Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 22:59

below_belt.jpg3.gif

 

 

Comme vous le savez j’ai été un fan de la première heure du trio canadien de Danko Jones avant de délaisser quelque peu le groupe après le trop pop-rock à mon gout « Never too loud » en 2008.

Pourtant, l’insatiable Danko continue coute que coute son chemin enflammé sur la route infernale du rock ‘n’ roll et sort en 2010 « Below the belt ».

Couverture imagée, orgueilleuse et mauvais gout, pas de doute, le Danko mauvais garçon est de retour et tient à le faire savoir.

Les Canadiens ouvrent le bal avec « I think bad thoughts » hard ’n’ roll incisif et rythmé laissant présager du meilleur.

Malgré tout l’abatage du chanteur et un solo de guitare méritant, « Active volcanoes » peine à tenir en haleine et il faut attendre le mid tempo « Tonight is fine » ses riffs et refrains irrésistibles made in Ac/Dc pour découvrir le premier véritable tube du disque.

Teigneux et agressif, « Magic snake » passe telle une décharge de chevrotine dans le bassin, laissant la place à « Had enough » nouveau tube rock ‘n’ roll aux refrains balayant tout sur leur passage.

Le bastonnage ne semble pas s’arrêter et le chanteur continue de dispenser son énergie abondante sur « Moderation » au demeurant plus quelconque mais il faut reconnaitre que la recette certes simple et mainte fois éprouvé d’un «  Full of regret » ou d’un « The sore loser » fonctionne de manière toujours de manière efficace.

Pas de philosophie sur « Like dynamite », juste du rock direct, simple, fiévreux et organique.

Sur la fin, Danko force  la cadence sur un « Apology accepted » plutôt poussif et « I wanna break with you » plus cadré qui atteint lui son but de manière plus précise.

En conclusion, « Below the belt » tient toutes ses promesses et frappe effectivement fort en dessous de la ceinture, atteignant non sans quelques déchets les organes vitaux.

Ayant sans doute trouvé ses limites vocales sur le disque précédent, Danko Jones se replace dans un registre ou il se montre plus à son avantage, le rock musclé et rageur fortement inspiré d’Ac/Dc.

« Below the belt » approvisionne donc copieusement l’auditeur de riffs défonceurs et autres tempos rugueux sur lesquels se pose la voix puissante et rageuse du chanteur.

Même si le génie des premiers albums n’est ici pas atteint, on peut que saluer ce retour de Danko Jones sur les rails du bon vieux rock ‘n’ roll mal élevé et la poignée de tubes qui l’accompagne.

Repost 0
Published by Seth - dans Hard Rock
commenter cet article
20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 16:22

daredevil_3.jpg5

 

 

Voici dans la même année 1990, « Daredevil, version intégrale, tome trois » de Ann Nocenti (scénario) et John Romita Jr (dessins).

La disparition de Daredevil crée un profond déséquilibre dans le rapport de force entre crime et justice à New-York.

Le Caïd en profite, étendant ses activités de manière plus profonde encore sans la présence de son principal adversaire.

Outre la grève persistante des éboueurs qui transforme la ville en cloaque puant, l’insécurité gagne tous les secteurs de la ville, notamment le métro réputé particulièrement dangereux durant cette époque de l’année.

Karen, Eightball, la Veuve noire et Johnny Storm alias la Torche humaine n’accepte pas la disparition de leur ami et mettent tout en œuvre pour le rechercher, même si les techniques de la Torche peu familier du monde des bas fonds ne donnent pas de grands résultats.

Mais le Caïd, furieux que Tyhpoid ait tué Daredevil au lieu de le briser fait part de son mécontentement à son employée qui se rebiffe comme une chatte sauvage.

Le rapport de force semble se stabiliser après une féroce empoignade, avant que la personnalité de Mary ne ressurgisse avec tout un flot de remords concernant le sort réservé à Daredevil.

Mais le principal absent n’est pas actuellement mort, et reçoit le soutien actif de son maitre Stick, qui lui prodigue conseils et encouragements pour simplement survivre.

Après un profond dialogue intérieur et combattant de fortes velléités de renoncement à vivre, Daredevil échappe à la mort symbolisée par un monstre techno-organique enserrant sa gorge, mais est cueilli sans défense par Tyhpoid, qui s’approche de lui en maniant dangereusement un sabre.

Dans un semi brouillard comateux, Daredevil comprend donc son erreur fatale et le fait que Mary et Typhoid ne font qu’une seule et même personne.

En conclusion, tout reste magnifique dans ce « Daredevil, version intégrale, tome trois » ou les amis du héros entament une période ressemblant fort à un deuil en constatant le vide laissé par son absence, vide qui entraine une prolifération incontrôlée du crime à New-York, ville réputée très dangereuse ne l’oublions pas à l’époque.

En homme brisé, titubant sur le fragile frontière entre vie et mort, Daredevil est sublime, et sa lutte intérieure entre désir de renoncement et instinct de survie, constitue un des moments les plus intenses des comics books.

Le lecteur sort une nouvelle fois abasourdi et ému de cette tragédie de comic book.

Saluons le génie du duo Nocenti/Romita …

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 16:03

daredevil_2.jpg5

 

 

Tout s‘enchaine et en 1990 sort, « Daredevil, version intégrale, tome deux » de Ann Nocenti (scénario) et John Romita Jr (dessins).

Daredevil prend congé de sa petite amie Karen Page pour aller surveiller une manifestation de mouvements pacifistes anti nucléaire sans se douter qu’il va tomber dans un véritable guet append tendu par quelques uns des ses plus terribles ennemis.

Tout d’abord, le colossal Bullet et sa quasi invulnérabilité lui tombe dessus sans qu’il sache pourquoi et Daredevil a à peine le temps de se défaire de cet encombrant ennemi, qu’il se fait agresser par Bushwacker encore plus redoutable en raison de son terrible arsenal d’armes offensives.

Au cours du combat, Daredevil est touché par l’explosion d’un gigantesque ballon et sérieusement blessé est quasiment achevé par une grêle de coups d’un autre de ses ennemi, Ammo un afro américain au look de punk des rues.

Brisé, il titube dans les ruelles, pour subir une autre attaque des Wildboys, deux petits voyous agressifs qui se vengent d’avoir été humilié par lui le soir de Noel.

Daredevil n’est plus en état de riposter et est acculé péniblement en haut d’un pont ou surgit la réelle commanditaire de cette attaque, Typhoid.

Malgré les larmes de son alter égo Mary, Typhoid exécute son contrat et précipite Daredevil du haut du pont, laissant son corps inerte et brisé gisant en contrebas.

En conclusion, malgré sa durée très courte, « Daredevil, version intégrale, tome deux » est formidablement haut en couleur et constitue un intense sommet dramatique ou l’un des super héros les plus connus de New-York, est victime d’une attaque de grande envergure qui le laisse pour mort.

Il n’est pas agréable de voir un héros aussi charismatique souffrir, et l’émotion étreint forcément le lecteur victime du martyr de Daredevil dans les rues de New-York.

La scène du pont, avec une Typhoid déchirée par sa double personnalité est également bouleversante.

Le moins qu’on puisse dire est que le duo Nocenti/Romita continue de tenir en haleine le lecteur impressionné par tant de maestria  …

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 15:42

daredevil_1.jpg5

 

 

A la fin des années 80, Semic ayant repris la boutique Lug pour diffuser les productions Marvel en France, fait preuve de beaucoup d’à propos en relançant « Daredevil, version intégrale, tome un ».

Ce sont Ann Nocenti (scénario) et John Romita Jr (dessins) qui prennent à leur charge en 1989 de donner ce coupe de fouet à l’Homme sans peur.

Nous sommes à la veille de Noel, et le jeune Eightball, fan de skateboard est déjà fasciné par les voyous sans foi ni loi qui sèment la terreur dans le quartier de Hell’s kitchen de New-York.

Bien sur Daredevil et son alter égo l’avocat Matt Murdock veillent et exerce le contrepoids naturel à ces déviances mais la frontière reste particulièrement mince entre bien et mal lorsqu’on est un adolescent jeune, pauvre et révolté.

Tandis que Daredevil rosse les voyous, Murdock multiplie les actes de générosités en offrant des cadeaux aux associations d’aides aux nécessiteux : sans abris, prostitués et drogués.

Son ennemi héréditaire, le puissant Caïd, roi de la pègre de New-York, nourrit une véritable obsession à son égard, et ce ne sont pas les séances de musculation ou de squash intensives auxquels il soumet son corps d’obèse, qui parviennent à effacer sa rage brutale à l’égard du seul à oser se mettre en travers de sa route.

Un jour, une nouvelle criminelle fait son apparition dans les bas fond, Typhoid, tueuse cruelle et sauvage, qui s’en prend aux dealers et commerçant achetés par le Caïd.

L’homme se renseigne, découvre que Typhoid est doté d’une double personnalité, douce et bonne sous les traits de Mary, impitoyable et incontrôlable sous ceux de son alter égo aux allures de punk.

Intelligent, le Caïd comprend tout l’intérêt qu’il peut tirer de cette particularité et décide de faire de Typhoid, l’arme absolue contre Daredevil.

Après une première entrevue violente et intense, au cours de laquelle Typhoid déploie des pouvoirs télékinésistes pour lancer des objets sur lui ou le faire bruler, le Caïd parvient à mater la criminelle et à l’acheter pour un contrat d’un million de dollars afin de tuer Murdock.

C’est donc sous les traits de la douce brune Mary qu’elle prend contact avec un Murdock étonnamment séduit par son charme et par son désir d‘aider Tyrone un jeune noir aveugle qu‘il essaye de rendre plus fort et autonome …

En conclusion, « Daredevil, version intégrale, tome un », constitue un formidable apéritif pour une nouvelle saga qu’on devine déjà exceptionnelle, et atteindre sans problème celle déjà esquissée par Frank Miller quelques années auparavant.

Le scénario est superbe, peignant Daredevil en ange gardien de son quartier, faisant preuve de force et d’autorité envers les dangereux voyous, et œuvrant pour secourir les plus démunis sous les traits de l’avocat Murdock avec en toile de fond, les jeunes représentant l’espoir d’un avenir meilleur (Eightball, Tyrone).

Le Caïd, monumentale armoire de graisse et de muscle, semble ici trouver avec la redoutable guerrière urbaine schizophrène Typhoid, l’arme ultime pour traverser les défenses de son ennemi.

Lorsqu’en plus on constate que les dessins hardcore de Romita collent avec l’ambiance de violence urbaine du comic, on comprend alors qu’on tient les début d’un authentique chef d’œuvre !

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 15:10

arlington_road.jpg3.gif

 

 

Sorti en 1999, « Arlington road » est un thriller de Mark Pellington.

L’histoire met en scène Michael Faraday (Jeff Bridges) un professeur d’histoire enseignant  à Washington.

Très secoué par la mort de sa femme, agent du FBI tuée dans une opération d’arrestation de terroristes présumés qu’il estime être une totale bavure, Faraday est obsédé par le terrorisme des milices américaines et consacre une large partie de ses cours à ce sujet délicat.

Après avoir sauvé la vie du fils de ses voisins les Lang, grièvement blessé au bras alors qu’il manipulait des feux d’artifices,  Michael se rapproche de Oliver (Tim Robbins) ingénieur en génie civil et de sa femme Cheryl (Joan Cusack).

Il les fréquente dans des soirées entre banlieusards aisés ou leurs enfants respectifs se mélangent et leur présente Brooke (Hope Davis) une de ses ex étudiantes devenue sa petite amie.

Pourtant, Michael va assez rapidement se douter de mensonges concernant le couple Lang, et son naturel paranoïaque va le pousser à effectuer quelques vérifications qui vont lui permettre de comprendre que Oliver Lang est le nom d’emprunt d’un homme du Texas ayant été accusé pour avoir fait exploser à 16 ans une bombe artisanale.

Troublé par ces révélations, Michael va se heurter au scepticisme de Brooke et de son ami Whit Carvett (Robert Gossett), collègue de sa femme au FBI qui le soutient activement depuis la mort de celle-ci.

L’attitude ambigüe des Lang et surtout d’Oliver laisse planer pourtant une sourde menace avant que les voisin ne se lancent dans une explication franche ou Oliver révèle à Michael avoir commis une erreur à 16 ans lorsque son père fermier s’était suicidé après avoir été ruiné par une décision de l’état du Texas d’assécher le cours d’eau qui passait sur sa ferme.

Michael accepte en apparence les confessions d’Oliver et laisse son fils Grant (Spencer Treat Clark) partir camper et pécher avec celui de Lang.

Mais une rencontre fortuite dans le centre commercial de la ville va éveiller les soupçons de Brooke qui va suivre Lang et le voir remettre des boites à de mystérieux complices travaillant dans une entreprise de livraison.

Inquiète, Brooke laisse un message angoissé à Michael mais tombe cette fois sur Cheryl et décède brutalement d’un accident de la route.

Dévasté par la nouvelle, Michael sombre et réalise par Carvett que sa ligne téléphonique a été piratée.

Il demande donc à son ami d’effectuer toutes les recherches possibles sur Lang qu’il soupçonne de faire partie d’un réseau terroriste préparant un attentat dans un centre commercial de Washington.

Le suspens monte d’un cran, lorsque Michael comprend que son fils est probablement en danger dans son camping, à la merci d’un chef scout poseur de bombes et proche de Lang.

Son intuition se révèle juste et il découvre que Grant est détenu par le réseau Lang afin d’exercer un chantage pour se tenir tranquille et laisser l’attentat se dérouler correctement.

Pris à la gorge et se sachant surveiller, Michael se rétracte face aux informations livrées par Whit, puis change brutalement d’avis en tentant de retrouver lui-même son fils aperçu dans une camionnette.

Après une explication musclée avec Oliver, Michael parvient à prendre le dessus physiquement sur son agresseur et fonce à toute allure vers le siège du FBI qui sera selon lui la victime de l’attentat.

Paniqué et stressé, il force les accès de sécurité avec Whit en couverture pour le préserver des gardes et se rue dans le parking du bâtiment à la recherche d’une bombe dans le coffre d’une camionnette.

Malheureusement la camionnette est vide mais Michael comprend que la bombe se situe en réalité dans le coffre de sa propre voiture.

Lorsqu’il se précipite sur celle-ci, il est trop tard et le bâtiment entier explose.

Comble de l’ironie, il devient le principal suspect posthume en raison de son obsessions sur la mort de sa femme, sur le terrorisme et sur ses critiques portant sur le FBI.

En conclusion, « Arlington road » est un pur thriller 100% américain misant tout sur la paranoïa et sur la dangerosité de réseaux terroristes d’extrême droite américains, capable de frapper le pays de l’intérieur.

Cette menace, particulièrement prégnante depuis l’attentat d’Oklahoma City en 1996, a été depuis considérablement minimisée après la démesure des attentats islamistes du 11 Septembre 2001, ce qui fait perdre au film de Pellington une partie de sa force.

Star du film, Jeff Bridges est assez pathétique dans son rôle de mari paumé dont les obsessions mettent rapidement aussi mal à l’aise que le jeu volontairement énigmatique et inquiétant de son partenaire Tim Robbins.

« Arlington road » est donc un film difficile, douloureux, plutôt pénible à regarder, et culmine dans ses scènes finales, assez haletantes.

Idéal pour une deuxième partie de soirée sur TF1 ou M6, mais sans plus.

Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article
19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 18:54

nova_157.jpg2

 

 

Nouveau saut dans le temps avec « Nova n°157 ».

Paru en 1991, « Nova n°157 » continue à donner la part belle aux Fantastiques pris en main par John Harkness (scénario) et Rich Buckler (dessins).

Dans ce numéro assez confus, des copies des vrais Fantastiques crée par le gardien Aron avec une Chose encore plus difforme et une Miss Marvel elle aussi revêtue de pierre prennent la place des vrais et impose une taxe payante pour leurs service ce qui provoque la colère des Vengeurs (Thor, Captain america, Hercule, Docteur Strange) , venus sur place leur réclamer des comptes.

Téléportés au Canada en plein combat, les Fantastiques un brin déboussolés retrouvent leurs doubles aux prises avec leurs ennemis les Terrifics (le Sorcier, Klaw, Titania)

Une lutte entre vrais et faux Fantastiques avec les Terrifics au milieu s’engage alors, le tout se montrant particulièrement difficile à suivre.

Les clones sont finalement terrassés et les Terrifics prennent la fuite, sous les yeux amusés de Aron qui reconnait avoir joué avec les FF avant de s’éclipser avec une totale insouciance !

Place ensuite au génial John Byrne qui tente de lancer la sculpturale Miss Hulk dans un épisode disons le franchement à dormir debout ou la belle se trouve catapultée dans l’espace par une fusée spatiale et prise en charge par le ridicule Razorback travaillant avec un dénomé Poppa le gérant d’une station spatiale chargée d’accueillir des routiers de l’espace.

Alors que Poppa attend des nouvelles de son associé Ulysse, son camion spatial percute violemment la station, laissant apparaitre de sa carcasse un monstre poilu géant appelé Xemnu.

Gerry Conway (scénario) et Sal Buscema (dessins) offrent une plaisante récréation à Spider-man, aux prises avec un ennemi difficile à prendre au sérieux, le ridicule Piégeur et ses pistolets lanceurs de colle ultra résistante.

En réalité le Piégeur entre dans un plan de plus grande envergure destiné à inverser les ennemis de plusieurs super criminels (Fatalis, Magneto, le Caid, le Sorcier) afin de les surprendre et de les vaincre.

Ivre de reconnaissance, le Piégeur ennemi de Daredevil, clame un peu trop tôt avoir tué Spider-man pris par sa nouvelle colle à prise ultra rapide, mais est totalement pris de court lorsque Spidey qui a hérité de pouvoirs supplémentaires (projection d’énergie, animation de sa toile)  après un choc électrique le bat aisément.

On termine avec le must, le Surfer d’argent, mon super héros préféré, toujours coaché par les géniaux Jim Starlin (scénario) et Ron Lim (dessins), avec cette fois un superbe face à face avec Thanos, revenu une nouvelle fois d’entre les morts, qui tente de lui exposer sa philosophie justifiant la destruction de la moitié de l’univers pour équilibrer le ratio entre espèces vivantes et mortes, avec une logique fondée sur la nécessité d’alimenter le cycle de créations et destruction confondante de justesse.

Le Surfer se rebiffe contre des moyens aussi radicaux, mais Thanos le manipule, le faisant voyager sur Terre pour qu’il recueille des bactéries afin d’infecter malgré lui un monde extra terrestre appelé Salaria peuplé de petits êtres inoffensifs.

Pris entre sa volonté d’arrêter Thanos et le dilemme de sauver, le Surfer prend finalement la décision de laisser fuir le titan et répare le mal en injectant un antidote aux survivants de Salaria.

Il ignore que sur un autre monde, Drax le destructeur, ennemi naturel de Thanos est revenu à la vie dans le but d’accomplir sa mission.

En conclusion, le temps passe et « Nova n°157 » s’érode.

Malgré le talent graphique irréprochable de Buckler, les aventures des Fantastiques ne ressemblent à rien et meme le génial Byrne, se montre assez peu inspiré avec cette délirante histoire de routiers de l’espace dans laquelle il plonge la sexy et athlétique Miss Hulk.

Spider-man semble lui en dessous de tout face un ennemi ridicule, meme si Conway semble ménager une suite plus intéressante.

Il reste le Surfer d’argent pour hausser le niveau, avec face à lui sans doute le pire criminel de l’espace, Thanos, infiniment supérieur aux redoutables Fatalis et autres Méphisto qu’il surclasse en pouvoir et en intelligence.

Compte tenu de mon fort attrait pour le mythique Surfer d’argent qui combine majesté des images avec réflexions philosophiques sur l‘équilibre nécessaire entre vie et mort , « Nova n°157 » reste cependant digne d’intérêt, mais pour combien de temps ?

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 17:56

nova_139.jpg4.gif

 

 

Nous sommes à présent en 1989 avec « Nova n°139 ».

Byrne a laissé les rênes des 4 Fantastiques aux réputés Steve Englehart (scénario) et John Buscema (dessins) et le duo montre une équipe ou la Chose est devenue leader suite au retrait des époux Richards pour élever leur jeune fils Franklin, grandement perturbée par l’arrivée de l’Inhumaine Crystal, venue s’expliquer avec son mari, le turbulent Vif-argent détenu dans une cellule du Baxter Building en raison de ses brusques accès de démence.

La proposition de la Chose pour que Crystal capable de maitriser les éléments, réintègre l’équipe est très mal perçue par la Torche, qui a été longtemps son petit ami et avant de se mettre avec Alicia, la propre ex de Grimm.

L’explication est musclée entre les deux plus bouillants membres des FF, mais elle n’est en rien comparable à celle entre Vif-argent d’une brutalité sans commune mesure et Crystal.

Le mutant renie ses liens de mariage avec la belle et déchaine son pouvoir de supervitesse contre elle, mais l’élementale parvient in extremis à triompher et à dompter la crise de folie de son mari.

Les choses semblent alors se normaliser, Richards mettant au point un sérum pour permettre à Crystal de séjourner sans dommage loin du fief des Inhumains, tandis que la Torche, Alicia et Jane acceptent l’idée d’un retour.

Mais l’arrivée impromptue de Fatalis provoque un brusque regain de tension, et Paul Neary (dessins) montre alors un monarque prêt à tout pour enlever Franklin Richards à ses parents afin d’utiliser ses immenses pouvoirs cosmique pour l’aider à arracher sa Mère des griffes du seigneur du Mal, Méphisto, qu‘il ne peut malgré son génie, défier seul.

Après le refus prévisible des parents, Fatalis déchaine une armée de robots contre les FF et enlève par force Franklin, ce qui oblige les FF meme désorganisés à se mobiliser pour se lancer à sa poursuite.

Gerry Conway (scénario) et Sal Buscema (dessins) prennent alors en charge Spider-man, qui s’allie par un concours de circonstances au justicier controversé le Punisher  en guerre contre le redoutable chef mafieux Tombstone, qui a tué un de ses amis avocats et grièvement bléssé Joe Robertson, éditeur et ami de Peter Parker au Daily Bugle.

Dans les faits, le géant albinos se montre un adversaire terrible, attirant le Punisher dans un guet append, et le soumettant au pouvoir d’un mutant appelé le Persuadeur afin d’annihiler sa volonté, tandis que Parker tente désespérément de faire témoigner un Robertson cloué sur son lit d’hôpital contre son ennemi Tombstone.

Pour terminer, on change brutalement de dimension avec le Surfer d’argent de Steve Englehart (scénario) et Ron Lim (dessins) pris dans une intense bataille cosmique top niveau mettant aux prises deux géants du panthéon de l’Univers, Galactus tentant de repousser une invasion de l’Intermédiaire, puissance élémentaire du monde imaginaire symbolisant la frontière entre Ordre et Chaos tentant d’envahir le monde réel.

La lutte entre les deux titans de l’espace avec pour arbitres de luxe le Surfer d’argent, Nova , les Fantastiques et les Doyens de l’Univers ressuscités de leur destruction par Galactus, est digne de figurer dans les annales de Marvel.

Alors que la lutte se rapproche d’un trou noir symbolisant la frontière entre les deux mondes, ou l’Intermédiaire semble avoir le dessus, les hérauts et les doyens combinent leurs pouvoirs pour propulser l’Intermédiaire dans son royaume d’origine ou il est sévèrement châtié pour sa rebellion par ses maitres, Ordre et Chaos, ce qui met fin à la menace d’invasion.

En conclusion, meme si l’absence de Byrne semble affecter sensiblement la qualité des aventures des Fantastiques, Englehart et ses dessinateurs s’en sortent plutôt honorablement et parviennent à maintenir un bon niveau global.

De son coté, Spider-man sous l’impulsion de Conway progresse véritablement avec l’apparition d’un criminel de premier rang, véritablement effrayant et charismatique Tombstone et de toute l’atmosphère de polar qui suit.

Le lecteur est enfin subjugué par l’aventure incroyable imaginée par Englehart et exécuté de main de maitre par le génial Lim, avec cet affrontement homérique ou l’omnipotent Galactus trouve un ennemi à sa mesure, capable de lui causer de sérieux dommage.

Entre science fiction de haut niveau et polar épicé, le lecteur ne peut donc que jubiler de satisfaction !

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 16:54

nova_111.jpg4.gif

 

 

Dévorés par la curiosité, nous embrayons sans coup férir sur « Nova n°111 » sorti également en 1987.

Le lecteur amateur des 4 Fantastiques version John Byrne est immédiatement mis dans le bain, puisque Gladiator fait à présent face aux X-men après avoir déjà dégommé en deux temps trois mouvements les Fantastiques.

Mais ces X-men semblent disposer de pouvoirs particuliers capables d’émettre certaines rafales énergétiques lui faisant souffrir le martyr.

Le combat n’est donc pas aussi aisé que prévu pour le champion de la garde impériale Shi’ar.

Mais logiquement alertés par le fracas de ce combat en plein New-York, Captain america et Spider-man ne tardent pas à intervenir, ce qui laisse aux Fantastiques le temps de reprendre leurs forces face à la violence de l’assaut initial.

De manière assez étrange, Diablo attaque Spider-man et manque de le tuer, arrêté in extremis par le bouclier de Captain america qui est ensuite lui-même logiquement surclassé par la puissance de Colossus.

Les forces s’équilibrent quand la Chose lutte pied à pied avec le X-man d’acier, tandis que Diablo se change mystérieusement en Angel pour porter un terrible coup à un Gladiator sonné par ces rafales qu’il ne peut parer.

Au cours du combat, Cyclope est atteint par un débris de métal et décède, laissant apparaitre sa véritable nature de Skrull.

Les FF comprennent donc qu’ils ont affaire à de faux X-men copiant leurs pouvoirs par l’usage d’armement technologiques et prennent alors logiquement le dessus sur leurs adversaires.

La rage de Gladiator est également douchée par l’intelligence de Richards qui lui fait attaquer sans succès le bouclier indestructible de Captain america et ainsi douter de sa force, ce qui le rend vulnérable à une simple attaque de l’Invisible suffisante pour le mettre KO.

Richards a en effet compris que l’invincibilité de Gladiator est liée à sa confiance en lui.

Finalement raisonné, Gladiator comprend son erreur et embarque les Skrulls capturé.

Spider-man, scénarisé par Len Kaminski et dessiné par Joe Brozowski, se montre toujours étrangement éducatif, aidant cette fois un jeune cambrioleur lui ayant dérobé son costume pour essayer de l’imiter sans succès, à revenir sur le droit chemin en ouvrant un magasin d’électronique.

Iron-man enfin pris en main par Denny O’Neil (scénario) et Mark Bright (dessins) se trouve sous la menace de son vieil ennemi Obadiah Stane qui transfert l’esprit de Madame Masque dans celui de Bethany Cabe, une des petites amies de Tony Stark pour mieux déjouer ses défenses et l’assassiner.

Stark échappe par un concours de circonstance aux balles de Madame Masque en conservant son armure, et en s’éclipsant pour contacter son ami Henry Pym, seul capable de le faire rapetisser assez pour pénétrer dans les circuits informatique des serveurs informatiques de Stane, contenant les fichiers voler de Stark International.

C’est donc un Iron-man modèle fourmi qui pénètre dans les arcanes physiques des systèmes d’informations, déjouant les Emarks, drones miniatures redoutables dans cet espace confiné.

Iron-man parvient finalement à récupérer des données bancaires et à réintégrer le monde des humains juste à temps pour que la véritable Bethany Cable, échappée de la prison de Stane, n’intervienne pour neutralisée Madame Masque.

En conclusion, « Nova n°111 » est à n’en pas douter un grand numéro de la série.

Toujours fascinant dans ses scénarios et ses dessins parfaits, Byrne conclut en beauté le crossover Gladiator-Fantastiques avec les X-men (meme faux !) et Captain america en guets de luxe !

Le lecteur est comblée dans ce mini format réunissant autant de qualité débridée.

Spider-man continue lui à raser les pâquerettes dans un numéro donneur de leçon assez pourri, quand à Iron-man, il subjugue littéralement le lecteur par cette jolie incursion dans le monde miniaturisé des micro composants de l’informatique !

En toute objectivité, Nova côtoie à cette époque l’excellence !

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 16:24

nova_110.jpg4.gif

 

 

Après les Strange, Special Strange, Titan et autres Spidey, voici for logiquement Nova le petit dernier de la bande chez Lug diffusé en petit format pendant près de vingt ans en France.

Petit format ne signifie pas pour autant qualité au rabais comme le montre « Nova n°110 » sorti en 1987.

Avec John Byrne (dessins/scénario) aux commandes, les 4 Fantastiques, série phare du mensuel comme pouvaient l’être les X-men dans Special Strange, se trouvent propulsés dans une aventure étrange ou la Lune des Inhumains se trouve ni plus ni moins que capturée par un vaisseau extra terrestre d’une taille défiant l’imagination.

Réduits à l’état d’insectes dans un environnement dépassant la mesure humaine, les FF tentent de protéger le Inhumains de la curiosité malsaine d’un géant extra terrestre désirant les étudier sans se soucier des conséquences pour des créatures qu’il estime insignifiantes.

La Torche humaine, la Chose et l’Invisible sont éliminées par le géant dans leurs dérisoires efforts pour empêcher l’inéluctable et seul l’esprit logique de Red Richards permet de comprendre que tout ceci ne peut être réel mais est le fruit d’un cauchemar collectif.

L’Inhumain Triton qui avait subi l’influence d’un cristal maléfique est donc arraché par Richards à sa rêverie et peut ainsi quitter cette zone sub lunaire dangereuse.

Une seconde aventure signée Byrne montre l’attaque spectaculaire de Gladiator contre les 4 Fantastiques qu’il prend pour des Skrulls dont il traquait le vaisseau dans l’espace.

Mu par une rage incoercible, Gladiator attaque les FF avec une puissance rarement observée dans l’univers Marvel et fait étalage de pouvoirs similaires à ceux d’un Superman iroquois.

Il souffle la flamme de la Torche, ridiculise physiquement la Chose (alors que Hulk lui-même avait eu de grandes difficultés), fait céder le champs de force de l’Invisible qui résiste honorablement pour préserver son fils Franklin et parvient même à soulever une partie du Baxter Building à mains nues !

Mais alors qu’on pense la cause entendue, les X-men (Colossus, Cyclope, Tornade et Diablo)  font leur apparition ce qui change fortement la donne !

Spider-man, décidément omniprésent à cette époque est pris en mains par Peter David (scénario) et Bob Mc Leod (dessins) pour intervenir dans une délicate prise d’otages ou un groupe de personnes âgées contenant la tante May est à la merci de voyous déterminés à se venger de Popchick vieil homme ayant tiré sur eux pour se défendre lors d’une agression.

L’atmosphère est particulièrement tendue dans la maison assiégée par la police, ou les voyous font preuve d’une grande cruauté, et l’intervention de Spider-man ne peut empêcher l’un des vieillards de se faire justice en faisant tuer le leader des voyous.

Iron-man pour terminer avec Danny Fingeroth (scénario) et Paul Ryan (dessins) avec un vengeur doté d’une nouvelle armure rouge et blanche flamboyante, qui est mise à l’épreuve par l’attaque d’un super criminel en armure particulièrement astucieux, l’Inventeur.

En usant de nombreux gadgets capable de désactiver les ressources d’Iron-man, l’Inventeur espère lui ravir son armure et y parvient presque, lorsque Ka-zar, loin de sa foret et en pleine crise existentielle à Los Angeles, vient avec son courage inébranlable lui prêter main forte.

En conjuguant ses efforts, le duo incongru de la technologie et de la sauvagerie animale parvient à terrasser le coriace scientifique, et Ka-zar requinqué par cette expérience, décide dans la foulée de rejoindre sa chère Terre sauvage.

En conclusion, ce « Nova n°110 » est mémorable en raison de l’imagination géniale de Byrne qui parvient à insuffler de grande histoire de Science fiction aux Fantastiques tout en croisant intelligemment leur univers avec celui des X-men, en introduisant l’invincible super guerrier de l’espace, Gladiator, que je remercie fortement d’avoir fait taire une bonne fois pour toute cette grande gueule de la Chose à coups d’autobus sur la tête !

En comparaison, ce Spider-man englué dans un épisode tendancieux d’auto-défense est bien entendu à la traine, tandis que cet Iron-man californien aidé d‘un improbable Tarzan, demeure sympathique mais forcément anecdotique.

Vous l’aurez compris, pour moi sans Byrne, point de salut !

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 10:16

nuit_archange.jpg

  3.gif

 

Retour sur un polar du début des années 2000 que j’avais découvert lors de mes premières lectures, « La nuit de l’archange » de Julie Gartempe.

« La nuit de l’archange » raconte l’histoire tragique d’une jeune femme de dix huit ans, Alexis Verdier, martyrisée par son père Michel, un chirurgien influent de la Haute Saone qui depuis sa plus petite enfance lui inflige des sévices sexuels.

Soumise à l’influence de son père, Alexis a fini par se résigner à son sort et considère que les lâches silences de sa Mère comme un consentement tacite.

Pourtant, le jour des résultats de son bac, Alexis aidée par Nicole un de ses professeurs à qui elle a fini par se confier, prend la courageuse décision de fuir le foyer parental pour tenter d’échapper à l’emprise de son père.

Perdue dans le relatif anonymat de Paris, Alexis se cache dans de petits hôtels, goutant à une liberté encore fragile mais bienfaitrice.

A Paris, elle peut développer sa passion pour la musique et écume les clubs de jazz ou ses talents de musicienne ajoutés à son physique avantageux de grande blonde, ne tardent pas à lui permettre de décrocher des petits contrats suffisants pour vivre de son art.

Pourtant un accident de moto sur le périphérique va la propulser sur le chemin de Luca Sgambatto, policier de la brigade des stupéfiants, qui va la secourir sur place, avant que Alexis apeurée et farouche, ne disparaisse sans laisser de traces.

Après avoir été intrigué par le comportement de la jeune fille, Luca, pense avoir tourné la page et se montre surpris lorsque il retrouve Alexis dans les bureaux d’un commissariat après qu’elle ait été agressée dans un cinéma par un pervers sexuel, Samuel Horn.

Malgré le choc de son agression, Alexis tient tête de manière effrontée aux policiers, ne souhaitant révéler aucune information concernant son passé.

Horn de son coté est impliqué dans une autre affaire encore plus abjecte ou il a assassiné sauvagement une prostituée toxicomane et son client, que Luca et son équipe avaient mis sous surveillance.

Tandis que Alexis se remet du choc, Horn est retrouvé lui-même assassiné de manière subtile, avec une overdose maquillée en suicide.

Le bourru et solitaire Luca utilise les compétences d’un médecin de la police judiciaire pour tenter de décrypter la personnalité complexe d’Alexis et les verrous qui bloquent l’avancée de l’enquête.

Les évènements se précipitent lorsque Alexis est finalement retrouvée par son père qui l’agresse sauvagement dans sa chambre d’hôtel, la violant, la blessant et l’humiliant aussi bien physiquement que psychologiquement.

Cette fois Alexis ne peut dérober à un interrogatoire serrée mené par Jean-François Martinez, collègue mais néanmoins rival de Luca.

Luca parvient à s’interposer entre le brutal Martinez et une Alexis en état de choc, et prend sur lui de recueillir la jeune femme chez lui.

Fasciné depuis le début par la beauté et le mystère autour d’Alexis, Luca succombe finalement à ses charmes et noue une relation ambigüe avec elle.

Après une virée en moto dans le Vexin français qui lui redonne un peu d’oxygène, Alexis fausse une nouvelle fois compagnie à son amant protecteur et file directement retrouver son père ravi d’assoir à nouveau son emprise sur sa fille.

Alexis est droguée et enlevée par Verdier qui la séquestre dans une maison isolée dans la campagne de Haute Saone.

Elle y découvre sa mère, elle aussi enlevée et réduit à l’état de larve toxicomane par le multiples injections que lui fait subir son pervers de mari.

Mais dans le même temps, Luca ne reste pas inactif et l’enquête permet d’identifier Verdier comme principal suspect.

Une perquisition à la clinique du chirurgien confirme son addiction aux drogues, et une autre à son domicile met en évidence des clichés compromettant mettant en scène une Alexis enfant dans des situations dégradantes.

La confirmation de deux IVG réalisées par Verdier sur Alexis pour lui faire éliminer les enfants qu’elle avait de lui, finissent d’enfoncer le chirurgien.

De son coté, après avoir recouvré ses esprits, Alexis prend la décision la plus forte de sa vie en se rebellant contre son père et le blessant au  visage à l’aide d’une seringue.

Elle fuit dans la campagne glacée en plein mois de Décembre, courant jusqu’à l’épuisement dans les forets et champs avant d’être récupérée à demi mourante par un chauffeur routier.

La police utilise un chien pour retrouver la maison de Verdier, découvre les vestiges d’une lutte et le cadavre de la mère.

Le lien est fait avec la jeune fille retrouvée mourante, mais Luca comprenant que Verdier ira jusqu’au bout pour sa fille, se rue à l’hôpital.

Les deux hommes conviennent d’un rendez vous seul à seul au cours duquel Verdier provoque un accident de la route, suffisant pour faire perdre conscience à Luca.

L’homme est heureusement abattu par la police, laissant le champs libre au couple pour tenter de se construire, loin de l’influence de ce père malade et destructeur.

En conclusion, « La nuit de l’archange » appartient à la catégorie des polars très sombres voir glauques, flirtant avec l’insoutenable parfois.

Gartempe se complait visiblement à salir la beauté angélique de son héroïne, en en faisant la marionnette de jeux incestueux abjects.

Derrière les scènes chocs et la romance un peu cliché entre un policier brute solitaire au grand cœur et une belle paumée mystérieuse, se cache un réel talent d’écriture, capable de tenir le lecteur brillamment en haleine dans une intrigue vivante et parfaitement maitrisée.

Nul doute que fort de tous ces ingrédients à base de suspens, sexe et violence ,  « La nuit de le l’archange » constitue un roman noir particulièrement intense qui ne laissera personne indifférent.

Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens