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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 22:50

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Intéressons nous à présent à une musique plus froide et calme avec la new wave de Depeche mode, groupe majeur révélé au milieu des années 80.

En 1987, pleine année de ma jeunesse, « Music for the masses » et sa pochette simplissime déferlent sur les ondes radio et propulsent le quatuor anglais sur le devant de la scène.

On débute par « Never let me down again » premier tube sur lequel on retrouve le savoir faire du groupe, à savoir ce son sombre, dense, l’omniprésence des synthétiseurs d’Alan Wilder très accrocheurs et la voix belle et triste de Dave Gahan.

L’auditeur peut ensuite se lover confortablement dans la mélancolie hypnotique qui l’enveloppe sur « The things you said » pour encaisser un second hit de rang sur « Strange love » un peu plus dynamique sur ses refrains bien amenés.

L’odyssée dans le grand froid continue sur « Sacred » aux refrains heureusement plus lumineux, avant de subir le lent engourdissement mortel de « Little 15 » et « Behind the Wheel ».

Ce ne sont pas les soupirs et la sensualité douloureuse de « I want you know » qui viendront arracher l’auditeur à sa torpeur qui s’enfonce en réprimant un frisson dans la noirceur ténébreuse de « To have and to hold ».

Depeche mode insuffle enfin un peu de vie sur le très fluide « Nothing » qui glisse avec élégance, enchainé d’un puissant instrumental néoclassique au nom d‘onomatopée de bande dessinée « Pimpf ».

La fin n’en finit pas de finir avec de nouveaux instrumentaux « Agent orange » plus feutré et atmosphérique et un mix complètement électronique de « Never let me down again » idéal par son énergie soutenue pour une soirée techno ou une bande son de jeux vidéo.

On passera sur un « To have and to hold » dont le remix n’a aucun utilité pour se focaliser sur le dernier titre de l’album, « Pleasure, Little treasure » dont le coté électro et entrainant destine à une belle carrière en discothèque.

En conclusion, malgré son succès et quelques hits pop incontournables devenus des standards de la musique pop, « Music for masses » s’écarte grandement du rock voir de la new wave dans sa phase terminale pour s’orienter vers un style flirtant avec la techno ou la dance music et enflammer ainsi les dancefloor des amateurs de musiques plus électroniques.

Avec pareil potentiel commercial, le succès est logiquement au rendez vous mais me laisse pour ma part de marbre.

Si je reconnais un certain savoir faire au groupe, difficile en revanche de me passionner à cette new wave d’une froideur inouïe et d’un très grand statisme dans sa première partie avant une seconde partie basculant dans un tout autre monde que je goute pas vraiment.

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Published by Seth - dans Pop
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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 22:14

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Retour à mon style musical de prédilection, le heavy metal classique avec « The last in line », second album de Dio.

Après un « Holy diver » très remarqué, Ronnie James Dio conserve  en 1984 les mêmes musiciens Vivian Campbell à la guitare, Vinnie Appice à la batterie, Jimmy Bain à la basse et recrute en plus Claude Schnell aux claviers.

Usant une nouvelle fois d’une pochette impressionnante, mystique et démonique, « The last in line » débute par un « We rock » musclé et bien balancé bien que relativement peu original.

Le niveau s’élève avec « The last in line » qui après une belle introduction musicale gravit des sommets d’intensité épique avec un chanteur en très grande forme.

Dio reprend ensuite son martèlement avec « Breathless » nerveux mais beaucoup trop répétitif sur ses quatre minutes, avant de faire preuve de plus de verve sur le bien nommé « I speed of light » qui rentre bien par sa vélocité dans les canons du heavy metal de l’époque.

On reste dans le heavy costaud avec « One night in the city » rendu enthousiasmant par ses refrains en acier trempé.

Dio se sublime ensuite sur « Evil eyes » magnifique hits rapide, rythmé et fluide.

Si « Mystery » n’atteint pas la splendeur de son prédécesseur, il passe néanmoins sans encombre le cap de l’honnête divertissement tandis que la fin du disque de dessine à présent sur l’abrupte falaise avec « Eat you heart out » plat et décevant malgré les efforts louables de Campbell et un « Egypt (the chains are on) » titre sabbathien lourd et profond plus conforme au standard développé par Dio sur ce disque.

En conclusion, même si je ne suis pas un admirateur de la carrière solo de Dio, « The last in line » est un bon album de heavy metal.

Tout ceci manque sans doute de vivacité et de puissance pour égaler le Judas priest de la grande époque, mais Dio se montre ici capable de produire deux titres de grande classe (« The last in line », « Evil eyes ») , le reste du disque formant un ensemble très homogène agréable à défaut d’être ébouriffant.

Avec ce second disque solide et parfois inspiré ou les claviers apportent une dimension supplémentaire au hard parfois basique, Dio montre qu’il est capable de tailler sa route en solo en se basant sur ses propres capacités d’interprétation et de composition.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 19:54

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Nous approchons à présent de la conclusion de la saga cosmique imaginée en 1993 par Jim Starlin et mis en images par Ron Lim avec « La guerre du pouvoir, tome 3 ».

Après que le Mage ait porté un coup majeur en capturant Adam Warlock et le gant de d'Eternité, l’action s’accélère et les héros tentent alors une action d’envergure menée par les plus puissants télépathes (Professeur X, Strange girl, Dragon Lune, Psylocke) pour provoquer un grand mouvement de résistance mentale des terriens.

Obéissant à une idée audacieuse de Thanos, Quasar se met en position avec l’anéantisseur ultime mais coince au moment d’actionner le mécanisme de mise à feu, ce qui permet au Mage de le paralyser.

Du coté de la plaidoirie de Galactus, le Tribunal vivant plus haute instance cosmique de l’univers refuse de se prononcer sur la réactivation des joyaux de l'infini, reléguant cette décision à Eternité, malheureusement paralysé.

On retrouve tout le caractère de leader du Dévoreur des mondes, qui envoie Gamorra à l’intérieur du corps du malade pour briser son état catatonique.

Le Mage est également perturbé par l’attaque conjointe de Kang et Fatalis pour s’emparer de son pouvoir.

Après un fléchissement sous la surprise et la violence de l’attaque, le Mage secoue durement Kang qui est achevé par son ancien allié, mais privé de son cristal container d’énergie, subit la loi d’un Fatalis déterminé à lui arracher le gant d’Eternité.

Le synchronisme des actions joue encore une fois pour le Mage car Eternité, ranimée par Galactus autorise les cinq joyaux de l’Infini à fonctionner ensemble, ce qui le dote d’une puissance inimaginable.

Libérée de la Quasar, le tMage apprend à maitriser rapidement le pouvoir de Dieu.

Les héros tentent alors une attaque désespérées et se heurtent à leurs doubles, mais cette diversion permet à Thanos de pénétrer dans le vaisseau du Mage, et de lutter pied à pied avec son double, dernier rempart avant d’arriver à la menace ultime.

Usant de ses pouvoirs, le Mage mate la révolte des héros, capturant même Galactus et ses hérauts.

Il défait Thanos en combat singulier mais doit défendre son gant contre Adam Warlock dans une lutte décisive pour la survie de l’Univers.

Mais Warlock est possédé par Eternité qui combat à ses cotés pour emporter la victoire finale.

Une fois le Mage expédié dans un les recoins de l’âme de Warlock, Eternité rétablit l’annulation d’utilisation des joyaux entre eux.

Epuisé par la lutte, Warlock git inconscient tandis que Thanos revenu sur sa planète solitaire, s’abime dans des réflexions philosophiques sur la sagesse nécessaire pour posséder un pouvoir démesuré, tout en s’inquiétant de la manifestation éventuelle du coté « bon » de l’âme de Warlock.

En conclusion, « La guerre du pouvoir, tome 3 » est une belle conclusion de cette saga rondement menée par le duo Starlin/Lim.

L’action est trépidante avec plusieurs niveaux même si les héros n’ont au final qu’un rôle de faire valoir face aux puissances dominantes s’opposant au Mage : Galactus, Thanos et Warlock.

On appréciera les qualités de stratège de Fatalis, qui manque in extremis de réussir le pari insensé de posséder le gant de l’Eternité et offre un des rebondissements les plus excitants de la saga.

Les fans les plus exigeants trouveront sans doute que cette quête recèle un fort gout de déjà vu, la personnalité du Mage faisant pale figure face à celle plus complexe et émouvante de Thanos.

Nous ne leur donnerons pas tort, reconnaissant néanmoins le travail honnête de Starlin et le style graphique toujours de très haut niveau de Lim.

« La guerre du pouvoir » n’est donc pas le meilleur crossover cosmique de chez Marvel, mais se lit néanmoins avec un certain plaisir.

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 22:18

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En 1993, le duo Jim Starlin/Ron Lim donne une suite à la saga commencée avec « La guerre du pouvoir, tome 2 ».

On commence par réaliser que grâce au champs de force de Jane Richards et au pouvoir du marteau de Thor, les héros ont survécu à la bombe gamma sensée les détruire et s’organisent pour retrouver la trace de leur mystérieux agresseur entrevu alors qu’il récupérait trois de ses créations.

Avec Captain america aux commandes, les héros font appel aux pouvoirs stellaires de Quasar qui confirme la paralysie d’Eternité par une force inconnue et incommensurables, puis les pouvoirs mystiques conjugués de sorciers comme Shaman, Sorcière rouge, Docteur Druid et Agatha Harkness pour localiser le Mage.

C’est pourtant Galactus guidé par le Docteur Strange qui se rapproche le plus rapidement du Mage entrainant dans son sillage Fatalis et Kang, qui se font les plus discrets possibles.

La réaction du Mage est aussi brutale que spectaculaire avec la destruction de leur vaisseau.

L’équipe de Thanos/Adam Warlock fait preuve de plus discrétion et se rapproche du Mage avec Kang et Fatalis toujours en embuscade.

Mais le Mage semble avoir tout prévu et s’arrange pour que l’attaque massive des super héros tombe sur Thanos et sa bande, neutralisant ainsi ses ennemis en un combat fratricide tandis que une attaque simultanée des doubles occupe sur Terre les héros restants.

Kang et Fatalis profitent du chaos pour pénétrer à l’intérieur du vaisseau du Mage et découvrent le cristal sensé être la source de son pouvoir.

Ils le désactivent et comprennent que le Mage a réussi à accumuler dans d’autres mondes cinq joyaux de l’âme qui alimentent le cristal.

Pourtant ces joyaux puissamment protégés, leur restent inaccessibles.

Galactus intervient mettant fin au combat entre héros en les intégrant dans son vaisseau reconstitué après l’attaque du Mage.

Sur Terre, les héros triomphent des doubles et dans l’espace, avec Galactus en leader, l’alliance contre le Mage prend alors une autre tournure : Adam Warlock réunit les cinq joyaux de l’infini dans le fameux gant d'Eternité, Thor est envoyé aux cotés du Gardien pour servir de relais de transmission et Galactus accompagné de Gamora part à la rencontre d’une des plus fameuse entités cosmiques du monde Marvel, le Tribunal vivant, seul capable d’autoriser à nouveau les joyaux à opérer de nouveau ensemble.

Mais le Mage, qui semble posséder le timing parfait surgit du néant pour enlever Warlock et le gant d'Eternité

Thanos comprend alors que le Mage les a joué et réussit à trouver dans le vaisseau de Galactus l’annéantisseur ultime, seule arme selon lui capable de tuer le Mage.

Il charge Quasar de la lourde charge d’actionner l’arme tandis que Galactus s’approche du Tribunal pour sa plaidoirie …

En conclusion, « La guerre du pouvoir, tome 2 » prend plus d’intérêt et de consistance que le premier tome, avec une action soutenue, des nombreux rebondissements et une puissante dimension épique qui s’installe.

Porté par le style flamboyant et étincelant de Lim, on prend de plus en plus de plaisir à cette action à multi niveaux, mettant en avant des acteurs de premier plan comme Thanos, Galactus, Warlock mais également les outsiders Fatalis et Kang en parfaits opportunistes.

Malgré cela, le Mage semble posséder encore une longueur d’avance, ce qui ne fait que donner davantage envie de se précipiter sur le troisième tome !

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 21:29

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Sentant bon le filon des folles aventures cosmiques de Thanos, Marvel exploite la veine du crossover en introduisant en 1993 une nouvelle saga, « La guerre du pouvoir » signée du duo star Jim Starlin (scénario) et Ron Lim (dessins).

Dans le premier tome, les êtres les plus sensibles de l’Univers détectent des variations anormales de flux d’énergie, ce qui conduit Galactus a constater que Eternité symbole vivante de l’univers réel est placé dans un état de catatonie et Thanos, solitaire et curieusement pacifié, à quitter sa planète reculée pour explorer l’origine du phénomène.

Arrivé sur place, Thanos découvre un vaisseau spatial drainant une énergie colossale au moyen d'un cristal, et tombe sur un être appelé le Mage, sensé représenté le double maléfique d’Adam Warlock.

Doté d’un insatiable appétit de conquête, le Mage ne désire ni plus ni moins que la conquête de l’Univers, et est déçu par le nouvel état d’esprit plus pacifique de Thanos.

Les deux créatures ne s’entendent guère et Thanos est contraint de se téléporter dans l’espace face à l’attitude menaçante de son hôte qui pour des raisons inconnues recrées des doubles des super héros, en y incluant Thanos lui-même.

En réalité, le Mage déploie ses doubles démoniaques sur Terre pour agresser les super héros et trois d’entre eux : Œil de Faucon, Iron-man et Mister Fantastic succombent sous leurs assauts aussi soudains que violents.

Le docteur Fatalis qui a eu connaissance de ce formidable afflux d’énergie, convoque son double futur Kang pour une association de malfaiteurs vivant à s’approprier ce fabuleux pouvoir et les deux hommes bien que se haïssant intimement, font alors cause commune.

Alors que Thanos, inquiet pour la survie du monde va cherche de l’aide auprès d’Adam Warlock, Drax, Gamorra et Pip detenant chacun un des joyau de l'infini, Galactus requiert de son coté l’aide du Docteur Strange, du Surfer d’argent et de Nova  pour localiser l’émetteur d’énergie de la Terre.

L’équipe de Thanos pénètre le royaume de la Mort pour interroger le puis de l’Infini et découvrir les origines du Mage, vaincu une première fois par son double Adam Warlock avant de réapparaitre doté d’un pouvoir en apparence sans limite.

Sur Terre, le faux Richards convoque tous les super héros au Baxter Building, mais Wolverine qui a lui échappé à l’attaque d’un double, le dénonce, ce qui avec des personnalités aussi hargneuses que celle de Hulk provoque une bagarre générale aboutissant à l’explosion du dernier étage, soufflé par une bombe gamma.

Ce premier tome s’achève par le sentiment que même sans connaitre les intentions du Mage, celui s’avère un grand manipulateur poussant le vice jusqu’à faire de son ennemi Thanos un lieutenant docile.

En conclusion, « La guerre du pouvoir, tome un » se contente de mettre en place une nouvelle et mystérieuse menace si formidable que Thanos ou Galactus parfaits anti héros, sont contraints de s’allier avec les traditionnels super héros pour combattre cet ennemi.

Pour être tout à fait franc, le personnage au look d’humanoïde violet ne se révèle en rien remarquable tout comme ses motivations, qui bien que floues tournent autour du pouvoir absolu.

Malgré la qualité toujours merveilleuse de la plume de Lim, « La guerre du pouvoir » et ses combats de doubles peu intéressants, recèle trop un gout de déjà vu pour pleinement accrocher le lecteur …

A moins que la suite ..

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 17:05

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Cela faisait de longues années que je désirais voir « La loi du milieu », vieux film de gangsters de Mike Hodges.

Adapté d'un roman de Ted Lewis en 1971, « La loi de milieu » raconte la quête d’un tueur de la pègre londonienne, Jack Carter (Michael Caine), qui se rend à Newcastle pour découvrir ce qui est arrivé à son frère Frank mort le week end.

Contre l’avis de ses patrons les Fletcher, Carter qui est natif de Newcastle laisse sa pulpeuse petite amie Anna (Britt Ekland), se rend sur place et mène une enquête serrée auprès de ses contacts locaux comme Eric Pierce (Ian Andry) chauffeur du parrain de la ville, Cyril Kinnear (John Osbourne).

Le tueur blond à la haute stature ne passe pas inaperçu en ville et son incursion dans la demeure de Kinnear après avoir forcé son dispositif de sécurité irrite les mafieux locaux qui restent néanmoins courtois en apparence.

Carter s’établit chez Edna (Rosmarie Dunham), une femme facile et vulgaire et se rapproche de Doreen (Petra Markham) et Margaret (Dorothy White) respectivement la fille et la maitresse de son frère.

Très vite, Carter comprend que malgré sa vie en apparence rangée, Frank s’est fait des ennemis dans la pègre et a été assassiné.

Mais ses recherches dérangent et Carter doit user une première fois de la force pour échapper à des gangsters chargés de l’escorter jusqu’au train pour Londres.

L’homme montre alors sa capacité à la violence doublé d’une puissante propension à séduire les femmes comme Edna ou Glenda (Geraldine Moffat) la maitresse de Kinnear.

Après avoir du reconduire un fusil à la main Peter (Tony Beckley) et Con (Georges Sewell) deux tueurs envoyés par Fletcher pour le ramener également à Londres, Carter est contacté par Cliff Brumby (Bryan Mosley), rival de Kinnear pour le contrôle des machines à sou, qui lui propose de liquider son ennemi en lui révélant qu’il a tué son frère.

Mais ces informations restent trop minces pour Carter qui refuse l’offre.

Il échoue à obtenir plus d’informations de la part de Margaret qui le trahit au cours d’un rendez vous sur pont en prévenant les hommes de Fletcher.

Sentant l’étau se resserrer de plus en plus sur lui, Carter qui peine à présent à avancer dans son enquête, obtient pourtant de Glenda des informations cruciales, qui lui permettent de réaliser que Doreen a été racolée pour tourner un film pornographique.

Pris de rage, Carter retrouve Albert (Glynn Edwards), l’homme qui a recruté Doreen, lui extorque l’information que Frank qui savait pour sa fille a été tué par Hendry et Kinnear, car il menaçait de tout révéler.

La colère de Carter est alors à son comble et après avoir poignardé Albert, il règle son compte à Brumby qui avait révélé l’affaire à Frank pour qu’il prenne les devants à sa place.

Le gros mafieux est précipité d’un immeuble en construction et son corps massif s’écrase vingt mètres plus bas.

Après avoir négocié le livraison de Hendry avec Kinnear, Carter ne s’arrête pas en si bon chemin, tuant Margaret par injection, et livrant le puissant mafieux à la police en envoyant les preuves de son implication dans un réseau pornographique de mineur.

Vient enfin la confrontation avec Hendry le long des docks jusqu’aux bords de la mer du nord.

Apeuré, Hendry tente de fuir mais est inexorablement rattrapé par son poursuivant qui le traque impitoyablement fusil au poing.

La scène de mise à mort a lieu près d’une mine expédiant les gravats extraits dans la mer au moyen de wagonnets automatiques.

Après avoir été obligé de se saouler comme il avait saoulé Frank, Hendry est abattu et son corps embarqué dans un wagonnet jeté à la mer.

Mais au final, Carter qui aveuglé par sa vengeance personnelle, a semé trop de troubles à Newcastle est assassiné par un tireur d’élite envoyé par Fletcher.

Il tombe et meurt sur la plage …

En conclusion, « La loi du milieu » est un film violent et dérangeant, ou un tueur en principe amoral se fait justicier par amour pour son frère.

Le film à la musique puissante de Roy Budd, repose grandement sur la présence de Caine, dont la stature et le visage dur imposent le respect.

On goutera l’atmosphère très british des quartiers pauvres et industriels de Newcastle, avec de beaux plans sur les docks, ponts, voies ferrées et bords de mer sinistres.

Le sexe tient également une part importante dans le film avec la présence de femmes de gangsters aux mœurs légères cédant à des hommes virils.

Un cinéma d’un autre temps sans doute, semblable aux films de Melville, avec un héros solitaire et sulfureux que n’aurait pas renié Alain Delon.

A voir pour tous les amoureux de vieux films de gangsters, qui pourront comparer la version de 2000 avec Sylvester Stallone.

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 09:49

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Les fidèles lecteurs de ces chroniques auront compris que je goute particulièrement les grandes saga cosmiques de super héros aussi Est-ce tout à fait logique de retrouver à présent « Les maitres du cosmos, intégrale », de Ron Marz (scénario) sur des dessins de Ron Lim et d'autres dessinateurs de haut niveau.

Scindé en trois volumes sortis en 1994-1995, « Les maitres du cosmos, intégrale » débute de manière grandiose par la nouvelle quête de Thanos qui débarrassé de son obsession amoureuse pour la Mort, recherche des défis d’envergure susceptibles de le débarrasser de son ennui.

Lassé des joutes contres des planètes peuplées de féroces guerriers extraterrestres, Thanos localise grâce à ses systèmes informatiques ultra sophistiqués, un antique robot se faisant appeler l’Oracle quantique, car détenteur des plus grands secrets de l’univers qu’il a accumulé depuis des millénaires dans sa mémoire interne.

Fidèle à lui-même, Thanos attaque le robot, pénètre ses puissantes défenses internes, vole les informations et repart en laissant derrière lui la carcasse calcinée de l’Oracle.

Après avoir fait analysé les milliards de données, Thanos détecte dans l’histoire de l’univers l’existence d’un conquérant surpuissant appelé Tyran, qui n’aurait cédé que devant les efforts conjugués de puissants super héros, d’une race d’amazones appelée les Célibates alliées à Galactus.

Sentant un adversaire à sa mesure, Thanos décide de se mettre en quête de Terrax, l’un des héros l’ayant affronté pour lui proposer une association pour retrouver Tyran.

L’ancien héros de Galactus connait en réalité une mauvaise passe et est à présent obligé de combattre dans l’arène face à des gladiateurs extra terrestres pour amasser la somme nécessaire lui permettant de monter une armée.

Pourtant quand Terrax, doté d’un caractère de battant agressif similaire à Thanos reçoit en présent une superbe jeune femme aux cheveux verts appelé Vana, il surmonte sa colère et se laisse amadouer par ses supplications.

L’ex héraut de Galactus l’épargne, la libère, la protège et accepte de la conduire chez ses parents dans une zone désertique.

Quand il comprend que Vana s’est jouée de lui pour le tuer et dérober sa hache cosmique, Terrax est impitoyable, tuant la jeune femme et ses frères.

C’est à ce moment que Thanos choisit d’approcher le bouillant héraut qui accepte le marché consistant à lui donner un empire en échange de son aide pour vaincre Tyran.

Dans la seconde partie, le nouveau duo se lance ensuite à la recherche de Ganymède, la dernière des Célibates pour compléter leurs informations.

Brutaux et déterminés, ils écartent sans ménagement le Valet de cœur, compagnon de l’amazone, venu avec elle chercher des traces de sa race, malheureusement éteinte.

Brisé et humilié malgré sa farouche résistance, le Valet de cœur parvient à survivre à l’attaque et se rend chez les Eternels pour demander une assistance contre les nouvelles exactions de Thanos.

Il reçoit l’aide de Legacy, le fils de Captain marvel, qui après avoir traqué le cruel Nitro, responsable indirectement de la mort de son père et renoncé in extremis à le tuer, voit là une grande cause à mener pour assouvir sa soif d’action.

De son coté, Ganymède après une résistance de principe cède finalement à sa haine contre Tyran et accepte d’aider le duo peu recommandable.

Tom Grindberg et Scott Eaton prennent alors le relai dans les dessins pour s’intéresser au personnage de Morg, puissant guerrier au caractère lui aussi arriviste, recruté par Galactus pour devenir son héraut avant d’être capturé par Tyran qui utilise sa puissante énergie cosmique pour alimenter sa planète forteresse et ses innombrables robots de combat.

Doté d’un caractère indomptable et d’une grande fidélité à Galactus, Morg même réduit en captivité n’accepte pas de servir Tyran étrange créature à l’aspect mécanoide Gigerien, et est finalement contraint par contrôle mental de se battre pour lui face à Thanos, Terrax et Ganymède qui mènent l’assaut contre sa forteresse.

Alors que Morg ferraille avec Terrax à qui il voue une haine terrible, Legacy et le Valet de cœur pénètrent à leur tour dans la forteresse, ce qui complique la situation.

Libéré par un assaut violent du contrôle mental, Morg saisit l’occasion pour s’échapper, non sans avoir menacé de mort son ennemi Terrax

Vient alors le moment de l’affrontement contre Tyran.

Le monstre tient sa réputation et surclasse tous ses adversaires, y compris le belliqueux Terrax.

Profitant de la diversion de l’attaque, Thanos qui a réussit à dérober un globe alimentant en énergie la forteresse de Tyran, semble être en mesure de le vaincre.

En plus de l’énergie cosmique détenue dans le globe, Thanos connait à présent  toute l’histoire de Tyran, créé par Galactus à son image se retournant finalement contre lui d’où cette lutte à échelle cosmique remportée par le Dévoreur après de nombreuses destructions galactiques.

Alors que le combat gagne en intensité et en férocité, les héros s’éjectent de la forteresse juste avant son explosion, laissant les protagonistes en découdre.

Mais Thanos qui a atteint son but, dérobant un précieux globe et résistant à l’une des créatures les plus puissantes de l’univers, met un terme au combat, laissant son adversaire décontenancé et écumant de rage.

En conclusion, « Les maitres du cosmos, intégrale » est une histoire particulièrement excitante et remarquablement bien construite.

La première partie, dessinée de main de maitre par Ron Lim, est à couper le souffle, avec la quête du parfait anti héros puissant, intelligent et déterminé passant tous les obstacles pour arriver à son but.

Bien que moins riche et complexe que Thanos, le personnage de Terrax est également intéressant, avec cette force et cette volonté insatiable de conquête.

A un degré moindre on goutera avec un certain plaisir la touchante volonté du fils de Captain Marvel de venger son père dans un combat sanglant contre cette crapule de Nitro.

Et Tyran dans tout cela ? Une créature certes effrayante et puissante, mais qui sert à mon sens un peu de faire valoir à Thanos, plus malin et subtil et capable comme on le sait de berner des êtres quasi omnipotents.

Un dernier mot sur Morg que j’ai découvert à l’occasion, personnage que je trouve assez peu intéressant car trop similaire à Terrax dont la hache et la capacité à contrôler la terre rend pour moi largement supérieur à ce double mal embouché.

Vous l’aurez compris donc, grandeur, souffle épique, scénario excitant, personnages forts, dessins de haute volée …« Les maitres du cosmos, intégrale » a pour moi tout d’un must …

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 21:58

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En 1977, Blondie sort son second album intitulé « Plastic letters ».

Le duo Deborah Harry (chant)-Chris Stein (guitare) accompagné de Clement Burke (batteur) et James Destri (synthétiseurs) continue d’étrenner ses compositions et l’album débute par « Fan mail » hymne accrocheur et propret.

Puis le plaisant « Denis » présente de fortes réminiscences punk soigneusement édulcorées et « Bermuda triangle blues » ralentit grandement la cadence pour proposer un morceau lent et mélancolique.

Le punk-rock apparait cette fois franchement sur « Youth nabbed as sniper » et « Contact in red square » très bons titres dans la veine des Ramones, frères de sang de Blondie à l’époque.

L’intensité retombe sur « Presence dear » beaucoup plus quelconque puis Blondie réenclenche la punk machine et mitraille sur « I’m on E » et « I didn’t have the nerve to say no ».

On alterne dynamisme sur « Love a the pier » et douceur maitrisée sur « No imagination » avant d’aborder la dernière ligne droit composée de « Kidnapper » groovy , « Detroit 442 » qui sort encore ses griffes et « Caution lip » fin mollassonne avant un beau déchainement terminal de guitare.

En conclusion, « Plastic letters » est un album de rock nerveux influencé par une forte teneur en punk et une légère touche de new wave, mais sonne certes de manière aujourd’hui bien datée.

Desservi par une production faiblarde, Blondie aligne quelques morceaux sympathiques faisant preuve d’une certaine variété mais tout ceci ne suffit pas à faire de ce second disque un incontournable du répertoire du groupe.

Mignon donc mais foncièrement quelconque.

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 20:22

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Parfait groupe des années 70, Blondie est devenu avec les années une sorte de référence en matière de pop rock avec quelques hits planétaires.

En 1982, alors que les américains ont déjà conquis la planète, Blondie sort son sixième album « The hunter » à la pochette mettant clairement l’excentrique chanteuse Debbie Harry.

On débute en douceur par « Orchid club », étrange morceau long et sinueux peinant quelque peu à attirer l’attention.

Difficile de suivre le groupe dans « Island of lost souls » aux fortes connotations latino-américaines et avec un puissant gout de vacances aux soleil.

Survient le premier titre vraiment intéressant de l’album, « Dragonfly » qui déploie une mélodie élégante sur près de six minutes, enchainé de « For your eyes only » trop calme et planant.

De manière analogue si on apprécie le jolie toucher de guitare de Chris Stein, reconnaissons que « The beast » glisse sans même effleurer le cortex cérébral de l’auditeur et ce n’est pas le plus dynamique « War child » qui va parvenir à sonner le vent de la révolte.

Les cuivres et le rythme reggae de « Little caesar » ainsi que le pop bubble-gum « Danceway » continuent d’enferrer le groupe dans une mare informe de médiocrité.

On trouve alors le temps franchement long, ingurgitant sans coup férir la triplette finale « Find the right words » à encéphalogramme plat, « English boys » et même le racé « The hunter get captured by the game » sur lesquels la jolie voix de Harry ne suffit pas.

En conclusion, à son écoute on comprend pourquoi « The hunter » est le dernier album de Blondie et pourquoi le groupe passera quasiment vingt ans avant de se reformer.

Mis à part « Dragonfly », « The hunter » est un album sans inspiration, sans vie, aussi ennuyeux que pénible sur ses onze titres.

Faisant pale figure aux cotés des albums locomotives précédents, « The hunter » marque de manière brutale la fin d’une certaine époque, ou le punk avait fusionné avec le disco pour donner quelques résultats intéressants.

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Published by Seth - dans Pop
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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 22:22

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Plus d’ambition avec une grande saga cosmique made in Marvel, « Chaos war, tome 1 », de Greg Pak/Fred Valente (scénario) sur des dessins de Khoi Pham.

Sorti en 2010, « Chaos war, tome 1 » raconte la simple montée en puissance du dieu du chaos japonais, Amatsu-Mikaboshi, rebaptisé Roi Chaos pour réduire l’univers tout entier à l’état de vide absolu.

Pour arriver à ses fins, le Roi Chaos a pour habitude de tuer les divinités des mondes qu’il rencontre sur sa route pour en faire ses esclaves et nourrir ainsi d’importantes armées divines emportant tout sur leur passage.

Redoutable, le Roi Chaos qui a déjà tué les divinités Skrulls et le puissant Zeus, commence par tuer Cauchemar, qui tentait pourtant une négociation désespérée.

Du coté de la Terre, Hercule investi de nouveaux pouvoirs divins par son ami Amadeus Cho, se fait le porte parole de la menace cosmique et tente plutôt maladroitement de rallier sous sa bannière les super héros de la Terre.

Desservi par sa réputation de dieu querelleur et peu malin, Hercule peine à convaincre et s’emporte contre le restant du panthéon des dieux humains qu’il rosse dans un accès de rage.

Après avoir été temporairement calmé par l’intervention de Thor, Hercule parvient à mobiliser les héros de la Terre pour affronter la menace cosmique, mais le commando se trouve rapidement mis en état de catalepsie par le Roi qui utilise les pouvoirs de Cauchemar fraichement intégré.

Seuls les dieux échappent au sortilège fatal, tandis que Pluton assailli en son domaine par le Roi Chaos, est contraint de libérer les dieux et humains morts pour mettre toutes ses forces dans la bataille.

Malgré cela, Pluton doit céder et le Roi Chaos rallie dans ses troupes des recrues aussi puissantes que Zeus, Héla et Arès.

Les divinités de Zenn-la, menées par Thrann réalisent un surprenant mea culpa après leur passivité face à l’attaque de Galactus et la leçon de sacrifice administrée par le Surfer d’argent et combattent avec la plus farouche énergie l’invasion cosmique et si ils succombent, ce n’est qu’après avoir jusqu’au bout résisté à une force quasi invincible.

Après le refus inexplicable de Eternité de participer à une bataille qui risque pourtant de le détruire, Hercule met en place un escadron divin composé de l’Eternelle Sersi, Daimon Hellstrom, Thor, le Surfer d’argent et Galactus en personne.

L’Homme impossible adepte d’un chaos ludique, comprend trop tardivement son erreur et périt à son tour avant que le Roi ne s’attaque à un ennemi encore plus formidable que Pluton lui-même, Satan en personne.

Le combat dans les Enfers est des plus spectaculaires, mais Stan lui-même doit s’incliner ce qui rend le Roi Chaos invincible.

Un léger flash back permet de s’attarder sur le personnage d’Arès, tué par Sentry et intercepté par son frère honni Pluton qui lui interdit l’accès aux Champs Elysées avant de le libérer pour faire face à Chaos.

On découvre que Arès connaissait Amatsu-Mikaboshi et qu’il refusa une alliance à trois avec Cauchemar pour tuer pensait il de manière définitive le dieu japonais du Chaos avant que devenu un Roi aux pouvoirs rehaussé par ses conquêtes, il ne prenne sa revanche lors d’un mémorable combat chez Pluton.

Le retour au présent voir un choc terrible entre l’Escadron divin et une troupe de choc composée de Zeus, Arès et Héra.

Mais le Roi Chaos a en réalité investi le corps de Zeus, ce qui le rend supérieur à Galactus, et oblige Hercule à tuer son propre père.

Assez habilement, le Roi Chaos amadoue Hercule sous les traits d’un Zeus mourant pour entrer en contact avec les dieux terrestres Maya, Celtes, Egyptiens puis Japonais.

Il ne reste alors qu’une défense héroïque de l’Escadron divin qui finit par succomber avant que Athéna ne fasse une entrée remarquée.

En conclusion, « Chaos war, tome 1 » est une grande saga cosmique comme sait si bien le faire Marvel avec l’arrivée d’une nouvelle menace passant du statut de divinité asiatique humaine à superpuissance cosmique.

Avec un tel scénario, le lecteur ne peut qu’être happé par cette formidable marche en avant que rien ne semble pouvoir arrêter et mener tout droit l’univers à sa perte.

Le choix d’Hercule comme porte drapeau de la révolte des super héros est assez audacieux, ce héros étant traditionnellement sous évalué par rapport à son principal concurrent Thor.

On appréciera également la mise en avant des dieux grecs, notamment Arès, Zeus et Pluton eux aussi remis à un niveau plus équitable vis-à-vis de leurs homologues asgardiens largement surreprésentés chez Marvel.

Même si le style de Pham chargé et peu élégant est plus un désavantage pour le déroulement de l’histoire, difficile de ne pas mourir d’envie de découvrir la suite de cette grande lutte pour la sauvegarde de l’univers.

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