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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 20:31

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Les années se suivent et se ressemblent ou presque pour Iron maiden alors au fait de se gloire et régnant sans ambages (avec Judas priest) sur le monde du heavy metal alors au summum de sa popularité car porté par le vent de la nouveauté notamment des mouvements émergent du thrash métal américain qui viennent stimuler la concurrence des seigneur du heavy anglais.

Tandis que Carl Lewis armé de sa grace féline, conquiert le monde aux jeux olympiques de Los Angeles, Iron maiden, poursuivant lui aussi son rythme de forçat, sort en 1984 « Powerslave ».

« Powerslave » marque le début d’une certaine démesure avec cette pochette représentant un Eddy pharaonisé dans une égyptologie de pacotille.

L’entame se fait avec « Aces High » véritable chef d’œuvre de heavy metal violent et épique mené à un train d’enfer.

Ayant pour thème la résistance héroïque des avions Spitfire anglais face aux Stuka et Messerschmitt allemand pendant la seconde guerre mondiale, « Aces High » fait preuve d’une virulence encore jamais éprouvée par les anglais avec des refrains tournoyants avec une puissance inouïe.

On poursuit avec « Two minutes to midnight » considéré comme un classique à mon sens bien surestimé en raison de ses refrains faiblards.

Puis vient un long instrumental à mon sens bien inutile « Losfer words (Big’Orra) » surtout quand on le compare avec ce que produisait le Metallica de Cliff Burton à la même époque.

Malgré la vivacité et la puissance pure des ses riffs, « Flash of the blade » manque d’impact sur les refrains et le constat est le même pour « The duellist » peu palpitant et péchant par un excès démesuré de  longueur.

Le comble de la médiocrité est atteinte avec « Back to the village » transformé en infâme bouillabaisse à riffs.

Iron maiden refait le coup des influences orientales cette fois mal intégrées avec « Powerslave » avec une ambiance grandiloquente plus proche du ridicule que du grand mystère qu’elle est sensée véhiculer.

L’album se termine avec « Rhyme of the ancient mariner » morceau d’une longueur criminelle sans aucune intensité ni feeling.

En conclusion, alors que j’avais été plutôt élogieux sur les premiers albums d’Iron maiden, « Powerslave » marque malgré sa grande renommée, le premier faux pas dans mon appréciation de la carrière du groupe.

Voulant jouer la carte de la sophistication et de la puissance pour faire la nique aux jeunes groupes émergents, Maiden durcît le ton tout en laissant fortement inspiration et feeling au vestiaire.

Mis à part le titre d’ouverture, redoutable, rien en fait ne me charme dans cet album pompeux et creux aux compositions peu marquantes.

Largement surcoté et dispensable donc à mon sens.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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