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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 20:38

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En pleine phase de recherche personnelle et de découvertes en tout genre y compris musicales, j'ai découvert par hasard en 2000 le groupe de metal symphonique finlandais Nightwish et à l’époque ait été immédiatement séduit par « Wishmaster ».

Né d’une idée curieuse et audacieuse du claviériste Tuomas Holopainen, Nightwish est la synthèse entre le chant d’influence lyrique de Tarja Turunen issue de la musique classique et le style heavy métal mélodique représenté par la guitare de Erno Vuorinen, la batterie de Jukka Nevalainen puis par la basse de Sami Vanska qui rejoint le groupe pour leur deuxième album « Oceanborn ».

Après le succès surprise d’ « Oceanborn » en 1998, le groupe décide d’enfoncer le clou en 2000 avec « Wishmaster ».

Vous l’aurez compris à la pochette assez infantile et niaise, l’univers de Nightwish est assez loin de celui d’un Slayer.

Fidèles à leurs habitudes, les Finlandais démarrent par « She is my sin » titre aux riffs et aux refrains accrocheurs porté par le chant complètement atypique de Turunen ou Tarja comme la nomment affectueusement les fans enamourés de la plastique de la belle scandinave.

Le ton se durcît et le coté épique, théâtral du groupe s’affirme avec « Kinslayer » , morceau sombre doté d’une vitalité étonnante renforcée par le chant masculin présent en soutien.

Après cette belle déflagration on est cueilli en traitre par les irrésistibles montées mélodiques de « Come cover me ».

Avec ses claviers trop prononcés et ce coté speed mélodique qui tombe à plat, « Wanderluste » déçoit et cette déception n’est pas complètement rattrapée par la ballade un peu trop larmoyante « Two for tragedy » .

Nightwish redresse formidablement le cap avec assurément son meilleur titre « Wishmaster » véritable hymne d’opéra métal dont la dynamique puissante et les refrains heurtés rappellent parfois le Carmina Burana de Carl Orff.

Tout le savoir faire du groupe est présent dans ce titre majeur, puissance, grâce, et surtout ce coté mélodique si formidablement accrocheur.

Sur leur lancée, les Finlandais enchainent avec « Bare grace misery » agréable douceur sans conséquence puis « Crownless » également teinté de speed mélodique difficilement ingérable et enfin « Deep silent complete » formidable ballade illuminée par le chant inspirée de Tarja et par le groove fantastique insufflé par les musiciens.

La mélancolie est également de mise sur l’acoustique et plat « Dead’s boys poem » heureusement rapidement oublié par le final en forme de feu d’artifice « Fantastic me »  rapide, intense, soutenu et truffé de superbes intonations lyriques avec en son sein un break central fort réussi.

En conclusion, groupe atypique et original, Nightwish décrocha la timbale avec ce « Wishmaster » misant sur des mélodies ultra efficaces et sur le chant à l’époque hors du commun dans ce cadre de sa chanteuse dont le physique de brune aux yeux verts ne fit qu’accentuer les effets dévastateurs sur les cœurs on le sait plus sensible qu’il n’y parait de ces faux durs de rockers.

Avec le recul mon enthousiasme a quelque peu fléchi, le groupe possédant un indéniable coté accrocheur mais ce coté finalement assez commercial et bien huilé pouvant agacer l’amateur de musique plus instinctive et sauvage que je pense être.

Je dis souvent que Nightwish est le groupe parfait pour convaincre les réfractaires au hard rock que cette musique peut aussi se montrer sous un jour plus séduisant car incorporant des éléments (classiques symphoniques) propres à la rendre plus grand tolérable auprès du grand public.

Cependant, malgré toutes ses qualités, Nightwish demeure pour moi une curiosité exotique non indispensable.

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