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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 20:29

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The cramps est l’incarnation du groupe underground connu d’un petit parterre de spécialistes le considérant comme culte.

Cette formation californienne influencée par les films d'horreurs et l'exentricité duglam/punk, commence à sortir des albums de rock garage à la fin des années 70 tel ce « Psychedelic jungle » sorti en 1981.

Ici le guitariste Kid Congo Powers remplace Bryan Gregory membre original, aux cotés de la charnière centrale Lux Interior (chant/guitare), Poison Ivy (guitare/basse) et Nick Knox (batterie).

Avec sa pochette bien sage, « Psychdelic jungle » commence en douceur avec « Greenfuz » morceau calme rendu suffisamment accrocheur par la voix de chaude et rock de Interior.

On sent immédiatement l’influence du rock n’ roll des années 50-60 avec « Goo goo muck » et surtout le très groovant « Rockin bones » qui avec leurs tonalité surf music sonnent de manière très relaxantes.

Un poil plus d’intensité sur « Voodoo idol » avant le retour des rythmes lents et vénéneux sur « Primitive » qui permet d’admirer la pureté du son de guitare du groupe.

The cramps déroule sur « Caveman » lent et pesant comme une marche de zombie et provoque une courte accélération rockabilly sur « The crusher ».

Les titres s’enchainent, courts, atmosphériques et étranges « Don’t eat stuff on the sidewalk », « Can’t find my mind » rampant péniblement sur le sol, « Jungle hop » et son coté animal.

Le ton s’adoucit sur « Natives and restless », « Under the wires » particulièrement mous et monotones et on arrive enfin à la fin du disque avec « Beautiful gardens » beaucoup plus soutenu et un « Green door » beaucoup plus apaisé.

En conclusion, pour une première expérience « Psychdelic jungle » déçoit fortement en se montrant bien loin de la folie et de l’extravagance annoncées d’un groupe prompt à se travestir.

The cramps bénéficient certes d’un excellent son de guitare beau et dépouillé, d’un chanteur au timbre rock n’ roll vintage plaisant, mais les compositions trop sages et timorées, qui finissent par lasser sur la longueur.

Je ne me trouve pas emballé par ce rock vintage minimaliste manquant pour moi par trop d’envergure.

Peut être « Psychdelic jungle » n’est il pas l’album le plus teigneux et représentatif de la musique des cramps ?

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 18:37

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En 1982, après « Alien », Ridley Scott toujours très inspiré par la science fiction s’attelle à « Blade runner » librement adapté de l’écrivain de science fiction Philip K Dick.

« Blade runner » prend donc place dans le Los Angeles futuriste de 2019 ou Rick Deckard (Harrison Ford), se voit contacté par le policier Gaf (Edward James Olmos) pour accomplir la difficile mission de traquer et détruire six dangereux androïdes appartenant à la classe des Répliquant, interdite de séjour sur Terre après une révolte contre leurs créateurs humains.

Bien que spécialiste, Rick doit enquêter soigneusement dans une ville glauque en permanence dans l’obscurité et la pluie, ou les voitures peuvent voler au milieu de buildings hideux déversant un flot continu de publicité pour des multinationales.

En réalité, les Répliquants qui appartiennent à une classe de robots particulièrement évolués sont difficiles à distinguer des êtres humains et seul un test dit de Voight Kampf en examinant la dilation de leur pupille pendant un interrogatoire formel, permet des les identifier avec certitude.

Il apparait également que les six renégats cherchent à entrer en contact avec leur société d’origine la Tyrell  corporation fondée par Eldon Tyrell (Joe Turkel) pour trouver un moyen d’annuler le processus qui les condamne à une mort naturelle après quatre ans.

Lorsque Rick se rend chez Tyrell pour examiner les indices concernant la tentative avortée d’un Répliquant nommé Leon (Brion James) d’infiltrer la société, il fait la connaissance de Rachel (Sean Young) assistante de Tyrell, qui s’avère  après avoir passé le test être une Répliquante.

Mais Rachel qui s’est vu implanté des souvenirs humains ignore tout de cet état et se montre très perturbée par cette révélation.

Pendant ce temps là, les Répliquants emmenés par leur chef Roy Batty (Rutger Hauer) remontent patiemment la piste de Tyrell, en questionnant  le scientifique Chew (James Hong) puis en envoyant la séduisante Pris (Daryl Hannah) charmer le généticien Sébastian (William Anderson).

De son coté, Rick remonte la trace de Zhora (Joanna Cassidy) qui exhibe sa plastique parfaite dans un bar à strip teaseuse des bas fonds de la ville.

Méfiante, la belle prend la fuite mais est abattue grâce au pistolet spécial de Rick.

Plus tard, Rick est agressé par surprise par Leon qui aidé de sa force surhumaine le désarme et le menace sérieusement.

C’est alors Rachel qui intervient, sauvant la vie de Rick et tuant Leon.

Reconnaissant, Rick se rapproche de Rachel et noue une relation amoureuse avec elle.

Cette relation le conduit à ignorer les ordres de sa hiérarchie qui lui commande d’éliminer Rachel comme les autres androïdes.

Pris, qui a emménagé chez Sébastian, introduit Roy chez le généticien et ensemble, le couple fait pression sur le scientifique pour arriver jusqu’à Tyrell qui partage avec lui une passion pour les échecs.

L’interrogatoire de Tyrell est serré, mais le scientifique confirme ne pas avoir de solutions techniques pour prolonger ses androïdes, certes plus performants que les humains mais moins endurants.

Ce refus se solde par la mort des deux scientifiques.

Une nouvelle fois, Rick remonte la trace des androïdes et tombe sur Pris, qui tente de passer inaperçue au milieu des automates de Sébastian.

Ceci ne dupe pas le chasseur, et une lutte féroce s’engage alors dans l’appartement, se soldant par la mort de l’androïde.

Le combat final peut alors s’enclencher entre Rick et Roy.

Si le robot prend l’avantage en raison de ses grandes capacités de combat mais gravement détérioré finit par succomber également.

Une fois le dangereux Roy abattu, Rick rejoint Rachel mais ne peut se résoudre à l’éliminer.

Gaf lui fait comprendre en laissant un indice qu’il approuve ce choix …

En conclusion, « Blade runner » est un film assez inclassable et fortement déroutant.

Son atmosphère étrange, laide, déprimante et son rythme lent le rendent assez difficile à suivre.

Sur l’aspect futuriste, Scott se cantonne au strict minimum avec un monde obscur et sinistre ou les robots ont le même aspect que les hommes.

Film méditatif, plus axée sur la relation de l’homme et de la machine, celle-ci devenant particulièrement ambigüe lorsque la machine épouse trop étroitement son modèle, « Blade runner » recèle la particularité de rendre les robots pathétiques, à l’instar du personnage incarné par Hauer, dur à cuir condamné malgré ses efforts à une fin inéluctable.

Restent que malgré ses qualités de fond, « Blade runner » souffre pour moi d’un manque d’intensité et d’une esthétique discutable et d’une atmosphère confinée bien trop pesante.

Ceci me suffit à ne pas le voir considérer comme culte.

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 12:01

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Cinéma populaire avec « Le flic de Beverly Hills » vieux classique des années 80 de Martin Brest.

Sorti en 1984, « Le flic de Beverly Hills » raconte l’histoire d’Alex Foley (Eddy Murphy) jeune policier noir de Detroit, bien connu pour son indiscipline et ses débordements qui font de lui le cauchemar de sa hiérarchie.

Un soir, Foley retrouve un vieil ami Mike (James Russo), qui après un détour par la case prison, revient de Beverly Hills avec une importante somme d’argent en deutschmark.

Tout à l’euphorie de revoir son ami, Foley ne lui pose pas trop de question mais est assommé par deux tueurs à la sortie d’un bar et constate à son réveil que Mike a été assassiné.

Choqué, Foley passe de nouveau outre les recommandations de ses chefs et décide de rentrer seul à Beverly Hills afin de découvrir qui a pu tuer son ami.

L’arrivée de l’inspecteur pauvre à la vieille voiture branlante au sein des maisons clinquantes de ce quartier huppé de Los Angeles ne passe pas inaperçu mais Foley avec un toupet stupéfiant ment pour s’établir dans des hôtels les plus prestigieux.

Il prend ensuite contact avec Jenny Summers (Lisa Eilbacher), amie qu’il partageait avec Mike et qui a semble t il bien réussie comme marchande d’art branché.

Très accueillante, Jenny explique à Alex que comme elle, Mike travaillait pour Maitland (Steven Berkoff), richissime homme d’affaires de Los Angeles.

Sans se démonter, Foley se rend dans les bureaux de Maitland mais est sèchement éconduit par le patron qui envoie ses gorilles l’expédier à travers une vitre.

Comble du comble, Foley est coffré par la police de Beverly Hills qui lui reproche de semer le trouble dans le voisinage.

Il fait ainsi connaissance du lieutenant Bogomil (Ronnie Cox) qui affecte deux hommes, le jeune inspecteur Billy Rosewood (Judge Reinhold) et le sergent John Taggart (John Ashton) pour surveiller chacun de ses déplacements.

Mais Foley est malin et dupe habilement la surveillance des ses anges gardiens, notamment en leur glissant des bananes dans le pot d’échappement, ce qui les ridiculise auprès des leurs collègues.

La ténacité de Foley irrite de plus en plus Maitland et un accrochage a lieu avec son homme de main le froid tueur Zack (Jonatan Banks) lui aussi humilié dans un restaurant huppé.

Avec un culot hallucinant, le policier se fait passer pour un inspecteur des douanes et découvre dans les entrepôts du businessman des indices laissant à penser à des trafics de drogues.
Mais sans preuves tangibles et devant la succession de troubles notamment dans un club de strip tease, Foley a bien du mal à convaincre Bogomil du bien fondé de sa démarche et après l’intervention du chef de la police (Stephen Elliott), est dans l’obligation de quitter la ville.

Foley qui a pourtant gagné la sympathie de Rosewood obtient l’autorisation d’inspecter à nouveau les entrepôts et s’y rend cette fois accompagné de Jenny également gagné à sa cause.

Cette fois le couple découvre bel et bien de la cocaïne mais est accueilli par Maitland et ses hommes.

Sévèrement rossé, Foley est sauvé par l’intervention de Rosewood mais Jenny est capturée par le chef mafieux.

Sentant que son amie est sur le point d’être tuée, Foley n’a d’autres solutions que de débusquer Maitland dans sa villa surprotégée.

Rosewood le suit sans sourciller entrainant malgré lui Taggart qui prévient des renforts massifs.

Les trois hommes sont accueillis par des tirs et une fusillade éclate.

Foley parvient à pénétrer à l’intérieur, tue cette crapule de Zack meurtrier de Mike avant que Maitland soit lui aussi abattu par des tirs croisés de Foley et Bogomil.

Le gang est ensuite désarmé par la police et Bogomil, Rosewood et Taggart couvrent alors Foley devant le chef de la police resté sur une impression furieuse.

Le jeune policier est alors remercié chaleureusement, la police lui payant la note de l’hôtel et Bogomil intervenant pour le couvrir vis-à-vis de se hiérarchie de Detroit.

En conclusion, « Le flic de Beverly Hills » est un classique/vieillerie des années 80 accusant sans grande difficulté ses 30 ans.

Le scénario est avouons malgré son oscar rachitique et tout repose sur le décalage entre les policiers de la ville pauvre et industrielle de Détroit et ceux du quartier chic de Beverly hills ainsi que sur le charme de Eddy Murphy complètement révélé comme une des premières grandes star black populaire des années 80.

L’acteur ne cabotine pas, interprète de manière très juste un jeune homme modeste, débrouillard, sympathique et incroyablement attachant.

On notera également la musique originale de Harold Faltermeyer, avec au milieu de quelques mièvreries pop des 80’s, ce thème de synthétiseurs si emballant intervenant aux moments clés du film.

Mis à part pour les nostalgiques d‘une certaine époque, « Le flic de Beverly Hills » ne peut être considéré comme un grand film mais demeure malgré tout très plaisant en raison du talent de son acteur principal.

Enorme succès commercial, « Le flic de Beverly Hills »  donnera lieu à deux suites étalées sur dix ans.

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 10:17

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Il me paraissait important de retenter l’aventure de The clash, formation majeure du punk-rock britannique des années 70-80.

Aussi vais-je m’attaquer à « London calling » sorti en 1979 alors que le groupe pris par un sentiment d’urgence sortait un album par an à l’époque.

Avec sa célébrissime pochette incarnant à elle seule la quintessence du punk, « London calling » débute par le morceau éponyme, mid tempo rock plutôt sage devenu un hymne en raison de ses paroles révolutionnaires.

Suit une reprise de Vince Taylor « Brand new cadillac » forcément rock n’ roll avant l’étonnant ralentissement « Jimmy jazz » qui s’éloigne encore davantage du punk pour taquiner le registre du jazz.

On reprend un peu de vitesse sur « Hateful » sautillant et inoffensif, bifurque vers un « Rudie can’t fail » très reggae, avant d’échouer sur un « Spanish bombs » bien gentillet.

L’album continue au rythme d’une promenade pédestre, « The right profile » et ses cuivres assommants allant même jusqu‘à l‘engourdissant « Lost in the supermaket ».

Petits frémissements sur « Clampdown » aux refrains massifs qui lance le meilleur titre de l’album « The guns of Brixton » et son rythme lent hypnotique.

Difficile de se caler lorsque au groovy  « Wrong ’em boyo » aux cuivres particulièrement pénibles succèdent  « Death or glory » et « Koka kola » plus appuyés pour déboucher sur deux ballade assez déroutante, « The card cheat » et « Lover’s rock » insupportablement mièvre.

On attend avec une impatience non dissimulée la fin du disque qui se profile avec « Four horsmen » à des années lumières de l’intensité rageuse du titre de Metallica, le funky « I’m not down » dont on se contrefout comme d’une guigne, « Revolution rock » reggae mollasson et irritant puis « Train in vain » un tantinet plus vif et enlevé.

En conclusion, fort d’une poignée de tubes, le double album « London calling » fit exploser les Clash et les arracha à l’underground punk.

A l’écoute de « London calling » on comprend la logique de cette ascension et constate que ce disque n’a en réalité plus grand-chose à voir avec le punk, mais plus avec un éclectisme pop-rock-reggae faisant figure de fourre tout assez indigeste.

Musiciens moyens voir médiocres comme tout bons punks qui se respectent, les membres de The clash révèlent leurs faiblesses en abandonnant intensité et vitesse d’exécution.

Cette faiblesse est particulièrement visible sur la durée de l’album avec un chanteur aussi faible que Joe Strummer.

On peut donc aimer variété de « London calling », j’en déplore pour ma part la pauvreté, la longueur et le manque d’engagement.

Cet album n’est pour moi ni punk, ni rock, mais autre chose de plus large et foncièrement rebutant.

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 21:32

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Nous restons dans les années 80 avec la minisérie « Vengeur, n°17 » publiée pendant trois courtes années chez Arédit second diffuseur des comics Marvel/DC comics aux cotés de Lug avant sa liquidation en 1987.

Paru en 1987, « Vengeur, n°17 » commence par un coup de maitre signé Jim Shooter (scénario), Dave Wenzel (dessins) avec le récit de la saga de Michael Korvac, homme doté de pouvoirs incommensurables dérobés à Galactus, faisant de lui une menace pour l’univers que les Vengeurs renforcés des Gardiens de la galaxie tentent d’arrêter sur Terre avant qu’il ne menace sérieusement les divinités du cosmos : Asgardiens, Olympiens, Méphisto, le Gardien ou Eternité elle-même.

Nanti de pouvoirs cosmiques le rendant invincible, Korvac tue un à un les adversaires qui se risquent à l’affronter et malgré leur courage les Vengeurs et leurs alliés tombent comme des mouches dans une maison cossue de Greenwich village.

La Vision, Iron-man, Wonder-man, ou même Hercule et Thor ne font que le distraire et l’attaque par Pourpoint jaune de sa compagne Carina, provoque en lui une rage meurtrière qui se traduit par la mort de l’attaquant, de Captain/Miss Marvel ou même la Panthère noire pourtant respectée par le tyran cosmique.

Captain america et Wonder man profitent d’un relâchement de sa part pour le blesser, et Korvac finit par succomber sous les attaques furieuse et conjuguées de Ikaris, Vision, Iron-man et Thor.

C’est ensuite au tour de Carina de déchainer un pouvoir cosmique d’une puissance analogue pour venger son compagnon.

Carina détruit les derniers héros encore vivants (Iron-man, Vision, Ikaris) avant de périr sous le marteau de Thor.

En réalité, Thor a frappé contre son gré, obéissant en cela aux désirs du couple de périr devant le prix à payer pour cette conquête démesurée.

Aidé par la télépathe Dragon-lune qui lui livre les clés de cette énigme, Thor changé en son alter égo Blake, emploie ses talents pour guérir les corps de ses compagnons jonchant le sol de la maison dévastée.

De manière aléatoire, on bascule sur un vieil épisode poussiéreux de Vengeurs du duo Stan Lee (scénario)/Jack Kirby (dessins) dans lequel Thor, Hulk, la Guêpe, l’Homme Fourmi et un Iron-man en grossière armure jaune, sont manipulés par les tours de transformistes de l’extra terrestre appelé le Fantôme, qui endosse tour à tour leur apparence et une partie de leurs pouvoirs pour les monter les uns contre les autres avant d’être réexpédié dans l’espace, après avoir commis l’erreur de vouloir copier un Thor protégé par ses pouvoirs divins.

Plus intéressant est le combat entre Thor et son vieil ennemi l’Homme absorbant, qui en après avoir tenu en échec le dieu de la foudre par ses capacités phénoménales d’absorption de son environnement, est finalement vaincu lorsque la magie du marteau du dieu le transforme en éther pur pour le faire dériver dans l’espace.
En guise d’étrange bonus, Ka-zar perdu dans un monde extra terrestre du niveau de l’antiquité, lutte aux coté d’un gnome dans une arène avant de trouver une porte de sortie à sa captivité.

En conclusion, « Vengeur, n°17 », se révèle malgré son petit format et son absence totale de couleurs et la désorganisation totale des histoires le composant, un véritable condensé de merveilles permettant au lecteur de tomber sur la partie la plus excitante de la saga de Korvacs, avec un affrontement apocalyptique entre un demi dieu cosmiques et des Vengeurs déterminés au sacrifice.

Derrière cette aventure éblouissante, on appréciera le match Thor-Homme absorbant et sa fin astucieuse, tout comme à un degré moindre l’exotique aventure de gladiateur de Ka-zar.

Injustement méconnu, « Vengeur, n°17 » en version Arédit a au final de bon ingrédients pour devenir une production culte.

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 20:31

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Retour aux comics à présent avec « Facteur-X, n°6 », qui s’inscrivait au milieu des années 80, dans une belle tentative de Marvel de faire revivre les X-men d’origine dans la peau de faux chasseurs de mutants travaillant pour le gouvernement américain.

Paru en 1989, « Facteur X, n°6 » est donc l’œuvre de Chris Claremont (scénario) et Marc Silvestri (dessins).

Le lecteur est immédiatement plongé dans le feu de l’action avec une lutte assez confuse dans Central Park entre X-men et Facteur X désireux d’arrêter Madelyne Prior, alliée avec le démon N’astirh, dont le but est de déchainer ses hordes contre cette bonne vieille Terre.

Entre les deux équipes de super héros, le match est intense, dur, féroce et personne ne se fait de cadeaux.

Angel, muté en Archangel par Apocalypse montre qu’il est devenu beaucoup plus dangereux et tient en échec Wolverine par les lames d’acier de ses nouvelles ailes.

Puis N’astirh surgit des limbes, emmenant Madelyne et son bébé suivis par Havok, particulièrement remonté contre son frère Cyclope accusé d’avoir abandonné sa femme pour se remettre avec son premier amour Jean Grey.

Madelyne suit N’astirh sur une immense montagne et peut ainsi libérer ses immenses pouvoirs de sorcière qui tiennent en respect l’ambition du démon.

X-men et Facteur X comprennent alors que Madelyne est possédée et prête à offrir son fils en sacrifice à N’astirh pour assoir sa domination.

Ils unissent alors leurs forces pour combattre le duo infernal.

La lutte est âpre et malgré sa nature de redoutable démon robotique, N’astirh est mis à mal par la force métallique de Colossus et par les étonnantes capacités d’absorption de Malicia, avant qu’un scénario astucieux conduise Iceberg à l’emprisonner dans un gigantesque cocon de glace, afin de fragiliser sa structure pour que Tornade le détruise à coup d’éclairs à haute énergie.

Mais le triomphe des X-men est de courte durée puisque Madelyne en personne descend de la montagne après avoir neutralisé son double honni, Jean Grey.

En conclusion, ce « Facteur-X, n°6 » est un concentré d’aventures de haute volée offrant au lecteur combat fratricide entre les fabuleux X-men et un Facteur-X à l’image d’Angel, considérablement endurci avant un affrontement épique contre une menace globale superbement incarnée par un ennemi mélangeant sorcellerie et techno-organisme.

On se régale donc à la lecture de cet affrontement haut en couleur avec en toile de fond une question cruciale du choix entre l’ancienne héroïne Jean Grey et la copie Madelyne, nanti cette fois de pouvoirs ténébreux de premiers plans tandis que sa rivale est elle revenue à une niveau plus modeste sans l’aura du Phénix noir.

Numéro de haute classe donc, merveilleusement habillé par le style incisif et sombre de Silvestri.

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 20:55

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Publié en 1999, « Le grand silence » est le premier roman de Robert Silverberg que j’ai lu de ma vie.

Le célèbre auteur américain a été souvent malmené dans ses colonnes, mais jeune lecteur au début des années 2000 j’appréciais à l’époque son œuvre.

« Le grand silence » propose dans un futur proche ou les implants ont remplacé les téléphones, la trame ultra classique d’une invasion d’extra-terrestres appelés les Entités, qui sans crier gare ou donner une quelconque raison de leurs motivations, débarquent un beau jour sur Terre à bord d’immenses et étranges vaisseaux qui provoquent de vastes incendies.

Bien entendu une vague de panique mais également de curiosité ne tarde pas à accompagner la venue de ces Entités, ressemblant à d’immenses pieuvres à la peau parcourue de taches multicolores variant suivant les conditions extérieures.

Silverberg fait vivre l’invasion au travers d’une famille américaine de Los Angeles, les Carmichael, dirigée par un ex colonel de l’armée américaine, vivant dans un ranch reculé sur les hauteurs californiennes.

Ayant démontré ses compétences lors de la guerre du Viêt-Nam, le Colonel est rapidement contacté par le instances militaires et politiques du pays afin de réfléchir à la meilleur stratégie à adopter face aux envahisseurs mais se trouve personnellement touché lorsque sa belle fille Cindy, aux tendances hippies, embarque volontairement dans le vaisseau alien dans l’espoir de découvrir un monde meilleur.

Le Colonel est particulièrement marqué lorsqu’il apprend que son fils Michael, pilote de canadair volontaire, s’est tué en tentant d’éteindre un des feux, peu après avoir encaissé le refus de Cindy de revenir sur Terre.

Malgré leur refus de communiquer directement avec les hommes, les Entités établissent peu à peu une domination sur les humains, en coupant sélectivement l’énergie électrique, ce qui met hors service tous les systèmes évolués et fait instantanément régresser l’humanité.

Trop supérieurs technologiquement, les Entités semblent invulnérables à toute attaque directe et amènent par un contrôle mental appelé la Pression, les humains à accomplir pour eux des basses besognes de construction comme l’édification d’un mur gigantesque autour de Los Angeles.

En face, la résistance désorganisée tente de communiquer via des réseaux de pirates informatiques collectant péniblement quelques bribes d’informations sur les Entités.

Après la tentative désespérée d’une frappe via un satellite militaire, la riposte de Entités est terrible et entraine une grande pandémie qui réduit de moitié la population de la Terre.

De manière inexplicable, le ranch des Carmichael échappe au contrôle des Entités et devient une sorte de havre de paix et de résistance dans un monde sombrant dans la déliquescence.

La famille se resserre autour du vieux chef de clan, vivant en autarcie et se reproduisant de génération en génération.

Son fils Anson prend le relais mais souffre terriblement ne pas parvenir à trouver un véritable moyen de combattre efficacement les invincibles monstres qui gouvernent la Terre.

Ronnie, le rebelle fort en gueule, découvre l’amour au ranch et épouse les idéaux de la famille.

Tandis que certains humains comme le génial pirate informatique tchèque Borgmann, choisissent par individualisme ou désir de revanche de mettre leurs compétences au services des Entités, en intégrant le corps de Quisling, police chargé d’assoir leur domination, les mystères de l’évolution font que en Angleterre nait le jour de Noel, un métisse anglo-pakistanais nommé Khalid Burke.

Chahuté par une enfance difficile, Khalid qui n’a jamais connu sa mère et doit subir les violences de son père, une brute Quisling faisant vivre un enfer à sa famille, apprend à se détacher de l’existence en se construisant un masque d’impassibilité.

Un soir pourtant que son père est allé trop loin, Khalid décide de se venger en lui dérobant un prototype d’un fusil à balles explosives, lui-même pris à un réseau terroriste.

Incapable d’éprouver la moindre pensée négative contre des créatures dont il admire la beauté, Khalid parvient à passer au travers des capacités de détection télépathiques des Entités et en tue une.

Le père de Khalid est alors comme sa famille déporté.

Le jeune homme survit pourtant et bénéficie de l’aide de Cindy, Quisling de 60 ans, qui déçue par son contact avec les Entités, fugue avec lui vers les Etats-Unis.

Le couple improvisé trouve refuge dans le ranch des Carmichael et Khalid contribue à renouveler la dynastie en ayant un fils Rachid avec une des femmes.

Lorsque la famille découvre que Khalid a réussi à tuer une des entités, la décision est prise de former deux enfants Rachid et Tony pour les rendre capables d’accomplir des actes identiques.

Mais trop pressés et mal préparés, les Carmichael bâclent la première opération, ce qui provoque la mort de Tony.

Le cycle des vie et des morts suit son cours, Anson et Ronnie meurent avec un fort sentiment d’échec, tandis que leur fils Andy, génie de l’informatique atypique au sein de la famille, prend la décision de quitter le clan pour devenir Rectificateur, sorte de nouveau délinquant informatique piratant les systèmes afin d’arranger quelques situations contre rétribution.

Ce sera pourtant lui qui sera l’élément déterminant du puzzle, après qu’il eut été capturé par les Entités et mis à mal une partie de leur système informatique réputé inviolable.

Andy est en effet le seul à être capable de décrypter les archives de Borgmann, tué par une jeune suédoise abusée sexuellement et détenteur des bases de données les plus étendues et exactes sur les Entités.

Après une lutte épique dans le cyber espace, le génie parvient à localiser à Los Angeles, l’Entité appelée numéro Un, ce qui permet aux Carmichael d’échafauder un plan d’assassinat ciblé destiné à provoquer la mort en chaine des autres Entités prétendument reliées par télépathie.

Aidé par Andy, Rachid est alors le seul à avoir en lui la capacité de pénétrer les défenses informatiques et télépathiques des monstres, et réussit sa mission.

L’effet escompté n’est cependant pas la mort en chaine des autres monstres, mais plutôt aboutit à un bombardement du ranch et la mort d’une bonne partie du clan.

Un jour pourtant, les Entités quittent la Terre pour des raisons aussi mystérieuses que celles de leur venue.

Après plus de cinquante années d’occupation, les réactions sont mitigées, avec un mélange de joie, d’incrédulité mais aussi de tristesse car la plupart des gens s’étaient résignés à vivre sous le joug de ces créatures prétendument divines.

Les survivants de Carmichael décident donc de commencer par abattre le mur de Los Angeles avant de rebattre un monde ou la notion de liberté serait centrale.

En conclusion, « Le grand silence » est un long roman inégal, très inférieur à « La guerre des mondes » mais demeure globalement réussi.

Comme reproches principaux reproches on sera agacée par la vision americano voir californio centrée de Silverberg, la négation quasi-totale du globe terrestre, réduit à l’Angleterre et à quelques courts passages Praguois ainsi que par la conclusion d’une grande faiblesse avec un retour au monde initial sans réelle évolution de l’humanité.

Les longues descriptions de cette famille de militaires blonds et athlétiques vivant en régime autarcique new age sont également sans intérêt tout comme les relations sommaires esquissées entre ses membres.

Si la description des monstres n’apporte pas non plus de grande originalité, le roman bien construit, contient des passages bien intéressants, notamment dans ses parties scientifiques, dans la description d’un système de collaborateurs se rangeant par faiblesse ou intérêt du coté des envahisseurs, ou dans ses superbes duels d’informaticiens.

Deux personnages émergent nettement, le hacker Andy et le mystérieux métisse musulman Khalid, sorte de messie zen apportant par son détachement absolu la clé de la lutte anti-alien.
Porté par l’imagination de Silverberg et sa science de la narration, on passe donc un agréable moment, tout en reconnaissant les nombreuses lacunes du roman.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 18:47

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Nous continuons d’explorer les profondeurs du rock avec « Beck-Ola » second album solo du guitariste des Yardbirds, Jeff Beck.

Sorti en 1969, « Beck-Ola » fait appel comme sur le premier album au légendaire chanteur Rod Stewart, au bassiste Ronnie Wood, au batteur Tony Newman avec Nicky Hopkins au piano.

L’album à la pomme débute par une reprise du King Elvis Presley, « All shook up » dans une ambiance forcément rock ‘n’ roll à l’ancienne avec un Stewart à la voix plus rauque que jamais.

On enchaine avec « Spanish boots » difficile d’approche en raison de son rythme irrégulier donnant une impression de déstructuration sur laquelle les musiciens s‘en donnent à vrai dire à cœur joie.

La tension s’apaise avec l‘instrumental piano « Gril from mill valley » composé et joué par Hopkins avant une nouvelle reprise rock ‘n’ roll enfiévré, le célébrissime « Jailhouse rock ».

Si « Plynth (water down the drain) » est sans doute la première composition originale du groupe à provoquer un réel enthousiasme avec d’excellents riffs et une ambiance endiablée.

Ça balance sur gentiment  sur « The hangmann’s knee » sévèrement distordu avant un « Rice pudding » pour clore ce disque sur instrumental long, varié et plaisant.

En conclusion, « Beck-Ola » est un album sonnant de manière très daté et résolument tourné vers ses racines rock ‘n’ roll.

Jeff Beck et ses musiciens montrent qu’ils aiment et maitrisent bien leurs classiques mais l’exercice n’apporte à vrai dire pas grand-chose sur le plan de la créativité personnelle.

Assez léger au niveau de la consistance avec seulement sept titres dont deux reprises, « Beck-Ola » est à réserver aux mordus de guitares rock ‘n’ roll old school avec chanteur charismatique charriant de la lave en fusion dans son gosier.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 21:56

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Abordons maintenant un registre plus léger, populaire et commercial avec « Pretty woman » de Gary Marshall.

Enorme succès de 1990, « Pretty woman » raconte l’histoire improbable qu’on qualifiera de conte de fée, d’un homme d’affaires new yorkais appelé Edward Lewis (Richard Gere) qui en déplacement à Los Angeles, se trompe de quartier et échoue à Hollywood boulevard, repaire des voyous et prostituées la nuit tombée.

A bord d’une Lotus sport, Edward ne passe pas innaperçu et est abordé par Vivian (Julia Roberts), une prostituée qui doit rembourser une grosse dette d’argent de sa colocataire Kit (Laura San Giacomo).

Edward qui cherche plus un renseignement qu’une passe, négocie avec Vivian qu’elle le guide pour le ramener à son hôtel huppé de Berverly Hills et entre le courant passe plutôt bien entre les deux à tel point qu’il l’invite à passer la nuit avec lui.

En réalité, l’homme d’affaires, divorcé et fraichement célibataire, est en plein désarroi et cherche plus de la compagnie qu’une prestation sexuelle.

Il paye cependant confortablement Vivian et passe la nuit avec elle.

A son réveil, Edward semble sous le charme de Vivian et lui propose de passer la semaine avec lui.

Bien qu’hésitante, la jeune femme accepte et peu à peu, se tisse entre eux une relation intime.

Edward travaille la journée et se confie à elle, notamment sur ses doutes par rapport à l’utilité de son travail, qui consiste à racheter des sociétés en difficultés pour les découper et les revendre en faisant des bénéfices.

De manière assez surprenante, Vivian se révèle avoir plus de valeurs morales que son avocat associé Phil Stuckey (Jason Alexander), qui le pousse à mettre à terre le chantier naval de Jim Morse (Ralph Bellami), en grosses difficultés après le blocage d’un gros contrat avec la Marine américaine.

Tandis que le doute fissure lentement Edward, Vivian profite des largesses financières de son petit ami actuel pour dévaliser les richissimes boutiques de Beverly Hills et prendre une revanche bien méritée sur ces vendeuses qui l’avaient jadis snobé.

Elle est également prise en sympathie par Barney (Hector Elizondo), le directeur de l’hôtel qui finit par accepter ses manières assez peu en accord avec la clientèle huppée de son établissement.

Vivian fait sortir Edward de son obsession pour son travail et ses relations superficielles, tandis que l’homme d’affaires lui permet de découvrir l’opéra dans une belle escapade à San Francisco.

L’homme se montre même héroïque dans lorsque Vivian revient brièvement sur Hollywood bd et la tire des griffes d’un maquereau particulièrement agressif.

L’osmose s’effectue et l’amour finit par poindre, malgré la méfiance croissante de Phil qui perçoit de profonds changements chez son associé.

Lorsque Edward commet l’erreur de lui révéler que la femme qui l’accompagne dans toutes ces soirées huppées est en réalité une prostituée, Phil devient odieux et tente même d’abuser Vivian.

Contre toute attente, Edward épargne Morse et permet au vieil industriel de sauver son entreprise tout en s’associant avec lui.

Hors de lui, Phil agresse Vivian et se fait rosser par Edward.

Mais la semaine s’achève, Vivian refuse d’être une femme entretenue à New-York et pleine d’orgueil, rompt avec son prince charmant.

Elle revient sur les boulevards mais prend la courageuse décision d’arrêter le tapin pour reprendre des études à San Francisco.

Pourtant, pris de remord, Edward rebrousse chemin et revient chercher sa belle …

En conclusion, « Pretty woman » est l’incarnation du film conte de fée, ou la belle fille du trottoir perdue dans son existence vient au secours d’un bel homme d’affaire, également perdu mais sur le plan moral et sentimental.

Les ficelles sont certes énormes, mais le ton résolument positif et la fraicheur de Julia Roberts au physique explosif de jeune et longiligne rousse, qui crève ici l’écran en se révélant très touchante dans un rôle à la base peu évident, finissent par faire passer la pilule de la belle rencontre provoquant la rédemption de deux âmes perdues.

Difficile en revanche de s’enthousiasmer pour l’inutile bellâtre de Richard Gere, au jeu toujours aussi peu expressif mais incarnant sans doute une sorte d’idéal féminin de papier glacé.

Vous l’aurez compris, pas de réel engouement de mon coté pour ce film vintage à l’eau de rose, qui évite par le seul charme léger de Roberts et par quelques seconds rôles sympathiques comme celui de Elonzido, le rejet viscéral et massif.

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 21:41

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Hommage aux Yardbirds premier supergroupe de rock anglais des années 60 avec une triplette magique de guitaristes de renom : Eric Clapton, Jeff Beck et Jimmy Page autour du chanteur Keith Relf, du guitariste Chris Dreja, du bassiste Paul Samwell Smith et du batteur Jim Mc Carty.

Eteint au début des années 70 après plusieurs albums particulièrement novateurs pour l’époque, les Yardbirds refont parler d’eux en 2003 avec « Birdland » qui autour de Dreja, Mc Carty et Paul Samwell Smith propose quelques nouveautés au milieu des réenregistrements de leurs anciens succès avec John Idan au chant et pléthore de guitaristes de renom.

 On commence par « I’m not talking » parfaite entame vive et sautillante puis enchaine avec « Crying out for love » morceau plus élégant et nuancé, doté de beaux refrains et d’un solo de guitare tout en subtilité.

Jeff Baxter est le premier guitariste de renom (The Doobie brothers, Steely Dan) a prêter ses talents sur le blues rock assez entrainant « The nazz are blue » mais ceci n’est à vrai dire pas grand-chose face au tube scintillant « For your love » magnifique d’élégance aérienne.

Le blues revient vite avec « Please don’t tell me ‘bout the news » rapide, plaisant et enfiévré.

Joe Satriani prend alors le relais pour une nouvelle déflagration rock « Train kept a rollin » tube implacable parfaitement jouissif, enchainé de « Mr Saboteur » titre plus lent mais rendu agréable par une certaine similitude avec le riff de « Satisfaction » des Rolling Stones.

Steve Vai officie sur « Shapes of things » plus terne malgré un solo bien entendu haut en couleur mené par le guitariste-star et Jeff Beck, authentique membre lui des Yardbirds originaux déboule sur un « My blind life » plus dur et lourd.

Le feu d’artifice continue avec Slash dans le registre un tantinet plus celtique de « Over, Under sideways down » , Brian May dans « Mr you’re better man than I » titre doux parsemé de courtes accélérations.

La dernière partie du disque se profile alors avec « Mystery of being » qui derrière ce jolie titre philosophique propose un excellent mid tempo aux riffs orientalisants, « Dream without a dream » aux mélodies divinement aériennes et le très accrocheur « Happening ten years ago » que Steve Luthaker (ex Toto) vient habiter de son talent de guitariste.

On termine en souplesse par « All original man » joli ballade marqué par ses chœurs puissants.

En conclusion, « Birdland » est un très bon album de rock mélangeant classique des Yardbirds revisités par les meilleurs guitaristes de la planète et nouveaux morceaux de haut niveau.

Idéal compris entre best of déguisé et nouvel album, « Birdland » séduit par la très grande qualité de la musique proposée, parfait maillon manquant entre rock à l’ancienne influencé par le blues le hard encore frémissant à cette époque, le tout habité par un très grand sens de la composition et des superbes parties de guitares.

« Birdland » ne peut donc que donner forcément envie de se ruer avec avidité sur toute la discographie des artistes anglais …

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