Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 21:50

troie.jpg2

 

 

Délaissons quelque peu l’univers du comic book pour nous intéresser à une adaptation cinématographique particulièrement osée le « Troie » de Wolfgang Petersen.

Sorti en 2004, « Troie » est donc la version hollywoodienne de « L’Iliade » d’Homère ce qui a au moins le mérite de poser l’histoire dans un cadre en principe bien connu.

Ici, le beau, jeune et mince Paris (Orlando Bloom) séduit Hélène (Diane Kruger à la perfection plastique agaçante) la jeune femme du vieux roi de Sparte Ménélas (Brendon Gleeson) et l’emmène dans sa ville natale de Troie située en Asie mineure.

Malgré les réprimandes de son frère le musculeux Hector (Eric Bana), le couple est bien reçu par le roi Priam (Peter O’Toole) qui les prend sous sa protection.

Cet enlèvement déchaine bien entendu la colère de Ménélas qui rallie à lui le puissant roi de Mycènes Agamemnon (Brian Cox) et l’essentiel des autres cités grecques pour former une puissante armée de 40 000 hommes et partir par la mer à l’assaut de la ville.

Avant de partir, le rusé Ulysse (Sean Bean) s’arrange pour flatter l’orgueil du meilleur guerrier de Grèce, l’invulnérable demi dieu Achille (Brad Pitt) et le pousser à rejoindre l’expédition pour se couvrir d’une gloire éternelle.

Achille emmène avec lui son cousin Patrocle (Garettt Hedlund) qui a hâte de prouver sa valeur au combat avec les Myrmidons.

Le fougueux héros grec est le premier à pénétrer sur les rivages troyens et prend d’assaut avec une belle maestria un temple d’Apollon après avoir massacré tous les prêtres et avoir croisé fugacement Hector.

Achille capture une jeune prêtresse, Briséis (Rose Byrne) qui n’est autre qu’une des filles de Priam.

Tombant sous le charme de la belle brune, Achille la prend sous sa protection en écartant les autres soldats grecs rêvant d’assouvir leurs bas instincts.

Sous l’impulsion d’Agamemnon, les hoplites grecs attaquent la ville fortifiée mais se heurtent à d’infranchissables murailles sur lesquels des archers abattent sur eux des pluies de flèches.

Afin d’épargner les hommes, on choisit donc la voie de l’honneur avec un duel singulier entre Ménélas et Paris.

Le jeune homme ne fait pas le poids contre un guerrier aussi expérimenté que le vieux roi et blessé quémande l’aide d’Hector qui tue Ménélas, déclenchant une mêlée générale.

Menés par un Hector déchainé qui tue le géant Ajax (Tyler Mane) et combine tirs de flèches et charge d’hoplites, les Troyens battent les Grecs et les repoussent jusqu’à la mer.

Convaincu par Briséis de l’inutilité de cette guerre, Achille semble près à regagner sa terre natale, mais lorsqu’il apprend que le fier Patrocle a endossé son armure pour s’illustrer au combat et a péri sous les coups d’Hector, il clame vengeance.

Le duel singulier avec Hector aura lieu devant les murailles de la ville et après un combat spectaculaire, Achille tue son rival et traine sa dépouille sur son char pour l’humilier.

Rassasié de violence et touché par la démarche de Priam qui sort de sa retraite pour venir chercher le corps de son fils et sa fille, Achille rend hommage à ses adversaires tout en maudissant la brutalité sauvage de Agamemnon.

Ce sera une ruse d’Ulysse qui permettra au Grecs de s’introduire dans la ville imprenable en se dissimulant à l’intérieur d’un immense cheval en bois que les Troyens prennent pour une offrande à Poséidon.

La nuit tombée, les soldats du cheval tuent les gardes et ouvrent les portes de la ville à leurs camarades cachées près des cotes.

C’est alors la bagarre générale à l’intérieur de la ville, Priam est tué par Agamemnon lui-même tué par Briséis

Achille est touché par une flèche de Paris décoché sur son seul membre vulnérable, son fameux talon et meurt dans les bras de sa chère Briséis.

Il reçoit des funérailles digne du grand guerrier qu’il était tandis que Hélène et Andromaque (Saffron Burrows) la femme d’Hector parviennent à s’échapper par des sous terrains.

En conclusion, « Troie » est l’archétype du film à gros budget faisant de l’œuvre du légendaire Homère un film d’action ultra calibré et aussi huilé que la musculature d’un Brad Pitt plus gonflé que jamais aux stéroïdes.

Même si l’aspect spirituel du récit avec les interventions des dieux soutenant tels ou tels camps est complètement oblitéré, il faut reconnaitre que Petersen déploie une jolie efficacité prenant toute sa mesure dans l’ampleur des combats à grande échelle.

Pour ce qui est des acteurs, on reste tout de même sur sa faim au milieu de bellâtres body buildés s’aimant visiblement beaucoup (Eric Bana et ce même Pitt) ou d’actrices à la plastique parfaites comme Kruger ou Burrows.

Quand en plus on considère que l’histoire d’amour homosexuelle entre Achille et Patrocle est complètement gommée au profit d’une amourette façon Roméo et Juliette plus politiquement correcte, on a donc l’impression d’assister à une grande machinerie américaine manquant sérieusement de piquant.

Repost 0
10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 19:34

Hulk_H_chose.jpg2

 

 

Hulk étant un de mes personnages de comics favoris, c’est avec une grande curiosité que je me suis attelé à la lecture de « Hulk n°428 » du mois d’avril 1995.

Peter David (scénario) et Liam Sharp/Robin Riggs (dessins) placent le géant en verre en plein milieu des marais des Everglades, dans un univers nauséabond peuplé de crocodiles massifs particulièrement agressifs.

Hulk envoyé sur place par sa femme la sculpturale Betty, a en effet été attiré par les cris d’un enfant appelé Skip enlevé par un vieux tueur en série appelé Albert mais il ignore que l’Homme chose qui hante lui aussi ces marais, est également sur place en raison de l’intense flux d’émotions des protagonistes du drame.

Ce Hulk conscient et moral est révulsé par le discours justificatif d’Albert, qui a pour but d’enlever la vie des enfants pour leur faire échapper à l’oppression de leurs parents.

Mais Hulk étant un tel concentré de rage qu’il ne peut qu’attirer sur lui l’agressivité de l’Homme chose qui s’il n’est pas capable de le blesser sérieusement, le ralentit suffisamment pour que Skip désireux d’échapper à son sort ne mette accidentellement le feu à la grange ou il est détenu.

Troublé dans son psychisme intérieur par le parallèle entre la situation actuelle et sa propre enfance, Hulk prend peur et sa tête s’embrase tandis que son adversaire tente de l’entrainer au fond de l’eau stagnante.

Il s’extraie finalement des pattes visqueuses de l’Homme chose et arrive juste à temps pour sauver Skip des crocodiles qui venaient juste de dévorer Albert.

C’est malgré tout un Hulk ébranlé par son aventure qui rejoint sa femme Betty qui le rassure sur sa différence avec le tueur qu’il a combattu.

En conclusion, « Hulk n°428 » est une petite aventure sans grande prétention ni envergure visant à proposer un face à face entre deux créatures massives, hideuses et vertes, toutes les deux incomprises.

L’ambiance de cette rencontre sur fond de tueur d’enfants est particulièrement oppressante et le mystérieux Homme-chose créature stupide, végétale, attirée par les émotions négatives ou positives des humains, fait dans ce cadre marécageux mieux que se défendre face à un adversaire bien plus puissant que lui.

Ce « Hulk n°428 » n’est donc pas à ranger parmi les inoubliables du genre et se révèle une petite série B assez malsaine.

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 14:43

Hulk_12.jpg5

 

 

Nous revenons au milieu des années 90 pour découvrir chez Semic, le « Hulk version intégrale n°12 ».

En 1993, Peter David (scénario) et Jan Duursema (dessins) montrent un géant vert lui aussi modernisé, combinant la puissance de son corps invincible et psychisme du physicien Bruce Banner afin de le doter de véritables capacités de réflexions.

Contacté par le Panthéon grec camouflé en organisation humanitaire secrète et technologique, Hulk est subitement désigné successeur du sage Agamemnon au grand désarroi du bouillant Achille pour arraisonner une entreprise coupable de déforestation sauvage en Amazonie.

Sur place, il tombe dans un guet apens organisé par Crane rouge, qui a payé le Fléau pour se faire passer pour un ouvrier lambda afin de le prendre par surprise.

Tandis que Rick Jones devenu dépressif devant l’autisme de sa compagne Marlo, reçoit l’aide du psychiatre Léonard Samson, Hulk est finalement mis KO par le Fléau après une lutte de mastodontes dans la foret amazonienne.

Gary Frank (dessins) prend le relai et montre Crane rouge utiliser le télépathe Mentallo pour contrôler via une machine décuplant ses capacités l’esprit de Hulk.

Le colosse de jade se retrouve donc dans les recoins de son esprit, face à un adversaire qui manipule ses souvenirs pour en exploiter les faiblesses.

Hulk affronte donc tous ses ennemis à la fois (le Rhinocéros, l’Homme absorbant, le Fléau, l’Homme sable, Docteur Octopus, l’Enchanteresse …) mais tient bon.

Soumis à la contrainte de son patron, Mentallo fait alors un usage maximum de son pouvoir pour utiliser l’image du père de Banner, un homme brutal, qui le terrorisait et avait sur lui une autorité telle qu’il refusa de témoigner contre lui après qu’il eut tué sa propre mère.

Attirés par les même raisons que Hulk, les Vengeurs (Circé, Vision, Hercule, Crystal, Chevalier noir) se rendent également en Amazonie et sont pris à revers par une attaque conjuguée du Fléau et de Hulk, sous contrôle du Crane rouge.

Même si la Vision parvient à mettre à genoux le Fléau en phasant à travers sa tête, l’arrivée de Hulk fait planer une menace apparemment insoluble sur les Vengeurs.

En conclusion, « Hulk version intégrale n°12 » tient toutes ses promesses en faisant se croiser une nouvelle fois les meilleurs frères ennemis poids lourds avec pour une fois une victoire nette (bien que sous l’effet de la surprise) du Fléau sur Hulk.

La trame de base construire par David est simple mais très excitante avec une attaque mentale de grande envergure pour construire une association en apparence invincible entre Hulk et le Fléau.

Lorsque en plus les dessins de Duursema et Frank subliment des personnages en haute définition aux muscles saillants et à la beauté sculpturale, on ne peut que s’enthousiasmer devant une aventure aussi réussie tout en attendant le cœur en feu la suite !

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 12:36

X-men_ombres_mal.jpg2

 

 

Nous passons à présent dans le registre des comic books mensuel de la fin des années 90 avec la reprise en main par Marvel France filiale de Pannini, des X-men jusqu’alors traités par Semic après la fin de Lug.

Au mois de juillet 1998 (oh les champions ?), voit le jour « X-men, n°18, les ombres du mal ».

Dans la première partie du magazine, Scott Lobdell (scénario) et Cedric Nocon (dessins), mettent en scène un affrontement dans les vestiges de type Inca d’un musée new yorkais entre Tornade, une certaine Candra assoiffée d’un pouvoir d’une pierre mystique ayant pris possession d’un jeune homme des rues appelé Jamil.

Doté de puissants pouvoirs, Jamil change de forme à volonté, imitant le Fléau ou Câble pour désorienter ses adversaires.

Tornade a fort affaire, devant à la fois lutter contre lui par ses pouvoirs élémentaux et contre Candra, farouche mutante appartenant à la classe de mutants dit supérieurs des Externels.

Ayant compris que la jeune Karma, détenue sur place use de son pouvoir télépathique pour manipuler les désirs de Candra et lui faire croire à l’existence de ce Jamil, Tornade qui ne peut contenir seule la rage de son adversaire reçoit l’aide bienvenue des autres X-men : Cyclope, Wolverine et Jean Grey qui détruisent la pierre, écartant ainsi momentanément tout danger.

Ensuite, sous l’impulsion de Lobdell et Joe Madureira (dessins), le lecteur a droit à un sympathique épisode dans lequel les X-men passent le soir de Noel dans une ambiance de détente, avant que le jeune Sam Guitry alias Rocket ne tombe sur Gladiator le chef de la garde impériale Shi’ar à la recherche des X-men.

Peu habitué à patienter, Gladiator qui reste tout de même un des mortels les plus puissants du monde Marvel, est agacé par la farouche résistance Rocket qui surmontant sa peur, fait donner à plein régime son pouvoir de lévitation et la relative invulnérabilité qu’il lui offre.

De son coté Magnéto offre un superbe cadeau à Malicia en l’emmenant dans sous les tours jumelles du World Trade Center, pour lui faire découvrir une structure complexe crée par Xavier pour contrer télépathiquement une attaque des extraterrestres Z’noxx, mais recalibré par lui pour annihiler les pouvoirs d’absorption psychique de Malicia et faire en sorte qu’on puisse la toucher, voir … l’embrasser.

Dans son combat avec Gladiator, Rocket crée la surprise ne canalisant l’énergie cinétique surpuissante des coups de son adversaire, afin de le faire douter quelques secondes pour le terrasser d’un coup décisif.

Une fois remis sur pied, Gladiator s’excuse devant les X-men accouru au secours de Rocket et au lieu de s’expliquer les téléporte directement au cœur de l’empire Shi’ar pour faire face à une menace dit il exceptionnelle.

Dans l’épisode suivant, Terry Kavanagh (scénario) et Jim Cheung (dessins) traitent des difficultés des quelques X-men, (Tornade, Gambit) en vacances chez les parents du fauve, les Mc Coy, confrontés aux mentalités étriquées et racistes des habitants d’une petite ville de la campagne.

Chauffé à blanc par le meurtre du politicien anti mutant Graydon Creed, l’ex rival du Fauve dans le club de football de la ville, Grange, mobilise une petite milice pour s’en prendre aux mutants hébergés chez les Mc Coy.

Mais la milice s’en prend aux jeunes mutants, Artie et Sangsue qu’elle capture pour faire pression sur le Fauve.

Livré à lui-même dans un champs de blé, Franklin Richards déchaine ses puissants pouvoirs énergétiques et télépathiques contre une réincarnation de Magnéto appelée Joseph, qu’il juge responsable de la mort des parents, tué par le monstre Onslaught.

Tout rentre finalement en ordre lorsque la police locale intervient pour mettre hors d’état de nuire Grange et quand les petits camarades de Franklin, calment sa colère destructrice.

On termine par un guest de luxe, le Fléau, qui avec Jorge Gonzalez (scénario) et Greg Land (dessins) revient en plein Halloween dans sa ville natale de Junction pour se venger des humiliations qu’il y a subi.

Gonflé à bloc après sa victoire contre son dieu créateur Cyttorak, le Fléau semble plus puissant et impitoyable que jamais, mais est approché par un vieux sage asiatique appelé Gomurr l’ancien qui lui fait entrevoir les effets de sa dévastation sur Mary, la seule personne lui ayant témoigné de la sympathie dans sa jeunesse et aujourd’hui par sa faute grièvement blessée.

Ceci semble émouvoir l’humain qui sommeille derrière la brute et qui tente alors de sauver maladroitement Mary en la transportant à l’hôpital.

Quittant une foule déchainée et hostile, le Fléau médite les conseils de Gomurr sur le fait que à présent un tel pouvoir à sa disposition mérite qu’il se fixe des objectifs plus nobles …

En conclusion, il apparait clairement une tentative de renouvellement/modernisation de la franchise des X-men, dans « X-men, n°18, les ombres du mal ».

Ceci transparait dans le style graphique très vif et coloré des dessinateurs et dans l’apparition ou l’évolution de certains personnages, souvent réexploités (Rocket est apparu au début des années 80 !) ou ce Magnéto mystérieusement rajeuni dont l’apparition ne bouleverse pas grand-chose.

Au registre des satisfactions on goutera la jolie soirée de Noel des X-men même avec le miracle invraisemblable de la victoire du teen ager Rocket sur Gladiator, l’homme qui peut séjourner à l’intérieur de soleils …et sera ravi de l’exposition supérieure du Fléau, avec enfin une série lui étant consacrée pour développer un personnage puissant et ambigu doté d’un fort potentiel.

Malgré cela, sur les quatre aventures proposées, il parait difficile de pour l’instant accrocher pleinement à ces X-men nouvelle mouture …

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 18:14

strange_origines_229.jpg4.gif

 

 

Il manquait dans le panel des « Special Strange Origines » le n°229 paru en 1989.

Comme l’indique sa spectaculaire couverture ce numéro de Spécial Strange Origines était dédié à un de mes personnage Marvel favoris, Drax le destructeur, anti héros parfait crée par Kronos le dieu des Eternels dans l’unique but de tuer Thanos, ni plus ni moins que l’ennemi public de l’univers numéro un.

La première aventure nous amène dans un épisode d’Iron man en 1974 écrit par Mike Friedrich et dessiné par Jim Starlin.

On y voit la première apparition du personnage à la musculature moins hypertrophiée que sous la plume de Ron Lim, prisonnier de Thanos dans une station spatiale et tenter de contacter télépathiquement Iron-man pour le délivrer.

Malheureusement sur Terre, Iron-man ne comprend que tardivement le message et est agressé par deux puissants émissaires de Thanos, les Frères de sang.

Iron-man est également fait prisonnier est ramené sur la station mais plein de ressource parvient à échapper à ses gardiens et à canaliser un puissant rayon dirigé sur son armure par Mentor pour libérer Drax.

On comprend alors le rôle essentiel de relais voulu par les Eternels.

Mais Iron-man pousse plus loin son support et aide un Drax libéré à vaincre les deux frères.

Le duo se retrouve ensuite face à Thanos mais comprend qu’il ne s’agit que d’un robot ayant piégé la station.

Il parvient à échapper à la destruction et se sépare sur la base d’une amitié étrange mais sincère.

Au début des années 80, Jim Shooter (scénario) et Bob Hall (dessins) reprennent pour étoffer le personnage au graphisme et à la musculature encore plus dessinée.

L’action se déroule sur la planète Ba-Bani sur laquelle les Vengeurs sont intervenus pour officiellement pacifier un conflit avant de comprendre qu’ils ont été manipulé par Dragon-lune, la fille de Drax, rendu pratiquement omnipotente par son pouvoir télépathique.

Soumis également au pouvoir de sa fille, Drax semble étonnamment amorphe et est secoué par Iron-man qui lui fait prendre conscience de sa manipulation.

C’est donc un Drax une nouvelle fois furieux qui accompagné d’Iron-man, Captain américa et la Guêpe se rend au palais de Dragon-lune dans le but de la renverser.

Mais la chauve qui a sous son emprise directe Thor, le lâche déchainé contre ses coéquipiers.

La puissance du dieu s’avère de trop pour Drax et ses amis, terrassés par un puissant éclair.

Iron-man qui a astucieusement absorbé la plus grande partie de l’éclair est le seul à rester debout et son armure chargée à bloc, parvient à secouer suffisamment Thor pour lui faire revêtir sa forme humaine et ainsi briser son contrôle mental.

Privée de son garde du corps de luxe, Dragon-lune affronte seule Drax dont la farouche volonté finit par plier face à la violence des attaques psychiques.

Drax s’écroule mais encore une fois la peste la Guêpe prend par surprise la demi déesse épuisée et la neutralise d’un simple direct au menton !

Dragon-lune est alors livrée à Odin pour être jugée pour ses crimes, tandis que Drax mortellement blessé décède dans une scène poignante et reçoit les honneurs posthumes des Vengeurs.

Le numéro s’achève sur un petit bonus de 1975 ou sous l’égide du duo Steve Englehart (scénario) et George Perez (dessins) on voit une jeune « civile » du nom de Patsy Walker devenir la Chatte au cours d’une expédition des Vengeurs dans un complexe scientifique appartenant à la puissante compagnie criminelle appelée Brand corp.

On découvre donc une jeune femme mal mariée à un militaire frustré engagé par la Brand, profitant d’une rencontre fortuite avec le Fauve en détresse pour oser vivre son fantasme de devenir une femme super héros, malgré une opposition de principe de Captain américa et de Iron-man, inquiets pour sa sécurité.

En conclusion, « Spécial Strange Origines n°229 » est un excellent numéro permettant de faire la lumière sur un personnage souvent secondaire dans la lutte contre Thanos, mais particulièrement touchant par son obsession pour son devoir et son sens des responsabilités.

Anti héros brutal et fonceur par excellence, Drax apparait comme un être puissant devant être canalisé par des personnages plus cérébraux (Mentor, Iron-man) pour se révéler efficace.

On préféra l’aventure plus aboutie des années 80 à celle des années 70, avec un duel fratricide face à sa propre fille et sa mort poignante après avoir été converti à un pacifisme qui ne lui sied guère.

Et même mineure, la renaissance de la Chatte, prise de main de maitre par Englehart et Perez, tient bien la route, même si un choc entre les Vengeurs et l’Escadron suprême à la solde de la Brand, aurait été un véritable bouquet final !

Encore une fois, ce Spécial Strange Origines se montre à la hauteur de sa réputation !

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 22:33

tour_france.jpg1.gif

 

 

De vous à moi, j’ai toujours trouvé curieuse cette passion des pays du nord pour le vélo, aussi l’album-concept « Tour de France » de Kraftwerk a de quoi alimenter cette perplexité pour un sport et une épreuve que je trouve insupportables à suivre chaque été à la télévision.

Nous sommes en 2003, Kraftwerk qu’on pensait mort et tout juste bon à être exposé dans des musées de la musique, refait surface après dix sept ans de mutisme pour le centenaire de cette institution du sport sous médicaments : le Tour de France.

Après un court « Prologue » léger et agréable, « Tour de France » commence à mouliner les jambes sur « Tour de France (étape 1) » aux paroles en français passablement ridicules apposées sur un beat électronique sec et puissant évoquant les soirées techno.

On embraye alors en toute continuité et fluidité sur « Tour de France (étape 2) » un peu moins rythmé et aux paroles tout aussi désespérantes.

Le troisième volet « Tour de France (étape 3) » ressemble plus au premier, avec son ambiance trance et sa haute cadence.

Poussant davantage sur le travail des mélodies et la désincarnation de la voix, « Chrono » passe un peu mieux et c’est finalement le très bon « Vitamin » (si cher à Lance Armstrong) qui ralentit le tempo pour peaufiner ses ambiances mélodico-robotisées qui se rapproche le plus du style historique des Allemands.

Difficile de se passionner pour « Aerodynamik », ses bruitages comiques, ses paroles débiles étalées sur cinq longues minutes et on ne peut pas dire que le sinistre « Titanium » produise un effet beaucoup plus convaincant.

On retrouve la fascination des Allemands pour l’appareillage technologique sur « Elektro kardiogramm » son ambiance austère et ses bruitages de respiration particulièrement pénibles sur cinq minutes.

L’auditeur aussi déboussolé qu’un cycliste en panne de ravitaillement, poursuit son voyage dans le monde du sport avec « La forme » plus nuancé dans son atmosphère, la courte accalmie de « Régénération » pour terminer par un nouveau « Tour de France » aux mélodies presque précieuses sur des paroles toutes aussi débiles.

En conclusion, « Tour de France » dépasse grandement mes capacités de tolérance et d’ouverture musicale et ressemble plus à un immense gag manqué des Allemands dont je ne doute pas par ailleurs de leur passion réelle pour la petite reine.

Musicalement très orienté techno voir rave party, « Tour de France » étouffe pour moi ce qui faisait la spécificité mélodique et rythmique de Kraftwerk.

Alors lorsque vous rajoutez un concept que je renie en bloc, des paroles digne des commentateurs sportifs de France 2 nous abrutissant chaque été sur les routes de l’Hexagone, vous obtenez un album pour moi complètement inécoutable.

Repost 0
Published by Seth - dans Electronique
commenter cet article
6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 21:35

electric_cafe.jpg3.gif

 

 

Malgré ce revirement bruitiste je n’ai pour autant abandonné l’électro-pop teutonne de Kraftwerk.

Durant les années 80, la production des allemands chute fortement et « Electric café » voit le jour en 1986 soit cinq ans après le précédent album.

Nous sommes toujours ici dans le registre de la fascination technologique à l’image des musiciens représentés à l’aide de grossières images numériques, car rappelons le nous sommes bien au milieu des années 80 et la micro informatique n’en est qu’à ses balbutiements.

« Electric café » commence comme un gag avec « Boing boom tschak » doté malgré son minimaliste patent de bruitages toujours surprenants et du petit arrangement électro sorti d’une autre planète qui vient titiller favorablement les conduits auditifs.

L’usine à sons développe son art sur « Techno pop » aérien et plaisant mais qui peine à passionner sur ses plus de sept minutes comme « Musique non stop »  très représentatif du style des musiciens mais beaucoup trop froid et répétitif.

Plus de créativité et d’originalité sur « The telephone call » qui incorpore des bruitages de téléphones et des parties mélodiques chantées (en anglais) pour humaniser quelque peu le beat rigide de base.

L’usage de chant réussit décidément bien aux allemands comme le prouve « Sex object » réelle pop électronique très accrocheuse osant même suprême audace quelques accords de guitares.

En guise d’épilogue vient « Electric café » sur lequel quelques mots français puis allemands viennent caresser surplomber une musique très plaisante car créative.

En conclusion, souvent mésestimé par rapport aux classiques des années 70 et leurs célèbres tubes,  « Electric café » est un album de musique électronique qui même sans hit planétaire, reste très inspiré et agréable.

Kraftwerk reste incomparable dans la création de sons uniques à la fois mélodiques, froids et rigides.

Dernier disque des allemands avant une longue absence (près de vingt  !) « Electric café » permet de clôturer la tête haute seize ans d’une carrière devenue légendaire.

A écouter donc pour les plus curieux et ouverts d’entre vous.

Repost 0
Published by Seth - dans Electronique
commenter cet article
5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 21:00

X-men_contre_vengeurs.jpg4.gif

 

 

Déjà entrevu dans les intégrales des X-men, « X-men contre Vengeurs » était à la base un Récit Complet Marvel écrit en 1987-88 par Roger Stern sur des dessins de Marc Silvestri.

Avant de mettre en scène un affrontement entre deux équipes emblématiques, Stern s’attache à construire un récit tenant la route dans lequel une base extra terrestre de Magnéto s’écrase sur Terre, provoquant un revirement d’un criminel en apparence pacifié pour récupérer le précieux équipement se trouvant à l’intérieur.

Outre les X-men fort logiquement partis à la recherche de leur ex allié, les Vengeurs ayant récupéré une partie des débris se mettent également sur la piste d’un personnage accusé de plusieurs attentats contre les Etats-Unis d’Amérique.

Ils ignorent que les Super soldats soviétiques qui ont du traité une catastrophe ferroviaire en raison de la chute d’autres débris de la base, ont également décidé de traquer le maitre du magnétisme jugé comme terroriste contre l’URSS.

Toutes les pistes convergent alors dans un jungle au fin fond du Cambodge ou se situe la partie principale de la base.

Alors que Magnéto est pris par surprise par le pouvoir de contrôle mental du Docteur Druid et semble disposé à se laisser arraisonner, les X-men et les Super soldats soviétiques surgissent.

Tandis que les X-men couvrent l’évacuation de Magnéto, les Vengeurs défont les Super soldats en utilisant l’avantage décisif de Captain marvel, capable en se changer en ondes électromagnétiques détraquant les armures d’adversaires redoutables comme la Dynamo pourpre et l’Homme de titanium, Docteur Druid achevant de neutraliser les soldats en forçant mentalement Nébuleuse noire à les enfermer dans ses liens quasi indestructibles.

Les X-men aident Magnéto a retrouver la base pour la détruire mais se heurtent aux Vengeurs dans un combat bref mais plaisant notamment dans le match de costaudes entre Miss Hulk et Malicia.

Cette diversion permet à Magnéto de faire exploser sa base, de récupérer son casque et de profiter de l’effet de souffle pour s’échapper avec les X-men doté de son précieux butin.

Ils ignorent que Druid a pris place dans le Lockheed pour les pister.

Le télépathe a le temps de contacter ses coéquipiers avant d’être détecté et neutralisé.

L’action se déplace alors à Singapour, ville que les X-men et Magnéto cherchent à quitter par cargo afin de pallier à une défaillance de leur Lockheed.

Ils sont rattrapés par des Super soldats soviétiques ivres de revanche après leur déconvenue cambodgienne.

L’intensité du combat est telle que la Dynamo pourpre détruit les moteurs afin d’arrêter le cargo au mépris de l’équipage et des passagers civils.

Le combat se mue alors en opération de sauvetage et provoque un revirement des Supers soldats contre la Dynamo aux méthodes jugées criminelles.

De retour à Singapour, Magnéto pris en main par Tom de Falco (scénario) et Josef Rubinstein (dessins) parvient via un réseau de mutants asiatiques, à rendre son casque de nouveau opérationnel pour abolir les préjugés anti mutants des esprits humains.

Mais un test sur Captain america montre que le contrôle exercé par le casque ne change pas fondamentalement la donne.

Jugé par une cour internationale, Magnéto utilise néanmoins à distance son casque pour influencer le jury anti-mutant et arracher ainsi un non lieu qui lui permet d’échapper à une condamnation.

En conclusion, « X-men contre Vengeurs » est un beau face à face soigneusement préparé par Stern, qui fait de l’arrestation de Magnéto le thème central de récit.

Les super puissances de la guerre froide interviennent donc en mettant sur leurs rangs leurs meilleurs représentants, ce qui permet de revoir avec plaisir des héros soviétiques souvent moins exposés mais au moins aussi intéressants que leurs homologues américains.

Pour être honnête, le choc entre X-men et Vengeurs laisse sur sa faim, avec comme trop souvent en pareil cas, des matchs brefs ne débouchant sur aucun vainqueur.

De son coté, Magnéto reste toujours conforme à son personnage idéaliste mais déterminé à tous les moyens pour arriver à ses fins quitte à outrepasser les sempiternelles libertés individuelles si chères aux américains symbolisés par Captain america.

Enfin, on appréciera le style de Silvestri qui donne ici sa vision toute personnelle et excitante de héros maintes fois dessinés.

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 17:56

toxicity.jpg2

 

 

Si on ne devait garder qu’un seul album de la courte carrière des dingos de System of a down, on ne retiendrait probablement que « Toxicity » sorti en cette année emblématique de 2001 alors que le mouvement certes sensiblement artificiel du néo métal battait son plein.

Les arméno-américains à la musique brutale mais suffisamment inclassable pour être classée de « néo » annoncent clairement la couleur avec « Prison song » qui sur une base power-thrash sévère montre la très grande versatilité du chant de Serj Tankian, capable de déclamer, grogner ou même de chanter harmonieusement assez rarement.

Vacillant après un premier coup de poing au visage, l’auditeur reçoit « Needles » dans l’abdomen avec ce qu’on pourrait appeler une véritable musique de cinglé, chaotique, violente avec un chant hurlé difficilement supportable.

La suite ne dépareille pas avec « Deer dance » « Jet Pilot »  et « X » qui foncent droit devant dans un déluge de riffs et de vocaux d’une grande violence.

Alors qu’on s’attend à subir cet épuisant traitement de choc pendant quatorze titres, System of a down a l’intelligence de varier un peu sa musique linéaire et dépouillée, pour introduire quelques refrains mélodiques sur « Chop suey » par ailleurs toujours incroyablement dur et intense.

Le sommet de du condensé de violence est ensuite atteint avec « Bounce » qui atomise tout aux alentours en moins de deux minutes avec l’équivalent de la puissance d’un démarrage d’Usein Bolt poursuivi par une meute de guépards.

La guitare de Daron Malakian continue de cracher le feu sur « Forest » par ailleurs assez linéaire avant des incursions mélodiques assez remarquées sur « Atwa » et « Science » pseudo oriental permettant d’atténuer un peu la lourdeur de la musique proposée.

Après un « Shimmy » toutefois très agressif, le processus semble se poursuivre avec l’approche mélodique bienvenue de « Toxicity » avec quelques moments de douceur malheureusement copieusement saccagés par les hurlements du père Tankian.

La fin de cet éprouvant album se matérialise donc enfin avec « Psycho » mélangeant toujours brutalité et douceur avec un résultat plus que discutable puis « Aerials » qui lui fait encore une fois mouche avec des refrains réellement aériens et plaisants.

En conclusion, on comprend à son écoute que « Toxicity » ait marqué un tournant dans la carrière de System of a down conduisant les américains sur le chemin du succès, des radios et des télévisions.

Malgré ces louables efforts mélodiques et une influence orientale de plus en plus marquée, « Toxicity » reste un album globalement extrêmement violent, difficilement digérable et par instant complètement inécoutable.

Même si je reconnais donc l’originalité incontestable de System of a down, il n’en reste pas moins que leur thrash expérimental très brutal et les vocaux particulièrement irritants de Tankian, rendent ce groupe plutôt rebutant pour votre serviteur.

Repost 0
Published by Seth - dans Neo metal
commenter cet article
4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 10:21

epitaph.jpg5

 

 

Dans la catégorie des beaux cadeaux, voici « Epitaph » le Dvd de Judas priest venant clore en 2013 la tournée d’adieux du groupe du même nom.

Enregistré dans leur fief de Londres dans la salle légendaire de l’Hammersmith, « Epitaph » est un très beau Dvd de 2h30 environ contenant la plupart des titres majeurs du répertoire des anglais sur leurs 40 ans de carrière, à l’exception notable de la période Tim Owens, soit de 1997 à 2005, huit ans tout de même durant lesquels la doublure américaine du Metal god s’époumona à remplacer l’irremplaçable.

Dans ce cadre magnifique et devant une foule de fans, Judas priest introduit le show par l’instrumental « Battle hymn » enchainé de « Rapid fire » morceau certes rapide et offensif mais dont la répétitivité et l’absence de refrain s’avèrent gênantes.

Puisant dans le l’incontournable « British steel », survient le classique « Metal gods » toujours plaisant malgré le poids des ans qui se fait sentir sur la vieille carcasse de Rob Halford, toujours assez économe de ses mouvements.

Rien à dire en revanche sur le nouveau guitariste Richie Faulkner, sorte de clone plus jeune de KK Downing, dont la dextérité et l’engagement paraissent véritablement ébouriffantes en live.

Ce n’est pas non plus le sympathique mais gentillet « Heading the highway » du tiède « Point of entry » qui va venir enflammer les foules.

Judas commence à sortir l’artillerie lourde avec « Judas rising » dont les coups de boutoirs et l’ambiance de fin du monde impressionnent mais il faut attendre le sixième titre pour voir la magie du prêtre prendre véritablement possession de la salle.

Exhumé de sa tombe, « Starbreaker »  rappelle l’excellence des compositions des années 70, à la fois percutantes et mélodiques.

Le plus grand moment du show survient sans doute après avec « Victim of changes » titre dantesque, monumental sur lequel chacun des musiciens se sublime.

Classique intemporel du heavy metal, « Victim of changes » provoque toujours le grand frisson en concert, même si il vole beaucoup d’énergie à ses interprètes rappelons le plus tout jeunes après tout.

Une autre belle vieillerie des 70’s plus tard (« Never satisfied » et son ambiance planante géniale), Judas nous régale d’une de ses plus belles ballades, « Diamonds and rusts » superbe reprise de Joan Baez, magnifiée par le chant si émouvant d’un Rob Halford alors en état de grâce.

L’album « Nostradamus » n’est pas oublié et ce même Rob déguisé en prêtre encapuchonné vient sur « Prophecy » insuffler un vent de modernité bienvenu.

A ce stade, le spectateur est déjà conquis et d’immenses vagues de bonheur l’envahissent.

Nous ne sommes pourtant pas à la moitié du spectacle et les maestro réservent encore de très belles pièces à faire pâlir tout le staff de Top chef.

On frôle ainsi l’orgasme sur un « Nightcrawler » puissant, inquiétant et terriblement enthousiasmant, prend son pied sur le plus sensuel et mélodique « Turbo lover » et son beat robotisé.

Même sans Kurt Cobain, le Nirvana semble atteint sur la power ballade « Beyond the realm of death » divinement interprétée par un Rob plus émouvant que jamais.

On peut également sécher ses larmes, bomber virilement le torse sur le musclé « The sentinel » et son break central épique pour découvrir pour moi le point culminant du concert, « Blood red skies » magistrale power ballade remplie d’émotion et de puissance mélodique.

Même si le concert pourrait fort bien s’arrêter sur ce chef d’œuvre, Judas priest est obligé pour son public d’aligner ses classiques incontournables comme « The green manalishi » en forte interactivité avec le public, le hit « Breaking the law » entièrement chanté par le public ce qui permet à Rob de prendre des forces pour interpréter l’usant « Painkiller » toujours à ce jour titre le plus intense joué sur scène.

Le public assommé mais aux anges voit encore la machine à remonter le temps et aligner les hits des années 80 envoyer un « Hellion/Electric eye » convenu, resurgir la Harley Davidson vrombissante de « Hellbent for leather » cravachée par un Rob version "motard-cuir-ouch ça fait mal" des plus belles heures.

En guise de rappel viendront le parfait « You got another thing coming » qui fait activement participer le public conquis puis le festif rock/pop « Living after midnight » entrecoupés de vibrantes déclarations d’amour de Rob à ses fans.

En conclusion, « Epitaph » est un superbe cadeau d’adieux et contre toute attente peut être le meilleur concert live de Judas priest.

La raison est simple, même si Halford n’a plus 20 ou même 30 ans, même si il se meut souvent de manière minimaliste comme ankylosé par les ans, son charisme et surtout sa voix restent exceptionnels.

Son engagement émotionnel dans les morceaux interprétés, son coffre de ténor, ses hurlements suraigus sauvages et son sens de la mélodie, permettent à eux seuls de gommer ses faiblesses physiques.

Avec un Scott Travis irréprochable pieuvre athlétique à la batterie, un Ian Hill quantité toujours négligeable, un Faulkner surmotivant de fougue et de dextérité prenant le pas sur un Glenn Tipton plus gestionnaire que guitar héro, Judas priest put ainsi explorer en plus de 2h20 l’étendue d’un répertoire fantastique retraçant ni plus ni moins que l’essentiel des plus grands morceaux du heavy metal.

Je ne peux donc que recommander cet « Epitaph » comme bestof de la carrière du groupe allant de paire avec un concert d’excellente qualité, dosant parfaitement moyens techniques conséquents et interactions avec le public.

Un régal vous dis je !! En attendant un nouvel album studio ?

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens