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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 13:20

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Déjà chroniqué ici, la saga Twilight voit un second volet cinématographique voir le jour en 2009 avec « Twilight, tome 2, tentation ».

Réalisé par Chris Weitz, « Twilight, tome 2, tentation » reprend l’histoire là ou son prédécesseur l’avait laissé, en racontant les difficultés de la relation entre la jeune Bella (Kristen Stewart) et son amoureux vampire Edward Cullen (Robert Pattinson).

Malgré les efforts d’intégrations déployés par sa famille, Bella est toujours vue comme une potentielle proie par Jasper (Jackson Rathbone) qui peine à réfréner ses voraces appétits.

Mais le plus grave semble être le désir migratoire des Cullen, présent depuis trop longtemps à Forth, et dont l’absence de vieillissement commence à attirer beaucoup d’interrogations.

Un jour, Edward annonce brutalement sa décision à Bella, et renonce tout de go à leur relation.

Malgré les supplications de la jeune femme, prête à se faire mordre pour rejoindre la famille, Edward reste ferme dans sa volonté et part, la laissant seule et désemparée.

Très déprimée, Bella adopte un comportement dangereux dans l’espoir que son protecteur qui communique encore par éclipses avec elle, revienne un jour pour la tirer d’un mauvais pas.

Elle se rapproche de Jacob Blake (Taylor Lautner), membre d’une fratrie d’indiens, dont la force et la beauté contrastent avec la gentillesse.

Jacob aide Bella a passer se mauvais cap, et retape pour elle des motocross.

Pourtant lui aussi semble inquiet quand à son évolution, notamment par la présence d’un gang d’adolescents indiens emmené par leur leader Sam (Chaske Spencer).

Un jour Bella est agressé par Laurent (Ethi Gathegi) un vampire du clan adverse des Cullen obéissant à Victoria (Rachelle Lefèvre).

Livrée à elle-même dans la foret, elle manque de mourir avant d’être finalement secourue par une meute de loups géants, en réalité les indiens du clans de Sam.

Jacob appartient en réalité à une race de loup garous et obtient sa première mutation à l’âge de la puberté, se détachant de Bella pour rejoindre la meute.

Lui et sa meute, jouent un rôle important dans sa défense contre les raids meurtrier de Victoria, l’aidant à la repousser jusqu’à la frontière canadienne et sauvant Victoria d’un saut fatal dans l’océan glacé du nord américain.

Revenue à elle, Bella a la surprise de recevoir l’aide de Alice (Ashley Greene) qui l’avait vu morte.

Malgré une forte animosité à l’égard de Jacob en raison des rivalités des deux races, Alice transmet de précieuses informations à Bella, lui révélant que Edward la croyant morte, est allé se livrer à un clan de vampires italiens, les Volturi dirigé par Aro (Michael Sheen).

Les Volturi lui refusant la mort, Edward décide de s’exposer aux humains afin d’en finir avec son existence.

Bella et Alice foncent alors en Italie pour prévenir le jeune vampire afin de le faire renoncer à ses projets et l’arrachent in extremis à la mort.

Le trio doit pourtant faire face aux Volturi, qui entendent bien les éliminer.

Soumise à la torture, Bella prouve d’étonnantes capacités de résistance à des vampires dit supérieurs et Edward lutte farouchement contre Félix (Daniel Cudmore) un colossal adversaire dont il a bien du mal à se défaire.

Lorsque Aro découvre que dans le futur Bella va faire partie de la famille Cullen, il modifie ses plans et en accord avec les autres chefs Volturi, laisse partir le trio.

Le retour aux Etats-Unis est délicat et provoque des heurts entre Edward qui consent à mordre Bella pour la convertir dans 2 ans avec un mariage à la clé et Jakob également amoureux d’elle, qui la défend farouchement contre ce projet.

Bella reste donc à Forth, partagée entre son amour pour le romantique Edward et le musculeux Jakob.

En conclusion, « Twilight, tome 2, tentation » reste dans la même lignée que le premier tome.

En l’absence de Edward, représentant l’amour inaccessible et le premier chagrin amoureux, Bella se rabat sur un individu certes moins raffiné, mais plus franc et loyale à son égard.

On sent bien que malgré ses qualités de défenseur et une musculature sous stéroïdes, Jakob ne se révèle qu’être un produit de substitution de luxe, le véritable amour de Bella étant le mystérieux vampire torturé.

Sorti de ce petit triangle amoureux qui fera rire les esprits les plus cyniques, le film tient la route par son atmosphère froide, naturelle, humide et par quelques scènes d’action judicieusement dopées par des effets spéciaux efficaces.

« Twilight, tome 2, tentation » n’est donc pas un chef d’œuvre du septième art mais remplit somme toute honnêtement son office de divertissement en recyclant/édulcorant au gout du jour le mythe éternel du vampire.

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 11:55

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Le cinéma des années 60 avec un bon vieux film de guerre dans la lignée des « Douze salopards », « Quand les aigles attaquent » de Brian G Hutton.

Sorti en 1968, « Quand les aigles attaquent » raconte l’envoi pendant la Seconde guerre mondial d’un commando anglais dans un nid d’aigle allemand situé dans les alpes autrichiennes afin libérer un général américain Carnaby (Robert Beatty) fait prisonnier après le crash de son avion.

Le colonel Turner (Patrick Wuymark) et l’amiral Rolland (Michael Horden) chargent sept membres d’un commando de cette opération délicate de récupération.

Le major Smith (Richard Burton) est le leader de l’expédition qui incorpore un américain le lieutenant Schaffer (Clint Eastwood).

Mais Turner avoue à l’équipe que Carnaby n’est pas un général, mais simplement un caporal, acteur à ses heures perdues, diffusant de fausses informations aux Allemands.

Le commando est largué par parachute dans une vallée alpestre et mais Harrod (Brook Williams) l’un d’entre eux meurt dans la descente, le cou brisé.

Cette mort parait suspecte à Smith qui rejoint dans une ferme isolée dans la montagne son contact féminin, Mary (Mary Ure) chargée de se faire embaucher au nid d’aigle à l’aide des faux papiers comme femme de chambre.

Les six hommes doté d’uniformes de la Wehrmacht et parlant un allemand impeccable, passent au culot les checkpoints et s’infiltrent sans difficulté dans le petit village situé en contrebas du nid d’aigle.

Ils fraient avec les garnisons allemandes dans les tavernes ou on boit beaucoup et parle fort.

Habile, Smith approche un deuxième contact, une plantureuse serveuse du nom d’Heidi (Ingrid Pitt) chargée d’aider Mary à s’infiltrer au château.

Il tient tête à un autre commandant allemand en se faisant passer pour le frère d’Himmler.

Mais la mort d’un second homme, Mc Pherson (Neil Mc Carthy) retrouvé le cou brisé dans la neige alerte une patrouille qui déboule dans le bar à la recherche de déserteurs.

Pris au piège, Smith et Schaffer préfèrent se constituer prisonniers pour tenter une évasion audacieuse aboutissant à un accident de voiture et à la mort de leurs gardiens allemands.

Experts en explosifs, ils mettent en place un complexe réseau visant à dynamiter les routes pour protéger leur retraite et faire diversion auprès des troupes allemandes.

Mary, aidée d’Heidi monte en téléphérique jusqu’au nid d’aigle et reçois l’intérêt de Von Hapen (Deren Nesbitt) un commandant de la Gestapo qui sous mine de lui faire la cour, cherche des informations sur elle.

Les méthodes de Van Hapen déplaisent au commandant Kramer (Anton Diffring) partisan de techniques d’interrogatoires plus classiques que celle de la Gestapo.

Aidés par Mary, Smith et Schaffer usent de leurs talents d’alpinistes pour embarquer sur une cabine de téléphérique et pénétrer clandestinement dans le nid d’aigle.

Après avoir tué des gardes et placé des explosifs aux endroits stratégiques du camps, ils arrivent à point nommé pour tirer Carnaby et les trois autres membres du commando d’un interrogatoire de plus en plus menaçant mené par le général Rosemeyer (Ferdy Maine).

Très sur de lui, Smith dévoile la couverture de Carnaby et se proclame agent double travaillant pour les services d’espionnages allemands.

Ce volte face est accrédité par le témoignage d’un haut gradé de l’espionnage, contacté en pleine nuit.

Sinueux, Smith cherche en réalité à démasquer un réseau de contre espionnage allemand ayant infiltré l’état major britannique et le commando lui-même.

En jouant d’adresse et de culot, il parvient à démasquer les trois autres membres du commando comme des agents allemands : Carpenter (Vincent Ball), Thomas (William Squire) et Christiansen (Donald Houston) et obtient même de Rosemeyer le nom du chef du réseau inscrit sur un carnet.

Malgré l’attaque de Von Hapen qui a démasqué Mary, Smith et Schaffer parviennent à retourner la situation et abattre le commandant SS et les gradés de la pièce.

Commence alors la fuite au milieu d’un château forteresse remplies de troupes allemande.

Smith et Schaffer déploient tout leur courage, leur culot et leur adresse pour tenir en respect les défenseurs du château désorientés par une succession d’explosion.

L’un des trois espions est abattu dans la fuite mais Smith contacte l’aviation britannique pour tenter une récupération audacieuse sur l’aéroport local.

Après d’intenses fusillades et explosions, Smith doit lutter avec la rébellion des deux espions allemands restant, et combat en équilibre sur une cabine téléphérique à coups de piolet.

Les deux espions meurent, l’un par une chute mortelle, l’autre dans l’explosion de la cabine et Smith s’en sort miraculeusement.

Le petit groupe de survivant emprunte donc une nouvelle fois le téléphérique pour échapper au château et doit sauter au dessus d’un cours d’eau pour échapper aux mitrailleuses allemandes.

Aidé de Heidi, il emprunte un camion chasse neige, fonçant à vive allure pour échapper aux jeeps et moto allemandes.

Le réseau d’explosifs couplé à d’intenses fusillades permet aux fuyards de se débarrasser de leurs poursuivants et de gagner l’aéroport  ou un faux avion allemand parvient à se poser pour les récupérer.

Dans l’avion, Smith surprend tout le monde, accusant ouvertement Turner d’être le chef du réseau d’espionnage allemand.

Démasqué, le gradé pointe une mitrailleuse contre lui mais comprend lorsqu’elle s’avère déchargée qu’il n’a d’autres solutions que de se jeter dans le vide pour échapper à un embarrassant procès.

En conclusion, « Quand les aigles attaquent » est un film de ces films de guerre d’un autre temps, remplissant sans fioriture son but : divertir en donnant le beau rôle aux héros anglais/américains de la Seconde guerre mondiale.

Tout repose ici sur une trame de départ excitante : l’assaut d’une château enneigé fortifié réputé imprenable pour extrader en douceur un faux général et peu importe au juste la somme d’invraisemblances parcourant la réalisation du projet, le spectateur se laisse prendre sans trop de résistance par l’ambiance d’espionnage et d’action du film.

Eastwood, déjà connu mais pas encore une star de premier plan doit ici s’effacer face à Burton qui occupe avec autorité le rang de tête d’affiche.

Un film classique, bien mené, qui plaira aux amateurs du genre.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 20:46

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Nouveau récit complet marvel, « Wolverine : jungle saga » de Walter Simonson (scénario) et Michael Mignola (dessins) voit le jour à la fin des années 80.

Ici on retrouve Wolverine ou plutôt Serval comme on l’appelait encore à l’époque dans une aventure en plein milieu de la Terre sauvage ou il se fait adopter à l’égal d’un dieu par une tribu préhistorique.

Il est vrai que Wolverine joue le jeu, aidant son peuple d’adoption à combattre et tuer les énormes reptiles infestant la région.

Soutenu par Gahck, une plantureuse guerrière géante, Wolverine prend vite les reines du clan et vole au secours de Chakel, un guerrier avalé par un tyrannosaure monstrueusement grand.

Malgré l’apparente disproportion entre le monstre préhistorique et le petit mutant, Wolverine remporte son combat et découvre que le tyrannosaure était en fait un robot.

Il remonte à l’origine de la bête et pénètre dans une base secrète située à l’intérieur d’un volcan.

Wolverine tombe malheureusement dans une embuscade et se retrouve le prisonnier du mutant Apocalypse qui lui avoue capturer des sauvages comme Chakel pour réaliser des cyborgs.

L’arrivée de la courageuse Gahck produit une diversion qui permet à Wolverine de briser ses liens et attaquer furieusement Apocalypse.

Le combat est âpre mais Wolverine finit par détruire ce qui était également un robot.

Le véritable Apocalypse surgit alors en hologramme, expliquant à Wolverine qu’il l’a manipulé pour l’attirer sur place depuis les Etats-Unis afin qu’il détruise son robot devenu fou.

Wolverine parvient cependant à éviter l’explosion de la base et part sur un petit ulm en laissant à Gahck et son peuple un souvenir impérissable.

En seconde partie, ce même Wolverine pris en main par Carl Potts (scénario) et Jim Lee (dessins) se retrouve au Congo sur la piste de trafiquants de peau d’animaux sauvages.

Il ne sait pas que le Punisher, envoyé lui pour « vacances » en qualité d’accompagnateur d’une équipe de scientifiques chargés d’étudier les grands singes, est également sur place pour en réalité trouver la trace d’animaux préhistoriques.

Mais en réalité, une femme Norma Wyeth et un militaire Ebambé, travaillent avec un réseau de braconnier pour tuer les gorilles et vendre les peaux.

Le Punisher s’adapte très bien au milieu de la jungle et sympathise avec les villageois avec qui une estime réciproque se construit.

Un malentendu produit un affrontement entre Wolverine et le Punisher alors que le premier croit que le second fait partie du réseau des braconniers.

Sans armes lourdes, le Punisher a le dessous et est précipité dans le fleuve.

Après avoir échappé à un crocodile, le Punisher revient armé d’un énorme fusil pour prendre sa revanche sur Wolverine.

En plein milieu de leur lutte, les deux hommes sont pris sous le feu des braconniers qui ont localisé les dinosaures et manœuvrent pour les capturer.

Les ennemis comprennent leur erreur et s’unissent pour inverser le processus.

Norma est tuée dans lutte et Ebambé livré par le Punisher aux gorilles pour une revanche sanglante.

La liberté des dinosaure est donc préservée et le magnat du Texas organisateur de l’expédition perd sa fortune après que son ordinateur ait été piraté par un ami informaticien du Punisher.

En conclusion, « Wolverine : jungle saga » porte bien son nom et délivre un spectacle aussi exotique que plaisant.

Bien sur tout ceci reste mineur, mais il faut reconnaitre que le coté animal de Wolverine s’exprime à merveille dans ce mélange de jungle préhistorique et d’expérience scientifiques étranges qu’a toujours été la Terre sauvage.

Le choc avec le Punisher en Afrique ne déçoit pas non plus avec un affrontement dur et intense entre deux des super héros les plus violents et radicaux du monde Marvel.

Sans demeurer géniale, « Jungle saga » est donc une œuvre de bonne facture à réserver aux fans du mutant griffu qui trouve ici des adversaires (Punisher, Apocalypse cloné) à sa mesure.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 10:51

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Vous le savez j’aime lire pour découvrir par le biais de la plume d’un auteur d’autres pays et culture aussi est-ce avec une grande curiosité que j’ai lu « Le tigre blanc » de l’indien Aravind Adiga.

Sorti en 2008 avec un succès certain, « Le tigre blanc » se présente sous la forme d’une lettre fictive envoyée au cabinet du premier ministre chinois par un homme d’affaires indien résidant à Bangalore, ville spécialisée dans la sous traitance principalement informatique des grandes entreprises du monde.

L’homme qui se fait appeler le tigre blanc se nomme en réalité, Balram Halwai et semble en réalité recherché par la police pour vol et meurtre.

A travers cette lettre, Balram va raconter son histoire au cours d’un long monologue.

Fils d’un conducteur de rickshaw, ces petits vélo taxi servant à transporter les gens, Balram est né à Laxmangarh, petit village pauvre du Rajasthan au nord ouest du pays.

Appartenant à une caste misérable, Balram vit dans ce qu’il appelle les Ténèbres, c’est-à-dire le mauvais coté de l’Inde avec la malnutrition, le manque d’hygiène, de soins et pire que tout la pression familiale d’une famille nombreuse.

Balram voit son père, un homme fier et honnête, mourir prématurément faute de soins et enrage contre la corruption généralisée qui gangrène son pays.

Son village est en fait régi par quatre grands propriétaires terriens affublés de noms d’animaux : la Mangouste, la Cigogne, le Sanglier, le Buffle qui exploitent une main d’œuvre misérable et achètent les politiciens pour ne pas être inquiétés par les autorités.

Les prochaines élections qui se profilent sont à ce titre révélatrices, avec un système électoral complètement biaisé, ou les candidats s’arrangent pour prendre les voix d’électeurs qui surtout ne se déplacent pas aux urnes, sous peine d’atteinte à leur intégrité physique.

Un jour lassé des perspectives désespérantes dans son village, Balram décide de tenter sa chance à Dhanbad, ville du Nord Est prospère grâce à ses mines de charbon.

Il apprend à conduire dans un garage et se fait alors embaucher comme chauffeur avec un mélange de culot et de chance par le fils de la Cigogne, Ashok, issu lui aussi du même village que lui.

A Dhanbad, Balram apprend en réalité la vie de domestique et doit se soumettre à tout ce qu’ordonne ses maitres : laver les pieds de la Cigogne, faire le ménage, attendre pendant des heures avec les autres chauffeurs en lisant des pulps indiens et surtout survivre à la circulation anarchiques des grandes métropoles indiennes.

Il y reçoit en échange une nourriture abondante, un endroit pour dormir et de bons traitements, ce qui en Inde demeure précieux.

Bien que soumis à la féroce concurrence des autres chauffeurs comme Ram Persad, Balram gagne peu à peu la confiance de ses maitres et pénètre le monde d’Ashok, jeune homme manquant de la dureté d’un grand propriétaire et marié à une américaine, qui influence fortement sa façon de voir l’existence.

La femme appelée Pinky Madam, a du mal à s’acclimater à la vie indienne et provoque de fréquentes scènes de ménages que Ashok tente maladroitement d’apaiser.

Le jeune chauffeur s’émancipe également de l’influence familiale, refusant d’obéir à son acariâtre grand-mère qui lui demande de se marier et gardant l’argent qu’il est sensé lui envoyer.

Puis il saisit une occasion inespérée d’accompagner Ashok et sa femme à la capitale, New Delhi, en écartant au passage le chauffeur numéro un, Ram, après avoir découvert sa confession musulmane qu’il tenait à garder secrète.

A Dehli, les problèmes de circulation sont encore pires, Balram ne pouvant se fier aux panneaux indicateurs se perd souvent et doit éviter les foules de sans abris traversant sans prévenir les routes encombrées.

Il comprend que ses patrons sont sur place pour soudoyer des politiciens en vue des futures élections et de tirer leur part du gâteau une fois la victoire du candidat choisi acquise.

Mais la vie dans la capitale permet au jeune homme d’acquérir de nouvelles expériences : s’initier aux petits trafics des chauffeurs qui en cheville avec des garagistes malhonnêtes (un pléonasme ?) facturent des réparations fictives à leurs maitres, se muent en taxis sauvages entre deux pauses ou récupèrent des bouteilles de whisky qu’ils revendent à prix d’or.

Balram découvre l’alcool fort, le dentifrice, les centres commerciaux ultra modernes, les hôtels de luxe, les prostituées et goute comme beaucoup d’indiens la beauté des Népalaises à la peau claires et aux yeux bridées.

Pourtant un incident va venir altérer cet équilibre, Pinky madam ivre va vouloir prendre le volant et va percuter un jeune sans abri.

Terrorisée par les conséquences possibles, la famille de la Cigogne va alors faire pression sur Balram pour qu’il endosse la responsabilité du crime.

Coincé en raison des pressions sur sa famille restée à Laxmangarh, Balram voit alors son avenir basculer pour passer par la case prison avant que ses patrons n’estiment que son sacrifice n’était pas nécessaire.

Les relations se dégradent alors profondément entres les époux Ashok et Pinky madam quitte son mari pour rentrer aux Etats-Unis et demander le divorce.

Brisé par le chagrin et le déshonneur, Ashok part lentement à la dérive, déprimant, buvant énormément, fréquentant une prostituée ukrainienne aux cheveux blonds fascinant Balram avant de renouer avec une ancienne maitresse.

De son coté Balram intimement de plus en plus révolté contre sa condition, se cultive dans les marchés aux livres, échafaude des théories de plus en plus révolutionnaires, la plus brillante d’entre elles étant celle de la cage à poules, enfermant le peuple indien dans une prison ou personne ne réfléchit ni ne cherche à se révolter contre le fermier qui vient chaque jour supprimer quelques individus et obliger le reste à vivre dans la souillure.

L’idée de tuer son patron prend également forme dan son esprit mais l’arrivée de son jeune cousin Dharam, envoyé par sa famille pour se former et apprendre à métier à ses cotés, retarde l’exécution du projet.

Pourtant Balram passera finalement aux actes, tuant Ashok sur une route isolée en lui enfonçant une bouteille de verre cassé dans la gorge.

Il vole également une importante somme d’argent destiné à corrompre les nouveaux politiciens socialistes fraichement réélus et s’enfuie avec Dharam par le train.

Après avoir échappé aux recherches forcément imprécises dans un pays aussi grand et mal organisé que l’Inde, Balram s’établit à Bangalore, utilise son argent pour corrompre la police et investit dans une société de voitures capable de véhiculer à tout moment les nombreux employés des entreprises indiennes travaillant en horaires décalés pour répondre aux attentes de leurs clients occidentaux.

Seul vestige de son passé modeste, sa manière de bien traiter ses chauffeurs et de veiller à indemniser la famille d’une victime d’un accident mortel.

Pour le reste, Balram devient donc un puissant homme d’affaires, une anomalie, un tigre blanc ayant brisé les codes, forcé les portes pour se trouver une destinée.

En conclusion, « Le tigre blanc » est un roman puissant et particulièrement instructif qui vous aidera à décrypter les mécanismes internes de l’Inde du XXI ième siècle, par certains aspects particulièrement développée en raison de la qualité de son enseignement scientifique mais toujours prisonnière de ses vieux démons : inégalités sociétales dues au système de castes et surtout corruption à tous les étages des politiciens qui paralyse le développement des zones les plus pauvres qui n’ont pas accès à l’eau, l’électricité, la santé ou l’éducation et végètent dans un tiers monde résigné telles des poules prisonnières dans une cage.

Même si la langue d’Adiga n’a rien en elle de particulièrement remarquable, l’originalité du roman et surtout la volonté du héros de briser le sort qui l’accable (même par le crime d‘un patron finalement aimé) en font toute la force.

A lire donc pour les plus curieux d’entre vous …

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 17:12

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Quatre ans après un plutôt réussi « For unlawful knowledge, les vétérans de Van Halen poursuivent leur chemin avec « Balance » à l’énigmatique (voir choquante !) pochette infantile.

Nous sommes en 1995 et l’album débute par « The seventh seal » excellent mid tempo mariant à merveille parties de guitares étincelantes de Eddie Van Halen et vocaux en fusion de Sammy Hagar.

A peine remis de cette délicieuse entrée en matière, l’auditeur se fait percuter par un hit hard FM de haute volée, « Can’t stop loving you » qui confirme le timbre parfait de Hagar pour ce type de morceaux plus commerciaux.

C’est toujours avec le même esprit hard mais mélodique que se présente « Don’t tell me (what love can do) » qui confirme l’efficacité du groupe en la matière.

La machine semblant tourner avec une certaine répétitivé sur « Amsterdam », qui malgré un son puissant patine sur ses refrains poussifs, Van Halen choisit d’appuyer sur l’accélérateur sur « Big fat money » beaucoup plus rapide et percutant.

On récupère avec « Strung out », un court instrumental plutôt bruitage d’ambiance et   une nouvelle ballade au piano, « Not enough » plutôt assommante dans la durée.

Le lumière jaillit de « Aftershock » qui réussit à trouver le bon équilibre entre dynamique, riffs et puissance vocale maitrisés.

Suivent deux instrumentaux « Doin’ time » doté de percussions expérimentales, puis « Baluchitherium » plus traditionnel car entièrement dévolu à la guitare de sa majesté Eddie.

L’album se termine par une nouvelle ballade acoustique, « Take me back (déjà vu) » plutôt agréable dans le registre intimiste et « Feelin » power ballade mélodique beaucoup plus appuyées.

En conclusion, dans la même veine que « For unlawful knowledge » ,
 « Balance » lui est toutefois inférieur, tout particulièrement dans sa seconde partie, franchement faiblarde.

Semblant un peu à court d’inspiration, Van Halen s’oriente vers un hard FM gorgé de ballades sirupeuses entre lesquelles s’intercalent quelques instrumentaux sans intérêt.

Il reste heureusement quelques morceaux plus saillants venant rappeler la qualité intrinsèque des musiciens et leur formidable abattage lorsque tous les paramètres se trouvent correctement configurés.

« Balance » est aussi le dernier album avec Sammy Hagar derrière le micro, le chanteur n’ayant pour moi aucunement démérité face à son légendaire prédécesseur, et par son timbre puissant et sensuel, pouvant lui aussi revendiquer une place au hall of fame des grands chanteurs de hard rock.

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 11:49

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C’est avec une certaine émotion que je vais aborder ce « Titan n°30 » car premier comic book qui tomba entre mes mains d’enfants en 1981.

A cette époque, le phénomène Star wars bâtait son plein, aussi n’est il pas étonnant de retrouver une adaptation en bandes dessinées dans les premiers numéros de Titans.

Ici Mary Jo Duffy (scénario) aidé de Jean Frisano (dessins) prend ses distances avec l’histoire imaginée par George Lucas, pour narrer une aventurette du passé de Obiwan Kenobi, le maitre Jedi, grand père de Luke Skywalker.

Dans celle-ci, l’habile Jedi voyageant sur un croiseur touristique dans l’espace, utilise une ruse tactique pour préserver le vaisseau d’une attaque de pirates de l’espace, les Mersons.

Plus intéressant car réellement original, Iron-fist (alias Danny Rand)  pris en charge par le duo de maitres Chris Claremont (scénario) et John Byrne (dessins) pour conter une magnifique aventure dans laquelle le héros git alité après qu’un rival appelé Serpent d’acier lui ait dérobé son fameux poing de fer, affaiblissant considérablement son énergie vitale.

Fist reçoit l’aide des ses amis, les détectives Colleen Wing et Misty Knight, la belle afro américaine avec qui il semble avoir une relation intime, mais surtout de Spider-man qui apporte une aide précieuse.

On apprend que le Serpent d’acier est en réalité Davos, élève du monastère de Kun-Lun qui n’accepta pas d’être battu par Wendell Rand, le père de Danny dans la conquête du poing de fer et qui cherche à présent à se venger sur son fils.

Investi du poing de fer, Davos se révèle un adversaire redoutable capable de tenir tête à Spider-man et aux deux détectives réunies.

Iron-fist rassemble donc ses dernières forces et affronte son rival dans un combat pour l’honneur.

Mais aveuglé par sa rage, Davos se montre incapable de maitriser l’énergie du poing de fer qui le consume et finit par le détruire, Fist finissant par récupérer son bien et embrassant Misty devant un Spider-man rassuré par cette fin heureuse.

Cela semble impossible mais Captain Marvel scénarisé par Doug Moench et dessiné par Pat Broderick place à la barre encore plus haut (à un niveau exceptionnel donc) ou le héros cosmique aidé de Drax doit faire face à une incarnation maléfique de Isaac, l’ordinateur de Titan, qui flanqué de redoutables créatures  Chaos, Gé, Stellax, a pour but la destruction de Titan.

Après avoir placé ses amis humains Rick Jones et Gertie en sécurité, Marvel peut donc combattre ces féroces adversaires qui se révèlent trop puissants pour lui.

Marvel et ses amis se retrouvent donc dans un vaisseau aux cotés de Mentor, Elysius et Eros pour mener leur dernier combat.
La noblesse d’âme de Marvel qui n’hésite pas à se encaisser une rafale mortelle lui étant destinée, pousse Drax a une réaction de colère et à déchainer suffisamment de puissance pour détruire le dénommé Stellax.

Le terrible effort le met hors combat mais déchaine aussi Marvel qui faisant usage de son pouvoir cosmique défait aisément Gué et Chaos.

Isaac et Marvel restent donc face à face pour un ultime duel et si l’ordinateur semble prendre le dessus et vouloir imposer un monde à son image peuplé de clones robotisés, Marvel réagit en puisant dans les tréfonds de son pouvoir cosmique pour faire ressentir à son adversaire toute la somme des expériences humaines (amour, haine, peur, doute, joie, espoir ..) depuis l’histoire de l’humanité ce qui le rend fou et le déconnecte.

Tandis que les Eternels fêtent la victoire, Drax s’éclipse l’esprit pacifié et nourrissant une estime pour son ancien ennemi Captain Marvel.

On termine par une histoire puisant dans les premiers Marvel de la fin des années 60, dans laquelle Roy Thomas (scénario) et Don Heck (dessins) font tomber les légendaires Envahisseurs (Captain américa, la Torche humaine, le Prince des mers) sous le contrôle télépathique de leur ennemi nazi l’infernal Crane rouge, pour affronter une autre équipe fameuse de super héros, la Légion de la liberté, rassemblée par Bucky Barnes.

Le combat a lieu dans un stade de baseball et revêt un aspect spectaculaire et permet de mettre en lumière des héros aussi méconnus et oublié que Patriot, Whizzer, Diamant Bleu, Jack Frost, Film-man, Corbeau rouge, Miss America.

Une intervention appropriée de Toro permet de détruire la machine infernale de Crane rouge asservissant les Envahisseurs et met fin de fait au combat stérile entre les super héros pour préserver la foule assemblée dans le stade.

En conclusion, loin de moi l’idée de me moquer avec le recul de cet excellent « Titan n°30 ».

Si pour être tout à fait honnête, l’adaptation de Star wars par Marvel n’est pas une franche réussite et à un arrière gout de réchauffé et si l’exhumation de ces bons vieux Envahisseurs ennemis des nazis sonne dans les années 80 un peu dépassée avec le graphisme toujours minimaliste de Heck, les deux autres aventures côtoient le sublime.

Iron-fist impeccablement dessiné par le génial Byrne, tient la route dans un univers d‘art martiaux, de mérite, de spiritualité et de respect, grandement aidé par un scénario excitant concocté par Claremont qui se surcroit permet de lier une belle histoire d’amour entre un beau blond et une belle afro américaine.

Mais le plus incroyable reste cette aventure de Captain Marvel sublimée Broderick avec des ennemis de haut calibre, un puissant souffle épique tournant autour des vertus de l’amitié, de la bonté, de la générosité et du sacrifice désintéressée pour une cause plus haute que soi, ce qui constitue finalement pour moi l’essence du héros.
Je comprends donc avec le recul en constatant la haute qualité de ce Titan, les raisons de ma fascination première pour les comics books.

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 15:57

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Comic books toujours mais dans un tout autre registre avec « Docteur Strange et Docteur Fatalis » de Roger Stern (scénario) et Mike Magnola (dessins), ce dernier étant connu pour être entre autre le créateur du célèbre Hellboy.

Nous sommes ici en 1990 dans la collection Top BD de chez Marvel qui donna lieu à de belles réalisations à l’époque.

Ici le lecteur est immédiatement plongé dans les méditations mystiques de Genghis,  vieux sorcier retranché dans l‘Himalaya, qui s’apprête à convoquer les plus puissants mages de la Terre pour décerner au plus méritant d’entre eux le titre du sorcier suprême.

Avant de lancer sa convocation, Genghis revit une partie de son passé et se souvient de ses rencontres avec le jeune Victor von Doom, qui cherchait à apprendre les arts mystiques et qui n’a pas hésité à le violenter après son refus d’enseigner pour aller se former auprès de maitres plus conciliants qu’il ne tarda pas à dominer en devenant Fatalis.

Entendant l’appel, le Docteur Strange également connu de Genghis pour l’avoir soigné après l’attaque de Fatalis, se rend sur le lieu de la convocation, un temple caché dans une épaisse foret du sud est asiatique.

Outres des sorcier de tous les continents, Fatalis répond à l’appel d’un tournoi patronné par des divinités mystiques fréquemment invoquées : les Vishanti Oshtur, Hoggoth et Agamoto.

Le défi d’apparence simple consiste à délivrer Genghis d’une prison de cristal crée par les Vishanti mais se révèle beaucoup plus difficile que prévu, les sortilèges des sorciers ricochant contre sa paroi et les frappant pour faire d’eux des zombies luttant les uns contre les autres.

Fatalis dont l’armure analyse les techniques des sorciers pour les assimiler est le seul avec Strange à survivre, ce dernier remportant finalement le défi en libérant Genghis.

A lui donc le titre de sorcier suprême mais également honorer une faveur embarrassante, exaucer le vœu de l’autre survivant, le très controversé Fatalis.

Surmontant sa répugnance à honorer un ennemi, Strange accepte d’accompagner Fatalis en Enfer pour délivrer l’âme de sa mère Cynthia, possédée par Méphisto avec qui elle avait bien entendu passé un marché de dupe.

On découvre à cette occasion le passé trouble de Fatalis, fils de bohémiens d’Europe de l’Est persécutés par les seigneurs locaux, et dont la mère qu’il adorait fut une sorcière.

Supériement doué intellectuellement et doté d’un farouche esprit de revanche, le jeune Victor reçut une bourse pour faire des études scientifiques aux Etats Unis avant qu’un accident de laboratoire ne le défigure et initie son parcours criminel.

Aujourd’hui en apparence stabilisé comme monarque de Latvérie, petit état d’Europe de l’Est, Fatalis n’en conserve pas moins son obsession de délivrer sa mère.

Combinant technologie et magie, le disparate duo pénètre donc dans le royaume infernal de Méphisto et affronte immédiatement des hordes de démons.

La lutte contre le Seigneur des Enfers omnipotent en son domaine, est comme on pourrait s’en douter particulièrement épique, et Méphisto alliant force et manipulation, s’arrange pour séparer les deux hommes.

Strange doit lutter contre une manipulation mentale qui vise à lui faire revivre un passé lui aussi douloureux ou après un accident de voiture il perd ses facultés de chirurgien et se voit refuser l’entrée des sorciers himalayens l’ayant formé.

De son coté Fatalis qui refuse que Méphisto lui permette d’être le souverain de la Terre, accepte de trahir son allié pour repartir des Enfers avec sa Mère.

Mais Cynthia refuse de céder sa place à Strange condamné à être le prisonnier de Méphisto et renie son propre fils.

Fatalis révèle alors sa duplicité en offrant à Strange un dispositif électronique lui permettant de se libérer pour se joindre à lui afin d’affronter de front Méphisto.

Incapables de vaincre le dieu du mal, Strange et Fatalis se confinent dans une position défensive délicate et seul une idée géniale de Strange, qui libère l’âme rachetée de Cynthia pour écœurer Méphisto, leur permet de gagner le droit à la liberté.

Plus taciturne que jamais, Fatalis avoue ensuite sur Terre à Strange être satisfait du résultat en ayant libéré l’âme de sa mère … même si il a perdu son amour à tout jamais.

En conclusion, dans un genre diamétralement opposé aux X-men, « Docteur Strange et Docteur Fatalis » réussit lui aussi à charmer le lecteur emporté dans un monde enivrant de sorcellerie et de quête passionnée d’un fils maudit pour sa mère également maudite.

Le scénario de Stern est remarquable, son exécution pas moins avec un affrontement dantesque entre deux figures du monde Marvel et le non moins fascinant Dieu du Mal incarné.

Le personnage torturé et charismatique de Fatalis reste pour moi nettement plus fascinant que celui plus lisse de Strange, avec cette symbiose parfaite entre génie scientifique et mystique qui le rendent si fascinant.

Le style simple et économique de Magnola, que je n’aime pas beaucoup dans Hellboy, parvient à se hisser à un niveau supérieur ici avec des dessins infernaux réellement imposants.

Tout concourt donc à faire de cet album une authentique réussite pour les amateurs de magie noire !

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 12:17

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Revenons aux éternels X-men avec un album réputé culte, « X-men : Dieu crée, l’homme détruit ».

Sorti en 1982, peu après la déjà monumentale saga du Phénix noir, « X-men : Dieu crée, l’homme détruit », marque pour Chris Claremont l’opportunité de faire basculer ses chers X-men dans des enjeux beaucoup plus ancrés dans la réalité, avec la question centrale de l’acceptation des mutants par les humains.

Avec Brent Eric Anderson aux dessins, Claremont brosse donc l’histoire de la quête d’un homme, William Stryker, leader d’un mouvement religieux évangélique extrêmement puissant considérant les mutants comme une menace pour l’humanité et entretenant un climat de persécution contre eux.

Habile orateur, Stryker est en réalité un homme à double face, participant d’un coté à des débats télévisés philosophico-scientifiques avec le Professeur X, mais dirigeant en réalité un redoutable milice armée appelé les Purificateurs chargé de traquer et de tuer tous les mutants, aussi jeunes soient ils.

A la sortie d’un débat télévisé, Stryker organise un attentat contre les X-men et tue Xavier, Cyclope et Tornade.

Très affectés par la mort de leurs amis, les X-men (Wolverine, Colossus, Diablo, Shadowcat) restant marquent le coup.

En se rendant sur place, Wolverine détecte avec son odorat quelques anomalies et comprend que ses amis ne sont pas mort.

Mais les X-men sont attaqués par des Purificateurs équipés d’armures de combat et dotées d’une grande puissance de feu.

Ils répliquent et sont aidés par Magneto, forcé par les circonstances de se ranger à leurs cotés en raison de l’importance de la menace anti mutant.

Tandis que Kitty Pride (Shadowcat) utilise ses pouvoirs d’immatérielle pour suivre Anne la chef des Purificateurs, Magnéto use de ses terribles pouvoirs magnétique pour interroger l’un des Purificateurs capturés.

On comprend alors les motivations profondes de Stryker, ex soldat ayant tué sa famille en constatant qu’elle avait été irradiée par une explosion nucléaire, et parti après coup en croisade contre les mutants.

Pour éliminer définitivement les mutants, Stryker use de puissantes machines capables de le faire contrôler le cerveau du professeur Xavier, de le convaincre de le servir pour aider de l’ordinateur Cérébro entrer en contact télépathiques avec tous les mutants de la terre et les tuer.

Il parvient à l’usure à rompre les défenses mentales du professeur et en prend le contrôle pour le forcer à tuer Cyclope et Tornade eux aussi retenus prisonniers.

Dans un monde plus matériel, Kitty se retrouve en plein Bronx, aux prises avec les Purificateurs déterminés à la tuer et à des bandes de voyous sans foi ni loi.

Elle ne doit son salut qu’aux X-men qui soutenus par Magnéto n’ont aucun mal à vaincre les Purificateurs puis à récupérer les corps de Cyclope et Tornade, en réalité épargnés par le Professeur X.

Le dénouement a lieu au beau milieu d’un gigantesque prêche enflammé de Stryker au Madison Square Garden.

Le pasteur use en coulisse des pouvoirs de Xavier pour lancer une attaque télépathique d’échelle mondiale, mettant à genoux les mutants touchés de plein fouet.

Tout à sa lutte sans merci, Stryker n’hésite pas à sacrifier sa fidèle Anne, elle aussi atteinte par les ondes télépathiques de Xavier et se révélant sans le savoir également une mutante.

Tandis que Magnéto focalise l’attention de Stryker sur lui et encaisse de puissantes attaques mentales qui le mettent à mal, Cyclope et Wolverine tentent une manœuvre audacieuse visant à détruire la machine asservissant Xavier.

Une fois libérée, le Professeur reprend ses esprits et le rêve d’anéantissement de Stryker prend fin.

S’ensuit alors un passionnant échange d’opinion devant la foule, avec Stryker aveuglé par sa haine, Cyclope et Kitty, prêchant la tolérance et l’acceptation d’être différents de par leur aspect ou leur aptitudes, mais foncièrement humains et donc dignes d’être considérés comme leurs semblables.

Incapable de se raisonner, Stryker tente d’abattre Kitty mais est lui-même tué par un policier sensible aux arguments des X-men et incapable de supporter le fanatisme du prédicateur.

Les X-men repartent donc libérés et retombent dans leur éternelle divergence avec Magnéto, opposé lui à trouver une médiation avec la race humaine et conforté dans l’idée d’une compétition entre les deux espèces qu’il estime bien distinctes.

En conclusion, il est peu étonnant que Bryan Singer ait suivi sa trame pour le second volet des X-men au cinéma car  « X-men : Dieu crée, l’homme détruit » constitue assurément l’un des comic books les plus aboutis de l’histoire.

On y retrouve le fond de la problématique des X-men avec ce débat philosophique sur l’acceptation de la différence.

Dans le comic, le racisme est clairement évoqué avec un rejet des mutants par rapport à leur aspect physique ou de manière plus profonde par rapport à leurs étonnantes facultés, qui les placent souvent au-delà de l’être humain et en font une menace potentielle.

On comprend donc les mécanismes de fond du racisme basés sur la peur et la méconnaissance de l’autre.

Ce racisme revêt ici la forme d’un fanatisme religieux extrêmement puissant allié à des méthodes paramilitaires fascistes pouvant rappeler la fascination des nazis pour la technologie dans leur guerre d’anéantissement.

Remarquablement puissant sur le fond, « X-men : Dieu crée, l’homme détruit » l’est aussi sur la forme avec une atmosphère sombre et inquiétante due au style si particulier de Anderson.

Seul bémol sans doute, les scènes d’actions relativement faibles, mais ceci reste purement mineur en comparaison de la qualité globale de l’œuvre.

En ces temps troubles marqués par les tensions communautaires et la montée des partis extrémistes, on pourrait recommander la lecture « X-men : Dieu crée, l’homme détruit » comme merveille de réflexion sur la tolérance et l’acceptation de l’autre.

Vous avez dit éducatif ? Cela l'a été pour moi dans mes jeunes années ...

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 19:54

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Je n’avais, je l’avoue jamais entendu parler de « Liaison fatale » d’Adrian Lyne.

Sorti en 1987, « Liaison fatale » est un thriller d’apparence ultra classique dans lequel Dan Gallagher (Michael Douglas), un riche avocat new yorkais père de famille, commet un adultère avec une éditrice rencontrée à une soirée, Alex Forrest (Glenn Close).

Blonde, séductrice et du même âge que lui, Alex se montre trop tentante pour Dan, resté seul à New-York tandis que sa femme Beth (Ann Archer) est allé visiter leur nouvelle maison en banlieue.

Après un week end de pure passion physique, Dan pense en avoir fini avec une aventure qu’il considère comme sans lendemain mais comprend à son grand désarroi que Alex s’est considérablement attachée à lui.

Désemparé face aux réactions violentes de son amante, Dan panique lorsque celle-ci s’ouvre les veines devant lui pour le forcer à rester avec elle.

Le retour à la vie normale se trouve donc plus compliqué que prévu lorsque Alex lui apprend être enceinte de lui, vouloir garder le bébé mais surtout qu’il assume son rôle de père.

Devant le refus de Dan de rentrer dans cette logique infernale, Alex ne tarde pas à prendre une place toujours plus importante dans son existence avec des visites imprévues à son bureau et surtout des appels téléphoniques à son domicile, quelques fois en pleine nuit.

Le passage sur liste rouge ne suffit pas car Alex s’arrange pour rencontrer Beth en prétextant vouloir acheter leur appartement.

Pris au piège, Dan tente de trouver de l’aide auprès d’un ami avocat et de ses contacts dans la police, mais sans réel succès puisque Alex va jusqu’à détériorer son véhicule.

Tremblant pour son ménage, Dan pousse sa famille à déménager plus tôt que prévu en banlieue mais ne peut échapper pour autant à Alex qui tue dans un grand accès de cruauté le lapin de sa fille Ellen (Ellen Hamilton Latzen).

Acculé, Dan n’a d’autres possibilité que d’avouer sa faute à sa femme, ce qui provoque un drame familial et son déménagement forcé.

Malheureusement les révélations à Beth ne suffisent pas à apaiser Alex qui s’en prend à Ellen en l’enlevant à la sortie de l’école.

La mère est tellement paniquée qu’elle a un accident de voiture, heureusement non mortel.

Rendu lui aussi fou par les dégâts occasionnés sur sa femme et sa fille, Dan s’en prend directement à Alex en l’agressant dans son appartement.

La lutte est violente, confuse et pleine de rage.

Dan se retient de l’étrangler et a bien du mal à ne pas prendre un coup de couteau en retour.

Le retour de Beth de l’hôpital à la maison n’est pas pour rassurer la famille car Alex continue son entreprise de destruction aveugle.

L’affrontement final a lieu dans la maison après que Alex tente de tuer Beth à coup de couteau.

Dan surgit dans la salle de bain pour aider sa femme et lutte pied à pied avec la tueuse.

Après avoir été noyée, Alex surgit encore, toujours menaçante et seule une balle dans la poitrine tirée par Beth a raison d’elle.

En conclusion, « Liaison fatale » est thriller dans la veine des « Basic instinct » et autres « Harcèlement » avec ce même Michael Douglas décidément victime idéale pour la gente féminine.

Même si filmé antérieurement et donc forcément un peu daté après 27 ans, « Liaison fatale » recèle un fort gout de déjà vu par sa trame classique et d’une manière prévisible.

Malgré cela, l’intensité du suspens, la violence de certaine scène et la qualité des acteurs, même si la maigrichonne Glenn Close manque singulièrement de sex appeal comparé à Sharon Stone ou Demi Moore, font le spectateur passe un très bon moment.

Sans grande surprise ou originalité donc, mais de bonne facture.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 23:35

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Rock fort toujours mais dans un registre beaucoup moins violent avec « Women and children first » de Van Halen.

Nous sommes en 1980, les californiens ont déjà marqué de leur empreinte l’histoire du rock par deux premiers albums de haute volée, mettant en exergue les qualités de guitariste hors norme de Eddy Van Halen, aussi ce troisième album est il attendu au tournant par les fans.

On débute par « And the cradle will rock » mid tempo gentillet qui ondule sans forcer puis enchaine avec « Everybody wants some » légèrement plus nerveux.

Le mariage entre la guitare ultra véloce de Eddy et les vocaux explosifs de Dave Lee Roth opère sur « Fools » vif et entrainant.

Le groupe accélère nettement le rythme pour le plus grand plaisir de l’auditeur qui s’éclate sur le puissant « Romeo delight ».

Après l’interlude instrumental « Tora ! Tora ! » vient le bien nommé « Lost control » tout en riffs et en vivacité.

Etourdi par autant de versatilité, l’auditeur est dérouté par un « Take your whiskey home » à la structure tortueuse et se fait cueillir par un « Could this be magic » léger et acoustique.

Au final, Van Halen remet le jus pour un ultime tour de piste :  « In a simple rhyme » aux agréables parties mélodiques.

En conclusion, avec « Women and children first » Van Halen ne parvient pas à rééditer l’exploit du premier album et délivre un disque inventif mais plutôt difficile d’accès.

Les musiciens de Van Halen continuent de montrer leur belle dextérité mais ne parviennent pas pour mois à faire plus que faire passer un agréable moment.

Pas de bouleversement ici mais un rock plutôt sage, vif et léger.

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