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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 07:00

Dans « Californication, saison 3, épisode 7 », Hank (David Duchovny) a un flash durant un footing avec Charlie (Evan Handler) et décide brutalement de rompre avec ses trois relations en une journée pour se préparer à retrouver Karen (Natascha Mc Elhone).

Tout d’abord il retrouve Jill (Diane Farr) sa plantureuse étudiante stripteaseuse qui prend plutôt mal l’annonce de sa rupture.

En fâcheuse posture lorsque la jeune femme s’apprête à lui faire une fellation d’adieu, Hank s’en sort par un brusque revirement face au doyen Stacy (Peter Gallagher) qui menaçait de lui faire un procès pour harcèlement sexuel.

Tout ragaillardi, il enquille sur un restau avec Jackie (Eva Amurri Martino) mais au moment fatidique de la rupture, Jack (Brian Jarvis) l’ex de cette dernière fait irruption avec sa fiancée Rhonda (Luenell) ce qui provoque l’ire de aveugle…

Sentant la situation lui échapper, Hank improvise un numéro d’acteur et se faisant passer pour un ex amant gay, pour faire croire à Rhonda qu’il a découvert qu’il avait des MST.

Croyant l’affaire pliée avec Jackie, Hank enchaine sur Felicia Koons (Embeth Davidtz) mais la belle se montre particulièrement froide et distante à l’annonce de son départ pour New-York.

L’affaire se complique lorsque David Wilder (Ken Marino) le remplaçant de Hank, le croise sur le palier de la porte et le provoque sur ses soi disant performances sexuelles et littéraires.

Piqué au vif, Hank réplique en beauf hétérosexuel et embarque Felicia pour lui prouver que c’était lui le champion toute catégorie.

Tandis que Charlie se bagarre dans le sable pour convaincre un écrivain à succès (Peter Fonda) de rester dans le giron de Sue Collini (Kathleen Turner), Rebecca (Madeline Martin) se montre beaucoup plus violente contre son père, lui reprochant son mode de vie débauché.

Incontrôlable, Rebecca quitte la maison pour vivre sa vie sans rendre de compte.

En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 7 » se montre dans les faits plutôt amusant avec ce challenge de base de rompre avec trois femmes en une journée et tous les déboires qui en découlent, même si le personnage macho, egocentrique et instable de Hank est pour moi plutôt antipathique.

Seul élément plutôt intéressant de l’affaire, la rébellion ouverte de Rebecca qui agit comme un puissant effet boomerang contre les frasques imbéciles et immatures de son père !

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 20:34

Je vous propose de reprendre ce soir le chemin du musée pour (re)découvrir le tout premier album d’Alice Cooper « Pretties for you ».
En 1969, Alice Cooper est alors composé  outre son chanteur du duo Michael Bruce/Glen Buxton aux guitares ce dernier assurant en plus les claviers, Dennis Dunaway à la basse et Neil Smith à la batterie.
Comme le pourrait l’indiquer la pochette et les vêtements des musiciens à l’époque, la musique est ici du rock progressif, aussi après la courte introduction néo-classique de « Titanic ouverture », cette influence saute rapidement aux oreilles à la découverte de « 10 minutes before the worm » court morceau déstructuré ou Alice sonne comme les Beatles mais surtout « Swing low sweet Cherrio » qui fait la part belle aux instrumentations jazzy avec grand renfort d’harmonica.
Le ton pop-soft se confirme avec « Today mueller » au ton léger et aux refrains aériens avant que les guitares appuient un peu plus sur un « Living » très rafraichissant.
Le groupe lâche la bride à sa créativité sur « Field of regrets » lui aussi parcouru de parties instrumentales étincelantes puis s’autorise des expérimentations de plus en plus osées sur « No longer empire », l'épique « Levity ball » et l'excentrique « B.B on Mars ».
« Reflected » réussit à combiner ce vent de folie avec une puissante structure ou brillent les guitares.
Dans la dernière ligne droite, « Apple bush » poursuit dans la droite ligne psychédélique tandis que « Earwigs to eternity » parait un peu bâclé comparé à l’ultime « Changing arranging » beaucoup plus abouti.
En conclusion, « Pretties for you » n’a rien à voir avec le hard rock ni le reste de la carrière d’Alice Cooper mais constitue un bon/très bon album de rock psychédélique/progressif  précédent de quelques courtes années la musique plus dure qui prendra sa suite.
Créatif, léger et mélodique, « Pretties for you » s’écoute avec un grand plaisir et ne pourra que séduire les amateurs de bonne musique des sixties.

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 08:22

Retour vers les écrivains brésiliens avec « Kéro, un reportage maudit » de Plinio Marcos, l’enfant terrible de la littérature brésilienne.
Publié en 1976 sous les années de la dictature, ce court roman aussi explosif qu’un baril de TNT, met en scène le jeune Jeronimo da Piedade, fils d’un inconnu et d’une prostituée de Santos qui  fauchée a finalement décidé de mettre fin à ses jours en ingurgitant du kérosène.
Marqué par le destin de sa mère et affublé du surnom qu’il abhorre de Kéro, l’enfant est recueilli par Violeta la maquerelle du bordel qui l’élève en le tabassant régulièrement.
Un jour Kéro ne supporte plus ces traitements et se rebelle, frappe durement Violeta et quitte le bordel après l’avoir laissé quasiment pour morte.
Il erre alors comme tant d’autres enfants dans les rues finit par rejoindre la bande de Tainha, un caïd local qui règne sur les trafic du port.
Mais Tainha comme tant d’autres finit par le balancer après une affaire embarrassante ou la petite bande dépouille un pédé gringo avant de s’apercevoir qu’il était officier de la Marine anglaise.
Acculé par les flics, Tainha donne Kéro qui se retrouve mis à la prison pour enfant appelé la Corrida.
La bas, malgré ses airs de petit dur et une violente morsure à un autre détenu Cocacda qui s’était moqué de lui, Kéro subit la loi de la meute et se fait cruellement violer en cellule avec la complicité passive des gardiens.
Il découvre que dans ce monde de fauves incarcérés, l’homosexualité est la norme.
Humilié et meurtri, Kéro développe un intense sentiment de haine et rêve de s’acheter un pistolet pour pouvoir se venger en tuant un à un ses bourreaux.
Lorsqu’un vieux maton lui fait des avances, il ne le supporte pas et plante l’homme d’un coup de couteau puis s’enfuit, se cachant pour survivre.
En cavale, épuisé et affamé, Kéro utilise Nana, un travesti qu’il connait vaguement pour se refaire.
Mais toujours ulcéré par les avances d‘autres hommes, il finit par tabasser très violemment Nana et part après l’avoir dépouillé ce qui lui permet de vivoter pendant quelques temps et même lui donne l’impression de voir un semblant de salut en fréquentant une Noire appelé Gina de Oba et le père Bilou d‘Angola, un maitre de candomblé.
Malheureusement le destin semble s’acharner sur Kéro qui perd une partie de billard contre un Brandon, grand Noir flambeur et agressif.
Fauché et menacé, Kéro est alors alpagué par deux policiers ripoux, Diable blond et Nelson, un ancien boxeur poids lourd, qui le rackettent et embarquent Brandon pour bien lui expliquer qui a le pouvoir dans la rue.
Dès lors, Kéro sait qu’il n’a plus aucune issue si ce n’est de tuer ses bourreaux…
Il profite alors de la venue de Zoulou, un jeune Noir balance de prison qui vient le narguer de sa réussite de petit trafiquant, pour lui dérober son arme et le tuer, restant sourd à ses supplications.
Gonflé d’une puissance nouvelle, Kéro achète des balles auprès d’un marchand véreux et traque les deux policiers qu’il abat après une folle fusillade dans un bar.
Mais blessé à la jambe et à l’épaule, il sait que seul il n’a aucune chance de survie.
Kéro se traine alors dans la foret et prend de la marijuana pour tenter de faire baisser le seuil de la douleur.
C’est à ce moment, en plein délire qu’il a un dialogue avec un journaliste nommé Tintin qui enregistre son histoire sur un magnétophone.
Finalement Tintin part et ce qui doit arriver, arrive, Kéro est rattrapé par la police et abattu non sans avoir crânement vendu sa peau.
Seul Gina et Bilou le pleureront un peu…
En conclusion,  même si c‘est déjà lu beaucoup de romans durs, « Kéro, un reportage maudit » restera parmi l’un des plus difficiles en raison de son extrême violence et surtout de son absence totale d’espoir.
Le court et violent destin de ce gosse des rues frappé par la malchance est sans doute celui de tant d’autres petits Brésiliens, qui deviennent des animaux sauvages pour survivre dans une jungle urbaine peuplés de trafics et d’embrouilles.
La loi du plus fort donc, à défaut du plus malin, les sévices et les viols en prison, la corruption de flic ripoux mettant sous tutelle les petits voyous comme lui et prompts à les liquider comme si ils ne comptaient pour rien dans la société.
Avec son style brutal comme une bagarre dans une ruelle défoncée, « Kéro, un reportage maudit » ne constitue pour moi qu’un long cri, qu’un long appel au secours…qui éprouvera les plus délicats d’entre vous en les entrainant vers une spirale non stop de violence et de misère.

 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 21:48

Enchainé comme une doublette, « Dragontown » d’Alice Copper succède dans la foulée (2001) à « Brutal planet », le producteur Bob Marlette et le guitariste Ryan Roxie étant les seuls éléments stables dans la composition du groupe qui incorpore Tim Pierce, Wayne Swinny aux guitares, Grey Smith à la basse et Kenny Aronov à la batterie.
Nanti d’une imagerie toujours aussi dark et futuriste, « Dragontown » débute par le « Triggerman » qui combine refrains accrocheurs un tantinet agaçants et son industriel.
Vient ensuite « Deeper » plus intéressant car lent, sinueux, sombre et menaçant, « Dragontown » se montrant dans cette veine absolument fabuleux avec ces teintes orientales mystérieuses et ses refrains puissants.
La ballade morbide se poursuit sur « Sex, death and violence » au venin mortel avant que « Fantasy man » ne vienne insuffler un rythme un peu plus soutenu.
On replonge dans les anneaux du serpent technoïde sur « Somewhere in the jungle » à la froideur un peu trop linéaire puis retrouve avec « Disgraceland » un mix incongru mais rafraichissant entre le métal indus et le rock ‘n’ roll elvisien.
Si « Sister Sara » s’étouffe un peu sous ses énormes riffs indus et l'horrible phrasé quasi rappé d’Alice, le chanteur n’oublie de fourguer sa sempiternelle ballade cul-cul « Every woman has a name » dotée d’un titre à la Fréderic François.
Le retour de riffs plus lourds ne parvient pas à lancer « I just wanna be God » bien poussif et l’album se termine de manière très décevante par le médiocre « It’s much too late » et l’informe « The sentinel ».
En conclusion, dans la lignée de « Brutal planet » , « Dragontown » est un album en réalité étrange et bien inégal, avec une première large partie metal industriel assumée donnant parfois de beaux résultat avec ce climat futuriste menaçant puis perd finalement sa ligne directrice pour tenter un pale raccrochement au hard rock originel pollué tel une rivière d’eau claire de quelques relents d’usines de produits toxiques.
Avec le passage à l’an 2000, Alice Cooper connait donc une mue technologique de courte durée qui demeurera une curiosité (une de plus !) dans sa carrière si bizarre et pleine de surprises !

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 08:22

Dans « Californication, saison 3, épisode 6 », de retour à LA pour quelques jours, Karen (Natascha Mc Elhone) tente avec l’aide de Hank (David Duchovny) de convaincre Rebecca (Madelin Martin) de partir avec eux vivre à New-York.

Mais l’adolescente se braque et entre en conflit avec ses parents.

Karen refuse les avances de Hank en lui avouant avoir couché avec son ex mari et demande à assister à ses cours à l’Université.

Hank s’y montre gêné en lisant à haute voix le manuscrit intime relatant leur première rencontre.

De plus Karen doit faire face à la curiosité de Jill (Diane Farr) qui décèle en elle une rivale.

S’enfonçant dans des mensonges peu convaincants, Hank écarte sans ménagement Jackie (Eva Amurri Martino) et présente Karen à la très guindée Felicia (Embeth Davidtz).

Rebecca refuse toute net de se rendre avec ses parents chez Charlie (Evan Handler) et Marcy (Pamela Adlon) et fait le forcing pour rester chez les Koons avec sa meilleure amie Chelsea (Ellen Woglom).

De guerre lasse, Karen et Hank cèdent et se retrouve en plein champs de bataille entre Charlie et Marcy, cette dernière lui reprochant de devoir suivre un traitement antibiotique en raison des MST attrapées.

Mais Marcy s’adoucit lorsqu’elle découvre le chanteur-acteur Rick Springfield à la maison et se laisse draguer par le bellâtre accompagné de l’irremplaçable Sue Collini (Kathleen Turner).

Un coup de téléphone des Koonz fait comprendre que Rebecca et Chelsea ont vidé leur cave et les fait quitter précipitamment la soirée.

Face à une Felicia et une Rebecca ivres, la situation s’envenime et Karen se dispute avec le directrice qui a brutalement perdu de sa superbe.

Heureusement, Rebecca finit par vomir sur l’impeccable doyen Stacy (Peter Gallagher) ce qui met fin aux hostilités.

Alors que Rebecca récupère au lit et que le couple s’interroge sur le meilleur choix à prendre, Charlie reçoit l’aide inespérée de Sue pour forcer Marcy à arrêter de baiser avec l’agaçant Springfield en plein dans leur chambre conjugale.

En conclusion, le retour de la sémillante Karen pimente un peu l’intrigue de « Californication, saison 3, épisode 6 » avec une véritable incursion dans les délires de Hank, toujours aussi instable et immature au fond.

Le voile se déchire autour des Koonz qui révèle se qui se cache derrière le voile de la bourgeoisie blanche californienne…pour notre plus grand plaisir !
Seul enjeu un peu sociétal de la saison : l’éducation de Rebecca adolescente mal dans sa peau en proie à une rébellion frontale pour quitter sa chère ville de LA pour NY !

Quant au célébrissime Rick Springfield, j’avoue sans vergogne ne rien savoir de lui !

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 08:01

Dans « Californication, saison 3, épisode 5 », Hank (David Duchovny) expédie la rétive Rebecca (Madelin Martin) chez a mère à New-York pour quelques jours et en échange récupère Zloz (Kevin Corrigan) un ami d’enfance habitant le Long island.

Rapidement il s’avère que Zloz est un pequenaud de première obsédé par boire et baiser.

Hank trimballe donc son encombrant pote dans les bars et accepte même de le conduire à une soirée chez Sue Collini (Kathleen Turner) qui révèle que son mari Ricardo (Stephen Root) est paraplégique et limité à un fauteuil roulant.

Egalement présents, on retrouve le couple terrible Charlie (Evan Handler)-Marcy (Pamela Adlon) qui stimulée par l’arsenal de godemichés de Sue demande à faire l’amour, ce que Charlie ayant attrapé une MST avec Daisy (Clara Gallo) refuse en finissant par lui avouer la vérité.

Fidèle à lui-même, Zloz dérape et frappe une jolie fille qui s’avère en fait un transsexuel.

Alors que le ton monte, les deux hommes en viennent aux mains et Sue en personne doit intervenir pour les expulser.

Hank et Zloz se retrouvent alors dans la boite de strip tease ou travaille Jill (Diane Farr) et en profitent à fond, avant que Zloz ne déraille une nouvelle fois et mordre les tétons d’une strip teaseuse, ce qui provoque une nouvelle bagarre avec le musculeux videur.

La soirée se termine chez Hank en partouze confuse.

Au petit matin, Hank demande à Jill de faire croire à Zloz qu’il a couché avec elle.

Tout heureux et fier, celui-ci peut alors repartir gonflé à bloc.

Mais une ultime confidence sur la plage, révèle que Zloz se sait en réalité gravement malade, ce qui explique une dispute avec sa femme et son comportement « no limit » à LA.

Inquiet, Hank pleure et réconforte son ami avant qu’il ne parte.

A l’aéroport, il récupère Rebecca et o surprise Karen (Natascha Mc Elhone) de retour à Los Angeles pour de courtes vacances !


En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 5 » ne fait pas dans la dentelle avec le comportement outrageusement beauf et misogyne du meilleur copain d’Hank…

Ces débordements donnent tout de même lieux à des scènes si délirantes qu’elles finissent par emporter tout sur leur passage, avant o surprise une fin un peu plus touchante…

Le retour de Karen à LA semble vouloir un peu relever le niveau d’une saison 3 peinant à monter au dessus de la ceinture !

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 21:38

Très médiatique aujourd’hui en France en raison notamment de ses émissions sur M6, l’explorateur-aventurier d’origine sud africaine Mike Horn a attiré mon attention, c’est pourquoi j’ai lu avec curiosité « Latitude zéro, 40 000 km pour partir à la rencontre du monde » qui relate son incroyable aventure qui durant 17 mois l’amena à faire un tour du monde sans aucune motorisation le long de la ligne de l’Equateur avec une marge autorisée de 40 km.
Déjà aguerri par des aventures précédentes en Amérique du sud, Horn qui a 33 ans à l’époque débute son périple par un prélude complètement fou pour aller récupérer son trimaran  Latitude 0 à San Diego (Californie).
Après avoir bénéficié de généreux sponsors, dont Sector, Opel, Kuhne & Nagel, ainsi que des fonds accordés par un ami Suisse Marco Landolt, Horn et son frère Martin, courent contre la montre pour pouvoir acheminer en camion le voilier jusqu’au port de Miami.
Ils roulent jour et nuit, manquent de finir en prison et finissent avec un culot et une détermination monstres à forcer le destin pour faire embarquer le navire démonté dans un conteneur en direction du Gabon d’où ils comptent débuter leur voyage.
Se reconnaissant lui-même comme marin débutant, Horn affronte seul l’Océan atlantique et apprend sur le tas à manipuler ses voiles (foc, gennaker, grande voile) et écouter les signes annonciateurs d’un brusque changement climatique.
Se reposant seulement sur un GPS, un pilote automatique, une radio et un ordinateur se rechargeant à l’énergie solaire, Horn encaisse ses premières terribles enquêtes, fait des erreurs qui auraient pu lui couter cher (longer de trop prêt des iles, perdre sa voile) mais parvient à chaque fois à s’en sortir.
Il communique régulièrement avec sa femme Cathy, qui organise la partie administrative de son voyage avec comme relais outre Martin le logisticien, Claude-Alain Gailland un alpiniste chevronné, Sebastian Devenish et Sean Wisedale respectivement photographe et cameraman de l’expédition.
Horn finit par arriver dans le nord du Brésil dans la ville de Macapa.
Une fois les pénibles formalités administratives remplies avec les autorités brésiliennes promptes à toucher leur pot de vin, Horn dit au revoir à sa femme et ses filles venues l’accueillir, confie son navire à Martin et se jette alors dans un hallucinant périple à pied de 3600 km à travers la foret amazonienne.
Taillant son chemin à coup de machette dans une végétation dense, il marche plusieurs heures par jour dans une atmosphère étouffante, essuyant des averses de plomb qui ne refroidissent en rien.
Horn se désaltère avec l’eau de pluie contenue dans les lianes et chasse au collet pour se nourrir, généralement des petits mammifères puis des piranhas et des petits caïmans lorsqu’il approche de cours d’eau.
Dormant en hauteur pour éviter les prédateurs, il ne peut en revanche échapper éternellement aux moustiques et fourmis.
Les deux moments les plus fous de cette aventure surhumaine sont la morsure d’un serpent venimeux qui le laisse souffrant trois longs jours croyant sa dernière heure arrivée et la traversée d’un marécage de 80 km aux plantes coupantes comme des rasoirs qui le laisse à bout de force et ensanglanté.
Même si il essaye d’éviter les réserves indiennes, Horn finit inévitablement par tomber sur les derniers représentants de tribus d’Amazonie et décide de terminer son périple en pirogue en utilisant les innombrables cours d’eau de la jungle.
La pluie tombe drue lorsqu’il navigue sur le rio Urubaxi l’un des affluents du grand rio Negro à tel point que sa pirogue menace de couler…
Lorsqu’il perd sa pirogue dans le fleuve c’est la panique puis l’abattement en constatant que la jungle recouvre la surface de l’eau rendant la navigation impossible.
Pris dans ce bourbier inextricable, Horn est finalement rejoint par les siens au bout de onze longs jours à patauger dans une eau stagnante et finit par arriver enfin à la frontière avec la Colombie.
Immédiatement, il se heurte aux militaires en pleine guérilla avec les rebelles guerreros qui financent leur action en s’alliant à des narcotrafiquants au moins aussi dangereux.
Commencent alors d’autres dangers issus du monde des hommes : la suspicion des deux camps chacun voyant Horn comme un espion et surtout le risque bien réel de se faire abattre par les narcos si il pénètre sur leur territoire.
Fort heureusement, l’habile explorateur établit un contact avec un horticulteur médiateur influent de la région qui organise une rencontre avec les chefs guerreros d’Araracuara qui convaincus par la véracité de son projet, finissent par lui accorder un droit de passage si il se cantonne à rester sur le fleuve.
Pour autant dans la réalité la traversée de la Colombie sera en un enfer de stress : capture par les Indiens Miriti Parana qui le prenant pour un esprit maléfique sortant des eaux veulent le tuer, secours fortuit par des militaires avides de bakchich, multiples arraisonnements fluviaux et moustiques féroces qui finissent par lui inoculer la malaria.
Horn finit cependant par s’extirper de cette zone à hauts risques, se fait un petit plaisir d’alpiniste avec ses amis en réussissant la difficile ascension du mont Cayambe (5790 mètres) au Pérou et termine en VTT le dernier tronçon entre le Pérou et l’Equateur.
Mais avoir vaincu l’Amazone ne suffit pas à Horn qui veut à présent s’attaquer au Pacifique avec Latitude 0 amené par ses amis après avoir subi quelques réparation pour continuer le périple par voie maritime.
Après de nouveaux adieux déchirant à Cathy, Horn se lance à l’assaut de l’effrayant Pacifique avec du matériel révisé mais défaillant dont téléphone, radio, ordinateur et pilote automatique ce qui l’oblige à d’épuisante manœuvre manuelles.
Horn fait halte aux Galápagos pour remédier à ses problèmes technique et voit le passage à l’an 2000 en pleine mer, perdu loin des festivités planétaire et finalement sans regret.
Evitant les iles perdues et les énormes cargos lancés à pleine vitesse qui l’écraseraient comme une mouche, il continue sa route malgré quelques bobos et un navire commençant à sentir l’effet de l’usure pour arriver en Indonésie.
Mais la guérilla entre gouvernement et djihadistes islamistes bouleverse ses plans et l’oblige à éviter l’ile d’Halmahera pour accoster à Bangka beaucoup plus stable d’un point de vue politique.
Horn connait en revanche l’une de ses pires épreuve lorsque son navire amarré à la jetée est pris dans une énorme tornade.
Bravant la mort, il réussit à l’entrainer au large pour échapper à la furie de la mer non sans un enfoncement de son flotteur gauche et de sévères blessures.
A Bornéo, il fait faire une réparation de fortune par ses amis et leur laisse son navire puis fait route en VTT vers la jungle qui s’avère malgré la pluie tropicale moins sauvage et dangereuse que l’Amazonie en raison de la déforestation massive qui touche même les locaux appartenant à l’ethnie très accueillante des Dayak.
Arrivé à Pontianak ville portuaire déprimante de laideur et de pauvreté, son frère négocie avec les chefs des voleurs locaux pour surveiller Latitude 0 et le laisser repartir vers Sumatra.
Le départ de l’Indonésie est un océan de tracasserie administratives et de bakchich à verser pour aborder ensuite la traversée de l’Océan indien.
Moins réputé que l’Atlantique ou le Pacifique, l’Océan indien s’avère en réalité le plus dangereux des trois avec la rencontre près du Sri Lanka avec un authentique cyclone et pour moi les pages les plus fascinantes du livre : combat désespéré de l’homme contre ce que Horn appelle le « poing de Dieu » et pour la première fois une capitulation après des jours de lutte sans dormir avant d’être miraculeusement épargné par ce même Dieu.
Ayant survécu à l’épreuve ultime et enfin attiré l‘attention de la presse mondiale le sentant proche de réussir son impossible pari, Horn surmonte les tracasseries de gardes cotes de Maldives et bénéficiant une nouvelle fois de l’indispensable soutien logistique de ses amis, parvient à réparer son navire endommagé par le cyclone pour continuer jusqu’au Kenya à défaut de la Somalie en proie à la guerre civile.
Après avoir traversé tant d’épreuves sur l’eau, Horn quitte à regret Latitude 0 et termine son périple à VTT à travers l’Afrique équatoriale pour sombrer dans les affres de la guerre civile de la République Démocratique du Congo qui déborde sur le voisin Ougandais.
Une nouvelle fois le coriace Sud-africain qui se fait passer pour un scientifique de Médecins sans frontière, va frôler la mort sur le lac Victoria qu’il sous estime et manque de couler sa frêle pirogue en une tempête terrible, puis face aux militaires/rebelles/pirates congolais, soldats incontrôlables devenus au travers de la violence du conflit d’insensibles machines à tuer.
Heureusement la splendeur des paysages naturels africains, des animaux évoluant en liberté et l’ascension dans des conditions extrêmes (sans matériel adéquat ) du terrible Mont Kenya (4985m) vont parfois contrebalancer les horreurs crées par l’humanité.
Malgré l’horreur de la guerre, la culture des bakchich et l’agaçante habitude mendicité des Africains, Horn qui a bénéficié de la protection du président ougandais et des rebelles du FLC, connaitra quelques expériences humains très fortes comme faire accoucher une femme, soigner un enfant blessé ou accompagner un fermier blessé à mort par des militaires dans ses dernières heures.
L’arrivée au Gabon en vélo pour boucler la boucle à Libreville est une source d’émotion intense partagée sur la plage avec famille, amis et sponsors fidèles.
En conclusion, « Latitude zéro, 40 000 km pour partir à la rencontre du monde » est une histoire à la mesure du personnage Mike Horn : hors norme.
Expérience exceptionnelle à travers trois océans terrifiants, sur des rivières, des lacs, dans la jungle amazonienne la plus dense, sur des montagnes (Cayambe, Kenya), dans la savane africaine… dans laquelle Horn se révèle être l’aventurier parfait à la fois marin, alpiniste et VTTiste mais surtout doté d’une force mentale quasi surhumaine qui le pousse à ne jamais abdiquer face aux situations les plus désespérées.
Mais même avec un aventurier de cette trempe, cet exploit n’aurait pas été possible sans un soutien logistique sans faille notamment pour faire face aux multiples avaries du navire et complexes formalités administratives pour traverser des pays ou la culture du bakchich reste dominante.
Certains des dangers, tout particulièrement au Congo et en Colombie, restent les hommes, leur bêtise, leur cupidité et leur violence.
Je ne peux donc que recommander à tout le monde la lecture de cette aventure haletante ayant fait beaucoup à mes yeux pour construire la légende de M Horn !

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 22:33

Dans « Californication, saison 3, épisode 4 », Hank (David Duchovny) s’englue dans une relation multiple, continuant de fricoter avec Felicia Koons (Embeth Davidtz) qui s’était pourtant jurée que leur étreinte fugace lors de la fête de fin d’année n’aurait aucune suite puis de manière identique ne parvient pas à détacher son assistante Jackie (Eva Amurri Martino) de plus en plus dévergondée.

En pleine phase rébellion, Rebecca (Madeline Martin) continue de fréquenter Chelsea (Ellen Davis Woglom) ce qui donne à Hank un prétexte en béton pour voir Felicia.

Mais Hank restant fidèle à lui-même c’est-à-dire instable et coureur, ne peut s’empêcher d’entrainer son vieux compère Charlie (Evan Handler) dont le couple est toujours en perdition dans le club de strip tease ou travaille son ancienne élève Jill Robinson (Diane Farr).

Dans une ambiance de lave en fusion, Hank offre une stripteaseuse nommée Diana (Diana Terranova) à son ami, se gardant la sculpturale Jill pour lui-seul en une scène surréaliste ou il tente de la convaincre sans succès de revenir à son cours de littérature.

Après que Charlie jouisse dans son pantalon au grand damne de sa cavalière siliconée, Marcy (Pamela Adlon) l’appelle pour faire la visite de leur appartement à deux acheteurs potentiels.

Charlie rapplique en urgence mais la visite tourne au fiasco après que Marcy ait laissé un tampon sanguinolent boucher les WC.

Une nouvelle fois Charlie repart du domicile conjugal laissant sa future ex-femme dévastée…

Au sortir de la boite de strip, Hank se fait tabasser (pas trop fort) par des clients de Jill qu’il trouve un peu trop insistants.

Reconnaissante, la jeune femme l’invite chez lui et le convainc de passer la barrière prof-élève ainsi que celle de la différence d’âge pour faire l’amour avec elle.

Hank ressort de cette expérience vaguement culpabilisé et discute par caméras interposées avec Karen (Natascha Mc Elhone) depuis New-York et craque ensuite pendant son cours sous les assauts conjugués de Felicia, Jackie et Jill.

En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 4 » sombre pour moi grandement dans la facilité par sa  course ininterrompue à la femelle, avec des situations confinant à l’absurde…

Véritable étalon au sex appeal irrésistible, Hank se laisse aller à ses vieux démons et dérive de seins en vagin, dans une quête aussi vaine que sa personne, son copain Charlie ne valant au fond pas mieux que lui dans son genre plus minable…

Aucun intérêt donc dans ce quatrième épisode plus que décevant : affligeant !

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 08:19

Après avoir surfé non sans opportunisme et talent sur la mode du hard FM au début des années 90, Alice Cooper encaisse la suite avec la montée en puissance du mouvement grunge qui met à mal les vieilles gloires comme lui.
Mais ayant toujours de la ressources, il sort en 1994 « The last temptation » avec un groupe une nouvel fois remanié de fond en comble : Dan Wexler (guitare), Greg Smith (basse), David Vosikkinen (batterie), John Purdell et Derrick Sherinian (claviers).
Avec sa pochette arty plus sombre et chargée signée Neil Gaiman, « The last temptation » débute pas « Slideshow » mid tempo rock ‘n’ roll très Rolling stones qui sonne de manière plutôt agréable.
Ce ton épuré et calme loin de la grosse artillerie des précédents disques se fait sentir sur « Nothing’s free » titre lui aussi fluide, léger et sympathique.
On monte d’un cran avec « Lost in america » véritable hymne aux refrains fracassants, digne par son impact de figurer dans le top 10 des meilleures chansons écrites par Alice Cooper.
La qualité est toujours au rendez-vous sur « Bad place alone » morceau inspiré, sinueux et grungy, cette dernière influence se faisant particulièrement criante sur « You’re my temptation », ressemblant à du Alice in Chains recyclé.
Quitte à basculer dans le Grunge, autant s’entourer des meilleurs, c’est pourquoi faisant jouer son carnet d’adresses, Alice s’attache la présence vocale de Chris Cornell sur « Stolen prayer » ballade de bonne facture sans atteindre des niveaux transcendants puis sur « Unholy war » pourtant bien à la peine.
On traverse « Lullaby » en état de somnambulisme, et encaisse deux ballades plutôt réussies pour finir « It’s me » aux accents Stoogiens et « Cleansed by fire » plus sombre et torturée.

En conclusion, Alice Cooper sera sans doute taxé d’opportuniste et de toujours en retard d’une guerre sur « The last temptation » qui opère un virage à 180° pour délaisser brutalement le hard FM tapageur pour venir braconner sur les terres du Grunge.
Cette cure de sobriété, de simplicité et d’une certaine noirceur fait du bien à Alice qui rend sa musique plus digeste mais passé une première partie de bonne qualité, « The last temptation » révèle ses limites en patinant quelques fois sur place.
Album inégal, le cul entre deux chaises, « The last temptation » n’en contient pas moins des compositions de qualité qui en font une curiosité non déplaisante à découvrir pour les plus aventureux d’entre vous ! Six ans après ce sera une nouvelle mue vers le métal industriel sur « Brutal planet », complètement fou ?

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Published by Seth - dans Hard Rock
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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 22:08

Partie intégrante de la doublette « magique » du début des 90’s, « Hey stoopid » et sa pochette flashy ultra créative voient le jour en 1991.
Avec Steph Burns à la guitare, Hugh Mc Donald à la basse, Mickey Curry à la batterie mais surtout une pléiade de guests pour l‘essentiel des pointures de la guitares comme Joe Satriani/Steve Vai/Slash/Mick Mars,  « Hey stoopid » débute par son titre éponyme, énorme claque de hard-FM propre à déboulonner à l’aide d’un clip magnifique très fête foraine et l‘aide de Satriani, les charts du monde entier.
Si « Love is a loaded gun » se montre enthousiasmant avec ses refrains d’excellente facture, « Snakebite » fait un peu retomber le soufflet malgré sa puissance.
Décidément peu à l’aise dans cet exercice, Alice s’enterre avec une ballade « Burning our bed » surnage dans le médiocre « Dangerous tonight » pourtant coécrit avec un Desmond Child qu’on a connu plus inspiré puis plonge à pic sur l’horrible ballade « Might as well be on Mars ».
Heureusement les copains sont là, Steve Vai surtout pour apporter son groove sur « Feed my Frankenstein » du reste mid tempo aux refrains assez irritants mais ceci ne suffit pas à arracher « Hurricane years » et « Little by little » à un océan d’ennui pour le premier et de nullité pour le second.
Au cas ou on l’auditeur n’en aurait pas reçu assez, une troisième ballade merdique vient le poignarder dans le dos « Die for you ».
Qu’attendre alors de cette fin de disque si ce n’est qu’elle soit rapide ? Malgré ses riffs et son ton dur, « Dirty dreams » ne décolle pas vraiment et le doucereusement pop « Win up toy » berce gentiment.
En conclusion, après la déferlante « Trash », « Hey stoopid » est une sacrée descente à pic, la qualité de la musique d’Alice Cooper bien que soutenu par une tripotée de guitaristes stars sombrant dans des abimes de médiocrité.
Album d’un, deux voir trois titre si on inclut « Feed my Frankenstein », « Hey stoopid » est dont le succès commercial se montre pour moi largement surestimé pour ne pas dire surestimé.
Alice n’ayant pas vu venir la montée du Grunge, la chute n’en sera que plus lourde et on peut considérer ce second disque de hard FM comme la fin de la courte mais lucrative embellie commercial du chanteur-star.

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