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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 19:37

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La présence de la musique électronique dans ces colonnes va surement en surprendre plus d’un mais le groupe allemand Kraftwerk est un phénomène intéressant ayant une influence majeure sur le rock et peu de gens le savent sur les premiers rap, ce dernier fait de l’influence d’allemands de Düsseldorf sur une musiquedite urbaine et noire, demeurant pour moi assez savoureux.

Sorti en 1975, « Radio-activity » est déjà le cinquième album des allemands et ne dépareille pas dans la collection avec sa pochette austère.

L’introduction « Geiger counter » et son ambiance d’instrument bizarre plonge immédiatement dans l’ambiance du disque et lance le superbe « Radioactivity », son riff de synthétiseur assez génial, ses percussions industrielles sèches et la voix déshumanisée par la technologie de Florian Schneider.

Après un voyage hypnotique de plus de six minutes, l’auditeur plonge ensuite dans le lente léthargie de « Radioland », son atmosphère tristounette et son chant en allemand semblant venir d’une autre planète oubliée.

Lui succédant, l‘ovni « Airwaves » se montre un peu plus vivant avec une véritable mélodie électronique certes un peu irritante.

On enchaine ensuite trois titres courts expérimentaux « Intermission », « News » et l’hilarant  « The voice of energy » avec sa voix de robot détraqué pour déboucher sur un nouveau titre plus dévéloppé « Antenna » qui fait toute de même son effet en raison de ses puissantes rafales énergétiques.

Difficile en revanche de supporter le bruit d’alarme permanent de « Radio stars » enchainé de « Uranium » qui ressemble à un poignant message d’un extra terrestre agonisant.

La fin du disque se matérialise avec « Transistor » sans relief particulier et « Ohm sweet ohm » qui malgré son jeu de mot fracassant fait plus office de bande son de jeux vidéo que de réel titre marquant.

En conclusion, on comprend mieux à son écoute que « Radio-activity » fut en son époque un grand succès artistique et commercial car même sans être un amateur de musique électronique, il parait difficile quarante après d’échapper longtemps à son atmosphère technologique empruntant autant à la science fiction qu’à l’industrie.

La musique proposée se démarque par son coté novateur, expérimental mais aussi par un grand travail sur les mélodies, à l’instar du tube « Radioactivity ».

Déroutant donc pour les amateurs de rock électrique, mais parfaitement respectable et homogène dans sa démarche artistique.

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Published by Seth - dans Electronique
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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 11:27

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Sorti en 2006, « Casino royale » de Martin Campbell constitue une véritable rupture avec l’univers traditionnel et quelque peu ronronnant de James Bond, jusqu’ici incarné par Pierce Brosnan depuis le milieu des années 90.

Ici le réalisateur choisit de repartir de zéro et de réinventer le mythe de Ian Flemming, en prenant un nouvel acteur blond, trapu et dur, Daniel Craig.

Après un prologue destiné à signifier que le jeune James Bond (Daniel Craig) a officiellement reçu du MI-6 l’habilitation à tuer (le fameux 00 devant 7), l’histoire fait apparaitre un nouveau criminel appelé le Chiffre (Mads Mikkelsen) spécialisé dans le financement de réseaux criminels ou militaires.

Flanque de son bras droit White (Jesper Christensen), le Chiffre conclue en effet une nouvelle transaction en Ouganda ou le chef de guerre Obanno (Isaac de Bankolé) lui confie une importante somme d’argent à placer.

De son coté, Bond est envoyé à Madagascar pour capturer un poseur de bombe appelé Mollaka (Sébastien Foucan).

La poursuite sur les toits de la ville est prodigieuse, d’autant plus que Mollaka doté d’une agilité digne d’un Yamakassi, grimpe sur des grues de chantiers pour échapper à Bond, forcé par les évènements de se muer lui aussi en Spider-man.

Après une dizaine de minutes vertigineuses, Bond capture Mollaka blessé à une jambe mais se retrouve mis en joue par les militaires malgaches.

Il opère un volte face surprenant, tue sa cible et déclenche une explosion pour couvrir sa fuite.

De retour à Londres, Bond essuie placidement les reproches de M (Judi Dench), fait mine de prendre des vacances au Bahamas mais en réalité traque les contacts de Mollaka repérés sur son téléphone portable.

Très à l’aise dans le monde des hôtels de luxe, Bond repère vite le contact de Mollaka , Dimitrios (Simon Abkarian) un homme d’affaires trouble travaillant pour le Chiffre.

Il le bat après une partie de cartes sous haute tension, récupère son Aston Martin misé au jeu et séduit sa compagne,  Solange (Caterina Murino) qui succombe à ses charmes tout en comprenant parfaitement ses objectifs.

Très déterminé, Bond retrouve Dimitrios à Miami et le tue en retournant le couteau qui lui était destiné.

Aidé par le MI-6, il comprend que Dimitrios était chargé d’organiser un attentat à l’aéroport de Miami en ciblant un avion prototype appelé le Skyfleet.

Après une course poursuite haletante, Bond rattrape le terroriste chargé de faire exploser un camion citerne sur l’avion et le fait exploser à la place du camion.

Le MI-6 confirme alors les pertes astronomiques du Chiffre qui avait acheté des actions Skyfleet avec l’argent de ses clients en misant sur leur vente avant l’attentat.

Obligé de se refaire, le Chiffre organise une grosse partie de poker au Monténégro afin de regagner les 100 millions d’euros perdus dans l’affaire.

Bond se rend sur place et bénéficie d’un gros apport financier du MI-6 avant de rentrer dans le jeu de manière crédible.

Incorrigible, il entame également un jeu de séduction avec la  comptable du MI-6 Vesper Lynd (Eva Green), qui lui tient tête avec aplomb.

Au Monténégro les enjeux sont énormes et Bond bien que aidé du contact local René Mathis (Giancarlo Giannini) a fort à faire avec le Chiffre, redoutable joueur au visage impassible qui remporte aisément les premières mises.

Tenace, Bond étudie les faiblesses de son adversaire balafré et notamment un léger tic lorsqu’il s’apprête à bluffer.

La partie ne se déroule pas normalement puisque profitant d’une pause, Obanno furieux de ses pertes, fait irruption dans la chambre du Chiffre et menace de couper le bras de sa compagne pour faire pression sur lui.

Bond intervient, lutte avec une grande expertise en close combat face aux tueurs ougandais, et aidé par Vesper, finit par étrangler Obanno.

Il soigne ses blessures, change de chemise et rejoint comme si de rien n’était la salle de jeu ou trône impassible le Chiffre.

Bond relève lui aussi le défi mais s’aperçoit que le Chiffre lui a inoculé un poison mortel dans son verre.

Paniqué, il sort à nouveau du Casino et se rend dans sa voiture pour utiliser un kit de survie.

Mais atteint par le poison et plus vraiment lucide, Bond ne peut activer un bouton destiné à faire repartir son cœur après administration de l’antidote.

C’est une nouvelle fois Vesper qui lui sauve la vie et Bond doté d’un aplomb incroyable revient une nouvelle fois à la table de jeu ou il reçoit l’aide d’un agent de la CIA qui a décelé en lui les capacités à gagner cette partie.

Après une nouvelle montée de tension quasi insupportable, Bond triomphe en effet du Chiffre et rafle la mise.

Il ne peut jouir longtemps de sa victoire puisque Mathis agent double à la solde du Chiffre, le trahit et livre Vesper au criminel.

Ivre de revanche, le Chiffre capture Bond et le torture mais est à son tour abattu par White, qui ne supporte pas les pertes astronomiques de son associé.

Bond se réveille dans un lieu idyllique près du Lac de Come ou il profite d’une convalescence bien méritée.

Son histoire d’amour avec Vesper prend forme et Bond semble pour l’une des seules fois de sa carrière s’attacher à une femme, qui du reste le lui rend bien.

Bond évoque son désir de prendre sa retraite et d’opérer un retour à la vie normale en profitant des gains amassés au Monténégro.

Après avoir fait arrêté le traitre Mathis, il envoie même un email de démission à M qui temporise.

Le couple se rend en voilier de luxe à Venise pour retirer l’argent et Vesper propose à son amant de passer à la banque pour financer leurs projets de farniente amoureuse.

Mais un coup de fil de M pour lui intimer l’ordre de restituer ses gains rappelle Bond à la réalité qui réalise que Vesper a retiré tout l’argent en abusant de sa confiance.

Vesper doit en effet remettre l’argent à Gettler un des clients du Chiffre mais Bond furieux, se lance à sa poursuite.

Une lutte confuse éclate alors dans un immeuble du centre ville entre Bond et les hommes de Gettler.

007 tue un à un ses adversaires mais ne peut empêcher l’effondrement de l’immeuble dont les fondations ont été sapées pendant la lutte.

Vesper meurt noyée non sans avoir adressée un message de pardon et d’amour à son amant.

Ce n’est qu’après coup que Bond réalise que Vesper l’aimait réellement mais était soumise à un chantage des hommes de Gettler qui détenait son petit ami en otage.

Il surmonte ce traumatisme et décide de rempiler au MI-6, en étant plus déterminé que jamais à assumer son rôle de 007.

En conclusion, « Casino royale » surprend par son audace iconoclaste et redonne un vrai coup de neuf au mythe un peu poussiéreux de James Bond.

Craig se montre impressionnant de male charisme et de virilité, avec une forte crédibilité dans les scènes de combat on son physique de lutteur donne sa pleine mesure.

Certaines scènes sont absolument anthologiques comme la poursuite sur les grues d’un immeuble en construction à Madagascar dans le plus pur style Yamakassi ou encore plus intense la partie de poker d’une folle intensité au Monténégro.

Craig trouve en la personne de Mikkelsen (le meilleur acteur du monde ?) un ennemi à sa mesure, intelligent, dur, froid et parfaitement crédible en grand financier du crime organisé.

On passera donc sur certaines invraisemblances du scénario au prétexte que les James Bond ne sont pas des films réalistes pour gouter son plaisir de voir un héros viril mais non exempt de faiblesse, frôlant la mort par empoisonnement et capable de succomber à ses sentiments le temps d’une rencontre, même si la mort d’Eva Green tombe en réalité à point nommé pour libérer le mythique séducteur d’encombrantes attaches pour la suite de la série.

« Casino royale » ou un excitant divertissement relançant avec un vif plaisir une franchise quelque peu usée …

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 20:10

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Toujours en 1994, « Croisade cosmique, tome 3 » pour conclure la saga imaginée par le duo Jim Starlin/Ron Lim.

Cette fois place à l’action !

Toutes les pièces du jeu sont à présent assemblées pour s’affronter en un duel fratricide sur Paradis oméga, la planète crée par la Déesse à partir des immenses pouvoirs détenus dans son œuf cosmique.

Tandis que Drax et Thor se neutralisent dans un duel stérile, les combats ont lieu par petits groupes de deux voir trois contre deux.

Mr Fantastic et la Vision sont battus par les pouvoirs mystiques du Docteur Strange, fidèle à la Déesse, sans que l’on puisse bien comprendre vraiment pourquoi l’androïde est sensible à la magie.

Iceberg et le Fauve reviennent au score non sans une belle victoire de Captain america sur ce dernier.

De manière assez frustrante, Hercule prend par surprise Malicia et la met KO d’un punch bien placé, mais est à son tour projeté dans la mer par Maxam capable de modifier sa masse pour atteindre une force d’un niveau colossal suffisant pour faire exploser le champs de force de l’Invisible.

Iron-man se débarrasse encore une fois par ruse avec une grande facilité de ses Archangel et du Chevalier noir, tandis que le difforme Guido emporte son mano à mano face au valeureux Spider-man avant d’être neutralisé par le Docteur Strange.

Mais c’est sans compter sans le mystérieux Sleepwalker, fidèle allié de la Déesse dont les étranges pouvoirs mystiques rendent quasiment invincible.

Les combats s’enchainent, aussi intenses que brefs et si Cyclope tombe sous les coups de Vif argent, Wolverine remporte sans difficulté son duel avec l’obscur Eclair vivant et même de manière plus surprenante contre le sorcier Shaman avant de tomber sur plus fort que lui avec Wonder man.

Le mutant est cependant sauvé d’une défaite honorable par Maxam qui vient à bout d’un des plus puissant cogneur du monde Marvel d’un seul coup !

La Chose affublé d’un casque inesthétique, est bloqué par Sasquatch avant d’être terrassé par la puissance d’un coup bien placé de Gamora.

Sasquatch ne profite pas longtemps de son triomphe puisqu’au moment d’affronter Maxam, il reçoit Hulk en pleine chute libre sur le dos et tombe terrassé.

Maxam se débarrasse d’une chiquenaude du teigneux US agent qui a vaincu coup sur coup le Fauve et Wolverine, tout deux par surprise.

Le colosse reste seul debout face à Sleepwalker après que Gamora, frappée par les griffes de Wolverine se soit écroulée.

Thanos qui perçoit une nouvelle phase dans la conquête de la Déesse avec l’envoi de puissantes pulsations d’énergie, s’attaque alors à l’œuf cosmique mais ne parvient pas à briser ses défenses à temps.

L’univers semble alors entièrement embrasé d’un feu purificateur qui détruit les non croyants ou non adeptes de la Déesse.

Pourtant avec un nouveau coup de théâtre survient lorsque, le processus semble miraculeusement annulé par Adam Warlock qui attaque la Déesse sous la forme d’un pur esprit.

Le combat se déroule donc sur le plan mental et Warlock aidé de Thanos et du Professeur-X, fait reculer la Déesse qui tente alors de retourner dans l’œuf, pour être expédiée dans la monde de l’âme par Thanos détenteur du joyau prêté par Warlock.

Grand seigneur, Thanos accepte de restituer la gemme à son possesseur et dissout l’œuf cosmique non sans en avoir extrait une pierre pour honorer son marché avec Méphisto.

Alors que les héros sont ramenés sur Terre et subissent de plein fouet le traumatisme de la possession et du combat fratricide, la Déesse se retrouve reléguée sans force dans l’âme de Warlock ou elle retrouve son symétrique le Mage réduit au même état.

Quand à Thanos, il se montre si rusé, qu’il dupe Méphisto lui-même en lui donnant un cube cosmique … sans pouvoirs.

En conclusion, « Croisade cosmique, tome 3 » constitue sans nul doute l’apothéose de la série après une montée en puissance allant crescendo depuis le premier tome.

Le troisième tome est entièrement dédié à l’action avec une multitude de combats entre super héros, souvent nouveaux ou modernisés.

Ces matchs brefs et intenses recèlent en réalité souvent des fins décevantes voir irritantes, avec des défaites incompréhensibles de la Vision, Iron-man, Hercule ou Wonder man terrassés par le nouveau super costaud sorti de nulle part, Maxam.

On ne pourra que se désoler de l’absence volontaire de Drax, Hulk et à un degré moindre de Thor.

Bien entendu, cela n’est pas suffisant pour dénaturer la puissance de l’histoire imaginée par Starlin qui reste absolument grandiose d’autant plus que comme à l’accoutumée Lim se surpasse dans un graphisme de haute qualité.

« Croisade cosmique » n’est donc pas une saga de plus singeant maladroitement la « Guerre du pouvoir » mais une belle œuvre qui demeure toutefois bien en deçà du chef d’œuvre du « Défi de Thanos ».

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 17:58

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Nous abordons dans le même souffle « Croisade cosmique, tome deux » de Jim Starlin et Ron Lim.

Touché par l’immense processus de conversion des âmes lancé par la Déesse, l’univers change graduellement et les différents êtres vivants le composant cessent peu à peu toute activités guerrière ou criminelle pour s’abandonner à une sorte d’extase béate.

Les héros de la Terre ne reçoivent aucune aide sérieuse de l’exaspérant Gardien, qui se déclare neutre dans le conflit et tiennent un conseil mouvementé ou les avis divergent sur la conduite à tenir devant la modification du monde.

Mais l’attaque télépathique de Dragon-lune sur le Professeur-X qui tentait d’établir un dialogue pacifique avec l’envoyée de la Déesse, finit par faire pencher la balance pour mener une action offensive afin de mettre un terme à ses rêves de grandeur.

Warlock vient de son coté trouver Thanos et le duo reçoit l’aide inattendue du fourbe Méphisto, lui aussi inquiet de l’abandon du mal dans l’univers.

Malgré la répugnance de Warlock et Thanos à s’allier au maitre du Mal, Méphisto qui semble connaitre en profondeur les mécanismes des cellules cosmiques utilisées par la Déesse, parvient à leur arracher un marché et à négocier la possession d’une cellule une fois la Déesse vaincue.

Tandis qu’un commando des plus puissants héros de la Terre s’apprête à partir sur Paradis oméga, le Surfer d’argent parvient à briser l’asservissement télépathique de la Déesse mais est pris par surprise par Firelord qui le met KO.

Après avoir écarté une audacieuse mais dérisoire tentative de Pip possesseur de la gemme de l’espace d’entrer en contact avec l’œuf cosmique et en prendre ainsi possession, la Déesse rassemble ses héros fanatisés pour défendre Paradis oméga.

Comme à son habitude, les plans de Thanos sont plus complexes et le titan aidé par la gemme de l’âme que lui a donné Warlock utilise la diversion de l’attaque des héros pour en utilisant l’esprit du Professeur-X comme relai, piloter le Surfer d’argent gavé de l’énergie du soleil, pour atteindre le niveau d’une bombe cosmique expédiée à toute vitesse pour détruire les satellites de défense de la Déesse et permettre ainsi aux héros d’approcher Paradis oméga.

Passé l’onde de choc de l’attaque du Surfer, le riposte est terrible et Thor est alors utilisé à plein rendement pour endommager les quinjets des héros avant d’entamer une lutte acharnée contre Drax et Hulk.

Les propulseurs de Hulk sont détruits durant la lutte et Drax trop stupide pour aider son allié préfère se concentrer sur son combat face à Thor en laissant le géant vert tomber de l’espace sur Paradis oméga.

Alors que Warlock va contacter son vieil ennemi le Mage dans une dimension de l’âme, tous les éléments se mettent en place pour le dernier acte …

En conclusion, « Croisade cosmique, tome 2 » monte en puissance au fur et à mesure que les forces en présence se dessinent.

Thanos et même Méphisto entrent dans le jeu ce qui donne beaucoup de sel à la partie et c’est avec un grand plaisir qu’on découvre le rôle clé du Surfer d’argent, seul capable de briser l’asservissement télépathique de la Déesse pour devenir l’instrument premier de l’attaque d’envergure des héros de la Terre.

Au rayon satisfaction, on appréciera également les personnages de Hulk et Drax, sorte de frères jumeaux de la puissance physique, Drax dopé à la gemme du pouvoir se montrant plus bête que Hulk qui pour le coup fait preuve d’un peu plus de stabilité mentale que son acolyte.

L’excitation croit donc à mesure que le match entre héros approche et on se régale toujours du style puissant et grandiose de Lim !

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 17:21

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Sans même souffler, le duo Jim Starlin (scénario)/Ron Lim (dessins) enchaine en 1994 une nouvelle saga en trois partie intitulée « Croisade cosmique ».

Dans le premier tome, Adam Warlock rétablit de son terrible combat contre son double maléfique le Mage, perçoit une nouvelle menace de très grande ampleur mais ne peut absolument rien faire contre celle qu’on nomme la Déesse, qui est elle le pendant bienfaisant de son âme.

Pris par surprise, Warlock est placé en état de paralysie tandis que la Déesse, sorte de Jeanne d’arc dotée d’inimaginables pouvoirs cosmiques, attire à elle une bonne partie des héros de la Terre.

Ces disparitions ne tardent pas à inquiéter les principaux super héros de la Terre, comme souvent les sempiternels Vengeurs, Fantastiques et X-men.

L’esprit logique de la Vision établit un lien entre les héros disparus, avec chez eux de forts idéaux moraux ou spirituels pour certains tapis dans leur inconscient.

Dans l’espace, la Déesse recrée un éden qu’elle appelle Paradis oméga et bâtit une organisation quasi religieuse en s’appuyant sur de fidèles lieutenant : Dragon-lune, le Surfer d’argent, Thor, Docteur strange, Captain america.

Son but est en réalité d’utiliser les pouvoirs d’un œuf gigantesque contenant une trentaine de cellules cosmiques pour irradier dans tout l’univers des ondes incoercibles amenant les êtres vivants à l’apaisement et l’amour.

Sur Terre, les amis de Warlock (Pip, Gamora, Drax et Maxam un héros noir capable de modifier sa masse physique pour être quasiment aussi puissant que Hulk), contactent par le biais de Mister Fantastic les héros pour leur demander de l’aide.

L’intelligence de Mr Fantastic fait encore une fois des merveilles et lui permet en utilisant Aurora dont la double personnalité est attirée par l’appel de la Déesse, de la localiser.

Il embarque avec Iron-man et Vision dans un quinjet taillé pour l’espace pour une mission d’exploration.

Malgré ses formidables défenses, le Déesse laisse les envoyés arriver jusqu’à Paradis oméga.

Le discours de médiation de Richard se heurte au fanatisme de la maitresse des lieux qui n’accepte pas que son appareil détecte des ondes télépathiques asservissant probablement les héros résidant sur Paradis oméga.

Les héros sont alors téléportés sans ménagement sur Terre ce qui confirme la thèse de la méfiance quand aux intentions soit disant pacifiques de la Déesse.

Seul le Professeur-X met en doute le caractère négatif de la conquête en avançant l’argument que si cette créature est d’origine divine alors il est impossible pour les simples mortels de comprendre son mode de fonctionnement.

Pendant que les héros tergiversent et vont demander conseil au Gardien, la Déesse pénètre dans l’œuf cosmique et lance le processus de croisade devant mener l’Univers à l’extase.

Seul Warlock réveillé de son exil, semble avoir détecté la menace.

En conclusion, « Croisade cosmique, tome un » est une bonne entrée en matière d’une nouvelle saga qu’on espère captivante.

Contrairement au Mage qui était une sorte d’ersatz de Thanos, la Déesse offre une alternative intéressante en développant une approche moins brutale basée sur la persuasion pour arriver à un résultat moins radical : la conquête des âmes, ce qui ne fait pas d’elle une menace pour les super puissances cosmiques comme Eternité ou Galactus mais qui inquiètent plus une divinité comme Méphisto.

Le début est certes assez calme voir mou, mais l’accroche est suffisante pour donner au lecteur l’envie d’en savoir plus, d’autant plus que les dessins de Lim sont comme à son habitude de toute beauté.

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 21:34

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Nous restons dans le registre du film d’action avec le musclé « Backdraft » du très inégal réalisateur Ron Howard.

Sorti en 1991, « Backdraft » raconte dans le milieu viril des pompiers de Chicago, l’histoire de deux frères, Brian (William Baldwin) et Steven Mc Caffrey (Kurt Russell) en conflit depuis la mort de leur père, lui-même pompier tué dans une intervention à haut risques sous les yeux de Brian, devenu malgré lui un héros de la presse en étant immortalisé par un cliché à sensation.

Lorsque Brian, après de nombreuses années d’errance, décide de devenir pompier et débarque dans l’unité de son frère Steven, beaucoup plus expérimenté, la température monte en flèche entre les deux hommes.

Divorcé et passant l’essentiel de son temps libre en solitaire à retaper le bateau de leur père, Steven se comporte en réalité comme un ours avec son frère dont il met en cause les capacités à endurer le stress du feu.

Brian endure courageusement les rebuffades et les humiliations que lui inflige son frère qui critique son comportement lors d’une intervention à haut risque ou il prend des risques importants pour secourir une victime qui s’avère être en réalité … un mannequin en celluloïd.

Lassé de cette situation explosive, Brian saisit l’occasion offerte par l’homme politique Adcox (Scott Glenn), qui cherche un adjoint pour aider Donald Rimgale (Robert de Niro), un ancien pompier travaillant comme enquêteur spécialisé sur les incendies.

Adcox est en réalité un personnage controversé, haï de Steven pour avoir réduit drastiquement les moyens humains et matériels des pompiers de Chicago.

Pris à parti par Steven après une intervention difficile, Adcox menace le pompier de briser sa carrière.

Brian apprend aux cotés de Rimgale le métier d’expert en incendie et découvre un homme intègre, pointilleux et intelligent capable par exemple par une habile manipulation d’empêcher la sortie de prison d’un  vieux pyromane Ronald Bartel (Donald Sutherland).

Il comprend l’origine criminelle des feux en série sur laquelle enquête Rimgale, avec un aspect froid et professionnel inhabituel chez les pyromanes habituels.

L’origine d’un produit inflammable présent sur le bateau de Steven, attire le soupçons de Brian sur son frère, mais ce sera pourtant Bartel, copieusement cuisiné qui révélera a clé de l’énigme, Jason Gedrick (Tim Krizminski), pompier travaillant dans l’unité des Mc Caffrey.

Jennifer Vaitkus (Jennifer Jason Leigh) la secrétaire de Adcox avec qui Brian a une aventure, complète les informations obtenues en expliquant que toutes les victimes des incendies étaient des associés de son patron.

Aidé par Steven finalement rallié à sa cause, Brian tente alors d’arrêter Gedrick qui s’apprête à faire exploser une usine de produit chimiques.

Au cours de la lutte, Gedrick avoue avoir agi par vengeance contre les associés d’Adcox membres d’un faux cabinet de conseil crée pour couper les crédits aux pompiers.

Ceci n’est pas suffisant pour convaincre les deux frères et l’usine explose, tuant Gedrick et Steven sur le coup.

Resté seul après un enterrement douloureux, Brian reçoit le support de Rimgale qui a maintenant réuni assez de preuve pour faire tomber Adcox.

En conclusion, « Backdraft » est un film d’action beaucoup trop long compte tenu de son faible niveau d’intérêt.

L’univers viril/stupide des pompiers et les scènes d’action assez peu prenantes malgré la débauche d’effets spéciaux ne suffisent pas tenir en haleine le spectateur sur plus de deux heures.

Mis à part le personnage un peu plus étoffé de De Niro, les protagonistes du films sont caricaturaux au possible avec cette détestable impression de film de macho US fier de ses muscles et de sa stupide assurance.

Vous l’aurez compris, « Backdraft » est pour moi une bouse commerciale hypertrophiée qui ne séduira pas beaucoup de personnes un temps soit peu exigeantes ….

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 19:47

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Nous sommes à présent dans le cinéma de la fin des années 70 avec « Les guerriers de la nuit » de Walter Hill.

Sorti en 1979, « Les guerriers de la nuit » est un film assez atypique adapté d'un roman de Sol Yurick se nourrissant de l’univers des gang new yorkais des années 70, qui tenaient certains quartiers de la ville et contribuaient à la réputation de dangerosité de la ville jusqu’à la fin des années 90.

L’histoire débute par l’appel de Cyrus (Roger Hill), leader du plus puissant gang de la ville, aux autres principaux gangs, afin d’envoyer chacun neufs de leurs représentants pour assister à un immense rassemblement dans son fief du Bronx.

Comme les autres, les Warriors de Coney island envoient neufs types qui traversent la ville passablement inquiets de croiser des gangs rivaux pour arriver à destination.

Juché sur une immense estrade, le charismatique Cyrus se lance dans un prêche enflammé dans lequel il prône l’alliance de tous les gangs de la villes pour constituer une immense armée de 40 000 hommes et prendre ainsi le dessus sur la police et la pègre.

Mais Cyrus n’ira pas au bout de son rêve insensé, il est en effet abattu en plein discours par le tir de Luther (David Patrick Kelly).

L’assassinat de Cyrus déclenche un mouvement de panique dans la foule de surcroit rapidement cernée par d’importantes forces de police.

Le sournois Luther accuse ouvertement Cleon (Dorsey Wright) le chef des Warriors du crime, qui est alors submergé par des voyous déchainé par le stress.

Les huit autres Warriors profitent alors du chaos pour s’enfuir et se retrouvent dans une situation délicate, isolés loin de leur quartier de résidence.

Sous l’impulsion de Swan (Michael Beck), qui tient tête au brutal Ajax (James Remar) qui brigue aussi le poste de chef, les Warriors se lancent dans une folle course au milieu de la nuit pour rejoindre Coney island tout en évitant les policiers et les gangs lancés à leurs trousses par le nouveau chef Masai (Dennis Gregory) pour venger la mort de Cyrus.

Les Warriors pensent s’en tirer en prenant le métro mais constatent que les gangs ont stoppé la circulation en incendiant les voies.

Réduit à marcher, ils tombent sur les Orphans, qui malgré son statut de gang mineur n’entend pas céder la place sans sauver la face.

Après un dialogue tout en intimidation, le chef des Orphans (Paul Greco), aiguillonné par une femme au tempérament belliqueux appelée Mercy (Deborah Van Valkenburgh) passent à l’attaque mais sont aisément repoussés à l’aide d’un cocktail Molotov adroitement placé.

En réalité, Mercy secrètement attiré par le charme viril de Swan va suivre les Warriors et les aider à se repérer dans le dédales des bas fond new yorkais.

Séparés par une rafle policière, certains Warriors sont coincés dans le métro et Fox (Thomas G Waits) y perd la vie, écrasé par un train.

L’autre groupe se retrouve dans un parc ou il est pris en chasse par un gang grimé en joueurs de baseball.

Après une course poursuite, les Warriors font face à leurs ennemis et les battent à l’aide de leurs seuls poings.

La ballade nocturne dans le parc s’avère fatale pour Ajax, qui tente de séduire une femme seule (Mercedes Ruehl) en réalité une policière servant d’appât.

De leur coté, les survivants du métro sont séduits par un gang féminin qui flatte leur égo masculin et les invitent pour une soirée défonce dans un appart.

Tandis que le beau Vermin (Terry Michos) et l’excentrique Cochise (David Harris) se laissent aller en charmante compagnie, Rembrandt (Marcelino Sanchez), détecte à temps le piège tendu et permet à ses amis de s’extraire de l’appartement sous un feu nourri.

Les survivants se retrouvent tous dans une station de métro mais doivent lutter contre un autre gang particulièrement violent, dont le leader se déplace en patins à roulettes.

Le corps à corps particulièrement violent à lieu dans les toilettes du métro ou les Warriors parviennent à prendre le dessus sur leurs adversaires.

Alors qu’ils se croient en sécurité dans leur fief de Coney island, les Warriors reçoivent la visite du gang de Luther, qui désire se débarrasser d’eux en raison de leur témoignage gênant par rapport à la mort de Cyrus.

L’affrontement a lieu sur la plage mais Swan plante une lame dans le bras de Luther qui s’étant livré imprudemment, s’est trahi en avouant le meurtre de Cyrus devant  Masai et ses hommes qui l’exécutent impitoyablement.

En conclusion, « Les guerriers de la nuit » n’est bien entendu pas un chef d’œuvre du septième art, mais déroule à partir d’un scénario simple, un suspens très prenant.

Efficace, intense mais aussi joliment daté, « Les guerriers de la nuit » se regarde comme une curiosité de la fin des années 70 et parvient par son rythme soutenu et la diversité de ses situations à faire oublier le jeu stéréotypé et médiocre des acteurs.

Si les clips de « Beat it » ou « Bad » de Mickael Jackson vous fascinent encore aujourd’hui, alors « Les guerriers de la nuit » est un film taillé sur mesure pour vous !

Les autres passeront leur chemin avec un haussement d’épaules.

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 22:11

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J’ai déjà lu et assez peu gouté les écrits de Jean-Christophe Rufin, aussi est-ce avec une certaine suspicion que j’ai abordé « Globalia ».

Sorti en 2004, « Globalia » est un roman d’anticipation/science fiction racontant dans un futur indéterminé l’évolution de la planète Terre pour former un ensemble unique appelé Globalia, ou les humains vivent dans une communauté fermée protégée du monde extérieur par de gigantesques dômes transparents régulant la température interne.

Sous des dehors de régime démocratique prospère et sur, Globalia opère un contrôle étroit des individus, obérant leurs capacités de réflexions propres en les orientant dans le culte de l’éternelle jeunesse et dans une multitude d’activités futiles comme le sport, les loisirs ou des célébrations quotidiennes en tout genre.

Baïkal, un jeune homme intelligent mais en rébellion patente contre Globalia est sélectionné par Ron Atlman, le dirigeant officieux du système, pour être favorisé dans sa quête d’évasion même si son amie Kate est judicieusement conservée à l’intérieur comme garantie.

Il peut ainsi échapper aux patrouilles de sécurité et rejoindre les non zones, parties de la Terre non contrôlées par Globalia.

Evoluant en Amérique du sud, Baïkal fait la connaissance de Fraiseur, issu d'une lignée d'anciens ouvriers mécaniciens formant l’une des tribus de la non zone.

A son contact, il apprend à se débrouiller dans un environnement sauvage ou règne la loi du plus fort entre bandes rivales et ou les raids militaires meurtiers des forces Globaliennes font régulièrement de lourds dégats.

Au sein de Globalia, le journaliste Puig Pujols est licencié par son patron pour avoir eu l’audace de remettre en cause la version gouvernementale concernant les auteurs d’un attentat meurtrier.

On découvre à ce propos une autre facette de Globalia qui consiste à contrôler étroitement la presse afin de manipuler les masses en créant de toutes pièces des ennemis.

C’est Baïkal qui est choisi comme bouc émissaire et responsable de l’attentat mais Puig révolté contre ces procédés parvient à intercepter un courrier de Kate, désireuse de revoir son amant et à peu à peu gagner sa confiance.

Puig est également en contact avec l’association Walden, qui se livre à l’activité forcément douteuse de fournir à ses adhérents des livres papiers alors que le format électronique soigneusement filtré à possession du domaine.

Par ce biais, il trouve de précieuses informations sur la géographie et surtout l’Histoire précédant la version artificiellement crée par Globalia.

Un beau jour, ulcéré par les manipulations de Globalia, Puig et Kate décident eux aussi de partir pour rejoindre Baïkal dans les non zones.

Si le but de Puig est de porter des documents précieux aux forces rebelles en leur montrant les principales faiblesses de Globalia, celui de Kate est plus axé sur les retrouvailles avec son ami.

Leur évasion semble dans un premier temps facilitée par les groupes mafieux effectuant le filtrage entre les non zones et Globalia, mais le couple se retrouve prisonnier de Tertullien, l’un des plus puissants chefs en réalité à la solde des militaires de Globalia dirigés par le général Sisoes, lui-même aux ordres de Altman.

De son coté, Baïkal fait la connaissance de la tribu des Déchus, principal groupe dissident de Globalia et jouant sur sa réputation (factice) de grand terroriste, prend naturellement l’ascendant sur des rebelles jusqu’alors incapables de s’unir pour mener une attaque de front afin de libérer sa chère et tendre.

Aidé de Fraiseur et de Howard, frère de Helen, la principale chef Déchue, Baïkal prend d’assaut le repère Tertullien et peut ainsi récupérer sa bien aimée.

Fraiseur est malheureusement tué dans l’assaut par le traitre Howard, et Tertullien, parvient à s’échapper et à prévenir ses maitres d’une attaque d’envergure contre Globalia.

Le plan de Altman se dévoile enfin, manipuler Baïkal, Kate et même Puig afin de se servir d’eux comme appât pour forcer les adversaires intérieurs de Globalia à se démasquer.

Au cours d’une réunion au sommet entre les industriels dirigeants le pays, Altman, parvient à mettre en évidence la trahison de Paul Wise, héritier de la plus grande entreprise de fabrication d’armes de Globalia, mais en réalité profondément opposé à ses principes directeurs.

L’association Walden, pilotée par Wise, est démantelée et les activités illicites de l’homme d’affaires neutralisées.

Au final, Baïkal qui a retrouvé Kate, décide de quitter son rôle improvisé de chef de clan, de rester dans les non zones afin de vivre de manière sauvage loin du monde aseptisé etsur- contrôlé de Globalia.

En conclusion, « Globalia » est plutôt une agréable surprise et permet à Rufin de démontrer des qualités insoupçonnées dans un registre ou je ne l’attendais guère.

Le propos est une critique à peine voilée contre la tentative de modelage du monde par les Etats-Unis ou plus généralement par une fausse démocratie dirigée en réalité par des lobbys industriels/financiers plus puissants que les hommes politiques et la presse, réduits de fait à de simples marionnettes.

Rufin décrit donc un monde certes confortable mais factice ou le citoyen est conditionné pour ne pas réfléchir et continuer à servir les intérêts souvent économiques des véritables dirigeants.

Hors de ce monde, survivent des peuples revenus à l’état semi sauvage et communément désignés par Globalia comme des terroristes au motif qu’ils ont refusé de partager leurs valeurs.

Mais Rufin choisit de ne pas aller jusqu’au bout du conflit et laisse son roman dans un état de status quo, chacun restant de part et d’autre des murailles délimitant son territoire.

On pourra sans doute regretter ce manque d’engagement terminal, hausser les épaules devant le manque d’intérêt de la morne relation amoureuse entre les personnages principaux, mais plus logiquement louer les qualités d’écriture et le parti assez audacieux de l’auteur, qui réussit pour le coup à tenir en haleine sur toute la durée d’un roman ambitieux et remarquablement écrit.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 20:21

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Sorti en 1972, « Frenzy » est l’un des derniers films d’Alfred Hitchcock et pas nécessairement le plus connu.

L’histoire est celle d’un polar classique comme Hollywood affectionne, avec à Londres un ancien pilote de chasse appelé Richard Blaney (Jon Finch) en proie a d’importantes difficultés personnelles : limogeage de son métier de barman par son patron et douloureux divorce de sa femme Brenda (Barbara Leigh-Hunt).

Blaney apparait comme un homme tourmenté, fort en gueule et volontiers excessif dans ses comportements comme lors d’un diner mouvementé avec son ex femme dont il ne supporte pas la réussite matérielle comme directrice d’une agence de rencontres.

Alors que dans le même temps, un tueur en série étranglant les femmes avec ses cravates sévit dans la ville, Blaney va se trouver soupçonné malgré lui de meurtres après que sa femme ait été assassinée à son bureau.

Le meurtrier est en réalité son ami le grossiste en fruits et légumes Robert Rusk (Barry Foster), qui étrangle Brenda après une scène de viol particulièrement pénible.

Soupçonné par Monica Barling (Jean Marsh) la secrétaire de Brenda qui le voit sur place peu après le meurtre et par son comportement jugé violent en public, Blaney va devoir se cacher de la police qui avec l’inspecteur Oxford (Alec Mc Cowen) mène l’enquête.

Il est aidé dans sa cavale par sa maitresse Barbara Milligan (Anna Massey) mais commet le tort de se confier à Rusk, qui incapable de refreiner ses puissants instincts de prédateur s’empresse de se ruer sur la belle pour la tuer également.

Lorsque que Rusk découvre que Barbara a dans sa mort emporté une broche permettant de l’identifier, l’homme panique et se précipite sur un camion de pommes de terre dans lequel il a chargé le corps de sa victime.

Dans le noir absolu de la remorque roulant en pleine nuit, Rusk est obligé de briser les doigts de Barbara pour vaincre la rigidité cadavérique et récupérer sa broche.

Il descend ensuite du camion dans un état lamentable tandis que le corps de Barbara est finalement retrouvé sur la route.

Rusk échappe une nouvelle fois à la police, et Oxford qui bien que peinant à supporter la nourriture exécrable de sa femme, Madame Oxford (Vivien Merchant), reçoit cependant de précieux conseils pour adopter la plus grande prudence quand à l’évidence des preuves condamnant Blaney.

Malheureusement, Blaney de plus en plus sous pression court chez Rusk qui se fait un malin plaisir de le trahir pour le faire arrêter à sa place.

Condamné par les apparences, Blaney est jugé, condamné à perpétuité et emprisonné.

Haineux contre Rusk, il simule un accident en prison pour se faire transférer dans un hôpital et ainsi fausser plus facilement compagnie à ses geôliers.

Blaney étant un enquêteur médiocre, peine à confondre Rusk pris pourtant en flagrant délit de nouveau meurtre, mais reçoit l’aide inespérée de Oxford, finalement convaincu par la sagacité de sa femme, qui lui permet de serrer finalement le véritable tueur.

En conclusion, « Frenzy » est un efficace polar bien construit qui séduit par son rythme enlevé riche en rebondissements.

Au milieu des pubs et commerces de sa Londres chérie, Hitchcock terrorise dans des scènes ou le sexe apparait années 70 obligent crument, mais divertit également par son humour décapant comme dans les scènes de repas des Oxford, ou la nourriture (française !) la plus infâme est servi au valeureux policier qui ne se déparait pas pour autant de son flegme britannique.

Quelques bémols pourtant : le personnage de Finch toujours en colère et particulièrement peu sympathique auquel il est impossible de s’identifier et la scène du camion, insoutenable par sa longueur, son coté glauque et son manque d’intérêt pour le film.

Malgré ses quelques défauts et une intrigue somme toute assez classique, « Frenzy » est un film tout à fait respectable au sein de la plantureuse filmographie du Maitre.

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Published by Seth - dans Policier
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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 22:21

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Trois ans après le gros succès de « Music for the masses », vient logiquement en 1990 « Violator » de Depeche mode.

L’album à la rose commence en douceur par « World in my eyes » qui traine sensuellement son beat technoïde sur lequel David Gahan place sa voix douce et froide.

Le ton semble alors donné : celui de l’ennui glacé comme le laisse franchement supposer le monocorde « Sweetest perfection ».

Pourtant les anglais se réveillent subitement pour proposer avec « Personal Jesus » l’un de leur plus grand tube, avec un riff de clavier martelé, un apport judicieux de la guitare de Martin Gore, le tout soigneusement emballé.

L’auditeur se laisse ensuite bercer par la légère fluidité de « Halo » et sombre dans le sommeil eternel de « Waiting for the night » assommante ballade plus de six minutes.

Heureusement, Depeche sort deux nouvelles carte maitresses de son chapeau, « Enjoy the silence » magnifique tube tout en grâce aérienne, peut être sa plus belle réussite, enchainé du racé « Policy of the truth » qui réussit la parfaite symbiose entre riffs de Gore et chant Gahan.

Après ce bref mais intense frémissement, arrive la fin de l’album composée de « Blue dress » nouvelle ballade éthérée et soporifique puis « Clean » aussi lent, étrange et glacé que possible.

En conclusion, pas plus que « Music for the masses », « Violator » ne parvient à me faire gouter à cette new wave pop, beaucoup trop morne, froide et linéaire à mon gout.

Sur le fond, le spleen de Depeche mode ne me touche pas et la quelque poignée d’authentiques tubes (« Personal Jesus » « Policy of the truth » mais surtout « Enjoy the silence ») suffisent à peine à sauver cet album de l’engloutissement complet dans les glaces arctiques.

Depeche mode, ou le parfait groupe d’électro-pop étant parvenu au hold up du siècle à l’aide de quelques hits radio un peu plus rythmés et accessibles à atteindre un grand succès commercial alors que sa musique n’est qu’un gigantesques édifice austère aux parois rigides, coupantes et glacées …

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Published by Seth - dans Pop
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