Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 16:48

deadpool.jpg4

 

 

On reste dans l’univers des comic books mais pour aborder le renouveau du genre avec « Deadpool corps, le club des cinq ».

Sorti durant les années 2010, cette mini série crée par Victor Ghischler a été volontairement confiée à une pléiade de dessinateurs afin de faire ressortir les différentes incarnations du super héros psychotique Deadpool.

La première d’entre elles est Wanda Wilson, une femme œuvrant dans un monde parallèle ou elle affronte une Amérique fasciste régie soutenue par Captain america.

Avec Rob Liefeld aux dessins, Wanda fait un carnage face aux soldats américain avant de se heurter a un Captain america doté d’un bras artificiel en métal qui n’a aucun mal compte tenu de ses blessures à prendre le dessus sur elle.

Le véritable Deadpool (Wade Wilson) surgit alors d’une faille temporelle et engage une lutte farouche face à Captain america finalement neutralisé par un coup de sabre en traitre dans le mollet de Wanda.

Wade indique à Wanda qu’il cherche à monter une équipe de Deadpool pour sauver l’univers et embarque sans plus de façon la jeune femme.

Dans la seconde partie, le dessinateur Whilce Portacio fait régresser Deadpool au stade infantile et le met en scène à l’institut du Professeur X, ou son psychisme instable et rebelle ne tarde pas à lui mettre tous les X-men à dos.

Le véritable Deadpool intervient une nouvelle fois pour le tirer in extremis d’affaire et l’embarquer en l’affublant du nom ridicule de Régis.

Avec Philip Bond aux dessins, Deadpool est Wilson un chien ayant subi une expérience scientifique le rendant quasi immortel.

Laissé pour mort comme un rebut de laboratoire, Wilson échoue dans un cirque ou sa résistance phénoménale fait des miracles.

Même si les scientifiques lui envoie un Wolverine canin aux basques, Wilson s’en sort et est secouru de la même manière que les autres par le vrai Deadpool.

On comprend alors que le Gardien de la Galaxie fait voyager Deadpool pour  constituer son groupe.

Les aventures se succèdent toujours plus folles avec sous l’impulsion de Paco Medina cette fois un Deadpool réduit à l’état de crane récupéré par des marins et offert à un scientifique cinglé vivant seul sur une ile.

Une fois les marins massacrés et le crane récupéré, Deadpool considère son équipe comme complète et le plus dingues dessinateur Kyle Baker met alors en scène un match entre le Deadpool corps et une race d’extra terrestres bisounours dans un environnement spatial.

Les Deadpool combattent sous l’égide du Gardien tandis que les bisounours sous la bannière du Grand Maitre, autre doyen de l’univers bien connu du monde Marvel.

Complètement fou et imprévisible, le Deadpool corps n’a aucun mal à prendre le dessus sur ses adversaires et remporte haut le main le match en faisant au passage un nombre élevé de victimes.

Le Gardien est donc pleinement satisfait de son recrutement et peut donc révéler à ses protégés la véritable nature de la menace à combattre.

En conclusion, « Deadpool corps, le club des cinq » est à l’image de son héros un divertissement jubilatoire complètement fou.

On sent bien que le scénario quasi inexistant est le prétexte à développer plusieurs histoires toutes plus allumées les unes que les autres.

Un humour ravageur est largement présent, ainsi que quelques fois des allusions sexuelles bien salaces.

Une histoire à ne surtout pas prendre au premier degré mais à déguster l’esprit libre en profitant de l’incroyable élan de créativité qui l’habite.

Et si Deadpool était mon super héros moderne préféré ?

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 14:17

hulk_futur_imparfait.jpg3

 

 

Les comic books décidément toujours à l’honneur en ces chroniques avec « Hulk, tome 1, futur imparfait » de Peter David (scénario) et George Perez (dessins).

Comme son titre l’indique, « Hulk, tome 1, futur imparfait » se place dans le cadre assez original d’un futur proche ou un conflit atomique a rasé pratiquement toute la population mondiale et ou une version futuriste de Hulk appelée le Maestro règne sur une ville appelée Dystopia préservée de l’holocauste.

Le Hulk du présent se retrouve parachuté dans ce monde du futur et découvre avec horreur la brutalité du Maestro qui fait régner à l’aide de ses milices une véritable terreur.

Fidèle à lui-même, Hulk ne tarde pas à se faire remarquer en portant secours à un mouvement de rébellion traqué par les gardes surarmés du Maestro.

La puissance du géant vert fait la différence même face aux armes puissantes et sophistiquées des miliciens et gagne le droit de les accompagner dans leur base sous terraine.

Là il découvre un Rick Jones changé en vieillard qui lui révèle que le Maestro a tué tous les super héros et super criminels de la Terre pour assoir son hégémonie.

Mais entre temps, le Maestro a fait parler un des rebelles fait prisonnier et prend personnellement la tête d’une expédition destinée à détruire les rebelles.

Malgré leurs formidables défenses high tech, les rebelles ne peuvent lutter contre un ennemi en apparence aussi invulnérable que Hulk et le mano à mano entre les deux colosses de jade parait donc inévitable.

Le combat s’engage alors et le Maestro aussi fort mais plus roublard et stratège que Hulk parvient à le désorienter en s’en prenant à des civils pour mieux le terrasser.

Hulk est donc vaincu et grièvement blessé, obligé de rester alité chez son vainqueur qui le traite étonnamment bien dans l’espoir de le rallier finalement à sa cause.

Hulk feint la soumission le temps de se remettre à vitesse grand v de ses blessures puis fait entrer ses amis rebelles dans le palais du Maestro pour une contre attaque cinglante.

Mais le Maestro est décidément plein de ressources et utilise une armé crée pour le tuer par Forge pour une nouvelle fois blesser Hulk.

Ayant suivi les traces du colosse blessé, le Maestro arrive jusqu’à la tanière de Rick Jones et le tue.

C’est donc un Hulk plus revanchard que jamais qui se dresse contre lui.

Utilisant le bouclier de Captain america et d’autres reliques de super héros trainant chez Jones, Hulk blesse Maestro puis le place dans la machine temporelle de Fatalis pour le ramener dans le passé en plein sur le champs de tir d’une bombe gamma dont l’explosion le tue net.

Pour finir Hulk envoie dans le ciel les cendres de son vieil ami Rick Jones, catapultées sur le bouclier de Captain america.

En conclusion, « Hulk, tome 1, futur imparfait » est une œuvre originale et très prenante ou un Hulk doué de capacités de raisonnement affronte une version dévoyée de lui-même dans un futur apocalyptique.

Le scénario est excitant, le monde crée suffisamment enveloppant et le lecteur avide de combats « larger than life » y trouve son comptant.

Autre point fort, le style magnifique de Perez, qui met en image par son trait fin, précis et coloré cette histoire de double futuriste.

Enfin, la touche émotionnelle n’est pas oubliée avec le bel hommage rendu à Rick Jones, l’ami de toujours de la brute au grand cœur.

Pour toutes ces raisons, « Hulk, tome 1, futur imparfait » est à déguster sans modération.

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 12:51

denim.jpg3

 

 

A à peine un an d’intervalle, Saxon sort en 1981 « Denim and leather » à la pochette particulièrement fade.

L’entame avec « Princess of the dawn » se montre très accrocheuse avec un morceau équilibré, puissant et ultra précis.

On pense immanquablement à du Iron maiden à son top niveau en plus compact.

Eberlué par tant de qualité, l’auditeur enchaine avec « Never surrender » à qui les riffs acérés et les refrains puissants confèrent un statut d’hymne.

La tension retombe un peu avec « Out of control » plus terne malgré des duels de guitare toujours aussi étincelants mais Saxon semble particulièrement prêt à en découdre sur ce disque comme le montre le rageur « Rough and ready ».

Vient ensuite le bien mal nommé « Play it loud » manquant pour moi d’impact et « And the band played on » dont la puissance brute est gâchée par l’interprétation minable de Byford.

Saxon ronronne gentiment son « Midnight rider » un tantinet plus mélodique et se rapproche des harmonies de guitares sur « Fire in the sky » au final lourdingue et peu emballant.

De manière surprenante, le final « Denim and leather » ne parvient pas non plus à imposer son tempo balancé pourtant solidement posé sur des riffs pesants.

En conclusion, bien que très proche de ses prédécesseurs, « Denim and leather » leur est pourtant supérieurs, avec notamment quelques hits incontournables essentiellement  placé au début du disque.

On retrouve le style de Saxon avec ses guitares offensives, ses riffs puissants mais dans une version toutefois légèrement améliorée notamment au niveau des compositions parfois excellentes.

Malheureusement dès que le niveau se relâche un peu, les inévitables carences vocales de Byford ressurgissent avec cette voix nasillarde et fluette.

Ne boudons pas pour autant notre plaisir, « Denim and leather » et son heavy rock puissant fera passer un agréable moments à tous les fans de guitares heavy.

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 11:47

strong_arm.jpg2

 

 

Le heavy metal anglais a ses légendes et Saxon en fait partie, juste derrière le binôme imparable Iron maiden/Judas Priest.

Sorti en 1980, « Strong arm of the law » est le second album d’un groupe alors leader de la New Wave of British Heavy Metal.

Avec sa pochette sobre et élégante, « Strong arm of the law » débute comme il se doit en force par l’hymne « Heavy metal thunder ».

Peu de raffinement ici, mais un titre violent, rapide et un peu cafouilleux.

Poursuivant dans la même lignée, Saxon bâtit le nerveux « To hell back again » sur le mur des guitares acérées de Paul Quinn et Graham Oliver.

On ralentit temporairement le tempo sur le plus efficace « Strong arm of the law » qui prend le temps de poser des refrains dignes de ce nom.

Difficile en revanche malgré ses parties de guitares hautes en couleur, de s’enthousiasmer pour le très linéaire plat « Taking your chances » ou la voix de Biff Byford se fait à peine remarquer.

A « 20 000 feet » nouveau titre rapide et puissant, succède le plus lent et mesuré « Hungry years » ou une nouvelle fois Byford montre ses limites vocales.

On patauge copieusement sur la bouillie sonore de « Sixth from girls » pour finir en beauté sur le long « Dallas 1pm » sonnant très Ac/Dc.

En conclusion, à l’écoute de « Strong arm the law » j’ai compris pourquoi je n’étais pas fan de Saxon.

La recette est pourtant éprouvée : tempo rapides, duels permanents de guitares avec un son heavy rock écrasant.

Bien que très classiques et peu originales, les compositions sont loin d’être médiocres, pourtant le point faible du groupe réside pour moi dans le chanteur Byford, dont la voix maigrelette peine à s’imposer sur le mur sonore crée par ses collègues.

« Strong arm of the law » est donc un bon album de guitares mais demeure un peu trop juste pour forcer mon admiration.

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 20:33

heraclite.jpg3

 

 

Je replonge avec plaisir aux racines de la philosophies avec les relativement méconnus « Fragments » d’Héraclite.

Philosophe grec d’Ephèse du VI ième siècle avant JC et principale influence de Socrate, Héraclite ne nous a laissé que des fragments de ses écrits bien souvent parvenus jusqu’à nous au gré des interprétations d’auteurs ultérieurs que ce soient Diogène Laërce, Platon, Aristote, Plutarque, Sextus Empiricus ou les philosophes chrétiens Clément d’Alexandrie et Hippolyte de Rome.

Dans de pareilles conditions, le savoir dispensé par Héraclite est forcément rapporté, parcellaire et se résume essentiellement à quelques maximes célèbres, souvent énigmatiques mais restées dans l’histoire comme « Il est donné à tous les hommes de se connaitre eux même et se maitriser», « Tout passe, rien ne demeure », « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve » ou « La route qui monte et qui descend est une, c’est la même».

On découvre tout de même que l’homme était un solitaire fier et volontiers blessant, sans doute désabusé par l’administration de la cité par les politiques, qui vécu une grande partie de sa vie en ermite et périt assez jeune de maladie.

La partie la plus intéressante de son œuvre demeure pour moi sa vision du monde établie sur un principe d’écoulement permanent à l’instar d’un fleuve, avec des cycles sans fin de génération et de destruction de matière organique ou inorganique.

Pour Héraclite, le feu est l’élément premier à partir duquel la matière nait et évolue dans ce cycle de flux continu, mais l’âme humaine n’échappe pas non plus au processus, puisqu’une fois la disparition de l’enveloppe corporelle, elle monte vers le ciel pour être régénérée dans une zone se situant entre la Terre et la Lune.

De manière plus étrange, Héraclite explique les comportements humains par les altérations physiques des âmes l’habitant.

Héraclite se repose sur le principe de contrariété (chaud-froid, clair-obscur, sec-humide, aigu-grave …) , qui permet de bâtir une compréhension de la plupart des phénomènes physiques.

Dans ce monde en mouvement perpétuel ou la perception de la réalité diffère selon les points de vue, les sens sont trompeurs et l’homme doit se fier à sa seule sagesse,  raison ou logos qui permet de se rapprocher du dieu, ordonnateur suprême de l’univers et créateur des lois communes des hommes.

Cette sagesse diffère de l’érudition que Héraclite critique abruptement, s’en prenant notamment à Pythagore.

Elle permet à l’homme de contrôler ses pulsions en se conformant aux lois communes humaines réputées inspirées par des dieux omniscients, omnipotents et présents partout dans la nature sans avoir recours à des représentations idiomatiques.

En conclusion, « Fragments » portent bien son nom et malgré la pertinence de certaines maximes particulièrement profondes, ne permet pas de bâtir un système philosophique extrêmement complexe.

On comprend que le savoir du maitre a été tronqué par l’éclatement, la disparité des sources et mais sans doute également distordu par la pensée forcément orientée des penseurs le répercutant pour servir leurs thèses.

Pourtant malgré ces balbutiements philosophiques, se dessinent quelques idées fortes comme la notion de mouvement et de cycles vie/mort permanents, la place dominante de la sagesse en liaison directe avec la soumission aux lois naturelles et divines, qui viennent contrebalancer des notions de physique pour le moins simplistes.

Pour toutes ses raisons, Héraclite n’est donc pas le philosophe dont la portée est la plus grande mais demeure intéressant à lire comme précurseur.

Repost 0
Published by Seth - dans Philosophie
commenter cet article
5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 19:17

misery.jpg5

 

 

Sorti en 1990, « Misery » de Rob Reiner est un classique du film d'horreur et l’une des meilleurs adaptations d’un livre de Stephen King.

L’histoire est celle d’un romancier à succès, Paul Sheldon (James Caan), qui à la suite d’un grave accident de voiture sur une route enneigée du Colorado se trouve recueilli par une femme vivant seule dans une grande maison, Annie Wilkes (Kathy Bates).

Mal en point, avec un bras en écharpe et des fractures aux jambes, Sheldon met plusieurs heures avant de reprendre conscience.

Après avoir remercié sa bienfaitrice, il se soucie de donner des nouvelles à sa fille et à son éditrice New-yorkaise Maria Sindell (Lauren Bacall), qui attend avec impatience la livraison de son dernier manuscrit fraichement achevé.

Mais Annie lui répond que en raison des chutes de neige abondante, les routes et lignes téléphoniques de la région sont coupées et que le mieux à faire est de patienter jusqu’à leur rétablissement.

Bloqué sur son lit, Sheldon n’a pas beaucoup d’autres possibilités que de se résigner.

Il découvre alors que l’infirmière Annie est l’une de ses plus ferventes admiratrice et qu’elle se passionne pour la saga des « Misery » à laquelle Sheldon vient justement de donner un nouvel épisode.

Pétri de reconnaissance, l’auteur cède à la curiosité de son admiratrice et lui donne à lire en exclusivité son manuscrit.

Peu à peu, un sentiment de malaise s’installe autour du personnage d’Annie, capable de brusques sautes d’humeur à propos de broutilles sans intérêt.

Alors que Maria, inquiète alerte le vieux sheriff local Buster (Richard Farnsworth) qui entreprend avec de faibles moyens des recherches dans un paysage recouvert de neige, Annie se révèle soudainement menaçante à l’égard de Sheldon, qui a eu l’outrecuidance de faire mourir son héroïne.

L’écrivain est battu, obligé de détruire par les flammes son manuscrit et de le réécrire à la manière de Annie.

Sheldon comprend alors qu’il est en grave danger chez une déséquilibrée mentale qui le séquestre.

Il bâtit une stratégie de lutte en détournant une partie des somnifères que lui administre l’infirmière en vue de la droguer.

Il tente également de retrouver un peu de mobilité et d’autonomie en se déplaçant dans l’appartement sur un fauteuil roulant ou en rampant lorsque Annie le quitte pour faire des courses.


La ruse du somnifère échoue finalement et Annie lui révèle soudainement son désir de mourir en lui exhibant une arme à feu.

Comprenant que la question est maintenant de sa propre survie, Sheldon s’arme d’un couteau de cuisine mais se réveille sanglé sur le lit avec une Annie plus haineuse que jamais qui n’hésite pas à lui briser les chevilles à coup de masse pour l’estropier.

Affaibli et perclus de douleur, Sheldon entrevoit une ultime porte de sortie lorsque le tenace et habile Buster parvient à remonter jusqu’à la demeure de Annie, mais le vieux shérif est abattu alors qu’il venait de le découvrir caché dans une cave.

Sheldon abat une ultime carte en demandant un répit à Annie le tend de terminer son manuscrit, après quoi il pourra céder à ses désirs et entre abattu eu une sorte de cérémonie de sacrifice rituel.

Le moment venu, il se sert de sa machine à écrire comme arme et parvient après une lutte violente et désordonné à finalement tuer sa tortionnaire.

Le film se conclut sur un épilogue ou même dans le cadre paisible d’un restaurant huppé, Sheldon est encore hanté par l’esprit de Misery.

En conclusion, ne cherchez plus, « Misery » est le chef d’œuvre incontournable du film d’horreur des années 90, et pourrait être le pendant idéal au « Psychose » d’Alfred Hitchcock.

Servi par des acteurs éblouissants (et un oscar mérité pour Kathy Bates), Reiner instaure un suspens croissant graduellement au fur et à mesure que la personnalité déviante de l’infirmière-fan se révèle à jour.

Psychologiquement aussi génial que malsain, il explore au maximum la relation de dépendance d’un homme puissant car riche livré aux caprices d’une malade mentale imprévisible et sadique.

Difficile de ne pas donc se trouver happé par la construction géniale du film baignant dans une atmosphère lourde froid et neige hivernaux accentuant davantage le huis clos oppressant.

Un film culte à voir et revoir inlassablement.

Repost 0
Published by Seth - dans Horreur
commenter cet article
3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 16:44

jeu_dangereux.jpg1

 

 

Malgré le peu d’engouement que procure chez moi les Ultimate X-men, j’ai lu « Ultimate X-men, tome 5, un jeu dangereux » de Brian K Vaughan.

La première partie du récit dessinée par Brandon Peterson nous emmène sur les traces de Sinistre qui affublé d’un look de voyou des bas fonds procède à une élimination méthodique des mutants de New-York.

Le mutant canadien Jean-Paul Baubier, alias Vega qui avait refusé une offre pour intégrer l’institut des X-men échappé miraculeusement à la mort.

Tandis que les X-men se divisent pour se tenter de retrouver l’insaisissable tueur, on comprend que Sinistre doit rendre des comptes auprès d’un maitre appelé Apocalypse.

Ce sont Wolverine et Tornade qui les premiers parviennent à le localiser à Manhattan mais comprennent trop tard que sa cible principal est le professeur X lui-même.

A l’institut Charles Xavier, Iceberg, Kitty Pride, Angel et Dazzler calent sur le dangereux et expérimenté Sinistre, avant que Malicia aidée de Tornade ne parviennent à enfin le neutraliser.

Mais cet échec n’est pas du coup d’Apocalypse qui demande à son employé de se supprimer en guise de punition.

Les dessins sont alors repris par Andy Kubert pour présenter l’attaque surprise du mutant Gambit contre les X-men dans une fête foraine.

Capable de faire chauffer toute manière non organique, Gambit et ses cartes à jouer tiennent à lui seul en respect tous les X-men, allant même jusqu’à faire exploser le crane de Wolverine, avant d’enlever Malicia.

Malgré une tentative d’évasion assez audacieuse, Malicia est récupérée par les jumeaux Von Strucker fondateurs du groupe Fenris qui vise à combattre les humains par l’arme économique.

Emberlificotée par les beaux discours de ces mutants en costards cravates, Malica accepte de revêtir un costume inhibant ses pouvoirs afin de devenir une espionne pour le compte de Fenris, avant de se raviser, ce qui déclenche une punition dirigée contre Gambit qui a brusquement changé d’avis pour soutenir sa protégée.

Ensemble, Malicia et Gambit tiennent tête aux jumeaux capable de projeter des rafales énergétiques en joignant leurs mains, mais tombent nez à nez avec Wolverine plus revanchard que jamais au regard des terribles souffrances que Gambit lui a fait endurer.

Déchainé, Wolverine tabasse Gambit et est arrêté in extremis par Malicia désireuse de protéger son nouvel allié.

De leur coté, les jumeaux sont définitivement mis hors service par toute l’équipe des X-men mais au final une séparation semble inévitable avec le sauvage Wolverine, la fragile Tornade et Malicia tombée finalement amoureuse de l’expérimenté Gambit.

Stuart Immonen prend alors le poste de dessinateur pour la dernière aventure qui projette les X-men sur une petite ile au large de Madagascar pour secourir Longshot un mutant traqué par des tueurs travaillant pour un show télévisé retransmis dans le monde entier.

Usant de son adresse et de son facteur chance, Longshot survit assez longtemps pour que les X-men le localisent et partent à son secours.

Sur place, ils se heurtent à Arcade, le génie du crime, reconverti en mercenaire travaillant pour Mojo Adams, le propriétaire du show télévisé.

De manière assez étonnante, Arcade parvient seul avec quelques gadgets vicieux à démolir Colossus, Dazzler et Diablo avant d’être stoppé par Longshot lui-même qui fait exploser son flingue.

Sur l’ile maudite, le reste des X-men entrent en contact avec la tueuse Spirale aux six bras, qui elle aussi les met à mal, avant que Jean Grey n’use de ses immenses pouvoirs télépathico-kinésiste pour la vaincre.

Jean sonde l’esprit de la criminelle pour découvrir qu’elle a été l’amante de Longshot qui l’a trouvant un soir avec un autre homme, un politicien de surcroit l’a tué ce qui a provoqué ce déchainement contre lui.

Pendant ce temps là, les autres X-men prennent d’assaut le Q.G de Mojo, qui malgré la prise en otage d’Angel, est neutralisé sans trop d’efforts.

C’est donc la fin du show de téléréalité et la libération de Longshot, qui prend finalement le large en solo.

En conclusion, « Ultimate X-men, tome 5, un jeu dangereux », est sans doute l’épisode de trop concernant les aventures de ces nouveaux X-men.

L’aventure avec un Sinistre relooké bad boy est ridicule, celle avec Fenris et un Gambit aux pouvoirs atrocement surgonflés légèrement meilleure et la dernière avec le trio Longshot/Mojo/Spirale clairement sous exploité sur fond de real TV, très décevante.

Très pauvre sur le fond, l’histoire patine sans apporter de réelle plus value, et les dessins de Peterson et Kubert aussi sophistiqués que glacés n’apportent rien d’autre qu’un ennui poli.

Le dernier dessinateur, Immonen, n’est lui pas au niveau d’une histoire des X-men.

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 10:25

JLA.jpg4

 

 

Beaucoup de comics lus dernièrement et un rééquilibrage salutaire vers DC comics, éternelles rivale de Marvel avec « Justice league of america, nouvel ordre mondial » de Grant Morrison, Howard Porter puis Oscar Jimenez.

Ce volumineux ouvrage sorti en 2008 est découpé en quatre histoires distinctes.

Dans la première et sans doute la plus passionnante des trois, un groupe de super héros extra terrestre nommé l’Hyperclan débarque sur Terre en se déclarant échappés de leur propre monde ravagé par leurs erreurs de gestion et désireux d’aider les terriens à progresser afin de ne pas subir le même sort.

Ces intentions pacifiques sont accréditées par les immenses pouvoirs du clan qui lui permettent de rendre le Sahara fertile.

Logiquement, l’Hyperclan mené par son chef Protex prend donc le dessus sur les gouvernements de la planète et établit son quartier général dans une base en Antarctique.

De son coté, la JLA ne sait pas vraiment comment se positionner par rapport à ses super héros conquérants pacifiques, qui se montrent rapidement plus populaires qu’eux.

L’Hyperclan leur ôte leur hésitations lorsqu’il déclenche l’attaque de la station orbitale de la JLA occupée par Métamorpho, Wonder woman et Green lantern.

L’attaque d’une violence rare fait exploser la station et oblige Métamorpho à se sacrifier en transformant son corps afin de permettre l’atterrissage sains et sauf de  Nuklon, la Dame des glaces et Obsidian.

La mort de Métamorpho est une prise de conscience violente de la menace que représente l’Hyperclan et met toute la JLA en ordre de bataille pour contrecarrer le puissant clan.

L’attaque de la JLA  s’effectue sur plusieurs lieux géographiques mais les héros se font cueillir par des adversaires aux pouvoirs semblant encore supérieurs aux autres.

Wonder woman en lutte avec le métamorphe Fluxus et l’indécis Aquaman est frappée par les rafales de Tronix, Flash est surpris de trouver en Zum un adversaire aussi rapide que lui, Green lantern est pris en traitre par le robot Armek et le maitre d’arme Zenturion, Superman est réduit à un état d’agonie par un morceau de kryptonite tenu par Protex, quand à Batman il est porté disparu après la destruction de son appareil de combat.

Plus grave, Manhunter semble se rallier à la cause de l’Hyperclan après que celui-ci lui ait révélé sa nature martienne.

Mais l’espoir vient finalement du survivant Batman, grandement sous estimé par le clan en raison de son manque de pouvoir apparent.

Batman parvient à pénétrer la base ennemie et à percer les secrets de l’Hyperclan.

Cette intrusion donne le signal d’un retour de balancier, puisque Flash parvient en poussant ses pouvoirs de super vitesse à leur maximum à terrasser Zum et peut ensuite secourir Green lantern pour se sortir d’un mauvais pas.

A bord de la base, Batman qui semble avoir trouvé le point faible des martiens au feu parvient à abattre seul le sinistre A-mortal et met à mal en le trio Tronix/Zenturion/Fluxus.

Protex sent alors la menace mais déclenche une invasion généralisée de la planète Terre avec débarquement de puissants croiseurs martiens.

Superman parvient également à comprendre qu’il est victime d’une illusion destinée à l’affaiblir et se libère de ses chaines pour attaquer de front Protex et ses sbires.

Le réveil de Superman aidé par Manhunter qui avait simulé une trahison donne la signal à une JLA ayant complètement récupéré sa force de frappe pour éradiquer définitivement des ennemis affaiblis par le feu.

Zum est déconnecté par une attaque mentale d’Aquaman, Primaid asphyxiée dans l’espace par Wonder woman et Armek écrasé par une création de Green lantern tandis que le redoutable Protex est vaincu par Superman en personne.

L’attaque martienne est repoussée par une barrière de feu et l’Hyperclan capturé pour être jugés par Manhunter selon les lois martiennes.

Assez anecdotique, le second volet des aventures de la JLA met en scène une femme androide appelée Tomorrow woman initialement programmée par deux scientifiques criminels pour infiltrer la JLA en plein processus de recrutement et les tuer.

Mais Tomorrow woman fait preuve d’un bel esprit héroïque en se sacrifiant pour réduire à zéro une menace électromagnétique et les deux criminels sont appréhendés.

Sans perdre de temps, on aborde une autre aventure de plus grande envergure ou un seigneur des enfers appelé Néron, lance un démon Asmodel ailé et ses anges contre son homologue Zauriel préalablement pris en charge par Manhunter.

Asmodel repoussé une première fois par la JLA, Néron et ses sbires influent alors sur la position de la Lune pour modifier la situation terrestre et augmenter le chaos ambiant.

Tandis que Superman met toute sa puissance pour replacer la Lune en position, la JLA doit faire face à une attaque d’envergure d’Asmodel et ses anges.

La lutte est terrible et même Manhunter ne peut rivaliser avec l’ange chasseur et il faut attendre l’arrivée de Superman pour tenir tête à sa formidable puissance quasi divine.

Après avoir été une nouvelle fois repoussé, Asmodel revient finalement une ultime fois pour traquer un Zauriel désireux de conserver ses distances avec la JLA …

La dernière partie du récit plonge la JLA en plein cauchemar psychique avec le super criminel appelé le Maitre des clés qui manipule leurs esprits inconscients à l’aide de drogues pour les placer dans des situations extrêmement anxiogènes face à leurs pires ennemis afin de libérer une énergie capable de centupler ses pouvoirs.

La solution vient finalement du fils de Green Arrow qui malgré de faibles moyens et peu de confiance en lui attaque le Maitre des clés pour libérer ses amis et mettre hors d’état de nuire le criminel.

 En conclusion, bien que finalement assez classique « Justice league of america, nouvel ordre mondial » n’en est pas moins remarquable.

Les scénario sont riches, ambitieux, très bien menés et mettent en scène des ennemis puissants émanant de mondes extra terrestres, surnaturels ou d’expérimentations scientifiques les dotant de dangereux pouvoirs psychiques.

Outre la solidité des trames construites par Morrison, on appréciera la très belle qualité du coup de crayon de Porter puis Jimenez, qui dans un style extrêmement puissant, soigné et coloré, émerveille les yeux du lecteur.

On frole ici le chef d'oeuvre donc avec un travail à déguster sans modération.

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 09:12

piranha.jpg1

 

 

Bascule cathartique vers les films d’horreur avec « Piranha 3D » d’Alexandre Aja.

Déjà remarqué pour son très bon remake de « La colline a des yeux » de Wes Craven en  2006, Aja récidive en 2010 en s’attaquant au classique de Joe Dante.

Nous sommes en Arizona, dans une petit ville américaine près du Lac Victoria qui s’apprête à être envahis d’étudiants américains déchainés pour le traditionnel Spring break.

Mais bien entendu, le sheriff Julie Forester (Elisabeth Sue) est alertée par la disparition d’un vieux pécheur dont le corps est retrouvé rongé jusqu’aux os aux abords de l’immense lac.

Ceci n’est pas suffisant pour empêcher les festivités et leurs énormes retombées financières pour la municipalité.

Jake (Steven R Mc Queen), le jeune fils de Julie est attiré comme un aimant par Kelly (Jessica Szohr), une jolie brune locale qui se laisse entrainer dans la folie du spring break.

La tentation est aussi forte pour Jake, qui est convaincu par un producteur de films X, Derrick Jones (Jerry O’Connell) pour servir d’assistant en repérage d’endroits pour tourner sur le lac.

Il faut dire que Derrick a comme argument décisif deux actrices aux formes surdimensionnées Danny (Kelly Brook) et Crystal (Riley Steele).

Jake ment à sa mère qui l’avait chargé de surveiller son frère Zane et sa sœur Lara, et accompagne Derrick, son équipe et la pauvre Kelly sur le lac.

Livrés à eux même, les enfants embarquent sur un bateau et dérivent gentiment sur le lac sans se douter des prédateurs aquatiques qui rodent.

Tandis que Jake assiste fasciné à des scènes de débauches mêlant alcool et exhibitionnisme lesbien sur le bateau loué par Derrick, une équipe de scientifiques examinant une faille sous marine ou serait localisé un lac sous terrain est attaquée par les monstres, des piranha préhistoriques extrêmement agressifs.

L’équipe est décimée, mais le jeune Novak Radzinsky (Adam Scott) parvient à recueillir un spécimen vivant et à le faire expertiser par un biologiste qui lui révèle la véritable nature de la menace.

Forester et son imposant adjoint Fallon (Ving Rhames) tentent alors de mettre fin au Spring break mais ne sont pas écoutés par une foule d’étudiants surexcités par l’alcool, la musique et la drogue.

Les piranhas attaquent alors sur tous les fronts et font un carnage dans la foule, tuant et mutilant un nombre élevé de personnes.

Du coté de Derrick et Jake, la situation n’est pas meilleure, car si le bateau parvient à récupérer Zane et Lara, il est lui aussi rendu vulnérable lorsqu’à la suite du fausse manœuvre sa coque se trouve éventrée par des rochers.

La lutte pour la survie commence alors et Forester comprenant le danger auquel sont exposés ses enfants prend un bateau rapide pour tenter avec Novak de les secourir.

Sur le navire échoué, les victimes s’amoncellent, Crystal puis Derreck son dévorés tandis que Kelly reste bloquée dans la cale du navire, avec la sensation angoissante de la montée des eaux infestées de prédateurs.

Jake fait preuve d’un grand courage, sacrifiant un Derreck agonisant et secourt la belle.

De son coté, Forester arrivée sur place, tend un filin pour transférer les survivants sur son embarcation.

Danny est la dernière victime des piranhas et une fois les enfants mis en lieu sur, Jake et Kelly font alors exploser le navire et se font tracter à grande vitesse par le hors bord pour échapper aux mâchoires infernales.

Le film se conclut de manière humoristique par la révélation sanglante du fait que les piranhas détruits dans l’explosion ne seraient en fait que des bébés !

En conclusion, ayant déjà été peu emballé par le film initial de Joe Dante, qui copiait allégrement « Les Dents de la mer » de Spielberg, « Piranha 3D » est l’un des pires films d’horreurs que j’ai vu de ma vie.

Le scénario ultra basique est d’une pauvreté absolue et tente de compenser sa vacuité par une débauche d’effets spéciaux en 3D, sensés plonger le spectateur dans un océan de terreur en accentuant le coté masse grouillante et dévorante d’une meute de piranhas.

Outre ses défauts de fonds, « Piranha 3D » baigne dans une atmosphère étouffante de vulgarité et de sexualité pornographique non totalement assumée.

En effet, le film se complait dans des cadrages des corps siliconées d’actrices X et d’étudiantes éméchées mais ne montre jamais une seule scène d’amour physique.

On voit donc que « Piranha 3D » ratisse large un public de 18-25 ans, en mêlant effets gore peu efficace et sexe décadent.

Un sous film assez répugnant donc à oublier bien vite.

Repost 0
Published by Seth - dans Horreur
commenter cet article
1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 20:17

jazz.jpg3

 

 

Retour au rock grand public avec « Jazz » de Queen.

Sorti en 1978, « Jazz » et sa pochette minimaliste assez laide ont la tache difficile de succéder à l’excellent « News on the world ».

L’introduction arabisante et décalé de « Mustapha » à de prime abord de quoi dérouter voir choquer mais on peut aussi prendre cela comme un grand délire de Freddy Mercury.

On revient à un style plus balisé avec « Fat bottomed girl » certes puissant mais également très linéaire et prévisible.

La première ballade, « Jealousy » passe sans faire de vagues et c’est avec le très baroque et créatif « Bicycle » qu’on retrouve le grand Queen avec force de chœurs emphatiques, de cassures rythmiques et de solo haut en couleurs.

Le groupe déroule ensuit des rock solides « If you can’t beat them » et « Let me entertain you » et s’enflamme sur « Dead on time » véritable feu d’artificiel speed, intense et chatoyant.

Queen place alors deux ballades doucereuses « In only seven days » et « Dreamer’s ball » pour se remettre de ces furieux coups de boutoirs mais reprend ensuite sa marche en avant sur « Fun it » vif, nerveux et funky.

On appréciera la transition feutrée « Leaving home ain’t easy » avant de basculer sur « Don’t stop me now » pur morceau Queen bien emphatique et le final « More of that jazz » chanté par l’excellent Roger Taylor dans un style quasi heavy metal que n’aurait pas renié Deep purple.

En conclusion, « Jazz » qui n'a finalement de jazz que le nom n’a pas à rougir de la comparaison avec son glorieux prédécesseur.

Il recèle certes moins de tubes incontournables à l’exception de l’étourdissant « Bicycle race » voir « Don’t stop me now » mais contient une musique rock inspirée, variée et intense.

Du Queen de qualité donc, dans l’ombre il est vrai du célébrissime « News of the world » mais qui peut également en constituer un plaisant prolongement.

Repost 0
Published by Seth - dans Rock
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens