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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 19:56

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Envie de m’aventurer vers des terrains plus dangereux et boueux avec « Snakes for the divine » des stoner rockers de High on fire.

Formé en 1998, High on fire est un trio de costauds tournant autour de Matt Pike (chant/guitare) et Des Kensel (batterie) avec des changements régulier de bassistes, le dernier en date étant Jeff Matz.

Avec sa superbe et aguichante pochette inspirée  par le style érotico fantasy de Frank Frazetta, « Snakes for the divine »  donne tout de suite le ton sur une entrée en matière détonante, avec un tempo lourd, ultra rapide, un son de guitare gras et des vocaux très rugueux avec un timbre de voix rappelant celui de Lemmy Kilmister de Motorhead.

Cette puissance brute, déchainée et hurlante se fait sentir sur « Hammer frost » dont la longueur et la linéarité finissent cependant par peser.

Fort heureusement, High on fire varie les plaisirs avec « Bastard samurai » qui déroule une ambiance ténébreuse, hypnotique traversée de brèves mais brutales éruptions.

Mais cette accalmie est de courte durée et le pilonnage reprend avec encore plus de férocité sur « Ghost neck » à la répétitivité lassante.

Une fois avoir ingéré sans même s’en rendre compte le court instrumental « Path », les américains continuent de déverser leurs coulées de laves brulantes avec « Fire, flood & Plague » sans offrir une once de respiration ou de franche cassure mélodique.

Si le tempo de « How dark we play » est considérablement ralenti, ce n’est qu’au profit d’une lourdeur et d’une noirceur encore supérieures.

On en vient à souhaiter ardemment arriver à la fin du disque, qui se présente avec « Holy flames of the fire splitter » dont l’un des rares mérites est de passer sous la barre des quatre minutes trente et de « Mystery of the helm », se caractérisant par une tonalité légèrement plus heavy metal.

En conclusion, « Snakes for the divine » est un album bien copieux dont la digestion provoquera sans doute quelques incommodités aux estomacs délicats.

Comme beaucoup de groupes de stoner metal, High on fire ne fait pas dans la subtilité mais délivre une musique lourde, dure et monolithique s’étirant trop en longueur pour franchement passionner.

Peu d’inventivité donc dans la recherche de riffs et surtout le chant abrasif monodimensionnel de Matt Pike, très difficile à endurer sur la durée d’un album.

Du métal lourd, viril, gras, menaçant réservé aux graisseux assez peu exigeants.

Sorti de la pochette et d’un ou deux rares (?) titres sortant du lot, très peu intéressant donc pour votre serviteur.

 

Peu probable que je donne une seconde chance à High on fire. 

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Published by Seth - dans Stoner
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