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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 20:21

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5

 

 

Sentant qu’il est temps de redresser la barre, Paradise Lost sort moins d’un an après « Believe in nothing » un autre album en 2002 intitulé « Symbol of life ».

Avec sa pochette bizarroïde représentant une superposition d’un squelette de serpent incandescent et la trajectoire d’un colt sur fond noir,  « Symbol of life » s’entame avec « Isolate », morceau calibré hit single au groove fluide et accrocheur.

C’est propre, efficace et bien exécuté.

Le son de guitare n’est toujours pas aussi écrasant et métal qu’à ses débuts, l’électronique est toujours bel et bien présente mais le mélange fonctionne bien comme le prouve l’incroyable « Erased » dont l’efficacité mélodique est encore rehaussée par l’emploi d’une voix féminine sur les refrains.

Deux titres et autant de hits en puissance, Paradise Lost choisit alors de freiner quelque peu ses velléités commerciales avec « Two world s » morceau de transition lent, dépressif et torturé, si caractéristique de la veine artistique habituelle du groupe.

Le mariage entre sonorités électroniques et guitares rock est encore une fois célébré.

Plus réussi, « Pray nightfall » pousse le coté mélodique et éthéré encore plus loin avec un Nick Holmes en apesanteur vocale.

Dans une veine lancinante et torturée jusqu’à l’excès le groupe aligne l’étrange « Primal » sans doute idéal pour plomber l’ambiance dans une soirée.

Après cette plongée glaçante dans les affres du désespoir, l’auditeur est tiré du trépas par « Perfect mask » authentique hit single à l’irrésistible charme envoûtant.

Avec son timbre similaire à celui James Hetfield de Metallica, le chant de Holmes atteint la perfection sur ce titre fantastique aux sonorités légèrement orientales.

Puisant avec génie dans ses fantastiques qualités mélodiques, Paradise Lost côtoie alors l’excellence avec « Mystify » superbe morceau à la fois classe et mélancolique puis l’exceptionnel « No celebration » hanté par une tristesse, une élégance et une beauté spectrale inégalables.

Après de telles merveilles, « Self obsessed » un poil plus enlevé permet de reprendre ses esprits en douceur avant que le très planant « Symbol of life » vienne à nouveau nous replonger avec ravissement dans les affres de cette beauté aussi glacée, envoûtante et mystérieuse qu’une héroïne hitchcockienne.

Dernier titre de ce disque fort en thème, « Channel for the pain » termine par le morceau le plus nerveux et métal de ce disque tout en conservant un coté très accrocheur sur les refrains quasi divins.

Encore fois, malgré son coté relativement meestimé « Symbol of life »  peut être considéré comme un disque de très haut niveau.

Paradise Lost poursuit sa transition musicale en douceur, remettant progressivement les guitares en avant tout en laissant toujours une bonne place à l’électronique jadis omniprésente sur « Host ».

Le résultat est excellent tout simplement parce que les compositions sont de très grande qualité alternant morceaux plutôt rapide et accrocheurs avec d’immenses titres mélodieux et tristes qui ont fait la renommée du groupe.

Pas si métal, très mélodique et soigné, (Holmes a semble t il délaissé une fois pour toute le chant guttural de ses débuts) « Symbol of life » constitue pour moi une œuvre équilibrée, variée, d’une grande qualité et capable de séduire les mélomanes les plus avertis.


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Published by Seth - dans Gothique
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