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Western

Dimanche 14 octobre 2012 7 14 /10 /Oct /2012 08:39

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Troisième western de rang avec « Joe kidd » réalisé en 1972 par John Sturges.

Devenu un pape du western après ses « Sept mercenaires » , Sturges a la bonne idée de s’associer avec un des plus grands acteur du genre, Clint Eastwood.

« Joe kidd » raconte l’histoire d’un marginal appelé Joe kidd (Clint Eastwood) qui croupit en prison pour braconnage lorsque un guérillero mexicain nommé Luis Chama (John Saxon) fait irruption au tribunal avec une bande armée pour réclamer les terres que les colons américains ont volé à son peuple.

Déterminé et charismatique, Chama et ses hommes, dont une jolie mexicaine nommée Helen Sanchez (Stella Garcia), réussissent leur coup de force, en prenant de vitesse le sheriff Mitchell (Gregory Walcott).

Retrouvant sa présence d’esprit, kidd aide le juge à échapper à la furie mexicaine et use de sa liberté provisoirement retrouvée pour régler ses comptes avec un de ses codétenus mexicain qu’il abat d’une balle dans la poitrine.

Mais l’homme appartient à la bande de Chama ce qui crée un contentieux potentiel entre les deux hommes.

Le chef guérillero quitte la ville après avoir brulé les titres de propriété des propriétaires américains et se trouve traqué sans succès par la police locale du balourd Mitchell.

Kidd est ensuite mystérieusement libéré par un puissant propriétaire terrien appelé Harlan (Robert Duvall) qui compte l’embaucher pour utiliser sa connaissance de la région pour traquer et tuer Chama.

Malgré le salaire élevé et l’agressivité de trois hommes de mains de Harlan comme le teigneux Lamarr Simms (Don Stroud), Kidd décline l’offre avant de s’apercevoir à son retour au ranch qu’il a été lui-même victime de la vengeance de Chama qui a fait torturer un de ses employés.

Kidd revient donc sur son refus initial et accepte de servir de guide à Harlan et ses hommes pour régler ses comptes à la manière expéditive du Far-West.

La traque face à une population mexicaine favorable au chef guérillero est plutôt ardue, mais révèle la dangerosité des hommes de main de Harlan, qui sont de véritables tireurs d’élite capable de décimer une troupe de mexicain à longue distance.

Kidd fait face à une situation difficile, quand la troupe prend place chez Helen, restée seule à attendre ses hommes et essaie de lui épargner les violences.

Finalement Harlan comprend que son ennemi se cache dans les montagnes et décide de prendre en otage les paroissiens d’une église, menaçant de les exécuter régulièrement si Chama ne se livre pas.

L’attente se prolonge, remplie de tension et de brefs accrochages.


Voyant la situation s’enliser et Harlan prêt à mettre sa menace à exécution, kidd aidé par le prêtre de l’église (Pepe Hern) assomme les gardes de Harlan et se rend lui-même dans les montagnes ou il force Chama à se rendre.

Le fier guérillero accepte de suivre kidd en l’échange d’avoir la vie sauve et de bénéficier d’un jugement équitable, ce que lui assure le cow boy.

Kidd prend donc sous sa protection Chama et ses hommes et tue le meilleur tireur d’élite de Harlan qui cherchait à les éliminer à distance.

Harlan rebrousse alors chemin vers la ville, attendant patiemment que le retour de kidd.

L’arrivée dans la ville est donc le motif d’un sanglant règlement de compte avec duel au pistolet digne des meilleurs westerns.

Harlan est symboliquement tué dans le tribunal par kidd qui finalement relâche Chama en lui souhaitant bonne chance.

De son coté, le héros part avec Helen, devenue sa compagne.

En conclusion, complètement méconnu par rapport aux chef d’œuvres ultra connus du maitre réalisateur-acteur, « Joe kidd » est un excellent western à la construction simple mais très bien amenée.

Les acteurs sont tous très bons, bien entendu Eastwood parfait en vagabond, solitaire, violent et coureur mais aussi Duvall, monstrueux de charisme brutal, ou bien Saxon, digne de l’idée qu’on puisse se faire d’un chef politique.

Outre son coté sympathique ou un desperado prend finalement fait et cause pour une cause juste et se montre tolérant avec des étrangers, « Joe kidd » compose un savoureux cocktail de dialogues percutants, d’action, d’humour et de superbes paysages rocailleux qui lui assurent pour moi le statut de grand film oublié.

A redécouvrir pour tous les amateurs de western « Eastwoodiens ».

Par Seth - Publié dans : Western
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Samedi 13 octobre 2012 6 13 /10 /Oct /2012 16:35

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Restons dans le domaine du western avec « Le train sifflera trois fois » grand classique du western noir et blanc américain de Fred Zinneman.

Sorti en 1952, « Le train sifflera trois fois » raconte l’histoire de Will Kane (Gary Cooper) sheriff de la petite ville de Hadleyville, qui venant de se marier avec Amy (Grace Kelly herself !) décide de remettre son étoile et son arme pour mener une nouvelle vie plus tranquille.

Mais une nouvelle angoissante vient bouleverser ce moment de joie apparente, la venue prochaine de Frank Miller (Ian Mc Donald) arrêté par Kane et fraichement sorti de prison pour se venger de son bourreau.

Sensé arriver par le train de midi, Miller est attendu par trois de ses comparses patibulaires à la gare, Cooper (Harry Shannon), Colby (Lee van Cleef) et son propre frère Ben (Sheb Wooley).

A Hadleyville, l’annonce du prochain règlement de compte, met la ville en ébullition.

Poussé tout d’abord à la fuite par son entourage, Kane se ressaisit et décide contre l’avis de Amy d’attendre Miller et sa bande pour les affronter dans sa ville.

Mais il peine à recruter des auxiliaires et les hommes se défilent les uns après les autres sous divers prétextes.

Plus grave, une partie de la population semble même soutenir Miller, qui les entretenaient grassement du fruit de ses crimes.

Au cours du récit, l’affaire apparait plus complexe qu’il n’y parait avec l’apparition de Helen Ramirez (Katy Jurado) ex amante de Kane mais également de Miller, en couple aujourd’hui avec Harvey Pell (Lloyd Bridges) dans une relation tumultueuse.

Leur couple explose assez vite sous la tension du retour de Miller, d’autant plus que Pell, adjoint de Kane, désire profiter de l’aubaine pour devenir le sheriff de la ville.

Non seulement Kane éconduit l’ambitieux Pell, mais la caractère ombrageux et intolérant de Helen, aboutit à la rupture.

De son coté, quand elle comprend que Kane va devoir faire face seul aux quatre tueurs, Helen propose à Amy de fuir avec elle la ville ce que la jeune femme refuse.

Resté seul face à son destin, Kane domine sa peur pour affronter bravement Miller et ses sbires.

Le face à face dans la ville déserte se solde par une fusillade intense ou Kane en infériorité numérique parvient en frappant puis en se cachant à éliminer ses adversaires un par un, bien aidé par Amy qui tue courageusement un des gangsters.

Le film peut alors se terminer sur un happy end et sur le départ du couple pour une liberté chèrement gagnée.

En conclusion, malgré son aura de film culte, « Le train sifflera trois fois » ne m’a pas émerveillé outre mesure.

Reprenant la thématique ultra conventionnelle de l’homme seul et intègre, luttant face à des brutes représentant la force contre la loi, le film se voulant comme une dénonciation du Maccarthysme s’en prend à la lâcheté générale de la condition humaine préférant promptement abandonner ses nobles idéaux dès que les circonstance deviennent plus exigeantes.

En héros esseulé se cramponnant malgré sa peur (bien humaine) à la force de ses inaltérables principes moraux, Gary Cooper obtient un rôle en or qui lui valut l’oscar.

Pourtant, cet acteur sorte de Kevin Costner monté sur échasses, donne malgré tout une impression de mollesse dans ses actes.

Du coté des rôles féminins, peu de chose à signaler, si ce n’est que Grace Kelly dans son premier grand rôle n’a qu’à laisser sa beauté solaire parler à sa place et que Katy Jurado, est parfaitement antipathique en femme d’affaires mexicaine acariâtre.

Elément notable toutefois, la présence de Lee Van Cleef dans un petit rôle de « sidekick » particulièrement convainquant avant de devenir une des stars des films de Sergio Léone.

Quand à la musique de Ted Rixter, interprétée en version française par John William, je la trouve franchement insupportable.

« Le train sifflera trois fois » est donc pour moi un vieux western un peu usé à voir au moins une fois dans sa vie pour étalonner sa réputation de classique.

Par Seth - Publié dans : Western
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Samedi 13 octobre 2012 6 13 /10 /Oct /2012 15:43

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Sorti en 1975, « Le solitaire de Fort Humboldt » de Tom Gries et un western relativement peu connu avec Charles Bronson déjà agé de plus cinquante ans.

L’histoire est cependant relativement originale, puisqu’un repris de justice nommé Deakin (Charles Bronson) à la fois médecin, voleur, tricheur et tueur, est embarqué après une rixe dans un bar par un Nathan Pearce (Ben Johnson) sheriff local qui profite de l’occasion de sa capture pour monter dans un train militaire rempli de soldats faisant route depuis l’Idaho vers le Fort Humboldt situé au nord de la Californie.

L’accès au train placé sous le commandement du major Clermont (Ed Lauter), est en réalité étroitement surveillé en raison de la confidentialité de sa mission  et de l’importance de ses occupants comme le gouverneur Fairchild (Richard Crenna) et sa compagne Marcia Scoville (Jill Ireland) propre fille du colonel du Fort venue rejoindre son père.

Frustre et curieusement insistant, Pearce finit par obtenir l’autorisation de monter à bord pour remettre son prisonnier au Fort.

Mais une fois à bord du train, des événements étranges vont se succéder avec le meurtre du médecin Molyneux (David Huddleston), piqué par une aiguille dans son sommeil et la chute vertigineuse d’un mécanicien précipité du haut d’un pont.

A chaque fois, les talents médicaux et d’analyste de Deakin se révèlent précieux, ce qui atténue quelque peu son statut de prisonnier dangereux et le conduit à être libéré de ses entraves.

Cette situation angoissante va se superposer avec les révélations par Fairchild du véritable but du train, qui est d’acheminer de l’aide matérielle et humaine aux soldats de Fort Humboldt, décimés par une épidémie de diphtérie.

Pourtant à Fort Humboldt, la réalité est tout autre, puisque le dangereux criminel Levi Calhoun (l'imposant Robert Tessier) aidé de sa bande a pris le contrôle de la garnison et a pour but d’attirer le train dans un piège ou ses alliés indiens déroberont les munitions e des fusils entreposées dans le train.

Pour se faire, le brute Calhoun semble disposer de plusieurs alliés à l’intérieur du train qui ont pour but de minimiser la résistance des soldats par des opérations d’attentats ciblés comme le décrochage d’un wagon entier ou périt l’essentiel de la troupe.

Après un attentat de cette envergure, les recherches de Deakin progressent à grand pas et il débusque un premier espion en la personne du ventripotent cuisiner noir Carlos joué par l’ex champion du monde poids lourd Archie Moore.

Deakin affronte Carlos sur le toit du train et finit par se débarrasser de lui en le jetant par-dessus bord.

Puis les évènements s’accélèrent, Deakin comprend que Fairchild et Pearce sont impliqués dans les meurtres et ne reçoit du soutien que de la part de Marcia et Clermont, militaire droit et intègre.

Deakin qui décline enfin sa véritable identité d’agent secret en infiltration, organise alors la résistance lorsque les indiens auxiliaires de Calhoun attaquent le train.

Armé de pistolets et de dynamite, Deakin tient bravement tête quasiment  à lui tout seul quand Clermont revenu avec des renforts pour éradiquer les assaillants.

Dans la fureur de la bataille, Calhoun et Fairchild sont tués.

Au final, le brave Deakin rend Marcia à son père colonel et reste seul.

En conclusion, malgré la présence du taciturne et viril Bronson, « Le solitaire de Fort Humboldt » n’est pas vraimment un western mémorable.

L’idée d’une enquête dans un train crée certes une ambiance de vase clos psychologiquement intéressante, mais la réalisation mollassonne de Gries et les performances un brin poussives d’un Bronson vieillissant, ne permettent pas au film de décoller franchement.

Difficile donc malgré la présence de solides acteurs, de se passionner outre mesure pour cette honnête série B, ne valant le coup d’œil que pour ses paysages enneigés nord américains et pour ses quelques scènes d’actions relativement audacieuses.

Par Seth - Publié dans : Western
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Dimanche 2 septembre 2012 7 02 /09 /Sep /2012 22:41

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Réalisé par John Sturges en 1960, « Les sept mercenaires » est un des plus grands classique du western.

Transposition dans le monde du Far west du film « Les sept samouraïs » du japonais Akira Kurosawa, , « Les sept mercenaires » est avant tout connu pour son casting de rêve, regroupant tout les plus grandes stars masculines du film d’action/aventures de l’époque.

Dans le remake de Sturges, au XIX ième siècle, un village de paysans mexicains désargentés est rançonné par une bande quarante bandits dont le chef est Caldera (Eli Wallach).

Poussés à bout, les chefs du village décident de se défendre et contactent deux mercenaires Chris Adams (Yul Brynner) et Vin Tanner (Steve Mc Queen) dont le courage et la maitrise face à une foule hostile à l’enterrement d’un noir dans le cimetière des blancs, les a fortement impressionné.

Hommes aptes à relever le challenge, Chris et Vin se mettent en quête de cinq autres hommes pour les aider dans leur tache.

Malgré le salaire ridiculement faible (20 dollars), les deux hommes parviennent par leur force de persuasion à trouver quatre hommes, Bernardo O’Reilly (Charles Bronson) rude métisse irlando-mexicain, Lee (Robert Vaughn) homme expérimenté traqué par la police fédérale, Britt (James Coburn) longiligne expert en maniement d’arme (couteau, pistolet) et Harry Luck (Brad Dexter) plus intéressé par l’or qu’il croit enfoui dans les collines par les villageois que par la mission en elle-même.

Le dernier à se joindre à eux est Chico (Horst Buchholz), qui a su par sa motivation extrême compenser sa jeunesse et son manque d’expérience.

Ensemble les héros se rendent sur place et mènent rapidement la vie dure à Caldera qui tente devant la résistance rencontrée tout d’abord de négocier avec eux.

Mais les mercenaires restent inflexibles, campant fermement sur leurs positions.

De plus, ils sympathisent avec la population des villageois et se mêlent à eux, comme Bernardo qui est pris en affection par les enfants du village en raison de ses origines métissées et Chico qui tombe amoureux d’une belle paysanne appelée Petra (Rosenda Monteros).

Après avoir repoussé un assaut faisant plusieurs pertes chez Caldera, les mercenaires pensent avoir découragé le criminel mais Chico infiltré dans sa bande comprend qu’il ne renoncera pas dans sa tentative de rançon.

De manière encore plus surprenante, les mercenaires sont trahis par lune partie des villageois qui les livrent à Caldera.

Pris à revers, ils n’ont pas d’autre choix que d’accepter les conditions du criminel et de quitter la ville.
Mais une fois en dehors de la zone, les mercenaires tiennent conseils et décident par idéal de revenir libérer le village au péril de leur vie.

Seul Harry fait preuve de lâcheté et quitte le groupe.

La bataille finale contre Caldera est alors inévitable et elle a lieu dans une longue et intense fusillade dont Sturges a le secret.

Prenant son courage à deux mains, Lee réalise le tour de force de libérer les villageois emprisonnés par Caldera et ceux-ci prêtent alors une résistance acharnée aux bandits.

Caldera est tué par Chris mais les mercenaires essuient de lourdes pertes avec la mort de Harry revenu in extremis, Britt et O’Reilly tué en défendant des enfants.

De plus, Vin est blessé à la jambe.

La mort de O’Reilly ainsi que celle de Harry expirant dans les bras de Chris sont très émouvantes.

Ayant accompli leur mission, Chris et Vin quittent le village, laissant Chico renoncer à cette vie de vagabond solitaire pour s’établir comme fermier avec la belle Petra.

En conclusion, malgré son grand âge et un scenario assez prévisible, « Les sept mercenaires » reste un bon classique du western.

Les acteurs y sont à vrai dire époustouflants de charisme avec des monstres sacrés établis ou en devenir.

Brynner est incontestablement le boss, prenant le dessus sur un Mc Queen qui visiblement enrage de n’être qu’au second plan.

Viril et généreux, Bronson obtient un de ses meilleurs rôles et certainement le plus humain.

Mais que dire de Robert Vaughn, l’homme aux gants noirs pétri de classe, excellent de profondeur en mercenaire fatigué de sa vie de combats et d’errance, et désireux de mourir pour enfin une juste cause ?

Bien que plus en retrait, le jeu de Coburn tout en nonchalance lors d’un mémorable duel couteau/pistolet est des plus plaisants.

Quand à Wallach, il tient son rôle de crapule avec toute sa puissance de conviction habituelle.

Malgré son statut culte, « Les sept mercenaires » n’est donc sans doute pas le film le plus innovant ou le plus complexe de tous les temps, mais la qualité de l’interprétation, l’intensité des fusillades et la musique puissamment rythmée de Elmer Bernstein suffisent à rendre le film toujours incroyablement plaisant.

Par Seth - Publié dans : Western
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Samedi 4 août 2012 6 04 /08 /Août /2012 22:07

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Avec le cinéma de John Ford, on rentre tout de suite vers le classicisme absolu du film de western, avec un aspect légendaire et daté qui peut parfois se montrer rebutant.

Sorti en 1962, « L’homme qui tua Liberty Valance » est une adaptation d’un roman de Dorothy M Johnson.

L’histoire se situe au début du XX ième siècle, dans une petite ville de l’Ouest américain appelée Shinbok.

Le vieux sénateur Ransom Stoddard (James Stewart) revient avec sa femme Alice (Vera Miles) à Shinbok pour l’enterrement d’un vieil ami Tom Doniphon (John Wayne).

Dans une atmosphère teintée de nostalgie, le vieux sénateur raconte à la presse locale l’histoire qui le lie au défunt.

Il se revoit donc vingt ans plus tôt, jeune avocat migrant dans l’Ouest, agressé par le plus grand criminel local, Liberty Valance (Lee Marvin) et ses deux associés Reese (Lee van Cliff alors jeune !) et Kaintuck (Shug Fischer) qui le dévalisent, le frappent à coups de fouet et l’humilient.

Valance montre déjà son vrai visage de caïd, dur et violent, régnant en maitre sur une petite ville ou les autorités locales sont trop faibles pour lui résister.

Stoddard est recueilli par un fermier viril Doniphon (John Wayne) et hébergé dans le restaurant ou travaille Alice ou il se fait embaucher comme serveur en échange de l’hébergement.

Jeune et idéaliste, il se refuse à accepter de subir la domination d’un hors la loi et demande à saisir la justice, ce qui reste bien entendu sans effet.

Quand Valance retourne le narguer et l’humilier, Doniphon est obligé d’intervenir et vient défier la toute puissance du criminel.

Redoutant les capacités de tireur de Doniphon, Valance finit par battre en retraite après un face à face néanmoins intense.

Stoddard devient alors par son obstination l’ennemi de Valance et décide d’apprendre à tirer au pistolet pour se préparer, ce qui provoque les sarcasme de Doniphon.

Mais l’avocat a d’autres qualités que la force brute, il apprend ainsi à lire à la population de la ville, y compris Pompey (Woody Strode) le domestique noir de Doniphon, et Alice, très soucieuse de s’éduquer un peu.

Il devient rapidement populaire et se dresse contre Valance quand celui-ci commence à assassiner les propriétaires terriens.

Poussé par Stoddard, la population vote pour devenir un Etat indépendant et décide meme de l’élire comme sénateur au coté Dutton Peabody (Edmond O Brien) courageux patron de presse locale qui n’hésite pas à dénoncer les meurtres de Valance.

Quand Valance débarque avec ses sbires le jours de l’élection et déclare se porter candidat, un révolte pacifique éclate alors, et devant la présence de Doniphon et Pompey et la détermination de la population, le meurtrier est contraint de reculer publiquement.

Il lance néanmoins un avis de duel au pistolet à Stoddard si il ne quitte pas la ville le soir même.

Courageux, Stoddard accepte et tue à la surprise générale Valance.

Malgré son meurtre il devient néanmoins sénateur et membre du congrès américain.

Tout semble lui réussir puisqu’en sus de sa brillante carrière politique, il épouse Alice.

Mais Doniphon, maussade lui avoue finalement que c’est lui qui a tué Valance pour que Alice qu’il aimait en secret ne souffre pas de sa mort.

L’homme fait passer son sens du sacrifice au-delà de son amour personnel mais le contre coup est immense, l’entrainant dans la solitude, l’alcool et la dépression.

Peiné et nostalgique en apprenant sa mort, le couple décide de revenir s’établir définitivement à Shinbok.

En conclusion, « L’homme qui tua Liberty Valance » est un très grand film qui mérite fort bien sa réputation.

Ford développe l’idée que les principes de philosophie progressiste alliés à la force naturelle nécessaire pour les faire appliquer, viennent finalement insuffler le courage nécessaire à la masse passive du peuple pour renverser le tyran représenté par un Lee Marvin comme souvent excellent.

On voit donc expliqué comment certains hommes éclairés ont permis à l’Ouest américain de se faire cesser le règne de la violence, de se développer culturellement et économiquement (l’arrivée symbolique du chemin de fer vient modifier toute l’environnement).

Derrière le fond, sublime, d’une politique noble appuyée par une presse courageuse et vigilante, se déroule un film plaisant avec la crème des acteurs des années 60.

Ford joue parfaitement du contraste entre l’élégant mais frêle Steward et le costaud/viril Wayne et un rapport intéressant se crée entre un intellectuel démocrate courageux mais inadapté à la violence faisant de son mieux pour élever l’humanité et un homme fort, rude, bourru, pudique mais doté d’un cœur noble.

A ce rapport complexe vient se greffer une histoire de femme, mais qui reste au second plan en raison de la grandeur d’ame des protagonistes.
Pour toutes ces raisons et malgré une durée un peu exagérée compte tenu de son rythme tranquille, « L’homme qui tua Liberty Valance » demeure un superbe film élevant l’humain à un niveau supérieur.

Par Seth - Publié dans : Western - Communauté : Le Sarmiento
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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 12:29

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Sorti en 1955, « La nuit du chasseur » de Charles Laughton est un classique du western en noir et blanc qui donna à Robert Mitchum le meilleur rôle de sa carrière.

L’histoire se déroule à la fin du XIX iéme siècle aux Etats Unis dans une petite ville de l’Ohio ou Harry Powell (Robert Mitchum) un criminel  se faisant passer pour un pasteur cherche à mettre la main sur un butin de 10 000 dollars.

En effet, Harper (Peter Graves de Mission impossible !)  le codétenu de Powell lui a révélé avant d’être exécuté qu’il avait caché son trésor auprès de sa famille composée de Willa (Shelley Winters)
John (Billy Chapin) et Pearl (Sally Jane Bruce).

Habile, Powell joue de son charme d’homme d’église pour approcher la veuve, gagner son cœur et l’épouser.

Malgré le coté rassurant de sa profession, l’homme au physique imposant et aux mains tatouées ou figurent les mots amour et haine, met mal à l’aise les proches de la famille.

Au contact de la famille Harper, Powell comprend vite que John et Pearl connaissent seuls l’emplacement exact du butin et sont malgré leur jeunesse peu disposés à lui donner cette information.

Alors Powell va révéler peu à peu révéler sa vraie nature, celle d’un homme dérangé, sadique et violent.

Aux tentatives de charme vont se succéder des menaces de plus en plus violentes.

Manipulée mentalement par Powell, Willa se montre incapable d’aider ses enfants soumis à la pression de leur beau père.

Elle est une nuit assassinée par l’horrible pasteur qui enfouit son corps dans le fleuve.

Ce crime ne restera par ignoré puisque Birdie Steptoe (James Gleason) le vieil oncle de la famille découvre le corps lors d’une partie de pèche.

Traqués par le tueur, les enfants se sauvent en bateau avec le trésor caché dans le nounours de Pearl.

Leur fuite va durer plusieurs jours avec le mystérieux homme en noir qui les poursuit sur un cheval volé à un fermier préalablement assassiné.

Epuisés et affamés, les enfants sont finalement recueillis en aval du fleuve par une femme Rachel Cooper (Lillian Gish) qui élève seule ses enfants.

Femme mature à poigne, Rachel va protéger John et Pearl contre Powell qui les suit inlassablement en jouant à chaque fois de sa séduction d’homme d’église pour gagner la confiance des gens.

Lors d’une nuit d’anthologie, Rachel va tenir tête au tueur et le blesser.

L’homme sera finalement arrêté par la police et échappera de peu au lynchage public.

Ecœuré par la corruption de l’argent, le petit John va finalement restituer spontanément l’argent voler par son père et source de tous leurs ennuis.

En conclusion, « La nuit du chasseur » est un film complètement atypique dépassant le cadre du western classique pour distiller une atmosphère sombre à la lisière du gothique.

Véritable transposition d’un conte de Grimm dans l’Amérique des cow boys, « La nuit du chasseur » utilise une symbolique puissante pour instaurer progressivement un climat de plus en plus angoissant et ténébreux dont l’impact est rehaussé par le noir et blanc.

L’interprétation de Mitchum en pasteur maléfique, au psychisme dérangé ayant complètement corrompu le message initial de la religion pour en femme une arme aussi vénéneuse que mortelle est exceptionnelle.

Sa silhouette massive et menaçante traquant des enfants fragiles et innocents, luttant néanmoins bravement pour leur survie viendra à coup sur hanter vos pires cauchemars telle la présence d’un inlassable croque mitaine.

Film à la symbolique puissante et à l’immense violence plus insinuée que clairement exprimée, « La nuit du chasseur » est donc digne de figurer dans la cinémathèque de tout cinéphile accompli.

Par Seth - Publié dans : Western
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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 15:24

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Sorti en 1970, « Sierra torride » de Don Siegel n’est que le deuxième film du réalisateur avec son acteur fétiche Clint Eastwood.

L’histoire est celle d’un western d’inspiration Leonienne, avec un mercenaire appelé Hogan (Clint Eastwood) qui sauve une bonne sœur appelée Sara (Shirley Mc Laine) de voyous et voyage avec elle en plein cœur d’un Mexique alors en pleine rébellion contre la tentative d’occupation française.

Homme pragmatique, bourru et vénal, Hogan a en réalité été payé par les révolutionnaires mexicains pour faire dérailler un train français transportant des armes.

Mais l’arrivée de Sara également en mission pour recueillir des fonds pour l’armée mexicaine va bouleverser son mode de vie de loup solitaire et entre eux un début d’attraction va se nouer.

En effet, ces deux personnages que a priori tout oppose font s’entraider face aux dangers du voyage entre voyous, serpents à sonnettes, indiens et soldats français.

Ainsi Sara empêcher Hogan d’etre massacré par des Indiens et va l’aider à retirer une fléche enfiché dans sa poitrine lors d’une opération particulièrement délicate.

Après que ce couple infernale ait fait sauter le train d’armes, il entrera en contact avec le colonel Beltran (Manolo Fabragas) chef de l’armée de libération mexicaine pour lui proposer d’attaquer le quartier général français le jour de la fête nationale, le 14 juillet.

Le plan est audacieux et prévoit que Hogan fasse mine de livrer Sara au général français Le Claire (Alberto Morin) pour préparer l’attaque par surprise des Mexicains moins bien armés et inférieurs en nombre.

Hogan met de coté la rage qui le dévore lorsqu’il découvre que Sara n’est pas une religieuse mais une prostituée et déroule le plan qui permet à Beltran d’arriver à ses fins.

Le mercenaire se sert au passage en dérobant un trésor de guerre aux français et part au final avec Sara vivre une vie plus aisée.

En conclusion, malgré la qualité de ses acteurs et la musique d‘Enio Morricone, « Sierra torride » n’est pas un western inoubliable.

La trame a un coté de déjà vue et une forte inspiration des films de Sergio Léone avec deux êtres cyniques tentant de tirer profit pour leur intérêt personnel d’un conflit historique.

L’action se déroule sur un rythme assez lent sous un climat d’une chaleur accablante.

Eastwood fait son numéro de cow boy dur à cuir sans surprise, quand à Mc Laine, elle joue de sa fausse pudibonderie à ravir.
Si leur couple aux antipodes fonctionne assez bien, « Sierra torride » mis à part une ou deux scènes fortes comme l’extraction de la flèche ou le déraillement du train en faisant exploser un bâton de dynamite à distance ,  n’est pas assez original ou rythmé pour constituer un grand film.

Par Seth - Publié dans : Western
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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 21:52

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Après « La sanction » habile thriller mélangeant espionnage et alpinisme, Clint Eastwood prenant de plus en plus confiance en ses capacités de réalisateur et revient à un genre qu’il a bien connu en tant qu’acteur le western.

« Josey Wales hors-la-loi » voit donc le jour en 1976.

La trame initiale peu paraitre en apparence assez banale : Alors que la guerre de Sécession est en passe de se clore, Josey Wales (Clint Eastwood) un simple fermier du Missouri dont la famille a été horriblement assassiné et les biens pillés par une escouade de soldats nordistes, décide par vengeance personnelle de rejoindre les dernières troupes de confédérés.

Mais isolés et sous armés, les confédérés sont convaincu par l’un des leurs nommé Fletcher (John Vernon) de se rendre aux Nordiste pour espérer l’amnistie.

Tous acceptent à l’exception de Wales, trop gorgé de haine pour les suivre et sont froidement exécutés à la grande indignation de Fletcher.

En représailles, Wales reconnaissant le capitaine Terrill (Bill Mc Kinney) responsable du massacre de sa famille se lance dans un raid solitaire et tue par sa grande habileté au pistolet de nombreux soldats.

Il récupère un Jamie (Sam Bottoms) jeune sudiste blessé et devient une cible à abattre pour le brutal Terrill chargé à la tête d’une escouade de soldats de le traquer.

Au cours de cette longue traque, Wales va vivre de folles aventures que son intelligence et sa dextérité absolue dans le maniement du pistolet permettront de surmonter.

Dur et charismatique, l’homme va attirer dans son sillage, un vieil indien chasseur de prime nommé Watie (Dan George), une jeune indienne farouche (Geraldine Keams) maltraitée par des trafiquants et enfin Laura Lee (Soundra Locke) une belle jeune femme accompagnée de sa mère Sarah (Paula Trueman) capturées par des Comancheros pour être livrées aux indiens Commanches.

Semant les cadavres des chasseurs de primes attirés par le gain et des soldats lancés à sa poursuite, Wales va arracher un statut quo avec Grand Bison, le chef des Commanches en signant avec lui un pacte de non agression lui garantissant le respect et certains avantages matériels.

Mais fatalement l’heure du combat final avec Terrill va se profiler.

Terrill lance ses hommes à l’assaut de la maison ou se cache Wales mais il découvre que tous les amis qu’il a rencontré en chemin sont armés de fusil et près à mourir pour lui.

Attaquant à terrain découvert, les Nordistes sont éliminés.

Wales retrouve finalement son bourreau et le tue d’un coup de sabre.

Sa quête de vengeance étant à présent étanchée, Wales devenu une légende prend le parti de se retirer avec Laura Lee et avec la complicité tacite de Fletcher se fait passer pour tué au cours d’une rixe.

La guerre prend fin, une page se tourne, le temps est à l’apaisement et à la réunification d’une nation déchirée.

En conclusion, « Josey Wales hors la loi » est assurément un des meilleurs western de et avec Clint Eastwood.

Parfaitement à l’aise dans son rôle mythique de personnage solitaire, dur, violent, Eastwood parvient à décrire une formidable épopée à travers le sud des Etats Unis ravagés par une sanglante guerre civile.

Les paysages et les costumes sont superbes, les acteurs ont des vraies « gueules » charismatiques.

Outre l’aspect action, aventure et violence, le film décrit le parcours d’un homme évoluant au fil du temps dans sa quête de vengeance pour trouver au gré de ses rencontres un apaisement sur ses blessures en reconstituant peu à peu une famille hétérogène composée de jeunes, de vieux et d’indiens déjà laissés pour compte de la société américaine.

Film âpre et violent, mettant un scène la figure mythique du cow boy solitaire et invincible retrouvant finalement son humanité perdue, « Josey Wales » est un grand western habité d’un souffle historique puissant.



Par Seth - Publié dans : Western
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Vendredi 5 août 2011 5 05 /08 /Août /2011 21:58

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2

 

 

Le succès de la trilogie des westerns de Sergio Léone au début des années 70 donna naissance à toute une flopée de films très fortement inspirés de l’œuvre du maitre italien.

Réalisée par Gianfranco Parolini sous le pseudonyme américain de Franck Kramer, la trilogie des « Sabata » s’étale sur trois ans entre 1969 et 1971.

Westerns de seconde zone, les « Sabata » ne présentent d’intérêt que par la présence de leurs acteurs principaux, Lee Van Cleef et  Yul Brynner.

Réalisé en 1971, « Le retour de Sabata » clôt la trilogie avec le retour de Lee Van Cleef qui reprend sa place laissée à Brynner le temps d’un intérim de luxe.

C’est un Van Cleef vieillissant qui interprète Sabata ex major de la Guerre de Sécession venu récupérer de l’argent que lui doit son ex lieutenant Clyde (Reiner Schone) devenu tenancier d’une maison de jeu dans la ville d'Hobsonville.

Après quelques tensions une fois que Sabata ait tenté de récupérer son argent en trichant dans le tripot de Clyde, les deux hommes se réconcilient temporairement, Sabata parvenant même à se rallier les deux gardes du corps de Clyde, des acrobates aux capacités étonnantes qui lui serviront d’anges gardiens durant tout le film.

Charmeur, il gagne aussi les faveurs de Maggie (Annabella Incontrera), une belle prostituée du saloon. .

Mais Sabata s’aperçoit que la ville est sous la coupe du puissant Joe Mc Intok (Giampiero Albertini) dit l’Irlandais, qui rackette les habitants en usant de la menace d’hommes armés.

Sabata refuse de plier et un bras de fer s’engage alors avec Mc Intok dont les gorilles sont régulièrement mis en déroute.

Il gagne alors la sympathie de l’annonceur public Bronco (Ignacio Spalla), sosie barbu et bedonnant de Bud Spencer qui n’hésite pas lui aussi à délaisser Mc Intok.

S’étant mis en tête de dépouiller Mc Intok de tout l’argent qu’il a volé, Sabata et Clyde s’allient mais découvrent que l’Irlandais est en réalité un faux monnayeur.

Après de nombreuses péripéties culminant avec un classique règlement de compte au pistolet, Clyde et Sabata parviennent à mettre la main sur le véritable trésor de l’Irlandais, d’authentiques pièces d’or cachés dans la cheminée.

Le film se termine sur une note humoristique, Sabata déjouant les stratagèmes de son allié pour lui extorquer l’or et se remboursant lui-même.

En conclusion, construit sur un scénario bâclé et fumeux, « Le retour de Sabata » est un film largement parodique jouant sur des situations comiques et des répliques volontairement débiles tombant souvent à coté.

Homme en noir utilisant des minuscules pistolets dissimulés dans des endroits invraisemblables, Van Cleef est fidèle à lui-même, dur, droit et fier, en revanche son partenaire Schone bien que doté d’un physique de play boy dégingandé est plus irritant que convainquant.

Les bagarres sont mollassonnes et trop téléphonées (saloon, ville) quand aux deux acrobates, leur tours sont le plus souvent involontairement ridicules.

Point positif, la musique de Marcello Giombini, délire ba(rock) aux paroles franchement hilarantes.

Un film bien médiocre donc, que seule la présence du charismatique Van Cleef sauve de la noyade absolue.

Par Seth - Publié dans : Western
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Dimanche 20 mars 2011 7 20 /03 /Mars /2011 20:43

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5

 

Au début des années 70, Clint Eastwood réalise et tourne beaucoup enchaînant souvent deux films par an.

En 1973 il réalise le western « L’homme des hautes plaines ».

Bien que démarrant de manière classique avec un inconnu de passage qui après avoir tué trois hommes le provoquant en duel est engagé par les autorités de Lago en Californie pour les protéger contre la menace de trois mystérieux prisonniers susceptibles de les attaquer,  « L’homme des hautes plaines » se révèle au fur et à mesure complètement atypique.

L’inconnu (Clint Eastwood) va en effet profiter de la détresse des notables de Lago pour se faire octroyer les pleins pouvoirs et devenir une sorte de tyran local exigeant nourriture, alcool et femmes à volonté.

Il va prendre un malin plaisir à humilier le maire (Stefan Gierasch), le shérif (Walter Barnes) mais aussi le prêtre, le barbier (William O Connell) et une dénommée Sarah Belding (Verna Bloom) femme de petite vertu qu’il viole dans une grange.

Il entraîne les notables maladroits et craintifs à défendre leur ville et pousse même la provocation jusqu'à nommer le nain Mordecai (Billy Curtis) maire et shérif de Lago.

Alors que les trois prisonniers dirigés par Stacey Bridges (Geoffrey Lewis) se dirigent vers Lago pour châtier les notables qui les ont fait arrêter, l’inconnu redouble de cruauté envers la population exigeant de déloger tout un hôtel pour s’y installer, de repeindre la ville en rouge ou d’ériger un banquet pour accueillir les renégats.

Excédé par ces mesures absurdes, les notables se rebellent et tente de l’assassiner mais ils échouent ce qui ne fait que renforcer la position de l’inconnu sur la ville.

L’heure de la confrontation approche et les notables se font massacrer par les trois bandits endurcis.

L’inconnu réagit alors et tue le trois hommes, l’un par le fouet, l’autre par pendaison puis Bridges par balle.

Restant toujours muet quand à ses motivations, l’inconnu finit par dévoiler son nom à Mordecai, Duncan, comme celui du marshal de la ville que les notables ont fait fouetter à mort par Bridges et sa bande alors qu’il avait découvert qu’il s’apprêtait à faire fermer la mine dont Lago tire sa prospérité.

En conclusion, « L’homme des hautes plaines » est un superbe western narrant une histoire de vengeance d’une puissance inouïe.

Construit dans un climat trouble de cruauté, de violence psychologique étouffante augmenté par l’absence de motivation du héros-bourreau, le film révèle tout sa puissance dans le dernier quart d’heure à couper le souffle.

Eastwood alors au top de sa forme et de sa jeunesse est impérial dans un rôle de cow boy charismatique, excessif, cynique et odieux à la Sergio Léone.

La musique inquiétante de Dee Barton et les grands espaces de Yosemite Park rajoutent à l’atmosphère Léonienne du film.

Outre sa forme baroque et onirique, « L’homme des hautes plaines » brille par le fond, la lâcheté et l’hypocrisie des notables des petites villes, prêt à fermer le yeux devant toutes les horreurs pour conserver leur prospérité et leur tranquillité.

Pour sa deuxième réalisation, Eastwood rend hommage à ses maîtres Siegel et Leone et signe un véritable chef d’œuvre du genre.

Par Seth - Publié dans : Western
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