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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 08:54

Sorti en 1981, « Outland...loin de la terre » est un film de science fiction relativement peu connu dans l’immense filmographie de Sean Connery.

Réalisé par Peter Hyams, « Outland » se déroule dans un futur lointain ou sur une lune de Jupiter appelée Io, un nouveau marshall du nom de Terry O’Niel (Sean Connery) se trouve affecté.

Laissant de coté sa famille sur terre, O’Niel constate dès le début une étrange recrudescence de morts d’ouvriers perdant les pédales et se suicidant en sabotant leurs combinaisons spatiales.

Il charge alors le docteur Lazarus (Frances Sternhagen), une femme bourrue, d’enquêter sur le sujet et découvre que les morts sont dues à l’ingestion de drogues multipliant les capacités des travailleurs mais les conduisant à terme à la folie.

O’Niel lance interroge les systèmes informatiques de la station, recoupe les informations des systèmes vidéos, et comprend que Sheppard (Peter Boyle) le directeur de la station est impliqué dans un vaste trafic utilisant deux dealers Nicholas Spota (Marc Boyle) et Russell Yario (Richard Hammatt) pour la distribution.

Pire que cela, son adjoint Montone (James Sikking) reconnait lui aussi son implication passive au cours d’une partie de squash.

Il traque alors Spota, l’arrête après avoir constaté son extrême dangerosité et le met en apesanteur dans une cellule afin de le faire parler.

Mais le dealer est retrouvé mort et Montone étranglé par Yario.

O’Niel lutte pour sa survie face à Yario et finit par le tuer.

Il retourne ensuite vers Sheppard et lui annonce avoir détruit sa marchandise.

Furieux, le directeur le menace en retour de mort et fait appel à des tueurs chevronnés pour abattre le marshall problématique.

Lorsque la nouvelle se sait, O’Niel est lâché par ses hommes notamment le sergent Ballard (Clarke Peters) car personne dans la station n’ose défier le tout puissant Sheppard.

A l’arrivée des deux tueurs armés de fusils à lunettes à intensificateurs de lumière, O’Niel est blessé au bras mais reçoit l’aide de Lazarus, qui l’aide à bloquer l’un des deux tueurs (PH Moriarty) dans un sans afin que la décompression spatiale le tue.

Mal en point, O’Niel enfile une combinaison spatiale et passe par l’extérieur pour éviter le second tueur (Doug Robinson) qu’il fait mourir après l’avoir forcé à tirer sur une verrière d‘un jardin, ce qui aboutit à l’entrée du vide spatial dans la pièce.

Mais c’est ensuite Ballard qui l’attaque avec lui aussi une combinaison.

Le combat entre les deux hommes sur les flancs de la station tirant son énergie des immenses panneaux solaires est dantesque mais O’Niel triomphe, jetant Ballard dans l’espace.

De retour au bar de la station il frappe à la mâchoire Sheppard qu’on sait condamné par l’organisation pour laquelle il travaille.

Soulagé, il quitte la station dans la ferme intention de revoir sa femme Carol (Kika Markham) et son fils restés sur terre.

En conclusion, « Outland...loin de la terre » est un film fort au scénario de western, transposé dans un cadre industrio-spatial prenant.

Sean Connery y reçoit un rôle d’homme fort qui ne se laisse pas marcher sur les pieds par les grands patrons corrompus uniquement intéressés par la rentabilité au détriment des hommes.

« Outland...loin de la terre » compense la relative faiblesse de ses effets spéciaux, par son climat sombre et paranoïaque, son scénario puissant et efficace, ainsi que la grande qualité de ses acteurs.

Je vous invite donc à découvrir ou redécouvrir ce film de SF méconnu mais valant le détour !

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 09:17

En 2005, Laurent Cantet adapte l’écrivain haïtien Dany Lafferiere dans « Vers le sud ».

L’histoire se déroule à la fin des années 70 dans un hôtel d’Haïti ou se réunissent des femmes d’âge mur occidentales dans le but de prendre du bon temps avec les jeunes hommes locaux.

Brenda (Karen Young) une quadragénaire américaine revient sur place dans le but de retrouver son jeune amant de dix huit ans Legba (Menothy César) qui lui a fait connaitre son premier orgasme lors d’une étreinte sous le soleil trois ans auparavant.

Mais elle réalise que Legba n’est pas plus attaché à elle qu’aux autres femmes et est déjà avec Ellen (Charlotte Rampling) professeur à l’université de Boston qui administre de main de maitresse les relations au sein du petit hôtel.

Brenda assiste donc au jeu cruel de voir l’homme pour qui elle est revenue se montrer intime avec sa rivale de 55 ans qui assume sans aucun complexe sa relation.

C’est en effet ce coté décomplexé qui marque le plus, comme le pratique la québécoise Sue (Louise Portal) avec un autre jeune homme noir musclé.

Le long des plages paradisiaques des caraïbes, on danse, joue et fait l’amour.

Mais derrière cet aspect idyllique se cache la réalité plus brutale d’Haïti, la misère, le racisme, la concurrence et les embrouilles avec un des colonels de la région que fuit Lossita (Daphné Destin) une amie proche de Legba.

Lorsque Brenda parvient à amener son petit protégé dans le centre ville pour lui faire des cadeaux, il est pris en chasse par Frank (Guiteau Nestan) un homme de main qui tente de le tuer.

Legba s’en sort en se cachant puis revient au club chercher refuge auprès de ses protectrices blanches.

Après une dispute avec Ellen qui tente de l’aider, Legba retourne dans sa famille.

Son corps sans vie ainsi que celui de Lossita sont retrouvés au petit matin près de la plage.

Brenda est effondrée, Ellen lui reprochant violemment d’avoir causé sa perte en introduisant une ridicule histoire d’amour dans un monde qui ne le permettait pas.

Seul Albert (Lys Ambroise) le maitre d’hôtel rassure dignement les femmes, tout en sachant que le meurtre de Legba sera classé sans suite.

Albert raccompagne Ellen à l’aéroport tandis que Brenda prend un bateau pour se lancer dans un périple vers les iles des caraïbes dans le but de connaitre d’autres de ces hommes du sud qui lui ont donné tant de plaisir.

En conclusion, « Vers le sud » aborde un sujet brulant et tabou : le tourisme sexuel féminin et l’exploitation qui est faite des jeunes hommes des iles des caraïbes…

Derrière l’attrait de la chair fraiche, se cache un grand manque affectif, la peur de la vieillesse, de la solitude et de la mort…qui trouve en écho la misère économique et sociale de la jeunesse d’Haïti.

Lorsque l’amour nait dans un contexte aussi difficile, il ne peut être que déséquilibré, dangereux et conduire à des situations dramatiques.

Ici ces femmes riches et détachées finissent par se heurter à la violence qui existe bel et bien derrière les plages et les hôtels tropicaux…

Film puissant et dérangeant, « Vers le sud » est marqué par son rythme lent, indolent et par une certaine froideur qui glace tout le long le spectateur.

A voir pour les plus courageux d’entre vous.

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 17:09

Petite plongée dans le passé avec « Karaté kid » de John G Advilsen, le père immortel du premier « Rocky » qui révéla au monde entier Sylvester Stallone.

Sorti en 1984, « Karaté kid » ressemble fortement à « Rocky » dans sa construction et montre les difficultés d’intégration de Daniel Larusso (Ralph Macchio) un jeune homme obligé de déménager avec sa mère Lucille (Randee Heller) du New-jersey à la Californie pour s'y construire un meilleur avenir.

Vivant dans un appartement minable d’un quartier modeste de Los Angeles, les Larusso tirent en réalité le diable par la queue.

Daniel tape certes dans l’œil d’Ali Mills (Elisabeth Shue) une jeune blonde des quartiers huppés rencontrée sur la plage mais devient également du même coup l’ennemi de Johnny Lawrence (William Zabka) son ex petit ami qui dirige une bande de motards particulièrement agressifs.

Tabassé par Lawrence qui pratique le karaté, Daniel tente de s’inscrire lui aussi à un club mais comprend que l’enseignement centré sur la violence du dojo de John Kreese (Martin Kove) son maitre, n’est pas pour lui.

Au collège si Ali continue d’en pincer pour lui, la situation ne s’arrange pas avec Lawrence et sa bande, qui continuent de le persécuter à moto…

Esseulé et mal dans sa peau, Daniel trouve du réconfort auprès de Kesuke Miagy (Pat Morita) le vieil homme chargé de l’entretien de sa résidence et accessoirement un sage qui lui inculque les vertus de la patience avec la culture des bonzaïs.

Lors d’une fête d’Halloween, Daniel provoque Lawrence en l’aspergeant d’eau aux toilettes mais l’arrogant blondinet rameute ensuite toute sa troupe pour le châtier.

Daniel échappe de justesse à une dangereuse raclée par l’intervention de Miagy qui malgré son jeune âge met KO les cinq durs à cuir en un tour de main.

Miagy tente d’intercéder auprès de Kreese pour mettre fin à l’harcèlement de son protégé mais se heurte à la dureté du maitre qui ne veut pas perdre la face devant ses élèves.

Après un dialogue houleux, Miagy accepte que Daniel combatte les élèves de Kreese au championnat d’arts martiaux en échange d’une trêve de deux mois.

Daniel est donc contraint de suivre les enseignements de Miagy pour être prêt  à lutter.

Mais les débuts sont difficiles et Miagy l’astreint à d’éreintantes corvées : laver ses vieilles voitures, brosser ses meubles et repeindre palissade et maison.

En parallèle, la situation se tend avec Alice dont les parents aisés poussent vers Lawrence, fils de bonne famille.

Daniel tient le coup puis se rebelle, ce qui pousse Miagy à lui révéler le pourquoi de ces exercices dans les mouvements de karaté hérités de son ile d’Okinawa.

L’entrainement se poursuit dans une barque sur un lac puis sur un poteau d’une plage afin d’acquérir l’équilibre, qualité essentielle pour la pratique du karaté.

Dans l’intimité, Miagy se livre un peu plus sur son histoire personnelle délicate avec son héroïsme au combat, les persécutions contre les américains d’origine japonaise durant la guerre de 1939-1945 et la mort tragique de sa femme pour cause de manque de soins !

Le jour du championnat Daniel est prêt et triomphe de ses adversaires.

Agaçé, Kreese demande à Bobby (Ron Thomas) un de ses disciples de casser la jambe de Daniel en demi finale afin d’assurer la victoire à Lawrence.

Bobby accepte à contrecœur mais Daniel est remis d’attaque par les mains expertes de Miagy qui lui permet de reprendre le combat pour le titre.

En finale, il utilise la technique du héron pour surprendre le très athlétique Lawrence et le vaincre en appui sur une jambe.

C’est la consécration pour Daniel sous les yeux enamourés d’Ali !

En conclusion, énorme succès commercial qui fit sans nul doute exploser le nombre de pratiquants de karaté dans le monde, « Karaté kid » est une vieillerie des années 80 d’une naïveté désarmante qui ne pourra plaire qu’aux plus nostalgiques ou plus naïfs d’entre nous.

Si on excepte ses scènes de combat bien tardives et assez peu spectaculaires avec un jeune acteur chétif et peu athlétique, le film contient un coté attachant montrant le mal être adolescent, le manque de repères paternels et les vertus de la patience, du travail visant à l’apprentissage et à la réussite.

Sympathique, désuet et tellement américain ans l’esprit, « Karaté kid » se doit d’être montré aux jeunes gens du monde entier au moins une fois dans leur vie, même si il demeure pour moi à des kilomètres de l’impact d’un « Rocky » !

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 15:54

En 2016, Safy Nebbou adapte au cinéma le roman de Sylvain Tesson, « Dans les forets de Sibérie ».

Teddy (Raphael Personnaz) un jeune français en remise en question personnelle profonde, délaisse sa vie parisienne pour s’exiler dans une cabane perdue avoisinant le Lac Baïkal dans l’immensité de la taïga russe.

Après un premier contact avec les locaux, Teddy achète la cabane dans laquelle il est censé habiter et hérite d’un fusil pour se défendre contre les ours ou chasser.

Peu à l’aise, il fait alors ses premiers pas de Robinson volontaire, se calfeutrant prêt du poêle à bois pour se protéger du vent et du froid parfois mortels dans cette région.

Ses uniques compagnons sont les livres et la vodka…mais aussi un ours qui lui fait une belle frayeur et l’oblige à se calfeutrer nu dans sa banya en le laissant dévorer ses provisions.

Maladroit à la chasse au cerf, Teddy est contraint de faire 5 heures de patin sur le lac glacé pour racheter des provisions auprès des gardes forestiers du coin qui lui apprennent qu’un homme s’est également caché dans la région pendant des années pour fuir un crime qu’il avait commis à Irkoutsk.

A son retour chez lui, une violente tempête l’oblige à rester cloitré chez lui mais une sortie obligatoire dehors pour aller chercher du bois se transforme en calvaire.

Piégé par le blizzard, Teddy chute lourdement sur la glace et perd connaissance.

Il est sauvé de la mort par un russe, un braconnier qui se masque le visage pour ne pas être reconnu.

L’homme lui apprend à tirer au fusil et lui prodigue des conseils de survie.

Peu à peu la confiance le gagne et il lui révèle son nom Aleksei (Evgueni Sidikhine).

Les deux hommes chassent le cerf ensemble et se trouve également piégés dans une tempête de neige en traquant un ours blessé au cours d’une chasse à l’hélicoptère.

Sentant la mort arriver dans la grotte ou ils ont trouvé refuge, ils prient… mais surtout Aleksei livre ses secrets : il est bien le criminel ayant tué un ancien supérieur de l’armée à Irkoutsk et étant en cavale depuis douze ans.

Les deux hommes survivent et scellent leur amitié à la vodka.

L’incursion de chasseurs faisant une halte chez Teddy provoque un instant de stress, mais les hommes ne trouvent pas Aleksei qui avait été contraint de se cacher dehors.

Malade, le vieux russe tente de se soigner seul mais finit par se résigner à laisser Teddy aller à Irkoutsk pour lui trouver des médicaments.

Teddy lui promet de revenir et qu’il finira sa vie auprès de sa famille après que son crime soit prescrit.

Après des adieux émouvants, Teddy trouve les médicaments à Irkoutsk  en soudoyant un médecin et se rend à la gare pour se faire traduire une lettre que lui a remis Aleksei, mais à sa grande surprise il découvre que la lettre lui était destiné avec une injonction à rentrer chez lui auprès des siens en délaissant cet endroit inhospitalier.

A son retour, Teddy découvre Aleksei mort et obéissant à ses dernières volontés jette son corps dans le lac.

Lorsque la fonte des glace a lieu, provoquant d’énorme craquements et une autre vision du lac se transformant en mer intérieure baignée de soleil, Teddy fait ses valises et laisse sa cabane…

En conclusion, « Dans les forets de Sibérie » est un film extraordinaire qui surclasse de la tête et les épaules le livre de Tesson.

Prenant ses distances avec l’ouvrage de base très contemplatif et centrée sur la vie intérieure de l’auteur, Nebbou réalise une œuvre personnelle plus dynamique mettant en lumière une belle rencontre entre deux âmes brisées et solitaires, l’ermite français et l’ancien criminel russe.

Epuré, visuellement superbe comme la nature russe et ses rudes montagnards au grand coeur, « Dans les forets de Sibérie » est également servi par des acteurs hors du commun.

Ne cherchez plus le film français de l’année, « Dans les forets de Sibérie » est une œuvre culte infiniment supérieure au très surestimé « Into the wild » de Sean Penn !

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Published by Seth - dans Aventure
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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 09:31

En 2016, Judas priest qui avait pourtant annoncé vouloir mettre un terme à ses tournées après « Epitah tour » sort le Dvd « Battle cry ».

Tourné en 2015 au méga-festival de Wacken (Allemagne) devant une foule de 75 000 chevelus, « Battle cry » débute par la courte introduction du même nom avant de mettre en avant le titre principal du nouvel album, « Dragonaut » titre rapide et percutant à défaut de présenter une réelle originalité.

Comme souvent la section rythmique Ian Hill/Scott Travis fait office de figuration, Glenn Tipton fait son job sans fioriture tandis que Rob Halford apparait toujours jouer à l’économie sur scène, se déplaçant à pas mesurés et prenant appui sur une canne pour masquer des problèmes physiques.

Dans ce club du troisième âge du métal, seul le jeune et nouveau guitariste Richie Faulkner semble s’éclater dans son style blond flamboyant.

Sans surprise non plus est « Metal gods » classique du groupe déroulé un nombre infini de fois, mais la petite nouveauté qui titille survient avec « Devil’s child » morceau teigneux, puissant et haut perché fort judicieusement ressorti des cartons de « Screaming for vengeance ».

Incontournable aussi est « Victim of changes » réadapté aux capacités actuelles des Rob, mais c’est sur son nouveau répertoire de « Halls of Valhalla » que le Priest fait mouche, avec un morceau puissant, viril et épique comme il en a le secret.

Petit plaisir coupable, « Turbo lover » demeure une merveille scénique ou l’émotion afflue, tandis que le troisième larron « Redeemer of souls » déroule son style passe partout mainte fois utilisé.

Nouveau sommet émotionnel avec « Beyond the realm of death » pièce maitresse du répertoire qui manque à chaque fois d’arracher des larmes puis séance jubilatoire de bourre-pifs des années 80 sur le très musclé « Jawbreaker ».

De baston il en question sur « Breaking the law »  puis « Helbent for leather » ou la harley-vrombrissante illustre fort bien le propos.

Derrière ces monuments du metal, l’enchainement « The hellion/Electric eye » tient solidement la route.

En guise de rappel, trois titres : « You’ve got another thing coming » en version rallongée et interactive, moment toujours agréable de communication avec le public même si Halford a à mon sens un peu trop automatisé le rituel, « Painkiller » tornade de violence maitrisée laissant le chanteur à genoux puis le plus relaxant « Living after Midnight » qui m’a toujours laissé de glace.

Enfin pour les plus gourmands, le Dvd a ajouté trois bonus enregistrés à Gdansk (Pologne) la même année, « Screaming for vengeance » linéaire, « The rage » dont l’originalité et les quelques vibes reggae (!) passent assez mal sur scène et « Desert plains » soft rock agréable à défaut d’être génial.
En conclusion, « Battle cry » prolonge un peu le plaisir de voir un groupe certes légendaire mais vieillissant sur scène.

Malgré le poids des ans, la perte de tonicité de Rob Halford et des capacités vocales en retrait, Judas priest parvient encore à assurer plus d’1h30 sur scène en produisant un spectacle de bonne qualité qui enchantera les fans du monde entier.

Les morceaux du nouvel album n’ont en eux-mêmes rien de chefs d’œuvre impérissables (même si « Halls of Valhalla » contient quelques arguments) et les classiques certes surjoués touchent encore juste en raison de leurs fantastiques qualités musicales et des l’interprétation parfois gorgée d’émotion d’un chanteur hors classe comme le Metal god.

Alors même si nous sommes à présent à des années lumières des années 70/80 de Judas priest et de l’âge d’or de la légende anglaise, « Battle cry » est un petit Dvd tout simple qui vous fera passer un agréable moment, juste encore une fois avant le clap final qui n’en doutons pas se rapproche maintenant pour de vrai, à grands pas cloutés !

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 08:58

Dans « Californication, saison 1, épisode 4 » Hank Moody (David Duchovny) accepte pour faire plaisir à Meredith (Amy Price Francis) d’aller à un gala de charité organisé par son agent Charlie (Evan Handler).

Lorsqu’il constate également que Karen (Natascha Mc Elhone) et Bill (Damion Young) sont présents, tout comme l’amant Jonathan Mendel (Robert Merill) marié de Meredith et sa femme Nikki (Kathy Christopherson), la situation se complique grandement.

Mais lorsque Hank surprend Charlie en train de prendre des clichés fétichistes de sa secrétaire Dani California (Rachel Miner) celui-ci s’effondre et fait preuve d’un fort sentiment de culpabilité.

Tandis que Hank réconforte son ami, Karen a une violente altercation avec un rustre (John Scarangello) durant la soirée mais Bill intervient mollement…

A son retour, Hank se dispute violemment avec Mendel qui refuse de laisser tomber Meredith et tente de le rabaisser…

Mendel est aspergé par Sandy Carr (Camille Langfield) la femme de Todd (Chris Williams) le réalisateur dont Hank cherchait à se venger après le naufrage de son film.

Sans se démonter, Hank repart avec Meredith qui a noyé sa nervosité dans l’alcool mais décoche au dernier moment une grosse droite au rustre ayant importuné Karen.

En conclusion, « Californication, saison 1, épisode 4 » tient sur une seule soirée, certes plaisantes ou tous les personnages s’enchevêtrent.

Bien entendu le sexe est le moteur principal de l’action, ce qu’on peut parfois reprocher… comme si les réalisateurs ne développaient que cet aspect monodimensionnel au détriment d’autres potentialités.

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 10:30

Beaucoup plus sérieux à présent est « Nouvelle histoire du Brésil » de l’historienne Armelle Enders, maitre de conférence à la Sorbonne.

Sorti en 2008, cette « Nouvelle histoire du Brésil » réactualise un ouvrage de Frederic Mauro publié en 1973 sur les grandes lignes de l’histoire mouvementée et riche de ce grand pays-continent.

L’auteure aborde donc de manière chronologique les origines du Brésil, qui restent difficiles à établir précisément avant l’arrivée des navires portugais en 1500.

Les conjonctures abondent en effet sur les origines des peuples amérindiens qui durant la Préhistoire auraient migré par vagues d’Asie entre -12000 et -1500 av JC pour venir s’établir au Brésil.

Chasseurs, cueilleurs, pécheurs, les Indiens des origines sont ensuite regroupés malgré des diversités linguistiques marquées en Tupi-Guarani, peuple dominant issus des forets amazoniennes.

Leur isolement ne résista pas à la poussée des grandes puissances coloniales de la Renaissance, comme la Hollande, la France et surtout le Portugal.

En 1500, Pedro Alvares Cabral est le chef de l’expédition maritime portugaise qui découvre le Brésil.

Dès son retour, d’autres explorations permettent de prendre la mesure de cette terre immense riche en bois dont les populations non islamisées ne semblent pas hostiles au premier abord aux chrétiens.

Les marchands portugais s’installent  alors sur place, négocient d’abord le travail des Indiens contre des cadeaux ou une aide dans leurs conflits internes et commencent à exporter le bois vers l’Europe.

Mais face à la concurrence française, le roi Don João III décide de coloniser le pays en le divisant en capitaineries placées sous la responsabilité de donataires.

Les débuts sont difficiles avec la révolte des Indiens, qui prennent conscience qu’ils sont de plus en plus exploités et massacrent les premiers colons, mais la Couronne investie ensuite d’importants moyens militaires pour écraser la résistance locale.

Décimés par les guerres, les maladies, parqués et réduits à l’état de main d’œuvre, les Indiens sont également évangélisés.

L’exploitation de la canne à sucre permet de faire prospérer des états du Nordeste (Bahia, Pernambouc) mais aussi Rio de Janeiro dans une sorte d’équilibre géographique entre nord et sud du pays.

Les exploitants des champs ou des usines de production appelées engenhos deviennent des personnages influents régnant sur leurs ouvriers qu’ils soient libres ou esclaves mais l’explosion du commerce du sucre conduit rapidement les Portugais a se lancer dans la traite négrière.

Dès 1530, des milliers d’Africains sont alors arrachés de leurs terres avec parfois la complicité de leurs ennemis locaux qui les vendent aux Portugais et acheminés dans des conditions effroyables jusqu’au Brésil.

Acculturés comme les Indiens avant eux, les Africains venant du Golfe de Guinée reçoivent alors des noms portugais et doivent travailler durement dans les champs.

La traite négrière accentue les liens entre le Brésil et l’Afrique, créant ensuite de complexes systèmes hiérarchiques basés sur la couleur de peau ou les mulâtres créolisés se sentent supérieurs aux Noirs fraichement débarqués.

Quelques fois, les esclaves arrivent à s’organiser pour fuir et résister dans des quilombos comme celui du légendaire Zumbi à Bahia, mais sont la plupart du temps écrasés.

Si Rio de Janeiro prospère en commerçant à la fois avec le Pérou via l’interface du Paraguay et en recevant directement les esclaves d’Angola, plus au sud, São Paulo ne tarde pas à faire une rude concurrence dans la rafle des esclaves par des expéditions d’audacieux bandeirantes.

Au début de 1700, la découverte de l’or dans le Mina Gerais provoque d’importantes migrations vers cette région du Brésil qui elle aussi se développe mais accroit les trafics en tout genre dans un climat de far west avant l’heure que les autorités portugaises peinent à juguler.

L’or du Brésil contribue à enrichir le Portugal qui étend son influence plus vers le sud à Santa Catarina après les guerres de territoires ibéro-portugaises entre 1753 et 1763 durant lesquels populations jésuites et indiennes récalcitrantes sont massacrées ou chassées pour céder la place.

En 1807 la poussée napoléonienne oblige la cour du Portugal allié de l’Angleterre à trouver refuge au Brésil.

Devenue le centre de décision de l’empire portugais, Rio de Janeiro est transformée par cette présence mais c’est tout le Brésil entier qui bénéficie l’arrivée de la cour royale.

Dom João VI fait du Brésil un royaume, ouvre le commerce des ports brésiliens vers le monde entier, permet le développement de tous les secteurs économiques, militaires et culturels.

Cette montée en puissance du Brésil ne peut conduire en 1822 qu’à son indépendance décidé par Don Pedro Ier vis-à-vis du Portugal dirigé par les Cortes après un coup d’état en 1820.

Après avoir maté la révolte des états du nord, fidèles au Portugal, Dom Pedro Ier est contraint à abdiquer en 1825.

Lorsque son fils Dom Pedro II accède au pouvoir en 1840, son règne contraste avec celui plus tourmenté de son père, notamment avec le développement important de l’industrie du café, qui revers de la médaille accentue davantage la traite négrière.

Il faudra attendre 1850 pour qu’une première loi abolitionniste soit votée mais très mollement mise en application ce qui permettra à ce commerce de la honte de prospérer illégalement jusqu’en son interdiction perpétuelle par la princesse Isabel en 1888.

En 1865, le Brésil entame avec son allié contre nature l’Argentine, une sanglante guerre de territoire contre le Paraguay et renverse le dictateur Francisco Solano Lopez qui est tué en 1870.

Don Pedro II est le dernier roi du Brésil qui bascule ensuite vers une République fédérale laïque en 1889 avec une vision positiviste héritée d’Auguste Comte marquée par une foi immodérée dans le progrès scientifique et l’ordre social souvent entravée dans les faits par l’influence locale des colonels ou docteurs en droit.

Dans cette phase, São Paulo devient la première ville économique du pays, en concentrant une grande partie des ressources agricoles et industrielles.

En 1930, Getulio Vargas prend le pouvoir et provoque par sa politique autoritaire et volontariste une croissance importante avec en toile de fond une lutte sans merci contre les mouvements d’extreme gauche Armée de Libération Nationale ou Parti Communiste Brésilien qui tentent de propager le communisme au Brésil.

Pétrole, sidérurgie et électricité deviennent des secteurs forts….

Mais après une carrière tumultueuse et une participation « forcée » à la Seconde guerre mondiale aux cotés des Etats-Unis, Vargas préfère se suicider en 1954 plutôt que d’etre victime d’un coup d’état des miltaires.

Une fois au pouvoir, les militaires ne lacheront plus rien et instaureront une dictacture de vingt ans.

Les services secrets (SNI, Cenimar, CIE, CISA, DOPS) sèment la terreur, surveillant, traquant et éliminant les opposants qui ne choisissent pas l’exil.

Une guerre civile éclate avec les mouvement d’extrême gauche fédérés par l’ALN ou le PCB annéanti en 1972 dans la région du Para ou il avait élu une base de guerilleros.

Parallèlement à cela, la croissance continue de progresser au Brésil soutenu par les Etats-Unis ravis de se régime fort faisant la chasse aux gauchistes.

Sur fond de nationalisme triomphant, le Brésil devient l’un des premiers producteurs au monde d’éthanol, développe ses industries automobile et aeronautique et réalise le plus grand barrage du monde à Itaipu.

Lorsque cette croissance miraculeuse s’effrite en 1978, des mouvements de contestation apparaissent avec des grèves parmi lesquelles Luis Inacioa Da Silva Lula, leader des ouvriers métallurgistes puis du Parti des Travailleurs se fait connaitre.

Des élections libres sont organisées en 1985 qui voient Tancrado Neves devenir président de la République.

Sa mort prématurée immédiatement après son élection n’inversent en rien le processus de démocratisation du Brésil mais la situation économique laissée par les militaires avec un endettement colossal et une inflation mensuelle de 14% rend la transition difficile.

Le très opportuniste gouverneur d‘Alagoas, Fernando Collor de Mello profite de cette situation pour apparatire comme le nouvel homme fort du pays seul capable de redresser la situation.

Médiatique et flambeur, Collor bat Lula en 1989 et privatise à tour de bras, licenciant massivement des fonctionnaires…

Sa destitution pour corruption et détournement d’argent en 1992 n’en est que plus retentissante.

En 1994, Fernando Henrique Cardoso, créateur du Real qui a contribué à maitriser l’inflation et à relancer la consommation est élu président face à Lula, une nouvelle fois battu.

Mais en 2002, Lula profite des problèmes économiques que connait le Brésil (effondrement du Real, mouvements contestataires des travailleurs sans terre, coupures générales d’électricité)  pour se faire élire en modifiant sa stratégie afin d’adoucir son image de gaucho pur et dur pour se rendre plus rassurant vis-à-vis des classes moyennes.

Jouant habilement sur des alliances parfois contre nature, Lula négocie une aide au FMI et parvient à résorber la dette du Brésil grace à des mesures d’austérité qui permettent de stabiliser le Real.

Devenu autonome énergétiquement grace au pétrole offshore, à la production d’ethanol et à l’hydro-électrictié, le Brésil connait de nouveau une forte croissance en tirant profit de l’exportation de l’exportation de ses matières premières.

Outre son role central dans le Mercosur, il adhère aux BRICS aux cotés de la Russie, de l’Inde et de l’Afrique du sud,

Généreux socialement, Lula distribue des aides appelées « bourses familles » aux Brésiliens les plus pauvres qui leur permettent de sortir de la misère.

Malgré les scandales de corruption qui entachent sa réputation, Lula reste à l’époque populaire et une vitrine séduisante du Brésil à l’étranger.

Mais ces succès ne peuvent faire oublier les difficultés chroniques du Brésil : insécurité née de la pauvreté des favelas mises en coupe par des mafias, violence et corruption de la police, poussée des courants évangéliques qui séduisent les couches les plus pauvres de la société au détriment du catholiscisme…

En conclusion, « Nouvelle histoire du Brésil » est un ouvrage relativement court, mais très dense et complet qui permet de comprendre les grandes phases historique du Brésil depuis les origines jusqu’au début des années 2000.

L’ouvrage trouve certes ses limites dans l’actualité récente du pays, la destitution de Dilma Roussev, les énormes scandales de Lava jeito qui ont atteint ensuite Lula lui-meme et l’importante crise politico-économique qui en a résulté.

Malgré ces limitations, « Nouvelle histoire du Brésil » demeure pour moi un ouvrage de référence d’une grande utilité lorsqu’on veut s’intéresser à la dimension historique d’un pays passé de statut de vaste colonie du bout du monde marquée par la conquête et l’esclavage, à une puissance démocratique mondiale multiraciale complexe dont l’ascension ne peut malgré certaines difficultés majeures être remise en cause.

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 17:33

Quinze longues années après la parution de son livre, Frédéric Beigbeder adopte lui-meme « L’amour dure trois ans » au cinéma en 2012.

On retrouve donc l’irritant trublion Marc Marronnier (Gaspard Proust) critique littéraire parisien en plein désarroi après le divorce d’avec sa femme Anne (Elisa Sednaoui) qui a découvert qu’il l’a trompait.

Après la sanction juridique, Marc s’enferme dans la solitude, la dépression et entreprend d’écrire un livre sur la prétendue limite biologique de l’amour fixée à trois petites années.

Au lieu de retracer son passé avec Anne, il n’évoque qu’Alice (Louise Bourgoin) la femme de son cousin Antoine (Nicolas Bedos) rencontrée à l’enterrement de sa grand-mère au Pays basque.

Excentrique et solaire, Alice le séduit en partageant les mêmes gouts que lui, notamment l’humour sarcastique et la musique de Michel Legrand.

Le couple hésite longtemps avant de passer franchement à l’acte mais tandis qu’il écrit son roman, Marc continue de courtiser Alice.

Autour de lui gravitent deux de ses amis, Jean-Georges (Joey Starr) macho hyper sexualisé et Pierre (Jonathan Lambert), petit intello vivant une irritante histoire d’amour avec Kathy une grande perche nymphomane (Frédérique Bel).

Ses parents divorcés ne lui sont pas d’un grand secours : son père hédoniste (Bernard Menez) sort avec une minette de vingt ans à qui il fait l’amour sous Cialis, tandis que sa mère (Anny Duperey) écrit des livres féministes.

Le passage à l’acte a finalement lieu mais Alice méfiante, refuse de quitter Antoine pour un être aussi instable et torturé que Marc.

Toujours désabusé sur le couple, Marc accueille avec dédain le mariage de Pierre et Kathy, les accusant de vivre un bonheur marketing…

La nouvelle de la grossesse subite de Kathy raisonne bizarrement lorsque Jean-Georges lui avoue avoir eu une aventure avec elle dans le dos de Pierre…

Contre toute attente, le manuscrit de Marc est finalement accepté par Francesca Vernesi (Valérie Lemercier) la directrice des éditions Grasset.

Géné, Marc qui a publié sous un pseudo ne dit rien de son succès à Alice, qui a finalement quitté son imbécile de mari pour lui mais lorsqu’il obtient le prix de Flore pour ce roman qu’elle juge stupide, elle le quitte à nouveau avec perte et fracas.

De nouveau en proie au vague à l’âme, Marc sabote sa promotion médiatique, se voit attribué un voyage en Australie par Vernesi puis assiste stupéfait au surprenant coming out de Jean-Georges qui finit par se marier avec un prof de surf  (Thomas Jouannet) dans une cérémonie new-age surréaliste !

Comble du comble, le fils de Kathy et Pierre est un métisse que la jeune femme attribue à des origines béké !

Mais durant la cérémonie Alice revient finalement avec Marc.

En conclusion, si vous avez aimé ou détesté le livre, « L’amour dure trois ans » vous fera le meme effet tant son adaptation lui est fidèle.

Malgré le ton tourné à l’auto-apitoiement et un scénario peinant à trouver la distance, le film sort la tête de l’eau par son étonnante distribution avec des contre emplois osés comme le rappeur Joey Starr, assez peu crédible en bourgeois viril virant homo…mais aussi de grands plaisirs comme de Jonathan Lambert ou Bernard Menez utilisés eux à meilleur escient.

Du Beigbeder égal à lui-meme en quelque sorte avec en bonus un carnet d’adresse ayant tourné à plein régime !

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 15:04

Si l’on excepte le faux pas notable mais o combien compréhensible de Metallica avec un Lou Reed mourant dans un « Lulu » quasi inaudible, on ne peut s’empêcher de considérer les quatre vétérans du thrash-metal des années 80 comme une valeur sure du hard rock des années 2000 avec une poignée d’albums certes inégaux mais toujours hargneux.

En 2016 sort donc « Hardwired…to sel- destruct » et sa pochette chaotique fort attendus après un « Death magnetic » très bon mais ancien de déjà huit années.

Si le poids des ans se fait inévitablement sentir sur les physiques de nos stars avec un Lars Ulrich chauve, un Kirk Hammett ressemblant prématurément à un vieillard à cheveux gris, « Hardwired » n’en laisse au premier abord rien paraitre en balancçant une entame rapide et agressive rappelant les racines thrash du groupe.

Cette mise au poing étant faite, Metallica enchaine rapidement par « Atlas, rise ! » un véritable chef d'oeuvre d’équilibre et de puissance qui place la barre très haut en terme de qualité pure.

Mais nous ne sommes plus dans les années 80 et nos vieux briscards éprouvent à présent le besoin de souffler entre deux reprises, aussi « Now that we’re dead » fait-il figure de longue respiration ennuyeuse sur ses sept minutes lancinantes.

L’effacement du titre précédent ne fait que mieux ressortir la bombe « Moth into the flame » aux refrains épiques incroyablement puissants.

C’est un Metallica plutôt rampant et sinueux qu’on redécouvre sur « Dream no more » qui rappelle l’époque délicate de la doublette « Load-Reload » avec ces morceaux lents, gras et étouffants.

Construit sur le meme moule, « Halo on fire » et ses huit minutes pourtant écrasantes passent pourtant mieux en raison de ruptures mélodiques plus marquées et de refrains un tantinet plus emballants.

Mais malheureusement la seconde partie du disque ne fait que confirmer cette tendance se traduisant par « Confusion » et « Manunkind » certes puissants mais beaucoup trop longs, lents et linéaires pour captiver.

On dressera à peine une oreille sur le ton plus voilé et menaçant de « Here comes revenge » ou le péniblement lancinant « Am I savage ? » pour se surprendre à espérer sortir enfin de cette spirale désagréable.

La dernière ligne droite aboutit fort heureusement à quelques améliorations avec tout d’abord « Murder one » certes similaire musicalement aux titres précédents, mais présentant un fort bel hommage à Lemmy Kilmister, ami intime des Metallica décédé il y a un an, puis « Spit out the bone » ultime réminiscence thrash certes fantastique mais arrivant bien trop tard et de manière trop isolée/décalée pour produire son effet.

En conclusion, comme la plupart des albums des vétérans, « Hardwired…to self- destruct » est globalement décevant, ennuyeux, indigeste et relève à la limite plus d’intérêt pour la qualité des vidéos qui accompagnent quasiment chaque titre.

Ce constat sévère se tempère pourtant par la présence d’une poignée de morceaux de haut niveau, principalement les plus rapides et teigneux qui rappellent le passé sauvage et violent du groupe…mais qui demeurent en nombre insuffisants pour faire passer la pilule.

Indépendamment de son style rappelant le Metallica des années post « Black album »,  « Hardwired…to self-destruct » aurait surement gagné en impact à être raccourci car la plupart des morceaux de 7 à 8 minutes font comme sur les derniers albums d’Iron maiden penser à du remplissage…

Un recul donc par rapport à un « Death magnetic » enthousiasmant et meme face à un « Saint Anger » certes bancal mais plus audacieux.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 19:48

Depuis des siècles, la légende de Beowulf, tiré d’un poème épique scandinave écrit entre 800 et 100 après JC, a inspiré les artistes mais en 2007 c’est Sturla Gunnarsson, un Islandais qui réalise « Beowulf, le légende viking ».

Ici en 500 après JC, Beowulf (Gerard Butler) incarne le héros issu du peuple des Goths traversant la mer pour porter secours aux roi danois Hrothgar (Stellan Skasgard) dont le peuple est persécuté par un troll monstrueux répondant au nom de Grendel (Ingvar Eggert Sigurosson).

Hrothgar avoue son impuissance face à cette force de la nature et invoque Beowulf et ses treize compagnons pour l’aider à le débarrasser de cette plaie.

Mais le troll fuit le combat et se cache dans les montagnes du Danemark.

Curieux, Beowulf s’en va quérir les conseils de la sorcière Selma (Sarah Polley) qui prend étrangement parti pour Grendel en lui faisant comprendre qu’il n’en a qu’après les Danois eux même en crise de confiance avec l’arrivée d’un prêtre Celte qui tente de les convaincre peu à peu au Christianisme pour résoudre leurs problèmes.

Les expéditions contre le troll tournent en effet à l’échec mais lorsque les Goths brisent par dépit le crane du père de Grendel, celui devient ivre de rage et se lance dans une expédition punitive.

Après un combat acharné et incertain, Beowulf parvient à emprisonner un de ses bras dans une corde, ce qui le force à se le sectionner pour fuir.

Gravement blessé, Grendel est secouru par sa mère une sorcière des mers à la taille elle aussi monstrueuse.

Mais Beowulf qui a pourtant compris auprès de Hrothgar que le troll agissait par vengeance personnelle contre les Danois ayant assassiné son père, accède à la grotte ou de la sorcière des mers et y trouve le corps mort de Grendel.

Le héros nordique affronte et tue la sorcière puis épargne le fils de Grendel, conçu une nuit d’étreinte contre nature avec Selma.

De retour auprès des Danois, il érige une sépulture à Grendel et lui rend un hommage viking afin d’apaiser la rancœur de son fils et de dépasser le sentiment de vengeance…puis quitte le Danemark en le laissant sous la protection de Selma.

En conclusion, « Beowulf, le légende viking » est une plaisante adaptation/vulgarisation du mythe incarné ici par un acteur charismatique.

Le parti pris d’humaniser le troll qui devient finalement une victime de la cruauté des hommes est audacieux mais fonctionne, créant ainsi une ambigüité dans ses rapports avec le fier et intrépide héros nordique.

Les paysages magnifiques du Nord de l’Europe sont à couper le souffle et contribuent à emballer le film pour un résultat final des plus divertissants.

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