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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 14:00

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Devenu une des plus grosses cylindrées du metal moderne, Rammstein poursuit sur sa lancée et sort en 2005 « Rosenrot »  et sa pochette brise glace parfaitement en adéquation avec l’imagerie de monstre métallique inarretable du groupe.

L’entrée en matière est assez peu surprenante pour du Rammstein et déroule avec « Benzin » un morceau rapide et puissant dans le plus pur style du groupe mais toutefois dépourvu d’un zeste d’originalité.

La berline allemande semble trouver son rythme avec  « Mann gegen mann » aux refrains implacables puis « Rosenrot » magnifique ballade stéroïdée  qui parvient à placer sous des tonnes de fonte une mélodie très prenante.

Toujours dans le registre mélodique mais intense et rampant, Rammstein excelle sur « Spring » qui combine astucieusement coups d’enclumes et mélodie apaisante.

Cette orientation se poursuit avec « Wo bist du » assez lent et plat jusqu’à passer le cran supérieur sur une authentique ballade « Stirbt nicht for mir » en duo avec Sharleen Spitera célèbre chanteuse du groupe de pop Texas qui vient encore davantage adoucir la voix rugueuse de Till Lindermann.

Mais Rammstein revient à ses racines métal industriel sur le rapide et brutal « Zerstoren » puis sur « Hilf mir » beaucoup plus lent, sombre et torturé.

Après le russe et l’anglais, les allemands rendent hommage à l’espagnol avec le succulent « Te quiero puta ! » morceau sexuel, obscène mais aussi très drôle et récréatif.

On finit l’ouvrage avec « Feuer und Wasser » s’embourbant malgré sa puissance comme un tank allemand en pleine campagne de Russie et « Ein lied » une énième ballade triste et ennuyeuse.

En conclusion, « Rosenrot » est sans doute le premier net reflux de Rammstein, dont la source de créativité semble ici se raréfier.

On délaisse donc de plus en plus le metal industriel puissant et martial des débuts pour glisser sur une pente de plus en plus calme et mélodique.

Comme on pouvait s’y attendre, Rammstein perd donc en intensité et force de frappe, ne parvient pas à glisser de la pop dans son imposante carcasse d’acier, et ne se montre pas au final réellement  capable à l'exception de "Rosenrot" voir "Spring" de produire sa ration de hits incontournables venant prendre toute l’industrie de la musique à revers.

Par manque de puissance dans ses moteurs, le brise glace a donc échoué à tailler sa route dans la banquise enneigée et reste prisonnier dans sa prison verglacée.

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Published by Seth - dans Industriel
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