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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 10:49

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En 2011, soit trois ans après un excellent « Death magnetic » marquant le retour du Metallica musclé et conquérant, les four horsmen surprennent encore leur public en s’acoquinant avec le chanteur Lou Reed, figure légendaire du rock.

Pourtant on se souvient que en 1998, Metallica s’était déjà rapproché le temps d’un duo d’une autre légende du rock avec Marianne Faithfull, preuve de son gout pour les voix rauques cassées par l’alcool et la cigarette.

Le résultat donne « Lulu » curieux album figurant le destin tragique d’une allemande ayant connu les honneurs de la bourgeoisie avant de mourir prostituée dans la déchéance la plus absolue.

« Brandenburg gate » donne tout de suite le ton avec le phrasé de Lou Reed sur les guitares rock lourdes de Metallica, James Hetfield se contenant de quelques chœurs d’accompagnement.

On poursuit la découverte avec « The view » long mid tempo rugueux, sur lequel Metallica dompte sa puissance et laisse par éclipses éclater quelques refrains plus appuyés au milieu des spoken words de Reed.

Plus de sept minutes pour « Pumping blood » sur lesquelles Reed se fait prophète d’une sombre apocalypse sous tendue par la musique menaçante et intense de Metallica.

Le rythme est certes beaucoup plus rapide sur « Mistress dread »  mais beaucoup trop répétitif pour ne pas lasser l’auditeur.

Difficile de se caler avec « Iced honey » qui verse lui plus dans le mid tempo rock certes solide mais sans éclat.

Le premier disque se solde par un autre titre atmosphérique atypique de plus de 11 minutes, « Cheat on me », sur lequel Reed a tout loisir d’exprimer sa verve sur quelques chœurs fantômes de Hetfield.

Passablement intrigué par le résultat proposé jusqu’alors on embraye sans coup férir sur le second disque, restreint à quatre morceaux.

La copie semble être identique avec un « Frustration » très long  et sinueux morceau (plus de huit minutes) avec toujours en toile de fond, les guitares lourdes de Metallica.

Même traitement pour « Little dog » long titre acoustique très plat tenu uniquement par la voix chevrotante de Reed.

On se prend à souhaiter ardemment la fin du disque qui arrive avec « Dragon », nouveau titre léthargique s’éveillant timidement à mi course et « Junior dad » qui vient bercer de manière apaisante l’auditeur sur prêt de vingt longues minutes.

En conclusion, « Lulu » est un ovni musical qui se fit étriller par la critique et tout particulièrement par les fans de Metallica, particulièrement intransigeants avec les écarts expérimentaux de leur groupe fétiche, et semblant préférer voir le groupe cryogénisé dans son thrash poussiéreux des années 80.

D’un point de vue plus objectif, « Lulu » n’est pas un album inaudible ou catastrophique, mais demeure particulièrement difficile à appréhender tout particulièrement dans sa seconde partie, qui manque cruellement de rythme et de punch.

Metallica accepte ici de se mettre au second plan et de laisser le chanteur s’exprimer dans son style narratif si particulier.

Comme les musiciens possèdent de grandes capacités, le résultat ne peut être totalement mauvais et parvient même plusieurs fois à séduire dans la première partie foncièrement plus énergique.

« Lulu » demeure donc une curiosité musicale à réserver aux fans de rock à l’esprit ouvert.

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 20:31

justicier ville3

 

 

Même mort en 2003, Charles Bronson demeure une icône du cinéma et échut d’une image de dur à cuir réactionnaire après « Un justicier dans la ville » de Michael Winner.

Sorti en 1974, d’après un livre de Brian Garfield (Death wish), « Un justicier dans la ville » raconte la dérive d’un architecte appelé Paul Kersey (Charles Bronson) après que sa famille fraichement arrivée à New-York ait été sauvagement agressée par trois voyous dont un d’entre eux est joué par Jeff Goldblum alors acteur débutant.

Au cours de l’agression, sa femme Joanna (Hope Lange) est battue à mort, tandis que sa fille Carol (Kathleen Tolan) est gravement traumatisée après avoir subie un viol.

Kersey apprend de manière brutale et douloureuse le décès de sa femme à l’hôpital et se trouve alors considérablement ébranlé par ce choc.

Après avoir constaté l’impuissance de la police à retrouver les criminels, il accepte pour se changer les idées de se rendre pendant quelques jours en Arizona pour affaires.

Sur place, il est frappé par un spectacle de cow boy ou le sheriff liquide les malfrats sans faire de pitié et l’idée de répondre à la violence urbaine de New-York par la violence germe peu à peu dans son esprit.

De retour à New-York, Kersey sort un pistolet qu’il a en sa possession depuis la guerre de Corée et continue d’échafauder des plans.

Il passe finalement à l’acte en se promenant en pleine nuit à Central Park, cherchant visiblement à se faire agresser par les rodeurs nocturnes.

Kersey tue son agresseur et s’enfuit dans la nuit hivernale.

La police arrive sur les lieux et se met à enquêter via le détective Frank Ochoa (Vincent Gardenia) sur une série de meurtres nocturnes commis par un homme solitaire tuant au hasard des voyous.

Car en effet, Kersey s’enhardit, allant même à tuer en pleine rue ou dans le métro, au risque d’être identifié.

Les victimes de justicier s’amoncellent et un phénomène social s’empare alors des habitants de New-York, qui usent eux même d’auto défense pour répondre aux multiples agressions de la ville.

Kersey est finalement identifié par Ochoa mais ne peut se résoudre à interrompre sa quête de vengeance sans fin.

Après une ultime fusillade nocturne à Central Park, Kersey est blessé à l’épaule.

Rattrapé par la police, il obtient finalement une curieuse grâce de Ochoa en échange d’une ferme injonction à changer de ville.

Kersey obéit et se retrouve donc à Chicago, ou il fait comprendre assez vite qu’il n’est pas prêt à renoncer à sa quête personnelle de vengeance.

En conclusion, malgré son coté ultra violent et controversé, « Un justicier dans la ville » est un très bon film d’action épuré, proposant un rôle en or à Charles Bronson déjà quinquagénaire.

Il est ici parfait en père de famille libéral progressiste adepte de non violence, basculant à la suite d’un drame personnel dans une sorte de spirale infernale de vengeance aveugle.

Cette violence est ici justifiée par le drame personnel et la violence de la ville elle-même, New York qui jusqu’à l’intervention musclée du maire Rudolph Giulani, fut pendant longtemps un ville dangereuse ou certains quartiers étaient très dangereux.

Bien entendu, elle n’a pour moi aucune légitimité et constitue davantage la dérive d’un homme perdu, même si le film semble en réalité la généraliser et la normaliser.

Il aurait sans doute fallu vivre dans le New-York des années 70 pour se faire sa propre opinion.

Sur la forme, « Un justicier dans la ville » est rythmé, intense et  bénéficie d’une ambiance urbainemenaçante ultra réaliste et de l’excellente bande son de Herbie Hancock.

Il est toutefois forcément déconseillé au jeune public et aux âmes sensibles, en raison de la violence de sa première scène, devenue culte en raison du réalisme affreux de l’agression gratuite contre deux femmes revenant du shopping.

Le film eut un tel succès que quatre suites lui emboitèrent le pas, fournissant à Bronson une rente confortable jusqu’au milieu des années 90.

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Published by Seth - dans Policier
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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 12:35

joy_division_1977.jpg3

 

 

Après l’immense plaisir éprouvé à l’écoute de « Unkown pleasures », je me suis orienté sur les débuts de Joy division regroupés dans l’album « Substance » couvrant la période 1977-1980, soit juste avant la sortie du premier album.

A cette époque, Ian Curtis (chant), Bernard Albrecht (guitare/synthétiseur), Peter Hook (basse) et Stephen Morris (batteur) sont issus de la scène punk des alentours de Manchester.

Cette influence se ressent sur les premier titres « Warsaw » et « Leaders of men » foncièrement punk dans leur structure et leur dynamique.

Le niveau est brutalement rehaussé sur « Digital », contenant une puissante charge explosive puis le rythme jusqu’alors rapide est alors brutalement cassé avec « Autosuggestion », morceau long, lent et sinistre.

Nouvelle décharge avec le superbe tube « Transmission » cette fois franchement orienté new wave, avec riffs raffinés, claviers entêtants et la belle voix grave de Curtis pour coiffer le tout.

Impossible aussi de ne pas apprécier « She’s lost control », son rythme dur, froid si terriblement puissant.

Un instrumental plaisant « Incubation » plus loin, arrive « Dead souls » qui  sert d’intermède solide avant deux nouveaux chefs d’œuvre « Atmosphere » superbe titre new wave à la grâce planante et « Love will tear us apart » plus grand titre jamais composé par le quatuor anglais.

On continue de se régaler avec « No love lost » qui débute par un génial instrumental avant de virer à du punk plus brut de décoffrage.

Cette tendance se poursuit sur « Failures » direct et rugueux puis « Glass » plus pauvre et linéaire.

Le court « From safety to where ? » glisse tout en souplesse et  le soutenu « Novelty » se fait assez vite oublier.

On arrive alors à la fin de ce copieux disque avec « Komakino » mou et plat et « These days » sympathique mais doté d’une faible puissance de frappe.

En conclusion,  comme toute compilation, « Substance » contient à boire et à manger.

Les plus grands tubes de Joy division y figurent (« Atmosphere », « Love will tear us appart » « Digital ») et constituent à eux seuls une raison pour jeter une oreille sur ce disque.

La différence entre ces chef d’œuvre parfaitement aboutis et les premiers morceaux post punk est par contraste parfaitement flagrante.

Ceux-ci ne sont pas franchement mauvais, sont plutôt plaisants, mais n’atteignent en rien l’exceptionnel équilibre mélodie/énergie de leurs successeurs.

« Substance » constitue un bon complément pour le fan de Joy division, curieux de connaitre les débuts de ce groupe fétiche.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 22:14

unkown_pleasure.jpg5

 

 

Il était bien évident que les choses n’allaient pas s’arrêter si rapidement avec un groupe aussi talentueux que Joy division, aussi « Unknown pleasures » aura t il les honneurs de cette chronique.

Sorti en 1979, « Unknown pleasures » et sa pochette esthétiquement nulle, constituent le premier véritable disque du quatuor britannique composé de Ian Curtis (chant), Bernard Sumner (guitare), Peter Hook (bassiste) et Stephen Morris (batteur).

On débute avec « Disorder » qui accroche immédiatement l’auditeur en raison de son ambiance glaciale, de ses riffs hypnotiques et de la voix envoutante de Curtis.

Le groupe  tisse sa toile pour emmailloter l’auditeur sur le plus lent et sinueux « Day of the lords » vibrant comme un volcan contenu sous une calotte glaciaire.

Le tempo se ralentit encore davantage jusqu’à quasiment stagner sur « Candidate » particulièrement lugubre.

Impossible de résister à la voix si émouvante truffée de reverb de Curtis et aux bruitages électro-futuristes qui parsèment l’excellent « Insight ».

Dans le registre plus mélodique et mélancolique de « New dawn fades »
, Joy division fait également mouche et se permet de côtoyer les anges.

Nouvelle merveille avec « She’s lost control » qui déploie une parfaite symbiose de riffs lourds et beat hypnotiques mais pourtant surclassée par le chef d’œuvre scintillant de puissance et beauté froide « Shadowplay » sur lequel les britanniques partent en véritable voyage cosmique.

L’auditeur reprend son souffle avec un « Wilderness » de bonne facture, puis arrive en phase terminale du disque, constituée par l’excellent heavy rock « Interzone » et ses riffs d’acier et « I remember nothing » long titre crépusculaire déroulant les tourments du chanteur sur un rythme aussi lancinant qu’intimiste.

En conclusion, « Unknown pleasures » est la pierre angulaire de la cold wave et un grand chef d’œuvre de la rock music.

On comprend mieux à son écoute le fort impact qu’il eut et l’immense reconnaissance qu’il apporta à Joy division, groupe alors peu connu, construisant ce son magique, sombre et envoutant sur les ruines encore fumantes du punk.

Mais plus que par le son si prenant et enveloppant crée par les britanniques, « Unknown pleasures » est rendu absolument culte par l’interprétation sans faille de Curtis, assurément l’une des voix les plus fascinantes de l’histoire du rock.

« Unknown pleasures » est donc absolument essentiel pour tout amateur de musique sombre et de très haute qualité.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 18:45

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  potentiel_erotique.jpg

 

David Foenkinos est l’un des auteurs contemporains français les plus populaires.
Sorti en 2004, « Le potentiel érotique de ma femme » est un court roman idéal pour prendre connaissance à moindre effort avec l’œuvre de l’écrivain.


Derrière ce titre prometteur se cache l’histoire d’un homme appelé Hector, célibataire décalé cachant le vide de sa vie privée derrière une folle vie de collectionneur d’objets sans intérêt comme les pin’s ou les étiquettes de fromage.
Dominé par son frère ainé chez qui il occupe un poste de modeste employé de bureau, asphyxié par des parents étouffants et sourds à sa détresse, Hector décide de changer de vie.


Cette résolution courageuse passe par une désaccoutumance à la collectionnite aigue et par la recherche d’une femme pour stabiliser une vie privée à la dérive.


Après avoir rencontré un couple étrange Marcel et Laurence et avoir été tripoté par cette dernière présentée comme une championne de ping pong, Hector touche le fond et commet un jour une tentative de suicide manquée dans le métro parisien.


Incapable d’avouer à ses collègues cet acte lourdement connoté socialement, Hector raconte qu’il est parti en voyage plusieurs mois aux Etats-Unis et pour donner plus de crédit à son récit, effectue des recherches à la Bibliothèque National de France.


Sur place il tombe par hasard sur Brigitte, une thésarde en sociologie elle aussi en recherche de crédibilité sur un voyage fictif aux Etats-Unis, inventé pour les besoins de sa thèse.


Entre eux, le coup de foudre est réciproque et le mariage ne tarde pas à venir, apportant bonheur et stabilité à Hector.
Débarrassé en apparence de ses démons intérieurs, Hector qui a laissé tomber son job de minable employé pour monter avec sa femme une entreprise à succès de voyages fictifs, ne développe pas moins une nouvelle curieuse obsession pour les séances de nettoyage de vitres de Brigitte.


Prodigieusement excité sexuellement par la gestuelle de sa femme lors de cet acte en apparence banal, Hector va jusqu’à installer une caméra vidéo pour vivre et revivre ses fantasmes.
Pourtant cette obsession ne tarde pas à se retourner contre lui puisqu’il découvre un jour sur un film vidéo que sa femme a un amant.


Choqué, Hector soupçonne son frère Gérard, ancien champion cycliste raté, de couvrir les agissements adultères de sa femme et va jusqu’à le procurer, en remettant en cause son unique succès présumé, lors d’une course soit disant gagnée au Maroc.

Face à la colère d’un athlète peu fin comme Gérard, Hector est passé à tabac puis séquestré avant de sous la menace physique se rétracter.


Ceci n’enlève en rien sa ténacité à prendre sa femme en défaut mais un jour pourtant Brigitte lui révèle qu’elle a organisé la mise en scène de l’adultère pour le punir de la filmer sans son accord.
Le moment est donc venu pour Hector de révéler à sa femme sa pulsion ce qui loin de la choquer, resserre au contraire leurs liens et leur complicité.


Brigitte accepte de satisfaire les fantasmes de voyeur d’Hector, fantasmes qui ont pour avantage de le rapprocher de la monogamie et de la stabilité affective.
En contrepartie, Hector doit satisfaire le fantasme de Brigitte qui est de le voir montrer son sexe lors d’un diner avec le couple terrible Marcel-Laurence.


Les relations se cimentent donc entre Hector et Brigitte qui tombe logiquement enceinte.
L’accouchement de triplés produit un dénouement en forme de boucle avec le retour à un sentiment de collection.


En conclusion, « Le potentiel érotique de ma femme » est un petit roman léger qui ne restera sans doute pas de manière durable dans mon esprit.


L’histoire de cet homme malheureux trouvant sa rédemption dans les fantasmes confinés de son couple, est banale et finalement assez décevante au niveau de sa charge érotique finalement tristement inoffensive alors qu’on s’attendait à un feu d’artifice de situations plus chaudes et sensuelles les unes que les autres.


Seul point positif à signaler, le style de Foenkinos et tout particulièrement son humour redoutablement décapant, qui donne un peu de sel à ce récit globalement insipide.
Ceci sera sans doute trop juste pour me donner envie de continuer la découverte.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 10:13

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Détour périlleux vers le cinéma français avec la bien connue « L’auberge espagnole » de Cédric Klapisch.

Sorti en 2002, fortement récompensé par le succès populaire et de la profession, « L’auberge espagnole » raconte l’aventure de Xavier (Romain Duris) qui part pour un an peaufiner ses études à Barcelone avant de se destiner à une carrière de fonctionnaire au Ministère des Finances.

En réalité, Xavier se cherche profondément, hésitant entre une carrière d’écrivain et une plus stable de fonctionnaire.

Après quelques tracasseries administratives et l’incompréhension de son amie Martine (Audrey Tautou), Xavier part avec le programme Erasmus, laissant au passage sa mère envahissante à Paris.

A Barcelone, il prend la décision d’être plus indépendant et opte pour la vie en collocation avec d’autres étudiants de presque toutes les nationalités d’Europe : Wendy (Kelly Reilly) l’anglaise sensible et portée sur l’hygiène, Soledad (Cristina Brondo) la seule espagnole du lot, Tobias (Barnaby Metshcurat) l’allemand sérieux et travailleur, Lars (Christian Pagh) le danois sympathique et relax et enfin Alessandro (Frederico d’Anna) italien volubile.

Entre ces cours et la vie agitée en collocation entre jeunes, Xavier fréquente malgré lui un couple rencontré à l’aéroport, Jean-Michel (Xavier de Guillebon) neurochirurgien imbu de lui-même et sa femme Anne-Sophie (Judith Godrèche) esseulée à Barcelone tandis que son mari travaille énormément.

Jean-Michel demande à Xavier de sortir de sa femme durant son temps libre et le jeune homme tombe progressivement amoureux de cette jeune trentenaire.

Une relation adultère ne tarde pas à s’établir dans le dos du mari qui obnubilé par son travail ne se doute de rien.

Avec les femmes, Xavier bénéficie des conseils de Isabelle (Cécile de France), colocataire belge lesbienne qui devient sa confidente.

Bien entendu selon l’adage loin des yeux loin du cœur, la relation entre Xavier et la trop coincée Martine se délite.

L’arrivée de William (Kevin Bishop) le frère de Wendy met encore plus d’animation dans la colocation, mais ce frangin peu fin et perclus de clichés, embarrasse plus qu’il ne réjouit avec ses blagues caricaturales sur les différentes nationalités.

William se rendra pourtant utile lorsqu’il sauvera la mise à sa sœur, au lit avec un amant américain alors que son petit ami anglais Alistair (Iddo Goldberg) débarquait sans prévenir.

Devant l’urgence de la situation il n’hésitera pas à se mettre au lit avec l’américain en se faisant passer pour homosexuel.

Au final, Jean-Michel apprend pour la relation entre Thérèse et Xavier et y met fin brutalement.

L’heure des adieux approche inexorablement et Xavier dit au revoir à ses amis d’une année, le cœur gonflé d’émotion.

Le retour à Paris est difficile, le jeune homme étant forcément changé par son expérience espagnole.

Il comprend que sa vie n’est pas celle à laquelle il aspire.

Exit donc Martine et le poste au Ministère des Finances duquel il part en courant.

Place à une vie plus bohème d’écrivain mais sans doute conforme à ses aspirations profondes.

En conclusion, « L’auberge espagnole » est sans doute un film culte pour bon nombre d’étudiants ou d‘anciens étudiants, qui se seront reconnus dans le parcours du jeune Duris.

En effet, le voyage à l’étranger est jugé pour beaucoup comme un passage initiatique important pour se former avant une retour sans doute trop prévisible à la « normalité » d’une vie plus rangée et monotone.

Mis à part ce petit coté nostalgique donc d’une jeunesse envolée, d’émotions et d’amis fugitifs qu’on ne reverra sans doute jamais, « L’auberge espagnole » souffre d’une durée excessive, d’un rythme lent et d’une certaine platitude des situations.

Tout parait convenu, y compris les échanges entre les différents étudiants aux personnalités assez superficielles, mis à part peut être l’anglaise Wendy.

Même la relation adultère est assez peu excitante.

Pour contre balancer ce coté gentillet et fade, on pourra se laisser entrainer par le chaleur ensoleillée de Barcelone et par quelques vrais moments d’émotions, surtout à la fin du film, ou le héros trouve finalement sa voie en s’extirpant de ses doutes personnels ce qui confère au film une force finale assez inattendue.

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 16:13

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L’inclassable Deadpool avec « Deadpool pulp » de Mike Benson/Adam Glass (scénario) et Laurence Campbell (dessins).

Fraichement sorti en 2012, « Deadpool pulp »  exploite à nouveau le filon du passé pour dérouler une histoire de guerre froide ou l’agent spécial Wade Wilson est utilisé par des pontes du gouvernement américain le général Stryfe et le chef de la CIA Cable, pour récupérer la mallette de commande des têtes nucléaires dérobée par une agente dissidente appelée Outlaw.

A cette époque, Deadpool est certes un tueur redoutable, mais déjà perturbé psychologiquement et n’est pas encore à ce stade encore doué de pouvoir.

Il est cueilli au sortir d’une sanglante mission en Asie et reçoit comme cible Outlaw, qu’il connait déjà intimement.

A la Nouvelle Orléans, il dine avec son ancienne amante, évoque leurs souvenirs communs, puis danse avec elle avant une farouche empoignade.

Insaisissable, Outlaw fausse compagnie à Deadpool favorise la fuite du professeur Jackson Hammer le créateur de la mallette.

La traque se poursuit à la Havane ou vit caché Hammer.

Entre temps, Stryfe qui rêve en réalité d’un holocauste nucléaire favorise en sous main les activités de Outlaw est démasqué par Cable.

Une lutte farouche s’engage et Stryfe prend le contrôle de Cable grâce à un curieux pouvoir hypnotique.

A Cuba, Deadpool tombe sur une armé de guérilleros commandée par Stryfe et Cable.

Le docteur est exécuté et Stryfe révèle à Deadpool les arcanes secrètes de son passé, ainsi que de ses plans de déclenchement de guerre nucléaire.

Mais la schizophrénie de Deadpool lui permet de briser le contrôle mental de Stryfe et parvient à retourner Cable contre le général mutant.

Harnaché sur une bombe, Stryfe est cruellement exécuté.

Mais il reste à retrouver Outlaw qui avec la mallette transformée en bombe, cherche à faire exploser la moitié de l’ile de Manhattan.

Après une nouvelle explication musclée, Deadpool parvient à lui arracher la mallette et à la faire exploser au large de l’ile.

Cruellement irradié, il est récupéré par Cable qui lui annonce sa volonté de lui faire bénéficier d’un programme scientifique révolutionnaire visant  à le doter d’un facteur guérisseur.
En conclusion, « Deadpool pulp » est une étrange histoire vintage et décalée, dans laquelle le héros évolue dans son habituelle litanie de torture et d’exécutions.

Le récit très guerre froide est simpliste à l’extrême et déroulé sans grande surprise.

Il est en revanche difficile de se passionner pour le duo Stryfe/Cable, deux personnages de militaires mutants arrogants si similaires qu’ils pourraient être interchangeables.

Pour faire de ce Deadpool une référence, il manque sans doute l’humour délirant du personnage et son comportement schizophrénique qui le rendent à part dans l’univers Marvel.

Inutile de dire que le dessin sombre et assez laid de Campbell ne plaide pas non plus pour rendre le récit plus attrayant.

On pourra donc passer ici tranquillement son chemin.

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 09:49

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  daredevil proces siècle

 

Nous sommes en 2009 et le duo Michael Bendis (scénario) Alex Maleev (dessins) réalise « Daredevil, l’homme sans peur, tome 2, le procès du siècle » continuation logique du premier et copieux tome sorti une année précédente.

L’histoire commence dans un cadre ultra réaliste avec le procès du Tigre blanc, alias Hector Ayala, super héros de troisième ordre (bien que sympathique !), accusé à tort du meurtre d’un policier après être intervenu sur un cambriolage minable dans le Bronx.

Poussé par ses amis Luke Cage et Iron fist, l’avocat Matt Murdock qui cherche pourtant à rester discret depuis qu’on le soupçonne fortement d’être Daredevil, consent à prendre en charge la défense du héros déchu.

Lors du procès, l’avocat Delacourt, attaque avec brio Ayala, que les circonstances et un parti pris policier accablent au premier abord.

On se croit donc un peu dans un épisode de « Faites entrer l’accusé » et même si Murdock défend son client bec et ongles avec à l’appui des témoignages de Red Richards, Iron fist et Luke Cage, la partie adverse met en avant la vie privée ratée d’Ayala et ses grosses difficultés financières pour faire pencher la balance.

Lors du verdict, Ayala perd les pédales, agresse la cours et s’arrange pour se faire tuer par les policiers.

Il meurt dans les bras de Murdock qui sous les traits de Daredevil fait pression sur l’un des cambrioleurs afin qu’il se livre à la police pour réhabiliter la mémoire souillée du Tigre blanc.

Par la suite, Murdock tombe amoureux d’une nouvelle femme, Milla Donovan aveugle comme lui qui reconnait le visage de l’homme qui l’a sauvé d’un accident de la route en costume de Daredevil.

Puis on apprend que suite à la disparition du Caïd, Leland Owlsey alias le pitoyable Hibou a pris le contrôle de la pègre New-yorkaise et tente maladroitement d’inonder le marche des stupéfiant d’une nouvelle drogue, la MGH, une hormone de croissance mutante, sensée décupler les potentialités des consommateurs.

Conseillé par Anad, l’ex avocat du Caid, le Hibou apprend à apporter des réponses légales à la menace de Daredevil et cette réponse juridique tout à fait inhabituelle gène considérablement son action d’autant plus que Murdock soupçonné du meurtre du patron de presse qui a diffusé la nouvelle de sa double identité, doit également se défendre face à l’enquêteur Harold Driver du FBI.

Après quelques heures chaudes, Murdock parvient à préserver son innocence et le doute sur sa double identité.

Alors que le Hibou peine à mettre au point sa nouvelle drogue, il se retrouve pris entre les feux croisés du FBI auxquels Anad résiste et celui plus direct de Daredevil qui le tabasse après un bref affrontement.

Le Hibou vaincu, Driver révèle à Daredevil la nouvelle effrayante du retour du Caid, qui élimine patiemment tout ceux qui l’ont trahi.

Le Caid contacte également Mary alias Typhoïd, et réactive en elle sa personnalité criminelle.

Redevenue la redoutable tueuse schizophrène qui a tant fait de mal à DD, Typhoïd s’attaque aux gangs rivaux du Caid et est finalement dirigée frontalement sur Murdock.

L’attaque surprise de Typhoïd prend totalement l’avocat qui marche dans la rue avec Milla, et il faut l’interposition de Jessica Drew/Luke Cage pour vaincre cette redoutable pyrokinesiste experte en close combat.

Comprenant son échec, le Caid fait alors appel au plus terrible ennemi de Daredevil, le Tireur et lui demande sa tête.

Fidèle à ses habitudes, le très dérangé Tireur s’en prend à Milla et Daredevil, encore brulé de son combat face à Typhoïd, engage un combat dantesque contre son ennemi historique.

Il en sort vainqueur, rabaissant son adversaire en lui rappelant sa vie chaotique vide de sens, et renonçant in extremis à le tuer, pour préférer le marquer durablement dans sa chair, en tailladant son front marqué d’une cible.

Daredevil rassure Milla, livre le Tireur à Driver qui tient lui aussi courageusement tête au Caid et profite d’une réunion entre chefs mafieux pour s’en prendre directement à son ennemi de premier rang.

Après un mélange de combat singulier à l’ancienne, masse et force physique du faux obèse contre agilité et vitesse quasi surhumaine du justicier, DD finit par tuer le Caid et affirme aux chefs mafieux qu’il est devenu le nouveau roi de Hell’s kitchen, qu’il entend diriger d’une main de fer, en écartant tout forme de traffic dans ses rues.

En conclusion, j’avais pu être critique sur le premier tome mais je reconnais que « Daredevil, l’homme sans peur, tome 2, le procès du siècle » est une œuvre magistrale.

La première partie avec le procès de notre looser favori le Tigre blanc est passionnante par son affrontement judiciaire et déchirante d’émotion par son dénouement tragique pour un super héros des années 60-70 si attachant.

Ensuite les choses deviennent plus classiques, mais Bendis élimine bien vite le minable Hibou, pour appeler à la rescousse Typhoïd, le Tireur et le Caid, soit le triptyque parfait des trois ennemis les plus dangereux de l’histoire de Daredevil.

Difficile donc de ne pas adhérer à cette transposition du passé du héros dans un cadre plus réaliste ou les avocats défendent les parrains coulant leurs affaires sordides dans un semblant de légalité.

Coté vie privée, Murdock côtoie une nouvelle femme, parfait symétrie de lui-même et s’échine à conserver in extremis un anonymat de plus en plus compromis.

Seul point difficile, le style de Maleev, toujours aussi glauque, qui pénalise pour moi le déroulé de l’action, mais cette critique n’est pas pour autant rédhibitoire pour apprécier ce second tome, qui redonne de l’intérêt aux aventures de l’homme sans peur.

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 21:55

X_men_integrale_1969-1970.jpg5

 

 

Poursuite de la collection des intégrales X-men avec « X-men, l’intégrale, 1969-1970 ».

Avec Stan Lee et Arnold Drake au scénario sur des dessins de Werner Roth et Don Heck, le lecteur est plongé dans le feu de l’action, ou Cyclope déguisé en Erik le Rouge, parvient à pénétrer dans la base secrète insulaire d’un Magnéto, à profiter de ses pouvoirs amoindris pour prendre le dessus sur son féroce lieutenant Mesmero pour appeler ses collègues X-men à la rescousse.

Si on ajoute le fait que Iceberg  parvient également à retourner Polaris en lui affirmant que Magnéto n’est pas son père, on comprend que Mesmero et ses quelques gardes, ne font pas longtemps le poids et contraignent Magnéto à détruire son ile secrète.

La belle Polaris rejoint temporairement les X-men et fait rapidement fondre le jeune Iceberg.

Puis le Fauve se trouve contraint par super criminel appelé El conquistador, de dérober un amplificateur électronique d‘une centrale, afin d’augmenter son armure électrique.

Les histoires s’entrecoupent, Barry Smith prend la plume pour décrire un savoureux choc entre les X-men et le fougueux Blastaar attiré sur terre par une machine infernale du Professeur-X.

On comprend que la puissance physique et le pouvoir explosif de Blastaar surclassent les X-men mais une remise en marche importune de la machine, propulse fort opportunément le dangereux extra terrestre dans sa zone négative natale.

Roth revient terminer l’aventure consacrée au Conquistador, dont les rêves de puissance sont annihilés par le pouvoir mental du Professeur qui trafique le dispositif électronique pour faire exploser la centrale.

Avec Heck, le récit prend une tournure plus structurée ou Alex Summers, le frère de Cyclope, est capturé par un mutant égyptien appelé le Pharaon moderne, afin d’utiliser son potentiel mutant pour centupler ses pouvoirs.

Les grands pouvoirs (projection d’énergie, hypnotisme, manipulation soniques) du Pharaon ainsi que ses gardes fanatisés, le rendent particulièrement redoutable et lui permettent de tenir tête à tous les X-men réunis venus secourir Alex.

Après une courte aparté consacrée à la révélation des pouvoirs d’Angel, le récit se poursuit dans l’Egypte des pyramides, ou le Pharaon emmène Alex et Cyclope, vaincu en combat singulier.

Les deux frères parviennent à se libérer et obtiennent l’aide appréciable des X-men.

Sous l’impulsion de Neal Adams, dessinateur de grand talent, les X-men ne parviennent à venir à bout du Pharaon et de ses troupes, et ce dernier parvient à transmuter l’énergie cosmique drainée par le corps d’Alex pour se transformer en une créature surpuissante appelée le Monolithe vivant.

Géant quasiment invincible, le Monolithe est brutalement vaincu par Alex qui parvient à inverser le processus de transformation.

Le jeune homme a à peine le temps de se remettre du choc de la révélation de son pouvoir mutant de projection d'onde de chocs, qu’une nouvelle menace émerge avec une soudaine attaque des sentinelles, robots géants pilotés par Larry Trask, le fils du créateur Bolivar, qui désire venger la mort de son père en s’en prenant aux mutants.

Revenus à New-York pour secourir Lorna, le Fauve et Iceberg sont capturés par les robots géants et découvrent avec stupeur que Alex, transformé en héros costumé Havok, a rejoint le camps de Trask.

Aidé par un juge appelé Chalmers, Trask lâche ses robots déchainés sur tous les mutants du monde, capturant des mutants de renom comme le Hurleur,  Angel, Unus, le Colosse, Vif Argent, le Crapaud, la Sorcière rouge, Mesmero ou le Pharaon moderne.

Mais aveuglé par sa haine, Trask bascule dans la radicalité et après un conflit avec Chamlers, perd le médaillon qui masquait son identité mutante.

Démasqué, il est neutralisé par ses propres créations qui deviennent alors autonomes.

Cyclope, le Fauve et Strange Girls grimés en Vif argent, le Crapaud et la Sorcière rouge volent alors au secours de leurs amis, mais c’est le sacrifice de Chamlers qui permet de libérer la totalité des mutants, y compris Havok qui a tardivement compris son erreur.

Cyclope use alors d’une ruse habile en manipulant la logique bornée des sentinelles pour les envoyer au cœur du soleil afin de neutraliser pour eux la source de toute évolution.

Le lecteur décidément gâté découvre ensuite le terrible secret du psychiatre Karl Lykos, qui se transforme en Sauron suite à une morsure de ptérodactyle durant un séjour dans la Terre sauvage.

Perturbée par le rejet de la famille de la femme qu’il aime, Lykos use de ses pouvoirs de vampire pour absorber l’énergie de Havok.

Pris en chasse par les X-men, le Sauron comprend que son pouvoir s’épuise vite et se sentant redevenir humain préfère hypnotiser Angel pour l’amener en lieu sur.

Après avoir absorbé les pouvoirs de Polaris, Lykos décide de se venger du père de se promise en le tuant, mais réalisant finalement sa folie, prend la décision de se suicider en se jetant du haut d’une falaise enneigée de la Terre sauvage.

L’histoire se poursuit avec une aventure en plein milieu de la Terre sauvage, ou Magnéto privé de pouvoirs, a élu domicile et mène d’horribles expériences génétiques sur les sauvages afin d’en faire des mutants.

Aidé par Ka-zar, le tarzan de la zone, les X-men partent secourir Angel et affrontent les créatures de Magnéto : Equilibrius, Gaza, Amphibius, Timberius, Cervico et Syrinx et Lorelei et finissent par les surclasser, pour ensuite détruire sa machine infernale et ruiner ses plans de grandeur.

La suite de l’intégrale reprise par Don Heck, est consacrée au mutant atomique japonais Feu du soleil, qui attaque de front Washington, afin de venger l’affront fait à son pays à Hiroshima.

Malgré ses pouvoirs, Feu du soleil est sérieusement contrarié dans ses plans par les X-men et renonce tout à fait à ses plans, après la mort de son père tué par un fanatique.

Avec Dennis O’Neil au scénario, les X-men affrontent une race d’extra terrestres Z’nox désirant conquérir la Terre et doivent joindre leurs efforts pour canaliser toute la puissance mentale des cerveaux humains capturée par le Professeur X et repousser psychiquement l’attaque des Z’nox.

L’effort épuise le Professeur X qui tombe en catalepsie.

Pour le secourir, les X-men, doivent contacter sous la plumme de Sal Buscema, Bruce Banner seul amène de ranimer par sa science le professeur.

Mais les mutants se heurtent à son alter égo Hulk, qui malgré une jolie performance de Strange girl qui parvient à l’endormir temporairement, se révèle au final trop puissant pour être capturé par la force.

Banner conserve néanmoins assez de conscience pour aider les X-men à ranimer Xavier.

En conclusion, malgré quelques épisodes inutiles sur la genèse des héros (Angel, Strange girl), « X-men, l’intégrale, 1969-1970 » est une intégrale particulièrement riche et excitante.

La galerie des personnages est réellement passionnante avec l’arrivée du puissant mutant Havok capable d’envoyer de terrible ondes de choc et son flirt Polaris, qui finit par laisser tomber le pauvre Iceberg, pour le coup considérablement refroidi.

Coté ennemis, le choix est également pléthorique avec le Pharaon qui sous l’incarnation du Monolithe vivant est sans nul doute l’un des adversaires les plus puissants des X-men et dont le coté égyptien confère un surplus appréciable d’exotisme, les sentinelles à leur niveau de dangerosité maximum, l’arrivée du torturé Sauron et en bonus Feu du Soleil et Hulk qui viennent compenser un Magnéto certes affaibli mais toujours dangereux par le génie de son esprit.

Même si ces vieux X-men sont pour moi à la base moins intéressants que la version de Chris Claremont/John Byrne, le travail de Roy Thomas est ici de superbe qualité.

Coté dessins, l’arrivée de Neal Adams et son style travaillé/adulte, vient considérablement élever la représentation graphique de nos chers X-men.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 22:51

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Après Moon knight, on change de dimension avec Daredevil, dans « Daredevil, the man without fear, tome 1, sous l'aile du diable » vaste compilation parue en 2008.

On retrouve en première partie Kevin Smith au scénario avec Joe Quesada aux dessins.

Dans celle-ci, Matt Murdock peine à se remettre de la séparation de sa petite amie Karen Page et demeure profondément hanté par celle-ci.

Gwyneth une jeune femme en cavale qu’il sauve sous les traits de Daredevil vient bouleverser ses errements en lui confiant un nourrisson qui selon elle pourrait être le rédempteur.

Bon gré mal gré, Murdock accepte ce présent embarrassant mais appelle en soutien Natasha Roumanov, alias la Veuve noire, puis reçoit la visite d’un mystérieux homme d’affaire appelé Nicholas Macabes qui croyant que le bébé est en réalité l’antéchrist, tente de l’impressionner pour le lui livrer.

Mais assez curieusement, Daredevil tente de supprimer le bébé et seule une intervention de la Veuve noire l’empêche de commettre l’irréparable.

L’arrivée surprise de Karen Page qui lui annonce qu’elle a le sida vient encore plus bouleverser Murdock, pris dans la tourmente de l’inculpation pour meurtre de son amie Foggy Nelson, accusé d’avoir tué sa cliente-amante.

Tandis que Macabes entre en contact avec Page pour lui expliquer que sa maladie vient de son contact avec le bébé malsain, Daredevil est soumis à de violentes hallucinations qui l’amène à converser avec le dieu Baal qui lui parle également de l’enfant antéchrist.

Dans un ultime sursaut, Daredevil parvient à fuir la colossale apparition, reprend contact avec Natascha, résiste à une nouvelle pulsion pour tuer le bébé et se réfugie finalement dans une église pour chercher l’aide d’une religieuse.

Daredevil confie l’enfant à une sœur qu’il croit être sa mère (?) touchée par un besoin de rédemption après l’avoir abandonné, puis prend contact avec le Docteur Strange, pour explorer la nature mystique ou pas de l’enfant.

Strange use de ses puissants pouvoirs de sorcier suprême pour interroger le dieu du mal Méphisto, qui lui révèle la supercherie.

Strange va même plus loin, en révélant à Daredevil qu’il a été drogué et en le délivrant de ce poison par sa magie.

De retour dans l’église, Daredevil réalise que le commanditaire a cette fois embauche son pire ennemi le Tireur pour retrouver le bébé.

Comme à son habitude, le Tireur est un adversaire exceptionnellement dangereux qui domine Daredevil, accomplit sa mission et en bonus tue sa mère puis Karen.

Dévasté, Murdock songe au suicide puis se ressaisie, pour sous les traits de Daredevil remonter jusqu’au building ultra protégé de Macabes.

Sur place, il affronte une série de gardes, ninja et même le dieu Baal qui s’avère en réalité un androïde.

Daredevil comprend qu’il a en réalité affaire à Mysterio, l’ennemi de Spider-man et maitre des illusions.

Celui-ci lui révèle que, se sachant condamné à mort par un cancer, il a choisi en l’absence de Spider-man, Daredevil pour le rendre fou et obtenir ainsi une mort spectaculaire.

S’étant étroitement renseigné en profondeur sur ses faiblesses en négociant avec le Caïd, Mysterio explique à Daredevil qu’il a tout inventé de toutes pièces, les hallucinations de Foggy, la maladie de Karen, la manipulation de Gwyneth pour aboutir à celle de sa cible.

Mais malgré sa rage, Daredevil se concentre sur la sauvegarde du bébé, renonce à tuer un ennemi qu’il méprise et le laisse finalement se suicider.

Même si Daredevil met un terme final aux agissements de Mysterio et parvient à faire libérer Foggy, il n’en ressort pas moins profondément ébranlé par la mort de Karen.

David Mack prend alors le relais au scénario pour une nouvelle aventure ou Murdock est approché par une femme d’apparence charmante, la sourde Maya Lopez, mais en réalité une super héroïne dotée de puissants pouvoirs de mimétisme et manipulée par la Caïd pour tuer son ennemi qui le met une nouvelle fois sous la menace d’un emprisonnement en faisant témoigner contre lui d‘anciens employés.

Le Caïd semble pourtant passer aux travers des mailles de la justice en éliminant les témoins clés, mais est victime à la sortie du tribunal du frère d’une de ses victimes qui lui loge plusieurs balles dans le corps.

Malgré cela, l’inusable criminel survit à ses blessures en se cachant dans les égouts.

Après des combats hauts en couleurs, DD finit par amener une Maya devenue une experte en combat rapproché, à comprendre que le Caïd est le véritable assassin de son père qui était pourtant associé originel.

Maya se venge contre la Caïd en l’énucléant …

En conclusion, « Daredevil, the man without fear, tome 1, sous l'aile du diable » est une épais recueil à l’intrigue tortueuse et faiblarde qui peine à passionner le lecteur.

On sent l’homme sans peur peu à son aise dans une ambiance religio-apocalyptique à la Spawn, peine à s’émouvoir de ses problèmes avec Page, droguée, malade puis assassinée tout cela pour clore de manière qu’on imagine toute temporaire le chapitre de la mort de Mysterio.

Du coté de Mack, on est dans un registre plus classique, avec un fort gout de réchauffé : Caid vs Murdock + Daredevil vs beauté fatale et le seul petit plus de cette aventure demeure les quelques révélations concernant l’enfance et l’adolescence du puissant Caid.

Malgré donc un travail important et le graphisme léché d’un Quesada, « Daredevil, the man without fear, tome 1, sous l'aile du diable » se montre trop peu inspiré pour surprendre et séduire.

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