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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 22:54

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J’ai depuis longtemps entendu parler du film « Rollerball » réalisé en 1975 par Norman Jewison.

Adapté d’une nouvelle de William Harrison, « Rollerball » dépeint un monde futuriste ou des compétitions  sportives se jouent entre plusieurs équipes circulant à vive allure en patins sur un anneau de vitesse pour récupérer une balle en acier et la mettre dans une cible.

Les équipes sont équipées de protections comme les casques et épaulettes de footballeurs américains mais également de pointes sur leurs gants.

Le Rollerball se caractérise par sa grande violence puisque l’agression physique de l’adversaire est permise voir la mise à mort.

Les compétitions organisées par les puissantes Corporations d’hommes d’affaires  drainent les foules et rendent les champions de ces équipes extrêmement populaires.

Jonathan E (James Caan) est incontestablement le meilleur joueur du monde, une véritable star qui joue pour l’équipe de Houston.

Après que Houston se soit qualifié pour les demi finales d’un championnat du monde après avoir battu Madrid, Jonathan est convoqué par Bartholomew (John Houseman) qui lui apprend que la Corporation souhaite qu’il prenne sa retraite avant la demi finale contre Tokyo.

Mais le champion ne se laisse pas faire,  il effectue des recherches pour comprendre d’où viennent les Corporations et exige de revoir son ex femme Ella (Maud Adams).

On comprend que la Corporation contrôle tout, l’état, l ‘économie, y compris la vie privée des gens.

Jonathan joue tout de même le match contre Tokyo qui se révèle d’une violence extrême avec de nombreux décès.

Il permet à son équipe de le remporter in extremis mais son ami l’insupportable hâbleur Moonpie (John Beck) est grièvement blessé et laissé après la partie en état de mort clinique.

Malgré les menaces des Corporations, Jonathan ne raccroche pas.

Même si ses recherches dans la bibliothèque de Lausanne ne donnent rien, le super ordinateur gérant la banque de donnée mondiale buggant au moment de fournir des informations sur les Corporations, Jonathan capitule pas et ne cède pas non plus à Ella qui tente de le convaincre de se plier aux exigences des dirigeants.

La finale entre New York et Houston se déroule sans pénalités ni limitations de temps ce qui entraine une recrudescence de violences et l’élimination systématique des joueurs.

Décidément intouchable, Jonathan est pourtant le dernier survivant de ce jeu de massacre.

Il est l’homme qui a tenu tête à la Corporation.

En conclusion, bien que passablement surestimé « Rollerball » est un film singulier qu’il faut avoir vu une fois dans vie.

Très daté, « Rollerball » ne contient aucun effet spécial et son apparence de science fiction des années 70 fait aujourd’hui franchement sourire.

Les acteurs sont assez quelconques si ce n’est le charismatique James Caan qui polarise à lui seul toute l’attention du film sur lui.

On trouvera sans doute plus intéressant le fond du film, cette critique des compétitions sportives très brutales (football américain, hockey) vécues comme des exutoires à des vies confortables, aseptisées et contrôlées de bout en bout.

Comme dans la plupart des sports collectif (dont notre bon vieux football européen) les sportifs de Rollerball sont considérés comme des produits marketing  par les hommes d’affaires uniquement intéressé par le contrôle et le profit.

Dans ce monde détestable, Caan incarne le grain de sable qui vient gripper les rouages du système, parce que sa conscience et son humanité ne sont pas mortes.

C’est sous cet aspect finalement assez réjouissant que « Rollerball » peut interpeller et on ne peut s’empêcher de voir un parallèle avec l’essor actuel des sports ultra violents comme l’ultimate fighting dans notre société pour l’essentiel peuplée de sédentaires surinformés.

Le film eut un fort impact en son temps et influença d’autres créateurs comme le français Yves Boisset  pour « Le prix du danger » , Buichi Terasawa pour son « Rug ball » dans le manga « Cobra » ou John Mc Tiernan qui en fit un remake en 2001.


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