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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 22:40

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Cinéma asiatique avec « Old boy » du coréen Park Chan Wook, grand prix du festival de Cannes 2004.

« Old boy » est bâti sur une histoire de cinglé interdite au moins de 16 ans, l’enlèvement d’un monsieur tout le monde, Oh Dae Soo (Choi min sik) qui va passer quinze ans de sa vie dans la solitude la plus complète d’une petite chambre ou son unique lien avec le monde extérieur sera outre ses repas quotidien, une télévision ou il apprendra qu’il est le principal suspect du meurtre de sa femme et que sa fille unique a été placée chez des parents adoptifs.

Difficile dans un tel contexte de conserver un tant soit peu d’équilibre mental et Oh Dae Soo, après une légitime phase de questionnement sur les motivations de ses ravisseurs, va s’enfermer dans une sorte de routine ou il va développer sa force physique et endurcir son corps et s’astreindre à de longs exercices d’écriture sur sa vie.

Régulièrement drogué, Oh Dae Soo trouve néanmoins les ressources pour creuser le mur de sa chambre et ainsi rêver d’une très hypothétique évasion.

Un jour pourtant il est libéré aussi de façon aussi mystérieuse que son enlèvement.

Passablement déboussolé il erre au hasard et finit par gagner la sympathie d’une jeune serveuse appelée Mi-do (Kang Hye-Jeong) qui n’hésite pas à le ramener chez lui.

Bien entendu Oh Dae Soo et Mi-do finissent par se rapprocher et à faire l’amour ensemble.

Puis Oh Dae Soo est contacté par ses mystérieux adversaires et cherche alors à remonter le fil pour se venger d’eux.

Se méfiant de Mi-do après un tchat suspect, il mène alors son enquête, remontant patiemment la piste jusqu’à son geôlier Mr Han (Kim Byeong-Ok) qu’il torture cruellement à coups de marteau, lui arrachant les dents une par une.

Han finit par lui livrer des cassettes audio pour en savoir plus puis sombre dans l’inconscience.

Au retour, Oh Dae Soo affronte une vingtaine d’hommes de main armés de bâtons et de couteaux.

Mettant à profit ses années de surentrainement il fait face armé d’un seul marteau dans une scène de travelling hallucinante.

Oh Dae Soo défait ses ennemis et parvient à s’échapper mais reçoit un coup de couteau dans le dos.

Soigné par Han qui détient Mi-do en otage, il finit par trouver le commanditaire, Lee Won Jin (Yoo Ji Tae) un jeune homme mystérieux qui joue cruellement avec ses nerfs.

Oh Dae Soo remonte alors dans son passé et trouve un lien avec ses années de collège à Evergreen.

Entre deux scènes de tortures particulièrement éprouvantes, Oh Dae Soo parvient par petites touches successives à reconstituer ses souvenirs, notamment le fait qu’il ait assisté à Evergreen aux ébats incestueux de Lee Won Jin et de sa sœur Lee Soo Ah (Yoon Jin Seo) .

N’ayant pas pu tenir sa langue, Oh Dae Soo a attiré la honte sur la sœur enceinte de son frère qui n’a eu d’autre solution que de se suicider sous les yeux de son jeune frère amant.

Oh Dae Soo comprend qu’il n’a donc fait que subir la vengeance haineuse de Lee Won Jin.

Celui lui révèle alors une machination encore plus complexe en lui expliquant que Mi Do est en réalité sa propre fille et qu’il a exercé sur eux une hypnose afin d’effacer leurs souvenirs et de les faire coucher ensemble.

Le choc est si rude que Oh Da Soo se tranche la langue en échange de la vie sauve pour sa fille… et fait acte de soumission devant Lee Won Jin.

Celui-ci ayant perdu à présent tout sens à sa vie, n’a plus d’autre solution que de suicider.

En conclusion, « Old boy » est réellement un film de fou furieux avec pour thème central la vengeance comme le plus puissant moteur de l’existence, vengeance qui habite aussi bien le héros que son adversaire.

Bien entendu le scenario est inventif, très pervers et presque à la limite trop complexe.

Le principal reproche que je ferais au film est sa violence extrême, qui le rend par instant insoutenable avec des scènes de torture à faire passer « Marathon man » pour un divertissement pour enfants.

Malgré un acteur principal formidable, une certaine virtuosité de réalisation aussi bien dans la création d’ambiances que dans des scènes d’actions plus marquantes que celles de n’importe quel film d’art martiaux,  Park Chan Wook  pêche donc pour moi par une complexification trop poussée et par une violence malsaine proprement écœurante.

Et dernier reproche, la question fondamentale que tout le monde se pose « Comment survivrais je à quinze ans d’enfermement absolu ? » est faussée par l’administration d’anti dépresseurs permettant au prisonnier de ne pas sombrer dans la folie autodestructrice la plus totale.

L’adhésion massive des critiques pour ce film repoussant les tabous a de quoi laisser perplexe voir franchement déranger.

A mon sens sans Tarantino dans la jury du festival cette année la, « Old boy » n’aurait sans doute pas eu ni prix ni tout ce succès.

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Published by Seth - dans Psychologie
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commentaires

coltrane 18/06/2011 12:03


Le Grand Prix ce n'est pas non plus la Palme d'Or...Quant à moi j'ai aimé ce film sans réserves...même si j'ai une préférence pour l'univers de Bong Joon-ho (Memories of murder, The host) certes
moins violent. A voir le dernier Chan-Wook Park, Thirst ceci est mon sang, une histoire de vampires pour le coup assez sanguinolente mais qui vaut vraiment le détour. C'est plus "barré" encore
qu'Old boy...


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