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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 20:39

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Après Slayer et The stooges, nous restons dans le domaine du rock qui décoiffe pour aborder « Bastards » de Motorhead.

Déjà traité une fois en ces colonnes pour son mythique « Ace of spades », Motorhead est ici en piste avec un album à la pochette agressive et féroce sorti en 1993.

Les débuts sont conformes à la légende du hard rock britannique et « On your feet or on your knees » déploie un heavy metal rapide, maitrisé et d’une redoutable efficacité.

Les vieux briscards poussent encore plus fort sur la pédale à speed et balancent un « Burner » ultra offensif et d’une grande qualité.

On reste dans du costaud avec « Death or glory » qui soutenu par un remarquable travail du nouveau batteur Mikkey Dee et par un mur de riffs de Wurzel/Campbell, cogne à la manière d’un hell’s angel enivré dans un bar.

Inutile de s’attendre à brusque sursaut de clémence de la part de nos durs à cuirs, aussi surgit un « I am the sword » au cours duquel ce bon vieux Lemmy Kilmister pause sa voix en papier de verre sur encore une fois une excellente paire de riffs estampillés pur heavy.

Impossible de ne pas taper du pied et balancer le bassin sur le groove hard n‘ roll de « Born to raise hell ».

De manière plus que surprenante, Motorhead bascule ensuite avec « Don’t let daddy kiss me » vers une authentique ballade acoustique très réussie ou Kilmister parvient à se montrer crédible dans un registre doux et tendre.

Le rock n’ roll revient dans ses habits de lumière avec un « Bad woman » incandescent enchainé d’un rugueux à défaut d’être génial « Liar ».

On glisse encore une fois vers une power ballade imprévue, « Lost in the ozone » dont l’atmosphère aérienne surprend franchement de les part de nos quatre brutes.

La dernière partie se profile enfin avec « I’m the man », et « We bring the shake » mid tempo un peu fatigués malgré de louables solo centraux pour terminer par un « Devils » puissant, sombre et inquiétant.

En conclusion, « Bastards » est une heureuse surprise et démontre que même au début des années 90 en pleine période grunge, Motorhead est encore capable de faire évoluer son hard ancestral vers un heavy musclé et modernisé tout à fait capable de tenir la distance.

Certes, après une première partie explosive, nos vétérans baissent un peu de rythme mais se montrent très convainquant sur des morceaux plus lents et mélodique ou Kilmister tient malgré ses limitations vocales convenablement son rang.

Rajeuni et dopé par l’apport d’un nouveau batteur et servi par une production de haute volée, ce « Bastards » fait preuve d’une très bonne maitrise de la part de nos vieux pirates et vingt ans après en séduira encore plus d’un(e).

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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