Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 22:33

tour_france.jpg1.gif

 

 

De vous à moi, j’ai toujours trouvé curieuse cette passion des pays du nord pour le vélo, aussi l’album-concept « Tour de France » de Kraftwerk a de quoi alimenter cette perplexité pour un sport et une épreuve que je trouve insupportables à suivre chaque été à la télévision.

Nous sommes en 2003, Kraftwerk qu’on pensait mort et tout juste bon à être exposé dans des musées de la musique, refait surface après dix sept ans de mutisme pour le centenaire de cette institution du sport sous médicaments : le Tour de France.

Après un court « Prologue » léger et agréable, « Tour de France » commence à mouliner les jambes sur « Tour de France (étape 1) » aux paroles en français passablement ridicules apposées sur un beat électronique sec et puissant évoquant les soirées techno.

On embraye alors en toute continuité et fluidité sur « Tour de France (étape 2) » un peu moins rythmé et aux paroles tout aussi désespérantes.

Le troisième volet « Tour de France (étape 3) » ressemble plus au premier, avec son ambiance trance et sa haute cadence.

Poussant davantage sur le travail des mélodies et la désincarnation de la voix, « Chrono » passe un peu mieux et c’est finalement le très bon « Vitamin » (si cher à Lance Armstrong) qui ralentit le tempo pour peaufiner ses ambiances mélodico-robotisées qui se rapproche le plus du style historique des Allemands.

Difficile de se passionner pour « Aerodynamik », ses bruitages comiques, ses paroles débiles étalées sur cinq longues minutes et on ne peut pas dire que le sinistre « Titanium » produise un effet beaucoup plus convaincant.

On retrouve la fascination des Allemands pour l’appareillage technologique sur « Elektro kardiogramm » son ambiance austère et ses bruitages de respiration particulièrement pénibles sur cinq minutes.

L’auditeur aussi déboussolé qu’un cycliste en panne de ravitaillement, poursuit son voyage dans le monde du sport avec « La forme » plus nuancé dans son atmosphère, la courte accalmie de « Régénération » pour terminer par un nouveau « Tour de France » aux mélodies presque précieuses sur des paroles toutes aussi débiles.

En conclusion, « Tour de France » dépasse grandement mes capacités de tolérance et d’ouverture musicale et ressemble plus à un immense gag manqué des Allemands dont je ne doute pas par ailleurs de leur passion réelle pour la petite reine.

Musicalement très orienté techno voir rave party, « Tour de France » étouffe pour moi ce qui faisait la spécificité mélodique et rythmique de Kraftwerk.

Alors lorsque vous rajoutez un concept que je renie en bloc, des paroles digne des commentateurs sportifs de France 2 nous abrutissant chaque été sur les routes de l’Hexagone, vous obtenez un album pour moi complètement inécoutable.

Partager cet article

Repost 0
Published by Seth - dans Electronique
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens