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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 14:19

X_men_integrale_1989_1.jpg3

 

 

Cette fois nous nous rapprochons des années 1990 avec « X-men, l’intégrale 1989, tome 1 » toujours avec Chris Claremont au scénario aidé de Louise Simonson.

Cette année est marquée par une gigantesque fresque autour du personnage de Madelyne Prior, clone un peu artificielle de Jean Grey, crée sans doute pour pallier à la mort de Phénix, qui entre temps avait ressuscité dans une version plus sage dans Facteur-X !

Avec Marc Silvestri aux dessins, Madelyne qui flirte avec Alex Summers, le frère de son mari Cyclope, avant de révéler sa vraie nature de femme perturbée psychologiquement.

Nantie d’immenses pouvoirs de sorcellerie, Madelyne perd la tête, transforme les parents de Jean en démons et s’allie avec le démon N’astirh, qu’elle tient en respect.

Tandis que les X-men modernisés (avec Havok, Longshot, Psylocke, Malicia, Dazzler) en supplément des vétérans Wolverine, Colossus et Tornade, retournent dans les bas fonds du métro New yorkais pour affronter les Maraudeurs, redoutable équipe de tueurs de mutants, N’astirh révèle à Madelyne sa véritable nature de créature artificielle, cloné par le mutant Sinistre à partir du code génétique de Grey pour séduire Cyclope et provoquer une union entre les deux puissants mutants, dont il récupérerait la progéniture.

Sinistre se montre trop puissant pour Madelyne et neutralise sa légitime colère.

Dans les sous-sols, la situation dégénère quand X-men et Maraudeurs voient la réalité se déformer avec l’arrivée de démons qui perturbent les sens des combattants.

Seul Colossus semble immunisé contre ces phénomènes démoniaques provoqué par l’action conjugué de Madelyne et N’astirh.

Madelyne parvient à briser l’emprise de Sinistre et aidée de N’astirh récupère son bébé, se plaçant ainsi momentanément en position de force.

Une nouvelle équipe composée de Louise Simonson (scénario) et son mari Walter (dessins) prend alors le relais, pour faire entrer en lise Facteur X, dont l’élément le plus intéressant est Angel, métamorphosé en ange démoniaque par Apocalypse et que les ailes mécaniques tranchantes et doublées de lames enduite de poison, rendent beaucoup plus redoutable.

Facteur-X affronte bravement les énormes démons de N’astirh qui attaquent New-York et finissent par se retrouver face à Madelyne, particulièrement remontée contre Cyclope, qui est retourné avec son premier amour Jean Grey car il l’a pensait morte.

S’apercevant que N’astirh l’a manipulé pour prendre lui-même le pouvoir, Madelyne réagit violement et le chasse de cette dimension avec ses démons mais incontrôlable, elle demeure également une menace.

Claremont et Silvestri reviennent alors aux commandes pour la réunion entre X-men et Facteur X qui tentent eux d’arracher le bébé à Madelyne tandis que les premiers tentent instinctivement de la protéger.

Les échauffourées s’entament entre X-men et Facteur X, révélant la dangerosité de Angel capable de tenir tête à Wolverine et de résister victorieusement à Malicia.

Contre toute attente, N’astirh dompté par Madelyne revient plus fort que jamais car renforcé par un virus techno-organique et entraine avec lui sur un pic encaissé Havok rejoindre Madelyne pour participer à un rituel magique sensé après le sacrifice du bébé ouvrir un pont entre la Terre et les Limbes.

X-men et Facteur X conjuguent donc leurs forces pour empêcher l’achèvement du rituel et sauver l’enfant.

Après une lutte épique contre N’astirh presque invincible car combinant magie et technologie, ils parviennent à le détruire en provoquant une choc thermique fatal pour ses circuits.

Mais sans souffler et sous la plume des Simonson, Madelyne qui a terrassé sa rivale Jean, prend le relais, pour simplement se venger contre Cyclope.

Une nouvelle bataille éclate alors avec Havok, Dazzler et Longshot soumis à l’influence de la rousse volcanique et capable de se retourner contre leurs amis.

Mais une nouvelle lutte au couteau entre la télékinésie de Jean et les pouvoirs magique de Madelyne, provoque l’arrivée du Phénix qui prenant possession du corps de Jean, tue Madelyne.

On repasse à Claremont/Silvestri pour passer au 3ième niveau de la menace avec le combat final contre Sinistre, mutant surpuissant invulnérable aux attaques physiques, magiques et psychiques.

Retranché dans le manoir des X-men, Sinistre est protégé par ses Maraudeurs et tout particulièrement Polaris qu’il conserve sous contrôle mental.

Finalement vaincue comme les autres Maraudeurs, Polaris n’a pas le temps de révéler d’information sur son maitre qui fait exploser le manoir.

Malgré une résistance farouche, les X-men sont surclassés par cet être aux pouvoirs en apparence illimités que même Malicia ne peut dérober, et il faut attendre l’action de la rafale de Cyclope augmentée de l’énergie de plasma de Havok pour que Sinistre touché de plein fouet révèle son unique faiblesse et explose.

Deux digestifs pour finir l’intégrale, une aventure comique ou les X-women parties faire une séance de shopping affrontent des médiocres chasseurs de mutants dans un centre commercial et une ridicule attaque extraterrestre rapidement repoussée.

En conclusion, « X-men, l’intégrale 1989, tome 1 » donne l’impression d’une longue fresque continue mettant aux prises nos X-men favoris avec une succession d’êtres surpuissants usant de pouvoirs magiques, technologiques et télépathiques pour assurer leur suprématie par trop écrasante.

Les affrontements avec N’astirh, Madelyne ou Sinistre ont donc chacun un petit gout de déjà vu et de répétition qui fait s’installer un léger sentiment de monotonie.

Malgré ses pouvoirs rehaussées, Madelyne reste une Jean Grey de série B et un certain malaise s’installe lorsque les mutants de Facteur-X en réalité les premiers X-men, refont surface, alors qu’ils avaient été écartés en raison du peu de popularité et d’intérêts de leurs personnages.

L’histoire concoctée par Claremont est donc copieuse, dense, et pas toujours de première fraicheur.

Il reste bien évidemment l’ampleur des batailles et certains personnages toujours plus attirants comme Angel relooké en Archangel cyborg beaucoup plus viril ou Malicia et son look de punkette destroy.

Ceci, ajouté aux dessins tout juste moyens de Silvestri/Simonson, place cette intégrale dans la moyenne des production habituelles des X-men sans être toutefois inoubliable.

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 19:18

rising_force.jpg1

 

 

Délaissons à présent la beauté apaisante de la musique d’Ofra Haza pour revenir à un style plus électrique et jusqu’alors bien peu abordé dans ce blog, le hard rock néo-classique de Yngwie J Malmsteen avec « Alchemy » sorti en 1999 avec son groupe Rising force.

Malgré un succès auprès du grand public quasi inexistant comparé aux autres grands guitaristes comme Santana, Satriani ou même Steve Vai, Malmsteen est connu de tous les amateurs de hard rock et vénéré par une bonne fraction d’entre eux en raison de son style rapide et débridé.

Pour son onzième album studio, le guitariste à l’égo boursouflé s’entoure ici d’une vielle connaissance, le chanteur Mark Boals, puis du bassiste Barry Dunaway, du batteur John Macaluso et du clavier Mats Olauson.

Avec sa pochette mêlant mégalomanie et heroic fantasy, « Alchemy » débute cela va sans dire par un instrumental de plus de quatre minutes « Blitzkrieg » manquant pour moi de vitesse et d’impact pour honorer ce titre pompeux.

Survient alors le premier titre chanté, « Leonardo », mid tempo assez agréable ou Boals peut affirmer son style emphatique quelque peu figé dans celui du hard mélodique des années 80.

Malheureusement Boals qui ne semble pas habité par un esprit de sobriété force encore plus la dose sur « Playing with fire » jusqu’à en devenir particulièrement irritant.

Le chanteur est un peu mieux canalisé sur « The stand » qui n’en demeure pas moins plat et pénible.

Malgré son ton plus dur et son rythme rapide, « Wield my sword » se montre tout aussi excessivement inefficace et pompeux, aussi endurer ses six minutes de dégringolades de manche est il véritablement délicat pour un auditeur déjà passablement assommé.

Ayant à peu prêt compris qu’il n’y aura pas grand-chose à attendre de la part du « groupe », on encaisse sans broncher un nouveau long instrumental « Blue » ou le guitariste fait certes preuve d’une belle dextérité sans que pour autant l’émotion n’affleure vraiment.

Faisant toujours preuve d’une grosse puissance de feu, Malmsteen et sa troupe lorgnent vers le heavy metal avec « Legion of the damned » et un Boals cette fois plus à son aise dans un registre mêlant pour une fois harmonieusement puissance et mélodie.

On poursuit plus ou moins dans le même style avec des morceaux quasi interchangeables avec riffs néo-classiques, vocalises haut perchées à la limite de la caricature, « Demon dance » , « Hangar 18, area 51 » la palme revenant à « Voodoo nights » summum de lourdeur et de non fluidité.

Comme si ce n’était pas assez pour nos pauvres oreilles massacrés de décibels inutiles, le groupe nous assène une trilogie instrumentale pour terminer : « Asylum » avec une première partie instrumentale néo-classique marquée, une seconde pour une fois plus subtile et une troisième plus rock et sans intérêt.

En conclusion, pour moi « Alchemy » est un non sens musical et ne relève d’aucune entente ou combinaison particulièrement heureuse entre musiciens au vu du résultat.

Nous avons affaire ici à un guitariste certes doué, mais incapable de refreiner sa production qui saoule l’auditeur sous un déluge de notes et finit par immanquablement le saturer.

Cet effet est de surcroit décuplé par le style de Boals également surjoué en effets vocaux parfois à la limite de la caricature.

Aucune aération, peu de variations, des titres clonés à la chaine, « Alchemy » parait au final bien vain et ne recueillera les suffrages que des techniciens du manche, qui s’ébaudiront des performances de leur idole.

Ce disque est pour moi à la limite de l’inécoutable.

Quelqu’un aurait il un cachet d’aspirine ?

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 17:14

ofra_haza.jpg2

 

 

Le fait que la chanteuse israélo-yéménite Ofra Haza ait les honneurs de ce blog en surprendra sans doute certains, mais je n’ai pour ma part aucune restriction à m’aventurer dans des espaces à priori moins familiers.

Ayant connu par hasard cette chanteuse à la suite de son superbe duo avec les Sisters of Mercy, j’ai donc pris « Ofra Haza », son dernier album studio puisque malheureusement la belle succomba du sida en 2000.

Star au moyen orient mais révélée sur le plan international au milieu des années 80, Ofra Haza s’installe avec logiquement le succès grandissant aux Etats-Unis ou « Ofra Haza » a été produit en 1997.

Une fois parvenu à détacher son regard de celui de braise de la magnifique brune , on débute le disque avec « Show me » mélangeant plaisant groove moyen oriental avec une pop plus occidentale mais diablement efficace car portée par la voix de sirène d’Ofra.

Charmé par ce son mélodieux, l’auditeur glisse vers « Amore » mièvre ballade enflée d’un beat électronique suffisamment désagréable pour gâcher la portée du talent du chant d’Ofra.

La prise de risques est ensuite minimale sur « Im nin alu 2000 » reprise modernisée du plus célèbre tube de sa carrière, qui reste malgré le peu d’intérêt de la démarche un bijou de mélodies enivrantes.

Tout est très soft et berçant sur « Sixth sense » mais on goute davantage « My ethopian boy » sur lequel la voix magique d’Ofra Haza fait voyager l’auditeur par delà des contrées lointaines et mystérieuses.

Le temps s’étire sur « Ahava »  agréable mais un peu trop long et trop calme, un peu à l’instar de « No time to hate »  et « You got a friend » trop lisses et occidentaux selon moi.

C’est à peine si on sent sur « You » de timides influences orientales et ce sont pas les quelques charmantes phrases prononcées en français qui empêcheront « Give me a sign » de s’arracher de l’étiquette pop US qui lui colle fortement à la peau.

Tout ceci avec un ultra aérien « One day » qui semble faire flotter l’âme d’Ofra à tout jamais dans l’espace.

En conclusion, malgré quelques belles surprises,  « Ofra haza » n’est sans doute pas l’album de très haut niveau que je pouvais attendre de la chanteuse.

Mon reproche principal est le dépouillement progressif des influences moyen orientales, ces influences qui faisaient pour moi le charme incomparable d’Ofra, pour produire cette fusion salutaire entre Occident et Orient.

Amputé de cet apport fondamental, le disque lorgne vers une pop sur arrangée proprette et brin fadasse, uniquement sauvée par la voix exceptionnelle d’Ofra.

Si on retiendra un aspect complètement positif c’est bien la confirmation de la voix de déesse d’Ofra, une voix qui vous invite à vous agenouiller en pleurant, vaincu par autant de beauté pure.

Un pincement également au cœur à l’idée qu’une femme aussi belle, aux longues mains fines et soignées, au cheveux noirs et bouclés, aux grands yeux profonds, aux lèvres sensuelles, fut prématurément détruite par une saloperie de virus …

En espérant que sa musique ne meurent jamais.

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 21:18

boys_back.jpg4

 

 

Un peu de musique avec un Dvd concert vintage fort appréciable, je veux bien entendu parler de « The boys are back in town, live in Sydney 1978 » de Thin lizzy, tiré d’un mémorable concert à l’opéra de Sydney en 1978.

Ce show, ni vous ni moi n’y était probablement, aussi est-ce un grand plaisir que d’y assister par la magie de la technique plus de 30 ans après.

C’est devant 25000 australiens assemblés sur une grande scène de plein air près de la baie de Sydney et sous un temps couvert que se produit Thin lizzy dans sa formation la plus légendaire, Phil Lynott (voix/basse), Gary Moore/Scott Gorham (guitares) et le moins connu Mark Nauseff à la batterie.

On commence par une des pièces maitresses de Thin lizzy, « Jailbreak » interprété tout en puissance par la groupe pour chauffer l’assistance.

Dans une ambiance estivale de jeunes à cheveux longs, on enchaine avec « Bad reputation » pour constater que Moore et Gorham font également le spectacle derrière Lynott et se donne à 100% physiquement dans des solo électriques hauts en décibels.

L’intensité retombe un tantinet avec « Cowboy song » plate ballade country plus parlée que chantée, avant une nouvelle montée de fièvre sur le second tube mondial du groupe « Boys are back in town » s’appuyant sur des riffs en acier et une grande efficacité couplets/refrains.

Plus félin que jamais, Lynott capture son public et fait quasiment tout passer par son charisme, « Waiting for an alibi » moins marquant que sur disque en raison d’un son approximatif puis le génialement festif « Are you ready » ou le chanteur prend complètement possession de la foule avec laquelle il joue.

On passera rapidement sur le rapide mais un peu trop brouillon « Me and the boys » pour déguster le dernier plat des chefs, « Baby drives me crazy » énorme gifle rock ‘n’ roll ou le public chavire de bonheur sous l’action conjuguée de la guitare folle de Moore et le charme dévastateur de Lynott.

En conclusion, le principal reproche qu’on pourrait adresser à « The boys are back in town, live in Sydney 1978 » c’est qu’il est trop court (47 minutes à peine) et trop pauvre en bonus.

Le packaging un peu à la va vite ne saurait néanmoins entacher la qualité exceptionnelle du concert, véritable condensé du répertoire de Thin lizzy, et montrant surtout un groupe au sommet de sa forme jouant à fond les ballons dans un cadre de rêve.

Difficile aussi de ne pas avoir une pensée ému pour Phil et Gary qui nous ont quitté trop tôt, et que voir en pleine jeunesse à la fin des années 70 provoque un petit pincement au cœur.

Je citerai aujourd’hui comme principal héritier du groove de Thin lizzy, Danko Jones, autre métis électrique, au registre mélodique et épique toutefois moins large.

Je recommande néanmoins ce beau Dvd à tous les amateurs de bon rock qui décoiffe,meme si malheureusement la musique des Irlandais apparait sans doute un peu sous estimée et oubliée en 2013, ce que l'on ne peut que regretter.

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Published by Seth - dans Hard Rock
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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 20:39

enfer_damnation.jpg2

 

 

Toujours dans le registre super héros, exploration d’un personnage de second ordre mais non sans charme, je veux bien entendu parler de Ghost rider avec « Ghost rider, tome 2, enfer et damnation » de Garth Ennis (scénario) et Clayton Crain (dessins).

Cette fois le Ghost rider se trouve piégé ni plus ni moins qu’en enfer tandis que sur terre s’activent des forces divines symbolisés comme l’ange Ruth et le démon Hoss, pour retrouver et terrasser le démon Kazaan assez puissant et belliqueux pour menacer l’équilibre céleste.

Bien que tapi dans les profondeurs de l’enfer, Kazaan compte en effet parmi ses fidèles le riche magnat du pétrole Earl Gustav qui est prêt à mettre toute sa fortune pour permettre l’avènement de son maitre sur Terre en échange de la guérison de la terrible maladie qui le cloue sur un fauteuil.

Dans ce jeu complexe, Ghost rider est manipulé par deux anges indépendants, Malachi et Daniel afin de trouver et terrasser Kazaan avant ses deux concurrents.

Usant de ses pouvoirs, Malachi permet à Ghost rider d’échapper à son horrible destinée et de revenir sur Terre pour accomplir sans sourciller sa mission.

En chemin sur sa moto enflammée, il rencontre Hoss travesti sous les traits d’un obèse texan ayant pris un motard décédé comme serviteur et souffre douleur.

Après un accrochage musclé et surtout l’attaque éclair de la puissante Ruth, Hoss et Ghost rider comprennent qu’il leur faut s’allier pour faire le poids face à Kazaan et Ruth.

La détermination de Gustav et le dévouement de sa fidèle secrétaire Madame Catmint, leur permettent après un sacrifice humain d’invoquer Kazaan qui se construit un immense corps difforme à partir des débris de ses victimes, des cadres de chez Gustav Petroleum.

Ne perdant pas un instant, Kazaan fait forer par Gustav un puits très profond sous l’écorce terre afin de faire remonter ses fidèles démons à la surface.

Entre temps, ses mercenaires aguerris ne pèsent pas lourds face aux pouvoirs divins de Ruth qui a pour l’occasion dérober la moto du rider.

Par contre, Ruth arrive quelques instants trop tard pour contenir la horde de démons de Kazaan et est vite submergée par leur nombre.

Le seul espoir repose donc sur Ghost rider et Hoss qui se frayent péniblement un chemin parmi les démons de Kazaan, le rider allant jusqu’à échapper à un tueur spécial, un ancien mercenaire désireux de sauver son âme pour devenir prêtre.

Tandis que Gustav est forcé de faire repartir la horde de démons ayant envahi le Texas puis précipité dans le vide par sa secrétaire manipulée, Ghost rider parvient à consumer Kazaan qui se change alors en l’ange Malachi.

La surprise est alors totale pour le Rider qui s’aperçoit avoir été doublement manipulé, dans un premier temps par Kazaan et Malachi, frères alliés des deux cotés des pôles célestes, puis dans un second par Ruth et Hoss pour triompher de leurs rivaux et monter respectivement dans la hiérarchie du paradis et de l’enfer.

En conclusion, difficile de faire plus sombre et violent que ce « Ghost rider, tome 2, enfer et damnation » qui rendrait allégrement des points à une aventure de son cousin Hellspawn.

Ennis concocte une histoire 100% infernale et diabolique avec un personnage rebelle et ambigu, pris entre les forces du bien et du mal qui le dépassent.

Mais plus que l’histoire, somme toute assez classique, de l’âme déchirée et rebelle contrainte d’agir par nécessité, cette aventure de Ghost rider pêche selon moi par le graphisme de Crain, beaucoup trop sombre et confus, qui nuit grandement au déroulement de l’action et brosse de surcroit des univers monodimensionnel peuplés de personnages d’une laideur absolue.

Pas le meilleur cru du motard fantôme donc et juste une aventure de plus qui n’apporte pas grand-chose de plus.

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 22:32

metal_works.jpg5

 

 

Ce n’est pas sans émotion que je vais m’atteler à la chronique d’une œuvre qui a sans doute changé une partie de ma vie, je veux parler du « Metal works 73-93 » retraçant en musique vingt ans de la carrière de Judas priest.

En 1997, en vacances dans le sud de la France pres de Cannes avec mes parents, je me souviens avoir dans une ambiance de soleil, sable et mer et sous l’affolement général du mercure, découvert dans l’anonymat de ma chambre et de mon balladeur, que j’allais devenir un fan pur et dur de ce diable de groupe.

Double Cd à la pochette mixant habilement diverses iconographies utilisées par le groupe (monstres, anges, temples et autres usines), « Metal works 73-93 » débute par un premier disque et l’entrée en matière classique mais o combien triomphale de « The hellion/Electric eye » qui porte déjà le heavy metal classique à un haut degré de qualité (riffs/voix/refrains).

Malgré l’efficacité de cette entrée en matière, on change néanmoins de dimension avec « Victim of changes » long titre alambiqué à la puissance émotionnelle hors norme et mettant clairement en évidence la voix exceptionnelle de Rob Halford.

La transition entre la sophistication d’un « Victim of changes » et la brutalité d’un « Painkiller » peut au premier abord surprendre, pourtant difficile de ne pas hurler de plasir devant ce monument de heavy metal intense et sans concession.

Moins apocalyptique mais néanmoins implacable, on trouve « Eat me alive » flirtant en permanence avec la limite de l’orgasme de l’auditeur.

Lui succédant, « Devil’s child » fait à peine moins bien et ce révèle aussi jouissif par la pugnacité de ses riffs, l’accroche de ses refrains et la démesure du chant d’Halford.

L’auditeur déjà séduit par ce festival interrompu retrouve le chant plus nuancé et les constructions plus complexes des années 70 avec le superbement vénéneux « Dissident agressor » avant de se faire bousculer par une horde de blousons noirs sur le musculeux « Delivering the goods ».

Si le longuet et un brin répétitif « Exciter » marque relativement le pas, que dire alors de la pluie de hits qui s’abattent sur l’auditeur, le single le plus célèbre du Priest « Breaking the law » monument de rugueuse efficacité, l’ultra dense « Hellbent for leather » enchainé d’une power ballade démentielle « Blood red skies » ?

Judas ne semble pas mollir et envoie une nouvelle salve imparable composée du classique « Metal gods » et son mid tempo chaloupé, de la ballade déchirante de subtilité « Before the dawn », avant un ultime enchainement de tubes, « Turbo lover » mystérieuse ode synthétique mélant amour et sports mécaniques, « Ram it down » tout en force hystérique et « Metal meltdown » en rasoirs acérés.

A ce stade, l’auditeur est déjà complétement aplati par pareil déferlement de talent et d’audace à l’état brut. 

Poussé par quelques force invisible ou sombre instinct démoniaque, il trouve néanmoins les ressources de s’atteler à l’écoute du second Cd.

Un démarrage particulièrement raide l’attend avec « Screaming for vengeance » un peu trop hurlant selon moi enchainé d’une doublette imparable, le classique « You got another thing comin » parfait d’équilibre rock et la plus belle power ballade du Priest, « Beyond the realm of death », encore maintenant boulversante d’émotion.

Le premier creux perceptible se fait sentir avec « Solar angels » mélodique mais terne et le trop répétifif « Bloodstone », pourtant recensé comme un classique.

Une ballade de grande classe plus tard, « Desert plains » très rock dans l’esprit et on découvre le coté festif (et pas forcémment le plus accepté) du Priest sur le très boite de nuit-Bahamas « Wild nights, hot and crazy days » dédiés à tous les vacanciers se dorant la pillule sur les plages.

Comme d’habitude, « Heading out the highway » et le festif « Living after midnight » passent sans fioriture, avant que ne surgisse le ténébreux er sensuel « A touch of evil ».

Assez peu connu, « The rage » et son rythme pseudo reggae ne font mouche que par la grace du chant divin d’Halford.

Une ballade, « Night comes down » agréable sans etre gigantesque et survient un autre titre à rallonge du répertoire, « Sinner » trop complexe et difficile d’accès.

Judas priest termine néanmoins sur deux titans soniques, « Freewheel burning » tornade innaretable de chromes vrombissant et de pneumatiques crissants, puis « Night crawler » monstrueux cauchemar bestial envoutant comme seul peu l’etre le Diable en personne.

En conclusion, « Metal works 73-93 » est le lieu saint des fans de Rob Halford, avec une éblouissante démonstration du formidable arsenal sonore inventé par Judas priest en seulement 20 annnées d’existence.

Il peut également servir de best of de luxe pour résumer la carrière hors du commun des anglais et surtout leur talent inaltérable qui leur fit composer le plus répertoire du heavy metal classique de l’histoire.

Pour les non fans (comme je l’étais à l’époque de sa découverte), il peut constituer la porte d’entrée idéale pour découvrir le groupe et pénétrer dans son monde si passionnant dont je n’ai à vrai dire jamais pu m’extraire depuis ce fameux été 1997.

Et dire que mes parents n’en ont jamais rien su, mais chut je compte sur vous pour garder le secret bien caché …

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 20:35

man_steel.jpg3

 

Super héros extremment populaire, Superman semble inépuisable aussi est ce sans surprise qu’on a découvert en 2013 une énième version du mythe crée par DC comics avec « Man of steel » de Zack Snyder.

Contrairement à « Superman returns » son médiocre prédécesseur sorti en 2006, « Man of steel » s’interesse lui à la genèse de Superman et replonge dans ses racines sur la planète Krypton qui dans un passé proche, se meurt.

Malgré sa haute technologie bien supérieure à celle de la Terre, Krypton a en effet épuisé ses ressources naturelles et s’apprete à disparaitre de l’univers.

Dans une situation aussi extreme, de fortes individualités se révèlent comme celle du général Zod (Michael Shannon) qui tente un coup d’état en s’appuyant sur une frange de l’armée qui lui est acquise.

Zod tue des responsables politiques de haut rang mais se heurte à la résistance du scientifique Jor-El (Russell Crowe) qui aidé par sa femme Lara (Ayelet Zurer) dérobe le Codex, code génétique des kryptoniens et le place dans une capsule spatiale dans laquelle il s’apprete à évacuer leur jeune bébé, Kal-El.

Le féroce Zod tue les deux époux mais ne peut empecher la capsule de s’envoler dans l’espace.

Il est finalement arraisonné et condamné à entrer dans une sorte d’hibernation prolongée jusqu’à la fin de ses jours.

Mais la destruction de Krypton vient boulverser la donne et faire de Zod et des siens, les seuls survivants qui se mettent à la recherche de Kal-El.

Entre temps, la capsule arrive sur Terre et l’enfant est généreusement recueuilli par un couple de fermier du Kansas, les Kent, Jonathan (Kevin Costner) et Martha (Diane Lane).

Baptisé Clark (Henry Cavill), le jeune homme grandit mais connait rapidement quelques problèmes liés à l’apparition de super pouvoirs commes une force surhumaine, une invulnérabilité et des sens ultra aguisés (ouie, vue).

La mort de son père, tué par une tornade le boulverse mais Clark avance néanmoins dans sa vie de fermier aux cotés de sa mère.

Ayant pris contact avec une vaisseau kryptonien enfoui sous la banquise, Clark fait la connaissance de la journaliste du Daily Planet, Lois Lane (Amy Adams) également en pleine séance d’investiguation.

Clark reçoit des informations précieuse émanant de l’hologramme de son père puis sauve la vie de Lois après la destruction du vaisseau.

Bien entendu, à son retour au Daily Planet, personne ne désire croire à son histoire d’extra terrestre et Lois est sommées de se taire.

Mais une menace supérieure surgit lorsque Zod et ses proches localisent Kael sur Terre mais ne peuvent malgré leurs capacités également surhumaines en venir à bout.

La curelle et puissante Faora (Antje Traue), comprend néanmoins après violenté Martha que le Codex n’est pas dans la capsule ayant amené Kael sur Terre mais qu’il a été implanté directement dans son corps.

Changeant de tactique, Zod lance un ultimatium aux terriens : leur livrer Kael contre la vie sauve.

Se sentant dépassés par la technologie kryptonienne et par les capacités surnaturelles de leurs adversaires capables de détruire leurs avions, leurs hélicoptères et leurs soldats, les terriens acceptent le marché et Kael qui désire avant tout épargner sa planète d’origine accepte de se livrer.

Bien entendu, une fois Kael et Lois embarqués dans son vaisseau spatial, Zod a pour but de joeur double jeu, d’extraire le Codex du corps mort de Kael et ensuite de terraformer la Terre pour redonner vie à Krypton.

L’hologramme de Jor-Al vole une nouvelle fois à la rescousse de son fils et lui permet, à lui et à Lois de s’échapper des griffes de Zod, tout en lui ayant infligé de sévères pertes.

Une nouvelle fois, Clark baptisé Superman sauve la vie de la jolie journaliste en lui permettant un atterissage relativement sauf.

Déployant les grands moyens, Zod déploient deux puissantes machines à gravité dans le but de modifier la gravité de la Terre pour la façonner à la manière de Krypton.

Les dégats sont gigantesques notamment dans la ville de Metropolis, ravagée par de puissants tremblements de terre.

Superman s’attaque à l’une d’entre elle et parvient à la faire détruire par les avions de l’armée américaine.

Il détruit également le vaisseau de Zod et le Codex, ruinant toutes ses hautes ambitions.

C’est dans une Metropolis sauvée mais dévastée que Superman affronte Zod dans un combat final de haute volée.

Parvenu en effet à s’acclimater à l’atmosphère terrestre presque aussi bien que Superman, Zod est devenu un adversaire redoutable, aussi fort et rapide que son ennemi.

Après une lutte d’une intensité folle, Superman est contraint de tuer Zod qui s’apprete à faire périr à l’aide de sa vision thermique des civils innocents.

Une fois le calme revenu, Clark prend la décision de quitter son Kansas natal pour devenir journaliste au Daily Planet et retrouver ainsi sa chère Lois qui connait son secret.

Il prend aussi comme charge de défendre les Etats Unis, par fidélité pour sa patrie d’adoption.

En conclusion, « Man of steel » est bien entendu à des années lumières du premier opus de Richard Donner.

Fidèle à son style violent et sombre, Znyder gomme le charme romantique et l’humour du premier Superman, pour faire place à un film franchement orienté SF et basant tout sur le coté spectaculaire de ses scènes d’action.

Une pluie de stars donc pour encadrer le fadasse Cavill et sa musculature sèche d’adepte des stéroides (comme le veut la norme des jeunes acteurs actuels) pour un film à grand spectacle qui manquera sans doute un chouia d’originalité et d’audace.

Très américain (pourquoi devient il le défenseur des USA et non de la Terre ?), frontal et brutal en quelque sorte, mais aussi également très efficace.

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 22:56

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Abordons maintenant la littérature plus grand public avec « Incidences » de l’auteur à succès Philippe Djian.

Sorti en 2010, « Incidences » raconte le curieux parcours de Marc, professeur de littérature dans une université française, qui ayant la fâcheuse manie de coucher avec ses étudiantes en âge d’être sa fille, découvre un beau matin, que l’une d’entre elles appelée Barbara est morte après avoir eu un rapport sexuel avec lui.

Malgré son expérience, le professeur chevronné panique, prend sa vieille Fiat 500 et se débarrasse du corps de Barbara en le jetant dans un profond gouffre caché aux regards des curieux par une grotte.

Peu expérimenté, il manque cependant de se tuer dans la manœuvre délicate.

Marc fait ensuite preuve de sang froid et se compose un personnage d’innocent pour faire bonne figure auprès de sa sœur Marianne avec qui il vit seul dans une grande maison perdue dans la foret et surtout à l’université, ou son supérieur hiérarchique, le teigneux Richard, l’a dans le collimateur.

Malgré la présence d’un inspecteur de police dans l‘enceinte de l‘établissement, Marc parvient à donner le change et va même jusqu’à rencontrer Myriam, la propre mère de Barbara, légitimement inquiète pour sa fille mystérieusement disparue.

Marc tombe sous le charme de Myriam, et une trouble attirance sexuelle réciproque va alors les emmener dans une liaison charnelle passionnée.

Amoureux pour la première fois d’une femme de son âge, Marc délaisse ses habituels instincts de prédateur sexuel, ce qui gêne considérablement Annie Eggbaum, une de ses jeunes étudiantes, fermement décidée à coucher avec son professeur.

Marc a beaucoup de difficultés à résister aux avances d’Annie, surtout lorsque son père, un puissant maffieux local, le fait passer à tabac pour le persuader de donner des cours particuliers à sa fille.

La relation avec Marianne parait également complexe, avec la vie en quasi autarcie avec cette sœur possessive jalouse des aventures de son frère et qui de surcroit entretient une liaison avec Richard, l’ennemi juré de Marc.

Les affaires de Marc ne s’arrangent guère lorsqu’un policer chargé de le contrôler tombe raide mort devant lui, ce qui l’oblige à se débarrasser également du corps dans le gouffre, non sans cette fois un certain savoir faire.

Tout tourbillonne dans sa tête, la peur d’être finalement découvert et d’aller croupir en prison avec une accusation de double meurtre, un sentiment de décadence due à la vieillesse, de traumatisme lié à la mort de ses parents, la passion avec Myriam dont le mari est dit elle militaire en Afghanistan, la haine de Richard et la trouble relation sexuelle incestueuse occasionnelle avec Marianne.

Ce ne sont pas les longues ballades nocturnes en foret ni les quantités astronomiques de cigarettes fumées qui parviendront à tout à fait dompter les démons intérieurs du vieux professeur.

Au final, Annie finit par collaborer avec lui et lui révéler que Myriam est en réalité un officier de police.

Alors Marc prend la décision radicale d’un suicide par le gaz, emportant avec lui son amante.

En conclusion, « Incidences » est un livre prodigieusement irritant, qui trimballe le lecteur au milieu des états d’âme d’un vieux prof imbu de pouvoir sexuel, pour l’amener vers nulle part si ce n’est un néant terminal sans aucun intérêt.

Plus que cette histoire incroyablement vicieuse et remplie de trous béants, le plus irritant chez Djian semble être ce coté donneur de leçons qui se veulent définitives sur la difficulté de devenir écrivain et la pauvreté du style de la plupart des auteurs.

Ces réflexions sont d’autant plus insupportables que lui-même ne parvient qu’à raser le lecteur avec son style narratif mou et froid.

« Incidences » est donc une très mauvaise expérience donc pour moi et aura agi comme un véritable repoussoir pour la découverte de cet auteur par trop surestimé.

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 10:25

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Le succès naissant des arts martiaux mixtes mélangeant boxe thaï, lutte, judo et Jiu jistu a été exploité en 2011 par « Warrior » de Gavin O’Connor.

« Warrior » raconte le destin croisé de deux frères embringués dans une histoire familiale complexe, Tommy Colon (Tom Hardy) ancien Marine tout juste revenu de la guerre d’Afghanistan et Brendan (Joel Edgerton), professeur de sciences physiques et père de famille en apparence rangé.

Après de nombreuses années de silence, Tommy fait irruption chez son père Paddy (Nick Nolte) ancien alcoolique repenti et on comprend instantanément que les relations sont tendues.

Le sujet principal de la discorde est la mort de la mère, que Tommy a aidé seul dans ses derniers jours, tandis que Paddy, ravagé par sa dépendance, la laissait à son funeste sort.

Désœuvré et révolté, Tommy s’inscrit dans une salle de sports de combat, ou il fait tout de suite impression en mettant KO le champion local d’arts martiaux mixtes.

L’entraineur Joe Zito (Kevin Dunn), décèle alors le potentiel de Tommy et lui parle d’un grand tournoi de MMA organisé à Atlantic city, Sparta.

Intéressé, Tommy préfère néanmoins s’entrainer à la dure avec son père, qui avait fait de lui un champion de lutte dans sa jeunesse.

De l’autre coté, le gentil Brendan, lui aussi séparé de son père et son frère depuis des années, découvre qu’il est endetté jusqu’au cou et pour ne pas avoir à vendre sa maison, décide lui aussi de reprendre le chemin des matchs d’arts martiaux mixtes ou il excelle.

Mais cette activité violente et mal considérée est déclarée incompatible avec sa qualité de professeur, et Brendan est suspendu de ses cours ce qui le place en position quasi désespérée vis-à-vis de ses créanciers.

Il s’en va trouver Frank (Frank Grillo) son ancien entraineur et lui fait part de sa volonté de se ré-entrainer à plein temps pour se renflouer financièrement.

L’entrainement en parallèle des deux frères est dur, avec un mélange de rounds particulièrement âpre et de séquences de footings en fractionné ou les organismes sont poussés à leur limite.

Bénéficiant de la blessure du favori de Frank, Brendan se voir offrir une place pour le tournoi Sparta.

Il s’apprête donc à se rendre à Atlantic City, pour combattre dans le même tournoi que Tommy, devenu une star lorsque son passé de héros d’Afghanistan est révélé au grand jour.

L’explication entre les deux frères a lieu sur une plage et démontre toute la haine de Tommy contre Brendan, accusé lui aussi d’avoir laissé tombé sa mère.

Malgré une louable volonté de Brendan de se rabibocher, le dialogue semble définitivement rompu entre les deux hommes.

Arrive alors le tournoi, et la dureté des matchs.

Si Tommy domine facilement ses adversaires en raison de sa puissance et de sa hargne hors du commun, Brendan a plus de peine et ne s’en sort que difficilement notamment après un match épique contre un athlétique afro américain.

Mais malgré les coups et les blessures, les deux frères passent les tours.

Brendan réussit en demi finale un authentique exploit en sortant le russe Koba (Kurt Angle) impressionnant colosse et favori du tournoi.

La finale opposera donc les deux frères sous les yeux de Paddy et de leurs camps respectifs.

Le match est prodigieusement intense et d’une grande violence, chacun cherchant à résoudre par les coups échangés le différent familial.

Après plusieurs rounds, Brendan prend finalement l’avantage sur Tommy et le pousse par une clé de bras à abandonner après lui avoir assuré de son amour.

Les deux frères tombent dans les bras l’un de l’autre …

Au final, « Warrior » est un film de gros bras qui ne fait pas dans la dentelle.

L’histoire de famille sous jacente introduit un peu de profondeur dans ce qui n’aurait pu qu’être qu’une apologie de l’ultra violence d’un sport qui fait passer la boxe et le judo pour des amusements entre fillettes.

Malgré le réalisme des matchs et l’implication (physique) des acteurs surgonflés aux stéroïdes pour des questions de crédibilité, « Warrior » ne vole pas beaucoup plus haut que les films de baston habituels, avec une histoire sentimentale à grosse ficelles destinée à contre balancer la boucherie de certaines scènes.

Pas forcément convaincu par la thérapie bourre-pif donc …

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 16:50

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Les habitués de ce blog connaissent mon gout évident pour les comics, aussi est-ce avec une certaine curiosité que je me suis penché sur l’un de super vilains les plus connus du monde Marvel, le dieu asgardien du mal Loki, héros de « Les malheurs de Loki » de Roberto Aguirre Sacasa (scénario) et Sebastian Fiumara (dessins).

Paru en 2011, « Les malheurs de Loki » s’intéresse à la rivalité entre Loki fils adoptif d’Odin et son demi frère Thor, fils lui légitime du père des dieux Asgardiens.

Très tôt porté sur la fourberie, Loki jaloux de Thor, coupe pendant son sommeil les cheveux d’or de Sif et pour se faire pardonner s’en va au royaume des elfes pour faire forger de superbes cadeaux pour ses pairs.

Mais là encore il ruse et en plus de la lance d’Odin et des cheveux de Sif, se fait forger un marteau indestructible capable de déchainer la foudre.

Une fois à la cour, sa perfidie se fait remarquer au grand jour, Thor lui confisque le marteau et lui coud les lèvres pour l’empêcher de diffuser des mensonges.

Humilié, Loki fuit dans une région reculée d’Asgard ou il vit en ermite, mais Thor le traque jusque la bas, avec comme désir de le juger pour le fait d’avoir provoqué la mort de Balder dans l’espoir de déclencher Ragnarok et la chute d’Asgard.

Loki a en effet manipulé Hoder le demi frère aveugle de Balder pour lui faire tirer une flèche de gui seul matière capable de percer le sort d’invulnérabilité octroyé par Odin.

Malin, Loki prétexte un courroux pour assassiner à son tour Hoder et serre les dents durant les interminables funérailles viking de Balder avec embrasement d’un drakkar de la main même de Thor.

Mais sa mère Frigga demande à des volontaires d’aller en Hel chercher son âme pour la ramener à Asgard.

Loki et Thor se proposent, poussés chacun par des motivations bien différentes.

Après un voyage étrange et périlleux, Héla, la déesse de la mort, leur laisse entendre la perfidie de Loki et demande que si chaque habitant des neufs mondes pleure, l’âme de Balder sera restituée.

Revenus à Asgard, Loki refuse de verser une larme sur le sort de Balder, dévoilant alors tout à fait sa culpabilité.

Puis d’autres histoires se succèdent, avec la protection de paysans persécutés par un Troll et un accrochage à un banquet divin ou Loki provoque ses pairs avant l’affrontement final entre Thor plus puissant et son demi frère, métamorphe et rusé.

Mais la puissance et l’honnête du colosse blond prévalent et Loki est en punition attaché à un rocher par des chaines indestructibles et laissé à la merci d’un serpent au venin corrosif.

En conclusion, « Les malheurs de Loki » est une œuvre mineure mais néanmoins intéressante donnant une variation plaisante de la légende nordique avec la traditionnelle rivalité entre Loki et Thor.

Le premier apparait ici en antihéros incompris, mal dans sa peau car « batard » des dieux palissant de l’aura de son demi frère, grand, beau, noble et fort jusqu’à l’écœurement.

Sournois, malin et manipulateur, Loki agit dans l’ombre pour prendre sa revanche sur un monde ou il ne se sent pas admis.

Mais ces manœuvres sont dévoilées et l’affrontement avec Thor est finalement inévitable ainsi que la punition afférente.

Rien de bien neuf donc chez Sacasa, mais une réutilisation habile de l’univers fascinant des dieux nordiques empli de magie et de créatures surnaturelles, superbement illustrées par Fiumara.

Une lecture somme toute fort plaisante.

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