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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 21:56

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Abordons maintenant un registre plus léger, populaire et commercial avec « Pretty woman » de Gary Marshall.

Enorme succès de 1990, « Pretty woman » raconte l’histoire improbable qu’on qualifiera de conte de fée, d’un homme d’affaires new yorkais appelé Edward Lewis (Richard Gere) qui en déplacement à Los Angeles, se trompe de quartier et échoue à Hollywood boulevard, repaire des voyous et prostituées la nuit tombée.

A bord d’une Lotus sport, Edward ne passe pas innaperçu et est abordé par Vivian (Julia Roberts), une prostituée qui doit rembourser une grosse dette d’argent de sa colocataire Kit (Laura San Giacomo).

Edward qui cherche plus un renseignement qu’une passe, négocie avec Vivian qu’elle le guide pour le ramener à son hôtel huppé de Berverly Hills et entre le courant passe plutôt bien entre les deux à tel point qu’il l’invite à passer la nuit avec lui.

En réalité, l’homme d’affaires, divorcé et fraichement célibataire, est en plein désarroi et cherche plus de la compagnie qu’une prestation sexuelle.

Il paye cependant confortablement Vivian et passe la nuit avec elle.

A son réveil, Edward semble sous le charme de Vivian et lui propose de passer la semaine avec lui.

Bien qu’hésitante, la jeune femme accepte et peu à peu, se tisse entre eux une relation intime.

Edward travaille la journée et se confie à elle, notamment sur ses doutes par rapport à l’utilité de son travail, qui consiste à racheter des sociétés en difficultés pour les découper et les revendre en faisant des bénéfices.

De manière assez surprenante, Vivian se révèle avoir plus de valeurs morales que son avocat associé Phil Stuckey (Jason Alexander), qui le pousse à mettre à terre le chantier naval de Jim Morse (Ralph Bellami), en grosses difficultés après le blocage d’un gros contrat avec la Marine américaine.

Tandis que le doute fissure lentement Edward, Vivian profite des largesses financières de son petit ami actuel pour dévaliser les richissimes boutiques de Beverly Hills et prendre une revanche bien méritée sur ces vendeuses qui l’avaient jadis snobé.

Elle est également prise en sympathie par Barney (Hector Elizondo), le directeur de l’hôtel qui finit par accepter ses manières assez peu en accord avec la clientèle huppée de son établissement.

Vivian fait sortir Edward de son obsession pour son travail et ses relations superficielles, tandis que l’homme d’affaires lui permet de découvrir l’opéra dans une belle escapade à San Francisco.

L’homme se montre même héroïque dans lorsque Vivian revient brièvement sur Hollywood bd et la tire des griffes d’un maquereau particulièrement agressif.

L’osmose s’effectue et l’amour finit par poindre, malgré la méfiance croissante de Phil qui perçoit de profonds changements chez son associé.

Lorsque Edward commet l’erreur de lui révéler que la femme qui l’accompagne dans toutes ces soirées huppées est en réalité une prostituée, Phil devient odieux et tente même d’abuser Vivian.

Contre toute attente, Edward épargne Morse et permet au vieil industriel de sauver son entreprise tout en s’associant avec lui.

Hors de lui, Phil agresse Vivian et se fait rosser par Edward.

Mais la semaine s’achève, Vivian refuse d’être une femme entretenue à New-York et pleine d’orgueil, rompt avec son prince charmant.

Elle revient sur les boulevards mais prend la courageuse décision d’arrêter le tapin pour reprendre des études à San Francisco.

Pourtant, pris de remord, Edward rebrousse chemin et revient chercher sa belle …

En conclusion, « Pretty woman » est l’incarnation du film conte de fée, ou la belle fille du trottoir perdue dans son existence vient au secours d’un bel homme d’affaire, également perdu mais sur le plan moral et sentimental.

Les ficelles sont certes énormes, mais le ton résolument positif et la fraicheur de Julia Roberts au physique explosif de jeune et longiligne rousse, qui crève ici l’écran en se révélant très touchante dans un rôle à la base peu évident, finissent par faire passer la pilule de la belle rencontre provoquant la rédemption de deux âmes perdues.

Difficile en revanche de s’enthousiasmer pour l’inutile bellâtre de Richard Gere, au jeu toujours aussi peu expressif mais incarnant sans doute une sorte d’idéal féminin de papier glacé.

Vous l’aurez compris, pas de réel engouement de mon coté pour ce film vintage à l’eau de rose, qui évite par le seul charme léger de Roberts et par quelques seconds rôles sympathiques comme celui de Elonzido, le rejet viscéral et massif.

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Published by Seth - dans Pop
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