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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 22:22

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4

 

 

Tout être humain a je pense ses faiblesses.


La plus grande des miennes en musique est sans nul doute Judas priest.


Il ne faut donc pas chercher plus loin la raison de mon gout pour les clones du groupe anglais comme Primal fear, formation allemande constituée en 1997.

Disons le franchement je me suis souvent interrogé sur mon gout pour cette formation de troisième zone, qui ne fera jamais la couverture des magazines branchés mais qui pratique contre vents et marées avec passion une musique qui me parle profondément.

Je ne sais pas pourquoi les voix comme celles de Rob Halford, Tim Owens ou Ralf Scheepers de Primal fear me bouleversent autant, ces voix aigues d’hommes pourtant virils, ces voix surhumaines, menaçantes, intimant à la révolte ou annonciatrices d’un châtiment divin imminent mais aussi capable d’apaiser l’âme en de plus bienfaisantes mélodies.

Alors que le chant éthéré d’un Pascal Obispo me donne des envies de meurtre en raison de son maniérisme, les chanteurs de heavy metal me donnent une impression de force maitrisée, en disposant de bombes atomiques prêtes à exploser à volonté au sein de leurs cordes vocales.

En 2010, après huit albums studio de qualité variable, Primal fear sort un album live intitulé « Live in the USA » agrémenté du DVD répondant au nom de « All over the world ».

Un mot sur le Cd tout d’abord enregistré sur la tournée « 16.6 before the devil know you’re dead » dans les villes de Los Angeles et d’Atlanta on l’imagine dans des salles de taille modestes et non dans des stades gigantesques.

Bien entendu le concert s’ouvre sur après la courte introduction  « Before the devil know you’re dead » sur le « Under the radar » du dernier album, mid tempo correct sans relief ni punch particulier.

Après cette introduction peu marquante, les allemands réagissent avec l’hymne « Battalions of hate » et ses refrains puissamment fédérateurs.

Issu du dernier album, le mid tempo « Kilbound » fonctionne en revanche parfaitement bien en raison d’un excellent équilibre et de refrains imparables.

Arrive ensuite le plus aérien  « Nuclear fire » qui combine vitesse et mélodie puis un nouveau mid tempo bien à la peine « Six times dead » confirmant le manque d’allant global des nouvelles compositions.

Primal fear aligne pour moi la meilleure séquence du concert avec « Angel in black » doté d’un tempo rapide et d’un chant agressif suraigu hérités de Judas priest puis dans le même genre mais à un niveau sans doute supérieur de par la percussion inouïe de ses refrains « Sign of fear ».

Changement de style avec la superbe ballade « Fighting the darkness » en duo avec la chanteuse Pamela Moore, preuve que Primal fear peut aussi être immense dans un registre plus doux et émotionnel.

Peu d’éclat en revanche sur le trop balisé  « Riding the eagle » avant que le classique « Final embrace » ne renoue avec le heavy metal de grand classe et que le facile « Metal is forever » ne justifie ses fonctions face à un public de rockers.

La vraie surprise intervient avec « Hands of time » magnifique ballade acoustique chantée à plusieurs voix avant un final plus musclé représenté par « Chainbreaker » sorte de « Painkiller » de série B.

Pour le DVD « All over the world », le concert enregistré en Suisse (!) présente quasiment la même liste de morceaux que le Cd.

On se concentre alors sur le visuel et le jeu de scène assez pauvre du groupe.

Seul Ralf Scheepers l’imposant chanteur tout en muscles et au crane rasé, semble disposer d’ un charisme naturel suffisant pour mettre en avant sa voix incroyable digne des plus grands chanteurs de heavy metal modernes.

Les titres sont alignés avec professionnalisme sans véritablement créer de fortes interactions avec le public.

Reste la qualité de la musique, par instant digne des plus grosses pointures du heavy metal mais manquant globalement d’identité propre.

Principaux moments forts, le duo avec Pamela Moore sur « Fighting the darkness » laissant apprécier le physique sculpturale de la blonde chanteuse et « Seven seals » magnifique ballade épique non présente sur le Cd.

En bonus figurent quelques vidéos clips du groupe, toutes globalement fauchées à l’exception de « Fighting the darkness » ou les musiciens se muent en enquêteurs de la série les experts de New York.

La vidéo de « Metal is forever » mélangeant sexe et alcool dans une cave ou le groupe se déchaine est toutefois assez sympathique, pour le reste rien à signaler sur « Kilbound » et « Sign of Fear » ce qui n’enlève rien à leur qualités intrinsèques.

En conclusion, « Live in the USA » et son jumeaux « All over the world » sont deux bons enregistrements de concert pour qui apprécie la musique du groupe composé d’un heavy metal traditionnel, parfois violent, parfois mélodique, parfois excellent mais souvent hélas aussi bien trop conventionnel pour se démarquer.

J’avoue néanmoins avoir passé de très bons moments sur l’interprétation sans faille des meilleurs titres du répertoire de cette solide cylindrée allemande.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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