisme, leur poursuite continuelle d’objectifs et les quelques victoires clés de leurs carrières ayant fait office de déclic pour monter vers les sommets.

Reprenant ensuite le corps du texte des années 90, Gilbert explique dans la première partie l’art et la manière de préparer un match pour prendre un avantage pouvant s’avérer décisif dès les premiers points et justifie l’importance de cette approche par les implacables statistiques de l‘ATP ou 90% des joueurs gagnant le premier set remportent le match.

Que ce soit pour le professionnel aguerri ou le modeste joueur de club, rien ne doit donc être négligé : le rituel de préparation du matériel (boissons, nourritures, rechanges, médicaments), les étirements souvent bâclés ou négligés par les joueurs amateurs et l’échauffement parfait pour dégripper ses coups.

Pour lutter contre le stress d’avant match, il est recommandé de penser à respirer fort et à être léger sur ses appuis voir plus étrangement de chanter ou lire les logos publicitaires (!).

De manière plus iconoclaste, Gilbert recommande de ne pas servir en premier car les services des amateurs ne sont pas décisifs et de gérer sa puissance à 65-70% au début d’un match comme le faisait Ivan Lendl avant de monter en régime.

Mais la force principale de Gilbert réside dans l’approche mentale « active » qui consiste à avoir analyser les forces et faiblesses d’un adversaire, son style de jeu, son comportement, de reconnaitre dans un match les opportunités et à en tirer un maximum de profit.

Ces propos sont illustrés par deux tactiques payante contre Connors au Masters et Becker à l’US Open en 1987.

Ainsi, Gilbert avait constaté que Connors n’avait pas un gros service et n’attaquait pas non plus les seconds balles. Dans l’échange, il aimait jouer en rythme et détestait les balles sans consistance, slicés courtes sur son coup droit.

Pour Becker, l’affaire était de tenter de remettre dans le court son terrible service, de se protéger en servant des première-seconde, de le faire bouger sur son coup droit fort pour le faire potentiellement rater et perdre confiance.

L’attaque le long de la ligne sur un revers en mouvement s’avérait également payante, le but étant de frustrer l’Allemand dont le caractère fier et hautain pouvait se retourner contre lui lorsqu’il rencontrait une résistance acharnée.

Dans la seconde partie, Gilbert se concentre davantage sur l’aspect tactique en demandant de garder l’esprit aiguisé pour analyser le déroulé d’un match afin de s’adapter de manière dynamique à la situation, le but principal étant de pousser son adversaire à jouer des coups qu’il n’aime pas.

Après les anecdotes sur Agassi dont la puissance explosive trouvait ses limites dans sa faiblesse psychologique, celles sur Edberg au jeu d’attaque par ailleurs sans faille, dans son coup droit et celle d’Aaron Krickstein dans les balles slicées courtes sur son coup fort, son légendaire coup droit d’attaque, Gilbert passe un par un tous les styles de joueurs et les meilleurs moyens de les contrer.

Le gourou du tennis dévoile ses trucs contre les joueurs de fond de court, qu’il faut agresser au filet ou faire monter au filet, les joueurs rapides qu’il faut priver de vitesse et les serveurs volleyeurs avec retours en douceur, plongeants, croisés, lobés ou droit sur l’homme.

Il explique comment se comporter pour éviter les attaques sur son revers, gérer les services et retour de service, face à des serveurs faibles, forts et des gauchers.

Gilbert termine ce chapitre par la gestion des moments clés d’un match, notamment les points lorsque l’un des deux joueurs est à 30, les tie-breaks, les débuts de second set ou le gagnant se relâche invariablement tandis que le perdant sort les griffes.

Lors des points sous pression, Gilbert recommande de ne pas se précipiter mais d’obliger l’adversaire à sortir des coups risqués pour s’en sortir.

Il développe ses techniques mentales pour garder sa motivation intacte, ne pas perdre le fil conducteur de son jeu, mais également ne pas hésiter à changer de stratégie pour dérégler le jeu d’un joueur qui domine ou pour corriger des défauts dans son propre jeu à l’instar d’un Pete Sampras capable de baisser temporairement sa puissance de service pour retrouver son rythme.

Tout en s’affranchissant de tout conseil technique, Gilbert recommande de s’entrainer pour faire évoluer l’éventail de ses coups.

S’appuyant toujours sur les exemples de grands champions, il cite la prise de balle précoce d’André Agassi, la constance, la force mentale et la propension à jouer sur ses armes maitresses d’Ivan Lendl, le service, les qualités athlétique et la confiance animale de Boris Becker, le sens tactique et la souplesse de John Mc Enroe, le mental guerrier et la qualité de retour de Jimmy Connors, la variété et le courage de Jim Courrier, l’esprit offensif et les capacités d’adaptation de Pete Sampras… avant de laisser Jamison parler de ses propres qualités : régularité, sens de l’observation, propension à jouer sur les faiblesses adverses.

La troisième partie, la plus « Ugly » de toutes évoque les manœuvres psychologiques utilisés par les plus grands professionnels, à commencer par les folies explosives de John Mc Enroe et Jimmy Connors, passés maitres dans l’art d’influencer les foules et les arbitres par leur charisme et semblant se nourrir de leur propre colère provoquées lorsque le match leur est défavorable.

Gilbert reconnait s’être déjà fait battre par les deux champions alors qu’il les tenait au bout de sa raquette, mais avoir su tirer profit de ses enseignements pour trouver des parades et les vaincre ultérieurement avec une revanche savoureuse sur l’affreux Mc Enroe au Masters 1987 qui provoqua des insultes et une retraite de six mois du champion outré d’une défaite aussi cinglante.

Si Gilbert ne mâche pas ses mots contre Mc Enroe dont il semble garder rancune en expliquant l’incroyable clémence des arbitres à son égard jusqu’en 1990, date de son déclin… il reconnait également l’efficacité d’Ivan Lendl, capable lui de figer le jeu en prenant d’interminables pauses pour casser le rythme adverse lorsque nécessaire.

Même si Gilbert reconnait avec humour n’avoir  jamais réussi à battre Lendl, il propose des stratégies de défenses adaptées de manière à résister à la frustration et à retourner le mécanisme de l’attente contre celui qui la provoque (aller jusqu’à la ligne de fond, refaire ses lacets, tendre les cordes de sa raquette etc).

Contrairement à Lendl, Agassi lui imprime un rythme frénétique aux rencontres, auquel il est important de ne pas se laisser entrainer sous peine d’exploser en vol.

Là encore Gilbert recommande de prendre son temps, de boire, de s’assoir afin de ne pas entrer dans le jeu adverse.

La dernière anecdote est la plus violente avec un match d’une violence extrême contre David Wheaton, un ex top 10 américain des années 90 connu pour son jeu d’attaque et son caractère explosif.

Gilbert explique que lors d’un match à la lucrative Coupe du Grand Chelem en 1990, Wheaton a complètement perdu la tête, l’insultant avec son frère dans les tribunes.

Se refusant de céder à l’affrontement physique qui aurait pu dégénérer, Gilbert a préféré tenir son fil conducteur en ciblant le coup droit plus faible son pression de son adversaire et remporter une victoire haletante en cinq sets, ainsi qu’un chèque d’un million de dollars !

Impossible enfin de ne pas conclure cet ouvrage par le témoignage d’André Agassi, leur rencontre en 1994 au tournoi de Key Biscane en Floride alors qu’il était redevenu 32ieme mondiale, en perte de confiance et le début de leur relation à succès en révolutionnant son approche mentale pour la rendre digne d’un champion de son talent et capable de prendre l’ascendant sur ses rivaux majeurs : Courrier, Becker, Chang et Sampras même si ce dernier était à son maximum de toute façon supérieur.

En conclusion, je ne peux que recommander à quiconque désirant un tant soit peu s’améliorer en tennis et en sport la lecture de « Gagner à tout prix, la guerre psychologique au tennis ».

Malgré une construction un peu confuse ou les anecdotes personnelles, certes passionnantes de l’ancien joueur viennent interférer avec les conseils de rationalité dispensés aux joueurs de club, « Gagner à tout prix, la guerre psychologique au tennis » se dévore d’une traite et se montre plus instructif que n’importe quel traité de management.

On pourra reprocher à Gilbert son approche « gagne-petit » sans flamboyance ni génie, mais on pourra aussi y avoir un homme intelligent ayant exploité au mieux son potentiel pour progresser et atteindre son maximum au détriment sans doute de rivaux plus doués mais moins intelligents ou travailleurs, au palmarès plus modeste.

Gilbert représente donc l’exemple inverse du premier de la classe surdoué réussissant tout sans effort, du mythe du génie universel que le monde moderne tend bien souvent à nous vendre mais plutôt l’incarnation des vertus d’une autre forme d’intelligence plus concrète : celle de la facultés d’adaptation.

Je pense donc que suivre les préceptes de Brad Gilbert pourrait donc nous aider à mieux gérer nos vies, à mieux supporter les période de stress, de colère ou de frustration en se forçant à avoir une vision rationnelle, positive et entreprenante des évènements.

 « Gagner à tout prix, la guerre psychologique au tennis », un livre à intégrer donc dans la liste de vos livres de chevet !

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 21:17

Grand succès des films d’horreur des années 80, « Jeu d’enfant » est le premier opus de la série des Chucky.

En 1988, Tom Holland s’y colle en narrant la cavale d’un tueur psychopathe Charles Lee Ray (Brad Dourif) poursuivi par l’inspecteur Mike Norris (Chris Sarandon) dans un magasin de jouets, qui avant de mourir, utilise un rituel magique pour parvenir à transférer son esprit malade dans une poupée pour enfant.

Plus tard, Andy Barclay (Alex Vincent) un jeune enfant de Chicago reçoit ladite poupée Chucky en cadeau de sa mère Karen (Catherine Hicks).

Retenue un soir à son travail, Karen confie Andy à garder à une collègue Maggie Peterson (Dinah Manoff) mais la garde tourne mal et Maggie frappée par la poupée se défenestre.

Malgré l’arrivée de Norris, l’influence maléfique de Chucky continue d’agir sur Andy, qui prend seul le métro, pour conduire la poupée dans une zone dangereuse de la ville pour éliminer son ancien associé Eddy Caputo () qui l’avait abandonné le soir de son meurtre.

Mais personne ne croit Andy qui est placé dans un hôpital sous la surveillance du Dr Ardmore (Jack Colvin).

Karen tente à son tour de faire parler la poupée qui se montre parfaitement mutique jusqu’à ce qu’elle menace de le jeter dans le feu.

Violent, Chucky s’échappe et tente ensuite d’éliminer Norris en s’immisçant dans sa voiture pour le poignarder.

Après un spectaculaire accident de voiture, Norris parvient à s’en sortir vivant.

Bléssé par balle, Chucky va retrouver John Simonsen (Raymond Olivier) son maitre vaudou pour lui expliquer la raison de sa soudaine vulnérabilité.

Tout en regrettant que ses enseignements aient été détournés, John explique à Chucky qu’il va redevenir peu à peu humain et donc mourir…

Torturé, le maitre vaudou, finit avant de mourir par lui donner la seule façon de s’en sortir, se transférer dans le premier être humain à qui il a dit son secret.

Animé d’un joie cruelle, Chucky se met alors à la recherche d’Andy pour renaitre dans le corps d’un enfant.

Pour sauver sa vie, Andy fuit l’hôpital ou Chucky tue Ardmore (Jack Colvin) en l’électrocutant.

Coincé par Chucky, Andy reçoit l’aide de Karen et Norris.

Le combat contre la poupée infernale qui résiste au feu et aux tirs par balles, est terrible et occasionne la mort de Jack (Tommy Swerdlow) l’ami de Norris.

Mais Chucky est semble-t-il détruit.

En conclusion, « Jeu d’enfant » est un film violent et vicieux parvenant à créer un climat malsain autour d’une simple poupée rousse à taches de rousseur capable de se muer en horrible machine à tuer.

Exploitant habilement les rituels vaudou, l‘atmosphère glaciale d‘un Chicago en plein hiver, « Jeu d’enfant » rappelle un peu sans l’égaler l’excellent « Candyman ».

Seule sa fin à rallonge grandguignolesque vint quelque peu altérer sa redoutable efficacité.

Et comme pour les franchises à succès, six suites ont permis à l’horrible poupée de traverser les époques !

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 13:19

En 2004, Jim Wynorski nous régale ave « L’ile des Komodos géants ».

Dans ce film d’horreur de série Z, un groupe de braqueurs de casino doit après une violente tempête faire atterrir son hélicoptère sur une ile perdue près d’Hawaï.

Ils ignorent en fait qu’ils sont tombés sur un centre d’expérimentation de la Marine américaine pour créer une nouvelle race de monstres.

Foster (Jay Richardson) le commandant à l’origine du projet, doit pourtant se rentre à l’évidence après la perte d’un commando de six hommes, le projet lui a échappé et a donné naissance à au moins un dragon de Komodo d’une taille gigantesque.

Il cède donc aux injonctions du professeur Nathan Philipps (William Langlois) et de sa compagne Dawn Porter (Gail Harris) pour les envoyer sur place afin de résoudre le problème.

Mais les scientifiques constatent qu’il est impossible de contrôler la situation et se résolvent à faire évacuer la base, composée de Hanson (Ted Monte), Rebecca (Glori Ann Gilbert) la fille de Philipps.

A cours de carburant, ils décident de couper la journée la clôture électrique qui les protègent dans l’attente d’une évacuation par l’aeronavale.

Au cours d’une excursion près des cascades, Rebecca et Dawn sont pourtant agressées en pleine journée par le Komodo géant.

Une intense fusillade éclate et force les gangsters à voler au secours des scientifiques pour échapper de peu au monstre semblant invulnérable aux balles.

Profitant de la confusion, Jake (Tim Abell) le pilote d’hélicoptère embauché par les gangsters se rebelle contre l’autorité de Drake (Paul Logan) le leader.

Les gangsters unissent leurs forces aux scientifiques pour survivre dans l’attente du lendemain.

Mais Reece (Cam Nelwin) l’un d’entre eux se montre infecté à son tour et perd la tête, se faisant dévorer sur place.

Cette mort ainsi que la pénurie de carburant forcent les occupants à tenter de fuir par l’hélicoptère que peut piloter Jake.

En nombre trop important pour décoller, la mort de la belle Tiffany (Melissa Brasselle) petite amie de Drake ainsi que de Hanson frappé d’un coup de queue tombent à point nommé.

Alors que Foster envoie des avions de chasse pour passer l’ile au napalm, Philipps infecté par un morsure d’Hanson, se sacrifie en se faisant exploser à l’intérieur du Komodo.

L’hélicoptère décolle tandis que les avions bombardent l’ile.

Seul Drake reste sur place pour garder le butin du braquage bien inutile à présent.

Mais il constate amèrement que d’autres Komodos étaient présents et se fait dévorer sur place.

Les survivants font exploser l’affaire de la base secrète dans les médias ce qui pousse Foster à se suicider par crainte du scandale.

En conclusion, « L’ile des Komodos géants » est un sous-produit que certains qualifieront de nanard mais qui offre un sympathique divertissement.

L’intrigue est basique, les Komodos géants assez ridicules mais on rigole pas mal avec des scènes d’action ou les héros vident des montagnes de chargeurs sans aucun effet et ou les quelques playmates dignes d’un magazine Playboy montrent leurs formes pour oui ou un non.

Alors nanard certes mais plutôt agréable si l’on accepte de ne pas se prendre trop au sérieux !

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 09:16

Pour fêter la fin de cette année pourrie voici une petite rétrospective des films d’horreur des années 80.

A tout saigneur, tout honneur, « Puppet master » de David Schmoeller.

Sorti en 1989, ce premier volet d’une longue série déjà datée commence en 1939 ou André Toulon (William Hickey) un marionnettiste ayant réussi à donner vie à des poupées en usant de magie égyptienne se suicide dans un hôtel de la Californie avant d’avoir pu être arrêté.

Bien plus tard, des mediums américains cherchant à percer le secret de Toulon sont convoqués par leur collègue Neil Gallagher (Jimmy F Skaggs).

Ainsi Alex Whitaker (Paul le Mat), Dana Hadley (Irene Miracle), Frank Forester (Matt Roe) et Carrisa Stamford (Kathryn O’Reilly) se retrouvent ils dans le même hôtel décrépi  ou se cachait Toulon pour constater la mort par suicide de Gallagher.

Sceptiques, ils restent en présence de la veuve Megan (Robin Frates) et la gérante du bâtiment Theresa (Mews Small) qui n’accueille pas d’un bon œil leur venue.

Gallagher est bien dans son cercueil mais son corps ne tarde pas à se déplacer mystérieusement ce qui cause la panique de Megan et la curiosité des mediums.

On s’aperçoit également que les marionnettes de Toulon ont pu renaitre à la vie grâce aux recherches obstinés de Gallagher et commencent à semer la terreur dans l’hôtel.

Theresa est ainsi frappée à coup de tisonnier par Pinhead une poupée à la petite tête par rapport à son corps surdimensionné et puissant.

L’horreur ne s’arrête pas là puisque Frank et Carissa sont également assassinés en pleine séance de copulation, Carissa ayant la tête percée par Tunneler, une poupée dont la tête est remplacée par le foret d’une perceuse, Frank étant saigné à mort par des sangsues vomies de la bouche d’une poupée féminine Leech woman.

Mais le plus vicieux d’entre eux semble être Blade, une poupée morbide usant d’un crochet et d’une lame-couteau pour traquer et tuer Dana, qui finit par succomber non sans une résistance farouche face à Pinhead et son dernier bourreau.

Seuls survivants, Frank et Megan unissent leurs forces et comprennent que Gallagher est en réalité encore envie.

Ayant percé le secret de l’immortalité, il revendique à présent le contrôle des poupées mortelles de Toulon et aligne les cadavres dans la salle à manger.

Toulon n’hésite pas à frapper Frank mais sonné par Megan, a la désagréable surprise de voir ses poupées emmenées par Jester capable de changer de visage suivant la situation, se retourner contre lui et le tuer.

La mort de Gallagher met fin à la mortelle série… Frank quitte l’hotel laissant Megan avec le petit chien empaillé de Dana miraculeusement revenu à la vie !

En conclusion, en dépit d'un scénario basique et ses personnages taillés à la truelle, « Puppet master » est une petite référence du genre horrifique.

Les poupées sadiques mettent mal à l’aise et font vraiment peur lorsqu’elles traquent de manière sadique les minables médiums perdus dans ce grand hôtel décrépi situé au bord de mer.

Malgré ses immenses faiblesses, « Puppet master » marquera surtout les esprits par l’originalité de son idée de base et par quelques scènes d’actions particulièrement fortes !

Assez pour générer un culte et onze suites !

Série toujours en cours…

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 17:47

Retour au cinéma brésilien avec « Le chemin » film de Luciano Moura.

Sorti en 2014, « Le chemin » commence à São Paulo, ou Théo (Wagner Moura) un médecin brésilien aisé, vit une passe difficile en se séparant de Branca (Mariana Lima).

Le couple se dispute pour principalement la maison que Théo souhaite vendre au plus vite tandis que Branca y habite encore.

Mais entre deux coups de gueules, survient un élément majeur, la disparition de leur fils Pedro (Bras Moreo Antunes) qui après avoir refusé de partir étudier en Nouvelle-Zélande, s’évanouit dans la nature.

Très inquiet, le couple questionne son ami Levy (Max Huszar)  puis s’aperçoit que Pedro avait préparé sa fugue depuis longtemps en vendant son ordinateur pour se faire un peu d’argent.

Un passage dans un refuge leur fait comprendre que Pedro est parti sur un cheval noir en falsifiant ses papiers d’identité.

Théo se lance alors dans une quête effrénée en tenant au courant Branca restée seule pour garder la maison.

Un accident près d’une favela lui fait comprendre que Pedro, blessé a trouvé refuge pour une nuit et est ensuite parti vers Espirito Santo.

Théo suit la piste jusqu’à une rivière et tente désespérément de traverser malgré les réticences d’une famille modeste vivant sur une barge.

Après une nuit de sommeil sur la barge, Théo reprend ses recherches et trouve ensuite un homme (João Fabio Cabral) portant le même tee shirt que son fils.

Il lutte avec le paysan dans les champs qui le croit fou et qui finit par lui dire que son fils lui a donné ce tee shirt en échange d’un peu d’eau.

S’enfonçant de plus en plus dans la campagne brésilienne, Théo qui n’a plus de portable depuis une chute dans la rivière fait le forcing pour passer un coup de fil dans un modeste village de paysans mais se heurte à un refus obstiné du seul vieil homme (Rui Rezende) cardiaque possédant un portable.

Irrité, il prend le téléphone en donnant de l’argent au vieux monsieur mais part sous une pluie de pierres des villageois.

Dans l’état de Mina Gerais, il rencontre des jeunes auto-stoppeurs qu’il amène à un festival de rock-music hippie.

Théo continue de chercher son fils qui a passé quelques heures sur place avant de tailler la route.

Avant de partir, Il trouve le moyen d’accoucher une femme hippie refusant d’aller à l’hôpital.

Sur la route, Branca le rappelle en lui disant qu’elle a trouvé ou son fils a fui, dans la ferme de son grand-père à Espirito Santo pour lui offrir un cheval.

Choqué, Théo marche sur la route et se fait renverser par une voiture.

Custodio (Abrahão Farc) l’homme qui l’a frappé le recueille et le remet sur pieds, suffisamment pour que Théo emprunte une moto chez un garagiste ayant vu Pedro qui a dessiné pour lui.

Arrivé à la ferme du grand-père Sal Gadelha (Lima Duarte), Théo s’explique avec celui-ci et lui reparle après des années de brouille.

Menuisier, le vieil homme lui explique que son fils a hérité de lui d’un don pour le dessin…

Les retrouvailles familiales sont ensuite intenses, Branca pouvant enfin gouter à la piscine fraichement réparée…

En conclusion, « Le chemin » est un très bon film d’auteur brésilien prenant pour thématique les difficultés de communication familiales et les complexes relations père-fils.

L’histoire, tout d’abord extravagante, prend peu à peu du sens et met en valeur le parcours initiatique de ce médecin paulista écumant les campagnes de São Paulo, du Mina Gerais et d’Espirito Santo pour retrouver son fils.

Plaisant donc, riche et intense, un film intelligent et profond qui vaut le détour !

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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 08:54

Sorti en 1981, « Outland...loin de la terre » est un film de science fiction relativement peu connu dans l’immense filmographie de Sean Connery.

Réalisé par Peter Hyams, « Outland » se déroule dans un futur lointain ou sur une lune de Jupiter appelée Io, un nouveau marshall du nom de Terry O’Niel (Sean Connery) se trouve affecté.

Laissant de coté sa famille sur terre, O’Niel constate dès le début une étrange recrudescence de morts d’ouvriers perdant les pédales et se suicidant en sabotant leurs combinaisons spatiales.

Il charge alors le docteur Lazarus (Frances Sternhagen), une femme bourrue, d’enquêter sur le sujet et découvre que les morts sont dues à l’ingestion de drogues multipliant les capacités des travailleurs mais les conduisant à terme à la folie.

O’Niel lance interroge les systèmes informatiques de la station, recoupe les informations des systèmes vidéos, et comprend que Sheppard (Peter Boyle) le directeur de la station est impliqué dans un vaste trafic utilisant deux dealers Nicholas Spota (Marc Boyle) et Russell Yario (Richard Hammatt) pour la distribution.

Pire que cela, son adjoint Montone (James Sikking) reconnait lui aussi son implication passive au cours d’une partie de squash.

Il traque alors Spota, l’arrête après avoir constaté son extrême dangerosité et le met en apesanteur dans une cellule afin de le faire parler.

Mais le dealer est retrouvé mort et Montone étranglé par Yario.

O’Niel lutte pour sa survie face à Yario et finit par le tuer.

Il retourne ensuite vers Sheppard et lui annonce avoir détruit sa marchandise.

Furieux, le directeur le menace en retour de mort et fait appel à des tueurs chevronnés pour abattre le marshall problématique.

Lorsque la nouvelle se sait, O’Niel est lâché par ses hommes notamment le sergent Ballard (Clarke Peters) car personne dans la station n’ose défier le tout puissant Sheppard.

A l’arrivée des deux tueurs armés de fusils à lunettes à intensificateurs de lumière, O’Niel est blessé au bras mais reçoit l’aide de Lazarus, qui l’aide à bloquer l’un des deux tueurs (PH Moriarty) dans un sans afin que la décompression spatiale le tue.

Mal en point, O’Niel enfile une combinaison spatiale et passe par l’extérieur pour éviter le second tueur (Doug Robinson) qu’il fait mourir après l’avoir forcé à tirer sur une verrière d‘un jardin, ce qui aboutit à l’entrée du vide spatial dans la pièce.

Mais c’est ensuite Ballard qui l’attaque avec lui aussi une combinaison.

Le combat entre les deux hommes sur les flancs de la station tirant son énergie des immenses panneaux solaires est dantesque mais O’Niel triomphe, jetant Ballard dans l’espace.

De retour au bar de la station il frappe à la mâchoire Sheppard qu’on sait condamné par l’organisation pour laquelle il travaille.

Soulagé, il quitte la station dans la ferme intention de revoir sa femme Carol (Kika Markham) et son fils restés sur terre.

En conclusion, « Outland...loin de la terre » est un film fort au scénario de western, transposé dans un cadre industrio-spatial prenant.

Sean Connery y reçoit un rôle d’homme fort qui ne se laisse pas marcher sur les pieds par les grands patrons corrompus uniquement intéressés par la rentabilité au détriment des hommes.

« Outland...loin de la terre » compense la relative faiblesse de ses effets spéciaux, par son climat sombre et paranoïaque, son scénario puissant et efficace, ainsi que la grande qualité de ses acteurs.

Je vous invite donc à découvrir ou redécouvrir ce film de SF méconnu mais valant le détour !

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 09:17

En 2005, Laurent Cantet adapte l’écrivain haïtien Dany Lafferiere dans « Vers le sud ».

L’histoire se déroule à la fin des années 70 dans un hôtel d’Haïti ou se réunissent des femmes d’âge mur occidentales dans le but de prendre du bon temps avec les jeunes hommes locaux.

Brenda (Karen Young) une quadragénaire américaine revient sur place dans le but de retrouver son jeune amant de dix huit ans Legba (Menothy César) qui lui a fait connaitre son premier orgasme lors d’une étreinte sous le soleil trois ans auparavant.

Mais elle réalise que Legba n’est pas plus attaché à elle qu’aux autres femmes et est déjà avec Ellen (Charlotte Rampling) professeur à l’université de Boston qui administre de main de maitresse les relations au sein du petit hôtel.

Brenda assiste donc au jeu cruel de voir l’homme pour qui elle est revenue se montrer intime avec sa rivale de 55 ans qui assume sans aucun complexe sa relation.

C’est en effet ce coté décomplexé qui marque le plus, comme le pratique la québécoise Sue (Louise Portal) avec un autre jeune homme noir musclé.

Le long des plages paradisiaques des caraïbes, on danse, joue et fait l’amour.

Mais derrière cet aspect idyllique se cache la réalité plus brutale d’Haïti, la misère, le racisme, la concurrence et les embrouilles avec un des colonels de la région que fuit Lossita (Daphné Destin) une amie proche de Legba.

Lorsque Brenda parvient à amener son petit protégé dans le centre ville pour lui faire des cadeaux, il est pris en chasse par Frank (Guiteau Nestan) un homme de main qui tente de le tuer.

Legba s’en sort en se cachant puis revient au club chercher refuge auprès de ses protectrices blanches.

Après une dispute avec Ellen qui tente de l’aider, Legba retourne dans sa famille.

Son corps sans vie ainsi que celui de Lossita sont retrouvés au petit matin près de la plage.

Brenda est effondrée, Ellen lui reprochant violemment d’avoir causé sa perte en introduisant une ridicule histoire d’amour dans un monde qui ne le permettait pas.

Seul Albert (Lys Ambroise) le maitre d’hôtel rassure dignement les femmes, tout en sachant que le meurtre de Legba sera classé sans suite.

Albert raccompagne Ellen à l’aéroport tandis que Brenda prend un bateau pour se lancer dans un périple vers les iles des caraïbes dans le but de connaitre d’autres de ces hommes du sud qui lui ont donné tant de plaisir.

En conclusion, « Vers le sud » aborde un sujet brulant et tabou : le tourisme sexuel féminin et l’exploitation qui est faite des jeunes hommes des iles des caraïbes…

Derrière l’attrait de la chair fraiche, se cache un grand manque affectif, la peur de la vieillesse, de la solitude et de la mort…qui trouve en écho la misère économique et sociale de la jeunesse d’Haïti.

Lorsque l’amour nait dans un contexte aussi difficile, il ne peut être que déséquilibré, dangereux et conduire à des situations dramatiques.

Ici ces femmes riches et détachées finissent par se heurter à la violence qui existe bel et bien derrière les plages et les hôtels tropicaux…

Film puissant et dérangeant, « Vers le sud » est marqué par son rythme lent, indolent et par une certaine froideur qui glace tout le long le spectateur.

A voir pour les plus courageux d’entre vous.

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 17:09

Petite plongée dans le passé avec « Karaté kid » de John G Advilsen, le père immortel du premier « Rocky » qui révéla au monde entier Sylvester Stallone.

Sorti en 1984, « Karaté kid » ressemble fortement à « Rocky » dans sa construction et montre les difficultés d’intégration de Daniel Larusso (Ralph Macchio) un jeune homme obligé de déménager avec sa mère Lucille (Randee Heller) du New-jersey à la Californie pour s'y construire un meilleur avenir.

Vivant dans un appartement minable d’un quartier modeste de Los Angeles, les Larusso tirent en réalité le diable par la queue.

Daniel tape certes dans l’œil d’Ali Mills (Elisabeth Shue) une jeune blonde des quartiers huppés rencontrée sur la plage mais devient également du même coup l’ennemi de Johnny Lawrence (William Zabka) son ex petit ami qui dirige une bande de motards particulièrement agressifs.

Tabassé par Lawrence qui pratique le karaté, Daniel tente de s’inscrire lui aussi à un club mais comprend que l’enseignement centré sur la violence du dojo de John Kreese (Martin Kove) son maitre, n’est pas pour lui.

Au collège si Ali continue d’en pincer pour lui, la situation ne s’arrange pas avec Lawrence et sa bande, qui continuent de le persécuter à moto…

Esseulé et mal dans sa peau, Daniel trouve du réconfort auprès de Kesuke Miagy (Pat Morita) le vieil homme chargé de l’entretien de sa résidence et accessoirement un sage qui lui inculque les vertus de la patience avec la culture des bonzaïs.

Lors d’une fête d’Halloween, Daniel provoque Lawrence en l’aspergeant d’eau aux toilettes mais l’arrogant blondinet rameute ensuite toute sa troupe pour le châtier.

Daniel échappe de justesse à une dangereuse raclée par l’intervention de Miagy qui malgré son jeune âge met KO les cinq durs à cuir en un tour de main.

Miagy tente d’intercéder auprès de Kreese pour mettre fin à l’harcèlement de son protégé mais se heurte à la dureté du maitre qui ne veut pas perdre la face devant ses élèves.

Après un dialogue houleux, Miagy accepte que Daniel combatte les élèves de Kreese au championnat d’arts martiaux en échange d’une trêve de deux mois.

Daniel est donc contraint de suivre les enseignements de Miagy pour être prêt  à lutter.

Mais les débuts sont difficiles et Miagy l’astreint à d’éreintantes corvées : laver ses vieilles voitures, brosser ses meubles et repeindre palissade et maison.

En parallèle, la situation se tend avec Alice dont les parents aisés poussent vers Lawrence, fils de bonne famille.

Daniel tient le coup puis se rebelle, ce qui pousse Miagy à lui révéler le pourquoi de ces exercices dans les mouvements de karaté hérités de son ile d’Okinawa.

L’entrainement se poursuit dans une barque sur un lac puis sur un poteau d’une plage afin d’acquérir l’équilibre, qualité essentielle pour la pratique du karaté.

Dans l’intimité, Miagy se livre un peu plus sur son histoire personnelle délicate avec son héroïsme au combat, les persécutions contre les américains d’origine japonaise durant la guerre de 1939-1945 et la mort tragique de sa femme pour cause de manque de soins !

Le jour du championnat Daniel est prêt et triomphe de ses adversaires.

Agaçé, Kreese demande à Bobby (Ron Thomas) un de ses disciples de casser la jambe de Daniel en demi finale afin d’assurer la victoire à Lawrence.

Bobby accepte à contrecœur mais Daniel est remis d’attaque par les mains expertes de Miagy qui lui permet de reprendre le combat pour le titre.

En finale, il utilise la technique du héron pour surprendre le très athlétique Lawrence et le vaincre en appui sur une jambe.

C’est la consécration pour Daniel sous les yeux enamourés d’Ali !

En conclusion, énorme succès commercial qui fit sans nul doute exploser le nombre de pratiquants de karaté dans le monde, « Karaté kid » est une vieillerie des années 80 d’une naïveté désarmante qui ne pourra plaire qu’aux plus nostalgiques ou plus naïfs d’entre nous.

Si on excepte ses scènes de combat bien tardives et assez peu spectaculaires avec un jeune acteur chétif et peu athlétique, le film contient un coté attachant montrant le mal être adolescent, le manque de repères paternels et les vertus de la patience, du travail visant à l’apprentissage et à la réussite.

Sympathique, désuet et tellement américain ans l’esprit, « Karaté kid » se doit d’être montré aux jeunes gens du monde entier au moins une fois dans leur vie, même si il demeure pour moi à des kilomètres de l’impact d’un « Rocky » !

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Published by Seth - dans Sport
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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 15:54

En 2016, Safy Nebbou adapte au cinéma le roman de Sylvain Tesson, « Dans les forets de Sibérie ».

Teddy (Raphael Personnaz) un jeune français en remise en question personnelle profonde, délaisse sa vie parisienne pour s’exiler dans une cabane perdue avoisinant le Lac Baïkal dans l’immensité de la taïga russe.

Après un premier contact avec les locaux, Teddy achète la cabane dans laquelle il est censé habiter et hérite d’un fusil pour se défendre contre les ours ou chasser.

Peu à l’aise, il fait alors ses premiers pas de Robinson volontaire, se calfeutrant prêt du poêle à bois pour se protéger du vent et du froid parfois mortels dans cette région.

Ses uniques compagnons sont les livres et la vodka…mais aussi un ours qui lui fait une belle frayeur et l’oblige à se calfeutrer nu dans sa banya en le laissant dévorer ses provisions.

Maladroit à la chasse au cerf, Teddy est contraint de faire 5 heures de patin sur le lac glacé pour racheter des provisions auprès des gardes forestiers du coin qui lui apprennent qu’un homme s’est également caché dans la région pendant des années pour fuir un crime qu’il avait commis à Irkoutsk.

A son retour chez lui, une violente tempête l’oblige à rester cloitré chez lui mais une sortie obligatoire dehors pour aller chercher du bois se transforme en calvaire.

Piégé par le blizzard, Teddy chute lourdement sur la glace et perd connaissance.

Il est sauvé de la mort par un russe, un braconnier qui se masque le visage pour ne pas être reconnu.

L’homme lui apprend à tirer au fusil et lui prodigue des conseils de survie.

Peu à peu la confiance le gagne et il lui révèle son nom Aleksei (Evgueni Sidikhine).

Les deux hommes chassent le cerf ensemble et se trouve également piégés dans une tempête de neige en traquant un ours blessé au cours d’une chasse à l’hélicoptère.

Sentant la mort arriver dans la grotte ou ils ont trouvé refuge, ils prient… mais surtout Aleksei livre ses secrets : il est bien le criminel ayant tué un ancien supérieur de l’armée à Irkoutsk et étant en cavale depuis douze ans.

Les deux hommes survivent et scellent leur amitié à la vodka.

L’incursion de chasseurs faisant une halte chez Teddy provoque un instant de stress, mais les hommes ne trouvent pas Aleksei qui avait été contraint de se cacher dehors.

Malade, le vieux russe tente de se soigner seul mais finit par se résigner à laisser Teddy aller à Irkoutsk pour lui trouver des médicaments.

Teddy lui promet de revenir et qu’il finira sa vie auprès de sa famille après que son crime soit prescrit.

Après des adieux émouvants, Teddy trouve les médicaments à Irkoutsk  en soudoyant un médecin et se rend à la gare pour se faire traduire une lettre que lui a remis Aleksei, mais à sa grande surprise il découvre que la lettre lui était destiné avec une injonction à rentrer chez lui auprès des siens en délaissant cet endroit inhospitalier.

A son retour, Teddy découvre Aleksei mort et obéissant à ses dernières volontés jette son corps dans le lac.

Lorsque la fonte des glace a lieu, provoquant d’énorme craquements et une autre vision du lac se transformant en mer intérieure baignée de soleil, Teddy fait ses valises et laisse sa cabane…

En conclusion, « Dans les forets de Sibérie » est un film extraordinaire qui surclasse de la tête et les épaules le livre de Tesson.

Prenant ses distances avec l’ouvrage de base très contemplatif et centrée sur la vie intérieure de l’auteur, Nebbou réalise une œuvre personnelle plus dynamique mettant en lumière une belle rencontre entre deux âmes brisées et solitaires, l’ermite français et l’ancien criminel russe.

Epuré, visuellement superbe comme la nature russe et ses rudes montagnards au grand coeur, « Dans les forets de Sibérie » est également servi par des acteurs hors du commun.

Ne cherchez plus le film français de l’année, « Dans les forets de Sibérie » est une œuvre culte infiniment supérieure au très surestimé « Into the wild » de Sean Penn !

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Published by Seth - dans Aventure
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