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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 15:04

Si l’on excepte le faux pas notable mais o combien compréhensible de Metallica avec un Lou Reed mourant dans un « Lulu » quasi inaudible, on ne peut s’empêcher de considérer les quatre vétérans du thrash-metal des années 80 comme une valeur sure du hard rock des années 2000 avec une poignée d’albums certes inégaux mais toujours hargneux.

En 2016 sort donc « Hardwired…to sel- destruct » et sa pochette chaotique fort attendus après un « Death magnetic » très bon mais ancien de déjà huit années.

Si le poids des ans se fait inévitablement sentir sur les physiques de nos stars avec un Lars Ulrich chauve, un Kirk Hammett ressemblant prématurément à un vieillard à cheveux gris, « Hardwired » n’en laisse au premier abord rien paraitre en balancçant une entame rapide et agressive rappelant les racines thrash du groupe.

Cette mise au poing étant faite, Metallica enchaine rapidement par « Atlas, rise ! » un véritable chef d'oeuvre d’équilibre et de puissance qui place la barre très haut en terme de qualité pure.

Mais nous ne sommes plus dans les années 80 et nos vieux briscards éprouvent à présent le besoin de souffler entre deux reprises, aussi « Now that we’re dead » fait-il figure de longue respiration ennuyeuse sur ses sept minutes lancinantes.

L’effacement du titre précédent ne fait que mieux ressortir la bombe « Moth into the flame » aux refrains épiques incroyablement puissants.

C’est un Metallica plutôt rampant et sinueux qu’on redécouvre sur « Dream no more » qui rappelle l’époque délicate de la doublette « Load-Reload » avec ces morceaux lents, gras et étouffants.

Construit sur le meme moule, « Halo on fire » et ses huit minutes pourtant écrasantes passent pourtant mieux en raison de ruptures mélodiques plus marquées et de refrains un tantinet plus emballants.

Mais malheureusement la seconde partie du disque ne fait que confirmer cette tendance se traduisant par « Confusion » et « Manunkind » certes puissants mais beaucoup trop longs, lents et linéaires pour captiver.

On dressera à peine une oreille sur le ton plus voilé et menaçant de « Here comes revenge » ou le péniblement lancinant « Am I savage ? » pour se surprendre à espérer sortir enfin de cette spirale désagréable.

La dernière ligne droite aboutit fort heureusement à quelques améliorations avec tout d’abord « Murder one » certes similaire musicalement aux titres précédents, mais présentant un fort bel hommage à Lemmy Kilmister, ami intime des Metallica décédé il y a un an, puis « Spit out the bone » ultime réminiscence thrash certes fantastique mais arrivant bien trop tard et de manière trop isolée/décalée pour produire son effet.

En conclusion, comme la plupart des albums des vétérans, « Hardwired…to self- destruct » est globalement décevant, ennuyeux, indigeste et relève à la limite plus d’intérêt pour la qualité des vidéos qui accompagnent quasiment chaque titre.

Ce constat sévère se tempère pourtant par la présence d’une poignée de morceaux de haut niveau, principalement les plus rapides et teigneux qui rappellent le passé sauvage et violent du groupe…mais qui demeurent en nombre insuffisants pour faire passer la pilule.

Indépendamment de son style rappelant le Metallica des années post « Black album »,  « Hardwired…to self-destruct » aurait surement gagné en impact à être raccourci car la plupart des morceaux de 7 à 8 minutes font comme sur les derniers albums d’Iron maiden penser à du remplissage…

Un recul donc par rapport à un « Death magnetic » enthousiasmant et meme face à un « Saint Anger » certes bancal mais plus audacieux.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 19:48

Depuis des siècles, la légende de Beowulf, tiré d’un poème épique scandinave écrit entre 800 et 100 après JC, a inspiré les artistes mais en 2007 c’est Sturla Gunnarsson, un Islandais qui réalise « Beowulf, le légende viking ».

Ici en 500 après JC, Beowulf (Gerard Butler) incarne le héros issu du peuple des Goths traversant la mer pour porter secours aux roi danois Hrothgar (Stellan Skasgard) dont le peuple est persécuté par un troll monstrueux répondant au nom de Grendel (Ingvar Eggert Sigurosson).

Hrothgar avoue son impuissance face à cette force de la nature et invoque Beowulf et ses treize compagnons pour l’aider à le débarrasser de cette plaie.

Mais le troll fuit le combat et se cache dans les montagnes du Danemark.

Curieux, Beowulf s’en va quérir les conseils de la sorcière Selma (Sarah Polley) qui prend étrangement parti pour Grendel en lui faisant comprendre qu’il n’en a qu’après les Danois eux même en crise de confiance avec l’arrivée d’un prêtre Celte qui tente de les convaincre peu à peu au Christianisme pour résoudre leurs problèmes.

Les expéditions contre le troll tournent en effet à l’échec mais lorsque les Goths brisent par dépit le crane du père de Grendel, celui devient ivre de rage et se lance dans une expédition punitive.

Après un combat acharné et incertain, Beowulf parvient à emprisonner un de ses bras dans une corde, ce qui le force à se le sectionner pour fuir.

Gravement blessé, Grendel est secouru par sa mère une sorcière des mers à la taille elle aussi monstrueuse.

Mais Beowulf qui a pourtant compris auprès de Hrothgar que le troll agissait par vengeance personnelle contre les Danois ayant assassiné son père, accède à la grotte ou de la sorcière des mers et y trouve le corps mort de Grendel.

Le héros nordique affronte et tue la sorcière puis épargne le fils de Grendel, conçu une nuit d’étreinte contre nature avec Selma.

De retour auprès des Danois, il érige une sépulture à Grendel et lui rend un hommage viking afin d’apaiser la rancœur de son fils et de dépasser le sentiment de vengeance…puis quitte le Danemark en le laissant sous la protection de Selma.

En conclusion, « Beowulf, le légende viking » est une plaisante adaptation/vulgarisation du mythe incarné ici par un acteur charismatique.

Le parti pris d’humaniser le troll qui devient finalement une victime de la cruauté des hommes est audacieux mais fonctionne, créant ainsi une ambigüité dans ses rapports avec le fier et intrépide héros nordique.

Les paysages magnifiques du Nord de l’Europe sont à couper le souffle et contribuent à emballer le film pour un résultat final des plus divertissants.

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 08:32

Paris reste décidément à l’honneur au cinéma avec « Taken » de Pierre Morel

Film d’action ultra musclé sorti en 2008, « Taken » raconte l’enlèvement à Paris d’une jeune américaine nommée Kim Mills (Maggie Grace), partie avec son amie Amanda (Katie Cassidy) suivre la tournée de sa chanteuse préférée Sheerah (Holly Valance)

Les deux amies se font aborder à l’aéroport par un charmant jeune homme Peter (Nicolas Giraud) et ne se méfient pas.

Avant d’être enlevée par des hommes armés, Kim a le temps d’appeler son père Bryan (Liam Neeson), ex agent secret essayant de couler une paisible retraite dans la banlieue californienne.

Expert, Bryan demande à Kim de laisser son téléphone ouvert et de décrire ses agresseurs, puis après avoir prévenu sa mère Léonore (Famke Jenssen) prend le premier avion pour Paris.

Il sait d’après ses sources que sa fille a été enlevé par une mafia albanaise spécialisée dans la traite des blanches et qu’il en dispose que de 96 heures pour la retrouver.

Rapidement sur place, Bryan recueille les indices notamment la puce du téléphone de sa fille avec laquelle le jeune rabatteur la prise en photo à l’aéroport.

Connaissant son visage, Bryan le localise à Roissy au moment ou il tente de rabattre une nouvelle touriste mais la course poursuite tourne court, l’homme étant tué en tentant de fuir.

Bryan demande alors de l’aide à Jean-Claude Pitrel (Olivier Rabourdin), un ami a lui devenu directeur adjoint de la DST.

Mais Pitrel tout en lui disant ou trouver les Albanais, Pitrel rechigne à l’aider et le met sur filature.

Bryan se rend à la Porte de Clichy ou travaillent des prostituées soumises à la brutalité de la mafia albanaise.

Il provoque un accrochage avec un petit mac et place un mouchard sur lui.

Avec l’aide involontaire d’un interprète, il piste l’homme jusqu’à un chantier ou les filles font de l’abattage pour les ouvriers.

Bryan cherche nerveusement sa fille au milieu des filles camées de force, trouve Amanda morte et embarque une fille de l’est ayant le même blouson que Kim.

Cette fois le choc frontal avec les mafieux est inévitable et Bryan doit tuer de nombreux gardes pour survivre, voler une voiture, une arme à feu et provoque un incendie.

Une fois la fille ranimée, Bryan se rend au QG des Albanais en se faisant passer pour Pitrel afin de négocier avec eux leur tranquillité contre un pourcentage.

Méfiants, les Albanais semblent accepter le deal mais lorsque Bryan identifie Marko (Arben Bajraktaraj) comme l’homme ayant enlevé sa fille, une violente fusillade éclate.

Quasiment invincible en clos combat, Bryan élimine tous les gangsters et torture Marko à l’électricité pour qu’il lui révèle ou est sa fille.

Le mafieux donne un nom et Bryan se rend chez Pitrel pour confirmer son implication passive dans ce trafic d’être humains.

Menaçant, Bryan obtient l’adresse d’une réceptions privée organisée par un certain Saint-Clair (Gérard Watkins) pour la vente des filles.

Il rentre en force, contraint Ali (Jalil Naciri) un acheteur du Moyen-Orient à surenchérir pour sa fille mais est arrêté peu après la vente par les gardes de Saint-Clair.

Bryan échappe de peu à une exécution et liquide les tueurs, Saint-Clair compris.

La poursuite continue jusqu’aux quais de Seine, ou prenant tous les risques il embarque sur une péniche ou se trouve Kim dans les griffes du cheik (Nabil Massad) l’ayant achetée.

Bryan devient une machine à tuer, éliminant les gardes pourtant entrainés et armés du cheikh, même Ali expert en close combat qui le blesse au poinçon.

Le cheikh éliminé, Bryan sauve sa fille et la ramène aux USA.

Avec ses parents rassurés, Kim peut ensuite se mettre aux cours de chant avec Sheerah !

En conclusion, « Taken » contient le meilleur et le pire d’une production Besson, le meilleur l’emportant cette fois de loin !

Scénario simpliste, truffé de personnages caricaturaux : inhumains trafiquants de l’Est, arabes riches et corrompus, français peu fiables autorisant des gentils américains à tuer à peu prêt tout le monde en toute impunité pour arriver à leur but.

Mais malgré ces clichés servis à la louche, « Taken » contient plus d’une heure d’action pure, de suspens, de course poursuite échevelées et de close combat ultra nerveux.

Plus physique que jamais dans un personnage de justicier solitaire à la Harrison Ford/Mel Gibson, Liam Neeson en impose et relève haut la main le challenge.

« Taken » n’est donc qu’un film d’action basique mais réalisé avec une efficacité confinant à la perfection ce qui en fait un must du genre !

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Published by Seth - dans Policier
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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 20:46

Sorti en 2010, « Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec » est une adaptation des célèbres bandes dessinées de Tardi par Luc Besson.

La trame de base est la résurrection d’un ptérodactyle du Jurassique, qui dans le Paris de 1912 commet un crime spectaculaire en tuant un préfet.

La journaliste et aventurière Adèle Blanc-Sec (Louise Bourgoin), revenue d’une mission périlleuse en Egypte pour récupérer Patmosis (Regis Royer) la momie d’un médecin de Ramsès II pour soigner sa sœur paralysée Agathe (Laure de Clermont Tonnerre), s’intéresse logiquement à l’affaire tout comme l’inspecteur Capponi (Gilles Lellouche) un policier balourd obsédé par la nourriture.

Lorsque Capponi se rend chez l’Egyptologue Marie-Joseph Espérandieu (Jacky Nercessian) qui a établi une curieuse connexion avec l’animal préhistorique, il échappe de peu à une agression et prend conscience de l’étrangeté de l’affaire.

Espérandieu est alors condamné à mort et il est alors fait appel au chasseur africain Justin de Saint Hubert (Jean-Paul Rouve) un incompétent dangereux et pédant pour chasser le ptérodactyle.

Aidée par Zworboski (Nicolas Giraud) l’assistant d’un scientifique du Jardin des Plantes amoureux d‘elle, Adèle retrouve le ptérodactyle et parvient à l’apprivoiser pour sauver d‘Espérandieu, mais de Saint Hubert intervient et blesse mortellement la bête,

Espérandieu mystiquement connecté à l’animal, meurt peu après mais parvient à ranimer Patmosis de la mort.

Se sentant une dette envers Adèle, Patmosis qui n’est que physicien et non médecin la conduit jusqu’au Louvres ou il ranime les momies des Pharaons et de son médecin personnel qui réussit le miracle de soigner Agathe.

Le miracle se poursuit lorsque Zworboski tombe sous le charme d’Agathe qui accepte ses avances contrairement à la revêche Adèle qui s’embarque sur le Titanic sous le regard cruel de son rival en Egypte, le savant Dieuleveult (Mathieu Almaric).

En conclusion, « Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec » est une adaptation se voulant moderne et comique de l’univers étrange, tordu et inquiétant de Tardi.

Besson fait donc du Besson avec un coté enfantin et grand public calqué sur les films d’aventures de Spielberg comme Indiana Jones ce qui dénature à mes yeux l’esprit de l’œuvre originale.

La prestation de Louise Bourgoin se montre également insupportable avec un ton nerveux, agressif et revêche la rendant parfaitement insupportable.

Malgré donc la présence de quelques acteurs par ailleurs respectables et de quelques effets spéciaux dénotant d’un budget conséquent, « Les aventures d’Adèle Blanc-Sec » est un gros plantage que n’aimeront que les plus indécrottables fans du très surestimé enfant terrible du cinéma.

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Published by Seth - dans Fantastique
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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 09:04

Dans « Californication, saison 1, épisode 3 » après sa soirée catastrophique, Hank Moody (David Duchovny) rencontre de nouveau Meredith (Amy Price Francis) dans un restaurant.

Malgré la présence d’un ami masculin à ses cotés, l’impertinent n’hésite pas à l’aborder pour lui présenter ses plus plates excuses pour l’avoir humiliée en public.

La jolie rousse accepte finalement de le revoir… et couche immédiatement après lui avoir renvoyé l’exercice du portrait dans une version plus élégante.

Hank apprend à connaitre Meredith, une avocate spécialisée en divorces qui sort avec un homme marié depuis 5 ans.

Lorsqu’elle lui avoue être furieuse que la femme de son amant lui ai piqué un chien qu’il lui avait offert, Hank n’hésite pas à aller cambrioler la maison pour lui restituer.

Le couple célèbre cette victoire en faisant de nouveau l’amour mais la coriace Mia (Madeline Zima) refait surface, harcelant Hank et finissant par partir en lui dérobant une de ses nouvelles.

En difficulté avec la présence de Mia, Hank se montre particulièrement agressif et incohérent lorsque Karen (Natascha Mc Elhone) vient lui rendre visite pour le pousser à se ressaisir.

Il est vrai que depuis qu’il a découvert que Hell-A magazine était la propriété de Bill Lewis (Damian Young) , Hank refuse catégoriquement d’écrire à nouveau dans ce blog avant finalement de se raviser, d’offrir le chien à Rebecca et un tableau volé à Bill en guise de réparation pour la ruineuse soirée de la dernière fois.

De son coté, Charlie (Evan Handler) de nouveau réembauché par Hank renoue avec Dani California (Rachel Miner) et découvre sa perversité dans une ébauche de jeux sadomasochistes au bureau.

En conclusion, « Californication, saison 1, épisode 3 » poursuit son mélange d’humour et de thrash en montrant cette fois une ébauche de relation entre Hank et Meredith, femme d’âge mur beaucoup plus stable que l’écrivain tourmenté qui finit par mettre sa fierté de coté pour alimenter le blog détenu par le futur mari de son ex !

Quelques épisodes de plus pour comprendre comment fonctionne ce microcosme artistique californien ? Oui !

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 08:43

Dans « Californication, saison 1, épisode 2 » Hank Moody (David Duchovny) accepte en renâclant de commencer à écrire pour le blog Hell-A magazine sur les conseils de son agent Charlie (Evan Handler).

Après avoir fugacement fréquenté une blonde volcanique actrice porno, Hank est invité chez Bill Lewis (Damian Young) le futur époux de Karen (Natascha Mc Elhone) pour un social dinner.

Egal à lui-même, Hank se veut provocateur et insolent envers le maitre de maison et doit subir les assauts conjuguées de la volcanique Mia (Madeline Zima) et Sonja (Paula Marshall) une quadragénaire fraichement séparée de son mari.

Hank s’isole avec Sonja, fume des joints avec elle et commence à lui faire l’amour.

Mais durant leurs ébats, il chute lourdement puis vomit sur un couteux tableaux de Bill.

Lorsque les autres convives les découvrent, Sonja aggrave la situation en vomissant également sur le lit conjugal.

En apparence indifférent, Hank s’éclipse avec sa désinvolture habituelle…

Après une violente altercation publique avec le réalisateur Todd Carr (Chris Williams) ayant adapté son best seller, Hank licencie Charlie, qui se sépare également de sa secrétaire maladroite Dani California (Rachel Miner).

Lorsqu’il reçoit des clichés dénudés de la jeune fille sur son bureau, Hank se masturbe violemment et regrette sa décision.

En conclusion, « Californication, saison 1, épisode 2 » poursuit dans la succession de frasques et de provocations de l’artiste maudit new-yorkais exilé dans la capitale californienne ou il se sent si mal.

Dépressif, le personnage compense son mal-être et son instabilité par une sexualité débridée qui donne honnêtement le vertige !

Ames pudibondes s’abstenir au risque d’être choquées !

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 08:17

Diffusée en 2007, « Californication, saison 1, épisode 1 » est une série crée par Tom Kapinos.

Le premier épisode expose le personnage principal de la série : Hank Moody (David Duchovny) écrivain New-Yorkais en perte de vitesse, traversant une passe difficile professionnelle et privée à  Los Angeles.

Fumeur, buveur, bagarreur mais surtout obsédé sexuel, Hank ne fait pas preuve d’un grand sens des responsabilités et a toutes les peines du monde à s’occuper de sa fille de treize ans Rebecca (Madeleine Martin) qu’il a eu avec son ex Karen (Natascha Mc Elhone).

Profitant encore parfois de sa petite notoriété, Hank enchaine donc les relations sexuelles et découvre avec horreur que cela perturbe Rebecca qui se met à adopter un comportement également déviant : sexualité précoce, sorties nocturnes et consommation de drogues.

Perturbé, il tente de régler le problème avec Karen et encaisse mal la nouvelle de son futur mariage avec son nouveau petit ami Bill.

Mais le comble de l’horreur est atteint lorsqu’il découvre qu’il a couché avec Mia Lewis (Madeline Zima) la fille de Bill et donc sa potentielle futur belle fille âgée de 16 ans !

Comble du comble, Hank dédaigne l’aide de ses amis Charlie (Evan Handler) et Marcy (Pamela Adlon), qui lui proposent d’écrire pour un blog sur Los Angeles et lui présente Meredith (Amy Price Francis) une très belle femme qu’il humilie au restaurant en voulant faire de l’esprit.

En conclusion, « Californication, saison 1, épisode 1 » pose immédiatement les bases de cette nouvelle série iconoclaste qui a contribué a faire voler en éclat la réputation de gentil garçon de David Duchovny.

Provocateur sur le sexe avec des mineurs, la drogue et surtout la religion dans des scènes très osées à l’église, ce premier épisode choque parfois dans une Amérique qu’on pensait pudibonde, mais dénote d’une certaine liberté de pensée du microcosme californien.

Il faudra sans doute quelques épisodes de plus pour me faire une idée !

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 19:34

Année révolutionnaire si il en est, 1968 marque quelques gros changement artistiques chez les Vengeurs, perceptibles dans « Avengers, l’intégrale, 1968 ».

Avec Gary Friedrich en soutien de Roy Thomas au scénario, puis l’arrivée d’autres dessinateurs comme George Tuska ou Werner Roth aux cotés des anciens Don Heck et John Buscema.

Dans son style très 60’s, Tuska montre comment le Chevalier noir vient prévenir les Vengeurs que Magnéto détient prisonnier Vif argent et la Sorcière rouge dans un château médiéval.

Ce Chevalier noir new look s’acquitte fort bien de sa mission après un petit combat musclé visant à montrer la respectabilité de ses pouvoirs contenus principalement dans sa lance et son épée.

On change de braquet lorsque sous la plume Buscema, Hercule revenu en Olympe trouve un royaume dévasté par le puissant Titan nommé Typhon.

Expédié avec les autres Olympiens dans les Enfers par le redoutable Titan, Hercule est ensuite envoyé sur Terre par Zeus pour vaincre.

De son coté, plus mégalomane que jamais, Magnéto dicte ses conditions à l’ONU pour que les mutants vivent en paix sur une ile perdue dans l’Océan Atlantique, mais son attitude menaçante a plutôt comme effet de mettre de l’huile sur le feu.

Les Vengeurs interviennent alors mais lorsque la Sorcière rouge est blessée par des balles de policiers manipulés par Magnéto, Vif argent se retourne contre ses ex alliés.

Surmontant leurs dissensions, les Vengeurs portent assistance à Hercule contre Typhon qui désire ensuite étendre son règne sur la Terre.

Après une lutte légendaire, Hercule triomphe physiquement de son terrible adversaire et brise l’enchantement qui retenait les Olympiens en Hadès, le Titan étant à son tour renvoyé dans le néant du royaume des Enfers.

On reste dans la menace haute gamme avec le Collectionneur qui ayant pris le contrôle de Thor par une ruse, capture les Vengeurs pour étoffer sa collection de spécimen rares.

Manipulé, Thor domine Iron-man sur Terre, mais les Vengeurs parviennent à se libérer grâce à l’ingéniosité de la Guêpe et engage un combat contre les créatures du Collectionneur, ce qui aboutit à la destruction de son vaisseau et à une nouvelle déroute.

La part belle est ensuite faite à un nouveau Vengeur, la Panthère noire, qui déjoue un complot du Moissonneur qui cherche à se venger sur Goliath qu’il accuse de la mort de son frère Wonder-man.

A lui tout seul, la Panthère noire triomphe d’un adversaire coriace et libère les Vengeurs plongés dans le coma par une rafale électrique à haute intensité.
Roth prend ensuite le relai pour inclure cette fois les X-men prisonniers eux aussi sur l’ile de Magnéto mais ne partageant pas ses vues isolationnistes.

Cyclope se libère avec astuce et se lance dans un combat acharné avec Vif argent qu’il ne remporte que par chance.

Prévenus par Angel, les Vengeurs avec la Panthère noire dans leurs rangs surgissent ensuite et engagent un combat confus avec les X-men manipulés télépathiquement par une machine de Magnéto.

Pour confus qu’il soit le combat n’en est pas moins plaisant avant que le Crapaud, éternel souffre douleur de son maitre, ne sabote ses plans en provoquant la destruction de son ile et sa chute d’un aéronef.

On découvre ensuite une surprenante trahison de Jarvis le maitre d’hôtel des Vengeurs qui renseignent leurs ennemis les Maitres du mal (Klaw, le Chevalier noir, le Fondeur, l‘Homme radioactif,  Cyclone) dirigés par un mystérieux robot se faisant appeler Crimson cowl.

Même si le Chevalier noir trahit ses alliés pour tenter de prévenir les Vengeurs, il ne peut empêcher leur  défaite.

Après avoir jeté les Vengeurs dans une navette prête à s’écraser sur New-York, le robot  révèle sa véritable identité d’Ultron-5.

Pris de remords Jarvis aide le Chevalier noir a voler au secours des Vengeurs qu’il libère astucieusement et qui prennent leur revanche sur des ennemis pourtant sur le papier largement supérieurs.

Avouant qu’il a fait tout cela pour sa mère malade, Jarvis est généreusement amnistié de sa trahison.

Après avoir suivi Captain america pour tenter de modifier sans succès le passé et d’éviter la mort de Bucky, les Vengeurs, retrouvent leur leader naturel et affrontent leurs collègues les membres fondateurs (Thor, Hulk, Iron-man, Giant-man, la Guêpe) dans un présent alternatif dominé par une divinité nommée le Centurion écarlate.

Le savant Goliath leur permet alors de remonter dans le passé pour comprendre que le Centurion a persuadé les Vengeurs d’éliminer tous les super héros et super criminels de la Terre pour construire un monde idyllique.

Le combat entre anciens et nouveaux Vengeurs est inévitable mais se solde par des défaites invraisemblables comme Iron man vaincu par Œil de Faucon, Hulk vaincu par la Panthère noire et Thor par Captain america (!).

C’est une nouvelle fois l’intelligence de Goliath qui permet ensuite de renvoyer le Centurion dans le futur d’où il est issu en utilisant une machine de Fatalis.

En superbe cadeau, l’équipe d’artistes livre la première apparition d’un Vengeur fascinant : la Vision, androïde mystérieux aux pouvoirs surpuissants (intangibilité, super force, rafale thermique) , chargé par son père Ultron de tuer les Vengeurs avant de se rebeller pour le détruire et intégrer l’équipe…

On termine sur une autre nouveauté, Pourpoint jaune, version bad guy de l’Homme fourmi qui après avoir commis des actes d’une grande violence pour intégrer l‘équipe comme battre Giant man, enlève puis séduit à la surprise générale la Guêpe qui avoue vouloir l’épouser !

En conclusion, « Avengers, l’intégrale, 1968 » est une des meilleurs intégrales des Vengeurs avec des histoires d’une grande richesse et d’une grande variété.

Les super criminels de premier plan abondent, outre un Magnéto toujours aussi idéaliste et revendicatif, un Collectionneur remis au gout du jour, on savoure l’habile exploitation de la mythologie grecque avec le redoutable Typhon ou la solide équipe de gros bras des Maitres du mal dirigée par l’emblématique Ultron !

Coté super-héros c’est également un festival avec l’arrivée de trois personnages majeurs la Panthère noire, Pourpoint jaune et surtout l’exceptionnel Vision.

Lorsqu’en plus le style graphique de Buscema  modernise le tout,  puis qu’on effectue des croisements avec les X-men et les anciens Vengeurs, on ne peut malgré quelques facilités scénaristiques que crier au génie !

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Published by Seth - dans Comics
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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 19:33

Diffusé sur Syfy 2011, « Béhémot, la créature du volcan » est un téléfilm de David Hogan.

L’histoire, simplissime à souhait fait état d’inquiétants phénomènes sismiques au Mont Lincoln situé dans les montagnes du New Hampshire.

Thomas Walsh (Ed Quinn) un guide forestier est pris avec son équipe dans un tremblement de terre qui cause la mort d’un de ses ouvriers.

Son inquiétude rejoint celle de la scientifique Emily Green (Pascale Hutton) dont les appareils de mesure ont enregistrés des variations inquiétantes laissant à présager d’une catastrophe.

William (William B Davis) le père de Thomas vivant dans la ville d’Ascension tente de le mettre en garde contre une vieille légende Maya d’un monstre appelé le Béhémot se réveillant tous les 15 000 ans pour semer la destruction mais le vieil homme excentrique est assez peu écouté par ses proches.

Sa jeune sœur Grace (Cindy Busby) va même camper dans la foret avec son petit ami Jerrod (James Kirk) en dépit de toutes ses mises en garde.

Dans le même temps, Thomas est contacté par Jack Murray (Ty Olsson) un agent gouvernemental lui aussi rescapé des secousses mortelles qui lui demande de lui servir de guide pour aller à la recherche de deux ses collègues disparus dans la foret.

Après quelques hésitation Thomas accepte et le duo rencontre Emily qui fuit de son coté la montagne qu’elle estime à juste titre devenue trop dangereuse puisque les corps des collègues de Murray sont retrouvés morts.

Le Béhémot attaque alors, tuant Murray qui avant de mourir a indiqué au couple que le seul moyen de tuer l’animal était d’utiliser le contenu d’une mallette récupérée de périlleuse manière par Thomas.

Le couple revient en ville et parvient à convaincre le mollasson shérif (Garry Chalk) de faire évacuer la ville secouée par des secousses de plus en plus violentes.

Mais ces mesures tardives ne peuvent empêcher l’agression du couple et la mort de Jerrod happé par une créature monstrueuse qui conformément aux prédictions de William s’est réveillée.

Tandis que le vieil homme aide Zoe (Jessica Parker Kennedy) une serveuse à se cacher dans un grenier, Grace est sauvée in extremis par Thomas et Emily revenus sur place en hélicoptère pour arrêter le monstre.

Utilisant à bon escient les conseils de William et le lance roquette contenu dans la mallette de Murray, Thomas lance quelques missiles bien placés qui détruisent la le Béhémot.

Tout le monde est donc sauvé dans la ville qui a donc écarté la menace.

En conclusion, « Béhémot, la créature du volcan » est à prendre pour ce qu’il est : une minable série B reprenant paresseusement tous les codes du film de monstre sans une once d’imagination.

Les acteurs tous impeccables physiquement font leur travail efficacement dans une intrigue poussive qui ne révèle que tardivement le monstre : une horrible créature de synthèse troussée à la va vite !

Sans humour, prise de risques ou frisson, ce « Béhémot, la créature du volcan » est donc un sous produit sans aucune espèce d’intérêt qui tombera rapidement dans l’oubli de votre vidéothèque !

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Published by Seth - dans Horreur
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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 20:24

Sorti en 1984 (cela ne s’invente pas !), « 1984 » de Michael Radford est une adaptation du célèbre roman de Georges Orwell.

Comme dans le roman, Winston Smith (John Hurt) est un employé de bureau ordinaire travaillant dans une société futuriste totalitaire située à Londres dans ce qui est devenu l'Océania.

Le travail de Smith consiste à réécrire l’histoire en faveur de la ligne politique du Parti, qui promeut un héroïsme militaire dans des conflits de grande ampleur contre l’Eurasia.

Commandé par l’omniprésent chef suprême évanescent Big brother, le Parti règle minutieusement le quotidien des prolétaires d’Océania, contrôlant les horaires de travail, de gymnastique obligatoire, la nourriture et les grandes séances publiques dans lesquels sont diffusées les actualités de la guerre ou de longs procès d’autocritiques des « traitres » ayant eu l’audace de soutenir le célèbre opposant Emmanuel Goldstein.

Secrètement mal à l’aise dans ce monde oppressant, Smith fait la connaissance de Julia (Suzanna Hamilton), une jeune femme avec qui il entreprend une relation amoureuse, ce qui demeure absolument proscrit par les lois d’Océania.

Pris sur le fait par la police de la pensée qui l'espionnait dans leurs ébats, le couple est séparé puis interrogé séparément.

Smith est affreusement torturé par O’Brien (Richard Burton), un homme qu’il pensait un opposant mais en réalité un espion du Parti, qui l’accuse de « crime de pensée » en opposition à la doctrine totalitaire du pays qui n’autorise aucune liberté individuelle aux citoyens.

Brisé physiquement et psychologiquement, Smith finit par craquer et dénonce Julia.

Comme les autres condamnés, il fait son autocritique publique et boit le dernier verre du condamné alors qu’un triomphe militaire sans précédent est annoncé.

En conclusion, « 1948 » est une œuvre fidèle au roman visionnaire d’Orwell mais très austère voir ennuyeuse cinématographiquement.

La critique des régimes totalitaires d’inspiration communiste et nazi se fait sentir jusqu’à l’absurde avec la séparation des enfants de leur famille, l’interdiction de relations amoureuses, le contrôle de la procréation, de la communication, de l’histoire passant par l’appauvrissement général du langage.

Brillant sur le plan conceptuel, ce « 1984 » trop sombre, statique et glacé, ne parvient pas à faire passer une once d’émotion…

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