Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 19:48

rust_peace.jpg4.gif

 

 

Comme la plupart des groupes de thrash californiens, Megadeth connait le pic de sa créativité et de son activité dans les années 80 en sortant des albums à une cadence et d’une qualité impressionnantes.

C’est ainsi qu’en 1990 sort « Rust in peace » à la pochette toujours aussi infantile et grotesque.

Ce quatrième album de Megadeth voit un changement de taille, l’arrivée du guitariste virtuose Marty Friedman et de Nick Menza à la batterie.

Disons le tout de go, le premier morceau « Holy wars… the punishement due » est un véritable coup de tonnerre, déployant des riffs en acier trempé et un souffle épique assez inattendu emportant tout sur son passage sur plus de six minutes de folle intensité.

Sans lever le pied, les fondus enchainent avec « Hangar 18 » prodigieuse démonstration de maestria guitaristique avec un riff irrésistible et des relances incessantes tenant à bout de bras l’auditeur comme tracté par un puissant champs de force.

On comprend alors qu’on a affaire à de la grosse artillerie avec « Take no prisonniers » moins impressionnant que ses prédécesseurs mais toujours écrasant au niveau de la puissance de feu.

Tout en conservant un haut niveau de technicité, « Five magics » introduit plus de subtilité et de feeling dans des parties instrumentales moins violentes.

Impossible en revanche de ne pas trouver « Poison was the cure » plus prévisible , moins riche et « Lucretia » sympathique, solide mais sans génie étincelant.

Cette relative baisse de régime va pourtant être rapidement gommée par « Tornado of souls » qui renoue avec les tempo de fou furieux et les riffs tranchants comme des lames.

Un court interlude « Dawn patrol » pour reprendre son souffle et l’auditeur débouche sur la clôture de l’album avec « Rust in peace … polaris » rageur mais moins créatif et fluide que prévu.

En conclusion, « Peace sells » surclasse pour moi tous les précédents albums de Megadeth par sa virtuosité technique qui demeure cette fois tout bonnement hallucinante.

Bien entendu, la charnière Friedman-Mendoza apparait ici comme essentielle, tout particulièrement le guitariste qui signe sans nul doute ici, parmi les meilleurs morceaux de thrash metal jamais composés.

La qualité des compositions et de leur exécution est telle que les faiblesses du chant « entre les dents » de Mustaine se trouvent quasiment gommées.

Avec ce disque majeur, Megadeth entame donc les années 90 en position de force en se plaçant comme le concurrent le plus sérieux à son ennemi de toujours, Metallica.

Partager cet article

Repost 0
Published by Seth - dans Thrash Metal
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens