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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 09:28

En 1998 sort « Le retour des Puppet master » réalisé par David DeCoteau censée être la suite du premier opus mais qui est déjà le sixième volet d’une franchise particulièrement productive.

L’histoire se passe toujours aux Etats-Unis, dans une petite ville type ou le Docteur Magrew (George Peck), un spécialiste en marionnettes proposant des spectacles stupéfiant prend comme un nouvel apprenti Robert Winsley (Josh Green), un simple d’esprit travaillant dans un garage.

Malgré son coté frustre, Robert est en effet très habile de ses mains et se révèle parfait pour le travail délicat sur les marionnettes.

Robert entame une liaison avec Jane (Emily Harrison) la jolie fille de Magrew qui se montre particulièrement compréhensive avec les brutalités que subit le jeune apprenti de la part d’une petite bande locale commandée par Joey Carp (Michael D Guerin).

Après une altercation dans la foret, Joey ne supporte pas que Robert lui tienne tête pour protéger Jane et décide d’aller agresser la jeune femme à son domicile.

Mais la marionnette Pinhead prend sa défense sautant à la gorge du petit voyou qui réagit en la jetant par terre et en la piétinant avant de prendre la fuite.

Furieux par cette agression, Magrew mobilise alors les marionnettes ayant appartenues à Toulon et lâche Blade et Tunneler sur le jeune homme massacré en pleine séance de musculation à son domicile.

Après ce meurtre, le shériff Garvey (Robert Donovan) déjà sur le dos de Magrew en raison de la disparition suspecte de son précédent apprenti, intensifie ses questions auprès du vieil homme qui cherche à dissuader sa fille de continuer sa relation avec Robert.

En se rendant dans la foret, Jane comprend que son père a transformé en marionnette le précédent apprenti Matt et l’a ensuite tué…

Face à la police, Magrew utilise ses marionnettes au grand complet avec Six-shooter un cow boy à six bras pour massacrer le shériff et son adjoint Weyburn (Jason Shane Scott).

Sans perdre de temps, il met à exécution ses plans, ligote Robert dans sa cave dans le but d’appliquer le même processus le transformant en marionnette.

Magrew réussit faisant de Robert une sorte de robot-tank  doté d’un moniteur dans lequel apparait son visage mais le vieux sorcier n’a pas prévu la révolte des marionnettes qui emmenées par le vicieux Blade se retournent contre lui et l’attaquent.

Sous les yeux d’Emily, Tank donne le coup de grâce à l’aide d’un canon électrique incorporé, liquidant le Puppet master, ce qui termine brutalement le film.

En conclusion,« Le retour des Puppet master » est un petit film d’horreur sympathique offrant aux amateurs du genre ce qu’ils cherchent : une ambiance middle classe blanche américaine, un héros souffre douleur, une jolie fille sympa et des meurtres sanglants.

Malgré l’usage de cette recette éprouvée et exécutée avec une certaine efficacité par DeCoteau, le film sous-exploite grandement le potentiel des marionnettes en tournant principalement sur trois-quatre figurines.

Le cruel Blade obtient clairement la place de leader du gang au détriment du plus doux Jester..

Autre point rédhibitoire, la fin en queue de poisson du film laisse un fort gout d’inachevé à un film par ailleurs plutôt au dessus de la moyenne du genre.

A réserver donc aux amateurs de « slasher » movies !

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Published by Seth - dans Horreur
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 09:09

En 1977, Jacques Tardi continue sa brillante lancée avec « Adèle Blanc-sec, tome 3, le savant fou ».

Dans le Paris enneigé et glacial de janvier 1912, Adèle Blanc-sec est abordée en pleine rue par le savant Robert Espérandieu qui l’entraine voir une expérience de spiritisme ou il tente de communiquer avec son collègue défunt Boutardieu, afin de percer les secrets permettant de ramener à la vie des espèces préhistoriques.

L’expérience se montre peu concluante, Dieuleveult un des professeurs présents sur place accusant la présence d’Adèle d’avoir fait échouer l’entreprise.

Ménard qui est également partie prenante dans l’entreprise tout comme Dieudonné, intervient et conduit ensuite la petite troupe dans son laboratoire personnel ou à l’aide d’une machine complexe il fait renaitre à la vie un homme préhistorique appelé pithécanthrope qui contre toute attente apparait très délicat et raffiné.

A son retour, la voiture qui conduit Espérandieu et Adèle est attaquée mais Adèle dégaine une arme et riposte, faisant exploser le véhicule adverse.

Blessée superficiellement à la tête, Adèle préfère se terrer chez elle après une nouvelle tentative d’assassinat nocturne.

Mais une lettre parvenue à son domicile lui donne rendez-vous à minuit Place Denfert-Rochereau pour sauver Ménard et Espérandieu enlevés par des malfaiteurs.

A l’heure du rendez-vous, Adèle est agressée par le pithécanthrope grimé en statue de Raspail mais incapable d’aller au bout des choses, l’homme-singe tourne finalement les talons.

L’intrigue se complique lorsque Adèle est assommée par deux hommes qui la relâchent mystérieusement…

Prenant l’initiative, Adèle décide de retourner au laboratoire de Ménard, mais est de nouveau assommée !

Droguée, elle découvre que Espérandieu est en réalité un dangereux psychopathe mégalomane désireux de transformer le pacifique pithécanthrope en machine à tuer, premier modèle d’une armée de super soldats.

Malgré les multiples traitements chimiques, le pithécanthrope ne tue pas Adèle mais l’aide à s’échapper au nez et à la barbe d’Esperandieu dont les deux hommes de main sont neutralisés par les mêmes hommes l’ayant déjà assommée.

Les choses s’éclaircissent enfin lorsque les deux gorilles la conduisent jusqu’à l’inspecteur Caponi, qui furieux d’avoir été relégué à la circulation après l’affaire de la secte de Pazuzu, a quitte la police pour se venger de son ex supérieur, Dugommier.

Heureusement, pithécanthrope veille comme un ange gardien sur Adèle et surgit pour l’arracher aux griffes de l’ex policier.

Après une course poursuite fascinante en voiture dans les rues désertes de Paris enneigé, un monstre mécanique arachnide fait irruption sous le lion de Denfert et traque également l’ultime véhicule dans le quel tout le monde tente de se réfugier.

Comme si cela ne suffisait pas, un automitrailleuse blindée avec à son bord Clara Benhardt déguisée en Pazuzu surgit et percute le véhicule des fuyards.

Mais l’entreprise de vengeance de l’ex actrice tourne au ridicule lorsque son costume de démon prend feu, l’obligeant à prendre la fuite.

Quand Dugommier arrive avec la police, il réintègre Caponi qui stupidement accepte et arrête tout le monde, sauf le pithécanthrope poursuivi à mort par l’araignée mécanique.

Le dénouement a lieu en haut de la cathédrale de Notre-Dame ou s’est réfugié l’homme-singe.

Après une lutte confuse, l’assaillant et la victime chutent et meurent.

Dans son dernier souffle, le pithécanthrope avoue son amour à Adèle tandis que le monstre mécanique révèle la présence d’Espérandieu, obsédé par l’idée de tuer sa création.

Adèle est finalement libérée tandis que les savants retenus prisonniers par Espérandieu continuent leurs agissements.

En conclusion, « Adèle Blanc-sec, tome 3, le savant fou » est sans doute l’aventure la plus émouvante des trois premiers tomes, avec une hallucinante révision des mythes de King-kong ou de Frankenstein dans un Paris du passé splendide de majesté sous la neige.

Tardi continue non seulement à nous faire rêver par ses dessins sublimes dignes d’appartenir au patrimoine national, mais crée l’attachement pour un homme singe préhistorique se transformant en protecteur forcené de l’héroïne.

Ce superbe troisième tome confirme également que Tardi est l’auteur qui vous réapprendra à aimer Paris, magnifié ici sous le trait de l’artiste !

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 08:14

Dans « Californication, saison 2, épisode 5 » après la décision de séparation avec Karen (Natascha Mc Elhone), Hank (David Duchovny) va emménager chez Lew Ashby (Callum Keith Rennie).

L’excentrique rocker ne tarde pas à lui proposer une rencontre avec une star de la télévision, Chloé Metz (Meredith Monroe), une blonde écervelée spécialiste en recettes de cuisine.

La femme se montre une insupportable machine à déblatérer mais assez ouverte d’esprit pour coucher avec Hank au bout de quelques minutes.

Après avoir accompli son fantasme, Hank constate que Chloé est un pot de colle nymphomane qui refuse de les laisser tranquille.

Charlie (Evan Handler) tente de réparer son intervention malencontreuse auprès de Daisy (Clara Gallo) qui se dit grillée auprès de tous les producteurs de films X de la ville.

Il fait le forcing pour lui décrocher un entretien avec l’un des producteurs les plus en vue du métier, Ronny Praeger (Hal Ozsan), dont l’ambition est de tourner des films X à dimension intellectuelle.

Quand Praeger refuse obstinément de prendre Daisy pas assez innocente à son gout pour le rôle, Charlie déploie tout son bagout d’ex agent et revient triomphant chez Marcy (Pamela Adlon) pour finir par lui avouer avoir du investir 100 000 dollars dans le film pour que sa protégée soit retenue.

Lorsque Lee et Hank déposent Cholé à son domicile, son mari sort de la maison furieux et l’injurie.

Hank découvre alors que Chloé est mariée est mère d’un enfant au bas âge.

Après une nouvelle altercation avec Sam (Samantha Maloney) la chauffeur de Lee, excédée par ses avances libidineuses, Chloé est débarquée par Lew en rase campagne.

Pris de remords, Hank descend également de voiture et patiente avec elle dans la nuit dans l’attente du retour du mari.

Chloé finit par entendre raison et rendre sagement à son domicile, tandis que Hank reste seul à contempler les lumières de la ville du haut de sa colline.

En conclusion, « Californication, saison 2, épisode 5 » est un nouvel épisode complètement fou mais finalement assez plaisant permettant de se détendre sur un ton léger et débridé.

Les péripéties autour de la rencontre avec un nymphomane ou du petit monde du porno californien sont assez savoureuses et offrent de belles tranches de rires qui font oublier la dimension tragique des vies de Hank et Charlie.

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 20:29

Réputé enfant terrible du cinéma français, Gaspard Noé sort « Enter the void » en 2010.

Ce film inclassable raconte selon un procédé de marche arrière déjà employé dans « Irreversible » comment Oscar (Nathaniel Brown) un petit dealer de Tokyo est abattu par la police dans un club appelé le Void après avoir été trahi par Victor (Olly Alexander) un de ses collègues.

Après sa mort dans les toilettes, son âme flotte au dessus de la ville, refusant de mourir en vertu d’une promesse faite à sa sœur Linda (Pas de la Huerta) de ne jamais être séparés.

Remontant le temps à rebours de la mort d’Oscar on comprend le cheminement du jeune homme, sa rencontre avec son ami et conseiller Alex (Cyril Roy) qui lui met également le pied à l’étrier dans le trafic de drogue en lui présentant notamment Bruno (Ed Spear), un grossiste violent et pervers.

Une fois dans le trafic, Oscar rencontre Victor et a une aventure avec sa mère Saki (Sara Stockbridge), une belle femme d’âge mur qui le pousse également à rentrer dans ce business pour gagner rapidement de l’argent.

Lorsque l’argent afflue, Oscar fait venir Linda à Tokyo mais le jeune femme au corps de liane sensuelle ne tarde pas à taper dans l’œil d’un patron de club Mario (Masato Tanno) qui lui propose de travailler dans sa boite de strip-tease.

Devenu un consommateur de drogues dures, Oscar finit par laisser de coté ses réticences et capitule devant la volonté de Linda de devenir strip-teaseuse.

On suit donc la dérive nocturne du trio Oscar-Alex-Linda sur fond de philosophie bouddhiste,, entrecoupée des scènes de l’enfance du frère et de la sœur, avec l’horrible mort de leurs parents, tués dans un accident de voiture aux Etats-Unis.

Le film se poursuit dans un délire visuellement éprouvant, montrant comment après la mort d’Oscar trahi par Victor pour avoir couché avec sa mère, Linda avorte d’un enfant conçu avec Mario devenu son amant et unique protecteur à Tokyo.

En conclusion, « Enter the void » se veut comme un film expérimental prenant comme cadre le monde de la nuit dans sa version la plus glauque de la drogue et du sexe pour proposer un univers visuel psychédélique s’étirant sur plus de deux heures dans la capitale japonaise.

Noé instaure un climat pesant, filmant surtout les corps maigres et blafards de toxicomanes, de trafiquants et de stripteaseuses dans un ballet morbide absolument désespérant, à peine sauvé par quelques scènes de tendresse enfantine malheureusement vite réduites à néant.

Pour autant, malgré sa longueur, sa langueur rédhibitoires et ses acteurs défoncés, « Enter the void » contient d’indéniables qualités artistiques que pourront apprécier les spectateurs les plus aguerris.

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 19:48

« Californication, saison 2, épisode 4 » commence très fort puisque Hank (David Duchovny) demande ni plus ni moins en mariage sa chère Karen (Natascha Mc Elhone).

Troublée, la jeune femme finit par se laisser fléchir avec notamment la jolie bague à 8000 dollars exhibé par son ex.

Le couple se montre revigoré par ce nouveau départ faisant table rase du passé douloureux et organise un énorme diner pour annoncer la nouvelle à leurs amis.

Karen accepte que Damien () le petit copain de Rebecca (Madeleine Martin) vienne à la maison sous la vigilance étroite de Hank très protecteur avec sa fille.

Tandis que les jeunes s’échinent à guitar-héros, les autres invités arrivent, notamment Charlie (Evan Handler) et Marcy (Pamela Adlon) complètement défoncés à l’ecstasy et ingérables.

Ashby (Callum Keith Rennie) est également de la partie avec Destiny (Zita Vass) la jeune femme que Hank avait léchée par erreur lors de la fameuse soirée qui a dérapé.

En apparence plus tranquille, le couple Julian (Angus McFayden)-Sonja (Paula Marshall), crée néanmoins des tensions à table lorsque Rebecca et Hank s’en prennent à l’écrivain gourou.

Pourtant, Sonja jette un pavé dans la mare en révélant que Julian n’est pas le père de l’enfant qu’elle attend…

Par un calcul machiavélique, Mia (Madeline Zima) également présente, évoque l’idée que Hank pourrait être le père ce que confirme Sonja, jetant par la même occasion un important malaise à table.

Dévasté, Hank ne trouve plus les mots pour parler à Karen qui refuse finalement la demande en mariage.

La mort dans l’âme, le couple décide une nouvelle fois de se séparer.

En conclusion, « Californication, saison 2, épisode 4 » frappe un grand coup en faisant coexister une grande joie avec la promesse d’un mariage venant stabiliser la relation Karen-Hank et une immense catastrophe avec une nouvelle paternité complètement fortuite de ce dernier.

Tout ici est brillamment amené et écrit avec pour une fois un ton plus adulte et profond, quitte à mettre de coté l’habituel aspect défonce et transgression de la série.

De quoi rebondir pour de nouvelles aventures ?

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 19:33

Dans « Californication, saison 2, épisode 3 » Hank (David Duchovny) suit comme une ombre Lew Ashby (Callum Keith Rennie) dans sa folle vie de producteur rock ‘n’ roll.

En pleine session d’enregistrement avec un groupe de métal bruyant et bas du front, Ashby fait venir plusieurs prostituées dans Trixie (Judy Greer) une vieille connaissance de Hank, qui curieusement ne lui tient aucune rigueur du passé houleux.

Désireux de rester fidèle à Karen (Natascha Mc Elhone), Hank refuse de coucher avec Trixie et se contente de lui raconter placidement ses états d’âme en lui faisant les ongles des pieds.

Malheureusement le travail la rattrape et elle doit coucher avec Dez (Paul Zies) le chanteur du groupe, une énorme brute aux bras tatoués.

Tandis que Hank tente de pousser Ashby à se livrer un peu sur sa vie intime sans grand succès, il voit Trixie partir furieuse après que Dez l’ait violentée.

Hank réalise en chevalier servant et roule au sol avec le chanteur, obligeant Ashby  à s’interposer fusil à la main.

Autour de l’écrivain, Rebecca (Madeleine Martin) rejoint l’école de jeunes filles de Mia (Madeline Zima) et rencontre Damien (Ezra Miller) un jeune homme lui aussi marginal et fan du jeu guitar héros.

En plein chaos dans sa vie professionnelle et privée, Charlie (Evan Handler) rencontre par hasard Daisy (Clara Gallo) une actrice de porno cliente de sa femme (Pamela Adlon) et lui colle aux basques pour devenir son agent.

La situation devient ubuesque lorsque Charlie se retrouve dans un van immonde ou Daisy doit tourner sous l’œil d’un réalisateur minable (Coline Malone).

Les tentatives de Charlie pour négocier finissent par irriter le producteur et à le faire expulser ainsi que Daisy, malgré tout reconnaissante.

Karen déboule ensuite chez Ashby pour aller chercher Hank et le découvre luttant au corps à corps avec le producteur afin de donner le change face aux musiciens.

En guise de crucifixion, Trixie lui fait comprendre qu’elle a couché avec Hank, ce qui provoque son indignation et une scène de ménage tendue au retour à la maison, Hank trouvant absurde de devoir se justifier sur quelque chose de passé alors qu’ils n’étaient plus ensemble.

En conclusion, « Californication, saison 2, épisode 3 » se montre dans la plus pure lignée du ton rock ‘n’ roll de la série, avec sexe, drogue et bagarres.

Alors que Hank s’enfonce au contact des rockers, Charlie lui glisse tout doucement dans le monde de la pornographie, également très développé en Californie.

Difficile de savoir comment va évoluer la situation avec des personnages à la vie aussi extrême mais en attendant l’adrénaline fonctionne à plein !

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 19:28

Dans la foulée du premier tome sorti en 1976, Tardi enchaine avec la suite « Adèle Blanc-sec, tome 2, le démon de la Tour Eiffel ».

Dans un Paris frappé par une vague de disparations sur le Pont-neuf, le mystérieux Etienne Flageolet révèle à Adèle Blanc-sec qu’il est chargé de retrouver une statue assyrienne nommée Pazuzu représentant un démon ailé.

L’aventurière fait le lien avec le meurtre du banquier Mignonneau qui possédait une peinture représentant Pazuzu.

Le duo improvisé se rend chez Jules-Emile Peissonier, peintre obsédé par Pazuzu mais l’attitude étrange du peintre de mèche avec Albert blessé au jambe dans l’affaire du ptérodactyle confirme leurs soupçons tout comme le meurtre sur scène de Josef Montevideo acteur dans une pièce dont les décors ont été réalisés par le peintre.

Contactée par un voyou travaillant pour Joseph, Adèle est amenée jusqu’au Pont-neuf ou des inconnus mettent le feu à sa voiture.

Mais Adèle survit et pénètre sous le Pont en empruntant une succession de passages secrets.

Elle y découvre une secte de fanatiques adorateurs de Pazuzu commandés par Albert membre comme Mignonneau de la confrérie.

Fier de lui, Albert exhibe le corps de Joseph et d’un antiquaire après avoir récupéré la statut de Pazuzu volée lors du vol et de l’assassinat de Mignonneau.

Il introduit ensuite le Grand frère, le véritable chef de l’organisation dont les plans délirants consistent à réintroduire la peste dans Paris.

Effrayée, Adèle rebrousse chemin à travers les égouts mais est assommée avant de pouvoir sortir.

A son réveil, l’affreux Albert lui annonce qu’elle va être offerte en sacrifice à Pazuzu.

A l’enterrement de Montevideo, un acteur Antoine Artaud contacte l’inspecteur Caponi pour lui transmettre des informations sur la mort de son ami.

Mais Artaud est assassiné avant de pouvoir parler et Caponi fait une chute sur les toits enneigés de Paris qui le laisse blessé au bras et à la jambe.

Caponi est aidé par Flageolet qui l’aide à faire le lien entre le meurtre de Montevideo et la disparition d’Adèle Blanc-sec.

Méfiant, Caponi finit par le croire après qu’il ait été abattu en présence de son supérieur le commissaire Dugommier.

Caponi file Peissonier qui le conduit jusqu’à la Tour Eiffel ou la secte de Pazuzu doit sacrifier Adèle et répandre la peste sur Paris.
Son intervention fait capoter leurs plans.

Albert chute de la Tour après avoir été infecté par la seringue destinée à Adèle et Caponi arrête la tueuse déguisée en Pazuzu, une actrice membre de la secte appelée Clara Benhardt.

En une situation extrêmement confuse, Bernhardt est blessée en s’enfuyant tout comme le Grand frère en réalité le commissaire Dugommier.

Un Tarbosaurus est abattu par Caponi puis les professeurs Espérandieu et Ménard surgissent dans les jardins du Champs de Mars, tout comme Saint-Hubert et Zborowsky qualifiés de malade mentaux.

Malheureusement le sympathique inspecteur ne tire pas profit de son spectaculaire coup de filet et est muté à la circulation tandis que Dugommier tire tout crédit du démantèlement de sa propre secte.

En conclusion, « Adèle Blanc-sec, tome 2, le démon de la Tour Eiffel » surpasse de très loin le premier volume, paresseusement adapté au cinéma par Luc Besson.

L’histoire est certes toujours rythmée et pleine de rebondissements mais beaucoup moins embrouillée que dans le premier volume, assez incompréhensible.

Le fantastique règne ici en maitre dans le mystère et le charme du Paris enneigée du début du XXieme siècle…

Mais en réalité en véritable enchanteur, Tardi nous fait rêver à chaque planche ou presque ce qui justifie pour moi à lui-seul la lecture de ce second tome finement ciselé.

Du vrai travail d’orfèvre !

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 09:18

Sorti en 1976, « Adèle Blanc-sec, tome 1, Adèle et la bête » est le premier album écrit par Jacques Tardi, grand maitre français de la bande-dessinée.

Dans le Paris de 1911, un évènement inhabituel se produit au Muséum d’histoire naturelle avec l’éclosion d’un œuf de ptérodactyle et de l’arrivée dans la capitale d’un monstre préhistorique.

Face à quelques témoignages, la police reste incrédule jusqu’à ce que la pression exercée par la presse ne pousse les politiques de l’époque à diligenter une enquête qui échoit au commissaire Caponi.

La récompense de 5000 dollars offerte par un journal américain à quiconque photographierait ou capturerait le monstre attise les convoitises et fait monter à Paris, Edith Rabatjoie, qui est suivie par un jeune assistant du Muséum d’histoire naturelle Antoine Zborowsky, tombé amoureux d’elle dans le train.

Antoine suit Edith jusqu’à une maison bourgeoise de Meudon ou elle demeure accompagnée par deux hommes, Joseph et Albert.

Tandis que Ménard, le paléontologue du Muséum fait le lien entre les attaques et l’éclosion d’un œuf, un étudiant parvient à photographier le ptérodactyle mais tombe sur un cadavre sur les toits de Paris.

Envoyé de Lyon par Boutardieu un vieux scientifique en connexion mystique avec l’animal, Espérandieu tente de comprendre pourquoi ces meurtres inexplicables.

Caponi réagit également en fait appel à Justin de Saint-Hubert un chasseur de renommé internationale.

C’est pourtant Adèle Blanc-sec, l’aventurière qui se montre la plus perspicace en prenant la place de la réelle Edith Rabatjoie, dont le père a crée une machine volante tuant à la place du véritable ptérodactyle recrée par Boutardieu.

Sollicitée par Antoine, Adèle accepte un rendez-vous au Jardin des plantes mais évite de peu la mort lorsqu’un homme la jette dans le bassin aux crocodiles.

A son retour à Meudon, Adèle retrouve Albert assommé par Joseph en réalité un traitre venu pour libérer Rabatjoie mais accepte un nouveau rendez-vous d’Antoine qui assure ne rien à voir avec la tentative d’assassinat.

En pleine nuit dans le Jardin des plantes, Adèle et son contact retrouvent Espérandieu et Ménard également sur place ainsi que d’autres hommes armés beaucoup moins amicaux.

Le ptérodactyle surgit, enlevant un des tireurs blessé au bras mais Saint-Hubert l’abat, provoquant la mort à distance de Boutardieu.

Caponi surgit et force les scientifiques à s’expliquer.

L’homme tué est identifié comme Eugène Lobel, un criminel.

Félicité par sa hiérarchie, Caponi rêve de promotion mais déchante lorsque Lucien Ripol, un condamné à mort complice de Lobel dans une affaire de meurtre d‘un banquier, est arraché à la guillotine par une nouvelle attaque du ptérodactyle dans la cour de la prison de la Santé.

L’histoire se complexifie encore lorsqu’Adèle retrouve Ripol qui a caché le butin du meurtre du banquier au Jardin des plantes, mais se fait braquer par Edith et Albert.

Ripol est tué par Albert qui explique ensuite qu’Edith s’est associé à lui pour retrouver l’assassin de son frère sur les toits, en réalité Lobel.

Mais en de nouveaux coups de théâtre, Albert est blessé à l’épaule par Joseph  qui récupère l’argent, et Adèle récupérée par un nouvel inconnu, Simon Flageolet qui lui permet d’échapper à la police.

Edith quant à elle désire toujours récupérer le ptérodactyle mécanique inventé par son père.

En conclusion, « Adèle Blanc-sec, tome 1, Adèle et la bête » plante le décor fascinant d’un Paris du début du Xxième siècle brillamment reconstitué par un travail de recherche minutieux.

L’histoire est à vrai dire complètement délirante, confuse et quasi incompréhensible avec ses multiples rebondissements improbables mais l’ambiance d’enquête policière nimbée de fantastique suffit à elle seule à tenir en haleine.

D’un point de vue graphique, on se régale avec le style soigné de Tardi, inimitable avec son souci du détail et ses personnages inquiétants.

On inaugure donc avec ce premier tome, le début d’un classique de la bande dessinée française !

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 19:52

Vous serez sans doute surpris de trouver la chronique d’un album de George Michael dans les colonnes de ce blog mais après la mort tragique à 53 ans du chanteur le jour de Noel 2016, je me suis senti obligé de rendre hommage à tout ce pan de mon enfance et de la pop-music des années 80.

A la fin 1987, George Michael, le génie créateur du duo de boys-band avant l’heure Wham ! s’émancipe et sort son premier album solo intitulé « Faith » à la pochette aussi virile que sexy.

Dans le premier titre « Faith », le chanteur effectue un virage à 180° sur son style habituel avec un morceau acoustique inspiré par le rock ‘n’ roll et une image toujours sexy mais beaucoup plus virile avec jean moulant délavé, perfecto, santiags, barbes et lunettes de soleil.

Le message est clair : Michael n’est plus un minet mais un homme dans la force de l’âge désireux de s’affirmer individuellement.

En plein dans les années MTV, « Father figure » soigne son clip comme si il s’agissait d’un mini film ce qui n’empêche pas ce titre sensuel et feutré de figurer parmi ses plus grands tubes.

Survient alors l’objet du scandale, « I want your sex » appuyé par un clip très sexy mais finalement assez chaste dans lequel à l’instar de Madonna, Michael expose ses fantasmes avec comme support la séduisante mannequin asiatique Kathy Jeung.

Frappé de censure dans les médias anglo-saxons, « I want your sex » est avec le recul un morceau très/trop typé années 80 qui ne sort  réellement du lot que par la voix du grand George.

Plus politiquement correct, « One more try » est certes une ballade langoureuse, mais surtout un slow mortel porté par une voix exceptionnelle qui aida beaucoup de teen-agers comme moi à se donner du courage dans les boums des années 80.

Après ces quatre tubes monumentaux qui écrasèrent les hits parades de l’époque, « Hard day » fait figure de petite douceur sucrée particulièrement agréable, « Hand to mouth » est soporifique et sans intérêt.

« Hands to mouth » fait taper du pied par son groove soutenu et ses arrangements soignés pour permettre de retrouver le George Michael conquérants des charts dans « Monkey » titre chaloupé et sexy soutenu par une vidéo bien léchée confirmant son statut d’icône naissante.

Un berceuse langoureuse « Kiss for a fool » plus tard et deux remix viennent gonfler la fin de cet album, celui de « Hard day » absolument massacré et aujourd’hui sonnant affreusement ringard et « A last request » chapitre final d’ « I want your sex » beaucoup plus calme et éthéré.

En conclusion, « Faith » et ses neufs titres réels auront suffi à faire naitre une superstar dans la musique.

Vendu à plus de vingt cinq millions d’exemplaires, « Faith » est le Big bang de George Michael et constitue quoi qu’on dise une référence de la pop culture des années 80 au même titre que « Thriller » de Michael Jackson, « Like a Virgin » de Madonna ou « Purple rain » de Prince.

Artiste majeur ayant connu une seconde partie de carrière beaucoup plus chaotique avec une gestion difficile du succès, des procès à rallonge avec sa maison de disque, des problèmes personnels, des dépressions, des révélations forcées sur son homosexualité mais également des prises de positions et des engagements courageux contre le SIDA, George Michael restera pour moi comme un chanteur exceptionnel à la voix chaude et sensuelle.

En quelque sorte, « Faith » représente un condensé de sa carrière solo, mélange de talent, de provocation, de douceur, de sensibilité et d’une certaine profondeur.

La perte du talentueux et torturé beau George n’en est sans doute que plus douloureuse pour ses innombrables fans.

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Published by Seth - dans Pop
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 18:33

Nous sommes en 1980 et à peine une année après la sortie de son premier album éponyme, Accept récidive avec « I’m a rebel » au titre naïf mais néanmoins affirmé.

De manière assez surprenante, le disque s’ouvre avec un « I’m a rebel » qui au lieu d’un grand coup de poing dans la gueule, apparait comme une synthèse pataude entre Ac/dc et du punk rock made Oktober fest.

Plus léger et plus équilibré notamment par la présence judicieuse de chœurs féminins, « Save us » est plus conforme au réel talent du groupe qu’on devine déjà monstrueux.

Magnifique, splendide jusqu’à arracher des larmes survient la ballade  « No time to loose » qui démontre l’excellence d’Accept dans le registre feutré et mélodique.

En comparaison, « Thunder and lightning » tombe malgré son dynamisme et le chant suraigu d’Udo Dirkschneider plutôt à coté de la plaque et « China lady » assez foutraque ne passe mieux que par l’énergie supérieure dégagée par les musiciens survoltés.

Très décevant, « I wanna be no hero » dont le thème fait penser à une chanson de Daniel Balavoine  (!) n’a pas cette énergie à son crédit et se montre si plat et lisse qu'il faut attendre une nouvelle ballade « The king » emplie de sensibilité et délicatesse pour de nouveau s’enthousiasmer.

Ultime morceau du disque « Do it » officie dans le même registre habituel mid-tempo puissant à la Ac/Dc efficace sans se montrer transcendant.

En conclusion, alors que « Accept » était une introduction très réussie dans le business-music de ce nouveau groupe allemand, « I’m a rebel » déçoit franchement en comparaison et se montre clairement inférieur à son prédécesseur.

Sans doute sorti trop précipitamment, les morceaux se montrent moins inspirés délivrant un heavy metal stéréotypé effectué avec efficacité mais sans génie ou innovation.

Pas à grand-chose à retenir de ce second album au titre largement inspiré si ce n’est quelques ballades dont la belle « No time to loose », pour le reste tout concourt pour jeter « I’m a rebel » aux oubliettes de l’Histoire du rock.

Heureusement, Accept fera nettement mieux par la suite et écrira lui-même sa légende !

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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