Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 17:51

robocop-2.jpg

3

 

« Robocop 2 » ou le retour de la boite de conserve sort en 1990 soit trois ans à peine après le premier opus de Paul Verhoeven.

A la réalisation on trouve Irvin Kershner, légende du cinéma puisque déjà aux manettes sur l’Empire contre attaque, sur un scénario bien que considérablement altéré de l’auteur de bandes dessinées Franck Miller.

L’action se situe toujours dans le Détroit futuriste ou sévit Cain (Tom Noonan), un gourou d’une nouvelle secte propageant une drogue appelée Nuke.

Cain a pour bras droit un petit garçon de 12 ans extrêmement intelligent et violent et pour compagne une belle latino américaine également dépendante à la Nuke.

Robocop (Peter Weller) aidé de sa coéquipière Lewis (Nancy Allen) appuie toujours la police de Détroit et lutte farouchement contre la secte de Cain.

De son coté la très puissante et avide OCP n’a toujours pas renoncé à ses rêves de grandeur et tente de racheter la ville qui connaît de très grosses difficultés financières.

Pour ce faire elle fait pression sur le maire Kuzac (William E Pugh) un jeune noir gesticulant et grimaçant telle une mauvaise parodie d’Eddy Murphy.

Dans le même temps, une jeune scientifique ambitieuse propose au directeur de l’OCP une nouvelle approche pour créer un remplaçant à Robocop en utilisant des drogués criminels plus accrochés à la vie en raison de leur dépendance comme cobayes.

Cain tend un piége à Robocop, le bloque à l’aide d’un puissant électro aimant et le désosse atrocement.

Cette scène de mutilation rappelle d’ailleurs étrangement le premier volet ou l’agent Murphy était martyrisé par des criminels.

Aux portes de la mort, Robocop est sauvé in extremis mais intégralement reprogrammé par l’OCP qui le rend complètement inadapté à son travail.

Mais la part humaine du cyborg est toujours vivace et Robocop parvient à se réinitialiser en s’infligeant un puissant champs électrique.

Il retrouve alors la trace de Cain et le blesse grièvement.

Cain est alors récupéré par l’OCP et utilisé comme cobaye pour devenir un nouveau cyborg.

Cain devient donc un terrifiant être métallique plus grand, plus puissant que Robocop et doté d’armes offensives d’une puissance inouïe qui le rendent inarrêtable par la police de Detroit.

Mais la dépendance de Cain à la Nuke le rend en réalité incontrôlable et le cyborg s’emballe, échappant à l’OCP et semant des ravages dans toute la ville.

Robocop intervient alors et une lutte fantastique entre les deux hommes machines s’engage aussitôt.

En conclusion, bien que souvent décrié « Robocop 2 » est pour moi largement au même niveau que le premier opus de Verhoeven.

La violence et la corruption sont toujours bien présentes, mais les progrès de la technique font que les effets spéciaux surpassent allégrement le premier « Robocop » encore timide au niveau de l’animatronique.

Dans ce monde futuriste invivable car gangrené par la faiblesse des pouvoirs publics, l’émergence de sectes extrémistes et par l’omnipotence d’industriels cyniques et irresponsables, le seul refuge d’un semblant d’intégrité semble toujours provenir d’un cyborg dont la part humaine refuse d’abdiquer.

Et si donc dans le futur, le messie sauveur de l’humanité prenait l’apparence d’un être de métal alliant technologie et grand sens moral  ?


Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens