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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 15:10

Terminator.jpg

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Aujourd’hui avec l'énorme succés de son « Avatar », James Cameron est sans nul doute devenu le cinéaste le plus rentable et le plus grand public du cinéma.

Mais ce serait oublier l’âpreté et la violence de ses premiers films souvent considérés comme cultes comme « Terminator » sorti en 1984.

Trop jeune à l’époque pour le voir au cinéma j’avais été en revanche fasciné par l’affiche géante d’un Arnold Schwarzenegger au look impressionnant et par la mention de sa récompense au festival du film fantastique d’Avoriaz.

Selon une mode en vogue à l’époque, « Terminator » est un pur film de science-fiction qui plonge dans une atmosphère de traque assez prenante dans le Los Angeles un peu kitsch du milieu des années 80.

Le Terminator (Arnold Schwarzenegger) est un robot cyborg venu du futur pour remplir sa mission : chercher, trouver et tuer Sarah Connor (Linda Hamilton), la femme qui donnera naissance à John, l’homme qui prendra la tête d’un mouvement de rébellion des hommes contre les machines et occasionnera une guerre sans merci entre les deux camps.

Impassible, son ordinateur analysant froidement les situations pour y répondre et accomplir sa mission coûte que coûte, le Terminator a un squelette en acier recouvert de peau et de tissus humains qui lui permettent de passer relativement inaperçu dans la société.

Impitoyable, quasi indestructible, doté d’une force surhumaine, le Terminator dévalise une armurerie pour se doter d’une impressionnante puissance de feu.

Mais Kyle Reese (Michael Biehn), membre de la rébellion venu également du futur, arrive sur terre pour tenter de sauver Sarah de sa mort programmée.

Reese a quelques difficultés avec les forces de police mais parvient à s’infiltrer dans la société californienne et à s’armer.

Insouciante de son importance quand à l’avenir du monde, Sarah est une jeune célibataire un peu paumée qui trime de nuit dans un travail exténuant d’un restaurant de Los Angeles.

Le Terminator la traque, éliminant de manière méthodique tous ses homonymes.

La première rencontre d’une violence inouïe, aboutit à la mort d’un couple d’amis de Sarah qui occupait son appartement et que le Terminator élimine par méprise.

Le robot tueur retrouve Sarah dans une discothèque en même temps que Reese qui parvient de justesse à s’interposer et à lui éviter une mort certaine.

Sarah et Reese s’échappent de justesse et s’aperçoivent des incroyables capacités du Terminator qui survit aux balles tirées à bout portant dans son corps.

Reese raconte son histoire à Sarah, qui n’a pas d’autre solution que de le croire malgré tout le caractère invraisemblable qu’elle comporte.

C’est à cette occasion qu’il lui révèle que le super ordinateur Skynet doté d’une intelligence artificielle, provoquera une guerre nucléaire dans le futur et que cette guerre anéantira la civilisation humaine.

Les survivants humains tenteront de s’opposer aux machines de combats crées par Skynet et envoyés pour les détruire.

Mais peu après, Reese et Sarah sont logiquement arrêtés par les policiers en raison de l’invraisemblable carnage commis dans la discothèque.

Entre temps le Terminator panse les blessures superficielles de sa peau synthétique et continue logiquement sa mission, n’hésitant pas à prendre d’assaut à lui tout seul ( !) le commissariat de police.

La traque infernale se poursuit alors et au cours d’un des rares temps mort de leur cavale, Sarah et Reese font l’amour ce qui après tout est un moyen comme un autre de décompresser.

Le film se termine alors dans une surenchère d’action et de violence ou l’on voit le Terminator survivre au choc avec un camion citerne lancé à pleine vitesse, à un incendie qui consume entièrement sa peau humaine pour poursuivre inlassablement le couple dans une usine de fabrication industrielle.

Grièvement blessé, Reese se sacrifie pour endommager la machine, qui même en piteux état parvient à ramper jusqu’à une Sarah blessée à la jambe.

Dans une usine complètement folle ou les robots entrent eux même en action, Sarah parvient à actionner une énorme presse hydraulique pour finir par écraser le crane du Terminator qui s’apprêtait à l’étrangler.

En conclusion, « Terminator » a été et sera toujours un film culte en raison de l’incroyable ambiance d’étouffement qu’il génère.

Bien entendu la présence hiératique d’Arnold Schwarzengger, sa stature imposante moulée dans un costume de voyou heavy metal, sa démarche rigide et son phrasé aride sont pour beaucoup dans la formidable impression de menace produite.

Cameron joue habilement sur une vision à double étage, son film pouvant être vu comme un pur produit d’action regorgeant de violence et de scènes chocs mais également comme un brillant produit d’anticipation au scénario plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord.

Les nombreuses scènes tournées dans les bas quartiers d’un Los Angeles nocturne et glauque, alimentent le caractère oppressant et cauchemardesque du film, l’idée de la scène finale dans une usine robotisée tournant à vide confinant pour moi au génie absolu.

La musique, sorte de beat techno évoquant des battements de cœur lourds et nerveux participe elle aussi à l’impression voulue.

Bien loin de Céline Dion et du romantisme d’époque de « Titanic », bien loin de la philosophie écolo gnan-gnan de « Avatar », « Terminator » est pour moi l’un des meilleurs films de James Cameron et l’un des meilleurs films du body builder autrichien.


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