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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 17:31

 

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Toujours les débuts chaotiques de la carrière solo d’Ozzy Osbourne avec l’inattendu « Speak of the devil » sorti lors de la tournée de 1982 qui suivi la mort du guitariste Randy Rhoads qui joua sur les deux premiers disques forts réputés du Madman.

Pour pallier à la défection de son protégé, Ozzy engage le guitariste Brad Gillis le temps de deux dates à New York avant qu'il ne soit remplacé par Jack E Lee pour l'écriture de l'album d'aprés « Bark at the moon »

Atypique malgré une pochette comme toujours véhiculant un satanisme de bazar assez ridicule, « Speak of the devil » l’est à plus d’un titre car ce disque live ne reprend que des titres du répertoire de Black Sabbath !

La raison est simple, contrer le « Live evil » sorti la même année par ses anciens collègues ou Dio reprennait avec bonheur le répertoire originellement chanté par le Madman.

Réaction sans doute un brin infantile et épidermique mais le résultat est la, Ozzy voulant sans doute prouver qu’il restera à tout jamais le meilleur chanteur du Sabbath reprend douze titres à New York de son groupe d’origine.

Le concert débute avec « Symptom of the universe » , titre rapide et aux riffs puissants, excellent pour secouer les foules surtout avec un showman aussi charimsatique qu’Ozzy.

Le son excellent et clair, surprend pour l’époque et compte tenu des conditions live parfois problématiques.

La transition avec « Snowblind » laisse pantois, tant cette power ballade faussement alanguie révèle pour la puissance de la magie noire du Black Sabbath et cette sombre attraction mystique qui opère parfois sur moi.

Ozzy chante ce titre génial à la perfection, le public et l’auditeur sont au paradis (ou en enfer selon leurs croyances).

Pas de prise de risque avec « Black Sabbath » lui aussi titre culte et emblématique de la grandeur sans limite que revêtait la musique du groupe dans les années 70.

Plus de dynamique sur « Fairies wear boots » qui côtoie lui aussi l’excellence par la classe hors norme de ces varations rythmiques.

On enchaîne ensuite avec le classique rouleau compresseur« War pigs » toujours efficace même si plus prévisible avant d’être entraîné dans l’ambiance shamanique de « The wizard ».

Toujours des difficultés sur le plus quelconque « N.I.B » presque trop guilleret à mon goût dans ce répertoire en acier plombé mais ce bref mouvement de recul est rapidement effacé par le dévastateur « Sweet leaf » ses riffs d’acier et son tempo superbement chaloupé.

Dans le registre hit-single accrocheur « Never say die » se rappelle à nos bons souvenirs avant d’enchaîner sur ce monument de  musicalité qu’est « Sabbath bloody sabbath » .

La fin du concert voit débouler les classiques et indéboulonnables machine à riffs « Iron Man » et « Paranoid » entrecoupés  d’un « Children of the grave »  toujours aussi menaçant et massif.

En conclusion, contre toute attente « Speak of the devil » est un album incroyable pouvant parfaitement office de best of de … Black Sabbath !

Meme si Dio était un grand chanteur, Ozzy a ce petit quelque chose en plus dans le timbre de sa voix (sans nul doute un peu plus de fragilité et la sensibilité ) qui lui permet de faire encore et toujours la différence.

Vous l’aurez rien à voir donc ici avec la carrière solo du Madman, mais juste un formidable album live, sans nul doute l’un des plus parfaits qui m’ait été donné d’entendre.


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Published by Seth - dans Heavy Metal
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