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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 14:56

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En 1969, en pleine vague hippie, The stooges quatre jeunes américains déjantés issus de la scène musicale underground de Détroit sortent un album éponyme complétement à contre courant des modes de l'époque qui va changer à tout jamais la face de la musique rock.

Le groupe est composé de deux fréres, Ron Asheton à la guitare, Scott à la batterie, de Dave Alexander à la basse et d’un chanteur au jeu de scène d’une excentricité encore jamais vue à l’époque, Iggy Pop.

« The stooges » commence par « 1969 » qui marque les esprits par ses riffs durs, acérés, métalliques, le « clap-clap » de batterie qui rythme son tempo et la voix charismatique de son chanteur clamant son désœuvrement, son mal être existentiel sur une rage contenue explosant au final tandis que la guitare bouillonne de sons distordus.

Si on ne devait retenir qu’une seul titre de la carrière des Stooges et de celle de leur maître chien Iggy Pop ce serait sans nul doute « I wanna be your dog » , titre mythique, doté d’un riff historique, à la fois puissant et répétitif à l’envie et de paroles complètement décalées et « destroy ».

Encore une fois le tintement de clochettes qui vient soutenir la structure de ce titre de légende, produit un effet  dynamique continu absolument prodigieux.

Après ces deux premiers titres courts, mordant, rageurs et parfaitement équilibrés, l’atmosphère bascule brutalement sur « We will fall » , longue et lente descente dans les abysses du désespoir le plus total.

On pense à un mauvais trip de junkie ou au prélude hypnotique d’une fin annoncée.

Le résultat poignant et glaçant à la fois, fait l’effet d’une veillée funèbre ou l’on côtoierait la part la plus intime d’autres êtres humains en souffrance.

Heureusement, la vie reprend ses droits sur « No fun », impeccable classique du groupe avec sa guitare obsédante, son irrésistible groove de batterie sautillant contrastant avec des paroles toujours très nihilistes et rageuses.

Arrive ensuite le court  « Real cool time » et ses riffs d’acier, qui fait souvent figure de morceau de lancement sur scène afin de faire monter l’ambiance de plusieurs crans.

Plus calme « Ann » ressemble à une ballade éthérée d’une tristesse infinie à en pleurer toutes les larmes de son corps.

Après avoir côtoyé toutes ces cimes himalayennes, on peut considérer que « Not right » heurté et brouillon, est le morceau le plus faible de ce disque monstrueux.

Vicieux, lancinant et distordu,« Little doll » parachève le tableau.

En conclusion, « The stooges » peut être considéré comme un disque culte, véritable charnière dans le monde de la musique rock.

Les quatre mauvais garçons de Détroit inventent un son  de guitare distordu, puissant, dur et par l’intermédiaire de leur chanteur emblématique une attitude provocante, agressive, asociale, nihiliste qui influenceront pendant de nombreuses décennies le rock, le punk et le heavy metal.

D’une durée de seulement 34 minutes étalées sur huit morceaux, « The Stooges » contient trois classiques qui ont traversés les époques et son devenus quasiment immortels, le reste de l’album étant d’un niveau proprement exceptionnel.

« The stooges » nous met donc en présence d’une pièce historique marquant un tournant dans l’évolution de la musique.

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Published by Seth - dans Punk Rock
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