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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 19:43

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Une année après « Un éléphant ça trompe énormément », Yves Robert récidive en 1977 avec la suite des aventures des quatre copains Etienne (Jean Rochefort), Simon (Guy Bedos), Daniel (Claude Brasseur) et Bouly (Victor Lanoux) dans  « Nous irons tous au paradis ».

La différence est ici notable puisque les personnages de Bouly et Daniel sont plus étoffés avec un Daniel prêt malgré sa bisexualité à se marier avec une femme plus âgée appelée Gaby (Marie Christine Bosquet) et un Bouly en instance de divorce jonglant avec les amants et les familles de ses ex femmes ou copines.

Cette fois ci, les rôles sont inversés dans le couple d’Etienne car c’est lui qui soupçonne à partir d’une photo compromettante, sa femme Marthe (Danièle Delorme) d’avoir une liaison extra conjugale.

Jouant les détectives privés maladroits et particulièrement inefficaces, Etienne va vivre un véritable enfer personnel à coups de filatures ratées et de quiproquo savoureux comme la scène devenue culte ou le costaud Jean Pierre Castaldi démolit méthodiquement sa voiture alors qu’il ne se départit pas de son flegme anglais.

De son coté, la fréquence des accrochages entre Simon et sa mère fusionnelle Mouchy (Marthe Villalonga) s’accentue avec comme point culminant la scène ou elle lui rend tous ses jouets et lettres d’enfants à son hôpital devant ses patients.

Les grands moments se succèdent avec l’achat d’une superbe maison de campagne située tout prêt d'un aeroport, ce qui la fait trembler sur ses bases à chaque nouveau décollage d’avion !

Le mariage de Daniel échoue, le couple d’Etienne et Marthe se ressoude bon an mal an malgré des tentatives des deux cotés de cocufiage, Simon perd sa mère dans une scène déchirante de douleur, quand au lourdaud macho Bouly, le voir se faire mener par le bout du nez par les femmes est assez savoureux.

En conclusion, nettement plus abouti que le premier opus, « Nous irons tous au paradis » est une bonne surprise.

Les personnages appuyés par de bon seconds rôles (Daniel Gélin, Josiane Balasko, Christophe Bourseiller) sont plus fouillés avec un mélange d’humour, de comédie sociale et d’émotion.

Quelques authentiques scènes cultes du cinéma comique français sont à noter (le démontage de la voiture de Rochefort, la partie de tennis avec casques antibruit dégénérant en empoignade).

A l’exception de Bouly, gros beauf qu’on aurait plutôt envie de frapper, les personnages sont extrêmement touchants et sympathiques.

Grande et belle comédie de son époque, « Nous irons tous au paradis » tient bien la route et demeure un classique qu’on peut revoir avec bienveillance.

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Published by Seth - dans Humour
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