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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 19:43

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5

 

 

 

Surfant sur sa nouvelles vague de popularité et l’arrivée d’une nouvelle recrue au potentiel immense, Iron maiden ne chôme pas et enchaine les albums année aprés année.

En 1983, les nouveaux héros du heavy métal se séparent de leur batteur Clive Burr incapable de tenir le rythme des tournées éreintantes du à leur statut de star nouvellement acquis pour recruter Nicko Mc Brain, ex batteur des français antisociaux de Trust.

Avec sa pochette bien quelconque représentant un Eddy camisolé, « A piece of mind » sort dans la foulée.

Le premier titre « When eagles dare » est assez surprenant.

Au lieu de rentrer bille en tête comme sur les précédents disques, « When eagles dare » est un titre long, complexe au tempo médian mais qui recèle une atmosphère emphatique au final très prenante.

Le niveau s’élève brutalement avec une incroyable power ballade « Révélations » au rythme lent, presque sensuel et doté de passages mélodiques d’une douceur inouïe avant de basculer dans une heavy metal plus débridé.

Le chant de Dickinson est renversant de douceur et de finesse.

Le groupe signe ensuite deux classiques immortels « Flight of Icarus » merveille mélodique inspirée de la mythologie grecque puis « The trooper » à l’intensité épique sur fond dramatique de guerre entre Russes et Anglais dans l’horreur d’un champs de bataille ou nul ne gagne à la fin.

Exaltant l’héroïsme, mais aussi la peur et le désespoir devant l’insanité d’un dernier assaut perdu d’avance, « The trooper » est pour moi sans nul doute l’un des meilleurs morceaux jamais écrits par Iron maiden.

Ces deux joyaux sont entrecoupés du plus quelconque mais néanmoins sympathique « Die with your boots on ».

On reprend ses esprits et calme ses sens avec l’étonnant « Still life » à l’ambiance  rock assez commercial, le bien calibré « Quest for fire » également très emphatique puis le plus terne « Sun and steel ».

Ces titres agréables manquent néanmoins d’impact pour devenir des classiques, au contraire de « To tame a land » mettant pour la première fois en évidence le gout d’Iron maiden pour les titres fleuves, complexes et construits autour de trames épiques généralement historique ou ici de science fiction avec le roman « Dune » de Franck Herbert.

« To tame a land » est une merveille à l’influence orientale invitant au voyage ou à la rêverie vers un monde désertique.

En conclusion, bien que moins connu et moins spectaculaire que « The number of the beast » , « Piece of mind » me parait plus intéressant car plus varié et aventureux que son prédécesseur.

La haute qualité est toujours au rendez vous malgré une petite baisse de rythme sur la fin du disque heureusement brillamment rattrapé par le titre final.

En délaissant sans doute pour la première fois la grosse artillerie et en faisant preuve de plus de finesse, Iron maiden se montre finalement encore plus impressionnant.

A conseiller aux les puristes et aux amateurs de heavy mélodique, soigné et inspiré.

La grande classe en somme.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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