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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 19:12

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Quatrième membre du Big four californien aux cotés de Metallica, Slayer et Anthrax, Megadeth avait été jusqu’alors honteusement ignoré dans ces colonnes.

L’heure est donc venue de réparer cet oubli avec le second album du groupe, « Peace sells … but who’s buying ? ».

Sorti en 1986, avec Chris Poland à la guitare et Gar Samuelson à la batterie, « Peace sells … but who’s buying ? » et sa pochette mascotte hideuse, débute par « Wake up dead » qui compense l’indigence du chant de Dave Mustaine par des parties instrumentales faisant la part belle à la vitesse et à l’intensité.

La suite, « The conjuring » est du même acabit aussi impressionnant du point de vue de la puissance de feu des guitares que minable sur celui du chant.

Il faut attendre le troisième titre, « Peace sells » pour découvrir le premier classique du disque qui monte régulièrement en puissance avant de déverser des torrents d’énergie sur l’auditeur.

On retombe ensuite assez bas sur « Devil’s island » qui déploie une grande fougue mais manque tout de même grandement de structuration.

Les fans de guitare électrique se régalent sur la première partie de « Good mourning/Black friday » totalement instrumentale et très mélodique avant un tabassage en règle d’apparence toujours désordonnée.

On s’ennuie ferme sur « Bade omen » et « I ain’t superstitious » chaotiques sur lequel s’escrime un Mustaine à bout de souffle au milieu de guitares en furie.

La clôture s’effectue avec « My last words » doté d’un feeling plus accrocheur se superposant à des parties de guitares dont la vitesse défie l’entendement.

En conclusion, « Peace sells … but who’s buying ? » est avant tout un album fait par (et pour ?) les amoureux des guitares électriques qui se déchaient à tout crin ici.

L’album sonne ostensiblement thrash par ses rythmiques ultra rapides, ses bastonnages permanents et ses guitares aussi percutantes que tranchantes.

Outre le chant particulièrement faible de Mustaine, ses défauts principaux sont son manque de variété et une structuration souvent bancale qui donne l’impression que les musiciens ne forment pas un ensemble cohérent et jouent chacun de leur coté.

Pour ces raisons et malgré sa puissance brute, « Peace sells … but who’s buying ? » ne constitue pas pour moi une œuvre de référence mais plutôt une épreuve sonore pénible à supporter dans la durée.

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Published by Seth - dans Thrash Metal
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