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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 17:24

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En 1987, John Mc Tiernan frappait un coup de maître dans le monde de la science fiction en réalisant « Predator » film aujourd’hui absolument culte à mes yeux.

Ambiance jungle, mélange de terreur, de surnaturel, d’action et de science fiction pour ce chef d’œuvre impérissable ou une équipe de Marines surentraînés devenait les fragiles victimes d’une créature de l’espace les chassant pour le sport.

Meme si un deuxième opus plus urbain vu le jour en 1990 et si le duel avec Alien seul autre monstre extra terrestre digne de rivaliser, alimenta les fans jusqu’alors il était temps de redonner au monstre dreadlocké ses lettres de noblesse.

C’est donc 13 ans après le premier opus choc que Nimrod Antal reprend le flambeau en 2010 pour sortir son « Predators » avec en sous titre classique mais efficace "Fear is reborn".

La peur revient donc et la donne est ici complètement changée puisque un groupe d’hommes se trouve enlevé et parachuté sur une planète inconnue recouvert d’une vaste végétation.

On s’aperçoit bien vite que ces hommes n’ont pas été choisi au hasard puisqu’ils sont tous des soldats, des mercenaires, des mafioso ou des criminels individualistes.

Royce (Adrien Brody) incarne le mercenaire indépendant, cynique, leader né habitué à prendre les devants dans un environnement hostile.

Seule femme du groupe mais quelle femme ( !), Isabelle (Alice Bagra) est elle un membre des forces spéciales de son pays et à ce titre d’une certaine éthique qui la fait s’opposer au leadership de Royce.

Les autres personnages apparaissent en retrait que ce soit Oleg Taktarov (Nikolai) , stepznatz russe un peu largué, le yakusa Hanzo (Louis Ozawa Changchien), Cuchillo (Danny Trejo) membre d’un gang mexicain, le rebelle sierra léonais Mombassa (Mahershalalahhashbaz Ali)  ou le tueur en série américain Stans (Walton Goggins).

Seule incongruité dans cette galerie de gros durs, Edwin (Topher Grace), un jeune homme doux au physique fragile.

Sous l’autorité conjugué de Royce et de Isabelle le groupe progresse dans un environnement forestier dense et inquiétant.

Ils ne tardent pas à découvrir d’autres cages issues d’un parachutage similaire au leur puis sont pris en chasse par d’horribles quadrupèdes, sorte de chiens géants et mutants.

Le groupe fait preuve de toute sa férocité en se défendant éliminant la plupart de leurs agresseurs.

Mais Cuchillo est tué lors de l’assaut et une voix mystérieuse émanant de son corps mort tente de les attirer dans un piége qu’ils évitent in extremis.

Se sachant épié et chassé comme du gibier, le groupe demeure sur ses gardes et découvre un campement ou trônent les squelettes d’êtres cruellement dépecés.

Ils tombent ensuite sur un prédator blessé enchaîné à un arbre et même sans en comprendre la raison, prennent la mesure de leurs ennemis.

Mombassa est la seconde victime d’un guet-apens et les Predators en personne attaquent le groupe de front, provoquant une fuite éperdue dans la foret et la rivière.

Usant de leurs armes technologiques leur permettant de devenir invisibles et de tuer à distance les Predators semblent invincibles.

Se sentant dépassés, les mercenaires reçoivent l’aide d’un mystérieux inconnu Nolan (Laurence Fishburne) qui leur explique qu’il a survécu pendant sept ans aux chasses de Predator, en dérobant une partie de leur matériel et en en tuant un ou deux.

Nolan les emmène dans une ancienne mine futuriste désaffectée ou il a trouvé refuge.

Il leur révèle des informations précieuses sur l’organisation des Predators, leur nombre, leur motivations, la rivalité entre deux espèces l’une plus grande avec des défenses chassant la plus petite et la présence d’un vaisseau spatial mais l’homme paraît rendu à demi fou par le stress et la solitude.

Après que Nolan eut essayé de les tuer, la lutte entre humains provoque leur détection par les Predators qui les traquent dans les sous sols métalliques de la mine.

Nolan est éliminé, Oleg grièvement blessé parvient à tuer un Predator en se suicidant à la grenade.

Stans est brutalement tué non sans avoir chèrement vendu sa peau, Hanzo décide de mourir en solitaire lors d’un mémorable duel en un contre un au sabre que le Predator fidèle à son code de l’honneur accepte.

Il parvient o miracle à tuer son adversaire.

Obsédé par l’idée de s’échapper avec le vaisseau, Royce a comme idée d’utiliser le Predator emprisonné rival des autres Predators pour s’en faire un allié.

Pari osé mais qui fonctionne a moitié puisque une fois libéré le Prédator affronte son ravisseur et malgré sa mort parvient à permettre à Royce de faire décoller le vaisseau laissant Isabelle aider Edwin mutilé à la jambe.

Mais cette initiative est contrée par le dernier Predator restant qui fait exploser le vaisseau au décollage.

C’est alors que l’insignifiant Edwin révèle subitement sa vraie nature et sa double personnalité psychotique en paralysant Isabelle ..

Coup de théâtre, Royce n’ayant pas pris le vaisseau, ressurgit et élimine Edwin en le livrant en pâture au Predator.

Le duel final entre Royce couvert de boue comme Arnold Scharzwenegger dans le premier opus et le Predator peut alors se dérouler.

Usant du feu et de la boue pour masquer sa présence, Royce parvient à surprendre l’animal et à le tuer.

Le film se termine sur un plan de Royce et Isabelle uniques survivants de cette mortelle chasse.

En conclusion, « Predators » bien qu’inférieur à la version originale contient quelques idées et scènes intéressantes.

Bien entendu la première partie, la plus mystérieuse et la plus inattendue et la plus intéressante, même si les personnalités des protagonistes ne sont souvent qu’esquissées.

L’idée de replacer l’action dans un environnement sauvage extra terrestre ou les humains deviennent les proies d’êtres supérieurs les chassant pour le sport est brillante.

Laurence Fishburne livre une prestation remarquable en ermite illuminé, quand à Adrian Brody, musclé et longiligne, il est très crédible bien que n’ayant pas le charisme écrasant du body builder autrichien.

Dépaysant, surprenant, tout en effectuant quelques clins d’œils appuyés au premier opus, « Predators » n’est peut être pas le film culte qu’on attendait mais constitue une suite tout à fait honnête pour les aficionados du genre.


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