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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 20:25

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Nous abordons maintenant un genre redevenu à la mode depuis le succès de « Gladiator » en 2000, je veux bien sur parler du péplum avec « L’aigle de la neuvième légion » de Kevin Mc Donald.

Tiré en 2011 de l‘adaptation d‘un roman de Rosemary Sutcliff, « L’aigle de la neuvième légion » se déroule dans l’antiquité vers 140 après Jésus Christ, sous le règne de l’empereur romain Hadrien, connu pour avoir entre autres, édifié un vaste mur au nord de l’Ecosse afin de séparer les territoires romains des attaques des redoutables tribus pictes.

Marcus Aquila (Channing Tatum) est un jeune centurion qui prend la direction d’un camp romain isolé en bordure du fameux mur et dans une zone dangereuse car soumise aux attaques des tribus bretonnes.

Il semble malgré son jeune âge et son inexpérience très déterminé à accomplir sa fonction en redressant un certain laissez aller au sein même du camps.

Les raisons de cette détermination s’expliquent rapidement par le fait que son père qui commandait une légion de 5000 hommes appelée la neuvième fut pris au piège des Pictes et disparu ainsi que ses hommes.

Plus que de la perte du père, Aquila souffre des insinuations vicieuses des politiciens romains laissant à penser que son père qui a perdu l’aigle doré, emblème sacre de l’empire, l’aurait fait par lâcheté en fuyant devant l’ennemi.

Le jeune homme fait donc de son engagement en Bretagne une affaire personnelle.

Son instinct et sa prudence portent leurs fruits, puisqu’il déjoue in extremis une attaque de nuit contre son camps en réveillant et mobilisant les légionnaires pour repousser l’ennemi déferlant par vagues chevelues et sauvages.

Mais la prise d’otage par les bretons de légionnaires partis sur son ordre à la recherche de ravitaillement, l’oblige à prendre des risques considérables en sortant du camp pour secourir ses hommes menacés d’être tous décapités par des guerriers excités par les incantations d’un druide fanatisé.

La sortie à la tête d’une vingtaine d’hommes positionné en formation torture est épique et Aquila parvient à rapatrier in extremis ses hommes avant d’être renversé par un char dont il avait tué le conducteur d’un jet en pleine poitrine.

Sérieusement blessé, Aquila est rapatrié dans sa famille située en zone sure ou il peut se remettre lentement de ses lésions aux membres inférieurs.

Il y côtoie son oncle Aquila (Donald Sutherland) un homme bon et sage qui tente de le ménager des critiques acerbes des politiciens contre son père.

Un élément déterminant se produit lorsque Aquila prend la décision de gracier un courageux jeune esclave breton condamné à être exécuté par un gladiateur dans un simulacre de combat qu’il refuse de jouer.
L’esclave nommé Esca (Jamie Bell) entre au service de Aquila auprès duquel il a contacté une dette d’honneur.

Le fier jeune homme, fils du chef d’un tribu de Bretons appelée les Brigantes, lui prête assistance pour l’aider à guérir et accepte même de lui servir de guide dans sa folle quête pour passer de l’autre coté du mur d’Hadrien pour récupérer le fameux aigle de son père.

Le curieux duo part alors à l’aventure dans les grandes et froides vallées désertiques du nord de l’Ecosse.

Aquila sait qu’il dépend étroitement d’Eska, indispensable par sa connaissance de la région et des langues parlées.

Eska l’avertit également des dangers comme de l’attaque éclair de guerriers en pleine foret.

La rencontre fortuite d’un déserteur romain de la neuvième légion, complètement reconverti au mode de vie celte, apporte des informations précieuses mais aussi dérangeante sur les circonstances de la défaite romaine mais oriente la recherche auprès des Seal, une féroce tribu picte peinturlurée à la manière des indiens d’Amérique du Nord.

L’approche de ces guerriers sauvage et méfiant est délicate et Eska pour sauver sa propre vie et celle d’Aquila est contraint de le faire passer pour son esclave romain.

Démuni, perdu, Aquila est ainsi assez ironiquement traité comme un sous homme alors que Eska est respecté en sa qualité de fils d’un chef mort au combat.

Aquila frôle plusieurs fois la mort, notamment lorsqu’il perd toute prudence en apercevant l’aigle exhibé par un sorcier masqué lors d’une impressionnante cérémonie païenne ou les hommes enivrés entrent en transe.

Alors qu’il croyait avoir été trahi, Aquila est aidé par Eska qui lui permet d’accéder à l’aigle tant convoité.

Mais l’acquisition de l’aigle a un prix, l’assassinat du sorcier masqué en réalité le chef du village.

Conscient du danger mortel, le duo fuit à cheval après avoir acheté le silence d’un enfant laissé en sentinelle.

Lorsque la tribu s’aperçoit du meurtre et du vol, elle se lance à la poursuite des fuyards dans une haletante course à travers les highlands écossais.

Epuisé par sa blessure réouverte, Aquila s’effondre, trop faible pour avancer.

Alors qu’il s’apprête à mourir tué par les Pictes prêt d’une rivière avec son aigle dans les bras, Aquila reçoit l’aide inattendue des vétérans de la neuvième légion, rassemblés par Eska.

La bataille à mort est féroce mais Aquila et ses hommes parviennent à tuer leurs redoutables poursuivants dont le prince du peuple Seal (Tahar Rahim).

Le centurion peut alors revenir en lieu sur bénéficier de tous les honneurs pour avoir retrouvé l’aigle sacré.

Reconnaissant, il en profite pour affranchir Eska, devenu à présent son ami et égal en homme libre.

En conclusion, « L’aigle de la neuvième légion » est un excellent péplum en forme de quête initiatique qui entrainera immanquablement le spectateur dans la beauté sauvage et envoutante de l’Ecosse.

Des scènes d’actions âpres et puissantes, peu de temps morts donc dans cette histoire simple mais forte montrant la quête obsessionnelle d’un fils pour laver l’honneur de son père mais également une très belle histoire d’amitié.

Si l'exploration des relations entre puissance impériale et resistance autochtone aura un petit gout de déjà vue, on appréciera davantage le savoureux retournement de situation de la condition maitre-esclave pour aboutir à une position d’équité obtenue par respect et engagement réciproques comme socle d’une véritable relation d’amitié.

Les acteurs sont bons avec en tête Tatum, hybride musculeux et rigide de Russell Crow et de Antonio Banderas mais surtout Bell, parfait en homme des bois débrouillard, fier et loyal.

Tout concourt donc à faire de « L’aigle de la neuvième légion » un péplum de premier plan qui peut sans vergogne trôner aux cotés du « Gladiator ».

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 19:44

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La légende The cure avec « Kiss me, kiss me, kiss » et sa pochette bouche sortis en 1987, soit en pleine période héroïque du groupe, ou les singles tournaient en heavy rotation sur MTV et consœurs.

L’entrée en matière se veut grandiose avec « The kiss » long quasi instrumental ou le jeu des guitaristes (Robert Smith/Porl Thomson) se marie fort bien avec l’apport toujours crucial des claviéristes (Laurence Tholhurst/Porl Thomson).

Derrière, le court et transparent « Catch me up » passe complètement inaperçu et le pourtant plus consistant « Torture » réussit à peine à faire mieux.

Ambiance reposante et vaguement orientale sur « If only I could sleep with you » assez anesthétisant avant le premier tube du disque le sautillant et enlevé « Why can’t I be you ? » qui déboule avec force trompettes.

Sans être aussi vif, « How beautiful you are » avance tout de même à bonne allure puis The cure ralentit volontairement le tempo pour avec « The snakepit » capturer l’auditeur dans un lent piège hypnotique s’enroulant autour de lui sur prêt de sept minutes.

Retour d’un peu de dynamisme avec « Hey you » doté de cuivres en soutien et second tube de grande envergure avec « Just like heaven » aux riffs purement géniaux.

On maintient le cap avec le solide « All I want », réutilise les trompettes pour dynamiser « Hot, hot, hot » très funky dans l’âme puis bifurque avec « One more time » sur une ballade charriant une grande puissance émotionnelle.

Les titres s’enchainent et l’auditeur voit s’installer en lui une certaine lassitude avec « Like cockatoos » titre atmosphérique, lent et tortueux, « Icing sugar » et son saxophone irritant ou bien « The perfect girl » pop fade sans intérêt.

On en vient à souhaiter ardemment arriver la fin du disque, qui arrive avec le soporifique et bien nommé « A thousand hours », « Shiver and shake » un poil plus agressif et « Fight » aux refrains également relativement plus appuyés.

En conclusion, « Kiss me, kiss me, kiss » reste malgré quelques hits mémorables difficile d’accès.

Mais deux voir trois tubes radio sur dix huit morceaux à l’intérêt plus que contestable ne suffisent pas pour moi à le rendre attractif.

Le style introspectif et atmosphérique de The cure finit invariablement par me lasser sur la longueur et l’ajout de cuivres (trompettes, saxophone) sensés dynamiser les morceaux plus courts glisse sur moi comme la pluie sur un pare brise.

A l’écoute des disques post 1985 du groupe et devant les sentiments plus que mitigés qui s‘imposent à moi, je ne peux m’empêcher de penser que la première période du groupe conviendrait sans doute mieux à mes gouts.

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 11:24

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Nous restons dans le royaume des groupes tristes avec « Disintegration » de The cure.

Sorti en 1989, cet album à la pochette goth-rock montant le visage sur maquillé de Robert Smith, marque la fin des années 80 dites dorée pour le groupe anglais qui bâti l’essentiel de son considérable succès durant (duran) cette période.

L’entame se fait en pente douce avec « Plainsoning » long titre majoritairement instrumental déroulant une ambiance calme et enveloppante.

Plus de sept minutes au compteur pour « Pictures of you » mais de pur charme autour de ce morceau soignée irradiée d’une  belle aura de tristesse lumineuse charriée par la voix toujours magique de Smith.

On reste dans le même type d’ambiance avec « Closedown » ou l’on retient surtout le  doux mélange entre les claviers caressant de Roger O’Donnell/Porl Thomson et les guitares bridées soigneusement de Thomson/Smith

Par la suite, « Love song » contient un coté plus pop année 80 nettement plus marqué et disons le franchement il est difficile de ne pas sentir un lent engourdissement à l’écoute de « Last dance » bien trop statique et mollasson.

The cure se souvient néanmoins qu’il est aussi un groupe de hits et place « Lullaby » dont la mélodie sophistiquée aidée de violons, l’ambiance de cauchemar rampant et le clip hallucinant ou le chanteur se faisait lentement dévorer par une araignée géante, octroyèrent un passage sur les radio et les chaines de télévision dites généralistes.

On revient ensuite au style standard du disque avec « Fascination street » qui après une première partie instrumental longuette, finit par s’animer un peu dans son dernier tiers, « Prayers for rain » long et majestueux atmosphérique tout en infimes nuances avant que le groupe ne se surpasse avec « The same deep water as you » et ses neuf minutes de ténébreux statisme absolu.

L’auditeur un peu usé et anesthésié se prend alors à accélérer pour déboucher sur la fin du disque qui disons le tout de go, tarde à arriver.

En guise de tirade finale, The cure place « Disintegration » long titre à tiroirs s’enroulant sur lui-même sur plus de huit minutes, « Homesick » qui dépasse allégrement les sept minutes dont une majorité instrumentales et comble du comble un titre sans nom qui s’étale malgré tout sur plus de six minutes copieusement pénibles.

En conclusion, malgré quelques jolies pépites placèes dans sa première partie, « Disintegration » est un album sophistiqué jusqu’à la préciosité et rendu pratiquement inécoutable en raison de sa longueur excessive.

La quasi-totalité des titre dépassent les quatre minutes et les trois quart oscillent entre six et neuf minutes au compteur, ce qui compte tenue de leur ambiance cérébrale et intimiste, conduit inévitablement à terme à un puissant sentiment d’endormissement.

The cure se détache de son coté pop/rock accessible et s’enlise dans son rock éthéré, langoureux et mélancolique qui finit par user l’attention d’un auditeur habitué à plus d’énergie et de mouvement.

A réserver aux fans de musique sophistiquée, douce, sombre et instrumentale, les autres pourront allégrement passer leur chemin.

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 09:21

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Déjà honoré dans ce blog, Joy division est de nouveau ici mentionné avec « Closer ».

Paru en 1980, « Closer » n’est pas le titre d’une revue de presse caniveau mais bel et bien le second album du groupe de new wave britannique le plus excitant qui fut.

Comme le montre la belle et sombre pochette évoquant le deuil, la mort, la souffrance mais aussi la dignité, « Closer » installe avec « Atrocity exhibition » un climat de malaise intérieur, douleur contenue, de violence contenue macérant pendant plus de six minutes.

Après un morceau aussi étrange et difficile d’accès vient « Isolation » beaucoup plus fluide et direct, qui réussit fort bien le mariage entre les claviers de Bernard Summer, le beat de batterie Stephen Morris et la belle voix glacée de Ian Curtis.

L’auditeur débouche ensuite sur « Passover » beau, triste, calme, lent et ce n’est pas non plus « Colony » malgré un riff de guitare plus métallique qui viendra inverser cette tendance générale.

Les titres s’enchainent, « A means to an end » assez soutenu mais toujours mélodique, mais surtout hanté par la voix grave, triste et posée de Curtis.

Mais c’est plutôt dans le registre lent et hypnotique que s’exerce le plus l’art de Joy division comme le montrent  « Heart and soul » transformé en longue rêverie planante et « Twenty four hours » alternant courts passages appuyés et vastes plages d’abandon mélancolique.

L’album se termine par deux titres de plus de six minutes, deux belles ballades glaçantes « The eternal » et « Décades » ou toute la subtilité, le mystère et la grâce fragile du groupe s’expriment.

En conclusion, « Closer » illustre pour moi toute l’essence même de ce qu’on appelle la cold wave, cette new wave sombre, dépressive mais illuminée par quelques mélodies hypnotiques distillés par quelques artistes comme Joy division.

« Closer » est l’antithèse de la vulgarité animale des gros bras du hip hop, avec leurs sapes de parvenus, leurs gros cubes et leurs gros culs dénudés mais un album doux, intime, profondément triste à ne pas écouter dans les périodes de spleen sous peine de crises de larme intense, mais à déguster au calme, dans une ambiance de recueillement quasi religieux pour laisser toutes les pores de son âme s’imprégner de sa grâce de cygne blessé.

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 20:47

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The white stripes continue de tenir le cap d’un album tous les deux ans en sort en 2007 « Icky thump » à la sobre pochette pseudo hippie tout de noir et blanc vêtue.

Comme souvent avec le duo de Detroit, l’album démarre par « Icky thump » titre enlevé et convaincant aux riffs de guitares particulièrement percutants.

Passé le choc du premier tube, on guette avec attention la suite des évènements qui arrive avec « You don’t know what love is » habité d’une vibration big rock finalement des plus agréables.

Le ton s’adoucit considérablement avec « 300 mph torrential outpour blues » aux trop rares poussées de guitare, puis verse dans l’originalité sur « Conquest » aux sonorités hispaniques (trompette) très marquées.

Jack White se montre  tout à tour ébouriffant sur le très pêchu « Bone broke » puis très inspiré avec « Prickly thorn, but sweetly worn » évoquant des chants yiddish mais surtout « St Andrews (the battle is in the air) » mélangeant avec une grande réussite cornemuse et guitare offensive.

On reste dans le haut niveau avec « Little cream soda » aux sonorités puissamment métalliques enchainé de l’implacable « Rag and bone » qui déroule un garage rock particulièrement dévastateur que ne renieraient pas les canadiens de Danko Jones.

La cadence ralentit certes mais « I’m slowly turning into you » s’appuie néanmoins sur un mid tempo des plus massifs.

C’est pourtant avec « A martyr for my love with you » que le duo réussit à placer sa plus belle ballade sans pour autant totalement délaisser les guitares musclées.

Comblé à ce stade, l’auditeur se laisse donc prendre à la main pour le digestif avec un « Catch hell blues » blues explosif et un « Effect and cause » titre calme et acoustique pour une conclusion tout en douceur.

En conclusion, après le plantage quasi-total de « Get behind me Satan », « Icky thump » est une heureuse surprise changeant radicalement la donne.

Faisant la part belle au talent hors du commun de Jack White, « Icky thump » est un album inspiré, varié, homogène et agréable qui fera le bonheur des amateurs de guitare électrique haute en couleurs.

On retrouve donc avec plaisir le groupe rock dynamique et créatif du début des années 2000.

Je ne peux donc que recommander aux fans de rock cet album revigorant, puissant et accrocheur.

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 22:23

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En 2005, « Elephant » assoit par la grâce d’un seul hit voir d’un seul riff certes génial de « Seven nation army », en force la renommée de The whites stripes.

Deux ans après le duo frère-sœur, récidive avec « Get behind me Satan » espérant sans doute confirmer le succès précédemment acquis.

Avec son titre provocateur mais sa pochette si sage, « Get behind me Satan » débute par « Blue orchid » titre court, simple, dynamique,  basé sur un riff efficace destiné sans nul doute aux ondes hertziennes.

L’ambiance est déjà moins intense et compacte avec « The nurse » desservi par un rythme décousu et un affreux son de xylophone.

The white stripes retrouve son swing avec « My doorbell », au rythme rock très entrainant puis enchaine sur « Forever for her (is over for me) » un autre morceau lent qui passe tant bien que mal.

Après « Little ghost », une ballade acoustique sans intérêt aucun, survient « The denial twist » agréable sans être bouleversant enchainé d’une nouvelle ballade geignarde au piano bien plombant « White moon ».

On retrouve enfin plus de guitare électrique sur « Instinct blues », passe rapidement sur « Passiv manipulation » court interlude concédé par Jack White à sa sœur Meg pour retomber avec « Take, take, take » sur un titre en demi teinte pénible à l’écoute.

La fin du disque se profile alors avec « As ugly as I seem » nouvelle ballade transparente, « Red rain » alternant courtes poussées de décibels et irritantes accalmies musicales et comme on pourrait s’y attendre « I’m lonely » une énième ballade geignarde avec en prime accompagnement au piano.

En conclusion, contrairement à ce que son titre pourrait laisser espérer « Get behind me Satan » est d’une platitude totale et passé son premier titre idéal pour attrape radio-gogo, déçoit profondément.

La guitare de Jack White est nettement moins tranchante qu’à son habitude et les ballades pullulent ici, se reproduisant à la vitesse de cellules cancérigènes pour infecter l’atmosphère globale du disque.

Peu d’intérêt donc à ce disque absolument dispensable manquant de fraicheur, de punch et de vivacité.

« Get behind me Satan » ou le début d’un embourgeoisement ?

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 21:31

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Temps estival oblige, il me paraissait rafraichissant de visionner « La piscine » de Jacques Deray.

Sorti en 1969, « La piscine » tranche avec les œuvres habituelles du réalisateur plus connus pour ses polars musclés et machistes dont « Borsalino » est l’un des plus pures incarnations.

Nous sommes ici dans l’arrière pays de Saint Tropez ou un couple composé de Jean-Paul Leroy (Alain Delon) et sa femme Marianne (Romy Schneider) prend des vacances au soleil dans une somptueuse villa dotée prêtée par des amis en voyage.

La particularité de cette villa est de disposer d’une grande piscine ou le couple visiblement très amoureux, s’ébat longuement et prolonge même ses ablutions par des étreintes torrides sous le soleil estival.

Mais l’arrivée impromptue du producteur de disques Harry Lannier (Maurice Ronet), l’ex amant de Marianne et de sa fille l’énigmatique Pénélope (Jane Birkin) issue d’une liaison avec une anglaise vient troubler cette oisiveté lascive.

En effet un jeu étrange et malsain s’instaure avec un Harry sans gêne agissant en male dominant avec Marianne qui se prête complaisamment à ses avances.

Plus fragile et timide, Jean-Paul assiste en apparence passif aux extravagances flamboyances du producteur capable de rameuter sans crier gare une vingtaine de personnes à la villa pour organiser une fête surprise.

Il est vrai qu’il vit assez mal sa situation d’échec dans son ancien métier d’écrivain, ce qui ne contribue pas à son épanouissement.

Pourtant, Jean-Paul va lui aussi contre attaquer vicieusement en s’attachant à séduire Pénélope, en profitant de sa jeunesse, de son inexpérience et du refus qu’elle a de ce père longtemps absent qu’elle connait finalement à peine.

Avec force sous entendus et situations scabreuses, la situation finit par se tendre dans un jeu à quatre de plus en plus irrespirable.

Rien ne va plus entre Jean-Paul et Marianne et le couple envisage pour la première fois une séparation à la fin de l’été.

Un soir pourtant, Harry rentre ivre et fou de rage après avoir appris que Jean-Paul a couché avec sa fille et le vitupère de manière humiliante.

Jean-Paul encaisse en apparence sans broncher les assauts d’une rare violence de son rival mais réagit finalement en le projetant dans la piscine.

Entrainé dans une spirale de vengeance, il noie sans vergogne Harry dans la piscine et remplace ses vêtements mouillés par des vêtements secs.

Fort logiquement une enquête de police a lieu, celle-ci est menée par l’inspecteur Lévèque (Paul Crauchet), qui flaire immédiatement une mort suspecte et s’attache à coincer Leroy en retrouvant les habits du mort.

Flairant le danger, Marianne prend à parti Jean-Paul et lui fait comprendre qu’elle sait pour Harry.

Pourtant, malgré sa douleur de femme trompée et sa peur de voir Jean-Paul partir avec Pénélope, elle accepte de le couvrir et ne révèle rien au policier.

Finalement, Jean-Paul échappe à la police, Pénélope quitte la villa et le couple unit dans l’épreuve se retrouve à nouveau seul.

En conclusion, malgré son statut de classique, « La piscine » est un long film plombé par une réalisation comme anesthésiée par le chaud soleil méditerranéen.

Deray s’attarde interminablement sur son couple de stars qui s’épanche complaisamment dans des scènes à la sexualité trouble.

Delon est ici encore en pleine jeunesse et visiblement fier de sa beauté froide, quand à Schneider, elle joue à outrance de sa peau tannée par le soleil faisant encore plus ressortir ses yeux bleus.

Ces deux acteurs éclipsent les rôles secondaires, comme l’arrogant Maurice Rouet et l’insupportable Jane Birkin qui minaude à l’extrême.

Il ne se passe donc pas grand-chose dans cette ambiance rétro-chic ensolleillée et le spectateur passe la plus tard de son temps à s’ennuyer ferme en contemplant l’oisiveté exaspérante des protagonistes de ce drame psychologique.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 23:30

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Abordons à présent un des musts de l’univers Marvel des ses dernières années, je veux bien sur parler de « World war Hulk » de Greg Pak (scénario) et John Romita Jr (dessins) qui en 2007-2008, donnèrent un sérieux coup de fouet à la franchise à l’aide de ce cross-over musclé.

« World war Hulk » suit logiquement le savoureux et consistant apéritif « Planète Hulk » de ce même Pak et met en place la vengeance de Hulk revenu sur Terre de la planète Sakaar après avoir renversé le tyran en place, contracté des alliances avec des extra terrestres liés avec lui par les combats dans l’arène mais surtout perdu sa compagne Cariera tuée par une bombe envoyée depuis la Terre.

On comprendra aisément que la rage de Hulk a atteint alors un niveau jamais encore vu, ce qui le rend plus fort que jamais et capable de s’en prendre à tous les super héros de la Terre en même temps !

Cette rage incoercible est toutefois principalement dirigée vers les Illuminati, ce groupement de leaders (Mr Fantastic, Iron-man, Docteur Strange, Flèche noire) ayant décidé d’envoyer Hulk dans l’espace pour se débarrasser de lui.

Hulk commence par attaquer celui qu’il estime être le plus dangereux de tous, Flèche noire et ses immenses pouvoirs sonores et réussit de manière assez inexpliquée à le vaincre lors d’un combat sur la Lune.

Il adresse alors un ultimatum à la ville de New-York pour qu’on lui livre les trois autres Illuminati sous peine de raser la ville.

Bien entendu, les héros réagissent et s’unissent pour tenter de vaincre cet Hulk en armure de gladiateur plus puissant que jamais.

Fidèle à lui-même, Iron-man tente à l’aide de son armure la plus puissante, la Hulkbuster, de vaincre seul son ennemi.

Le combat est hallucinant de violence pure, rasant plusieurs blocs d’immeubles mais laisse au final, comme on pouvait s’y attendre Hulk.

Après cette deuxième victoire éclatante, Hulk laisse ses alliés (Korg, Hiroim, Miek, Brood, Elloe) prendre le relais pour affronter des Vengeurs, certes moins puissants que Flèche-noire ou Iron-man renforcé, mais constitués néanmoins de poids lourds comme Wonder-man, Doc Samson ou Miss Marvel.

Hulk prend néanmoins le soin de se débarrasser personnellement de deux des Vengeurs les plus redoutable : sa cousine Miss Hulk et du demi dieu Arès, qui malgré leur courage, ne pèsent pas bien lourds face à sa furie.

Une fois l’obstacle des Vengeurs franchis, Hulk s’attaque à sa troisième cible, Mr Fantastic, défendu pourtant bec et ongles par ses coéquipiers aidés de la Panthère noire et de sa femme Tornade.

Malgré une puissance de feu capable de raser un immeuble, l’attaque conjuguée de la flamme à haute intensité de la Torche et des éclairs de Tornade ne vient pas à bout de Hulk, et même le magnifique baroud d’honneur de la Chose qui rend coup pour coup avant de plier, ne semble que reculer l’inéluctable.

Après que le champs de force de Jane Richard soit enfoncé et que la dernière ruse de Richard pour calmer Hulk, échoue, le colosse de Jade peut alors se défouler sur le faible corps élastique de son ennemi et le saouler de coups.

Survient alors une attaque du Docteur Strange qui tente de calmer l’esprit de Hulk en profitant d’une impressionnante attaque aérienne à coups de balles d’adamantium du général Ross.

Mais Hulk se montre véritablement plein de ressources en triomphant à la fois de la puissance de feu de Ross et en surprenant Strange, afin de lui briser les poignets, qui lui permettent de lancer des sorts.

Strange abat alors sa dernière carte en se laissant envahir par le démon Zom afin de vaincre Hulk par la force brutale.

Le combat est encore une fois homérique, digne de celui avec Iron-man, mais Strange finit lui aussi par céder physiquement.

Revanchard, Hulk place des disques d’obéissance sur les corps des Illuminati capturés et les obligent à combattre dans l’arène des monstres puis les uns contre les autres.

Malgré leur situation en apparence désespérée, les Illuminati gagnent un précieux répit grâce à Stark qui parvient à utiliser ses capacités d’interfaces cybernétiques pour bloquer les disques d’obéissance.

C’est alors que Sentry, réputé être l’humain le plus puissant de l’univers Marvel (après Phénix ?) décide devant l’urgence de la situation d’outre passer son désir de solitude et de retrait pour affronter Hulk, dont il s’estime par ailleurs proche.

Le combat Sentry-Hulk dépasse en intensité tout ce qui a pu être décrit avant et demeure digne de figurer dans les annales de Marvel.

Les deux héros terminent épuisés par un match nul qui a le mérite de rendre à Hulk son apparence de Banner.

Mais après une ultime confusion ou Rick Jones est tué par Miek, Banner se retransforme et est finalement définitivement stoppé par l’action conjugués de rayons satellites pilotés par Stark.

Hulk est alors emprisonné sous terre sous sa forme humaine tandis que sur Sakaar, son fils émerge du néant …

En guise de digestif, une histoire post crash montre les héros survivant à la guerre s’unir finalement  avec les alliés de Hulk afin de réparer les dégâts occasionnés par l’assaut du colosse de jade.

En conclusion, « World war Hulk » est un grand crossover épique qui ne pourra que emballer le lecteur avide de sensation fortes et d’histoires larger than life.

Disons le franchement, le scénario reste malgré tout minimaliste, se limitant à un unique mais irrésistible désir de vengeance d’un Hulk bafoué dans son esprit et sa chair par son exil spatial.

Mais « World war Hulk » compense allégrement cette petite carence par une intensité hors norme en proposant des combats à la vie à la mort entre un Hulk en état de grâce et des super héros déterminés à vendre chèrement leur peau.

Même si je ne suis pas un fan absolu du style de Romita Jr, un peu trop grossier pour moi, force est de constater celui-ci donne un formidable impact aux assauts d’une violence inouïe entre les différents protagonistes.

Pour toutes ces raisons, « World war Hulk » est à recommander derrière les sagas « Civil War » et « Annihilation » comme le troisième grand cross over du monde contemporain Marvel.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 22:00

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Avec « Hulk, tome 2, Banner » de Brian Azzarello (scénario) et Richard Corben (dessins), nous sommes toujours dans la collection 100% Marvel démarrée en 2001.

On démarre cette fois beaucoup plus fort avec une scène d’une rare violence ou Hulk en proie à un violent accès de rage, rase ni plus ni moins qu’une petite ville américaine en faisant des centaines de blessés civils.

Epaulée par le psychiatre Doc Samson, lui aussi exposé aux rayons gamma et doté à ce titre d’une fraction des pouvoirs de Hulk, l’armée américaine arrive à rebours sur les lieux pour constater l’importance des dégâts et se mettre en quête du coupable.

Ils ne savent pas Hulk transformé à nouveau en Bruce Banner découvre avec effroi l’horreur des dégâts et a le plus grand mal à encaisser le choc psychologique.

Il tente même de se suicider, mais son alter égo prend alors le relais et recrache brutalement la balle destinée à mettre un terme à ses jours.

La transformation a au moins le mérite d’attirer sur lui l’attention de l’armée et Doc Samson prend alors la tête d’une expédition hélico portée.

Bien entendu, Hulk survit aux tirs des hélicoptères, mais est pourtant frappé par un étrange missile tiré depuis l’appareil de Samson.

Très cynique, Samson organise le sacrifice des trois quarts de son escadrille pour couvrir sa fuite puis rend compte au général Ross avec qui un dialogue musclé s’engage.

Redevenu sous l’effet du stress Hulk, Banner sème la pagaille dans une station service ce qui oblige Samson à engager un match à un contre un contre son homologue.

Le combat est assez ridicule tant Samson est rapidement écrasé par Hulk et encaisse une volée surpuissante de coups.

Il ne doit la vie sauve qu’en indiquant à un Hulk écervelé que son alter égo dans une zone éloignée.

Redevenu une nouvelle fois Banner, Hulk est endormi par un puissant gaz et enfermé dans une cellule sous oxygène pour l’empêcher de se transformer sous l’effet du stress.

Samson lui révèle que le missile lui a injecté un traceur résistant aux radiations gamma pour le localiser, puis que Ross a contacté une neurochirurgienne pour le lobotomiser afin de le rendre complètement inoffensif.

Mais au final, Samson est pris d’un remord tardif et refusant de laisser charcuter son ennemi, lui permet de mourir par asphyxie dans sa  cellule accédant ainsi à son désir le plus profond.

En conclusion, « Hulk, tome 2, Banner » surclasse sans aucun doute le tome 3.
Le scénario beaucoup plus riche et excitant, fait preuve d’un réalisme froid en mettant Banner devant ses responsabilités en tant que monstre dont les accès de colère incontrôlables rendent particulièrement dangereux pour la société.

A Samson échoit pour une fois un rôle de salaud arrogant et cynique, qui finalement fait preuve in extremis d’une humanité insoupçonnée.

Pour compléter le tout, le style de Corben grossier mais sombre et brutal, sied parfaitement à l’ambiance générale.

J’ai donc beaucoup apprécié cette inhabituelle version pessimiste voir désespérée du plus célèbre gros bras de Marvel.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 20:48

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Paru en 2002-2003 chez 100% Marvel, « Hulk, tome 3, gris » de Jeph Loeb (scénario) et Tim Sale (dessins) présente sous forme d’hommage une énième variation sur la genèse du monstre de jade réalisée dans les années 60 par le duo Lee-Kirby.

On retrouve donc le traditionnel point de départ raconté sous la forme d’aveux de Banner à son psychiatre Leonard Samson, avec l’accident nucléaire ayant conduit à l’exposition aux rayons gamma du physicien Bruce Banner faisant de lui sous l’effet de brusques poussées de stress un monstre invincible au cerveau plus que limité.

La seule variation est ici d’avoir un Hulk gris au lieu de vert, pour le reste la brute incontrôlable est persécutée par les troupes du Général Ross, le père de Betty, l’ex petite amie de Banner, qu’il essaie de recontacter maladroitement sous son alter égo mastodonte.

Dans sa quête quasi obsessionnel de capturer ou tuer Hulk, Ross contacte Rick Jones, le jeune homme que Banner a voulu protéger de l’explosion de la bombe nucléaire, et qui se sent à ce titre redevable au docteur.

Incontrôlable, Hulk prend d’assaut la prison ou est retenu Jones, agresse Ross, libère son ami et kidnappe la belle Betty pour la retenir maladroitement sous sa protection à l’instar d’un King Kong grisonnant.

Mais Hulk se heurte à son premier ennemi de valeur, Iron-man, qui vêtu de sa première armure de bibendum jaune engage un féroce combat à coups de rayons répulseurs de bottes propulsives.

Malgré son arsenal, son intelligence et sa combativité, Iron-man est finalement logiquement surclassé par Hulk qui frappe pendant le combat par inadvertance Betty.

Conscient d’avoir blessée son amoureuse, Hulk tente encore une fois gauchement de réparer les dégâts en la soignant et l’emmènes dans une grotte isolée et humide ou il espère naïvement la retenir ad vitam eternam.

Ross intervient alors en personne pour sauver sa fille et tente de vaincre Hulk à l’aide d’un hélicoptère de combat.

Son appareil est détruit et il se trouve pris en otage par Hulk.

Mais le vieux militaire est trop faible pour capituler et intime l’ordre à ses hommes de tirer sur le monstre, ce qu’ils refusent devant les risques de ricochets sur la peau épaisse de Hulk.

Au final, Hulk bizarrement ému par Betty en larmes devant cet affrontement entre son père et décide brusquement de quitter la scène du combat.

C’est alors Banner un peu paumé qui refera son apparition pour donner le change quand à sa double identité, ce qui conclut l’entretien avec Samson.

En conclusion, « Hulk, tome 3, gris » n’apporte au final strictement rien à l’histoire de Hulk et colle trop au modèle original pour présenter un intérêt.

L’histoire mainte fois rabâchée est connue de tous les amateurs de comics et voir Hulk face aux troupes du général Ross ou un Iron-man vintage et pataud, ne constitue pas un motif d’excitation suffisant.

Si on ajoute à cela le graphisme sommaire de Tim Sale, on comprendra qu’il est difficile de s’enthousiasmer pour ce comic supplémentaire, surfant désagréablement sur les bonnes idées des maitres des années 60.

On serait donc fortement enclin à demander un peu plus d’audace et d’innovation chez Loeb !!

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