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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 11:41

Sorti en 2005 « Hooligans » est un film de Lexi Alexander.
Un étudiant américain, Matt Buckner (Elijah Wood) est renvoyé d’Harvard en prenant sur lui une accusation de consommation de drogue à la place de son colocataire, Van Holden (Terence Jay) , qui issu d’une famille bourgeoise, veut éviter un scandale.
Délaissé par son père Carl (Henry Goodman), grand reporter, il part alors sur un coup de tête voir sa sœur Shannon (Claire Forlani), qui vit à Londres mariée à Steve Dunham (Marc Warren)
Sur place, Matt fait la connaissance de Pete (Charlie Hunnam) le frère de Steve qui fréquente ouvertement le milieu hooligan du club de football de West Ham United, le Green Street Elite.
Il suit Pete et fait la connaissance d’autres types tous fanatiques de leur club, mais surtout prompt à se battre avec les bandes rivales essentiellement à coup de poings.
Fasciné, Matt boit et se retrouve dans sa première bagarre de rue.
Il peine à se faire accepter notamment par le hargneux Bovver (Leo Gregory) qui lui reproche ses origines américaines et son physique chétif, mais reçoit le soutien de Pete.
Matt ment à sa sœur et s’illustre face à des gangs rivaux, comprenant ensuite que Millwall commandé par Tommy Hatcher (Geoff Bell) a une rancune particulière contre eux.
Bovver qui jalouse la position de Matt au sein du club, met alors en doute sa sincérité en allant dire à Pete qu’il est un journaliste infiltré.
Ceci manque de se confirmer lorsque le journal de bord de Matt est exhumé de son ordinateur mais le jeune américain s’en sort en niant farouchement.
Furieux, Bovver décide alors de lâcher son gang et vend Steve, l’ex chef des GSE à Tommy qui cherche à se venger de la mort de son fils dans une bagarre de rue.
La descente de Millwall au pub de Greenset se solde par l’incendie du local et une agression à la gorge de Steve par Tommy.
Pétri de remords, Bovver se rétracte alors et vole au secours de Steve qui est emmené en urgence à l’hôpital.
Steve s’en alors miraculeusement, Bovver est exclu et Matt propose à Pete de l’aider à se venger.
Pete refuse et demande à Matt de quitter l’Angleterre mais le jeune américain persiste contre l’avis de Shannon, se rendant à un règlement de comptes entre bandes dans une zone portuaire.
Au cours de la bagarre, Tommy tabasse Pete à l’aide d’une matraque métallique puis l’épargne miraculeusement en voyant arriver Shannon.
Il change alors de cible mais Shannon est sauvée par une réaction de Matt et Bovver qui cherche à se racheter.
Provoqué par Pete, Tommy revient alors à lui et le tue à coup de poings.
La mort de Pete est un électrochoc pour Matt qui rentre alors aux Etats-Unis.
Il piège ensuite Van Holden devenu un yuppie puant en enregistrant ses aveux et en le menaçant physiquement.
Matt peut donc réintégrer Harvard nanti d’une expérience forte, de la rue et de la solidarité au sein d’un gang.
En conclusion, « Hooligans » est un film exploratoire décrivant un milieu défini, celui du hooliganisme anglais composé de types de la classe moyenne-basse, ayant la plupart du temps des boulots « normaux » mais virant voyous une fois le cadre du football posé.
Attiré par les beuveries, l’esprit de clan et la bagarre de rues, ces types « normaux » se transforment en brutes le weekend et les situations finissent inévitablement par déborder, parfois tragiquement.
Le chétif Elijah Wood prête donc sa carrure d’intello pour une plongée dans ce milieu de bourrins et o surprise y prend un plaisir, bestial.
On ne pourra que rester sceptique sur cette semi glorification ou en tout cas fascination pour ce milieu de voyous mais le film outre sa violence primaire, est également l’occasion d’observer Charlie Hunnam, dans un de ses premiers grands rôle de gangster/beau gosse juste avant les Sons of Anarchy. C'est bien à mes yeux le seul interet de ce film bien trop bas du front à mes yeux !

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 15:55

Alors que la sortie du prochain album d’Alice Cooper s’annonce imminente, retour sur le dernier en date à ce jour, « Welcome 2 my nightmare » sorte d’hommage-clin d’œil au disque considéré comme l’un de ses chefs d’œuvre sorti en 1975.
Nous sommes en 2011 et Alice alors en perte de vitesse après un « Along came a spider » bien fatigué renoue avec Bob Erzin le fameux producteur-mentor de l’époque mais également des membres du groupe original : Michael Bruce, Dennis Dunaway, Neal Smith.
Le premier morceau, « I am made of you » est une véritable surprise, totalement différente de tout ce qu’à déjà sorti Alice récemment avec un titre puissant, mélodique et très abouti.
En comparaison, « Caffeine » parait plus poussif avec ses refrains laborieux.
Après l’interlude « The nightmare return » très réussie avec son ambiance de film d’horreur, retour à un rock ‘n’ roll plus direct et sain sur « Runaway train » puis au cabaret de « Last man on earth ».
Alice se fait très tapineur-racoleur sur « The congregation » trop calibré hard-FM et laisse plus que perplexe sur le très soft « I’ll bite your face off ».
Le ton vire à la farce sur « Disco bloodbath boggie fever » parodie grossière de la dance music qu’aurait pu mal prendre la chanteuse Kesha également invitée sur le disque.
Rock ‘n’ roll festif et bon esprit sur « Ghouls gone wild » puis assommante ballade de rigueur sur « Something to remember me by ».
Alice change de ton sur « When hell comes » pour un résultat se voulant ténébreux complètement raté, tente de faire le jeune dans le coup sur « What baby wants » en duo avec la petite Kesha, se vautre dans la pop fadasse sur « I got get outta there » pour finir son vautrage sur un instrumental lourdingue digne du générique de « Champs Elysée », « The underture ».
En conclusion, « Welcome 2 my nightmare » était au départ une tentative maligne de surfer sur la vague de la nostalgie pour rameuter d’anciens fans afin de faire du jeune avec du vieux…
Pour autant, passé l’attrait de la curiosité et un premier morceau très prometteur, le soufflet se dégonfle assez rapidement et n’offre rien ou presque de la magie du disque de 1975 malgré la présence d’Erzin, d’anciens comparses de la star et de quelques jeunes poussses de la musique « jeune ».
Après avoir donc balayé cet été la quasi-totalité de la carrière studio d’Alice Cooper, je me sens donc en mesure d’établir une première partie la plus intéressante comprise entre 1969 et 1975 avec une musique ambitieuse, excentrique, variée et sombre, avant de connaitre un énorme passage à vide marqué par des tentatives assez pitoyables de coller aux modes notamment disco…
Paradoxalement cette carrière studio marquée par plus de bas que de hauts connaitra quelques embellies notables, notamment un virage hard FM (« Trash ») et industriel courageux (le duo « Brutal planet »/ « Draggontown »)…
Mais globalement, Alice Cooper restera pour moi le groupe des classiques des années 70 et des prestations shock-rock live, le reste n’étant largement que foutaises comme ce dernier opus en date, assez pitoyable de la papy-star !

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 19:17

Malgré le poids des ans, Alice Cooper continue sa carrière et réussit à sortir en 2008 un « Along came a spider » à la pochette sombre et minimaliste.
Une nouvelle fois la star fait le ménage dans son groupe, ne gardant que les fidèles Eric Singer et Chuck Garric à la batterie et à la basse, tandis que Jason Hook et Keri Kellie ont pris le manche aux guitares.
« Along came a spider » commence bizarrement par « Prologue/I know where you live », mid tempo linéaire bien faiblard pour une entrée en matière.
Lui emboitant le pas « Vengeance is mine » et « Wake the dead » rattrapent un peu la faiblesse des riffs de ce premier jet mais ne parviennent pas à injecter la puissance nécessaire pour passionner.
Il faut attendre le quatrième morceau « Catch me if you can » pour enfin voir l’album décoller avec un titre rapide et plaisant avant de rentrer dans le rang sur « In touch with your feminine side » sur lequel Alice ne force pas vraiment sur son talent.
Malgré une certaine fluidité , « Wrapped in silk » pêche par les mêmes défauts : tempo léger, production faiblarde et refrains passe partout et il serait bien illusoire d’attendre une quelconque embellie de la ballade « Killed by love » malgré des effets vocaux travaillés assez originaux.
On sombre ensuite dans la médiocrité absolue pour ne pas dire plus, de « I’m hungry » et « The one that got away » titres sans construction ni âme et souhaite ardemment en terminer avec cet exercice bien pénible.
Une power ballade insipide « Salvation » plus loin et on débouche sur cette fin tant attendu « I am the spider/Epilogue » meilleur morceau du disque en raison de son atmosphère puissante et vénéneuse.
En conclusion, ne nous faisons pas d‘illusion, « Along came a spider » est un mauvais album sentant le gros coup de mou voir la maison de retraite pour les moins indulgents.
Alice y parait en effet fatigué, sans énergie ni inspiration et ne parvient pas à rééditer le coup de bluff de « Dirty eyes » qui avait pour lui le mérite de l’audace et de la variété.
Morne, lent et très ennuyeux, « Along came a spider » ne fera pas date dans la carrière du chanteur et pourra rapidement être oublié/effacé.

 

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 16:04

Nous voici donc avec « Californication, saison 3, épisode 12 », dans le dernier épisode de la saison 3.

Alors que Hank (David Duchovny), Karen (Natascha Mc Elhone) et Rebecca (Madeleine Martin) enfin réunis s’apprêtent à revenir pour de bon à New-York, Mia (Madeline Zima) fait son grand retour à Los Angeles.

La jeune femme, toujours provocatrice, invite Hank et Karen à une soirée pour fêter la sortie de son roman volé à Hank en édition de poche.

A contre cœur, Hank s’y rend et y rencontre son nouvel amant et agent, Paul Rider (James Frain).

Contre toute attente, Paul approche Hank pour lui faire part de ses révélations sur l’incapacité totale de Mia pour continuer à écrire ne serait ce que l’adaptation du livre au cinéma.

Allant plus loin, Paul propose à Hank de tout révéler : le vol du manuscrit, la falsification et la récupération des bénéfices pour les deux parties, Mia continuant d’exister par le biais du scandale médiatique.

Mais ceci impliquant le fait de révéler sa liaison avec une mineure, Hank refuse tout de go.

La situation s’envenime entre les deux hommes mais en reste là lorsque les femmes interviennent.

Hank fait ses adieux à Charlie (Evan Handler) qui après avoir été contacté par Collini (Kathleen Turner) pour vendre ses mémoire, se voit à présent père auprès de la toujours revêche Marcy (Pamela Adlon).

Hanté perpétuellement par le souvenir des trois femmes qu’il a connu à LA en l’absence de Karen, Hank dort mal et finit par en venir aux mains avec Paul qui revient toujours à la charge pour sortir d’une situation délicate pour lui et sa cliente.

Après la confrontation, Paul est blessé au visage et menace d’appeler la police.

Se sentant pris, Hank également amoché va trouver Karen et lui avoue tout de sa liaison avec Mia.

Le scandale éclate donc et Hank finit par se faire embarquer après une violente dispute dans la rue avec Karen.

En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 12 » est le meilleur épisode d’une saison trois bien trop faible et légère…

Plus construit et aboutit, le scénario prend un tour dramatique en montrant comment les erreurs du passé finissent toujours par nous rattraper.

Hank paye donc le prix fort et voit tous ses projets s’écrouler d’un coup, fin logique à une vie dissolue et hors de tout contrôle.

Une fin en quelque sorte morale pour 3 saisons de débauche pure ?

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 20:34

En 2005, Alice Cooper continue avec une belle régularité de tenir le cap malgré un âge déjà avancé et sort « Dirty diamonds » à la pochette cheap bien similaire à celle de l’album précédent.
Comme d’habitude, l’essentiel du groupe a été remercié à l’exception du guitariste Ryan Roxie épaulé ici par Damon Johnson et Chuck Garric.
On commence fort par « Woman of mass distraction » titre puissant aux refrains entrainants digne par sa stature d’hymne de figurer dans le best of d’Alice puis tombe dans un registre plus doux sur « Perfect » qui puise intelligemment dans les racines du rock ‘n’ roll old school pour lui conférer cette tonalité si agréable à l’oreille.
Lui emboitant le pas, « You make me wanna » fonctionne diablement bien avec toujours cette très bonne vibe rock ‘n’ roll que ne renieraient pas les Rolling Stones.
On passe la vitesse supérieure avec « Dirty diamonds » implacable morceau heavy metal qui écrase tout sur passage de ses riffs dominateurs pour mieux être pris à revers par « The saga of Jesse Jane » magnifique ballade sur fond de musique western.
Difficile en revanche de se passionner pour « Sunset babies » pop rock countrysante ni pour « Pretty ballerina » douce friandise sucrée…
Malgré son titre prometteur, « Run down the devil » est plutôt un mid tempo souple qu’une véritable déflagration tout comme « Steal that car » fait agréablement taper du pied sans renverser de sa chaise.
Une fois n’est pas coutume, Alice se montre plus à son aise sur les deux ballades,
« Six hours » délicate et originale, « Zombie dance » et son harmonica vintage, entrecoupées d’une pincée de hard  ‘n’ roll « Your worst ennemy ».
Enfin, en bonus, au risque de choquer les puristes, la vieille canaille s’acoquine avec le rapper Xzibit pour sortir « Stand » avec un mariage gangsta rap metal plutôt réussi.
En conclusion, « Dirty diamonds » est sans doute un album aussi protéiforme que « The eyes of Alice Cooper » mais le mélange s’avère cette fois beaucoup mieux dosé et réussi.
Plus travaillé et abouti malgré sa prise de risque importante (en effet il fallait oser faire cohabiter rock stonien, heavy, ballades western et gangsta rap dans un seul et même disque !), « Dirty eyes » un album surprenant et de bonne qualité globale, montrant les ressources dont est capable un vieux serpent roublard ! 

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 19:47

Toujours aussi versatile et imprévisible, Alice Cooper délaisse le metal industriel du début des années 2000, sans doute écœuré par son overdose de Ramstein et revient en 2003 à plus de classicisme avec « The eyes of Alice Cooper » à sa pochette façon bandit masqué !
D’entrée, la nouvelle formation à laquelle seusl survivent le guitariste Eric Dover et le batteur Eric Singer, fait preuve d’une certaine efficacité avec « What do you want from me » titre rapide aux refrains enlevés.
Cette approche accrocheuse flirtant avec le hard FM se confirme avec « Between high school and old school » formidablement habile et entrainant.
Alice tire un peu trop sur la ficelle sur « Man of the year » qui sonne comme les groupes punk pop/rock de l’époque et cette orientation radio se confirme sur « Novocaïne » aussi fadasse qu’un café d’un drive in américain.
Un saxophone et des chœurs lourdingues sont appelés en renfort sur « Bye bye baby » bien poussif avant de plonger à pic sur « Be with you a while » une nouvelle ballade dégoulinante de mièvrerie.
Retour à un rock un peu plus pugnace avec « Detroit city » bel hommage festif à cette ville si rock ‘n’ roll puis à un son plus heavy et torturé sur « Spirit rebellions ».
Fidèle à sa réputation, Alice joue sur les ambiances menaçantes de « This house is haunted »  puis revient à la lumière sur « Love should never feel like this » à la pop très lisse avant d’endormir tout le monde sur la berceuse « The song that didn’t rhyme ».
Dans la dernière ligne droite, «  I’m so angry »,  une fusée heavy surgit alors des ténèbres pour venir enfin puncher l’auditoire avant « Backyard brawl » horriblement lourd et maladroit.
En conclusion, « The eyes of Alice Cooper » et un album étrange, véritable fourre tout indigeste d’un chanteur en panne d’inspiration.
Alors que sa première partie laisse à penser une orientation plutôt hard FM inégale, le disque tente brièvement de surfer sur le courant pop/punk avant de mixer heavy et ballades atroces.
Sans queue ni tête, ce disque marquant une nouvelle mue du vieux serpent laisse augurer d’un XXIème siècle augurant bon la décadence ! 

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 19:29

Toujours aussi impressionnant en terme de productivité, Alice Cooper continue de sortir un album par an à ses débuts, l’année 1971 voyant même deux disques sortir coup sur coup !
Le premier d’entre eux « Love it to death » à la pochette glam au possible, débute avec « Caught in a dream » mid tempo soft qui roule tranquillement sa bosse sans faire de vague et ne permet pas de présager de l’impact  de « I’m eighteenn »
 , fantastique tube transgénérationel entré au panthéon du répertoire d’Alice et de la musique rock en général.
Difficile après un tel choc musical de continuer, pourtant « Long way to go » remplit fort bien son office avec un hard rock solide et compact.
Ensuite, le groupe se montre plus audacieux sur « Black juju » morceau sombre à l’atmosphère ésotérique envoutante débouchant sur un déchainement instrumental paroxysmique.
Après un « It’s my body » combinant chant puissant et riffs de qualité viennent « Hallowed be my name » vif et animé puis « Second coming » qui sonne très opéra rock et lance la power ballade « Ballad of Dwight fry » elle aussi très théâtrale avec un phrasé très varié du chanteur.
Le final « Sun rise » est lui marqué par un bel équilibre entre refrains entrainants et très belles parties de guitares.
En conclusion « Love it to death » est un album carrefour dans la carrière d’Alice Cooper avec une orientation plus hard rock que purement psychédélique même si ce hard est toujours teinté d’un aspect théâtral et baroque très marqué.
Au fait de leur art, les musiciens ne livrent ici que des composition d’un grande qualité et variété, la palme revenant cependant au tube « I’m eighteenn » et à l’impressionnant « Black juju ».
Incontournable donc dans la discographie du maitre, ne serait ce que pour ces deux bombes !

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 16:32

Dans « Californication, saison 3, épisode 11 », après une nuit d’amour assez décevante, Karen (Natascha Mc Elhone) décide de se venger franchement des agissement de Hank (David Duchovny) et organise un diner ou sont invitées toutes ses ex conquêtes.

Pris au piège, Hank se retrouve sur le grill subissant les critiques acerbes de Jill (Diane Farr), Felicia (Embeth Davidtz) et Jackie (Eva Amurri Martino).

Mais le pire semble arriver lorsque Richard Bates (Jason Beghe) l’écrivain qu’il a lui-même remplacé à l’université, surgit en avouant avoir été l’amant de Karen lorsqu’elle était elle-même étudiante à New-York.

Hank vit très mal cette affaire surtout que Karen ne cache pas encore sa vive attirance pour son ex professeur.

Le supplice continue donc quand Stacy Koons (Peter Gallagher) bien éméché et habillé en général de la Guerre de Sécession apparait à son tour et le provoque en duel au pistolet pour réparer l’affront du vol de sa femme.

Mal à l’aise, Hank finit par accepter le duel au motif que les pistolets sont chargés à blanc.

Complètement bourré, Stacy finit par se ruer sur Hank et le bourrer de coups après que son pistolet se soit enrayé.

Après une mêlée confuse dans laquelle Stacey, Hank et Richard se battent, Hank finit par s’extirper contusionné et humilié.

Avec une facilité déconcertante, Richard part avec Jill et Jackie sous le bras, tandis que Felicia semble retourner à son cher Stacy.

De son coté, Charlie copule une nouvelle fois sauvagement avec Marcy (Pamela Adlon) alors que leur appartement s’apprête à être vendu et les papiers du divorce sont arrivés.

En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 11 » présente enfin un juste retour des choses ou Hank paie un tant soit peu sa conduite irresponsable et se fait humilier par son ex femme qui du reste semble encore une fois passer l’éponge après la leçon administrée.

L’épisode est donc plus original et divertissant que d’habitude avec un Hank qui pour une fois n’a pas le beau rôle…

Quant à son compère Charlie, la plus grande confusion règne dans son esprit avec sa futur-ex femme aussi barrée que lui !

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 16:11

Dans « Californication, saison 3, épisode 10 », Karen (Natascha Mc Elhone) se montre toujours furieuse contre les folles incartades amoureuses de Hank (David Duchovny) en son absence et lui refuse le lit conjugal.

Alors que Karen rejoint Marcy (Pamela Adlon) et Rebecca (Madeline Martin) pour une soirée entre filles ou elles déversent leur bile sur leurs ex conjoints, Hank noie sa frustration avec son grand copain Charlie (Evan Handler) lui aussi libéré après avoir été effectivement viré par Collini (Kathleen Turner) sur ordre de Springfield.

Les deux potes décident de trainer ensemble, picolent, se font éjecter d’un bar après s’y être battus et volent ensuite le premier livre de Hank ainsi que celui de son rival Julian (Angus Mc Fayden) dans une librairie hippie.

La suite de la virée continue dans une épicerie asiatique qui se fait braquer.

Inconscient, Hank tente de négocier le don du livre de Julian contre le butin des braqueurs et ne s’extraie que de justesse de cette situation critique lorsque Kim (Philippe Tan), le commerçant surgit armé pour mettre en fuite les malfaiteurs.

Choqués malgré tout les deux copains finissent la nuit dans la vieille Porsche de Hank arrêtée sur le bord de mer.

Mais le réveil est pour le moins douloureux : gueule de bois et tatouages ridicules, un papillon dans le bas du dos pour Charlie, une ancre de Marine sur l’omoplate pour Hank avec le nom de leurs femmes et fille.

En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 10 » se résume à une virée rock ‘n’ roll entre deux potes à la dérive avec force de débordements destinés à souder une amitié prétendument virile.

Amusant donc même si déjà vu et sans grande portée.

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 17:29

En pleine humeur brésilienne, me voici donc à présenter la chronique de « Manuel pratique de la haine » de Ferrez.
Sorti en 2009 en France toujours chez Anacaona, « Manuel pratique de la haine » s’inscrit dans une veine d’écrivains brésiliens urbains narrant leur quotidien difficile dans les favelas.
Ici, on suit l’évolution dans une favela de Campo limpo (São Paulo) de six jeunes appartenant déjà au monde des gangsters, en quête d’un ultime « gros coup » avant de passer à autre chose.
Régis est assurément le leader de la bande aux cotés de Magicien qui étant déjà un truand établi habite en dehors de la favela et a des contacts dans le monde de la classe moyenne.
Viennent ensuit Lucio, Celso, Neguinho et Aninha, la seule fille de l’équipe ayant fui la misère de l’état de Bahia pour tenter sa chance à São Paulo.
Le plan est simple mais minutieusement préparé, réaliser le braquage d’une banque en se répartissant les rôles.
Si Régis marié à Eliana rêve de monter ensuite une affaire de centrale téléphonique pour détenus, Magicien lui n’aspire qu’à conserver son train de vie tandis que Neguinho qui est tombé follement amoureux d’une jeune fille blanche nommé Eduarda, espère lui se retirer des affaires, acheter une maison et mener une vie familiale normale.
Mais dans la favela tout peut arriver et rien ne se passe jamais comme prévu : les bandes rivales pullulent, celle de Beau-gosse, un gamin aspirant à prendre le contrôle du trafic déclenche une guerre pour un motif en apparence secondaire : l’assassinat d’un de ses amis Gilde, par Neguinho.
Beaux-gosse a pour principal avantage de fournir en drogue le commissaire Mendoza, chef de la police militaire du district, ce qui lui assure de précieux appuis avec les forces de l’ordre corrompues.
Outre les bandes rivales et les policiers, les nettoyeurs sorte de tueurs à gage comme Valdieni dos Santos Silva font également partis des prédateurs de la favela…
Toutes les conditions sont donc réunies pour que la situation parte inévitablement en vrille…
En attendant le gros coup, Ferrez décrit avec talent et précision le quotidien des habitants, jeunes à la gâchette facile obsédés par faire de l’argent rapidement sans prendre conscience des risques mais aussi modestes travailleurs tels les courageux ouvriers métallurgistes Jose Antonio et Paulo féru de littérature ou Dinoithina petit vendeur de roses tentant de rester dans le droit chemin.
Pourtant après le hold-up réussi la situation se détériore et rien ne se passe comme prévu.
Pris dans un étau entre Beaux-gosse et la police, Régis est contraint de jouer double jeu et de faire éliminer ses partenaires.
La guerre entre les deux bandes tourne donc au désavantage des braqueurs qui se font descendre un par un, la mort la plus cruelle étant celle de Magicien, dont le corps est démembré et brulé par ce psychopathe de Beaux-gosse.
Neguinho et Aninha décèlent que quelque chose cloche dans cette affaire, mais seule le jeune femme a la présence d’esprit de s’extraire à temps en prenant la décision radicale de quitter la ville pour retourner à Bahia.
Une fois Neguinho descendu et le butin récupéré, Régis se rend seul à un ultime rendez vous avec Beau-gosse pour récupérer son fils détenu en otage.
Le rendez-vous tourne à la fusillade et les deux truands s’entre-tuent.
Grièvement blessé, Regis retourne chez lui pour ramener son fils à Eliana mais Mendoza demande à son lieutenant Aires d’en finir avec lui pour récupérer le reste du butin.
En conclusion, même si « Manuel pratique de la haine » traite d’une sujet mainte fois rabâché, le talent de conteur de Ferrez fait la différence dans la construction d’une réelle histoire au fort gout de polar avec en toile de fond une description d’une grande précision et d’une grande puissance du quotidien démoralisant de violence et de misère des favelas brésiliennes ou des jeunes sans espoir, ayant grandi dans la société de consommation, tuent pour les motifs les plus dérisoires.
Autre partie importante du roman, l’aspect social ici très marqué, Ferrez lui-même favelado justifiant clairement le point des vue des braqueurs prêts à tout pour sortir de l’humiliation de la pauvreté et atténuant la douleur des victimes de leur violence : entreprises couvertes par l’assurance, vigiles ou policiers corrompus jusqu’à la moelle et classe moyenne coupable de mépris envers les couches les plus défavorisées.
Ce parti-pris qu’on peut sans doute à juste titre contester, n’enlève rien à la puissance de ce roman précis, dur et froid comme un scalpel entaillant la peau !

 

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