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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 21:53

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Jeff Beck toujours mais dans un répertoire plus récent et moderne avec « Emotion & commotion ».

Sorti en 2010, sept ans après « Jeff », « Emotion & commotion » et sa pochette hautement clichesque, voient les choses en grand puisque se voient rehaussé de la participation d’un orchestre symphonique complet en plus des musiciens habituels entourant le maitre : Tal Wilkenfeld à la basse, Vinnie Colaiuta à la batterie et Jason Robello aux claviers.

On commence par « Corpus Christi Carol » calme et élégante introduction qui vient éveiller en douceur les sens de l’auditeur, avant le premier vrai démarrage, « Hammerhead » servi par un thème principal accrocheur et un son de guitare  aussi élégant qu’aérien.

Plus de douceur et finesse sur « Never alone » et « Somewhere over the rainbow » très éthérés et planants.

Pour donner un peu de couleur et de vie à sa musique, Beck puise dans le répertoire du rythm’n’ blues et s’adjoint les services de la chanteuse Joss Stone pour reprendre le mythique « I put a spell on you » de Screaming Jay Hawkins.

Difficile de trouver un agreement  à la reprise transparente du « Nessun Dorma » de Puccini et deux nouvelles chanteuses Olivia Safe issu du monde de l‘opéra, est appelée en soutien sur un « Serene » plus que pâlichon, puis à nouveau Joss Stone qui pose sa voix chaude et rauque sur les quelques poussées de fièvre distordues de « There’s no other me ».

« Lilac wine » en impose par son ampleur de bande originale de film et on termine par une nouvelle collaboration avec Olivia Safe, « Elegy for dunkirk », cette fois beaucoup plus envoutante.

En conclusion, « Emotion & commotion » porte fort bien son nom et est un album d’esthète du rock, tout en finesse et en subtilité.

Beck cherche ici à toucher les sens, à élever les âmes de ses auditeurs vers des niveaux supérieurs, et y parvient par l’édification de structures de crystal fragiles et pures.

Tout ici n’est qu’effluve, sensualité, onirisme et apaisement.

Un album à réserver aux amateurs d’un rock doux et léger, ce que vous vous en doutez à présent, je ne suis pas.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 19:47

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Déjà honoré dans ces colonnes, le guitariste Jeff Beck revient avec « Crazy legs ».

Sorti en 1993 avec l’aide due groupe The big town playboys, « Crazy legs » est comme l’indique fort bien sa superbe pochette 50’s un album de rock ‘n’ roll volontairement rétro reprenant des titres de Gene Vincent.

Beck assure en plus des guitare les parties chantées, en étant soutenu par Mike Sanchez (voix/piano), Adrian Utley (guitare), Ian Jennings (basse) et Clive Deamer (batterie).

On est tout de suite mis dans l’ambiance avec « Race with the devil » qui swingue comme au beau vieux temps de Chuck Berry, Little Richard et autres Elvis Presley.

Le tempo est toujours très appuyé sur « Cruisin » qui envoie férocement au niveau des attaques de guitares et groove à la Berry sur « Crazy legs ».

Cette plongée dans le rock des fifties se poursuit avec « Double talkin baby » presque agressif pour l’époque et si « Woman love » et « Lotta lovin » se montrent légèrement plus souple, on reste tout de même dans un style très stéréotypé.

On ondule souplement sur « Catman » puis continue d’enfiler les clichés avec « Pink thunderbird » sans grand relief et « Baby blue » affreux blues usé aux effets usés jusqu’à la corde.

Le pas redevient léger et sautillant sur « You better believe » et « Who slapped John ? » vifs et enlevés avec de jolis solo de guitar-héros à la clé.

Les vieux trucs du rythm ’n’ blues sont expurgés sur « Say Mama », puis Beck et sa bande continuent sur leur allure de croisière en enfilant les standards « Red blue jeans and a pony tail », « Five feet of lovin » avant le fulgurante poussée rock ‘n’ roll la plus primitive de « B-I-Bickey-Bi, Bo-Bo-go ».

La fin de ce disque interminable se profile alors non sans soulagement, avec un blues de plus « Blues stay away from me », « Pretty pretty baby » particulièrement plat et ennuyeux avant une dernière ruade à santiags « Hold me, hug me, rock me » peut être le morceau le plus violent du disque.

En conclusion, « Crazy legs » est un album de passionné, un grand plaisir personnel voir égoïste que s’est octroyé Jeff Beck, en s’éclatant à reprendre à sa sauce les dix huit titres de Gene Vincent.

Le résultat est exécuté avec talent et maitrise, mais reste trop figé dans un seul style par nature assez peu varié et pouvant rapidement devenir lassant.

Même si elles sont de bonne qualité, les compositions de Vincent soit loin d’égaler le génie de celles de Chuck Berry et finissent selon moi par tourner en rond.

Cet album est donc pour moi plus destiné au dingue de rock des années 50, de bon vieux rockabilly US sentant la gomina, le chewing gum, les juke box et les femmes à jupes courtes et queues de cheval qu’on drague dans sa cadillac décapotable flambant neuve.

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 12:50

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Il est sans doute temps d’en terminer avec ces vieux Spidey.

En 1987, « Spidey n°67 » se démarque par le fait qu’il porte en lui la fin présumée du Beyonder qui aura tout de même tenu en haleine par le biais des Guerres secrètes les fans de comics pendant deux ans.

Tout commence d’abord par l’une des rares tentatives de création de super héros à la française, avec Photonik ici scénarisé et dessiné par Jean-Yves Mitton.

Dans cet épisode habité par un rigoureux Noel New-yorkais, le jeune bossu Taddeus Tenterhook traqué par la police, trouve des ressources inespérée pour se changer en Photonik super héros capable de maitriser l’énergie lumineuse, pour s’envoler dans le ciel et emmener son ami le Docteur Nazel Ziegel gravement malade, au nez et à la barbe des policiers.

Affaibli par une blessure par balles, Photonik se traine jusqu’à sa cache secrète en plein cœur d’un Central park enneigé.

Recueilli par son jeune ami Tom Pouce, Photonik qui a été suivi par une mystérieuse ombre noire se repose, tandis que Tom n’hésite pas à braver la police pour aller chercher un docteur dans l’espoir de guérir le vieux Ziegel.

Même si Tom parvient à convaincre deux médecins de le suivre dans les égouts de New-York pour aider Ziegel, il ne sait pas que Photonik a été attaqué par l’Ombre qui progressivement pris le contrôle de son corps.

Le bombardement psychique désespéré d’un Ziegel mourant, n’y change rien, l’Ombre croit en taille et en puissance.

Même si Tom parvient à la repousser à l’aide de projectiles lancés par son lance pierre, l’Ombre envahit les rues de New-York, se nourrissant de toutes les formes d’énergie qu’elle trouve.

Ayant atteint la taille de gratte ciels, l’Ombre retourne trouver Ziegel pour le tuer.

Mais le vieil homme requinqué par les soins des médecins, échafaudent un piège pour désorienter sa structure interne et la frapper d’un bombardement psychique intense, qui permet de la chasser et à Photonik de retrouver sa liberté.

Entre ces deux épisodes de Photonik se trouve la dernière partie des Guerres secrètes de Jim Shooter et Al Milgrom, avec la réunion de pratiquement tous les super héros de la Terre : Fantastiques, X-men, Vengeurs cote Ouest et Est, Division alpha, Spider-man, Hulk, Surfer d’argent, Luke Cage et Iron-fist pour tenter d’arrêter la folie du Beyonder venu sur Terre pour chercher des réponses concernant la mortalité.

En réalité, cet épisode n’apporte pas grand-chose, si ce n’est de voir le Beyonder se départir momentanément de son immortalité pour éprouver le sentiment de faiblesse, nouveau pour lui.

Il déjoue la lâche tentative de Méphisto pour lui cherche profiter de la situation pour se venger, et récupère ses pouvoirs tandis que les héros, renforcés de l’Homme molécule et de sa compagne Vulcania, se préparent au combat final.

En conclusion, « Spidey n°86 » est incroyablement décevant avec cette fin qui n’en finit pas du Beyonder et surtout les horribles dessins de Milgrom.

Le lecteur a donc hâte que ces pales extension de Guerres secrètes se terminent au plus vite.

Reste la découverte de Photonik, super héros fragile mais formidablement attachant remarquablement mis en valeur par la finesse des dessins de Mitton et par la splendeur gothique de cette aventure hivernale.

Le seul charme de Photonik pour sauver Spidey suffira-t-il ?

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 12:06

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En 1986, « Spidey n°78 » voit le jour.

Ce numéro met en scène des X-men bien modernisés par Dennis O’Neil (scénario) et Neal Adams (dessins).

Dans ce numéro, les X-men alertés par le couple ravageur Havok/Polaris, apprennent que leur mentor le Professeur-X est toujours en vie, une doublure ayant été tuée à sa place par le sub-humains Grotesk, et décident d’unir leurs forces pour lutter contre une invasion extraterrestres des Z’nox.

Après une courte période d’entrainement, les X-men embarquent sur une fusée et réussissent à déjouer les défenses de leurs ennemis pour pénétrer dans le vaisseau principal.

Tandis que leur attaque désoriente l’armada des envahisseurs, Xavier utilise ses pouvoirs télépathiques à leur maximum pour collecter l’énergie mentale de tous les humains ou mutants désireux de repousser l’attaque ennemi.

Cette énergie est canalisée par Polaris et Strange girl, puis convertie en rafales de plasma et rayon optiques de Havok et Cyclope pour frapper de plein fouet les Z’nox.

Incapable de résister à une attaque mentale de cette ampleur, les Z’nox battent en retraite et Xavier épuisé s’écroule, inconscient.

En 1986, les Guerres secrètes ne sont pas encore complètement achevées et Jim Shooter (scénario) et Al Milgrom (dessins) poursuivent l’aventure par la venue du Beyonder sur terre pour satisfaire sa curiosité face à ces mortels qui l’ont tellement diverti précédemment.

Sa présence est immédiatement détectée par le Professeur X à Los Angeles, ou le Beyonder donne par jeu d’immenses pouvoirs à un scénariste de film, Stewart Cadwall.

Grisé par cet afflux soudain, Cadwall doté d’une armure doré et d’une arme en forme d’éclair, provoque d’énormes dégâts à Hollywood.

Les X-men aidés de Magnéto, des Nouveaux mutants et de Captain america interviennent sur place pour mettre fin à la folie de Cadwall.

Au cours du combat, le Beyonder est mis à jour par la télépathe Rachel Summers.

Sous l’apparence corporelle de l’Homme molécule, le Beyonder expédie les Nouveaux mutants dans le néant, et survie à la férocité des représailles de Wolverine qui lui lacère le corps.

Les X-men subissent alors le même sort et disparaissent de la surface de la terre, tandis que Captain america aidé d’Iron-man, finit par désarmer Cadwall finalement abandonné par le Beyonder.

Difficile à mon plus grand regret d’échapper aux sales gosses de Puissance 4 de Louise Simonson et June Brigman avec cette fois une attaque  de Carmody, l’ex patron des leur père, doté d’une pitoyable armure de cosmonaute lui permettant de voler.

Après quelques échauffourées en milieu scolaire, le costume de Carmody est finalement désactivé ce qui entraine une chute dans l’Hudson river.

En conclusion, « Spidey n°78 » coule complètement à pic.

Si le premier épisode des X-men, bien que classique (une attaque d’horribles extra terrestres !) parvient à tenir en haleine en raison d’un scénario bien ficelé et de dessins très adultes de Neal Adams, le reste des autres séries est franchement mauvais.

Shooter se fourvoie à vouloir donner une suite inutile à ses Guerres secrètes parfaites, montrant sur des dessins horribles de Milgrom, un Beyonder décalé et immature semant catastrophes sur catastrophes.

Enfin l’infantile Puissance 4 confirme à chaque fois son manque de fond et de forme.

Est il temps de passer à autre chose ?

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 14:06

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Bauhaus toujours avec la compilation « Best of 1979-1983, volume one » sorti en 1985 soit peu de temps après la fin de carrière météorique du groupe britannique.

L’auditeur est immédiatement plongé dans l’ambiance ténébreuse et torturée des anglais avec « Double dare » lourd et fiévreux.

L’intensité grimpe d’un cran avec « In the flat field » en raison de parties de guitares beaucoup plus agressives de Daniel Ash surplombées par la voix rageuse de Peter Murphy.

L’influence punk se fait sentir sur « Dark entries » lui aussi particulièrement musclé et avec un titre pareil, « Stigmata martyr » s’avère être un titre particulièrement déchiré et pénible à l’écoute.

Suit un morceau de choix, « Bela Lugosi’s dead » interprétée en version live de plus de neuf minutes ou le groupe se lâche sur des instrumentales de toute beauté.

Le soufflet retombe sur « God in an alcôve » chaotique et peu inspiré avant que Bauhaus ne revienne à du rock punk particulièrement convaincant sur « Telegram Sam ».

Après pareille gifle, on goute sans vergogne l’étrange mais nerveux « St Vitus dance », puis reprend sa  respiration sur « A spy in the cab » tout aussi déjanté et distordu mais plus calme.

Les anglais font preuve une fois n’est pas coutume de plus de musicalité sur « Terror couple kill colonel » particulièrement innovant dans son approche mélodique sophistiquée rappelant les premiers album de The cure.

L’auditeur est toujours surpris par cette haute inventivité musicale, qui s’exprime également sur un titre plus court et rythmé comme « Dancing » qui éclipse le plus modeste et statique « Hair of the dog ».

En guise de digestif, viennent deux titres, « The passion of lovers » particulièrement informe et « Mask » morceau expérimental, lent et sinueux.

En conclusion, « Best of 1979-1983, volume one » confirme tout l’interet de la musique de Bauhaus, sorte de synthèse entre The cure, The Sisters of Mercy avec une pincée de Joy Division.

Nous parlons évidemment de rock ici, mais plutôt aventureux dans sa recherche de bruitages originaux et dans son refus des structures mélodiques faciles d’accès à base de couplets/refrains.

Le résultat est donc la construction d’une foret obscure, glacée et profonde, mais dont le charme mystérieux et inquiétant peut arriver à attirer.

Bien entendu, je ne recommande pas l’écoute de Bauhaus tous les jours mais recommande ce groupe britanniques relativement underground à la musique particulièrement soignée.

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 10:43

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Changement radical d’univers avec le rock gothique de Bauhaus qui comme son nom ne l’indique pas n’est pas allemand.

Groupe réputé du début des années 80 malgré une carrière plus qu’éphémère, les anglais de Bauhaus se reforment à la surprise générale en 2005 après plus de vingt cinq ans de silence.

Avec Peter Murphy (chant), Daniel Ash (guitare), David J (basse) et Kevin Askins (batterie), Bauhaus sort « Go away white » à la pochette immaculée en 2008.

Le premier morceau trop linéaire « Too much 21st century » peine malgré un riff assez intéressant, telle une petite cylindrée gravissant une cote pentue à passionner l’auditeur.

Plus intéressant est « Adrenalin » qui s’impose par son tempo puissant, sombre, et torturé comme un titre majeur.

Avec « Undone » on bascule dans un univers plus new wave froid et synthétique.

Mais Bauhaus sait aussi se montrer plus organique comme le montre « International bulletproof talent »  et « Endless summer of the damned » morceaux rock puissants et enlevés.

L’allure se ralentit jusqu’à quasiment se figer sur « Saved » long morceau hypnotique mettant formidablement en valeur la voix de Murphy.

Bauhaus poursuit dans cette voie avec « Mirror remains » long et lent morceau atmosphérique aux bruitages étranges et parfois désagréables.

Par contraste, « Black stone heart » se révèle beaucoup plus pop et presque accessible avant de replonger à nouveau dans un long voyage froid et planant sur « The dog’s a vapour ».

On termine avec « Zikir » encore plus dépouillé, froid et sinistre.

En conclusion, « Go away white » constitue une belle découverte d’un groupe singulier et protéiforme capable par instant de délivrer quelques salves post punk appuyées permettant de sortir du sentiment de longue apathie morbide pouvant s’installer avec la succession de morceaux atmosphériques souvent glaciaux.

Equilibré, consistant et assez varié bien que forcément tristounet, « Go away white » force tout de même le respect par son intégrité et sa qualité intrinsèques.

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 21:34

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La présence de Bon Jovi dans ces colonnes en surprendra sans doute plus d’un, pourtant rien de tel qu’un best of « Cross road » pour découvrir une des plus grosses cylindrées du hard fm américain, au succès colossal depuis ses débuts au milieu des années 80.

Sorti en 1994, « Cross road » est un best of de dimensions modestes composé de quinze titres.

On débute par deux très grands tubes de la carrière de Bon Jovi, « Livin’ on a prayer »  qui bastonne ses grands refrains plutôt accrocheurs, puis surtout « Keep the faith », d’un niveau transcendant encore supérieur.

Après ces deux fusées éclairantes vient une série de ballades « Someday I’ll be saturday night » bouffie ou la voix de rocker de charme du chanteur irrite tandis qu’elle parvient à émouvoir par sa puissance émotionnelle brute sur « Always ».

Difficile de résister à « Dead or alive » power ballade western à l’atmosphère prenante.

Bon Jovi tente de se faire plus hard rock sur « Lay your hands on me » ou la guitare de Richie Sambora crache des étincelles pour un résultat au final bien balourd.

On lui préfère nettement « You give love a bad name » authentique tube d’une incontestable puissance brute.

Retour ensuite aux ballades avec « Bed of roses » aussi creuse que pompeuse « Blaze of glory » plus modeste et par conséquent supportable.

Hard fm de bon niveau sur « In these arms », plus prévisible et balourd sur « Hard medicine », franchement insupportable sur « I’ll be there for you » grande ballade aux effets usés jusqu’à la trogne, Bon Jovi alterne le pire et le franchement bien tel ce « In and out of love » mid tempo hard rock au martèlement quasi irrésistible.

On arrive enfin à la dernière partie du best of, composée de « Runaway » morceau fluide agrémenté d’un beat de clavier aujourd’hui assez daté et d’une nouvelle ballade assommante, « Never say good bye »

En conclusion, sensé être le meilleur du groupe du New Jersey, « Cross road » permet de se faire une assez bonne idées de ses qualités mais aussi de ses cotés les plus irritants.

Le son de Bon Jovi est écrasant, surproduit et le chanteur doté d’une voix de rocker puissant et mélodique est assurément pour beaucoup dans l’immense succès commercial du groupe.

Si Bon Jovi a effectivement sorti au cours de sa carrière quelques titres majeurs méritant le détour de part leur grande efficacité de composition et d’interprétation, le groupe pêche surtout par son usage immodéré de ballade se démarquant par leur faible inventivité et leur grande lourdeur.

Tel son grand frère Aerosmith, Bon Jovi tire donc trop souvent sur la corde de l’émotion surjouée ce qui finit par nuire à la fraicheur de sa musique.

On comprend donc à l’écoute de ce simple best of, que cette grosse cylindrée pour stades et radio, ne parviendra jamais à bouleverser son âme et on comprendra que le voyage s’arrête au pas de la porte.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 10:21

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Toujours en 1985 mais un peu après vient « Spidey n°71 ».

Le même duo Arnold Drake (scénario) et Donc Heck (dessins) officie sur les X-men mais propose cette fois un ennemi plus difficile pour nos super héros mutant en la personnage du Pharaon, puissant mutant convaincu d’être la réincarnation des pharaons d’Egypte.

Les X-men luttent contre le Pharaon et sa secte de mercenaires fanatiques pour sauver le jeune Alex Summers, frère de Cyclope, enlevé en raison de ses pouvoirs mutants latents sensés lui faire concurrence.

Pharaon et ses terribles rafales d’énergie, tient quasiment à lui seul en échec les X-men, et tout en se faisant passer pour mort pour accuser Cyclope inconscient de meurtre, prend la fuite dans des galeries sous terraines ou il est finalement retrouvé par son adversaire.

Après un autre épisode sans grand intérêt ou on s’intéresse aux origines d’Angel, vient un nouvel et tant attendu épisode des Guerres secrètes ou Jim Shooter (dessins) relayé par Mick Zeck (dessins) voit la Guêpe en cavale tombé sur le Lézard blessé et errant dans les marais.

De son coté, l’ambitieux Fatalis n’hésite pas s’introduire dans le vaisseau de Galactus, en profitant de l’attention détournée du maitre des lieux, affairé à construire sa machine à dévorer la planète.

Sur place il rencontre Klaw fait d’energie pure mais dont le cerveau a complètement régressé jusqu’à la débilité.

Fatalis n’a aucun mal à le manipuler pour l’envoyer porter un message à ses hommes chargés d’opérer dans une zone volcanique de la planète.

Mais les X-men, dirigé par le Professeur X dont les pouvoirs télépathiques permettent d’appréhender la globalité de la situation envoie une petite équipe sur place.

Cette équipe ne pèse pas bien lourd, Wolverine fonçant tête baissée mais étant surclassé par la puissance de Titania, tandis que Malicia demeure tétanisée par l’enjeu.

Cyclope tient néanmoins assez longtemps pour que Wolverine parvienne à blesser l’Homme molécule, pièce essentielle du jeu de Fatalis, ce qui oblige les super criminel à rebrousser chemin.

Alors que le Lézard et la Guêpe sont capturés dans les marais, par une équipe de Démolisseurs, les super héros emmenés par Captain américa se préparent en lancer une attaque frontale de grande envergure contre Galactus.

Pourtant quelques drames commencent à ne nouer comme Colossus, blessé par le Démolisseur, qui tombe sous le charme de sa guérisseuse extra terrestre et jalouse la flamboyante Torche.

On termine avec les bouffons de Puissance 4,qui menés par Louise Simonson (scénario) , Jude Brigman (dessins), reçoivent l’aide de la Cape et de l’Epée, pour combattre D’angelo un scientifique criminel créateur de robots comme l’Homme dragon, recueilli par le quatuor de mioches.

En conclusion, « Spidey n°71 » est dans la même lignée que ses prédécesseurs.

Les Guerres secrètes sont toujours palpitantes et truffées de rebondissement, et si Puissance 4 se débat toujours dans des scénarios indigents mis en images par des graphismes d’une grande pauvreté, les X-men progressent légèrement avec l’apparition d’un ennemi de grande envergure, le Pharaon, même si au niveau des dessins on reste dans la stagnation absolue.

Pas de surprise donc, pour ce magazine somme toute très déséquilibré et hétérogène dans son contenu.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 09:38

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Nous restons dans ces bonnes vieilles années 80 avec « Spidey n°69 ».

Paru en 1985, ce numéro de Spidey se distingue par son appartenance aux Guerres secrètes ce superbe crossover Marvel dirigé de main de maitre par Jim Shooter.

On reste pourtant dans l’ultra classique voir ringard avec les dessins Don Heck/Werner Roth qui habillent les scénario des X-men des années 60 vus par Arnold Drake.

Dans cet épisode, Cyclope déguisé en Erik le rouge infiltre une base secrète de Mesméro, le fidèle lieutenant de Magnéto, dans l’espoir de ramener sa fille Polaris dans le camps des gentils mutants.

Appelés à la rescousse par Cyclope, les autres X-men relookés arrivent rapidement sur place et attaquent de front Mesméro, maitre des attaques mentales, et ses hommes.

Le combat est accroché, mais bascule lorsque Iceberg, amoureux de Polaris, lui révèle que Magnéto l’a dupé en lui disant être son père.

La réaction de la puissante mutante est terrible, met hors service Mesméro et ses hommes, et force Magnéto a une nouvelle fois prendre la fuite.

Après un second épisode, ou le Fauve soumis au chantage familial d’un super criminel de troisième zone appelé le Conquistador est forcé à dérober un générateur électrique, le lecteur assoiffé de nouveauté se rue sur Guerres secrètes de Jim Shooter et Bob Layton (dessins).

On perçoit que la situation est dramatique pour les super héros de Captain américa, puisque le quasi invincible Homme-molécule fait exploser leur base et leur jette ni plus ni moins qu’une montagne dessus pour les achever.

Thor amadoué par le charme divin de l’Enchanteresse, réalise trop tard le péril qu’encourt ses amis et lorsqu’il arrive sur place, est désintégré par le robot Ultron, devenu le garde du corps personnel de Fatalis.

Profitant de son ascendant indéniable, Fatalis se venge sur son rival Kang et le faisant détruire également par son robot.

Tandis que les X-men cherchent à s’allier avec Magnéto pour accroitre leurs chances, les super héros engloutis sous des kilomètres de pierre, parviennent en combinant la force de Hulk et la puissance inouïe de l’armure d’Iron-man alimentée par la Torche et Captain marvel à s’extraire du piège mortel de l’Homme molécule.

Ils parviennent ensuite à gagner un village ou des habitants étrangers dotés de facultés guérisseuses pansent leurs plaies.

Du coté des mutants, la Guêpe qui avait feint de tomber sous le charme d’homme mur de Magnéto, ridiculise le maitre du magnétisme et les X-men pour s’enfuir une fois leurs intentions découvertes.
Pendant ce temps là, insensible à cette agitation, Galactus assemble sans bruit une immense machine destinée à dévorer la planète …

On termine avec des nouveaux venus, les enfants de Puissance 4 crées par Louise Simonson et Mary Wilshire (dessins).

Ces insupportables mioches aux pouvoirs ridicules (se transformer en fumée ou voler à l’aide d’un arc en ciel) sont pris pour des mutants par l’industriel Carmody, le patron de leur père scientifique le Powers après la disparition d’un convertisseur.

Chargé des les identifier comme mutant, l’agent fédéral Gyrich rend finalement un avis négatif, ce qui n’atténue en rien la colère du fougueux Carmody.

Après une lutte confuse, l’homme est finalement mis KO par Powers qui prend la décision de démissionner puis déménager avec toute sa famille à New-York.

En conclusion, « Spidey n°69 » reste au milieu des années 80 un mensuel d’une grande faiblesse.

Prise entre les aventures d’un autre âge au graphisme désuet des vieux X-men et la nouveauté infantile et sans intérêt des gamins de Puissance 4, seule la géniale saga des Guerre secrètes trouve grâce à mes yeux, en propulsant le lecteur dans un crossover palpitant ou les plus puissant héros et criminels du monde Marvel s’affrontent, révélant une sorte de hiérarchie, ou Fatalis, l’Homme molécule, Thor ou Ultron apparaissent comme dominant, tandis que les X-men ou de manière plus surprenante le redoutable Magnéto, sont sous évalués.

Reste que l’évasion des super héros d’une montagne jetée sur leurs têtes, demeure un grand moment de la saga !

Tout juste moyen au global donc, grâce à ces fameuses Guerre secrètes !

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 16:10

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Retour vers un film très old school qui aura marqué les années 80, « Wargames » de John Badham.

Sorti en 1983, « Wargames » raconte l’histoire d’un adolescent de Seattle, David Lightman (Matthew Broderick), indiscipliné à l’école mais féru de jeux vidéos, qui en compagnie de sa petite amie du moment, la sportive et séduisante Jennifer Mack (Ally Sheedy) va pénétrer par hasard dans un programme informatique top secret de la Défense américaine.

Après quelques recherches acharnées sur le concepteur du jeu Stephen Falken (John Wood)  réputé décédé dix ans auparavant, David parvient à trouver le mot de passe du nom de son fils Josuha, pour pénétrer dans les arcanes du jeu.

Alors qu’il croit jouer à un scénario de guerre thermonucléaire ou il a pris le camp des soviétiques, David vient en réalité d’entamer une partie avec le WOPR, intelligence articificielle embarqué dans le centre militaire ultra secret du NORAD, situé dans les montagnes du Colorado.

A l’intérieur de la base, l’attaque virtuelle de têtes nucléaires russes lancée par David, provoque la panique et la mise en alerte de tout le système de défense américain.

Le général Jack Berringer (Barry Corbin) mène les opérations aidé du docteur Mc Kit trick (Dabney Coleman) qui lui est dépassé par le brusque emballement de la situation géostratégique.

Heureusement, David et Jennifer sont rappelés à leurs obligations par leur famille et se déconnectent brutalement du jeu, ce qui met fin à l’attaque mais n’arrête pas la partie commencée avec WOPR.

En regardant les informations, les deux adolescents comprennent que quelque chose d’étrange s’est passé après leur jeu et David est peu après arrêté par le FBI qui reste dubitatif devant l’innocence du gamin.

Il réussit par ingéniosité à s’échapper de sa cellule et décide avec Jennifer de retrouver Falken finalement vivant dans une ile sous une fausse identité.

Le scientifique se montre tout d’abord revêche et misanthrope, en expliquant que pour lui la fin du monde est inéluctable mais peu à peu le duo d’ado parvient à le faire changer de position pour accepter de les aider à résoudre le crise nucléaire provoquée.

Alors que le NORAD croit subir une nouvelle attaque massive nucléaire russe par sous marins interposés, David, Jennifer et Falken parviennent à convaincre les militaires qu’ils assistent à une simulation, et laisse le surdoué pénétrer dans le programme WOPR pour changer de jeu et initialiser un jeu de morpion ou personne n’est désigné vainqueur.

David réussit in extremis et sauve une situation des plus compromises.

Le monde, après avoir frôlé la catastrophe est finalement sauf, ouf !

En conclusion, « Wargames » utilise habilement les balbutiement de la micro-informatique (vive le DOS !) et le développement des premiers jeux vidéos d’arcade, pour proposer le premier film de « hacker » montrant que l’extrême vulnérabilité des systèmes informatiques même militaire face à des adolescents doués et motivés.

L’idée de base ne manque pas de piment et on jubile de voir l’ordinateur central de la défense nucléaire américaine perdre les pédales face à des militaires dépassés par le cours des évènements.

Sympathique, vif en rebondissement et plutôt bien ficelé, « Wargames » reste un petit film familial rempli d’un charme aujourd’hui suranné.

A réserver aux plus jeunes ou aux plus nostalgiques des consoles Atari.

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