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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 21:46

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En 1998, alors en pleine période Judas priest,  étais je à l’époque tout particulièrement avide de découvrir tout ce qui se rapportait de près ou de loin au style du groupe de heavy metal anglais.

C’est alors que se forma Primal fear, groupe de heavy metal allemand pratiquant une musique fortement inspirée du style de mon groupe de prédilection.

La symbologie du groupe très basique est constituée d’aigles métalliques évoluant au fil des albums dans divers contextes.

Formé du chanteur Ralf Scheepers véritable clone vocal de Rob Halford, du guitariste Tom Naumann, du bassiste Mat Sinner et du batteur Klaus Sperling, Primal fear sort son premier album éponyme à un moment charnière de mon existence ou je baignais dans une forte période de doute.

Ceci tombe en fait un point nommé car le doute, Primal fear ne semble pas le connaitre tant après une courte introduction bien anecdotique, « Chainbreaker » sorte de copie moins méchante de « Painkiller » déboule tambour battant avec force de riffs flamboyants, de refrains en acier trempé et de chanteur de haut vol.

C’est rapide, gonflé, puissant mais musical, aussi instantanément l’objet me séduit.

Pas le temps de souffler, l’enchainement avec « Silver & gold » déploie la même puissance de feu et la même efficacité mélodique.

On sent la formation moins à son aise sur le plus laborieux  « Promised land » avant de reprendre un grand coup de gaz avec le vrombissant « Formula one » , ode dévastatrice aux sports mécaniques ralentissant tel un bolide dans une partie de circuit plus sinueuse par une somptueux break central avant de terminer en trombe dans une dernière ligne droite assassine.

La constatation est évidente, Scheepers est un immense chanteur à la puissance inouïe, qui éclaboussera de ses prouesses vocales chacun des titres de ce disque.

La variation sur le mid tempo « Dollars » est des plus réussies tandis que l’ultra rapide « Nine lives » bien qu’efficace, lasse un tantinet par sa linéarité et son ton presque enjoué.

Audacieux, Primal fear se risque à sa première ballade, « Tears of rage » qui bien que trop longue, tient au final bien la route, car soutenue par son chanteur à fort potentiel.

Ayant jusqu’alors alterné des morceaux impressionnants avec d’autres plus quelconque, les allemands vont réaliser  finish ahurissant digne du sprinter Carl Lewis dans les années 80.

La reprise de Deep Purple « Speedking » est ici gonflée aux stéroïdes et  surbostée par un formidable élan de vitalité rock and roll.

Après cette gifle cinglante, Primal fear se fait méchant avec l’hymne « Battalions of hate » véritable incitation à l’émeute à lui tout seul, puis avec « Running in the dust » pour moi la meilleur chanson de leur répertoire et l’une des meilleurs de heavy metal qui m’ai jamais été donné d’entendre.

Mid tempo lourd et chaloupé, « Running in the dust » s’envole par moment dans les airs de manière subite pour redescendre sur terre aves ses refrains magistraux.

Le break mélodique y est ahurissant de beauté et le final de violence.

Si on ajoute des paroles fortes et charismatiques, nul doute que ce titre majeur contribua pour beaucoup à m’insuffler la force nécessaire pour surmonter mes doutes intérieurs à l’époque.

Mais les meilleurs choses ayant une fin, le disque s’achève sur une véritable bombe heavy metal, le monstrueux « Thunderdome » avec à lui tout seul l’énergie suffisante pour raser une ville.

En conclusion, avec ce premier disque, Primal fear signe un véritable coup d’éclat et rentre par la grande porte dans la vaste cours du heavy metal à tel point que beaucoup de fans de Judas priest lui préfèreront son coté plus traditionnel au plus thrash metal « Jugulator » sorti à la même époque.

Difficile pour moi de choisir mais « Primal fear » est un superbe hommage au heavy metal de grande tradition avec un son surpuissant et des morceaux de grande qualité.

Le seul reproche qu’on pourra lui adresser à l’époque sera de trop rester dans le sillage du Prêtre et de pratiquer une musique trop peu aventureuse.

A mon sens il s’agit d’un faux débat, et de toute façon les fans de metal sont à la base très traditionnels, acceptant fort bien que leurs groupes favoris restent figés pour l’éternité dans un style qui leur convient.

Ne boudons donc pas notre plaisir et goutons donc ce premier disque généreux à l’énergie salvatrice comme ce fut le cas pour votre serviteur en cette fameuse fin d'année 1998 marquée par le doute à l'état pur.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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