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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 15:27

Spider_Man_1962-63.jpg3

 

 

« Spider-man, l’intégrale 1962-1963 » revêt sans doute un fort attrait pour les collectionneurs en raison de son coté historique voir culte, 1962 étant l’année de création du personnage par Stan Lee et Steve Ditko.

Cette intégrale nous fait donc remonter aux sources premières de ce personnage devenu aujourd’hui l’un des plus populaires auprès du grand public (derrière Superman).

Tout y est en effet pour bien comprendre ce qui a transformé Peter Parker un jeune étudiant en science timide et fragile en super héros de la ville de New York.

Parker est en effet le geek des années 60, orphelin élevé par son oncle et sa tante (la fameuse May Parker qu’il vénère) , féru de sciences mais complètement asocial, replié sur lui-même et cible permanente des autres élèves.

Mais la piqure d’une araignée radioactive transforma la vie de ce looser en lui donnant la capacité d’adhérer aux murs, une force et une agilité surhumaines en plus d’un sixième sens capable de le prévenir des dangers.

L’acte fondateur qui décida Parker a devenir un super héros est le meurtre de son oncle tué par un cambrioleur qu’il avait laissé échappé par négligence.

Comprenant que de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités, Parker va revêtir le costume de Spider-man, compléter sa panoplie de ses fameux lance toiles capable de créer des filins d’acier lui permettant de se déplacer à grande vitesse entre les buildings ou au besoin emprisonner ses ennemis.

Les premiers épisodes montrent donc les tâtonnements du personnage dans sa nouvelle identité avec l’incompréhension du grand public rendu hostile par Jonah Jameson, le patron acariâtre du journal Daily Globe qui lui vouera une haine sans limite.

Colérique et profondément antipathique, Jameson est l’un des ennemis les plus acharnés du super héros et toute l’astuce des créateurs est donc de faire embaucher Parker comme photographe dans son journal, afin qu’il soit payé par son ennemi qui ignore sa double identité.

Les premiers adversaires de Spider-man sont assez risibles comme l’improbable Caméléon et ses masques, le Bricoleur travaillent pour de mystérieux extra terrestres préparant une invasion avant que des clients plus sérieux se présentent comme le Vautour le Lézard, et surtout Docteur Octopus, brillant scientifique doté de quatre bras mécaniques commandés par sa pensée.

Outre Octopus, redoutable par son ambition et son intelligence, Spider-man affrontera pour la première fois l’Homme-Sable et ses dangereux pouvoirs (force surhumaine, possibilité de se rendre dur la pierre ou mou comme le sable) qu’il battra de manière assez invraisemblable.

Le must est tout de même atteint quand Spidey affronte le Docteur Fatalis qui lui a proposé une association criminelle.

Génie scientifique et redoutable criminel en théorie capable à lui seul de contrer les X-men ou les Fantastiques à l’aide de ses innombrables armes technologiques, Fatalis a bien du fil à retorde contre le Tisseur qui est finalement sauvé par l’arrivée des Fantastiques.

Le dernier épisode dessiné par Jack Kirby voit Spider-man aux prises avec la Torche humaine qui a été manipulé par un ridicule criminel appelé le Renard (!) pour l’amener croire qu’il était un voleur.

Bien que également en théorie surclassé, Spidey neutralise le bouillant teen ager à l’aide d’une toile résistant à la chaleur le temps de lui prouver son innocence.

En conclusion, outre sa dimension historique « Spider-man, 1962-1963 » est pour l’époque une belle réussite.

Les histoires sont parfois d’un simplisme ridicule mais l’action et la variété des menaces qu’affronte le super héros permettent de tenir le lecteur en haleine.

Il faut dire qu’avec le Lézard, Octopus, l’Homme-Sable et surtout Fatalis il y a de quoi faire.

L’autre particularité de la série est son humour, Spider-man est en effet un chambreur qui se moque de ses ennemis pour les faire sortir de leur gonds.

Ceci permet en outre de dédramatiser la violence des combats.

Le trait de Ditko accentue le coté  juvénile, fin et fragile d’un étudiant effacé et mal à l’aise dans la vie de tous les jours, se muant en redoutable combattant du crime la nuit.

A lire donc pour tous les fans et collectionneurs …


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Published by Seth - dans Comics
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