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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 20:39

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Après Slayer et The stooges, nous restons dans le domaine du rock qui décoiffe pour aborder « Bastards » de Motorhead.

Déjà traité une fois en ces colonnes pour son mythique « Ace of spades », Motorhead est ici en piste avec un album à la pochette agressive et féroce sorti en 1993.

Les débuts sont conformes à la légende du hard rock britannique et « On your feet or on your knees » déploie un heavy metal rapide, maitrisé et d’une redoutable efficacité.

Les vieux briscards poussent encore plus fort sur la pédale à speed et balancent un « Burner » ultra offensif et d’une grande qualité.

On reste dans du costaud avec « Death or glory » qui soutenu par un remarquable travail du nouveau batteur Mikkey Dee et par un mur de riffs de Wurzel/Campbell, cogne à la manière d’un hell’s angel enivré dans un bar.

Inutile de s’attendre à brusque sursaut de clémence de la part de nos durs à cuirs, aussi surgit un « I am the sword » au cours duquel ce bon vieux Lemmy Kilmister pause sa voix en papier de verre sur encore une fois une excellente paire de riffs estampillés pur heavy.

Impossible de ne pas taper du pied et balancer le bassin sur le groove hard n‘ roll de « Born to raise hell ».

De manière plus que surprenante, Motorhead bascule ensuite avec « Don’t let daddy kiss me » vers une authentique ballade acoustique très réussie ou Kilmister parvient à se montrer crédible dans un registre doux et tendre.

Le rock n’ roll revient dans ses habits de lumière avec un « Bad woman » incandescent enchainé d’un rugueux à défaut d’être génial « Liar ».

On glisse encore une fois vers une power ballade imprévue, « Lost in the ozone » dont l’atmosphère aérienne surprend franchement de les part de nos quatre brutes.

La dernière partie se profile enfin avec « I’m the man », et « We bring the shake » mid tempo un peu fatigués malgré de louables solo centraux pour terminer par un « Devils » puissant, sombre et inquiétant.

En conclusion, « Bastards » est une heureuse surprise et démontre que même au début des années 90 en pleine période grunge, Motorhead est encore capable de faire évoluer son hard ancestral vers un heavy musclé et modernisé tout à fait capable de tenir la distance.

Certes, après une première partie explosive, nos vétérans baissent un peu de rythme mais se montrent très convainquant sur des morceaux plus lents et mélodique ou Kilmister tient malgré ses limitations vocales convenablement son rang.

Rajeuni et dopé par l’apport d’un nouveau batteur et servi par une production de haute volée, ce « Bastards » fait preuve d’une très bonne maitrise de la part de nos vieux pirates et vingt ans après en séduira encore plus d’un(e).

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 22:15

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Continuons d’explorer la face historique et sale du rock ‘n roll avec l’un de mes groupes favoris, les Stooges avec le mythique live « Metallic KO ».

Enregistré sur deux concerts à Detroit en 1973 et 1974 déroulés dans une atmosphère de provocation et de bagarre, « Metallic 2x KO » débute par l’une des bombes du répertoire des Stooges, « Raw power » interprété dans une ambiance de petit club confiné.

Malgré un son faiblard rendant assez peu hommage à la puissance brute des Stooges, le groove hargneux de « Raw power » produit tout de même son effet telle une décharge de chevrotine à bout portant.

La voix nasillarde, éraillée et provocatrice d’Iggy colle parfaitement avec l’ambiance roots de « Head on » qui s’étale sur plus huit minutes de rock expérimental intense.

On pose le tempo sur « Gimme danger » jolie ballade mélancolique sur laquelle Iggy parvient à faire passer le nécessaire frisson émotionnel.

Mais le supersonique « Search and Destroy » vient rappeler quelle terrifiante machine de destruction étaient les Stooges à l’époque.

Les titres s’étalent au gré de l‘inspiration des musiciens et de la gouaille du chanteur, dépassant allégrement les sept minutes.

Si « Heavy liquid » son chant doublé approximatif et ses guitares crachantes, donnent une impression de bruit brut pénible à supporter, Iggy et sa bande adoucissent leur mixture à base de lames de rasoir pour délivrer une nouvelle ballade « Open up and bleed » vibrante d’émotion malgré un son plus que délicat.

Les boys sont également remarquables sur « I got nothing / I got shit » dont la musique douce contraste avec des refrains hauts en couleur.

Sur « Rich bitch », une pincée de piano vient se marier à la guitare d’Asheton et à un Iggy  excellent en mode crooner.

On conclut car il le faut bien par « Cock in my Pocket » sorte de détournement punk n’ roll salement irrévérencieux qui se termine par un long monologue d’Iggy et le classique « Louie Louie » accompagné d’un feeling particulièrement groovy.

En conclusion, « Metallic 2xKO » est un album live totalement sous produit et enregistré dans des conditions de totale improvisation, ce qui ne rend pas du tout hommage à la fantastique qualité des titres ici joués.

Malgré ce handicap (ou plutôt à cause de ?), les Stooges parviennent par la force et la richesse de leur musique à accrocher l’auditeur.

L’impact d’Iggy Pop sur une scène est démentiel et on peut dire que 70% de la réussite du concert repose sur ses maigres mais toniques épaules de sprinter de la défonce et du rock ‘n  roll.

L’Iguane est grandiose dans ses hurlements, ses nombreuses interventions parlées mais se montre aussi capable de vous vriller l’âme dans de splendides ballades acoustiques à cœur ouvert.

« Metallic 2xKO » aurait donc pu être un disque culte autrement que par sa rareté, mais demeure malgré cette production d’amateurisme total, un sacré moment de musique que sauront apprécié les amateurs de rock n’ roll vivant, intense et surtout dépouillé de tout artifice superflu, ce qui demeure en 2014 un rare plaisir …

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Published by Seth - dans Punk Rock
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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 19:50

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En 1968, Sergio Léone estimant sans doute avoir fait le tour de la question des westerns, décide de clôturer le genre avec un encore une fois un chef d’œuvre, « Il était une fois dans l’Ouest ».

Dans cette magnifique fresque de 2h30 habitée par la musique hypnotique d’Enio Morricone, un homme sans nom (Charles Bronson) jouant la même mélodie lancinante à l’harmonica arrive en Californie ou il tue trois hommes venus l’attendre à la gare.

Taiseux et inquiétant, Harmonica traine dans les bars à voyous ou il cherche un homme appelé Frank (Henry Fonda).

Ce Frank est en réalité un redoutable chef de gang responsable du meurtre d’une famille d’honnêtes fermiers, les Mc Brain établis à Sweetwater.

Frank travaille en effet pour le compte d’un riche patron de chemin de fer, Morton (Gabrielle Ferzetti) qui convoite la ferme des Mc Brain.

Habile, Frank laisse sur le lieu du massacre un indice impliquant un autre chef de bande fraichement sorti de prison, Cheyenne (Jason Robards).

C’est celui-ci que croise Harmonica dans un bar et la rencontre entre les deux derniers hommes manque de tourner à l’affrontement direct.

Le malin Cheyenne se défait sans difficulté de ses poursuivants et retombe à la ferme des Mc Brain ou il rencontre Jill (Claudia Cardinale) la nouvelle jeune épouse du père Brett (Frank Wolff) venue de la Nouvelle Orléans pour s’établir auprès de sa nouvelle famille.

Malgré l’hostilité de Jill, Cheyenne parvient à établir assez de dialogue pour lui clamer son innocence dans cette sordide affaire.

C’est ensuite au tour d’Harmonica de débarquer et d’abattre deux tueurs de Frank envoyés pour éliminer Jill.

Déterminé, Harmonica piste un indic de Frank pour retrouver sa cible qui a établi son quartier général dans le wagon de Morton, salement handicapé par un cancer des os.

Mais Frank décèle sa présence, le capture et tue l’indic pour sa négligence.

Harmonica refuse de décliner son identité et tient courageusement tête à Frank, qui se voit fixé comme objectif prioritaire de s’occuper de Jill.

Frank profite de sa position de force pour abuser de Jill, qui cède en apparence au meurtrier de son mari.

Cruel et cynique, Frank révèle le passé de prostituée de Jill et pousse le vice jusqu’à lui proposer de l’épouser.

Du coté du train, Cheyenne s’avère être un allié insoupçonné de Harmonica en tuant ses gardes.

Libérés, les deux hommes reviennent à Sweetwater qu’il trouve vite.

Ils découvrent que avant sa mort, Mc Brain a commandé suffisamment de matériels pour construire une station de train voir une ville autour du tracé du nouveau de chemin de fer aimanté par la ferme en raison de son importante réserve d’eau.

Mc Brain se révèle donc un visionnaire qui croyait en ses rêves de bâtisseur.

De son coté, Frank devient de plus en plus dominant dans son association avec Morton, qu’il menace ouvertement.

Il tente de forcer la malheureuse Jill à vendre la maison à un prix dérisoire en intimidant les acheteurs potentiels, mais une fois encore Harmonica intervient en rachetant pour 5000 dollars le lot, l’argent étant la somme gagnée par la livraison de Cheyenne aux autorités.

Très déterminé, Harmonica tient une nouvelle fois tête à Frank excédé de cette résistance.

Mais décidément imprévisible, Harmonica aide immédiatement Frank a tuer des hommes envoyés par Morton pour l’abattre et se venge en le regardant agoniser dans la boue à la sortie de son wagon.

Vient alors l’heure du duel final entre Frank et Harmonica qui ayant mortellement blessé son adversaire lui révèle finalement son identité en lui collant dans la bouche l’harmonica que lui-même lui avait mis tandis qu’adolescent, il portait son frère pendu à une corde sur ses épaules avant de défaillir.

Après la mort de Frank, Harmonica se trouve apaisé d’avoir exaucé sa vengeance.

Contre toute attente, Cheyenne finalement évadé de prison, n’en veut pas à Harmonica mais ne reste pas sur place.

Les deux hommes abandonnent donc Jill, qui reste elle pour bâtir le rêve de Mc Brain et développer la ville.

Si Cheyenne atteint par une balle traitresse meurt finalement et curieusement, et Harmonica s’en va solitaire, Jill devient donc le pilier du développement de Sweetwater.

En conclusion, « Il était une fois dans l’Ouest » rivalise sans peine avec les trois premiers western de Léone et pourrait même par certains aspects les supplanter au registre de l’excellence.

Construit autour d’un scénario complexe truffé de rebondissements, « Il était une fois dans l’Ouest » instaure une atmosphère excitante et prenante qui aspire le spectateur dans un tourbillon épique.

Mais le film se sublime aussi par sa musique grandiose, ses images somptueuses, ses acteurs en état de grâce, avec un Charles Bronson hiératique au charisme écrasant, un Henry Fonda génial de cruauté, un Jason Robards parfait en voyou ambigu et l’un des meilleurs rôles de Claudia Cardinale, putain magnifique en quête de rédemption par la vie de famille et la construction de quelque chose de plus grand qu’elle.

Avec l’arrivée du train et du développement économique, Léone symbolise la fin de l’Ouest profond avec ses hors la loi et ses sheriffs, pour faire entre l’Amérique dans une ère plus industrielle.

Véritable classique indémodable du western, « Il était une fois dans l’Ouest » est un chef d’œuvre qui émeut aux larmes par sa beauté, sa magnificence et ne peut que faire aimer le 7ième art !

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Published by Seth - dans Western
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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 11:53

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Après les quelques incartades électro/pop de ces dernières semaines j’avais réellement envie de revenir à des musiques plus brutales, aussi « Hell awaits », second album de Slayer sorti en 1985 m’offre-t-il le terrain de jeu idéal pour cela.

Nous sommes au milieu des années 80 et après un premier album dans la plus pure lignée du mouvement thrash metal californien, Slayer récidive avec ce « Hell awaits » à l’infâme pochette satanique, à peine plus élaborée que celle de « Show no Mercy ».

Après quelques borborygmes du plus vilain effet et une introduction de plus trois minutes, « Hell awaits » déboule avec la furie si caractéristique du groupe à l’époque.

La frappe puissante et sèche de Lombardo définit la structure rythmique sur laquelle les guitaristes jettent leurs riffs et Tom Arraya ses vocaux haineux pour former un ensemble violent et chaotique.

On embraye sur la suite, « Kill again » aussi rapide et intense qu’un TGV de l’enfer lancé à pleine bourre, pour encaisser tout essoufflé « At dawn they sleep » au tempo étonnamment plus posé que ses prédécesseurs avant un déferlement de puissance digne des tranchées de 14-18 dans sa partie terminale.

Sortant de cette relative linéarité, l’auditeur se cramponne toujours fermement à son siège et subit de nouvelles rafales de thrash concentré, « Praise of death » qui tabasse tout azimut sans grand discernement pendant plus de cinq minutes puis « Necrophiliac » tout aussi violent mais un poil plus réglé.

L’épreuve sonore est donc bel et bien présente et fidèles à eux même, les Californiens abordent à présent la partie terminale de leur œuvre, sans baisser le pied un instant, en alignant « Crypts of eternity » redoutablement tranchant mais peut être handicapé par sa longueur et enfin « Hardening of arteries » plus intéressant dans sa partie instrumentale terminale.

En conclusion, on comprend mieux à son écoute pourquoi « Hell awaits » ne figure pas dans la top list des albums de Slayer.

On retrouve certes les fantastiques rythmiques du groupe avec le talent sans doute unique du coup de patte de Lombardo, une pluie de riffs et solo explosifs dus au duo infernal Hanneman/King, mais ceci ne suffit pas à masquer les limites de compositions trop linéaires, manquant également de refrains fédérateurs.

Malgré sa pugnacité, le chant uniforme de Arraya peut aussi être vu comme une limitation.

On pourra donc reprocher à « Hell awaits » son coté unidimensionnel et monolithique, il n’en reste pas moins un album de thrash féroce impressionnant par l’intensité et l’engagement de sa musique que l'on peut qualifier d'extrême.

 

 

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Published by Seth - dans Thrash Metal
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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 15:45

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Nous terminons cette trilogie Bondienne post 2000 avec « Quantum of solace » de Marc Foster.

Sorti en 2008, « Quantum of solace » s’inscrit dans la continuité du déjà excellent  « Casino royale » et démarre en trombe par une course poursuite échevelée dans laquelle 007 (Daniel Craig) tente à bord de son Aston martin d’échapper à des tueurs lancés à ses trousses dans la région du lac de Garde en Italie.

Le poursuite se déroule à un train d’enfer et voit finalement l’agent le plus célèbre du MI-6 liquider ses tueurs et rentrer avec sa voiture très abimée dans une base secrète de Sienne ou il livre l’ex associé du chiffre White (Jesper Christensen) à sa supérieure M (Judi Dench).

Mais l’interrogatoire tourne court, le très hautain White qui revendique son appartenance à une organisation (Quantum ?) s’échappe en profitant de la confusion semée par la trahison d’un agent du MI-6, un dénommé Mitchell qui ouvre le feu pour protéger sa fuite.

Fidèle à lui-même, Bond prend en chasse le traitre dans une nouvelle course poursuite frénétique sur les toits de la ville ou au milieu d’un très populaire course de chevaux.

Le face à face se termine dans une église et Bond n’a d’autre choix que de tuer son redoutable adversaire.

De retour au MI-6, M qui a survécu à l’attaque aiguille Bond sur le dénommé Slate (Neil Jackson) possesseur des mêmes billets que Mitchell, détenus à la base par le Chiffre.

Malgré ses dénégations, Bond est en réalité très perturbé par la mort de Vesper et fait de la traque des hommes de White une affaire personnelle.

Il retrouve Slate dans l’atmosphère tropicale et pauvre de Port au prince en Haïti, et après une lutte furieuse le tue dans sa chambre d’hôtel.

Plein de culot, Bond prend sa place et est abordée par une jeune femme, Camille Montes (Olga Kurylenko) qui le prend en stop.

En ouvrant la mallette de Slate, il s’aperçoit qu’il a pour mission de tuer Camille mais n’ a pas le temps de s’expliquer puisqu’un homme à moto les prend en chasse.

Largué par une Camille furieuse, Bond se débarrasse de l’homme et lui prend sa moto pour la suivre.

Il tombe sur une zone portuaire hautement surveillée dominée par Dominic Green (Mathieu Almaric) mystérieux homme d’affaires amant de Camille qu’il a néanmoins tenté d’assassiner car il la soupçonnait de trahison.

Camille tient tête avec courage à cet homme menaçant qui reçoit la venue d’un ex général Merano (Joaquin Cosio) avec lequel il conclut un accord : lui faire bénéficier de son soutien financier pour reconquérir le pouvoir en Bolivie contre en échange la possession d’une région entière réputée désertique.

Cynique, Greene livre Camille au général qui semble en réalité la connaitre pour avoir assassiné sa famille plusieurs années auparavant.

C’est alors que Bond entre en action, prend un bateau et va percuter celui du général pour récupérer Camille et s’enfuir avec elle.

Après une course poursuite tendue, Bond parvient à échapper aux tueurs et dépose une Camille inconsciente dans une zone sure.

De retour au calme, Bond reçoit de précieuses informations du MI-6 qui identifie Green comme philanthrope écologique.

En réalité Green est en contact avec deux agents de la CIA, Beam (David Harbour) et Leiter (Jeffrey Wright) qui cherchent à récupérer le contrôle de la région.

Localisé en Autriche, Green y rencontre à l’opéra plusieurs puissants hommes d’affaires dont White et ex hommes politiques du secteur de l’énergie et de télécoms.

Présent sur place, Bond parvient à dérober l’oreillette de l’un d’entre eux et à intercepter une réunion secrète se déroulant en plein milieu de l’opéra.

Il y recueille de précieuses informations sur les plans d’implantations de Greene en Bolivie et perturbe la réunion non sans avoir pu photographier les hommes prenant la fuite.

Sur le toit de l’opéra, Bond tue un garde du corps, en réalité un agent américain et se retrouve lâché par le MI-6 qui bloque passeports et cartes de crédits.

Désireux de poursuivre Greene, Bond demande l’aide de Roger Mathis (Giancarlo Giannini), ex agent du MI-6 soupçonné de trahison puis innocenté, qui accepte de venir avec lui en Bolivie pour lui faire bénéficier de ses réseaux.

L’action se tend à La Paz, ou Bond noue une relation épisodique avec Fields (Gemma Arterton), agent du MI-6 chargée de lui faire quitter le pays et se rend à une soirée organisée par Greene pour obtenir des financements pour ses projets dits écologiques.

Greene est irritée par l’irruption de Camille qui lui fait perdre un potentiel contrat et se heurte de nouveau à Bond qui lui tient tête et lui arrache sa proie.

Mais la vengeance de l’homme d’affaires sera implacable : Mathis est retrouvé blessé dans le coffre de sa voiture.

Soupçonné de séquestration et torture par des policiers corrompus, Bond est forcé de se défendre et de les mettre hors combat.

Ceci ne fait que le rendre plus enragé et déterminé à faire payer Greene de ses crimes.

Aidé de Camille, il prend un vieil avion cargo pour survoler la zone du territoire convoité par Greene et découvre que l’homme d’affaire provoque à l’aide de barrages une immense sécheresse afin de s’enrichir une fois l’affaire conclue.

Le couple échappe à un petit avion et un hélicoptère boliviens chargé de les abattre et a à son retour la désagréable surprise de trouver Fields assassinée par ingestion de pétrole.

Couvert par M et aidé discrètement par Leiter qui ne partage pas la vision de son collègue, Bond parvient à localiser Greene et Murano dans un hôtel en plein désert, alimenté par d’immenses panneaux solaires

Greene contraint plus ou moins le général à signer un accord l’avantageant, mais subit l’attaque conjuguée de 007 et Camille qui mettent à mal son complexe ultra sophistiquée.

Murano est finalement tué par Camille qui peut ainsi venger sa famille, tandis que Greene est jeté dans le désert avec pour unique « liquide » un bidon d’essence.

Mais si Bond se sépare « bon ami » de Camille qui délivrée de sa haine, a décidé de rester pour aider son pays, l’histoire ne s’arrête pas là et il retrouve finalement en Russie l’ex petit ami de Vesper, en réalité un agent de Quantum.

Apaisé par rapport à la mort de Vesper, 007 parvient à juguler sa haine et livre l’homme au MI-6.

En conclusion, malgré une première partie ultra musclée assez peu égalée sur le plan de l’action pure avec des scènes de poursuites en voiture, sur les toits ou de close combat d’une violence implacable, « Quantum of solace » est sans doute le moins bons des trois James Bond incarnés par Craig.

En cause principalement, le personnage du méchant joué par un Almaric ridicule face au charisme d’un Mikkelsen et dont les motivations, contrôler le marché de l’eau d’un pays aussi pauvre et faible que la Bolivie, apparaissent au final bien dérisoires.

Sans ennemi de grande envergure, la confrontation tourne court et à partir de la Bolivie, perd grandement de son punch, si on excepte le joli duel aérien au dessus des montagnes.

Un peu d’ennui donc dans ce James Bond, avec un éternel dictateur américain bien entendu aussi stupide que violent, de jolies mannequins potiches sans âme (qui se souviendra de Gemma Arterton ?) et un exotisme pas toujours très attirant.

On retiendra donc la présence toujours solide de Craig, homme dur mais secrètement blessé par la mort de Vesper et une première partie italo-haïtienne à couper le souffle, ce qui demeure pour un Bond, sans doute suffisant.

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Published by Seth - dans Espionnage
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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 08:59

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Avec le temps les gens ont sans doute oublié l’ex ministre François Léotard, qui après sa carrière d’homme politique controversé, s’est depuis une quinzaine d’années reconverti dans l’écriture.

En 2007, quelques années après avoir déjà écrit sur son frère, l’acteur François Léotard disparu en 2001, il publie « La vie mélancolique des méduses ».

Comme l’indique bien sa couverture sobre et glacée, « La vie mélancolique des méduses » se déroule dans l’univers mystérieux et dangereux des services secrets français, ou certains hommes appelés les méduses, enchainent des missions d’assassinats ciblés pour le compte de l’Etat français.

Sans attache, capable de rester plusieurs mois en attente d’une nouvelle mission désignée par une hiérarchie volontairement obscure et éclatée, Jean Bourdin appartient à la catégorie des méduses.

Mis en retrait de son travail après l’échec d’une mission impossible d’assassinat de Ratko Mladic, commandant de l’armée serbe pendant la guerre de Yougoslavie et criminel contre l’humanité, Bourdin échappe de peu à l’élimination mais échoue dans un hôpital psychiatrique ou il remâche ses pensées intimes.

Le lecteur suit donc le fil des pensées profondes de l’ex agent, avec un père militaire précocement disparu pendant la guerre d’Indochine, une mère enchainant les passes pour arrondir les fins de mois avant de partir sur un coup de tête en Asie pour tenter de le retrouver et finalement ne jamais revenir.

Sous la surveillance bienveillante de Puppy, une grosse et fausse infirmière alsacienne, Bourdin décrit son quotidien de méduse, avec les rendez vous silencieux pour attendre les ordres et les longues périodes d’attentes ou inévitablement l’ennui vous dévore.

Il ressasse sa rencontre avec Nathalie, la belle espionne auquel peu d’hommes peuvent résister et son rôle déterminant dans l’enclenchement de la mission ratée en Yougoslavie, mais c’est surtout son collègue allemand Peter qui est au centre de ses pensées.

La vie en effet de son seul ami dans le métier est passée au crible, avec une enfance difficile à Dresde, dans une Allemagne de l’Est d’après guerre soumise aux violences des Russes victorieux et l’ascendance problématique d’un père sculpteur membre du parti nazi avant le basculement vers le monde de l’espionnage via la Stasi puis le retournement classique pour travailler pour la France.

Buveur, homosexuel à tendance jeunes garçons, Peter se mue en parfait compagnon de route pour Jean, avec des réflexions pseudo philosophiques souvent nihilistes.

Les deux méduses à la dérive se fréquentent pour évacuer leur solitude, les crimes qui les hantent la nuit et finissent par devenir amis.

Lorsqu’il apprend que son ami a déserté pour rejoindre l’Italie ou il fréquente un agent israélien nommé Laura chargée d‘infiltrer les réseaux islamistes italiens, Jean comprend la réaction de son ami qui en avait assez de servir.

Avec la complicité de Puppy, elle-même proche de Peter, Jean s’évade de son hôpital, retrouve une Nathalie finalement elle aussi déserteuse et prend la décision de gagner l’Italie par bateau pour retrouver son ami.

Le long trajet avec cette belle et jeune mante religieuse est particulièrement pénible, même si Jean finit par succomber aux charmes d’une jeune femme vivant mal ce qu’elle définit comme sa condition de prostituée d’Etat.

Après un périple dans le Sud de l’Europe, le duo finit par retrouver Peter vivant mais atteint d’un cancer et sa compagne Laura à Trieste.

Sentant que son ami vit les derniers mois voir semaines de sa vie, Jean parle longuement avec lui, comprenant finalement son secret intime d’ex enfant juif de Tchécoslovaquie, déporté avec les siens par train avant d’être miraculeusement sauvé du génocide par la bienveillance inattendue d’un soldat allemand et d’une femme de nazi, qui deviendra sa mère d’adoption.

Apaisé par la révélation de son passé, Peter aidé par Laura, pousse Jean et Nathalie a venir avec eux en Israël afin de bénéficier de la protection du Mossad allouée aux agents occidentaux retournés.

Le duo accepte et tout le monde se retrouve en Israël.

Bien entendu Nathalie et Jean sont soumis à une étroite surveillance, et Jean se voit proposé un marché visant à lui assurer une vie tranquille en Israël en échange d’un ultime contrat, l’assassinat d’un terroriste islamiste à Marseille.

Jean n’a pas d’autre choix que d’accepter ce marché et se rend dans les bas fonds de la ville, les tristement quartiers nord pour localiser à moto sa cible et trouver le moment propice pour passer à l’acte.

Ce moment a finalement lieu et l’islamiste meurt finalement dans les toilettes d’une station service.

De retour en Israël, Jean apprend la mort de Peter emporté l’âme en paix par son cancer, comprend que Nathalie devenue la maitresse d’un colonel, l’a abandonné à tout jamais et se résigne à se faire oublier dans une vie solitaire, discrète et modeste sous le soleil du Moyen-Orient.

Reste un livre écrit par Peter racontant sa vie tumultueuse, devenu un best seller en Israël.

En conclusion, sous des dehors de roman d‘espionnage, « La vie mélancolique des méduses » est une œuvre étonnante, très sombre et mélancolique ou François Léotard se livre de manière très intime.

Les réflexions écrites dans une langue superbe, sonnent souvent de manière juste profonde et soutiennent en permanence le déroulement d’un récit-alibi sinueux autour du passé d’un vieil espion de l’Est, hanté par un passé en lambeaux.

On se demande souvent quelles sont les motivations de ces hommes qui se retrouvent sans identité, sans amis, ni attaches et doivent accomplir en sous marin le sal boulot de pays dits démocratiques.

Le livre ne répond pas à cette question, évite toute glorification à la James Bond du métier d’agent secret, préférant se focaliser sur une froide et méthodique efficacité du tueur sans oublier les longues périodes d’attente ou les nerfs sont mis à rude épreuve.

Lent, froid et gracieux comme l’animal dont il s’inspire, « La vie mélancolique des méduses » est un roman qui séduira les amateurs de sombres introspections.

Je vous livre quelques phrases fortes notamment à propos de sa Mère « Les hommes qui venaient la voir, les gros, les maigres, les plombiers ou les banquiers, j’avais compris très vite qu’ils n’étaient reliés à la vie que par ce morceau de cher entre les cuisses, qui les rendait fous, larmoyants, imposteurs, criminels. Leurs mots ou leur silence, leurs vie ou leur mort, avaient ce même tremblement inutile. Le sexe c’était juste une façon de croire qu’ils vivaient vraiment. Vous apprenez d’une pute ce que personne ne vous a jamais dit ».

Vous avez dit définitif ?

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Published by Seth - dans Espionnage
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 20:40

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Abordons encore une fois l’une de mes déceptions/bêtes noires avec The clash autre groupe anglais cette fois plus rock (punk ?) que Depeche mode.

Sorti en 1985, « Cut the crap » est le dernier album des britanniques qui au milieu des années 80 connaissent comme beaucoup de formations, de grosses difficultés internes.

C’est le duo Vince White/Nick Sheppard aux guitares que Joe Strummer, Paul Simonson et Pete Howard s’attellent donc au successeur de « Combat rock » , album phare de la discographie du groupe.

Avec sa pochette agressive délibérément punk, « Cut the crap » débute par « Dictator » un titre bordélique rendu quasi inaudible par la surcharge de bruits de fond qui noie toute tentative de construction musicale.

C’est en surmontant son aversion que l’auditeur se fait violence pour embrayer sur « Dirty punk » plus classique (et écoutable) dans sa construction punk simple et énergique.

On semble cibler plus précisément le grand tube fédérateur avec « We are The clash » et ses grands refrains ratissant large.

Le résultat obtenu est simplement lourd.

Mais le cœur et la générosité dans l’effort des Clash finissent par arracher une lueur d’intérêt, tel sur ce « Are you red …y » surprenant par son mariage inattendu entre guitare et synthétiseur.

Les anglais continuent de s’employer sur « Cool Under heat » et « Movers and shakers » qui crache sa rage brutale sans toutefois bouleverser l’auditeur.

Nouveau ralentissement de cadence pour une nouvelle tentative (largement avortée) de placer un tube avec « This is England ».

Grand accompagnateur de la musique des Clash, le reggae refait son apparition sur « Three card trick » sans aucun intérêt.

On sourira à l’ambiance jeux vidéo d’arcade assez amusante de « Play to win », sursautera sur l’irruption synthétique de « Fingerpoppin » venant fortement métisser le rock brut et peu finaud des musiciens.

La fin du disque se profile enfin avec « North and south » ballade médiocre aussitôt oubliée, « Life is wild » sympathique mais inutile et l’apothéose de lourdeur reggaeisante « Do it now ».

En conclusion,  malgré son énergie et une certaine bonne volonté, « Cut the crap » est pour moi encore un disque faiblard des Clash.

Médiocres musiciens et chanteur, Th Clash ne parviennent pas à hausser leur niveau sur leur dernier album et offrent une musique rudimentaire, parcourues d’influences mal intégrées qui irritent plus qu’elles n’apportent réellement une plus value.

Comme pour Depeche mode, j’ai peu d’espoir d’apprécier un jour la musique de The Clash, qui a pour elle la particularité de m’irriter assez rapidement.

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Published by Seth - dans Rock
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 19:47

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Disons le franchement la découverte de Depeche mode a été plutôt un échec, et partant du principe que les albums les plus réputés du groupe ne m’ont que faiblement atteints, il ne restait donc qu’a expérimenter le bestof … ou le live pour tenter de sauver la situation !

Sorti en 1989, « 101 » est le premier live d’un groupe alors en pleine explosion commerciale et sans nul doute artistique, ceci se matérialisant par une position dominante dans le monde du pop-rock et des tournées dans des stades, comme celle de Pasadena aux Etats Unis.

On commence par « Black celebration » introduction plutôt planante pour un concert de ce calibre.

Les défenseurs du groupe me rétorqueront que le groupe n’est certes pas connu pour son punch, aussi enchainerai-je sans coup férir sur « Shaking the disease » également feutré mais dont la légère fluidité passe ici comme un charme.

Difficile en revanche de sa passionner pour le plaintif « Nothing ».

Depeche mode passe alors la surmultiplié et fait donner la machine à tubes qu’il était à l’époque.

Se succèdent le facile et sautillant « Pleasure, little treasure », le superbement efficace « People are people » et le dense « A question of time ».

Le tempo se ralentit et permet de placer « Never let me down again » l’une des plus belles réussites mélodique du groupe.

On oubliera rapidement la ballade « A question of lust » insupportable de nullité, pour s’orienter vers les dernières salves du concert, « Master or servant » redoutable dans le style pop-wave si caractéristique du groupe, « Just can’t get enough » premier tube historique et sans doute le plus dance-music de l’histoire des anglais.

En guise de final, surgit « Everything counts » aux plages électro plutôt plaisantes.

En conclusion, « 101 » constitue le bestof idéal pour qui voudrait découvrir Depeche mode.

Malgré sa qualité et sa bonne consistance, il n’est pas parvenu à changer mon opinion sur Depeche mode et à me donner envie de continuer à les suivre.

Ce n’est pas la voix de Steve Gahan, assez agréable dans un style certes un peu linéaire qui est en cause mais bel et bien l’essence même de la musique du groupe qui me déplait.

Le son new-wave surtout celui de la fin des années 80 sonne affreusement cheap pour moi, et je n’apprécie gère les structures pop/dance du groupe, leur reprochant leur facilité de tubes pour discothèques.

Même avec ce live garni jusqu’à la gueule de tubes, Depeche mode ne parvient pas rendre sa musique suffisamment vivant et attirante pour moi.
Trop de froideur, trop de retenue, trop de linéarité ou parfois de facilité sans doute, qui forment au final un cocktail repoussant à mes yeux.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 19:36

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Continuons l’exploration de Kraftwerk avec « Autobahn », l’un de ses tous premiers albums sorti en 1974.

Ce disque à la pochette minimaliste garni de seulement cinq titres débute une œuvre fleuve, « Autobahn » qui développe de longs instrumentaux sur plus de vingt deux minutes avec notons le tout de même un thème récurrent assez irritant.

On sort donc éprouvé de ce premier morceau à tiroirs assez peu palpitant et embraye à reculons sur le duo d’instrumentaux « Kometenmelodie 1 » insupportable atmosphérique à encéphalogramme bas enchainé de « Kometmelodie 2 » plus vivant et majestueux même si globalement bien ennuyeux.

Complètement déboussolé, l’auditeur découvre « Mittenacht » composé de bruitages électroniques étranges, angoissants évoquant parfois des cris de cétacés en détresse.

Comme si cela ne suffit pas, Kraftwerk achève son ouvrage par « Morgenspaziergang » atroce titre tentant de recréer par des machines une ambiance de promenade dans la nature avec cerise sur le gâteau flute à bec en prime.

En conclusion, « Autobahn » est un album beaucoup trop expérimental et barré pour moi.

Très déséquilibré avec un centre de gravité orienté vers son titre phare, du reste assez pénible par son coté rengaine pesante, « Autobahn » est une œuvre pointue et confidentielle à coté de laquelle je suis passé complètement à coté.

Peut être le signe que c’est à partir de « Radio-activity » que Kraftwerk présente le plus d’intérêt pour moi avec des structures plus accessibles et surtout l’apparition de véritables lignes de chant en lieu et place de cette musique électronique trop embryonnaire à mon gout.

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Published by Seth - dans Electronique
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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 22:00

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Nous sommes à présent en 1977 et deux ans après le Kolossal succès de « Radio-activity », les allemands de Kraftwerk sortent « Trans-Europe Express » à la pochette toujours aussi minimaliste représentant les quatre musiciens en costume cravate.

L’album débute par un titre poids lourd, « Europe endless » qui promène sa mélodie synthétique raffinée et son chant aérien en anglais sur plus de neuf minutes trente.

La ballade un peu trop longue et duveteuse, finit par se montrer pénible sur la durée.

Construit sur le même format longue durée, « The hall of mirrors »  séduit davantage par son thème enivrant, son ambiance orientalisante et mélancolique.

Kraftwerk fait preuve de beaucoup d‘efficacité sur « Showroom dummies » en mariant voix désincarnée de Florian Schneider, nappes de synthétiseurs enveloppantes et sèches percussions électroniques du duo (Karl Bartos/Wolfgang Flur) puis prolonge encore plus loin l’expérience de deshumanisation sur « Trans-Europe-Express » qui bâtit sur un rythme de base évoquant la puissante mécanique d’un train en marche, de grandes envolées cybernétiques.

Les Allemands poursuivent leur terrible marche avant avec « Metal on metal » qui utilise les mêmes recettes pour hypnotiser l’auditeur par l’association redoutables des lourdes rythmiques et de thèmes de synthétiseurs répétées en boucle.

Survint enfin un peu de douceur avec « Franz Schubert » calme morceau atmosphérique qui à défaut d’être inoubliable a au moins le mérite de relâcher la pression avant le léger atterrissage en douceur de « Endless endless ».

En conclusion, dans son genre, « Trans-Europe-Express » constitue un chef d’œuvre capable d’emporter très loin l’auditeur dans son monde de froide puissance industrielle.

Kraftwerk gonfle ici sa production pour obtenir des rythmiques électroniques d’une puissance impressionnante sur lesquelles il parvient à distiller de redoutables gimmicks électro contre lesquels il semble difficile de résister.

Avec pareille pluie de tubes électroniques,  on ne pourra que recommander cet album sans doute moins aventureux que « Radio-activity » mais encore plus efficace dans son terrible processus de fusion entre l’homme et la machine.

Kraftwerk ou les prophètes de l’avènement d’un futur fascinant par sa monstrueuse deshumanisation ?

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